0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues10 pages

Consommation d'eau excessive au Maroc

Transféré par

Ayman Hlaibi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues10 pages

Consommation d'eau excessive au Maroc

Transféré par

Ayman Hlaibi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Consommation excessive d’eau au Maroc

1. Définition du comportement social négatif

La consommation excessive d’eau

La consommation excessive d’eau désigne l’utilisation excessive et souvent


inutile de l’eau, notamment à travers des activités quotidiennes telles que le lavage
des voitures, l'arrosage excessif des jardins, ou la persistance de fuites dans les
infrastructures publiques. Bien que ce comportement soit fréquemment perçu
comme anodin par une grande partie de la population, il contribue à l'aggravation
de la crise hydrique en réduisant les ressources en eau potable et en accélérant
l'épuisement des nappes phréatiques.

1
Anass HLAIBI
2. Analyse du Comportement Négatif

1.Ignorance et Manque de Sensibilisation

• Inconscience des Conséquences : Beaucoup de personnes ne réalisent pas l'impact


environnemental et social de l’utilisation excessive d’eau. Elles ne sont pas conscientes
que cette ressource soit limitée et qu’une consommation excessive peut avoir des
conséquences graves, comme la pénurie d'eau potable.
• Sous-estimation des Ressources : L’eau semble être une ressource abondante,
particulièrement dans les zones où il y a beaucoup de pluie ou dans les régions avec une
infrastructure solide de distribution d'eau. Cela crée une illusion de ressource infinie.

2. Culture et Habitudes

• Comportements Ancrés : Dans de nombreuses cultures, certaines habitudes, comme


l'arrosage des jardins ou le lavage des voitures, sont des pratiques courantes, parfois
perçues comme naturelles. Ces comportements sont souvent transmis de génération en
génération sans réflexion sur leur impact écologique.
• Mode de Vie Modernisé : L'urbanisation et l'accessibilité à l'eau dans les foyers ont
facilité des pratiques comme le lavage quotidien des véhicules ou un arrosage fréquent
des espaces verts, sans toujours penser à l'économie d'eau.

3. Pénurie de Sensibilisation dans les Médias

• Manque de Campagnes de Sensibilisation : Si les médias et les campagnes de publicité


n'ont pas suffisamment mis l'accent sur la gestion de l'eau, les gens peuvent ne pas être
informés des actions simples qu'ils peuvent entreprendre pour économiser l'eau dans
leur quotidien.
• Visibilité Limitée de l'Impact : Beaucoup de gens ne voient pas immédiatement les
effets de la consommation excessive d'eau, comme la baisse des niveaux des nappes
phréatiques ou la pollution des ressources en eau. Le manque de lien entre leurs actions
et les résultats environnementaux ou sociaux peut limiter leur motivation à changer.

2
Anass HLAIBI
1. Attitude de Non-Responsabilité Collective

Au Maroc, l'un des principaux obstacles à la réduction de la consommation excessive d'eau est
une attitude largement répandue de non-responsabilité collective. Les individus pensent souvent
que leur propre comportement, même s’il est excessif, n'aura pas d'impact sur la ressource si
d'autres continuent à consommer de manière irresponsable. Cette pensée collective
d'irresponsabilité est l'une des raisons majeures pour lesquelles les actions de changement ne sont
pas mises en place, et les comportements négatifs persistent.

Exemple au Maroc : Dans certaines régions du Maroc, en particulier dans les zones urbaines où
l'approvisionnement en eau est plus stable, les citoyens peuvent avoir l'impression que l'eau est
une ressource infinie, facilement disponible et que leur utilisation excessive ne causera pas de
pénurie. Cette perception est souvent renforcée par le fait que l'eau est parfois perçue comme un
bien abondant et gratuit, particulièrement dans les grandes villes comme Casablanca et
Marrakech. La forte dépendance à l'égard des infrastructures publiques et l'absence d'une gestion
stricte des ressources naturelles contribuent également à cette mentalité.

Conséquences psychologiques : Cette attitude est alimentée par la psychologie sociale, où les
individus se sentent moins responsables de la situation en raison de l'inaction de la majorité.
L'effet "bystander" (témoin passif) où chaque personne attend que l'autre agisse est très courant.
Cela crée un cercle vicieux où aucune action n'est entreprise parce que chacun attend que les
autres changent.

2. Facteurs Sociaux et Culturels

Les pratiques sociales et culturelles jouent également un rôle dans la gestion de l'eau. Dans
certaines communautés marocaines, l'eau est perçue comme un bien dont il est facile de se servir
sans en mesurer les conséquences. Par exemple, l’arrosage excessif des jardins, un
comportement courant pendant les mois d'été, est souvent perçu comme une habitude
traditionnelle sans considération des risques environnementaux.

Exemple au Maroc : Le lavage des voitures dans la rue à l’aide de tuyaux d’arrosage, ou encore
l’arrosage des jardins en pleine journée, sont des pratiques fréquemment observées dans les
grandes villes. Ces comportements sont souvent justifiés par des coutumes locales et la nécessité
de maintenir une image de propreté, sans réflexion sur la manière dont ces gestes affectent la
consommation d’eau à grande échelle.

3
Anass HLAIBI
4
Anass HLAIBI
3. Facteurs Sociaux et Culturels

Les pratiques sociales et culturelles jouent également un rôle dans la gestion de


l'eau. Dans certaines communautés marocaines, l'eau est perçue comme un bien dont il est facile
de se servir sans en mesurer les conséquences. Par exemple, l’arrosage excessif des jardins, un
comportement courant pendant les mois d'été, est souvent perçu comme une habitude
traditionnelle sans considération des risques environnementaux.

Exemple au Maroc : Le lavage des voitures dans la rue à l’aide de tuyaux d’arrosage, ou encore
l’arrosage des jardins en pleine journée, sont des pratiques fréquemment observées dans les
grandes villes. Ces comportements sont souvent justifiés par des coutumes locales et la nécessité
de maintenir une image de propreté, sans réflexion sur la manière dont ces gestes affectent la
consommation d’eau à grande échelle.

2.2 Facteurs influençant la consommation excessive d'eau


Les facteurs influençant ce comportement comprennent :
- Psychologiques : Psychologiques : Manque de sensibilisation aux conséquences de la
surconsommation

Le manque de sensibilisation aux conséquences de la surconsommation d'eau est un problème


psychologique majeur qui influence directement les comportements individuels et collectifs.
Beaucoup de personnes au Maroc, et ailleurs, n'ont pas conscience des effets à long terme de leur
usage excessif d’eau sur les ressources naturelles, l'environnement, et même la santé publique.

1. Ignorance des Répercussions

Les citoyens, en particulier dans les zones urbaines, considèrent souvent l'eau comme une
ressource abondante et illimitée. Cette perception erronée entraîne des comportements
irresponsables, tels que :

• Laisser couler l’eau inutilement pendant les tâches ménagères.


• Arroser les jardins ou nettoyer les trottoirs sans limite.
• Négliger la réparation des fuites dans les infrastructures publiques ou privées.

Conséquences invisibles :

• Crise hydrique : Les nappes phréatiques diminuent à un rythme alarmant.


• Dégradation de l'environnement : La surconsommation d'eau contribue à la désertification et
au changement climatique.
• Tensions sociales : La rareté de l’eau crée des conflits, notamment dans les régions agricoles.

5
Anass HLAIBI
3. 4. Déni de Responsabilité Personnelle

Certaines personnes se dédouanent de toute responsabilité en croyant que leurs


actions individuelles ne peuvent pas avoir d’impact significatif. Ce phénomène, souvent lié à la
psychologie sociale, réduit la volonté des individus de changer leurs comportements.

Exemples courants :

• "Si je gaspille de l'eau, cela ne changera rien car d'autres le font aussi."
• "Le gouvernement devrait s'occuper de la gestion de l'eau, pas moi."

. Faible Connaissance des Alternatives

Un autre problème psychologique est l'absence de connaissances sur les moyens simples et
accessibles pour réduire la consommation d'eau. Par exemple, beaucoup ignorent :

• Les techniques d’économie d’eau, comme l’installation de mousseurs sur les robinets.
• Les pratiques de recyclage de l’eau domestique pour l’arrosage.

5. Solutions proposées par le Marketing Social :

1. Campagnes de sensibilisation :
o Créer des publicités chocs qui montrent les conséquences réelles de la crise hydrique
sur les générations futures.
o Organiser des ateliers éducatifs dans les écoles pour informer les enfants sur
l’importance de préserver l’eau.
2. Messages émotionnels et éducatifs :
o Utiliser des témoignages d’agriculteurs ou de familles touchées par la pénurie d’eau.
o Mettre en avant des chiffres concrets et des infographies pour rendre les conséquences
tangibles.
3. Responsabilisation collective :
o Encourager chaque citoyen à adopter des gestes simples pour réduire leur
consommation, comme couper l’eau pendant le brossage des dents.
o Lancer des défis communautaires : par exemple, réduire la consommation d’eau de 10
% dans un quartier en un mois.

En utilisant ces outils de marketing social, il est possible de surmonter ce manque de


sensibilisation et de transformer les comportements à l'échelle individuelle et collective.

Économiques : Eau souvent perçue comme une ressource peu coûteuse au Maroc

Au Maroc, la perception économique de l’eau comme une ressource abondante et accessible à


bas coût est un facteur majeur qui encourage la surconsommation et le gaspillage.

6
Anass HLAIBI
1. Tarification insuffisante et subventions

Au Maroc, l’eau est subventionnée par l’État pour garantir son accessibilité, en
particulier aux populations vulnérables. Cependant, cette politique engendre souvent une
perception erronée de la valeur réelle de l’eau, incitant à des usages non responsables.

2. Absence d’incitations économiques

Le faible coût de l’eau dans les ménages, l’agriculture et l’industrie ne motive pas les
consommateurs à réduire leur consommation. Par exemple :

• L’agriculture, qui consomme environ 80 % des ressources en eau, continue de privilégier des
méthodes d’irrigation inefficaces, comme l’irrigation gravitaire.
• Dans les ménages, des pratiques comme le lavage des voitures à l’eau courante ou le
remplissage excessif de piscines privées sont courantes.

3. Comparaison internationale

Contrairement à certains pays qui ont mis en place des systèmes de tarification progressive (plus
on consomme, plus le tarif est élevé), le Maroc n’a pas encore généralisé ce type de mesures. Ces
systèmes incitent à une gestion plus responsable de l’eau.

4. Conséquences économiques à long terme

Le gaspillage d’eau engendre des coûts élevés pour :

• Le traitement et la distribution de l’eau.


• La réparation des infrastructures endommagées par des fuites ou des usages excessifs.
• Les projets coûteux pour exploiter de nouvelles ressources (dessalement, barrages).

Solutions proposées :

1. Révision de la tarification de l’eau : Introduire une tarification progressive pour pénaliser la


surconsommation.
2. Subventions ciblées : Maintenir les subventions uniquement pour les foyers à faibles revenus,
tout en augmentant les tarifs pour les grands consommateurs.
3. Campagnes de sensibilisation : Éduquer les citoyens sur le coût réel de l’eau et les
conséquences économiques du gaspillage.
4. Encouragement des technologies économes : Réductions fiscales pour les équipements
d’économie d’eau (irrigation goutte-à-goutte, mousseurs, etc.).

En appliquant ces mesures, le Maroc peut réduire les comportements économiques nuisibles tout
en valorisant cette ressource vitale.

7
Anass HLAIBI
Juridiques : Réglementations insuffisantes ou mal appliquées au Maroc

Au Maroc, bien que des lois et des réglementations existent pour gérer et protéger les ressources
en eau, leur application reste souvent insuffisante, ce qui contribue au gaspillage et à la
surconsommation.

1. Faible mise en œuvre des lois existantes

Le Maroc dispose de cadres juridiques comme la Loi 36-15 relative à l’eau, qui vise à :

• Réguler l’usage de l’eau.


• Préserver les ressources hydriques.
• Pénaliser les comportements abusifs (fuites non réparées, extraction illégale).

Cependant, plusieurs problèmes limitent l’efficacité de cette loi :

• Manque de contrôle strict, surtout dans les zones rurales et isolées.


• Faible capacité des autorités à identifier et sanctionner les contrevenants.
• Corruption ou non-respect des procédures dans certains cas.

2. Absence de sanctions dissuasives

Les sanctions pour les usages abusifs de l’eau (comme l’irrigation illégale ou le gaspillage dans
l’industrie) sont souvent trop faibles pour avoir un effet dissuasif. Cela encourage une culture de
non-respect des réglementations.

3. Problèmes d'infrastructures publiques

Des réglementations existent pour contrôler et maintenir les infrastructures publiques d’eau
(réseaux d’assainissement, canalisations). Toutefois :

• Les fuites dans les systèmes de distribution publique d’eau sont fréquentes.
• Les délais de réparation sont souvent longs à cause d’un manque de moyens ou d’une gestion
inefficace.

8
Anass HLAIBI
4. Accès et contrôle des ressources en eau

Dans certaines régions, les nappes phréatiques sont surexploitées par des
exploitants agricoles ou industriels, souvent sans permis ou avec des permis non conformes. Les
autorités peinent à surveiller ces pratiques illégales.

Solutions juridiques proposées

1. Sensibilisation et Éducation
o Campagnes nationales de sensibilisation :
Lancer des campagnes médiatiques massives mettant en évidence les conséquences
de la crise hydrique au Maroc. Ces campagnes pourraient inclure :
▪ Des spots publicitaires télévisés et radiophoniques.
▪ Des publications sur les réseaux sociaux avec des infographies éducatives.
▪ Des témoignages d’agriculteurs ou de familles touchées par la pénurie d’eau.
o Programmes éducatifs dans les écoles :
Introduire des modules sur la gestion durable de l’eau dans les programmes scolaires,
accompagnés d’ateliers pratiques pour inculquer des habitudes responsables dès le
plus jeune âge.
2. Optimisation des Politiques Économiques
o Révision des tarifs de l’eau :
Instaurer une tarification progressive pour pénaliser les grands consommateurs et
encourager les économies. Par exemple :
▪ Un tarif bas pour la consommation de base.
▪ Des tarifs plus élevés pour les volumes excédentaires.
o Incitations financières :
Offrir des subventions ou des réductions fiscales pour les foyers et les entreprises qui
adoptent des équipements économes en eau, tels que les systèmes d’irrigation goutte-
à-goutte ou les mousseurs de robinets.
3. Adoption de Solutions Technologiques
o Développement d’infrastructures modernes :
Moderniser les réseaux de distribution pour limiter les fuites, qui représentent une
part importante du gaspillage d’eau.
o Promotion des technologies économes :
Encourager l’utilisation de systèmes de récupération des eaux usées domestiques
(eaux grises) pour des usages comme l’arrosage.
o Suivi numérique :
Mettre en place des compteurs d’eau intelligents permettant aux citoyens de suivre
leur consommation en temps réel et d’être alertés en cas d’usage excessif.
4. Renforcement du Cadre Juridique et Institutionnel
o Application stricte des lois existantes :
Garantir l’application rigoureuse de la Loi 36-15 sur l’eau en :
▪ Augmentant les moyens financiers et humains des autorités de contrôle.

9
Anass HLAIBI
▪Instaurant des sanctions plus dissuasives pour les usages illégaux ou abusifs
de l’eau.
o Création de nouvelles réglementations :
Introduire des lois spécifiques pour interdire les pratiques comme le lavage des
voitures dans les rues avec des tuyaux ou l’arrosage excessif des espaces verts
pendant les périodes de sécheresse.
o Participation citoyenne :
Mettre en place des comités locaux pour surveiller l’utilisation de l’eau et signaler les
abus, avec la participation active des citoyens.
5. Changement des Pratiques Sociales et Culturelles
o Promotion des gestes écologiques :
Encourager des habitudes comme couper l’eau pendant le brossage des dents,
récupérer l’eau de pluie pour l’arrosage, ou utiliser des seaux au lieu de tuyaux pour
le lavage.
o Défis communautaires :
Organiser des compétitions entre quartiers ou villes pour réduire la consommation
d’eau, avec des récompenses pour les meilleures initiatives.
o Rôle des leaders d’opinion :
Impliquer des influenceurs, artistes ou personnalités publiques pour promouvoir une
gestion responsable de l’eau sur les réseaux sociaux et dans les événements publics.

Conclusion :
Pour résoudre efficacement le problème de la consommation excessive d’eau au Maroc, une
approche multidimensionnelle est essentielle. En combinant sensibilisation, incitations
économiques, innovations technologiques et renforcement des lois, il est possible de transformer
les comportements à l’échelle individuelle et collective, et de préserver cette ressource vitale
pour les générations futures.

10
Anass HLAIBI

Vous aimerez peut-être aussi