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G1 Chap 1 Tale

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Géographie Tale générale

G1 MERS ET OCEANS : AU CŒUR DE LA MONDIALISATION

Chap. 1 : Mers et océans : vecteurs essentiels de la mondialisation

INTRODUCTION
Les mers et océans offrent des possibilités immenses en termes de ressources et ont
permis de rapprocher les territoires au cours des siècles. Le monde est ainsi devenu de plus
en plus « petit ». Aujourd’hui, les espaces maritimes sont incontournables, tant pour les
échanges commerciaux que pour l’exploitation de nombreuses ressources dont ils recèlent.
On peut donc considérer que la maîtrise des mers a été un des principaux éléments
déclencheurs de la mondialisation.
PROBLEMATIQUE
Comment les espaces maritimes contribuent-ils à la mondialisation ?

I] Les mers et océans : des espaces vastes, aux richesses nombreuses


1) Une surface équivalente à plus de 2/3 de la superficie de la planète
La Terre est souvent dépeinte comme la planète bleue : en effet, depuis l’espace, les
mers et océans couvrent près de 71% de la surface du globe (361 millions de km²) et
contiennent près de 97% de l’eau disponible sur la planète. Les mers et océans sont
également des discontinuités (= ruptures) entre les continents et leur franchissement a été
permis grâce aux découvertes permises par les navigateurs depuis l’Antiquité et surtout à
l’époque moderne, époque des « grandes découvertes » (Vasco de Gama, Christophe Colomb,
Magellan…). Aujourd’hui, plus aucun espace du globe n’est inaccessible grâce aux progrès
des techniques de navigation, surtout au XIXème siècle, et à l’apparition des satellites.
Ainsi, on parle d’océan planétaire global ou de « sixième continent » pour qualifier
ces espaces qui restent encore largement méconnus et dont l’exploration ne fait que
commencer.
Enfin, les espaces maritimes sont complémentaires des espaces terrestres par les
ressources qu’ils procurent aux sociétés et également les possibilités qu’ils offrent en termes
de circulation et de communication, permettant des relations entre Etats.
2) Des ressources nombreuses et variées…

Grand angle 2 : documents 1 et 4 p. 46-47 + 1,2 et 3 p. 49


A partir des documents, relevez le type de ressource produite par ou extraite des espaces
maritimes. Vous indiquerez leur usage :
Doc Ressource Usages
1 p. 46 Hydrocarbures (gaz + pétrole) off- Plasturgie / carburant / textile de synthèse
shore / chauffage…
4 p. 47 Halieutique (= pêche) Alimentation humaine
1 p. 49 Energie éolienne off-shore Production d’électricité
2 p. 49 Minerais métalliques (nickel, fer, Composition d’alliages / composants
manganèse) sous-marins électroniques / inox (nickel) / monnaie
(nickel) / outillage
3 p. 49 Extraction de sable Construction / création d’îles artificielles /
puces électroniques
Quelles autres ressources peut-on produire /extraire des mers et océans ?
- aquaculture (élevage de poissons / crustacés / coquillage)

1
- algoculture (culture en masse d’algues à des fins alimentaires et industrielles), fait partie
des ressources halieutiques
- sel marin (marais salants)
Une ressource désigne une richesse potentiellement exploitée et exploitable par les
sociétés humaines. On peut distinguer plusieurs deux types de ressources : celles dites
« vivantes », destinées à l’alimentation humaine (poissons, crustacés, coquillages, algues…)
et minérales (hydrocarbure, minerais…) qui sont destinées à l’industrie.
A. La pêche et les activités halieutiques

Document 3 p. 35 + documents projetés


Questions :
1) Quelles sont les principales zones de pêche dans le monde ?
→ Les principales zones de pêche sont localisées dans les principaux océans : Pacifique nord
et central, Atlantique nord et océan Indien. De manière générale, les zones de pêche sont les
plus riches et abondantes dans les eaux les plus froides (hémisphère nord et sud).
2) Quels pays sont les plus gros consommateurs de poisson ?
→ D’après le document, les plus gros consommateurs de poisson sont asiatiques (Corée du
Sud, Japon, Chine, Indonésie…), nord-américains (Canada, Groenland, Etats-Unis) et
Européens (Norvège, France, Portugal, Islande, Italie…). De plus, d’après la FAO (food and
agriculture organization, agence spécialisée de l’ONU), la consommation moyenne de poisson
est en moyenne de 35 kg par an et par personne : le record est détenu par les Coréens (78,5
kg / hab /an) suivi des Norvégiens (66,6 kg/an/hab). En 2022, la production totale de produits
aquacoles s’est élevée à environ 180 millions de tonnes (dont 80 millions pour la pêche seule
et 100 millions pour l’aquaculture). L’aquaculture ne cesse de se développer en raison des
besoins en hausse constante.
3) Peut-on dire que la consommation de poisson revêt une dimension culturelle ?
→ Certaines cuisines ont largement intégré le poisson dans leurs traditions culinaires : c’est le
cas notamment de nombreux pays d’Asie, comme la Corée du Sud ou encore le Japon dont le
modèle gastronomique a traversé les frontières avec les sushis et les makis. Les poissons les
plus consommés dans le monde sont le tilapia, le colin, le thon et la sardine. De plus, la pêche
est un secteur économique de premier plan : 10 à 12% de la pop mondiale en dépendrait pour
sa subsistance (d’après la FAO). Dans les pays en développement, la pêche artisanale domine
encore : elle s’effectue à l’aide de petits bateaux à proximité immédiate des côtes (ex :
Sénégal, 6000 pirogues naviguent dans une bande littorale étroite de 6 milles marins). La
pêche est donc un pilier important de la sécurité alimentaire mondiale.
Définition :

Sécurité Fait de disposer, chaque jour, d’une alimentation suffisante en


alimentaire quantité et en qualité pour répondre aux besoin des individus.
aquaculture Elevage industriel de poissons, coquillages, crustacés, algues dans
les eaux fluviales ou maritimes.
Ressources Exploitation de ressources vivantes (animales ou végétales)
halieutiques provenant de la mer.

B. Les ressources énergétiques et minérales

Documents 1 et 4 p. 32-33 + doc 5 p. 51


Questions :
1) Identifiez et localisez les principales ressources présentes au niveau du golfe Arabo-
Persique. A quelle partie du monde cette zone correspond-elle ?

2
→ Les ressources ici présentes sont des hydrocarbures (gaz + pétrole). Ce sont des
ressources énergétiques. La région, correspondant à l’est du Moyen-Orient, abrite les plus
importantes ressources d’hydrocarbures au monde.
2) Quelle est la particularité des gisements du Qatar ?
→ Le Qatar est un petit Etat formant une péninsule qui se prolonge dans le golfe Arabo-
Persique. La particularité est que les gisements sont quasiment exclusivement off-shore (en
mer) et non terrestres (ex : le gisement Al-Shaheen). Le pétrole est parfois extrait à plus de
100 mètres de profondeur.
3) Quels problèmes cette répartition du pétrole pose-t-elle ?
→ Les gisements ne connaissent pas les frontières : au niveau des terres, un même gisement
peut s’étendre sur deux pays et créer des conflits sur son exploitation. De même lorsque les
gisements sont off-shore (en mer), cela peut créer des rivalités avec les pays voisins lorsque
le tracé des frontières maritimes n’est pas respecté.

Etude de documents : le sable marin : une ressource convoitée

Consigne : A l’aide des deux documents, montrer que le sable marin est à la fois une
ressource convoitée pour différentes activités, et qu’elle est de plus en plus rare et
recherchée.

I] Le sable marin : une ressource II] …une ressource de plus en plus rare
convoitée pour différentes activités… et recherchée
- doc 1 : sable a différents usages : - doc 1 et 2 : la forte quantité extraite
construction, verre, composantsoblige certains Etats fortement
électroniques : ici c’est surtout le secteur du
consommateurs (ex : Singapour, Chine,
bâtiment qui en est le plus pourvoyeur Dubaï) à s’approvisionner souvent très loin
- doc 1 : une ressource extraite en grande (Australie, Indonésie, Vietnam,
quantité (« 30 à 50 milliards chaque Cambodge…) : c’est une ressource
année »), notamment pour fabriquer du mondialisée
ciment de construction dont les pays - doc 1 : le sable est utilisé pour des projets
développés et émergents sont très
architecturaux excentriques : ex : des îles
demandeurs artificielles à Dubaï, ce qui accentue la
- doc 2 : par exemple, le sable est essentiel pression et la tension sur cette ressource :
au développement territorial de Singapour et des conflits d’usage peuvent naître entre
pour répondre à sa croissance
plusieurs acteurs (ex : tourisme,
démographique (population x 5 depuis 1950) agriculture…)
et économique (un des premiers ports - doc 1 : en Chine, le sable est élément clé
mondiaux et une des premières places de la réussite économique du pays : pour
financières de la planète) cette raison, il est de plus en plus
recherché : la Chine est le plus gros
consommateur de sable au monde.
Notions : mondialisation, ressource, croissance économique, conflit d’usage, acteurs.

Les mers et océans constituent des gisements majeurs de ressources, d’une part,
énergétiques : en effet, les hydrocarbures off-shore représentent 1/3 de la production
mondiale de pétrole et de gaz, et ¼ des réserves connues. Les progrès techniques récents
permettent des forages de plus en plus profonds dans de nombreuses zones d’exploitation
(Arctique, golfe du Mexique, Alaska, golfe de Guinée…). Les espaces maritimes offrent
également des perspectives de production d’énergies marines renouvelables (EMR) grâce aux
vents, aux marées, aux courants… (ex : Danemark, Suède…).
D’autre part, des ressources minérales sont également convoitées : c’est le cas
notamment du sable, très recherché dans le secteur de la construction (Chine, EAU,
Singapour…). L’eau peut être également dessalée, ce qui est une alternative dans les pays
connaissant un stress hydrique (Espagne, pays du golfe Arabo-Persique…).
Enfin, les mers et océans regorgent de bioressources exploitées dans de nombreuses
industries (agroalimentaires, chimiques, cosmétiques…). Ce secteur est par ailleurs en plein
3
essor puisqu’une bonne partie des fonds marins et, au-delà, de la vie sous-marine n’est pas
encore vraiment connue.

Définitions :

Bioressource Ressources liées à la transformation de matières vivantes animales ou


s végétales ((ex : algues…).
Off-shore Terme anglais désignant une activité se déroulant en pleine mer (ex :
hydrocarbure, éoliennes…).

Bilan : Les espaces maritimes sont convoités pour les nombreuses ressources dont
ils regorgent : ces ressources sont variées et essentielles au fonctionnement des
sociétés. Pour cette raison, les espaces maritimes peuvent être considérés comme
des espaces majeurs, depuis très longtemps fréquentés, traversés et d’autant plus
depuis quelques décennies à mesure que le processus de mondialisation a gagné la
terre entière.

II] Des espaces parcourus et traversés, essentiels au fonctionnement d’une


économie mondialisé
1) Un espace de circulation primordial
Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, les systèmes de production et de distribution sont
dépendants des transports maritimes. En effet, jamais autant de marchandises n’ont été
acheminées par la voie maritime : 90% de ce que nous consommons est passé par la mer
(soit 9 fois plus qu’en 1950). Les espaces maritimes voient donc circuler quantité de flux.
A. Des passages stratégiques incontournables

Cet espace de circulation est tellement exceptionnel que des canaux titanesques ont
été construits dès la fin du XIXème siècle pour raccourcir les distances d’un océan à un autre :
Suez (Atlantique / Indien, inauguré en 1869, 80 km à travers l’isthme américain) et Panama
(Atlantique à Pacifique, inauguré en 1914, 200 km à travers le désert du Sinaï), qui font
aujourd’hui l’objet de travaux d’agrandissement. Le canal de Suez est la propriété de
l’Egypte depuis qu’elle en a repris le contrôle en 1956 (crise de Suez, auparavant exploitation
partagée entre France et GB) : aujourd’hui, il voit transiter 30% du commerce mondial. Le
canal de Panama, quant à lui, sous domination des Etats-Unis entre 1903 et 1999, a vu son
trafic augmenter de 30% depuis 2016 suite à des travaux d’agrandissement titanesques.
D’autres passages sont jugés stratégiques tant leur trafic est intense que leur
franchissement apparaît incontournable, fautes parfois d’alternatives. Parmi les passages les
plus empruntés on a :
- Le détroit de Malacca : voie privilégiée pour rejoindre le Pacifique Nord-Est (Chine,
Japon) et l’océan Indien jusqu’à la mer Méditerranée (via la mer Rouge et le canal
de Suez) = 850 km de longueur sur environ 50 km au niveau de la largeur la plus
étroite), 1/3 du commerce mondial y transite et près de 85 000 navires / an MAIS
problème de sécurité car incidents récurrents impliquant de la piraterie maritime
(proximité avec l’Indonésie) en dépit des moyens sécuritaires déployés (police
singapourienne, malaisienne…)
- Le détroit d’Ormuz : embouchure du golfe arabo-persique, permet de relier
l’océan Indien : voie stratégique pour les hydrocarbures (35% du trafic mondial en
gaz et pétrole) MAIS rivalités récurrentes entre pays riverains, notamment Arabie-
Saoudite et Iran notamment pour le contrôle du détroit

4
- Le Pas-de-Calais : 33 km de largeur entre France et GB, permet de rallier les ports de
la mer du Nord (Northern Range => Rotterdam, Hambourg, Anvers, Le Havre)
(particularité : seul passage stratégique pouvant être franchi par un moyen de
communication terrestre => Eurostar), environ 25% du commerce mondial transite par
ce détroit, soit plus de 120 000 navires / an.
- Le détroit de Bab-el-Mandeb : relie l’océan Indien à la mer Méditerranée (via la
mer Rouge). Zone de piraterie importante au niveau de la corne de l’Afrique (Somalie).
Présence de bases militaires pour sécuriser la zone (Djibouti).
B. Un espace traversé par des flux de natures variées

Doc. 2 p. 51 : la conteneurisation : nouveau mode de transport universel

De plus, les navires se sont spécialisés : les pétroliers et vraquiers transportent pétrole
et matières premières, tandis que les porte-conteneurs sont utilisés pour des marchandises
plus diverses. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la taille de ces navires n’a cessé
d’augmenter, permettant de réduire les coûts de transport : le MSC Gülsun, achevé en 2019,
est aujourd’hui le plus porte-conteneur au monde : il mesure plus de 400 mètres de long et
60 de large. Ces dimensions vertigineuses montrent le poids grandissant des échanges
maritimes dans la mondialisation et obligent à adapter les infrastructures portuaires par des
travaux conséquents. Ces porte-conteneurs transportent des milliers de boites métalliques
remplies d’une infinie variété de marchandises (biens intermédiaires ou biens finis).

Doc. 1 p. 51 : le réseau mondial de câbles sous-marins

Par ailleurs, à la circulation en surface des eaux, il faut ajouter les flux d’information qui
utilisent des câbles sous-marins. Il en existe environ 300 en service répartis au fond des
mers : par eux, transitent près de 90% des trafics internationaux de télécommunication
(internet et téléphonie), grâce à environ 1,2 million de km de câbles déployés. On appelle cela
le backbone de l’internet (colonne vertébrale).
Enfin, on peut citer d’autres types de flux :
- Touristiques : paquebots de croisière (30 millions de voyageurs en 2019) :
Méditerranée, bassin des Caraïbes, mer Méditerranée…
- Illicites : trafics en tous genres : personnes, marchandises… ex : migrants en
Méditerranée en provenance d’Afrique vers l’Europe (plus de 160 000 migrants
irréguliers au plus fort de la crise migratoire en 2014) OU drogue OU déchets (résidus
toxiques, matériel informatique obsolètes envoyés vers PED pour y être « recyclé » à
moindre coût dans des conditions déplorables pour contourner des législations de + en
+ contraignantes).
Définitions :

Conteneurisatio Utilisation et généralisation du conteneur comme mode de transport


n des produits manufacturés notamment.
Flux Ecoulement, circulation. Il peut être matériel (marchandise,
migration…) ou immatériel (information, transfert d’argent…).

2) Une maritimisation croissante de l’économie

La mondialisation a connu une accélération dans les années 1990 et surtout dans les
années 2000 : cela a eu pour impacts une intensification des échanges internationaux de
marchandises par voie maritime, une exploitation des toujours plus importante des
ressources (pêche, hydrocarbures, sable…) et a induit une plus forte concentration des

5
populations et des activités sur les littoraux : c’est la littoralisation couplée à la
maritimisation de l’économie mondiale.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène de maritimisation :
- l’abaissement du coût et des temps de transport maritime
- l’augmentation de la taille des navires
- l’adaptation des ports (terminaux, quais…) et équipements portuaires (grues,
portiques…) pour accueillir des « géants des mers » (ex : port de Singapour, de
Shanghai ou encore Rotterdam).
- des infrastructures pour acheminer les marchandises vers les centres de distribution et
de consommation (chemin de fer, canaux, autoroutes…)

Analyse de documents : distribuée aux élèves


Doc. 1 : Les premiers ports à conteneurs mondiaux depuis 1970 (Geoconfluences)
Doc. 2 : Les 30 premiers ports à conteneurs (2019, Geoconfluences)
Doc. 3 : L’extension du port de Shanghai ([Link]

Correction de l’activité :

1) Que nous apprend le document 1 sur l’évolution des 10 premiers ports à conteneurs mondiaux depuis 1970 ?

Le document 1 nous apprend que les ports européens et nord-américains ont décliné depuis les années 1970 au
profit des ports asiatiques (et notamment chinois) qui ont connu un essor fulgurant depuis les années 2000. Les
Etats-Unis sont absents du classement depuis les années 1990, tout comme les ports européens à l’exception du
port de Rotterdam. Le renforcement des ports asiatiques coïncide avec l’essor de la mondialisation et, surtout,
l’ouverture de la Chine qui s’est confirmée dans les années 1990 grâce à la politique de Deng Xiaoping (années
1980).

2) Après lecture des documents 1 et 2, complétez le tableau en y proposant un nom pour les 3 principales façades
maritimes mondiales puis reportez-y les espaces concernés et des exemples de ports.

Façades maritime Pays / espaces concernés Exemples de ports


1. Façade Asie-Pacifique Asie orientale : Chine, Japon, CS Shanghai, Ningbo, Busan, Shenzen
Asie du SE : Singapour, Vietnam Singapour, Hö Chi Minh-Ville
2. Façade européenne Europe du NO (France, Belgique, Ports du Northern Range (Le Havre /
Pays-Bas, Allemagne) Anvers / Rotterdam / Hambourg)
3. Façade nord-américaine Etats-Unis (NE, golfe du Mexique, New York
Californie) Long Beach / Los Angeles

3) A l’aide des documents et de la vidéo de l’extension du port de Shanghai, montrez le poids grandissant de l’Asie
dans la maritimisation de l’économie mondiale, accentuée par des ambitions chinoises toujours plus démesurées.

Indiquez vos idées dans le tableau ci-dessous.

I. le poids grandissant de l’Asie dans la II. Des ambitions chinoises démesurées


maritimisation de l’économie mondiale
- Doc. 1 : déclin net des ports européens - Doc. 1 : essor des ports chinois à partir des années 2000 : Shanghai à
et nord-américains (1 seul dans le la 5ème place et Shenzhen à la 8ème place)
classement des 10 premiers) - Doc. 1 : Shanghai premier port mondial depuis 2010
- Doc. 1 : Rotterdam = seul port hors Asie - Doc. 1 : sur 10 premiers ports, 6 sont Chinois en 2019 : domination
à rester dans le classement mais déclin écrasante de la Chine
(3ème port mondial en 1970 et 1990) - Doc. 2 : sur les 30 premiers ports mondiaux 11 sont Chinois (soit plus
- Doc. 1 : net déclin des ports nord- d’1/3)
américains : New York premier port - vidéo : extension du port de Shanghai de + en + loin du port
6
mondial en 1970 et 1980 puis 9ème en d’origine et de la ville-centre : 100 km de la ville.
1990) - vidéo : adaptabilité technique (portiques) + utilisation de
- Doc. 2 : dans les 30 premiers ports l’électronique et technologies de l’information et de la
mondiaux : 9 sont situés hors Asie et 21 communication pour vider de + en + vite les chargements (prouesse
en Asie dans 9 pays différents technique) : recours à main d’œuvre qualifiée étrangère

Définitions :

Maritimisation Intensification des échanges internationaux de marchandises par voie maritime grâce
à l’abaissement du coût et des temps de transport maritime et l’augmentation de la
taille des navires…).
Littoralisation Concentration des activités et des populations sur les espaces littoraux sous l’effet de
la mondialisation.

Conclusion : D’abord espaces nourriciers, les espaces maritimes sont devenus de


vastes couloirs de circulation toujours plus sollicités dans un monde de plus en plus
mondialisé. De plus en plus prisés, ces espaces procurent puissance et richesse à
ceux qui en ont le contrôle : les puissances dominantes cherchent à se les
approprier, à l’instar de la Chine ou des Etats-Unis et au détriment de nombreux
pays qui s’en voient priver l’accès.

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