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Apocalypse 1:19

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1- Comp. Apocalypse 1:19, note.

Ce commandement du Seigneur se
renouvelle à chacune des sept lettres. Celles-ci sont composées suivant
un ordre qu'il faut observer; elles ont toutes trois parties:

a - Une introduction, dans laquelle le Seigneur se présente à l'Eglise avec


quelqu'un des traits sous lesquels il est apparu à son disciple. (1:12 et
suiv.) Le choix de ces traits n'est point arbitraire; il est dans un rapport
intime, facile à saisir, avec l'état de l'Eglise à laquelle le Seigneur
s'annonce.

b - Le corps même de l'épître qui s'ouvre par cette déclaration de la toute


science divine: Je connais; ce verbe est suivi du complément: tes oeuvres
(Apocalypse 2:2,19; 3:2,8,15), ou d'une proposition caractérisant la
situation de l'Eglise. Puis le Seigneur juge la conduite de l'Eglise,
ajoutant le blâme à la louange, sauf pour Smyrne et Philadelphie. Enfin, il
fait entendre à l'Eglise une sérieuse exhortation, qui prend tantôt la
forme d'une menace (Apocalypse 2:22,23), tantôt celle d'une consolation
et d'un encouragement. (Apocalypse 3:9,10)

c - La conclusion, renfermant une promesse à celui qui vaincra. Cette


promesse est précédée dans les trois premières lettres, suivie dans les
quatre dernières, de ces mots solennels, propres à réveiller la
conscience: Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux
Eglises! Les sept lettres sont donc dans un rapport intime avec la vision
qui les ouvre; elles en font comprendre le but. Elles forment, avec le
premier chapitre, une introduction à toute l'Apocalypse. Il est évident
que ces lettres, comme les épîtres du Nouveau Testament, comme toutes
les autres Ecritures, ont un caractère de permanence qui en rend les
leçons applicables aux Eglises de tous les temps; car l'oeuvre de Dieu,
d'une part, et les besoins du coeur de l'homme d'autre part, restent les
mêmes au fond, malgré la diversité infinie des circonstances. Mais peut-
on aller plus loin, et, parce que l'Apocalypse est un livre prophétique, ces
lettres ont-elles déjà ce caractère? En d'autres termes doit-on voir en
chacune d'elles le type d'un état religieux et moral de l'Elise de Jésus-
Christ à telle époque déterminée de son histoire? D'excellents exégètes
l'ont prétendu (Introduction), mais dans l'application de ce principe aux
faits, leurs vues diffèrent à l'infini, parce qu'ils sont livrés à l'arbitraire. Il
faut donc s'en tenir au sens immédiat, historique et pratique de ces
admirables exhortations. La première Eglise à laquelle le Seigneur
s'adresse est celle d'Ephèse, célèbre entre toutes les Eglises de Jésus
Christ dans cette partie de l'Asie Mineure, dont elle était le centre. (Voir
l'Introd. à l'épître aux Ephésiens.) Après Paul (Actes 20:31) et son
disciple Timothée (1 Timothée 1:3), Jean lui-même séjourna longtemps au
milieu de ce troupeau privilégié. Le Seigneur n'en a pas moins un
reproche bien grave à lui adresser! (v. 4.)

2- Ces mots répétés à chaque lettre: "Voici ce que dit,..," rappellent la


solennelle formule des prophètes: "Ainsi a dit l'Eternel." (Esaïe 3:15;
Jérémie 2:2; Ezéchiel 3:11; Amos 1:3,6,9,11,13, etc.) Le Seigneur tient
les sept étoiles en sa main droite (comp. 1:16, note; 20, note), montrant
par là que les Eglises, et ceux qui les représentent ou les conduisent, lui
appartiennent. Il marche au milieu des sept chandeliers (comp.
Apocalypse 1:13,20 note); il est constamment présent et agissant au
milieu des Eglises, elles reçoivent de lui la lumière, et il peut, quand il le
veut, "ôter le chandelier de sa place." (v. 5.)

1- Le Seigneur, qui sonde les coeurs et les reins, connaît les oeuvres de
chaque Eglise: non seulement les entreprises de son activité ou les
actions isolées de ses membres, mais toutes les manifestations de sa vie.
Ces oeuvres, comme les fruits de l'arbre (Matthieu 7:16,17), peuvent être
bonnes ou mauvaises. (Apocalypse 20:12; 2 Corinthiens 5:10)

2- Le mot rendu par labeur implique l'idée de peine (2 Corinthiens 6:5),


et exprime les efforts de l'Église d'Ephèse pour la propagation et la
défense de l'Évangile; tandis que la patience, que le Seigneur loue en
elle, a rapport aux épreuves, aux souffrances qu'elle supportait pour son
nom. Cette double louange, nécessaire à l'encouragement des fidèles
dans ces temps difficiles, était si bien fondée que le Seigneur y revient et
y insiste. (v. 3.)

3- Il ne s'agit pas du rapport personnel que le chrétien doit exercer


envers les méchants eux-mêmes, fussent ils ses ennemis, mais d'une
fausse tolérance pratiquée dans l'Église et qui serait la négation de toute
vérité et de toute discipline. Dans ce domaine, le méchant doit être
repris, et, s'il ne cède point aux avertissements, les membres de l'Église
lui témoigneront leur réprobation en n'ayant plus de relations avec lui.
(Psaumes 139:21; 1 Corinthiens 5:9-13)

4- Qui étaient ces prétendus apôtres! On ne peut le déterminer avec


certitude. Quelques-uns voient en eux les meneurs parmi les Nicolaïtes
(v. 6), mais le titre d'apôtres qu'ils prenaient conduit plutôt à penser qu'il
s'agit de docteurs judaïsants, comme ceux qui combattaient Paul (Galates
2:4; 4:17; 5:12; 2 Corinthiens 11:5; 12:11) et imposaient aux chrétiens
des ordonnances charnelles. (Colossiens 2:16-23) Ils se disaient apôtres,
les seuls vrais envoyés de Jésus-Christ. Peut-être leur tentative
appartenait-elle au passé. L'Eglise d'Éphèse les avait éprouvés, soit en
observant leur conduite, soit en examinant leur doctrine et elle les avait
convaincus de mensonge. En accomplissant avec fidélité ce devoir de
toute Eglise, elle avait montré que ce n'était pas en vain que Paul lui
avait précédemment adressé des avertissements à cet égard. (Voir Actes
20:28-31; 2 Timothée 2:16-18; 3:1 et suiv). Timothée était à Ephèse
quand Paul lui écrivait ces paroles. Jean fit entendre de semblables
exhortations. (1 Jean 4:1 et suiv.)

La même Eglise qui ne pouvait supporter les méchants savait très bien
supporter les maux et les persécutions pour le nom du Seigneur. Dans
combien d'Eglises ne trouve-t-on pas précisément l'inverse ?
L'oeil pénétrant du Seigneur discerne à côté de ce grand zèle pour la
propagation de l'Évangile et pour la pureté de la doctrine un triste
manque du premier amour, de cette ardeur intime et toute-puissante du
sentiment qui suit la conversion et qui rend capable de tout sacrifier, tant
est grande la joie de l'âme qui peut enfin se dire: "Je suis sauvée!" Les
uns entendent par le premier amour uniquement l'amour pour Dieu et
pour Christ. Ils se fondent sur le fait que cette expression paraît
empruntée à la comparaison de l'amour conjugal appliquée aux relations
de Dieu avec son peuple (Osée 2:16; Jérémie 2:2) ou de Christ avec
l'Église. (Ephésiens 5:25,32; 2 Corinthiens 11:2) Les autres objectent que
le manque d'amour pour Dieu s'accorderait mal avec les éloges décernés
à l'Église dans les v. 2 et 3. Ils estiment que le Seigneur a en vue les
déficits de l'amour fraternel, qui s'était refroidi dans les coeurs, au milieu
des combats du dehors et des discussions du dedans. Il est probable qu'il
faut comprendre ce terme de l'un et l'autre amour, étroitement unis en
fait et toujours dépendants l'un de l'autre. L'amour pour Dieu est le plus
naturellement indiqué par l'expression employée. Il peut faire défaut
précisément là où prédomine un zèle sincère, mais amer (Jacques 3:1),
sans intelligence (Romains 10:2), pour la défense de la vérité et de la
saine doctrine. L'effet immédiat et nécessaire de ce déclin de l'amour
pour Dieu est la diminution de l'amour pour le prochain. Les oeuvres de
l'Église continuent, mais ce ne sont plus les premières oeuvres (v 5),
parce que l'esprit de la charité leur manque. Cette activité extérieure fait
illusion à l'Église sur ce qui lui manque au dedans.

Cet abandon du premier amour était une chute. (1 Corinthiens 10:12) Or,
pour se relever d'une chute il faut se repentir c'est-à-dire d'abord se
souvenir d'où l'on est déchu, se rappeler sa condition précédente (Luc
15:17), reconnaître sa déchéance et sa misère, et en éprouver une sainte
douleur et une profonde humiliation. Mais ce n'est encore que la
condition négative du renouvellement intérieur qui est requis par le
Seigneur pour revenir aux premières oeuvres, ou, en d'autres termes, au
"premier amour." Le mot que nous traduisons par se repentir désigne un
changement complet d'esprit, la conversion, la régénération du coeur. Un
tel changement pourra seul ramener le premier amour là où il s'est
refroidi. Si l'Eglise d'Ephèse s'y refuse, la menace que le Seigneur ajoute
s'accomplira promptement: Je viens à toi par des jugements (car il ne
s'agit pas ici de son dernier retour), et j'ôterai ton chandelier de sa place,
c'est-à-dire: je ferai que tu cesses d'être une Eglise, soit en te supprimant
complètement, soit en te frappant de mort spirituelle. La lumière une fois
éteinte (ce qui arrive toujours lorsque l'amour a disparu, et que Dieu
retire ses grâces), il ne reste plus d'Église, alors même que des formes
mortes subsistent encore.

On n'est pas d'accord sur la question de savoir si le nom des Nicolaïtes


est la désignation historique d'une secte, ou si c'est un terme symbolique
destiné à caractériser les tendances immorales qui sont ici condamnées.
Dans le premier cas, plusieurs font remonter l'origine de cette secte à
Nicolas, l'un des sept diacres (Actes 6:5), qui, au rapport d'Irénée serait
plus tard déchu de la foi et tombé dans des erreurs impures. S'il s'agit,
au contraire, d'un nom symbolique (comme celui de Jésabel, v. 20), on
pourrait être tenté d'y voir l'indication des mêmes égarements qui sont
caractérisés au v. 14 sous 1e nom de "doctrine de Balaam," Nicolas
pouvant signifier, en grec: celui qui vainc le peuple, et Balaam, en
hébreu: celui qui engloutit le peuple. Plusieurs ont admis cette opinion,
sans qu'il soit bien démontré quelle est fondée. Il faudrait pour cela que
les v. 14 et 15 parlassent des mêmes tendances sous deux noms
différents, ce qui est douteux. Quoi qu'il en soit, nous avons
probablement ici les funestes erreurs décrites dans les épîtres de Pierre,
de Jean et de Jude, une fausse spiritualité, une liberté charnelle qui se
livrait à la sensualité sous prétexte qu'elle ne souille pas l'esprit, et que
pour le chrétien il n'y a plus de loi. Les Ephésiens sont loués d'avoir su
haïr ces doctrines, et le Seigneur lui-même les hait aussi, par un effet de
sa sainteté même.

1- Comp. Matthieu 11:15; Marc 7:16, etc. L'Esprit qui parle ainsi aux
Eglises c'est l'Esprit du Seigneur qui dicte ces lettres à Jean (2
Corinthiens 3:17, comp. Romains 8:9,10; Jean 16:13-15) A la fin de
chaque lettre, le Seigneur s'adresse aux Églises, c'est-à-dire à toutes les
Eglises chrétiennes, à moins qu'on ne limite ce terme aux Eglises
auxquelles l'Apocalypse est adressée. C'est ce que fait la variante de A,
qui porte: aux sept Eglises.

2- La promesse qui termine chacune de ces lettres a un rapport intime


avec l'état spirituel et avec les besoins de l'Église à laquelle elle est
adressée. Celle d'Ephèse se distingue par son travail, sa patience, sa
fidélité dans la doctrine, mais son manque d'amour la mettait en danger
de déchoir tout à fait de la vie intérieure et spirituelle. Si elle se repent
(v. 5. note) et remporte la victoire dans le combat contre les ennemis du
dedans et du dehors elle parviendra par là même à la plénitude de la vie
qui lui est ici promise sous une image bien connue. L'arbre de vie qui
était au milieu du paradis de Dieu (Genèse 2:9), était le symbole de la
communion intime de l'homme avec son Dieu, source de la vie véritable.
Par la chute, l'homme fut exclu de la jouissance de l'arbre: il avait perdu
le bien figuré par ce symbole. L'auteur de la vie nouvelle, Jésus Christ,
remet celui qui vaincra (gr. le vainquant) en possession de ce qu'il avait
perdu (comp. 22:2, note, 14, 19); il lui procure bien plus encore que ce
que l'homme possédait dans son état d'innocence primitive. La plénitude
de la vie et de l'amour, tel est le prix magnifique de la victoire. Le paradis
(comp. Luc 23:43; 2 Corinthiens 12:4. notes) est ici appelé paradis de
Dieu, parce que Dieu en est la lumière et la vie. D'après A et les versions,
le Seigneur dirait: le paradis de mon Dieu. Le mot mon manque dans
Sin., A, C.

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