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Formant Digestif: Exercice Citer Le Tube I'ordre (De Haut

Transféré par

Marian Montone
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Formant Digestif: Exercice Citer Le Tube I'ordre (De Haut

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Exercice 2.

Répondre aux questions :

a) Citer les organes formant le tube digestif dans I'ordre (de haut en bas)

b) Qre sont les glandes annexes? À quoi servent-elles?

c) Étapes de la digestion.
> Compléter la figure en introduisant les 4 étapes de la digestion : f . ingestion, 2. digestion,
3. absorption, 4. élimination (noter les numéros),

aa

> Ajouter les légendes suivantes : bouche, anus, aliments, polymère, monomère, nutriment,
cellules épithéliales (cellules tapissant le tube digestif), cellules du corps.
d) Quelle est la fonction de l'épiglotte?

e) Comment appelle-t-on la nourriture une fois qu'elle quitte la bouche pour le pharynx?

f) Comment appelle-t-on la nourriture une fois qu'elle quitte I'estomac pour I'intestin grêle?

g) Nommer un mécanisme de propulsion volontaire des aliments

h) Nommer un mécanisme de propulsion involontaire des aliments.

Système drgestif - 4MSOP 5 2024 - 2025


i) Dans quel organe a lieu I'absorption des principaux nutriments ?

j) Où, a lieu I'absorption de l'eau ?

k) Quelle adaptation permet I'agrandissement de la surface d'absorption des nutriments dans


I'intestin grêle ?

l) Compléter ce tableau en indiquant le type de digestion : mécanique ou chimique


Organe Elément Description Type de
décrit digestion
Dents Mastication : les dents coupent, écrasent
Bouche
et broient les aliments, facilitant ainsi leur
déglutition et simplifiant I'action des enzymes
(augmentation de leur surface de contact).
Salive L'amylase salivaire, une enzyme digestive, hy-
drolyse I'amidon et le glycogène.
Suc gas- Le suc gastrique contient de I'acide chlorhy-
Estomac
trique drique (HCl) qui lui confère un pH de 1.5 à
3.5. Cet acide démantèle les cellules des tis-
sus végétaux et animaux et tue la plupart des
bactéries et virus avalés avec les aliments. Le
suc aastrique contient aussi une hydrolase de
protéines.
Muscles de Toutes les 20 secondes environ, les muscles de
I'estomac I'estomac brassent et pétrissent son contenu
rendant ainsi les molécules accessibles aux hy-
drolases.
Suc Les enzymes du suc pancréatique rompent les
lntestin grêle pa ncréatiq ue liaisons entre les acides aminés d'une protéine,
hydrolysent les polysaccharides en di- et mo-
nosaccharides, dégradent I'ADN en nucléotides,
dégradent les triglycérides en glycérol et acides
gras.
Suc intesti- Les enzymes du suc intestinal terminent de
nal dégrader les disaccharides restants en monosac-
charides et les protéines et polypeptides.
La bile Les lipides n'étant pas soluble dans I'eau, ils
doivent être solubilisés avant d'être dégradés par
les lipases. La bile, produite par le foie et stockée
dans la vésicule biliaire, permet leur solubilisa-
tion.

<,'."1I
.:,:,,i1i',.'r;,: :iirjr,.:':.Ii t1
!'1'1
t
r.) .)()'1.i .';,() t.t .
m) La figure ci-dessousschématise les difFérents organes du système digestif. À I'aide des in-
formations données dans le texte, indiquer à I'aide de flèches les difFérents liquides (sucs et
salive) produits.

o
Glonde solivoire o Bouche
o El
ct o Phorynx
o ET
ct El
o rl Oesophoge
rl n
o El
o r'
Poncréos o o
o lI Estomoc
o tl
o o
Foie o lntestin grêle
o o
o rt
o rl
o El
Vésicule bilioire o o Gros intestin
o
o

Exercice 3. Péristaltisme: Lorsque I'on mange ou I'on boit, les aliments passent de la bouche à
I'estomac en passant par I'oesophage. La gravité semble permettre ce trajet, mais est-il possible
de boire avec la tête en bas et I'estomac en haut ?
Tenter de boire un peu d'eau en se couchant sur une table :

a) Résultat

b) Comment expliquer ce résultat ?

Sy*slènre cligestif - 4l\4SOP 7 2A24 - 2û25


3 Le microbiote intestinal
hllps ://[Link] f corpusf video/[Link]

a) Donner une définition du microbiote.

b) Combien de bactérie constituent notre microbiote ?

c) Un gramme d'excrément humain contient-il plus ou moins de bactéries qu'il n'y a d'êtres
humains sur Terre ?

d) Avant sa naissance, le tube digestif du fætus contient-il des bactéries ?

e) Donner des facteurs qui peuvent influencer la composition de ce microbiote intestinal

f) A part des bactéries, que contient également le microbiote ?

g) Comment évolue la composition du microbiote au cours de la vie?

h) Pourquoi le microbiote peut-il être considéré comme un organe fonctionnel du corps humain ?

i) Comment notre système immunitaire agit-il sur le microbiote ?

j) Citer 4 facteurs qui peuvent réduire la variété des micro-organismes présents.

k) Quels types de maladies peuvent être provoquées par une baisse de la diversité du microbiote ?

Systènte dtgestif - 4MSAP o


O 2024 - 2025
4 Les lipides

4.1 Caractéristiques et types

Les lipides forment un groupe de molécules hétérogènes dont la caractéristique commune est
une aftinrté pour I'eau faible ou nulle. On dit qu'ils sont hydrophobes. Les triglycérides, les
phosphoglycérolipides et les stéroi'des constituent 3 familles importantes de lipides.

t- -
> Les triglycérides sont formées de deux types de I

molécule : un glycérol (alcool à 3 atomes de car-


bone) et 3 acides gras (chaînes de 16 à 18 atomes
de carbone liés à des atomes d'hydrogène).
t- -
En voici un exemple ---+
glycérol ocides gros

llexiste deux types d'acides gras:S'il n'y a pas de liaison double entre les atomes de
carbone, un maximum d'atomes d'hydrogène est lié à I'acide gras, on parle alors d'acide gras
saturé. En revanche lorsque certains carbones font des liaisons doubles entre eux, on parle
d'acides gras insaturés.

Saturé n saturé
HHHHHH
it
HHHHHHHHH
.
T
rl O.
ir!lllirr
c- c-
lllllrli!
c-c-c-c -c-c-c-H (.) +ô+ i+ :=i
HHI-IHI.{HHHH i HHHHH ;:,
,-i
ii

La plupart des graisses animales sont composées d'acides gras saturés, on parle de graisses
saturées, alors que la plupart des graisses végétales et des poissons sont composés d'acides
gras insaturés, on parle de graisses insaturées. À température ambiante, les graisses insaturées
sont liquides et on les appelle huiles.

> Les phosphoglycérolipides ressemblent aux triglycérides mais ne possèdent que deux acides
gras et comprennent un groupement phosphate lié au 3è'" carbone du glycérol.
Le groupe glycérol - phosphate forme une tête hydrophile alors que les deux acides gras
forment deux queues hydrophobes.

> Les stéroides sont des lipides qui se ca-


H.c
cH.
ractérisent par un squelette carboné formé de
4 cycles. Le cholestérol (représenté à droite)
ou les hormones sexuelles en font partie.

4.2 Fonctions des lipides dans I'organisme

Les fonctions des triglycérides dans I'organisme sont nombreuses : leur fonction principale est
d'emmagasiner de l'énergie pour la cellule. Chez la mammifères, elles servent également de
coussin protecteur pour les organes ou d'isolation thermique.
Les phosphoglycérolipides sont les constituants principaux des membranes cellulaires.
le cholestérol esl un stéroide présent dans les membranes cellulaires des cellules animales
et dans la bile (Le foie est responsable de la production de BS % du cholestérol, les 15 %
restants provenant de I'alimentation). llentre dans la synthèse de nombreuses hormones, dont les
hormones sexuelles. Par conséquent, le cholestérol est une molécule essentielle chez les animaux,
bien qu'un taux sanguin élevé de cette molécule puisse causer des maladies cardiovasculaires.
ACCIDB{T
En efFet, présent en fortes quantités il est GûRDIOUASEULARE
CnEe csrdlaoue.
responsable de I'obstruction des vaisseaux Atta4uecérébrale.,.

sanguins (athérosclérose). Les acides gras


saturés stimulent la production de cho- ,
lestérol. C'est la raison pour laquelle il est
conseillé de limiter les apports de graisses
animales, riches en acides gras saturés.
A I'inverse, les acides gras insaturés sti-
mulent sa dégradation.

4.3 Digestion chimique des lipides


La digestion des lipides commence dans I'intestin grêle. Les lipides n'étant pas solubles dans
I'eau, ils ne peuvent pas être immédiatement dégradés par les enzymes. Les gros globules de
graisse, constitués de I'agrégation de triglycérides sont dans un premier temps émulsionnés par
la bile. En eflet, la bile, qui contient des substances détergentes (molécules dont une partie
hydrophile interagit avec I'eau et une partie hydrophobe interagit avec les graisses), enrobe les
minuscules gouttelettes de graisse les empêchant ainsi de fusionner en structures plus grosses.
On dit que la graisse est émulsionnée, sa surface est augmentée et I'action des enzymes est
alors beaucoup plus efficace. La lipase, enzyme contenue dans le suc pancréatique, agit sur les
gouttelettes afin de dégrader les triglycérides en molécules de glycérol et d'acides gras.

Exercice 4. Les lipides


a) Citer trois catégories de lipides

b) Qr'est-ce que I'athérosclérose ?

c) Pourquoi est-il préférable de privilégier les huiles végétales plutôt que les huiles animales ?

d) Verser 30 ml d'eau dans un erlenmeyer puis ajouter une goutte d'huile. Que se passe-t-il?
Que peut-on en conclure ?
e) Comparer la texture du beurre et de I'huile de tournesol. Qu'est-ce que cela peut indiquer?

f) Citer un exemple de graisse insaturée d'origine animale

g) Dans I'organisme, quelles sont les fonctions


... des triglycérides ?

des phosphoglycéroli pides ?

des stérordes ?
l

h) Visionner I'animation sur la digestion des lipides et compléter le tableau suivant en représentant
leur transformation dans chaque organe. Utiliser des flèches et encadrer les enzymes im-
pliquées.
(D : graisse OO :
globule de gouttelette de graisse
acidegras r :glycérol

Bouche

Pharynx et
æsophage
Estomac

lntestin grêle

Gros intestin

Systèrne cirgestrf - .4MSOP 11 2û24 - 2û25


5 Les glucides

5.1 Caractéristiques et types


La classe des glucides, ou sucres, comprend :

> Les monosaccharides : constitués de plusieurs CHrO (entre 3 et 7 atomes de Carbone). Le


glucose (C6H'O6) est le représentant le plus commun.

o H

H-C
il I
H-C-OH o\
I I ",.H
cH2oH
H -CI -OH C=O HO- *H
H ,Ç-or oH I
HO-C-H
HO-C -H
I
\/A \1
I
OH H_
-oH
H -c -oH H-c-oH H-
-oH
H
I

-C-OH "'lr?::zi
lt
HOH
I
H-C-OH HO-
-H
I I
( )H2OH
H -C -OH H-C-OH
I I
H H

Glucose (linéaire et cyclique) Fructose (linéaire et cyclique) Galactose

> Les disaccharides sont composés de deux monosaccharides, liés par une liaison glycosidique.
On peut citer le maltose (glucose-glucose, ingrédient important dans la fabrication de la bière),
le lactose (glucose-galactose, présent dans le lait) ou encore le saccharose (ou sucre), le plus
fréquent, composé de fructose et glucose.

.----->
OH H
o
HOH I OHH
Hro
glucose fructose saccharose

> Les polysaccharides sont quant à eux des polymèresl :


lls sont formés de chaînes de quelques centaines à
quelques milliers de monosaccharides liés par liaisons gly-
cosidiques.
Exemples de polysaccharides : L'amidon, la cellulose, le glycogène.
Contrairement aux monosaccharides et disaccharides, les polysaccharides n'ont pas un goût
sucré.
1 Un polymère est une grosse molécule formée de I'union de nombreuses petites
molécules identiques ou semblables appelées monomères.

5.2 Fonctions des glucides dans I'organisme

La principale fonction des glucides consiste à fournir à la cellule de l'énergie qui sera stockée
sous forme d'ATP (respiration cellulaire).
Le glucose est un nutriment essentiel pour les cellules.
L'amidon est le sucre de réserve des plantes. C'est surtout sous cette forme que les plantes
mettent en réserve leurs surplus de glucose. On retrouve de I'amidon surtout dans les racines,
les graines et les fruits. L'amidon est particulièrement abondant dans les céréales (riz, blé, mais,
etc.) et les tubercules (pommes de terre).

l,in/,;117'3 :iii1s::.i ti :i [Link]( i!" i'.: ,, I )


. r' r )t)-
.t
i.
-_/
Le glycogène, présent dans les muscles (la viande) et le foie des animaux, est le sucre de réserve
des animaux. ll est nécessaire pour I'organisme de mettre en réserve ses surplus de glucose sous
cette forme : Suite à un repas riche en sucres, la concentration de sucre dans le sang (glycémie)
pourrait devenir dangereuse. Les cellules (foie et muscles surtout) transforment alors ce glucose
en glycogène, ce qui fait baisser la glycémie. lnversement, lorsque la glycémie devient trop basse,
(après un jeûne de quelques heures ou une intense activité physique), le glycogène accumulé
dans le foie peut se défaire de nouveau en glucoses qui passent dans la circulation sanguine.
Tout comme I'amidon et le glycogène, /a cellulose est un polymère de glucose. Elle constitue
des fibres qui forment les parties dures des tissus végétaux (parois cellulaires). Par contre, les
liaisons entre les glucoses sont difFérentes de celles de I'amidon ou du glycogène et ne peuvent
être brisées par les sucs digestifs de la plupart des animaux. On ne peut donc pas la digérer, et
elle parcourt notre tube digestif de bout en bout en restant intacte.
Les herbivores ont développé une dentition particulière qui leur permet de briser (mécaniquement)
les parois des cellules végétales dont ils se nourrissent. D'autre part, leur intestin abrite des co-
lonies de bactéries pouvant digérer une partie de la cellulose qu'ils consomment.

5.3 Digestion chimique des glucides


La digestion des glucides commence dans la bouche. Une enzyme de la salive, I'amylase salivaire,
hydrolyse les polysaccharides comme I'amidon et le glycogène en polysaccharides plus petits et
en disaccharides (maltose). La durée limitée durant laquelle les aliments restent dans la bouche
ne permet toutefois pas à I'amylase d'hydrolyser tous les polysaccharides. La digestion des glu-
cides continue dans I'intestin grêle, grâce au suc pancréatique et au suc intestinal. L'amylase
pancréatique contenue dans le suc pancréatique hydrolyse les petits polysaccharides en disac-
charides, puis la disaccharidase contenue dans le suc intestinal transforme les disaccharides en
monosaccharides.

Exercice 5. Les glucides


a) Donner trois exemples de monosaccharides

b) Donner trois exemples de disaccharides et citer les monosaccharides qui les constituent

c) Donner trois exemples de polysaccharides et préciser leur origine animale ou végétale

d) Qu'appelle-t-on les "fibres" ? Quelle est leur caractéristique?

e) Quelle est la principale fonction des sucres?

.f:,[Link],.':l'ri ,:l'ii-:ar':::1., i: /: i./l' :. )i'l .,tit'.,,/i,rl-j'..1':


f) Le lugol est une solution qui permet de mettre en évidence la présence d'amidon dans une
substance, en lui donnant une couleur violette (assez foncée). Verser une goutte de lugol sur
du sucre en poudre, sur un morceau de pomme de terre puis sur de la fécule de mal's. Que
se passe-t-il ? Que peut-on en déduire ?

g) Visionner l'animation sur la digestion des glucides et compléter


le tableau suivant en représentant
leur transformation dans chaque organe. Utiliser des flèches et encadrer les enzymes im-
pliquées.
OaaaaO : polysaccharide aOaa : petit polysaccharide
OO : disaccharide O: monosaccharide

Bouche

Pharynx et
æsophage
Estomac

lntestin grêle

Gros intestin

SJrslènre tiigestif - 4MSCP 14 2'J:.4 - 2û25


6 Les protéines

6.L Caractéristiques
Les protéines sont des polymères dont les monomères (ou unités de base) sont des acides aminés.
La liaison entre deux acides aminés est nommées liaison peptidique. Les protéines sont formées
d'une ou plusieurs chaînes d'acides aminés de 20 types différents:

Alanine (Ala) Glutamate (Glu) Leucine (Leu) Sérine (Ser)


Arginine (Arg) Glutamine (Gln) Lysine (Lys) Thréonine (Thr)
Asparagine (Asn) Glycine (Gly) Méthionrne (Met) Tryptophane (Trp)
Aspartate (Asp) Histidine (His) Phénylalanine (Phe) Tyrosine (Tyr)
Cystéine (Cys) lsoleucine (lle) Proline (Pro) Valine (Val)

La séquence de ces acides aminés est appelée


structure primaire de la protéine. Les struc-
tures secondaire, tertiaire et quaternaire d'une
protéine décrivent la configuration en 3 di-
mensions de la (ou les) chaîne(s) polypepti- Structu re
primaire
dique(s):

Structure
secondaire Structure
tertiaire

Structure
q uaterna ire

Si notre organisme est capable de synthétiser 12 des 20 acides aminés existant, les 8 autres
doivent provenir de I'alimentation. On les appelle les acides aminés essentiels:
Trwtophane
M6lt{onho
(ctÀléh.)
Trlptophan€ Harùprs
et autres
Méûbnh€ l*rumiæMs
\Èrr.
thùo.ûll
çJJ Ptq.ï!|ili.
lsddrcklg l"rl.h.
Mdig lsobuch€
Lysllr
et aulrea
c.iro6r€s Ly8ba

Les acides aminés essentiels

Un repas composé de mal's et de haricots fournit I'ensemble des acides aminés essentiels.

6.2 Fonction des protéines dans I'organisme


Dans I'organisme, les protéines sont des éléments qui constituent la structure de notre corps
(exemple: la kératine, protéine qui constitue une protection de la peau), sa protection (les an-
ticorps), ou qui transportent de I'oxygène (hémoglobine). Les protéines fonctionnent également
comme enzymes, et peuvent être utilrsées comme sources d'énergie.

:-,l,'.rii'r j:i-: .!ii-;ia..:,[Link] 't' !1"1.<;(-.:i ' Iil | .',. ' | .t ,.., .. ,...'
6.3 Digestion chimique des protéines
La digestion des protéines commence dans I'estomac. La pepsine, enzyme contenue dans le
suc gastrique, transforme les protéines en polypeptides. Leur digestion continue dans I'intestin
grêle, où le suc pancréatique est libéré. Deux enzymes contenues dans ce suc, la trypsine et
la chymotrypsine, hydrolysent les polypeptides en petits polypeptides. Enfin les dipeptidases
présentes dans le suc intestinal transforment les petits polypeptides en acides aminés.

Exercice 6. Les protéines


a) Le lysosyme est une protéine dont les premiers acides aminés sont : Lys Val Phe Glu Arg Cys
Glu Leu Ala Arg Thr. Parmi les 3 suivantes, choisir les 2 protéines nécessaires à la synthèse
de ce polypeptide. Remarque : il sera synthétisable après avoir digéré les deux protéines !

> G u- Lys- M et- H is- G n- Phe- Lys-Va l-Ser-Asp-Arg


I I

> lle-Arg-Asn-His-Ser-Pro-Gln-Asp-Lys-Met-Trp
> Ala-Asp-Ser- Cys-Arg-G n- G u- P ro- Leu-Tyr-Th r I I

b) Visionner I'animation sur la digestion des protéines et compléter le tableau suivant en représentar,
leur transformation dans chaque organe. Utiliser des flèches et encadrer les enzymes im-
pliquées.
OaO OOOO : polypeptide (protéine) OOOO : petit polypeptide
OO :dipeptide O :acideaminé

Bouche

Pharynx et
æsophage

Estomac

lntestin grêle

Gros intestin

.-i \i!, 1i,'il t t,: riiit :.:, :i 1 .:! l\ i..t'. ) IJ I 11 '..:/':'.-t.t


.ii')..)\
Exercice 7. Digestion chimique dans la bouche: Prendre un morceau de pain, commencer à le
mâcher et répondre aux questions suivantes :
a) Décrire le goût du pain au début de I'expérience.

b) Décrire ce qui se passe dans la bouche au bout de quelques secondes

c) Continuer à mâcher pendant 2 minutes et décrire le goût du pain

d) À I'aiOe des documents, expliquer ce changement de goût

Exercice B. Emulsion des graisses par la bile : L'action de la bile ressemble à celle d'un détergent
vis-à-vis des graisses.

a) Dans un erlenmeyer, verser 200 ml d'eau puis 20 ml d'huile végétale


b) Agiter légèrement et observer.
c) Ajouter un peu de liquide vaisselle.
d) Agiter et observer, Que se passe-t-il?

Exercice 9. Régime alimentaire et formule dentaire des mammifères : Les dents servent avant
tout à fragmenter les aliments avant ingestion et faciliter la digestion. Leur forme dépend de leur
fonction. Leur nombre, leur nature et leur disposition dans la mâchoire dépendent des espèces
et sont adaptés au régime alimentaire.
On distingue trois grandes familles de dents :
molaires larges pour broyer les aliments.
- LesLes canines, robustes, fines et pointues pour déchirer les chairs.
- les incisives, coupantes en forme de pelle pour cisailler la nourriture.
-
a) À t'aiOe de I'animation, colorier les molaires en rouge, les canines en jaune et les incisives en
bleu.

Vache Porc-épic Taupe

Système cltgestif - 4MSOP 17 2A24 - 2425


Chien Ours Humain
b) Pour chaque animal ci-dessus, donner le nombre de dents de chaque catégorie
Nombre et description des.
Animal mâch Molaires Canines lncisives
SUP
Vache
inf
SUP
Porc-épic
inf
sup
Taupe
inf
SUP
Ours
inf
sup
Chien
inf
SUP
Humain
inf
c) Sachant que :

o la vache est un herbivore ruminant,


o le porc-épic est un herbivore rongeur,
o la taupe est carnivore insectivore,
o le chien est carnivore carnassier,
o I'ours et I'homme sont omnivores;
Comment peut-on connaître le régime alimentaire d'un animal en observant ses dents?

Slzslèrrre cltclestif 1^/i5CP 1Ô


LÔ 2û24, 2025
Le Système respiratoire
1 Fonctions du système respiratoire
Pour assurer la respiration cellulaire, les animaux doivent s'approvisionner continuellement en
dioxygène (O2) et rejeter le dioxyde de carbone (COr) hors de leur organisme. Ces échanges
gazeux entre I'animal et son environnement sont assurés par le système respiratoire.

La source de dioxygène d'un organisme, ap-


pelée milieu respiratoire, peut être I'air ou
I'eau. La surface corporelle où se produisent les
échanges gazeux se nomme surface respira-
toire. Celle-ci doit être humide en permanence
(02 et CO2 doivent être dissous pour traver-
ser les membranes) et suffisamment étendue
pour alimenter tout I'organisme en 02 et le
débarrasser du COz.

Exercice L. Pourquoi les animaux ont-ils be-


soin d'02 ? Et pourquoi doivent-ils rejeter de
CO2 hors de leur organisme ?

2 Diffusion d'Oz et COz à travers les membranes


Dans toutes les surfaces d'échanges gazeux, les
Es9ô(€ extrJ(ellulùrrc
gaz diffusent du milieu où leur pression par- o
tielle est élevée vers celui oùr leur pression ::;.:';: aa 3 3.t.' a 10atl '
a
partielle est faible. De plus, I'Oz et le COz tj t t.t t' o a
tol a a o'
o at a
doivent être dissous dans I'eau pour traver-
0kofthc
ser les membranes. Les animaux font appel à (mêmbrna

de grandes surfaces respiratoires humidifiées a a tt


pour une diflusion adéquate des gaz respira- a t '
aa
a a
toires (02 et CO2) entre les cellules et le milieu
respiratoire, qu'il s'agisse de I'air ou de I'eau. €space rntrôc€llulôrre
.t l o.
TEM

Exercice 2. Qu'est-ce qui pousse un gaz (dissous) à traverser une membrane?

l, i l'., I e; :; i- i (.:'.::.
t.t ! ),':: i (. f | ;,":i i\/1 ;.' i ) i t'
3 Evolution du système respiratoire
La surface d'échange, ou surface respiratoire, est constituée d'un épithélium mince (couche
unique de cellules), humide et habituellement bien vascularisé qui sépare le milieu respiratoire
(eau ou air) du sang.
Si les plus petits organismes peuvent utiliser leur surface externe (unicellulaires) ou cutanée (vers
plats, ronds) comme organe respiratoire, les plus grands ont développé une région spécialisée
dans laquelle la surface respiratoire est augmentée : branchies, trachées ou poumons.
La structure et I'organisation des surfaces respiratoires varient d'une espèce animale à I'autre.

3.1- Les branchies

Les branchies, grande surface respiratoire externe baignant dans I'eau douce ou salée, résultent
d'adaptations du système respiratoire de la plupart des animaux aquatiques. Elles sont des
prolongements de la surface corporelle, spécialisés dans les échanges gazeux.

3 irîli${'{r' \
t.
r!
t)t-'
t.
rt

L'efficacité des échanges gazeux de certaines branchies, notamment celles des poissons, est
accrue grâce à la ventilation (courant d'eau entrant par la bouche) et à la circulation à
contre-courant du sang et de I'eau.

100 1-00

o o
C
q.) o
c
.9 s0 .9
P
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(o
L
o
L
J P
(o (!
(n tJ1

0 0
trajet le long de la lamelle trajet le long de la lamelle

Les animaux terrestres possèdent quant à eux une surface respiratoire interne qui ne s'ouvre sur
I'extérieur que par des tubes étroits : les poumons des vertébrés et les trachées des insectes.

'l ',i ) 2,at :: {}.:,1,,


3.2 Les trachées

Chez les insectes, les échanges gazeux ont lieu dans les trachées, des tubes ramifiés minuscules
qui pénètrent dans le corps, apportant le 02 directement aux cellules. Le dioxyde de carbone
rejeté par les organes emprunte le trajet inverse et sort à l'extérieur.
Les trachées sont des tubes dont la paroi interne est tapissée de cuticule. Elles sont renforcées
par des filaments spiralés qui les maintiennent ouvertes. Chez certains insectes, en particulier
les insectes volants, les trachées se dilatent par endroit pour former des sacs aériens. lls sont
compressés par des muscles lors des mouvements d'expiration.
Les insectes possèdent une paire de stigmates sur les côtés de chaque segment de I'abdomen
et du thorax. Selon les espèces, les stigmates peuvent s'ouvrir et se fermer pour réguler les
échanges gazeux et limiter la perte en eau; ils peuvent également présenter des soies filtrantes
pour empêcher I'introduction de corps étrangers comme les poussières ou les parasites.

La circulation de I'air dans les trachées (ou ventilation) se fait de façons difFérentes selon le
type d'insecte. Par exemple, chez les insectes petits ou ayant une activité réduite, la circulation
de l'air se fait de façon passive, par diflusion. Chez les gros insectes, ou ayant une activité
importante, la circulation de I'air est amplifiée par des mouvements du corps (grâce aux muscles
de I'abdomen et du thorax) : la contraction des muscles provoque I'expulsion de I'air des
trachées vers I'extérieur (expiration), tandis que I'inspiration se produit de façon passive lors
du relâchement des muscles.

3.3 les poumons

Les araignées, les escargots terrestres et la plupart des vertébrés terrestres ont des poumons
internes. Contrairement aux trachées qui se ramrfient dans tout le corps de I'insecte, les poumons
sont localisés dans une région du corps. L'organisme a donc besoin d'un système circulatoire
pour transporter le dioxygène des poumons aux autres régions.
Les mécanismes de ventilation varient considérablement chez les Vertébrés :

o Un amphibien ventile ses poumons par un mécanrsme de respiration à pression positive qui
force I'air à descendre dans la trachée.
o Les orseaux possèdent huit ou neuf sacs aériens qui servent de soufllets maintenant la circula-
tion de I'air dans les poumons. L'air qui traverse les poumons suit un parcours unidirectionnel.
À chaque expiration, ce système respiratoire permet le renouvellement complet de la masse
d'air contenue dans les poumons.
o Les mammifères ventilent leurs poumons par une respiration à pression négative qui tire
I'air vers les poumons. La contraction des muscles intercostaux et du diaphragme modifie le
volume des poumons.
Les poumons des mammifères comportent des alvéoles qui augmentent largement la surface
des poumons. Celle-ci atteint chez l'être humain à peu près la surface d'un court de tennis I

Exercice 3. Relier chaque proposition à I'image correspondante

Les insectes possèdent des trachées qui


conduisent I'air directement aux cellules a a

de I'organisme.

Chez certains petits animaux (vers de


terre)toute la surface cutanée sert o O

d'organe respiratoire.
c
La plupart des vertébrés terrestres
possèdent des poumons.

Chez les organismes unicellulaires, les


échanges gazeux se produisent sur I'en- o a

semble de la surface externe.

Un grand nombre de gros animaux


O o
c
aquatiques possèdent des branchies.

Systènte resptratoire - 4MSOP /1


T 2024 - 2025
Exercice 4. Comparaison Branchies-Trachées-Poumons
a) Compléter ces schémas d'organrsmes en y ajoutant :

o une représentation de I'organe respiratoire [l []",


o une couronne pour représenter un système circulatoire (lorsqu'il y en a un).
o une flèche verte indiquant les mouvement du milieu respiratoire,
o des flèches rouges et bleues représentant les échanges et transports d'Oz et COz,
o le nom de I'organe en question.
Remarque : une cellule musculaire est déjà représentée dans chaque organisme.

4 Système respiratoire humain

4.1, Anatomie
Chez I'homme, I'air inspiré par le nez passe par les fosses nasales où il est humidifié, réchauffé
et débarrassé des poussières et bactéries grâce à la muqueuse humide présente à cet endroit
(en se mouchant, les poussières retenues sont éliminées avec le mucus). ll passe ensuite dans
le pharynx et le larynx pour se rendre dans la trachée (tube rigide de 10 à 15 cm maintenu
ouvert grâce à du cartilage), les bronches, les bronchioles. Chaque bronchiole débouche sur
une alvéole (vésicule formée d'une membrane et fortement vascularisée) où se déroulent les
échanges gazeux. Un adulte possède environ 300 millions d'alvéoles! Chaque poumon est
enfermé dans un sac étanche, la plèvre, fait de deux parois entre lesquelles se trouve un liquide.
Les parois glissent I'une sur l'autre sans se décoller.

'.,[;.':
:,ir: l':lt;li: ; i.::.1.;,'i .::i [Link] (:)': i\4.1:()i t' t,. !
4.2 Ventilation
Voici les radiographies d'une cage thoraciques à I'inspiration et à I'expiration.
Décalquer les poumons de la première radiographie (inspiration) sur un papier calque puis le
superposer sur la 2ème radiographie.

J
!
't

Observations
3
-

&
I
I
I
I

Exercice 5. Compléter la légende de ce schéma

1
2
3
6 1 6
7
8
2 7
4
3 I
4 I
I
10
5 10

Exercice 6. Relier chaque mot à la définition correspondante.


Diaphragme o o Phénomène actif permettant I'entrée d'air.
Alvéole pulmonaire o o Ensemble de vaisseaux sanguins très fins.
Réseau de capillaires o o Petit sac srtué à I'extrémité des bronchioles
Surface d'échanges o o Mécanisme permettant d'inspirer et expirer.
Ventilation pulmonaire o o Lieu de contact entre alvéoles et capillaires.
lnspiration o o Muscle qui se contracte lors de I'inspiration

)>.tt:; ! r: * t c i r::; i: t r ;t ! o t r i: 4
.\t!.1:i
O lL ;.'û':4 :10"t!';
4.3 Echanges gazeux

Sac alvéolaire
1 cm3 dê volume

Dans les poumons, les gradients de pression alr msprre ar explre


partielle favorisent la dif[usion de I'Oz dans le
sang et la difFusion du COz hors du sang. C'est
I'inverse dans les autres parties du corps.

-+ [Link] ci-contre.
il-
02 co2
il+
02 co2
or
Comme I'02 est peu soluble dans I'eau, le sang sang sang
en contient très peu. L'hémoglobine, un pig- désoxygéné oxygéné
ment respiratoire des globules rouges, contient
4 atomes de fer capables de transporter 4
molécules d'Oz. Cette protéine augmente alors
f4allTl
02 co2
ilr
02 co2

considérablement la quantité d'O2 que le sang


peut transporter. Le transport du COz est
également facilité par les globules rouges.

sang sang
Groupement
désoxygéné oxygéné
hème
-t:I FE
./.,s\ ljioxygene
fatlEl [Link]
ffirro,r
\BYË(
02 co2 co2
V 'Fer (Fe2+)

tissus
t-]F5I
02 co2
Hémoglobine

-(,,\;ca(:lli ra:r' ! (.:S,pi :':) i t.)i l € .1 i\ !.(; (.') i'


Exercice 7. Construire des phrases en utilisant les mots proposés
a) air inspiré - gaz carbonique - moins - air expiré

b) trachée - nez - bronches - alvéoles pulmonaires - air

c) oxygène - capillaire sanguin - alvéole pulmonaire

Exercice B. Vrai ou faux? Cocher la bonne réponse


Vrai F AUX
a) Les végétaux, comme les animaux, respirent. C C
b) Les mammifères comme la baleine ou le dauphin possèdent des poumons. c C
c) Les poumons permettent la respiration dans I'eau et dans I'air. C C
d) Les trachées des insectes et les poumons permettent de respirer dans I'air. C o
e) Les branchies sont des organes qui permettent les échanges entre I'eau
et I'organisme.
oo
f) Les végétaux fabriquent du dioxygène par la photosynthèse pendant le C c
jour et en absorbent par la respiration.
s) Lors de I'inspiration, le diaphragme se soulève. C C
h) Respirer consiste à absorber du dioxyde de carbone et à rejeter du di- C o
oxygène.
i) L'air expiré est plus riche en dioxygène que I'air inspiré. C C
j) Les alvéoles pulmonaires sont des sacs remplis d'air. C c
k) L'expiration est une phase active. C C
r) Les échanges gazeux au niveau des poumons s'eflectuent entre les alvéoles c o
et le sang.
m) En passant par les poumons, le sang s'enrichit en Oz et s'appauvrit en C C
COr.
n) C'est grâce aux végétaux qu'il y a du dioxygène dans I'atmosphère. o C
o) Le sang oxygéné sort des alvéoles pulmonaires par I'artère pulmonaire. o C
p) Lors de la déglutition, l'épiglote s'abaisse au niveau de la trachée. c c
Exercice 9. Questions courtes :

a) Quel est le rôle de la plèvre ?

b) Quelles sont les conditions permettant un système respiratoire à trachées?

c) Par quel mécanisme I'oxygène passe-t-il à travers les membranes? Préciser

ilr-.;1...1 1';g. y-.^1,'i.;i1 ,,ri f:'tf t: ,1 illiSOi) at


a)t
)(7-:,:1 't; 1 :.t:'
5 Partie pratique

5.1 La ventilation pulmonaire

La ventilation pulmonaire se fait en deux temps :

L'inspiration; I'air entre par la bouche ou le nez, descend dans la trachée puis dans les
-
bronches et bronchioles et arrive dans les alvéoles pulmonaires.
L'expiration :l'air ressort des poumons en empruntant le chemin inverse.
-
Lors de I'inspiration, des muscles soulèvent la cage thoracique et le diaphragme s'abaisse
(d'ailleurs, lorsqu'une personne dort, on voit son ventre se lever et se baisser). L'augmenta-
tion de volume des poumons provoque une dépression qui aspire I'air.
Lors de I'expiration, le diaphragme remonte et les côtes s'abaissent, ce qui fait sortir I'air des
poumons. L'expiration est passive.

> Ef[ectuer le montage suivant


Paille
> Tirer sur I'extrémité du ballon externe. '.-'Eouteille coupée en deux

> Que se passe-t-il? Bâllon inteilre

Ballon externe

> Dessiner le résultat dans le cadre

> Expliquer ce résultat en quelques phrases

> À quoi correspondent ...

la bouteille? ....
le ballon interne? ....
le ballon externe? ....
la paille? ....
> Pourquoi dit-on que I'inspiration est active alors que I'expiration est passive?

'r'.\,,5{ r::;l ;f: l-al:[Link],rii,rlr t: :i it'i <-i'' i' i t,l '.'i.).',:l , i.-,lt
5.2 Gaz carbonique et expiration

L'eau de chaux (solution saturée d'hydroxyde de calcium Ca(OH)2) permet de mettre en


évidence la présence de gaz carbonique (COr).

> Verser un peu d'eau de chaux dans une éprouvette.


> À I'aide d'une paille, souffler dans I'eau de chaux.
> Observer I'eau de chaux. Que se passe-t-il?

> Expliquer le résultat.

5.3 Rôle des gaz dans la combustion


> Verser environ 3 cm d'eau de chaux dans un cylindre.
> lntroduire une bougie allumée dans le cylindre.
> Fermer le cylindre à I'aide d'un verre de montre.
> Que se passe-t-il ? Pourquoi?

> Que peut-on observer sur le verre de montre ?

> Sortir la bougie, refermer le cylindre et agiter


> Que se passe-t-il? Pourquoi?

anlt an1tr
Systènte respiratoire - 4MSOP 11
Le Système cardiovasculaire
I Fonctions du système cardiovasculaire
Pour acheminer les substances vitales vers les organes où elles seront consommées, le corps a
besoin de voies de communications, de moyens de transport. Le système cardiovasculaire assume
cette fonction : les voies de communication sont des vaisseaux sanguins et le moyen de transport
est le sang. Les substances transportées sont :

: poumons ----+ autres organes


- I'oxygène
nutriments : des intestins --> autres organes
- les gaz carbonique : organes ---+ poumons
- leles déchets et I'eau en excès : ---+ reins
- les résidus toxiques du métabolisme, I'alcool, la nicotine : ---+ foie
- les hormones : glandes productrices ---+ organes cibles
- les anticorps
-
Exercice L. Substances transportées - Légender les flèches de la figure ci-dessous

SJrsrèrtte cardtovasctil;ttre 4tVSO!) I


:)021 2025
2 Anatomie du système cardiovasculaire
Le système cardiovasculaire est constitué d'un liquide circulatoire, le sang; un réseau de vais-
seaux, les vaisseaux sanguins; et d'une pompe musculaire, le cæur.

2.t Le sang

Composition du sang :

> Globules rouges ou érythrocytes (5 millions/mm3) : Cellules dépourvues de noyau et conte-


nant I'hémoglobine, dont le rôle est de transporter le dioxygène jusqu'aux organes. lls trans-
portent également une partie du COz vers les poumons. Leur durée de vie est de 100-120
jours et sont continuellement produits dans la moelle osseuse rouge.
> Globules blancs ou leucocytes (6 à 8'000/mmt) : Cellules du système immunitaire. Elles
défendent notre organisme contre des éléments pathogènes. Comme les autres cellules san-
guines, ils sont produits dans la moelle osseuse rouge.
> Plaquettes (250 à 300'000/mm3) : Cellules dont le rôle est d'assurer la coagulation du sang
en cas de coupure.
> Plasma (liquide contenant les cellules en suspension) : composé à 90% d'eau, son rôle est de
transporter nutriments, hormones, anticorps et déchets du métabolisme. ll transmet également
la chaleur à la périphérie du corps.

Plasma 55% Éléments figurés 45%

Nombre
Composants Principales fonctions Tlpes de cellules Fonctions
par litre de sang

Eâu Solvant Leucocytes (globules blancs) 5à 10x 10e Défense

o
et immunité
lons (électrolytes Équilibre osmotique, Séparation
sanguins) effet tampon sur des composants
Sodium le pH et régulation du sang
de la perméabilité Lymphocytes

m
Potassium
Calcium des membranes
Mâgnésium
Chlorure
Bicarbonate
Éosinonhites(A
Protéines
plasmatiques
Albumine Équilibre osmotique Monocytes
et effet tampon Neutrophiles
sur le pH Thrombocytes (plaquettes) 250à400x10e Coâgulation
lmmunoglobulines Défense de l'organisme

Apolipoprotéines
(anticorps)
Transport des lipides
/Àêf,q
Fibrinogène Coagulation Érythrocytes (globules rouges) 5à6x 1012 Transport de l'02

Autres substan(es transportées par le sang


Nutriments (p. ex., glucose, acides
gras et vitamines), déchets métaboliques,
gâz respiratoires (Q2 et COz), hormones
ac et contribution au
transport du COz

:lt':,.ii:i;;i' i--ri i"r.::',', 1,; ;,;;,;1,,, ;1 lt'til i :i '


Exercice 2. Le sang
a) Légender la figure ci-dessous

b) Quet est le rôle des globules rouges?

c) Quel est le rôle des globules blancs?

d) Quet est le rôle des plaquettes ?

e) Quel est le rôle du plasma ? De quoi est-il principalement constitué ?

2.2 Les vaisseaux sanguins


> Les artères : conduisent le sang éjecté du cæur, de façon pulsée. Ce mode d'écoulement
peut facilement être constaté aux artères des poignets et des tempes. Les parois épaisses des
artères contiennent des fibres extensibles et une musculature lisse. Elles régularisent le flux
sanguin grâce à leur souplesse.
> Les veines : permettent au sang de regagner le cæur. La pulsation est atténuée et le
sang s'écoule régulièrement, leurs parois sont donc minces. Les muscles squelettiques, en
se contractant lors de mouvements aide au retour veineux. Dans les grosses veines, des val-
vules en forme de poches distantes de quelques centimètres empêchent le reflux du sang. Des
varices apparaissent là où des valvules ne remplissent plus leur fonction, en particulier dans
les jambes où le sang doit circuler vers le haut.

Veine

Artère

Systente cardtovascttlane - 4MSOP 3 2024 - 2025


> Les capillaires : relient les ramifications extrêmes des artères avec celles des veines. Des
réseaux de ces vaisseaux, les lits capillaires, infiltrent tous les tissus. lls passent à proximité
de chaque cellule du corps, à une distance équivalente au diamètre de quelques cellules. D'un
diamètre de 5 à 10 millièmes de mm, ils permettent le passage des globules rouges I'un après
I'autre. L'échange entre oxygène et COz a lieu lors de ce passage. Les nutriments et les
déchets s'échangent aussi à travers la paroi fine des capillaires. lls peuvent être fermés ou
ouverts, de façon à pouvoir distribuer du sang là où les besoins sont les plus importants (lprs
d'un effort par exemple).

:1
:.f
I

Exercice 3.
Représenter, à I'aide d'un schéma simple, une artère, une veine et des capillaires
Le schéma doit bien entendu comprendre le cæur. ll est donc déjà dessiné.

Exercice 4. Le tableau ci-dessous présente les débits sanguins dans différents organes d'un sujet
au repos ou lors d'une activité physique. Que peut-on constater?
Débit sanguin [mL/min] Au repos A I'efFort
Cceur 200 750
Cerveau 750 750
Peau 400 1'600
Poumons 6'000 l_7'500
Reins l_'l_00 600
Os 600 400
Muscles 1'000 1_2'500
Organes abdominaux 1'400 600

Systènte cardiavasculaire - 4MSOP 4 2024 - 2025


2.3 Le cæur

Le cæur est composé d'un muscle creLrx, le myocarde, à quatre cavités: deux oreillettes qui
reçoivent le sang à son arrivée dans le cæur et deux ventricules (dont la paroi est plus épaisse)
d'où le sang est expulsé vers les autres organes à chaque contraction. ll est enfermé dans un
sac, le péricarde. Entre les deux, un film de liquide lubrifiant facilite les mouvements du cæur.

Aorte
Arière pulmonoire droite
Artère pulmonoire gouche
Veine cove
supérieure
Oreillette gouche

Veines pulmonoires gouches


Veines
pulmonoires
droites Volves sigmoi'des

Oreillette droite Volves ouriculoventriculoires

Ventricule gouche
Veine cove inférieure

Ventricule droit

Dans le cceur, quatre valves empêchent le sang de refluer lorsque les ventricules se contractent :

> Deux valves auriculoventriculaires (valves AV) se trouvent entre les oreillettes et les ventri-
cules. Elles empêchent le sang de circuler du ventricule à I'oreillette.
> Deux autres valves, la valve aortique et la valve pulmonaire, se trouvent à la sortie des
ventricules. On les appelle aussi valves sigmoides. Elles empêchent cette fois-ci le sang de
circuler vers les ventricules.
Ces 4 valves permettent au sang de circuler toujours dans le même sens. L'ouverture et la ferme-
ture (passives) de ces quatre valves créent deux "sons cardiaques" distincts, appelés battement
du cæur.

Exercice 5. Le cæur
a) Citer les vaisseaux connectés à I'oreillette gauche. Combien sont-ils?

b) Citer les vaisseaux connectés à I'oreillette droite. Combien sont-ils?

c) Le vaisseau connecté au ventricule droit se nomme le tronc pulmonaire. ll se scinde très


rapidement en 2 vaisseaux. Quels sont-ils?

d) Citer le vaisseau connecté au ventricule gauche

-Syslelire [Link] ul a r re 1l','l SC P 5 aft ) ,l ana tr


Révolution cardiaque Le cæur permet de mettre en circulation le sang dans le corps en-
tier. ll fonctionne un peu comme une pompe. Au cours de I'activité cardiaque, deux étapes se
succèdent :

1. Durant la diastole, le muscle se relâche et le cæur se remplit de sang.


2. Durant la systole, le muscle se contracte et le sang est éjecté du cæur.
Une révolution complète peut se diviser en trois phases :

A. Diastole auriculaire et ventriculaire


B. Systole auriculaire et diastole ventriculaire
C. Systole ventriculaire et drastole auriculaire

I
I
I
r
I
I
I

POUM PAP

V sigmoïdes FERMEES OUVERTES FERMEES


V. atrioventr. OUVERTES FERMEES OUVERTES

Chez un humain de taille moyenne au repos, ces deux étapes durent environ 0,8 s. Le pouls est
entre 65 et B0 battements par minute.

t
-!:, 1':; i ell r tr: (.i i i:i r ( )', t.,i :,, i- :i i,.' i i e, z! l\li !:; {) i: 1.) ,.a0'),:i /:)(i.:)a
Exercice 6. Révolution cardiaque
a) Remettre ces étapes du cycle cardiaque dans I'ordre (numéroter de 1 à 5)

,
!
t

b) Associer l'étape correspondante (numéro) à chacune des descriptions suivantes


Diastole
Fermeture des valves auriculo-ventriculaires
Systole ventriculaire
Systole auriculaire
c
Fermeture des valves aortique et pulmonaire

Exercice 7. Le cæur : Légender

Systènte cardiavasculaire - 4MSOP 7 2424 - 2A25


3 Circulation sanguine
Notre circulation sanguine (et celle des autres mammifères, des amphibiens et des reptiles) com-
porte deux circuits (les circulations pulmonaire et systémique) et deux pompes, qui fusionnent
en un cæur à plusieurs cavités.

Exercice 8. La circulation :

a) Colorier en rouge les vaisseaux contenant du sang riche en oxygène.


b) Colorier en bleu les vaisseaux contenant du sang pauvre en oxygène
c) lndiquer par des flèches le sens de la circulation.

Ce schéma ne représente évidemment pas toutes les veines et artères du corps humain. Toutes
les artères de la circulation systémrque sont issues de I'aorte, et (presque) toutes les veines
convergent dans les veines caves.
On ne le voit pas non plus, mais le cæur est irrigué lui aussi, par les artères coronaires (leur nom
vient de leur disposition en couronne autour du cæur). On distingue I'artère coronaire gauche
et I'artère coronaire droite, toutes deux prenant naissance de I'aorte.

t-'\,5iil.,l,r,' . -.[Link]-li/:',./ ;:i;;iit., i,iia:,i )|" .1


: ] ,.1i '.t'i:i.
':
Exercice 9. Circulation sanguine : Décrire la circulation sanguine humaine en notant toutes les
étapes dans I'ordre (commencer par la circulation pulmonaire). Spécifier les échanges gazeux,
les parties du cceur et les vaisseaux par lesquels le sang passe.

Exercice 10. Sang riche ou pauvre en dioxygène ? Cocher la bonne case.

Oreillette droite
Artères pulmonaires
Veine cave inférieure
Ventricule gauche
Veine cave supérieure
Veines pulmonaires
Aorte
Ventricule droit
Oreillette gauche

Exercice 11. Échanges gazeux :

a) Une alvéole pulmonaire ainsi qu'un capillaire sont représentés ci-dessous. lndiquer le sens du
flux sanguin par une flèche noire. Justifier en quelques lignes.

POz = 40 mmHg

POr: 104 mmHg

Ajouter sur le même schéma des flèches légendées représentant les échanges gazeux entre
I'alvéole et le capillaire.
b) Même exercice, cette fois avec une cellule d'un tissus qulequonque.

POz = 40 mmHg

POr:40 mmHg

.5'i,5 I ei ; l {:',1,.,;7 5i16' 1,'; 1.ç, i- t.t |, t' r t: /: l\11 l; () f:' aj


:l .',)Û.,t'.t' .',' (i.:'.5
Exercice L2. Circulations pulmonaire et systémique

a) Nommer les structures


numérotées.

1)

2)

3)
4\
tr\
J)

6)

7)

B)

e)

10)

11)

12)

13)

r4)
15)

16)
b) Ajouter des flèches indiquant
le sens de la circulation
dans les dif[érents vaisseaux.
Flèches bleues pour le sang
désoxygéné et rouges pour le
sang oxygéné.
4 Pression sanguine
On appelle pression sanguine la force hydrostatique que le sang exerce contre la paroi des
vaisseaux sanguins. C'est pourquoi on parle de "tension" ou de "pression" artérielle. La tension
artérielle permet d'évaluer la force et la quantité de sang pompée par le cæur, ainsi que la
souplesse et l'état général des artères.
La tension artérielle se compose de deux éléments :

> la pression systolique : enregistrée lorsque la tension artérielle est à son maximum au cours
de la contraction du ventricule gauche,
> la pression diastolique: mesurée lorsque la tension sanguine est à son minimum, lorsque le
cæur est au repos entre deux battements.
Le rapport de ces deux mesures est la tension artérielle. On parle d'hypertension lorsqu'elle
est anormalement élevée: pression systolique supérieure à 140 mmHg et pression diastolique
supérieure à 90 mmHg.
L'hypertension est liée à un grand nombre de pathologies (l'athérosclérose, I'insuffisance car-
diaque, I'accident vasculaire cérébral, I'infarctus du myocarde ou encore des atteintes rénales,
pour n'en citer que quelques-unes). En I'absence de traitement, I'hypertension peut être à I'ori-
gine de graves lésions cardiaques et des vaisseaux sanguins. Cette maladie peut être généralement
contrôlée grâce à des traitements spécifiques et à une amélioration du régime alimentaire et du
mode de vie.
Tableau : Classification de I'hypertension (adultes > l-8 ans), sur une moyenne de trois mesures
effectuées à plusieurs occasions (semaines, mois) :

Optimale < L20 <80


Normale 720 - 729 80-84
Normale haute 130 - 139 85-89
Stade I (légère) 140 - 159 90-99
Stade ll (modérée) 160 - 779 100 - 109
Stade lll (Sévère) > 180 > 11_0

Mes mesures : mesurer trois fois sa pression et calculer les moyennes des pressions systoliques
et diastoliques. Comparer avec les valeurs du tableau.

Mesure 1

Mesure 2
Mesure 3

Moyenne

-51'stertie carclrottas;culitire 4l\4SOf) 11 2{i21t - :025


Exercice 13. Définitions : À quel mot correspondent ces définitions?

a) Vaisseau qui s'éloigne du cæur :

b) Vaisseau qui s'achemine vers le cæur :

c) Mince tissu fibreux entourant le cæur: ....


d) Minuscules vaisseaux sanguins reliant les artérioles aux veinules.

e) Artères irriguant le muscle cardiaque.


f) Structure empêchant le sang de passer des ventricules vers les oreillettes.

g) Tissu musculaire cardiaque.


h) Partie du cæur recevant le sang après son passage dans les poumons.

i) Circulation sanguine entre cceur et poumons.


j) Vaisseau sanguin recueillant le sang pauvre en 02 des membres inférieurs.

k) Circulation alimentant les organes à I'exception des poumons?

Exercice 14. Compléter à I'aide des mots suivants : artérielles- communrcation - droit - épaisse
-gauche-mince-myocarde-oreillette-péricarde-pouls-poumons-premierbruit-systole
ventriculaire - systole auriculaire - valvule auriculo-ventriculaire - ventricule.

Le cæur a une forme allongée, amincie vers le bas; il est disposé au centre de la cage thoracique,
entre les deux .
; la pointe est inclinée vers la
Le cæur est retenu dans la cage thoracique par une fine membrane qui I'enveloppe, le

, . . . Le cæur est un organe creux, dont les parois et cloisons sont formées de
muscles, le . . . . . Une cloison verticale sépare le cæur en deux moitiés,
gauche et droite, qui n'ont entre elles aucune . . Chaque moitié est
elle-même divisée par une cloison horizontale en deux compartiments, I'un supérieur, ou .

, I'autre inférieur, ou . . . Chaque oreillette communique


avec un ventricule par un orifice muni d'une sorte de soupape, appelée
Celle-ci est constituée par une membrane, solide et flexible,
disposée comme un goulot sous I'orifice de communication, côté ventricule. Le sang, s'écoulant
par ce goulot, passe librement de l' . au

. . . Mais s'il tente de passer en sens inverse, la membrane de la valvule est repoussée, ce qui
obstrue I'orifice de communication. Les deux valvules, gauche et droite, se ferment à chaque
battement, ce qui produit le . . . du cæur. La contraction des oreillettes,
appelée . , chasse le sang dans les ventricules tout proches.

Elles ont une paroi plus . . que celle des ventricules, qui doivent chasser le
sang dans tout le corps (lors de la .. . ), soit vers les poumons

.::..,, \t:, i i.: ij i t: ( . ) i' :, t t ", t.'.t,.,t,j 11.,i1 ::t,'1 1'.:1


t (.'l ;'
'l t.) ' 'i:','..:i .)! :
":!:\
(ventricule ), soit même dans tout le corps (ventricule
La contraction des ventricules provoque un choc qui se transmet le long des parois
. ,c'estle...
Exercice 15. Cocher toutes les bonnes réponses

a) Le cceur humain est formé aux organes d'être approvisionnés en

Q d'une seule cavité, o2,


la distribution de C02 aux organes,
C de deux cavités,
aux organes de se débarrasser de leurs
O de quatre cavités, déchets,
Q d'alvéoles.
b) Le sang circule dans :
Q la distribution des nutriments aux or-
ga nes.
des artères,
h) Le cæur est un muscle :

des veines,
Q formé de ventricules droit et gauche qui
Q des nerfs, communiquent entre eux,
Q des vaisseaux sanguins. C qui se contracte et se relâche,
c) Dans notre organisme, le sang est mis en constitué d'une partie droite et gauche
mouvement par : qui ne communiquent pas entre elles,
Q les poumons, qui se contracte de façon rythmique,
propulsant le sang vers les vaisseaux
Q le cæur,
sanguins.
Q les reins,
i) Le sang apporte aux organes
Q I'intestin.
d) Le cceur est :
O du dioxyde de carbone,
C du dioxygène,
O un muscle, des nutriments,
Q une pompe propulsant le sang,
de l'air.
O un organe creux, j) Les capillaires sont des vaisseaux
Q constitué de 2 cavités. qui sont situés entre les organes,
e) Au niveau du cæur :
qui se trouvent dans les cheveux,
Q les cavités communiquent toutes entre
C qui parcourent tous les organes,
elles,
qui assurent les échanges entre le sang
Q les sangs pauvre et riche en 02 ne se
et les organes.
mélangent pas,
k) Nous pouvons traverser les capillaires san-
Q le sang pauvre en 02 arrive des pou-
guins, capturer et englober des cellules
mons,
mortes et des microbes. Nous sommes
Q le sang riche en 02 arrive des organes. de très bons défenseurs de I'organisme. ll
f) La circulation du sang se fait : s'agit de :
dans un circuit totalement fermé, des plaquettes
dans un circuit ouvert par endroits, des globules blancs
à sens unique, Q des globules rouges
Q dans un sens puis dans un autre C de la lymphe
g) La circulation du sang permet : O du plasma
q'i.1.f {r1":l''
,]',,-;,' i.,'r,'([Link].|...,i i:,!.:i |!r. !1
1'rt'1
j
-l ; ;'; ' ;
,ti ., ("j
,
)
.r:,
l) Le rôle du plasma sanguin est de :
O du ventricule droit au ventricule gauche
Q véhiculer sous forme de solution la q) Quand sont produits les bruits du cceur ?
nourriture et les déchets cellulaires
quand les valvules s'ouvrent
produire la chaleur interne du corps
quand ventricules et oreillettes se rem-
se débarrasser des microbes pouvant at-
plissent
taquer I'organisme
Q débarrasser I'organisme des vieilles cel- Q quand les valvules se ferment
lules mortes Q quand les ventricules se remplissent
m) La formation des globules rouges du sang r) Les artères ont des parois
humain adulte se fait dans :

Q minces, avec valvules


Q le cerveau
Q épaisses et élastiques avec valvules
Q le foie
Q la moelle osseuse rouge Q minces, sans valvules
Q le cæur Q épaisses et rigides sans valvules
Q la rate Q épaisses et élastiques sans valvules
n) Le pigment rouge qui fixe I'oxygène aux s) Le fonctionnement du cæur présente une
hématies se nomme : série de phénomènes qui se répètent tou-
jours dans le même ordre
Q la chlorophylle :

Q I'hémoglobine Q contraction des oreillettes, contraction


des ventricules, repos
Q le leucocyte
Q le plasma Q contraction des ventricules , repos,
contraction des oreillettes,
o) Le rôle principal de I'hémoglobine des
hématies est de : contraction des ventricules , contrac-
tion des oreillettes, repos
Q servir à la coagulation du sang
défendre I'organisme contre les mi- contraction des oreillettes, repos,
crobes contraction des ventricules, repos

Q donner la couleur aux globules Q contraction des oreillettes, repos,


transporter I'oxygène et le dioxyde contraction des ventricules,
Q de
carbone t) Le vaisseau sanguin qui porte le sang du
p) Au moment de la systole ventriculaire, où cæur aux poumons se nomme :

le sang passe-t-il?
Q la veine pulmonaire
Q des oreillettes aux ventricules
Q I'artère pulmonaire
du ventricule gauche à I'aorte et du ven-
tricule droit à I'artère pulmonaire Q la veine cave inférieure
C du ventricule droit à I'aorte et du ven- Q I'aorte
tricule gauche à I'artère pulmonaire Q la veine cave supérieure

--,!s1el;tt l ctl ri;{)l,:i.t:i't;I;ttrr., "'i l\lrJ{ \I't .r ll ,-l -' r


. t. i
tt I .i
Exercice 16. Évolution des systèmes cardiovasculaires chez les vertébrés.
Poissons Amphibiens Mommifères
Copilloires des Copilloires des Copilloires des
bronchies pou mons et de lo peou poumons

Copilloires Copi lloires


systémiques systé miq ues

Décrire en quelques phrases les diftérents systèmes des vertébrés. Observer le nombre de cavités
cardiaques, le type de circulation (simple ou double)...

*Svsten;e c;t t'cl ictvasct-t I a t re - 4 h4 5O P 1[ 2û24 - 2û25


Evolution et classification
1 Evolution : Rappels
Jusqu'au XVlll ème siècle, il était admis comme allant de soi que plantes et animaux étaient
restés tels qu'il avaient été créés.
C'est à la suite de découvertes de
nouvelles espèces de plantes et d'ani-
maux, ainsi que de nombreux fos-
siles, témoins d'espèces disparues,
que des théories de l'évolution ont
vu le jour. Actuellement, I'hypothèse
courante est que tous les êtres vi-
vants ont un ancêtre commun (Luca,
pour Lasf Universal Common Ances-
tor), très simple, unicellulaire. Mais
alors que s'est-il passé entre Luca et
les espèces actuelles ?

1.1- Les origines de la diversité actuelle - petite simulation


lmaginons l'évolution de la vie sur une exoplanète imaginaire, appelée Gyp. Cette activité vise à
créer une vie similaire à celle sur Terre avec une grande variété d'espèces différentes.
Vous allez le voir, il suflit de quelques mécanismes simples pour voir émerger une diversité
fascinante.
1. Vie et mort
Commençons donc par imaginer un être vivant sur cette planète. ll est seul et sait se déplacer
et manger. ll se déplace donc, mange, se déplace, mange, se déplace. Petit à petit, I'envi-
ronnement abîme notre ami. ll vieillit. Un an plus tard, il meurt.

Ce premier essai ne fonctionne pas très bien.


Un être vivant a bien vécu sur Gyp, mais pen-
dant très peu de temps.
I > Que manque-t-il pour commencer?

f.
t
I it

It
I
I

4
I
tltâ

2. Reproduction et hérédité
Notre premier individu a acquis une nouvelle capacité : celle de se reproduire et de transmettre
ses caractéristiques à la génération suivante !

Evalution et Classification 4MSOP 1 2024 - 2025


Disons que tous les soirs, s'il est encore vivant, il se
duplique pour former un clone parfait de lui-même, mais
P
en plus jeune. Pour cette nouvelle simulation d'évolution
sur Gyp, I'espérance de vie est toujours d'un an, mais le
taux de reproduction est de 2 par jour.
Au jour 0, il est seul ; au jour 1, ils sont donc 2; le
lendemain, ils sont 4; etc.
> Combien sont-ils au jour 3 ?
> Puis au jour 4?
> Puis au jour 30 ?
r.l;
)Sur Terre, aucune population ne se comporte de la sorte. Citer quelques causes qui
empêchent un accroissement pareil de la taille des populations.

3. Compétition
Dans la nature, une certaine compétition opère entre les individus:ceux qui sont le plus
adaptés ont plus de chance de survivre et donc de se reproduire. Est-il possible de choisir les
individus qui sont le plus adaptés sur Gyp? Si oui, comment? Si non pourquoi?

4. Variation
Lorsque nos individus se reproduisent, donnons-leur une petite chance de fabriquer des descen-
dants un peu difFérents, qui ne seront pas des clones parfaits de leur parent. Nous introduisons
ainsi de la variation d'une génération à I'autre.
> Citer un phénomène qui peut être à I'origine de cette
variation. Ff'Ê-Æ-f -jJ]

Après quelques générations de clones identiques, on voit


apparaître un individu avec une nouvelle caractéristique :
t
une couleur difFérente. Puis un autre avec une nouvelle
- \\
forme. Des variants sont ainsi produits, qui présentent - I
une combinaison de caractères qui les rendent uniques. lls
é
apparaissent par hasard, mais peuvent disparaître assez
rapidement. Nous avons maintenant de la variation sur
Gvp.

5. Fréquence des variants


ll est pour le moment impossible de prédire quelles couleurs et quelles formes seront les plus
nombreuses car leur nombre évolue de manière aléatoire.
Au fil du temps, la fréquence des variants peut changer :

fl. t.'i'! i, i : i,, i ; i; i (-,t ;t,,; ti ; r ;i ; ; i, 1-,'i ii;i ;',, t',' i -- 'ti] ),i j!'t'):\
a) Sélection naturelle
I ,a r}'l|
Jusque-là, être rouge ou vert, carré ou triangulaire
fi fr
n'influençait pas les chances de survivre et de se
reproduire. C'est pour cela que les nombres de ces T
variants évoluaient au hasard au fil du temps.
lntroduisons maintenant des aliens prédateurs visi- ç
tant régulièrement notre planète. lls sont très at-
tirés par la couleur verte, bren qu'ils ne rechignent
pas à manger du rouge ou du bleu s'ils ne trouvent
rien d'autre.

> Comment les proportions de variants vont-elles changer? Pourquoi?

On dit que I'environnement opère un tri sur les individus de la population. En quelques
générations, ceci peut conduire à la disparition de certaines formes. D'autres formes sont
au contraire favorisées. C'est le phénomène de la sélection naturelle.

L.2 Les ingrédients de l'évolution

Les scénarios précédents ont montré les ingrédients nécessaires à l'évolution de nouvelles formes
de vie sur notre planète hypothétique, et à I'aboutissement d'une grande diversité comme celle
obiervée sur Terre.
En efFet, il faut :

o une transmission des caractéristiques d'une génération à I'autre: I'hérédité,


o des mécanismes créant de la variation,
o diverses interactions (entre individus de même espèce ou d'espèces difflérentes, entre individus
et environnement), façonnant cette variation : il s'agit de la sélection naturelle, la dérive
génétique, la migration, la compétition, la coopération, la prédation, la symbiose, etc.
Sur Terre, la vie est apparue il y a au moins 3,5 milliards d'années. On sait maintenant que tous
les êtresvivants qui peuplent notre planète sont apparentés à des degrés divers. Nous partageons
ainsi des ancêtres avec les bactéries, les plantes, les insectes et les champignons.

i-'iii ;it ::,ir.,i t t,t ( Lt: !,; i it.;-i ; ir' tl :,.1 i",ti':,('.;j' . i' ;,'r .i) ).'t\
1.3 La notion d'espèce
Une espèce est un groupe de populations naturelles dont les membres sont eflectivement ou po-
tentiellement interféconds, produisent une progéniture féconde, et sont génétiquement isolés
de groupes similaires. Ainsi, par exemple, le cheval et l'âne n'appartiennent pas à la même espèce
car leur progéniture est stérile.
Le pouillot véloce et le pouillot fitis, pour-
tant morphologiquement très semblables, sont
également d'espèces diflérentes car ils ne
peuvent pas se reproduire entre eux.

Au contraire, le berger allemand et le teckel


font eux partie de la même espèce, malgré leurs
nom breuses d ifFérences. Pouillot véloce Pouillot fitis

1.4 Théorie de Darwin


Charles Darwin (1809-1882) peut être considéré comme I'un des plus importants novateurs de
la pensée scientifique moderne.
ll entreprit des études de médecine qu'il abandonna pour la théologie. ll s'intéressait à tout et
c'est en tant que naturaliste qu'il participa à un voyage d'exploration sur le " Beagle" pendant 5
ans (18:t-1 836)
' DaMin, après Le 8æg/e ôu port
sn retour
en'184O

EUROPE
AMÉRICNJE
DU NORD
fu. t"
OCEAN
ATLAIITIQUT

O'EÂN AfRIQUE
Gal{pagos o h Aiqa PA(IFlQUE
o .th
lb Maldtfla AMÉRIQUE
5UD
t6
Èphæ

@
gb
OCÈAN
PACIFIQUE
E
c

Argentine
Cap de

fé eût'6e,
o 204
KilqËE
*,P* fo f9àrora Cap Hom
Zélande

Durant ce tour du monde, il accumula une masse considérable d'observations qui suscitèrent les
idées fondamentales de sa théorie. ll observa notamment des pinsons sur les îles Galépagos, et
ceux-ci bien que semblables, lui paraissaient appartenir à des espèces diflérentes. lls se distin-
guaient par des becs dont la taille semblait adaptée à la nourriture disponible sur leur île. ll en
déduit par la suite que tous descendaient d'une même espèce. C'est ce qu'on appelle I'hypothèse
de I'ascendance commune.
Les dif[érences entre les espèces proviendraient bien des conditions environnementales, mais
l'évolution se serait faite au cours de temps très longs, contrairement à ce que pensait Lamarck.
Les observations principales de Darwin sont les suivantes :
1. Les organismes ont la possibilité de se multiplier de façon exponentielle.
2. Cependant les populations sont en général stables.
3. Les ressources dans un environnement ne sont pas illimitées.
4. Les individus d'une espèce sont difFérents les uns des autres.
5. La plupart de ces dif[érences sont transmises par hérédité.

lli'1 r11 1, !i:.)il (::i i-i,,;.:,:,,:ilt t i:,'.,i: ,!: ir,'i .::(': l\ ,li ''t),''i .'i)..)r:
En conséquence, Darwin émit les conclusions suivantes

Gerlalns lndtuldus
nalssant avec un cou
plus long.

Après de nombreusês
généralions, les individus
au long con eont fnrorlsés
p€ut-êtâ parcê qu'ils
pewont attolndre les
feulllesd'aËrcs plus
hauls, êttÉnsm€ttlê ls
canctàte r lot'rg cou "
à leur pmgénlturc.

lllustration de la théorie de Darwin

Évol trtion et Cl assificzttion 4M SOF 5 2024 - 2025


1.5 Les mécanismes de l'évolution

Variabilité génétique

La variabilité génétique est une condition indispensable à l'évolution. Les sources de variabilité
génétique au sein d'une population sont les suivantes :

/ '\.
.t

"=c=tc-',
'îîï.' E
Répânltbn alëat0re d4 Ô.0mosms I

ATCll) rl,. iil


tlril(ll)(tl ,

Sélection naturelle

Certains caractères confèrent à des individus une meilleure survie ou des avantages reproduc-
tifs. Par exemple, la couleur d'un individu peut influencer sa visibilité pour un éventuel prédateur.
Dans I'exemple de la girafe, un long cou permet d'atteindre des feuilles dans le haut des arbres,
ce qui est avantageux. Les conditions environnementales ont donc une influence sur la survie et
la reproduction des individus. On peut parler d'une sélection de la nature : la sélection naturelle.
La sélection naturelle permet aux espèces d'évoluer: les individus les plus adaptés survivent
mieux et ont également plus de chance de se reproduire et de transmettre leur patrimoine
génétique aux générations suivantes. Au fil des générations, les " meilleurs" gènes sont alors plus
fréquents. Chaque changement de I'environnement peut remodifier ces fréquences, pour autant
qu'une variation génétique soit toujours présente dans la ulation

Phalènes du bouleau
Sélection sexuelle

Cette sélection se traduit par une difFérenciation entre mâles et femelles au niveau de caractères
comme la taille, la couleur ou encore des appendices (cornes, crêtes, etc.). C'est ce que I'on
appelle le dimorphisme sexuel.

Ftroit ti ictit
t
ei ( i;t;.:[Link] t4 !\,4SOP ir 24.)1 2t jt'li
> Les femelles sont souvent une ressource rare à cause de l'énergie et du temps qu'elles inves-
tissent dans la reproduction. Les mâles, au contraire, sont surtout limités par la disponibilité
des partenaires.
> Les femelles peuvent améliorer leur succès reproducteur en choisissant un partenaire de viabilité
supérieure.
> Ces caractères peuvent démontrer la qualité génétique d'un partenaire, capable de survivre
malgré le handicap potentiellement procuré.
> Enfin, ces caractères sont aussi le fruit de la compétition sexuelle entre les membres d'un
même sexe, d'où des parades et des luttes pour déterminer celui qui pourra se reproduire
préférentiellement.

Résultat :

+ Les femelles " choisissent" un mâle alors que les mâles se battent pour féconder une femelle.
+ Les caractères de ce dimorphisme, bien que pouvant représenter un désavantage du point de
vue de la survie (prédation, coût énergétique), sont sélectionnés par les partenaires sexuels
et ainsi transmis aux descendants.

Exercice L. Représenter les individus survivants à chaque génération (2 et 3) dans les 4 situa-
tions puis compléter les tableaux de proportions.

a) Chaque individu donne naissance à 2 nouveaux individus de sa couleur (génération 2), puis
meurt. Un prédateur, repérant plus facilement les individus noirs, en fait disparaître 6 à la
2ème génération. La 2ème génération se reproduit ensuite de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3

*3
Résultats Génération 1 Génération 3 Évolution ? oui/non
Proportion de noirs ---+
Proportion de blancs ---+

b) Chaque individu donne naissance à 2 nouveaux individus de sa couleur puis meurt. Un prédateur fait
disparaître 3 individus noirs et 3 blancs à la 2ème génération. La 2ème génération se reproduit ensuite
de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3

o
o Oo

i. r.'i-.'ji ji iarl,'' l, i :
1':t,; ij,.'.:) | : :': :,'! i'',,i',{ i t:' . i.. a) .
Résultats Génération 1 Génération 3 Évolution ? oui/non
Proportion de noirs ---+
Proportion de blancs --+

c) Chaque individu donne naissance à 1 individu noir et à 1 blanc, puis meurt. Un prédateur, repérant
plus facilement les individus noirs, en fait disparaître 6 à la 2ème génération. La 2ème génération se
reproduit ensuite de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3

o
o oo
z
Résultats Génération 1 Génération 3 tvolutron / our/non
Proportion de noirs ---+
Proportion de blancs ---+

d) Chaque individu donne naissance à 2 nouveaux individus de sa couleur puis meurt. Un prédateur,
repérant plus facilement les individus noirs, en fait disparaître 6 à la 2ème génération. La 2ème
génération se reproduit ensuite de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3

o
o oo
Résultats Génération 1 Génération 3 Évolution ? ouif non
Proportion de noirs ----+

Proportion de blancs --+

e) Quels sont les paramètres ayant causé l'évolution des populations? Dans les cas où il n'y a pas eu
d'évolution, quelle en était la cause?

E ti ct i t t L i,:; it c,: i- ( ! :t t;s i i,,: :t I t i.; t ; .! i,,/l 5O i) lJ '),i.)4 ')!:).).;j


Exercice 2. Expliquez pourquoi la variation génétique au sein d'une population est indispensable
à l'évolution.

Exercice 3. Expliquez pourquoi la sélection naturelle est le seul mécanisme évolutif qui entraîne
continuellement une évolution adaptative.

Exercice 4. Des scientifiques étudient une population d'animaux vivant dans un habitat fréquemment
inondé. lls observent des individus de grosse et de petite taille ainsi que des individus à pelage
blanc et des individus à pelage noir. Durant une inondation, beaucoup meurent noyés. Certains
individus arrivent toutefois à survivre en se cachant dans des abris étroits. lls en dénombrent
500.
Résultats des analyses des chercheurs :

Sur les 500 individus, 312 font moins de 5 kg et 188 font plus de 5 kg.
- Parmi les individus de moins de 5 kg, on observe des individus à pelage blanc et des
- individus à pelage noir.
Seuls les individus de moins de 5 kg arrivent à atteindre les abris.
- La taille et la couleur du pelage sont des caractères hérédrtaires.
-
Lors d'une période de fréquentes inondations, va-t-on assister à une évolution du caractère de
la couleur du pelage elf ou du poids? Justifier.

l- v t: I ttt t c t'i r:i C l,t :;:, i i i r- a i to n ti lt(.li (,; f" 1; . )û:"1 :,'()tlt
2 Diversité et classification
La Terre compte plusieurs millions (-
8,7) d'espèces vivantes. Face à cette diversité, les natura-
listes ont, depuis I'Antiquité, cherché à grouper les organismes selon leurs parentés anatomique
ou physiologique, c'est-à-dire à les classer. La branche de la biologie consacrée à cela est la
systématique ou classification.
Tous les organismes vivants possèdent des liens de parenté plus ou moins éloignés. On parle
d'ascendance commune. La classification des espèces a pour but de représenter ces liens de
parentés, de découvrir les espèces les plus proches du point de vue de l'évolution. La construction
d' arbres phylogénétiques permet de comprendre I'histoire évolutive des espèces.

2.1, Démarche de classification

La démarche de la classification se résume en trois étapes.


A. Le tableau des caractères :
Dans ce tableau, des caractéristiques présentes chez les espèces étudiées sont signalées
[ : seules les présences sont signalées.
Exemple :

Mouche Cloporte Rat Humain Poule Martinet


Yeux bouche
Squelette externe
Squelette interne
Poils
Plumes

B. Les ensembles inclusifs :

Les ensembles, représentant des groupes d'espèces possédant une caractéristique commune,
sont ensuite formés. On commence par les caractéristiques possédées par le plus grand
nombre (ensemble le plus externe), puis on Yeux. bouche
continue avec des sous-groupes (à I'intérieur) Squelette interne
qui s'emboîtent. Squelette externe Plumes

Dans ces ensembles inclusifs, des groupes


situés au même niveau d'emboîtement sont
appelés groupes frères. Poils
Dans cet exemple, les groupes "squelette
externe" et "squelette interne" sont frères,
tout comme les groupes " poils" et " plumes" .

C. L'arbre phylogénétique :
L'arbre phylogénétique reflète les différents ensembles inclusifs. Le principe de sa construc-
tion est qu'il existe un ancêtre, hypothétique (il est impossible de remonter le temps afin de
déterminer I'espèce précise), ayant transmis chaque caractère d'inclusion aux espèces ac-
tuelles. Les groupes frères partent de bifurcations correspondant à la divergence d'espèces
issues d'un ancêtre commun.

, ,,,,..,ii.1;,:1-1 t',' t i.;,t.c11,,'1y-.1y .lt !"''r"'-1 t!'-:


"li) ),.)::i ,tj i.l:.;
Squelette externe Mouche

Cloporte
Yeux, bouche
Rat
Poils

Humarn

Squelette interne Poule


Plumes

Martinet

TEMPS

Plus les organismes sont proches, plus ils ont d'ancêtres hypothétiques communs. Ainsi, la
poule est plus proche du martinet (avec 3 ancêtres communs) que du ral (2 ancêtres com-
muns). L'arbre permet également d'observer une chronologie dans I'apparition de certains
caractères et de retracer I'histoire évolutive des espèces. Ainsi le caractère "yeux et bouche"
serait apparu avant le caractère " squelette interne".

2.2 Homologies ou analogie

Lorsque I'on compare les structures de certains animaux, on constate des caractères communs.
Exemples :

Les membres antérieurs des tétrapodes


(vertébrés dont les ancêtres ont colonisé les
milieux terrestres : amphibiens, reptiles, mam-
mifères, oiseaux), présentent des similitudes
anatomiques. Les membres antérieurs de tous
ces individus comprennent les mêmes éléments
osseux. On peut donc en déduire qu'un ancêtre
possédait ce membre antérieur et I'a trans-
mis à des descendant qui en évoluant en ont
modifié I'usage. On parle alors de structures
Humain Chat Bal€ine
homologues (organes avec le même plan d'or-
ga nisation). homologies

Les difFérences entre ces structures homologues sont dues à une divergence évolutive

A I'inverse, certains animaux présentent des


ressemblances alors qu'ils ne sont que très
lointainement apparentés. Ces ressemblances
proviennent d'une adaptation au cours des
générations à un milieu de vie similaire. Deux
organes remplissant des fonctions biologiques
semblables mais qui ne sont pas liées à un
héritage évolutif commun sont appelés struc-
tures analogues. Elles sont la conséquence
analogies
d' une convergence évolutive.

Etraltrtioit r:t Ciassiftcat iott 4 f\4SOI) 1l 2(i24 2025


Sur I'arbre phylogénétique, un caractère ne peut être placé sur une branche que si toutes les
espèces issues de cette branche le possèdent. ll se peut alors qLr'un caractère doive être noté
plusieurs fois sur un arbre.
Remarque: chaque mention d'un caractère sur l'arbre correspond à un ancêtre hypothétique
ayant transmis celui-ci à tous ses descendants. Chaque mention découle donc d'une hypothèse.

2.3 Taxonomie

Cette méthode permet une classification hiérarchique en groupes de plus en plus généraux, selon
leur apparentement. Un groupe ou rang taxonomique est appelé taxon, peu importe sa catégorie
de classement. Dans une classification complète, on observe B groupes diflérents :

Bpè(e Gêhre [Link] oJdE Cl6* Embran(hæhl Règre Oomlne

rgJ
lours ndrl

Ursdés

C arnNret

l,,lammrlè16

Cordé,

Anrruùx

Êu<aryotes

Après I'espèce, le groupe le plus étroit, situé au bas de la hiérarchie correspond au genre.
ll regroupe les espèces étroitement apparentées. Puis les genres semblables se regroupent en
familles, les familles en ordres, les ordres en classes, les classes en embranchements, les
embranchements en règnes et, depuis peu, les règnes en domaines. ll est important de noter
que les groupes frères obtenus lors d'une classification sont au même niveau hiérarchique et
porteront donc le même nom de taxon.

! itolui-it-;tt r.t (, i:tss,tl'tr:,liirli ,: !l'i -'.i(,,:f' L,l .:'i) -lti .',' i,1...' li
3 Diversité
La classification utilisée actuellement comporte trois domaines :

a) Les bactéries : microorganismes unicellulaires procaryotes (sans noyau).


b) Les archées (archéobactéries) : microorganismes unicellulaires procaryotes, semblables aux
bactéries mais diflérant au niveau de leurs génétique et biochimie.
c) Les eucaryotes: organismes possédant un noyau. Ce domaine est constitué de 4 règnes:
o Protistes: groupe très large constitué d'organismes très variés tels que les algues et les
paramécies.
o Champignons '. pour la plupart des décomposeurs qui se nourrissent en dégradant les
organismes morts.
c Plantes . organrsmes qui produisent eux-mêmes leur matière organique grâce à la photo-
synthèse.
o Animaux: ils obtiennent leur nourriture par I'ingestion et la digestion de proies de toute
provenance. L'humain bien entendu appartient au règne animal.

(a) Domaine des Bactéries (b) Domaine des Archées

T'3 Jrâ
llo
l^3 l^3
Les membres du domaine des Bactéries sont les organismes procaryotes La plupart des organismes procaryotes du domaine des Archées
les plus diversifiés et les plus répandus. lls sont maintenant répartis vivent dans des milieux extrêmes, comme les lacs salés et les sources
dans plusieurs règnes. Chacune des structures en bâtonnet de cette hydrothermales. Le domaine des Archées comprend plusieurs règnes.
micrographie est une cellule bactérienne. Chacune des structures rondes de cette micrographie est une archée.

(c) Domaine des Eucaryotes

{ Le règne des Animaux


est composé d'organismes
eucaryotes multicellulaires
qui ingèrent d'autres
organismes.

Ëh.. 100 pm
(1 30 x)

Le règne des Végétaux


comprend les eucaryotes
multicellulaires terrestres
(les plantes tenestres) qui sont > Les Protistes com-
capables de photosynthèse, prennent principalement
laquelle convertit l'énergie les organismes eucaryotes
lumineuse en énergie chimique unicellulaires et quelques
organismes eucaryotes
multicellulaires relative-
) Le règne des ment simples qui leur
Eumycètes sont apparentés. On voit
regroupe des ici divers protistes en suspension dans l'eau d'un étang.
organismes qui, comme ce champignon, Actuellement, les scientifiques cherchent à diviser les
absorbent les nutriments par la paroi Protistes en règnes de manière à bien rendre compte
extérieure de leur corps. de leur évolution et de leur diversité.

( ) i'i ..')/t''j1;
t.. | )'-j .]i.:,
!,,t(t j
i i i. i t'; ; i i.' i (- i ;i s:; I ', r. .a,i i ! |) t'! ;j !\,/i.l; ) l ,.:il ,1
4 Principaux embranchements du règne animal
Jusqu'à présent 1,7 million d'espèces vivantes ont été décrites sur la Terre. Mais le nombre
total d'espèces existantes est très controversé parmi les scientifiques; les estimations actuelles
se situent entre 5 et 10 millions d'espèces.
En Suisse, quelques 30'000 espèces animales et 19'000 espèces végétales et fongiques sont
connues à ce jour.
Le règne animal serait représenté par plus de 7 millions d'espèces, dont moins d'un million sont
décrites aujourd'hui.
lls se diflérencient des autres règnes eucaryotes :

> Contrairement aux végétaux autotrophes, ils sont hétérotrophes : ils ne sont pas capables de
produire leurs molécules organiques par la photosynthèse et doivent par conséquent manger
d'autres organismes. +
Présence d'une bouche.
> Contrairement aux champignons, leurs cellules sont dépourvues de paroi.
> Contrairement aux protistes, les animaux sont pluricellulaires.

4.1 Embranchement des spongiaires (les éponges)

Les éponges sont des animaux tellement inertes que les Grecs de I'Antiquité les prenaient pour
des plantes. Vivant dans I'eau, ces organismes se nourrissent de particules en suspension qui
traversent leur corps à I'aspect d'un sac percé de pores. Ces pores inhalant permettent à I'eau
de pénétrer à I'intérieur d'une cavité gastrique centrale. L'eau ressort ensuite par une ouverture
plus grande. La cavité gastrique possède des cellules flagellées. Le mouvement des flagelles
engendre un courant d'eaLt qui permet de retenir les particules alimentaires et de les ingérer. La
plupart des éponges sont hermaphrodites, elles portent à la fois des gonades mâles et femelles,
et peuvent donc produire des spermatozoldes et des ovules. La fécondation donne naissance à
une larve qui quitte le parent par la grande ouverture de la cavité gastrique.

Owerture de le cevité gastrlque

Pore lnhalant

Câvlté gâstrlquê

Éponge de mer

Ettol trtioti et Classtftcat ron 4ft4SC P 14 2024 - 2025


4.2 Embranchement des cnidaires

Cet embranchement est composé d'organismes aquatiques tels que les méduses, les coraux, les
anémones de mer ou encore les hydres. lls peuvent être sessiles (fixés sur un substrat dans les
fonds marins) ou mobiles.

Le corps des cnidaires a I'aspect d'un sac ren- Bouche et anus


Tentacule
fermant un compartiment digestif central, la Polyp€
Cavité
Médus€

cavité gastrovasculaire, qui communique avec


Gastroderme
le milieu extérieur par une seule ouverture ser-
Mèsoglée
vant à la fois de bouche et d'anus. Deux formes tubulaire Épiderme
générales existent dans ce groupe : les polypes
Tentacule
(sessiles) et les méduses (flottantes).
Bouche el ônus

Ces deux formes possèdent des tentacules urticants, caractère qui permet de regrouper les
individus dans cet embranchement. Les hydres et les anémones de mer sont des exemples de la
forme polype. Les méduses se déplacent quant à elles librement dans I'eau grâce à de faibles
contractions et à sa flottaison. Certains cnidaires existent seulement sous la forme polype et
d'autres, seulement sous la forme méduse;d'autres encore passent du stade polype au stade
méduse. Les cnidaires sont carnivores. Leurs tentacules disposés en anneau autour de la bouche,
servent à capturer des proies et à les pousser à I'intérieur de la cavité gastrovasculaire, où
s'amorce la digestion.

4.3 Embranchement des mollusques


Escargots, limaces, huîtres, palourdes, pieuvres et calamars font tous partie de I'embran-
chement des mollusques. À quelques exceptions près (limaces, pieuvres), ils possèdent tous une
coquille, caractère qui a permis de les regrouper dans cet embranchement.

Les mollusques possèdent tous la même struc- Mosse viscérole


ture. Leur corps se compose de trois par-
ties principales:un pied musculeux servant Coelome Coquille
Coeur
habituellement aux mouvements, une masse Monieou Gonodes
viscérale contenant la plupart des organes in-
ternes et un manteau constitué d'une épaisse Anus Estomoc
tunique de tissu recouvrant la masse viscérale
et pouvant sécréter une coquille. La plupart
des mollusques sont unisexués sauf les escar- Bouche

gots qui sont hermaphrodites.


Bronchie
Pied Cordons nerveux
4.4 Embranchement des annélides

Les annélides sont des vers annelés qui se caractérisent par leur apparence segmentée.
lls vivent dans la mer, en eau douce et dans les sols humides. Le ver de terre est un
des représentants de I'embranchement. Sa présence est indispensable à la survie de certains
écosystèmes. Ces organismes sont hermaphrodites. Les sangsues, autres représentants, vivent
en eau douce. Ces animaux se nourrissent de sang. lls perforent la peau de I'hôte qui ne se rend
habituellement compte de rien, car les sangsues produisent en même temps un anesthésique.
Après I'incision, les sangsues sécrètent un autre composé qui empêche la coagulation du sang.
Elles peuvent alors sucer autant de sang qu'ils peuvent en contenir, c'est-à-dire plus de dix fois
leur propre masse. Lorsqu'elles sont rassasiées, les sangsues peuvent vivre plusieurs mois sans
nourriture.

Anus

Voisseoux songuins

Bouche
Oesophoge Cordon neryeux

4.5 Embranchementdeséchinodermes
Les étoiles de mer, oursins et la plupart des autres échinodermes sont des animaux sessiles ou
qui se déplacent lentement. La présence de petits pieds à ventouse permet le regroupement
des individus de I'embranchement.

Anatomie de I'oursin - Étoile de mer, ophiure, oursin, lys de mer

'i--:
t it Iy it' i,;; ii ! (
:., l ;i :,,:,i i t r, : j' /a,.i I,, n,r t r,, t' ii.) ',1
{i l, .i ,, l') .;t .,-,
4.6 Embranchement des arthropodes

Selon des estimations, la population mondiale des arthropodes s'élève à environ un milliard de
milliards d'indtvidus. Ce sont les plus nombreux des animaux. lls se caractérisent par la présence
d'un squelette externe ou exosquelette, composé de couches de protéines et de chitine, un
polysaccharide. Le squelette externe peut être solide et épais comme une armure à certains
endroits sensibles du corps ou flexible et mince comme du papier à d'autres endroits, comme
les articulations. En raison de la rigidité de leur exosquelette, la croissance des arthropodes
exige qu'ils s'en débarrassent occasionnellement pour en sécréter un nouveau, plus grand. Ce
phénomène porte le nom de mue. On trouvera dans cet embranchement, les insectes, les
crustacés, les arachnides (araignées, scorpions, acariens) et les myriapodes (mille-pattes).

chélicères,
cépholothorox
& cbdomen
4 poires de
potles Arochnides
s( ï

oppendices
orticulés,
exosquelette
entre l5 et
360 poires
de potles
Myriopodes
ffi#
mondibules et
ontennes
2 poires
d'onlennes
Crustocés
eTyË
3 poires de
pcttes,2
oires d'
lnsectes
#
4.7 Embranchement des vertébrés

Ce groupe est caractérisé par des individus possédant un squelette interne. Diftérentes classes
font partie de cet embranchement :

> les poissons osseux


> les poissons cartilagineux
> les amphibiens (4 doigts à chaque membre)
> les reptiles
> les mammifères (poils * allaitement)
> les oiseaux (plumes).

i',,t11j;;i;i:itt..i , i,:;,.:ii ..,;;,-':i .:i i',,'i


i l)i' li .'t:.. a|.::
Exercice 5. Classification d'animaux

a) Compléter le tableau ci-dessous en indiquant les structures présentes chez les difFérentes
espèces.

.*o*
$aso' <r" ..""
Yeux "..- ^-." "-t"t*
Squelette in-
terne
Coquille
Membres ant
à 4 doigts
Poils
Mamelles

b) À partir du tableau ci-dessus, efflectuer les difFérents ensembles inclusifs.


c) À partir des ensembles inclusifs, construire I'arbre phylogénétique correspondant.
d) En se référant à I'arbre phylogénétique, donner les caractéristiques de chaque ancêtre com-
mun hypothétique des couples d'organismes suivants.
Humain - chimpanzé :
-
Humain - crapaud - escargot : ....
-
Escargot - nautile : ....
-
Nautile- grenouille : ....
-
-Triton-Humain:....

Exercice 6. Grâce
logénétique de la figure ci-contre,
à I'arbre phy- )+ g
indiquer qui est le plus proche de qui $"-6 d €'

entre :

> Rat - Souris - Humain

ttt
> Oiseau - Humain - Souris ô-
-
5
lrj Ia
F

> Drosophile - Amphioxus - Poisson 5


E
e
Ë
.8
2 g Ëe

zE

Étroltrtion et Classificatton 4MSAP 1B 2024 - 2025


Exercice 7. A I'aide de I'arbre phylogénétique ci-dessous, cocher les bonnes réponses.

Bouche en ventouse i-
d#r*-TT*.
Lamproies

Squelette carti lagineux

Chond n chthyens

Plumes
*
Vertèbres
Fenêtre mandrbulaire,
gésrer (archosaures) 4
Oiseaux

%)
(vertébrés)
Fenêtre temporale
2 fenêtre temporales
derrière I'orbite tria ng ula ire
(d ia psides) Crocodiliens /
Cheville particulière
Quille ventrale
sous cervicales
(sau ropsidés) Lépidosauriens

Carapace dorso-ventrale
Amnios
(amniotes)

Chéloniens

Poils, mamelles
4 membres,
Mâchoires doigts, cou
(gnathostomes) (tétra podes)
Mamm
Main à 4 doigts
Poumons alvéolés
fonctionnels æ
Lissamphibiens

Plaque dentaire broyeuse


Appendices
pa irs
(sarcoptéryg iens) Dipneustes'

Queue à 3 lobes

Actinistiens (coelacanthe)
Os vrais
(ostéichthyens) Nageoires avec rayons

Actino rygrens

Arbre phylogénétique simplifié des vertébrés

i t., ;1 t i i i ! i i-, i i L
r.,: ....' i :,: :t, :, i'i :':.,,- i t :: I I 4 l'rl l: t ( I t) i (:l
,.) i j. ).r .,
,i j .,.,
!,
a) Le groupe frère de celui des lamproies est

Q Gnathostomes
Q Tétrapodes
Q Ostéichthyens
b) Le groupe frère des chondrichthyens est :

Q Amniotes

Q Tétrapodes

Q Ostéichthyens

Exercice B. La classification de quelques animaux. Compléter le tableau des caractères et


construire les ensembles inclusifs. Enfin, en considérant le groupe le plus inclusif comme corres-
pondant au règne animal, indiquer pour chaque groupe à quel niveau hiérarchique il appartient.

n$@

u'uo ^*É
Oo
ù'!. ô

q d;ç e o\o
\ a 1,
a
Escargot
Oursin
Etoile de mer
Méduse
Eponge
Hydre
Ver de terre
Sangsue
Ecrevisse
Cafard
Humain
Chimpanzé
Pigeon
Gammare
Coccinelle
Moule
Autruche

f 't,;,..,i;i;,!(:lj ( i f/.;t;:,ll'ti .1'1 i1'.; ; ,:.!'\.1''\(.')i')


Exercice 9. Compléter le tableau des caractères ci-dessous, construire les ensembles inclusifs
ainsi que I'arbre phylogénétique correspondant.
\q) (t)
!-
N =
o Ec
c(o
-(f r!
3 (u
-c
(J
o- =
o E q) q) (J
o EL
g (') L
.È E =
+) O =
L c)
cro tl-ro
=
(o L o +J
ro
N (t)
-g r! o =
L ro ! \q)
U Y U LL F U) Ê U = J
Poils
Plumes
Allaitement
Squelette externe
Yeux
Fenêtre mandibulaire
4 membres
Amnios
Squelette interne

Exercice 10. Compléter le tableau de la page suivante en introduisant les difFérents caractères
suivants dans les cases correspondantes. (Ne noter que la lettre)

a) Bouche g) Petits pieds à ventouses l) Poils


b) Squelette externe h) 3 paires de pattes m) Allaitement
c) Squelette interne i) 2 paires d'antennes n) Main à 4 doigts
d) Tentacules urticants j) 4 paires de pattes o) Plumes
e) Corps annelé k) Corps formé de nombreux P) Cou
f) Coquille segments q) 4 Membres

Bactéries
Archéobactéries
Protistes
Végétaux
Eumycètes
Spongiaires
Cnidaires
Annélides
Mollusques
Echinodermes
Eucaryotes
Mammifères
Animaux Oiseaux
Reptiles
Vertébrés
Amphibiens
Poissons osseux
Poissons cartilagi neux
lnsectes
Crustacés
Arthropodes
Arachnides
Myriapodes

Evoltrtion et Classification 4MSOP 27 2024 - 2t25


Reproduction des végétaux
Si la Terre a maintenant environ 4,6 milliards d'années d'existence, la vie n'est apparue qu'environ
800 millions d'années plus tard. Les premières plantes, de petite taille n'ont commencé à coloniser
la terre ferme que depuis 500 millions d'années. Les premières forêts ont été formées de végétaux
de très grande taille, il y a quelque 385 millions d'années.
En colonisant la terre ferme, les végétaux se sont diversifiés (on en compte aujourd'hui plus
de 290 000 espèces) et ont permis aux animaux de subsister sur la terre ferme. En efFet, ils
constituent la source de dioxygène des animaux terrestres et leur première source de nourriture.
Pour coloniser la terre ferme, les premiers végétaux ont du s'adapter à la déshydratation (en
entourant leurs spores d'une paroi résistante) et à la gravité notamment.
Cette évolution leur a of[ert d'énormes avantages, comme un accès à la lumière non filtrée par
I'eau et le plancton, à la grande quantité de COz présente dans I'atmosphère, aux minéraux du
sol et, au début du moins, à la rareté des herbivores et agents pathogènes.
Les végétaux terrestres sont divisés en quatre grands groupes :

1. Les Bryophytes: invasculaires dont font partie les mousses et hépatiques;


2. les Ptéridophytes : plantes vasculaires sans graine dont font partie les fougères et les
prêles;
3. les Gymnospermes : plantes vasculaires à graines nues comme les conifères;
4. les Angiospermes : plantes vasculaires à fleurs.

Ært #wv
Charophytes Bryophytes PtéridophytesGymnospermes Angiospennes

100

E
.q)
2oo

^'v 300

ch

o +oo

à 500

600

i i1;,'y;;:.,i;;:t; i !,,:t ,:,,-'. i'ilii;[Link],,,i,':i ")t)','; _.ri')..:.,r.,


1 Les bryophytes
Les bryophytes sont de petites plantes terrestres que I'on retrouve le plus souvent dans des
endroits humides. Elles ne comportent ni racines, ni vaisseaux conducteurs, ce qur les
oblige à rester relativement basses. Sensibles aux conditions environnementales, les bryophytes
sont de bons indicateurs écologiques. On retrouve dans ce groupe trois embranchements : Les
hépatiques, les mousses et les anthocérotes.

Hépatique Mousse Anthocérote

Les Mousses sont les Bryophytes les plus familières et la suite de ce chapitre se concentrera sur
celles-ci.

Copsule
1-.1 Reproduction des mousses
Le cycle de reproduction sexuée des mousses se caractérise sporophvte

par l'alternance de deux phases :

> une phase haploide appelée gamétophyte : plante auto-


nome produisant des gamètes par mitose; Tige

> une phase diplorde appelée sporophyte : partie fixée sur un Feuilles

gamétophyte produisant des spores par méiose. Ce sporo- GoméTophvte

phyte est tributaire du gamétophyte pour se nourrir.

Les gamétophytes développent des organes reproducteurs au sommet de leur tige. Chez la
plupart des mousses, les organes mâle (anthéridies) et femelle (archégone) sont portés par des
tiges diflérentes.

Les anthéridies produisent de très nombreux spermatozoides. Une


fois matures, ceux-ci sont expulsés et nagent (après une pluie ou un
dépôt de rosée matinale)..yusqu'à une mousse femelle.
Les archégones, moins nombreux que les anthéridies, comportent
une sorte de ventre dans lequel est abrité un gamète femelle ou
oosphère, et une sorte de cylindre par lequel les spermatozoides
passent lors de la fécondation. À maturité, le col attire I'eau re-
couvrant le pied des mousses, ce qui permet aux spermatozoides
d'entrer.
Archégone Anthéridies
La présence d'eau est donc essentielle à la reproduction des moussesl

,t ) \./t il
i'. e, i'' l',. : i,i t :,: i ;r.,i I i l,l':i tr('i-i i::il .r i,'.r, .: .: !:,
Le zygote issu de cette fécondation est diplorde (2n) puisqu'il comporte les chromosomes
d'un spermatozol'de (n) et d'une oosphère (n). Ce zygote, qui reste fixé sur le gamétophyte, se
développe pour former un sporophyte (2n).

ii Spermoiozo'r'des In)
Gométophyte J
(n)

Lesspermotozoides
Anihéridies nogent jusqu'à une
(orgones J) mousse femelle pour
itt féconder I'oosphère

,,
Gométophyte
/ (n) Fécondolion
(dons I'orchégone)

'rr' i
aar,
ô' Archégone
(orgone Ç)
(, Oosphère
1 (n)
/
Formotion
I d'un zygoie
miioses I (znl
I
o Soores()

\\
-Kzysore(2n)
Copsule (ou sporonge)
dons loquelle des spores
hoploi'des sont formées
{t
Le
& devient un embryon

sporophyte, qltoché
ou gométophyte ?,
de sporophyte (2n)

por méiose Sporophytes


motures (2n) construit une copsule ou
bout d'une tige

Les sporophytes matures produisent des spores (n) par méiose à I'intérieur d'une capsule. Cette
capsule, recouverte d'une coiff,e, est fermée par un opercule qui se sépare pour éjecter les spores.
Libérées par temps sec (la dessication de la capsule provoque son explosion), les spores sont à
l'état de vie ralentie et constituent une forme de résistance et de dissémination. Elles possèdent
une membrane externe épaisse et imperméable ainsi que quelques réserves nutritives. Ces ca-
ractéristiques leur permettent de résister à des conditions climatiques extrêmes qui seraient
fatales aux mousses adultes I Dès que le milieu extérieur est favorable, elles germent et forment
alors un stade multicellulaire nommé protonema. Chaque protonema se développe en un gaméto-
phyte, mâle ou femelle.
La plupart des mousses peuvent également se multiplier par voie végétative (reproduction
asexuée). Ce type de reproduction permet un accroissement très rapide des individus. Les pro-
cessus sont très variables selon les espèces. On peut citer la fragmentation du gamétophyte ou
la dispersion de propagules (groupes de cellules spécialisés pour la dissémination).

'\,' :/. -r.,'li


.l;. r , 'i.')
Exercice L. " Les bryophytes, ces plantes secrèfes qui nous entourent."

a) Les mousses peuvent-elles supporter une longue période de sécheresse ?

b) Combien de litres peut absorber un kilogramme de mousse sèche ? ....

c) Les mousses ont-elles des racines et des tiges ?

d) Comment les mousses obtiennent-elles les substances nutritives ?

e) Qu'est-ce qu'un sporange? ....


f) Comment se dispersent les bryophytes ? .. .

g) Citer les 4 groupes principaux de bryophytes.

h) Combien de kilomètre peut parcourir une spore ?

i) Qu'est-ce que la bioindication ?

j) Pourquoi les bryophytes sont-elles bio indicatrices?

k) Y a-t-il beaucoup de bryophytes en zone agricole ? .

l) Pourquoi?

m) Quelle diflérence y a-t-il entre les bryophytes et la majorité des autres plantes au niveau de
la photosynthèse? ....

n) En quoi cette diflérence rend-elle les bryophytes importantes?

o) Quel est le premier groupe de végétal à coloniser des terres vierges ?

p) Qu'apportent les bryophytes aux autres végétaux? ...

q) Comment oiseaux et rongeurs utilisent-ils les bryophytes ?

r) Quel type de faune y a-t-il dans les bryophytes ? ....

s) Qu'est-ce qui compose la tourbe ? .. .

t) Combien d'années compte une tourbière de 7 mètres? ....


u) Combien de litres d'eau peut retenir un kilogramme de sphaigne sèche? .....,,..
v) Quelle est la plus grande menace actuellement pour la préservation des sphaignes?

fi t: ;-' f r : r- l L i t i t t.,, t'i çi t''.' :,,' (.' : i,,: i. ;t i i ); 4 ,'.'(i..:,i l.)().:'l-t


2 Les ptéridophytes

A partir des ptéridophytes, les plantes possèdent des tissus conducteurs. On parles de plantes
vasculaires. Cette adaptation à la vie terrestre permet une conduction rapide de I'eau et des
substances dissoutes dans les diverses parties de la plante. Les difFérents organes assument des
fonctions distinctes :

> Les racines sont spécialisées dans I'absorption de I'eau et des minéraux du sol ;

> la tige assure la conduction des sèves (brute et élaborée) ;

> les feuilles sont adaptées aux échanges gazeux avec le milieu extérieur et à la réception de
l'énergie lumineuse nécessaires à la photosynthèse.
Pour ce qui concerne la reproduction, les plantes vasculaires ont des adaptations inégales. En
eflet, chez les ptéridophytes la fécondation se fait encore en présence d'eau, ce qui ne sera plus
le cas pour les gymnospermes et angiospermes.
Les ptéridophytes forment un embranchement important représenté par plus de 10'000 espèces
parmi lesquelles les fougères et les prêles .

Fougères Prêles

2.1 Les fougères : anatomie

Le Polypode vulgaire (Polypodium vulgare) est


une petite fougère commune dans nos régions
oùr on la trouve sur des rochers, des vieux murs
ou des talus. Cette plante feuillée représente le
stade sporophyte du Polypode,le gamétophyte
étant lui un prothalle très petit et difficile à ob-
server dans la nature.
Comme pour les bryophytes, on observe donc
deux phases dans le cycle de vie d'une fougère :

> un sporophyte diploide produisant des


spores par méiose : celui-ci comprend un rhi-
zome (tige souterraine) portant des frondes
(feuilles) et des racines;
> un gamétophyte haploide appelé prothalle
d'environ 1 cm de long et produisant des
gamètes.

Reprotl ti ctton cl es vécteta ttx 5 2û24 - 2û25


2.2 Cycle de reproduction d'une fougère
Le sporophyte, diploide, produit vers la fin du printemps
des amas de sporanges appelés sores sur la face dorsale des
frondes. Ces sporanges, liés à la fronde par un pédicelle sont
le site de production des spores. Lorsqu'ils sont mûrs et que
survient une période de sécheresse, le sporange se dessèche et
éjecte les spores à I'extérieur.

Sores
Comme les spores des bryophytes, les spores sont protégées d'une paroi contenant de la sporo-
pollénine qui leur permettent de résister dans des conditions défavorables.
Lorsque les conditions sont bonnes, la spore germe et engendre un gamétophyte haploide
nommé prothalle. Celui-ci prend la forme d'un coeur et porte des anthéridies (organes mâles)
et des archégones (organes femelles). Le prothalle est donc bisexué. ll produit autant des
gamètes mâles, les spermatozofdes, que des gamètes femelles, les oosphères.
Les spermatozoides sortent de anthéridies après une pluie ou une rosée puis nagent vers I'archégone
pour féconder I'oosphère. Un zygote (2n) est alors formé dans I'archégone. ll s'y développe jus-
qu'à ce que le prothalle se flétrisse et disparaisse. L'embryon devient alors un nouveau sporophyte.

Gométophyte d et ç
Spores (n)
(n) â'\ -Ée
-jr''
Mélose mitoses
Sporonge
Anihéridie
forgone 6l)

Archégone d Spermotozoides
(orgone Q) ù
e (n)

ôJ
Jeune sporophyte Fécondolion
t;J;: lznl (dons l'orchégone)
\.
I - Les spermoiozoi'des
mitoses d nogent jusqu'à
€ I'oosphère
t. tl
il l' li
Formotion
d'un zygole
Gométophyte l2n)
(n)
(2nl

Remarque : Certatnes autres espèces de ptéridophytes forment des spores mâles et des spores
femelles.

i ;1'1:: i,tit!:. i t! :::,;i1 <.':;:'1;i'1"i,;ii;1 l) t't...':,..'i.':.'.'.;.


Exercice 2. À quel groupe végétal appartiennent les organismes décrits ?
a) Je peux atteindre une hauteur supérieure à 20 mètres. Ce sont des spores qui me permettent
de coloniser de nouveaux milieux.

b) Je me caractérise par I'absence de vaisseaux.

c) Je fais partie des premières formes végétales à bénéficier de I'invention des vaisseaux

d) Je me répands sur la terre ferme grâce à une graine nue

e) C'est au cæur de ma fleur que se développe I'embryon d'un nouvel organisme

f) Ayant encapsulé mes spermatozol'des dans des grains de pollen, je fais partie des premiers
végétaux à pratiquer une fécondation hors de I'eau.

Exercice 3. Vrai ou faux ? Les mousses se caractérisent par le fait que


... elles possèdent des vaisseaux. . .

... elles s'étendent sur le sol comme un tapis.


... elles se reproduisent par des graines
... toutes les cellules du sporophyte sont haploides (n).
... la partie sexuée de la mousse est microscopique. .

... elles ne peuvent vivre que dans des climats humides.

Exercice 4. Définir les notions de sporophyte et gamétophyte.

Exercice 5. Sur quelle structure pluricellulaire trouve-t-on les archégones et les anthéridies?
Quelles sont leur fonction ?

Exercice 6. Par quel type de division cellulaire ...


... se forment les gamètes à partir des gamétophytes?
... forment les spores à I'intérieur des sporanges?
... se forme le sporophyte à partir du zygote? .......
... se forme le gamétophyte à partir de la spore? ....

!lc1-t1 i;>çliii 1ici1r iic:; ',,,a:[Link],:'! ,i!;:'. ''0-,:'i .)(i,1.'.,


Exercice 7. Souligner les affirmations correctes et corriger les erreurs.
a) Chez les mousses, les sporophytes se développent indépendamment des gamétophytes

b) Chez les fougères, la structure développant des feuilles est un sporophyte

c) Chez les fougères, le sporophyte est dépendant du gamétophyte

d) Chez la fougère, le gamétophyte est plus grand que le sporophyte

e) Chez les mousses le sporophyte se développe dans I'anthéridie.

O f) Chez les fougères le sporophyte se développe dans l'archégone.

g) Chez les mousses, I'anthéridie et I'archégone se trouvent sur le même gamétophyte

h) Chez les fougères, I'anthéridie et I'archégone se trouvent sur le même sporophyte.

2.3 Des spores aux graines :

-ùa

Brophytes Ptéridophytes Plantes à graines

ô
Reprod uction des végéta ux o 2024 - 2025
3 Les gymnospermes

À partir des gymnospermes, I'appareil reproducteur des végétaux est mieux adapté à la vie
en milieu aérien : les gamètes ne sont plus libérés dans le milieu extérieur et ne sont donc
plus tributaires de la présence d'eau pour réaliser la fécondation. En ef[et, le grain de pol-
len (gamétophyte mâle) apporte ses gamètes dans I'appareil femelle et I'ovule, qui contient le
gamétophyte femelle, se transforme en graine lorsqu'il est fécondé.
Les gymnospermes possède un ovule nu, c'est-à-direqu'il n'est pas à I'intérieur d'un organe. Les
principaux représentants des gymnospermes sont les conifères, dont le pin, le sapin, le cèdre,
I'if ou encore le séquoia.
La grande majorité des conifères conserve les feuilles toute I'année.

3.1- Reproduction des gymnospermes : Exemple du pin


Les pins que I'on observe dans les forêts tempérées sont des sporophytes (diplofdes). Chaque spo-
rophyte, ou chaque arbre, possède des cônes qui peuvent être mâle ou femelle, et qui contiennent
les sporanges. Les gamétophytes proviennent alors des spores haplordes contenues dans les spo-
ranges.

> Les cônes du sporophyte :

Chaque arbre possède habituellement


des cônes mâles et des cônes femelles.

> Les ovules et sporophylles :

Les cônes femelles contiennent des structures


arrondies appelées ovules (2n). C'est dans ces
ovules que se trouvent le sporange femelle. )

L'ovule est donc la structure qui va accueillir


le sporange femelle.

L'ovule des gymnospermes n'est pas


l'équivalent de l'ovule humain. L'oosphère
reste chez les végétaux le seul équivalent de
l'ovule humain, c'est-à-dire un gamète fe-
melle.

Les cônes mâles contiennent des sporophylles


(2n) qui eux-même contiennent des sporanges
mâles. Pin

l? e procl tt cti o n c! es v ectr ét a ti x 2024 2û25


> Les spores, gamétophytes et gamètes :

Les sporanges mâles d'un sporophylle pro- Le sporange femelle enfermé dans I'ovule
duisent des spores haploides par méiose. produit par méiose une spore haploide qui
Chaque spore devient un grain de pollen reste dans I'ovule. La spore se développe (par
(haplolde) dans lequel se développe (par mi- mitoses) en un gamétophyte femelle micro-
toses) un gamétophyte mâle (haploi'de). Le scoprque contenu à I'intérieur de la spore.
gamétophyte produit enfin, par mitoses, deux Ce gamétophyte produit enfin par mitose une
spermatozordes qui seront donc contenus oosphère.
dans les grains de pollen.

t
d
{
ffi**"' E
t ['* Ovule

Sporange
É.aille ovulé€

lL
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ry l'ovule
ovul,ée [Link] à l'inlérieu.

I
d€ l'ovûle

T
Sractée

--_-->

Légender et colorier l'ovule et le sporophylle et jaune, les sporanges en vert, les gamétophytes
en bleu et les gamètes en rouge.

Les gamétophytes sont donc dépendants des sporophytes.


Chez les gymnospermes, les gamétophytes sont microscopiques. ll y a donc eu une tendance
évolutive vers la miniaturisation des gamétophytes.

ii''t,'ti.)i. l.),1 '.'i:'.).i,


!.';-:..,: l.:,.ii.:,. : la'tl: :i:' ,,/i,r .i ll .,1
> La fécondation : Les sporophytes produisent des milliers de grains de pollen (gamétophytes
mâles) qui sont transportés par le vent jusqu'aux cônes femelles. À I'intérieur des ovules
(contenus dans les cônes femelles) se développe un gamétophyte femelle, contenant lui-même
I'oosphère. Le pollen pénètre dans I'ovule par une ouverture appelée micropyle et germe, pro-
duisant un tube pollinique qui atteint un gamétophyte femelle. ll libère alors deux sperma-
tozoides dont I'un féconde I'oosphère pour former un zygote, et I'autre dégénère. Le zygote
se divise et forme un embryon.

> La graine: L'ovule parvenu à maturité, qui contient un gamétophyte femelle et un embryon,
est appelé graine. Les graines des gymnospermes sont dites " nues" car elles ne sont pas
enfermées dans des ovaires (contrairement aux graines des angiospermes). La graine sera
ensuite libérée des cônes et transportée par le vent. Les graines qui se posent dans un habitat
propice germent et produisent des embryons de pin qui sortent de terre. Le gamétophyte
femelle sert alors de réserve nutritive.

écoille

Sporophyte
l2nl ?
Ovule(2n)

d F#=i,';#"
Sporophylle
\ï*"
l2nl
Pollen (n)
/\
Plonlule J l- Sporonse (2n)
ÏS--Spore(n)

I Gométophyte Ç
Fécondoiion
Groine: Oosphère
embryon et --'.-- I

Groin de pollen
réserves
en germinotion
Noyqu du
spermoiozo'r'de
-
Noyou de
I'oosphère

il
ir ..'i.:..'.'i .':) '':;
4 Les angiospermes

Actuellement, les angiospermes sont les végétaux les plus variés et les plus répandus, avec plus
de 250'000 espèces (environ 90 % de toutes les espèces végétales). A I'exception de la mer, ils
colonisent tous les biotopes, même si I'environnement est difficile comme en haute montagne,
dans les régions polaires ou les déserts. Tous les fruits, légumes et graminées (riz, blé, céréales)
que nous consommons proviennent des angiospermes.
Ces végétaux, aussi appelés plantes à fleurs, produisent des fleurs et des fruits. Leur nom vient du
grec aggeion, qui signifie "capsule", car leur graines sont contenues dans des ovaires matures :
les fruits.

4.1 Anatomie des angiospermes


Les fleurs sont les organes reproducteurs de
la plante. Les organes mâles, les étamines,
produisent le pollen. Les organes femelles, les
pistils contiennent les ovules. Les sépales en-
tourent le bouton floral et protègent la fleurs
jusqu'à sa floraison. Les pétales attirent les in-
sectes.

La tige, aérienne ou souterraine, dressée ou


rampante, assure le maintien de la plante. Elle
porte les feuilles et les organes reproducteurs
(fleurs, fruits et graines) et permet également
le transit de la sève brute et de la sève élaborée.

Les feuilles sont le lieu de la photosynthèse.


La plante y synthétise du sucre à partir de I'eau
et du dioxyde de carbone, à I'aide de l'énergie
lumineuse.

Les racines ancrent la plante dans le sol.


Elles prélèvent I'eau et les sels minéraux et
stockent des éléments nutritifs.

De la même manière que les gymnospermes, les plantes à fleurs observées dans la nature sont
les sporophytes (diploldes).

:' :',:'i), i..;: i: i: : !i,: " i,::',,;'': 1t': !.;.11 ;"',


La fleur en détail

Stigmate o Sépales : souvent verts, enveloppent


Carpelle
Étamine Anthère la fleur avant son éclosion; I'en-
semble des sépales forme le calice;
Ovaire
o Pétales :
souvent colorés, contri-
buent à attirer les pollinisateurs; I'en-
semble des pétales forme la corolle;
o Étamines : filet et anthère produi-
sant le pollen, organes mâles de la
Pétale f leu r.
Sépale o Pistil : un ou plusieurs carpelles : stig-
mate, style et ovaire entourant les
Ovule
ovules, organe femelle.

La calice et la corolle forment le périanthe. Lorsque les sépales ressemblent aux pétales, ils sont
appelés sépales pétaloîdes (on parle aussi de périanthe pétaloide). Lorsqu'ils sont identiques,
ils sont appelés tépales.

4.2 Reproduction des angiospermes


La fleur mature du sporophyte (2n) produit à la fois :

> des microspores (n) qui deviennent des gamétophytes mâles : les grains de pollen, constitués
de deux cellules haploides et formés dans les anthères.
> des mégaspores (n) dont I'une devient le gamétophyte femelle, à I'intérieur d'un ovule
croissant dans un ovaire. Le gamétophyte g contient I'oosphère haplorde et un sac em-
bryonnaire diploide, future réserve nutritive de I'embryon de la plante.

Dvt du gométophyte d Dvt du gométophyte Ç

Sporonge

Microsporocyte Ovule
(2n) orocyte (2n)
mâôsr
I
4 Microspores (n)
@
Choque
Microspore {n)
+

o
@- I
Mégospore
survivonte (n)

[æFt
I Ovule Noyoux du soc
Gométophyte d embryonnoire
(groin de pollen) {}
(n) Oosphère (n)

[? e p r o:i tt c t t ct n ti es t, é(i et :: L i >: 1-? :li.)::,:! 2L')25


Les grains de pollen, immobiles, se font trans-
Groin de pollen
porter par des insectes ou par le vent vers le
stigmate d'un pistil, gluant, en général sur la Siigmote
fleur d'une autre plante. C'est la pollinisation. Tube pollinique

Le grain de pollen, arrimé sur le stigmate, 2 spermotozoibes


développe un tube pollinique qui lui permet
Ovoire
d'atteindre un des ovules de I'ovaire. Arrivé
dans I'ovule, le grain de pollen libère ses deux Ovule
(ovec gométophyte
spermatozoides :
?)
Oosphère
o I'un féconde I'oosphère pour former un zy-
gote diploi'de +
il devient embryon;
o I'autre féconde une cellule du sac embryon- Libérotion des 2
naire, formant ainsi une cellule triploide (3n) -
spermolozo'r'des Noyou de
I'endosperme
qui se divise pour former I'endosperme, (3n)

réserve nutritive riche en amidon.


->
Après cette double fécondation, I'ovule de-
Double fécondotion
vient une graine qui germera dans un milieu ZygoTe
(2n)
favorable.

L'embryon, constitué d'une racine rudimentaire et d'une ou deux feuilles primaires appelées
cotylédons, se développe en un jeune plant, grâce aux réserves entreposées dans I'endosperme
et les cotylédons.

thère
Fleur sur
sporophyte Méiose
Microspore
Mitose

Groin de
Germi notionÇl Ovule
d Ovoire
pollen
\
/\
Embryon (2n)
Endosperme (3n)
Groine

Mégospore _.@
Stigmote
tr
Tégument (2n) 1)
Soc Mitose
\ Noyou de embryonnoire
I'endosperme
(3n) Oosphère
Tube
pollinique
Zygote 2 spermotozo 'fd
(2n) Fécondotio n

Remarque: Chez les angiospermes, I'endosperme (ou albumen) ne se développe que si la


fécondation a eu lieu. Chez les gymnospermes en revanche, les réserves sont stockées avant

,. !:
la fécondation. Sans fécondation, ces réserves sont donc perdues. Les angiospermes "évitent"
ainsi un gaspillage d'énergie.

4,3 Le fruit

Les fruits protègent les graines et favorisent leur dispersion. Certains prennent des formes qui
leur permettent de voler, d'autres ont des enveloppes piquanfes qui s'accrochent à la fourrure
des animaux, d'autres encore sont comestibles. L'animal qui avale ces derniers digère le fruit
sans altérer la graine. Elle peut être déposée parfois à des kilomètres de I'endroit où elle a été
produite, et bénéficier d'engrais naturel !

Le fruit est un ovaire mature. Après le fécondation, les graines se développent en même temps
que la paroi de I'ovaire s'épaissit, pour former le péricarpe, la paroi dure et ligneuse du fruit.
Le reste de la fleur flétrit. Exemples :

+ l} {, + .lL

Sépales Pétales Ovaire Pétiole & réceptacle Ovule

,R e: p rtt cl i r [Link] iiers vÊ!É.i,1r tx t5 .:lt:,t4 ,.:()25


Exercice 8. Souligner les assertions correctes et corriger les erreurs.

a) Les représentants des gymnospermes de nos forêts tempérées sont des gamétophytes

b) Les sporophytes sont dépendants des gamétophytes chez les gymnospermes

c) Avec les gymnospermes il y a une miniaturrsation des gamétophytes

d) Le sporophyte est issu de la fécondation entre un spermatozol'de et un ovule

e) Chez les gymnospermes, les spores mâles sont produites dans le sporophylle

f) La graine est le résultat de la transformation de I'ovule chez les gymnospermes

Exercice 9. Questions.

a) Quelle est la fonction de I'ovule chez les angiospermes?

b) Dans quelle structure se forme le sporange mâle chez les angiospermes ?

c) Pourquoi comparées aux angiospermes, dit-on que les graines des gymnospermes sont nues?

d) A partir de quel organe se forme le fruit après la fécondation ?

e) A partir de quel organe se forme la graine après la fécondation chez les angiospermes et les
gymnospermes ?

f) Dans quelle structure se développe le gamétophyte mâle chez les angiospermes et les gym-
nospermes ?

g) Quelles plantes pratiquent une double fécondation ?

h) Comment les gamètes mâles et femelles se rencontrent-ils chez les gymnospermes ? Et chez
les angiospermes ?

j':l e f i. ; i.i t i :-':r i : j


I.t I i lr .:r r,,ii':; fti ;.t :.i :,: iil ');,)
:."1 ..'t).:1,
Exercice 10. Légender

Exercice 11. Classer les plantes suivantes selon la technique utilisée pour les animaux : tableau
- ensembles - arbre.

a) Tableau de caractères
Chlorophylle Graine dans ovaire Racines et nervures Graines
Mousse
Pin
Fougère
Cèdre
Tulipe
Sphaigne
Prêle
Pommier
Lys
o

Reprocl ttctton cles végéta ux 77 2û24 2025


(l1

a
J
FI
Gamétophytes femelles
microscopiques (n) dans des
A'
a
cônes contenant des ovules
Sporophyte (2n), o
la plante à fleurs
/ (dépendants) t-t
I "psporophyte
elle-même
(indépendant)
o
Sporophyte Vt
i2n) (2n)
Gamétophytes mâles È
microscopiques (n) à l'intérieur (g
de ces parties de fleur
(dépendants)
-
o
â1
.c
Gamétophyte IJ
(n) ,l o
a
i
Gamétophyte

mâles
microscopiques (n) dans
des cônes contenant
du pollen (dépendants)
Gamétophytes P
femelles m icroscopiques

(a) Sporophyte dépendant (b) Grand sporophfe et petit


Sporophyte (2n)
gfî:[:îï:i,ii, P
du gamétophyte (chez gamétophyte indépenda nt (indépendant) (dépendants) \
les Mousses et d'autres (chez les Fougères et d'autres
Bryophytes). Le gaméto- Vasculaires sans graines).
phyte domine le cycle de Le sporophyte domine le cycle
(c) Gamétophyte de taille Éduite et dépendant du sporophyte
développement des Mousses de développement de toutes
(chez les Vasculaires à graines: Gymnospermes et Angiocpermee).
et d'autres Bryophytes. ll les Vasculaires. Le gamétophyte
Le gamétophyte des Vasculaires à graines est entouré des tissus du
nourrit le sporophyte pendant de la plupart des Fougères est
que celui<i émerge de petit, mais photosynthétique sporophyte, dont il tire sa nourriture. Contrairement aux Bryophytes
et à la plupart des Vasculaires sans graines, les Vasculaires à graines
l'archégone. et autonome (il ne dépend pas
ont en général des gamétophytes microscopiques.
du sporophyte pour subsister).

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