Formant Digestif: Exercice Citer Le Tube I'ordre (De Haut
Formant Digestif: Exercice Citer Le Tube I'ordre (De Haut
a) Citer les organes formant le tube digestif dans I'ordre (de haut en bas)
c) Étapes de la digestion.
> Compléter la figure en introduisant les 4 étapes de la digestion : f . ingestion, 2. digestion,
3. absorption, 4. élimination (noter les numéros),
aa
> Ajouter les légendes suivantes : bouche, anus, aliments, polymère, monomère, nutriment,
cellules épithéliales (cellules tapissant le tube digestif), cellules du corps.
d) Quelle est la fonction de l'épiglotte?
e) Comment appelle-t-on la nourriture une fois qu'elle quitte la bouche pour le pharynx?
f) Comment appelle-t-on la nourriture une fois qu'elle quitte I'estomac pour I'intestin grêle?
<,'."1I
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t
r.) .)()'1.i .';,() t.t .
m) La figure ci-dessousschématise les difFérents organes du système digestif. À I'aide des in-
formations données dans le texte, indiquer à I'aide de flèches les difFérents liquides (sucs et
salive) produits.
o
Glonde solivoire o Bouche
o El
ct o Phorynx
o ET
ct El
o rl Oesophoge
rl n
o El
o r'
Poncréos o o
o lI Estomoc
o tl
o o
Foie o lntestin grêle
o o
o rt
o rl
o El
Vésicule bilioire o o Gros intestin
o
o
Exercice 3. Péristaltisme: Lorsque I'on mange ou I'on boit, les aliments passent de la bouche à
I'estomac en passant par I'oesophage. La gravité semble permettre ce trajet, mais est-il possible
de boire avec la tête en bas et I'estomac en haut ?
Tenter de boire un peu d'eau en se couchant sur une table :
a) Résultat
c) Un gramme d'excrément humain contient-il plus ou moins de bactéries qu'il n'y a d'êtres
humains sur Terre ?
h) Pourquoi le microbiote peut-il être considéré comme un organe fonctionnel du corps humain ?
k) Quels types de maladies peuvent être provoquées par une baisse de la diversité du microbiote ?
Les lipides forment un groupe de molécules hétérogènes dont la caractéristique commune est
une aftinrté pour I'eau faible ou nulle. On dit qu'ils sont hydrophobes. Les triglycérides, les
phosphoglycérolipides et les stéroi'des constituent 3 familles importantes de lipides.
t- -
> Les triglycérides sont formées de deux types de I
llexiste deux types d'acides gras:S'il n'y a pas de liaison double entre les atomes de
carbone, un maximum d'atomes d'hydrogène est lié à I'acide gras, on parle alors d'acide gras
saturé. En revanche lorsque certains carbones font des liaisons doubles entre eux, on parle
d'acides gras insaturés.
Saturé n saturé
HHHHHH
it
HHHHHHHHH
.
T
rl O.
ir!lllirr
c- c-
lllllrli!
c-c-c-c -c-c-c-H (.) +ô+ i+ :=i
HHI-IHI.{HHHH i HHHHH ;:,
,-i
ii
La plupart des graisses animales sont composées d'acides gras saturés, on parle de graisses
saturées, alors que la plupart des graisses végétales et des poissons sont composés d'acides
gras insaturés, on parle de graisses insaturées. À température ambiante, les graisses insaturées
sont liquides et on les appelle huiles.
> Les phosphoglycérolipides ressemblent aux triglycérides mais ne possèdent que deux acides
gras et comprennent un groupement phosphate lié au 3è'" carbone du glycérol.
Le groupe glycérol - phosphate forme une tête hydrophile alors que les deux acides gras
forment deux queues hydrophobes.
Les fonctions des triglycérides dans I'organisme sont nombreuses : leur fonction principale est
d'emmagasiner de l'énergie pour la cellule. Chez la mammifères, elles servent également de
coussin protecteur pour les organes ou d'isolation thermique.
Les phosphoglycérolipides sont les constituants principaux des membranes cellulaires.
le cholestérol esl un stéroide présent dans les membranes cellulaires des cellules animales
et dans la bile (Le foie est responsable de la production de BS % du cholestérol, les 15 %
restants provenant de I'alimentation). llentre dans la synthèse de nombreuses hormones, dont les
hormones sexuelles. Par conséquent, le cholestérol est une molécule essentielle chez les animaux,
bien qu'un taux sanguin élevé de cette molécule puisse causer des maladies cardiovasculaires.
ACCIDB{T
En efFet, présent en fortes quantités il est GûRDIOUASEULARE
CnEe csrdlaoue.
responsable de I'obstruction des vaisseaux Atta4uecérébrale.,.
c) Pourquoi est-il préférable de privilégier les huiles végétales plutôt que les huiles animales ?
d) Verser 30 ml d'eau dans un erlenmeyer puis ajouter une goutte d'huile. Que se passe-t-il?
Que peut-on en conclure ?
e) Comparer la texture du beurre et de I'huile de tournesol. Qu'est-ce que cela peut indiquer?
des stérordes ?
l
h) Visionner I'animation sur la digestion des lipides et compléter le tableau suivant en représentant
leur transformation dans chaque organe. Utiliser des flèches et encadrer les enzymes im-
pliquées.
(D : graisse OO :
globule de gouttelette de graisse
acidegras r :glycérol
Bouche
Pharynx et
æsophage
Estomac
lntestin grêle
Gros intestin
o H
H-C
il I
H-C-OH o\
I I ",.H
cH2oH
H -CI -OH C=O HO- *H
H ,Ç-or oH I
HO-C-H
HO-C -H
I
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I
OH H_
-oH
H -c -oH H-c-oH H-
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H
I
-C-OH "'lr?::zi
lt
HOH
I
H-C-OH HO-
-H
I I
( )H2OH
H -C -OH H-C-OH
I I
H H
> Les disaccharides sont composés de deux monosaccharides, liés par une liaison glycosidique.
On peut citer le maltose (glucose-glucose, ingrédient important dans la fabrication de la bière),
le lactose (glucose-galactose, présent dans le lait) ou encore le saccharose (ou sucre), le plus
fréquent, composé de fructose et glucose.
.----->
OH H
o
HOH I OHH
Hro
glucose fructose saccharose
La principale fonction des glucides consiste à fournir à la cellule de l'énergie qui sera stockée
sous forme d'ATP (respiration cellulaire).
Le glucose est un nutriment essentiel pour les cellules.
L'amidon est le sucre de réserve des plantes. C'est surtout sous cette forme que les plantes
mettent en réserve leurs surplus de glucose. On retrouve de I'amidon surtout dans les racines,
les graines et les fruits. L'amidon est particulièrement abondant dans les céréales (riz, blé, mais,
etc.) et les tubercules (pommes de terre).
b) Donner trois exemples de disaccharides et citer les monosaccharides qui les constituent
Bouche
Pharynx et
æsophage
Estomac
lntestin grêle
Gros intestin
6.L Caractéristiques
Les protéines sont des polymères dont les monomères (ou unités de base) sont des acides aminés.
La liaison entre deux acides aminés est nommées liaison peptidique. Les protéines sont formées
d'une ou plusieurs chaînes d'acides aminés de 20 types différents:
Structure
secondaire Structure
tertiaire
Structure
q uaterna ire
Si notre organisme est capable de synthétiser 12 des 20 acides aminés existant, les 8 autres
doivent provenir de I'alimentation. On les appelle les acides aminés essentiels:
Trwtophane
M6lt{onho
(ctÀléh.)
Trlptophan€ Harùprs
et autres
Méûbnh€ l*rumiæMs
\Èrr.
thùo.ûll
çJJ Ptq.ï!|ili.
lsddrcklg l"rl.h.
Mdig lsobuch€
Lysllr
et aulrea
c.iro6r€s Ly8ba
Un repas composé de mal's et de haricots fournit I'ensemble des acides aminés essentiels.
:-,l,'.rii'r j:i-: .!ii-;ia..:,[Link] 't' !1"1.<;(-.:i ' Iil | .',. ' | .t ,.., .. ,...'
6.3 Digestion chimique des protéines
La digestion des protéines commence dans I'estomac. La pepsine, enzyme contenue dans le
suc gastrique, transforme les protéines en polypeptides. Leur digestion continue dans I'intestin
grêle, où le suc pancréatique est libéré. Deux enzymes contenues dans ce suc, la trypsine et
la chymotrypsine, hydrolysent les polypeptides en petits polypeptides. Enfin les dipeptidases
présentes dans le suc intestinal transforment les petits polypeptides en acides aminés.
> lle-Arg-Asn-His-Ser-Pro-Gln-Asp-Lys-Met-Trp
> Ala-Asp-Ser- Cys-Arg-G n- G u- P ro- Leu-Tyr-Th r I I
b) Visionner I'animation sur la digestion des protéines et compléter le tableau suivant en représentar,
leur transformation dans chaque organe. Utiliser des flèches et encadrer les enzymes im-
pliquées.
OaO OOOO : polypeptide (protéine) OOOO : petit polypeptide
OO :dipeptide O :acideaminé
Bouche
Pharynx et
æsophage
Estomac
lntestin grêle
Gros intestin
Exercice B. Emulsion des graisses par la bile : L'action de la bile ressemble à celle d'un détergent
vis-à-vis des graisses.
Exercice 9. Régime alimentaire et formule dentaire des mammifères : Les dents servent avant
tout à fragmenter les aliments avant ingestion et faciliter la digestion. Leur forme dépend de leur
fonction. Leur nombre, leur nature et leur disposition dans la mâchoire dépendent des espèces
et sont adaptés au régime alimentaire.
On distingue trois grandes familles de dents :
molaires larges pour broyer les aliments.
- LesLes canines, robustes, fines et pointues pour déchirer les chairs.
- les incisives, coupantes en forme de pelle pour cisailler la nourriture.
-
a) À t'aiOe de I'animation, colorier les molaires en rouge, les canines en jaune et les incisives en
bleu.
l, i l'., I e; :; i- i (.:'.::.
t.t ! ),':: i (. f | ;,":i i\/1 ;.' i ) i t'
3 Evolution du système respiratoire
La surface d'échange, ou surface respiratoire, est constituée d'un épithélium mince (couche
unique de cellules), humide et habituellement bien vascularisé qui sépare le milieu respiratoire
(eau ou air) du sang.
Si les plus petits organismes peuvent utiliser leur surface externe (unicellulaires) ou cutanée (vers
plats, ronds) comme organe respiratoire, les plus grands ont développé une région spécialisée
dans laquelle la surface respiratoire est augmentée : branchies, trachées ou poumons.
La structure et I'organisation des surfaces respiratoires varient d'une espèce animale à I'autre.
Les branchies, grande surface respiratoire externe baignant dans I'eau douce ou salée, résultent
d'adaptations du système respiratoire de la plupart des animaux aquatiques. Elles sont des
prolongements de la surface corporelle, spécialisés dans les échanges gazeux.
3 irîli${'{r' \
t.
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t.
rt
L'efficacité des échanges gazeux de certaines branchies, notamment celles des poissons, est
accrue grâce à la ventilation (courant d'eau entrant par la bouche) et à la circulation à
contre-courant du sang et de I'eau.
100 1-00
o o
C
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L
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0 0
trajet le long de la lamelle trajet le long de la lamelle
Les animaux terrestres possèdent quant à eux une surface respiratoire interne qui ne s'ouvre sur
I'extérieur que par des tubes étroits : les poumons des vertébrés et les trachées des insectes.
Chez les insectes, les échanges gazeux ont lieu dans les trachées, des tubes ramifiés minuscules
qui pénètrent dans le corps, apportant le 02 directement aux cellules. Le dioxyde de carbone
rejeté par les organes emprunte le trajet inverse et sort à l'extérieur.
Les trachées sont des tubes dont la paroi interne est tapissée de cuticule. Elles sont renforcées
par des filaments spiralés qui les maintiennent ouvertes. Chez certains insectes, en particulier
les insectes volants, les trachées se dilatent par endroit pour former des sacs aériens. lls sont
compressés par des muscles lors des mouvements d'expiration.
Les insectes possèdent une paire de stigmates sur les côtés de chaque segment de I'abdomen
et du thorax. Selon les espèces, les stigmates peuvent s'ouvrir et se fermer pour réguler les
échanges gazeux et limiter la perte en eau; ils peuvent également présenter des soies filtrantes
pour empêcher I'introduction de corps étrangers comme les poussières ou les parasites.
La circulation de I'air dans les trachées (ou ventilation) se fait de façons difFérentes selon le
type d'insecte. Par exemple, chez les insectes petits ou ayant une activité réduite, la circulation
de l'air se fait de façon passive, par diflusion. Chez les gros insectes, ou ayant une activité
importante, la circulation de I'air est amplifiée par des mouvements du corps (grâce aux muscles
de I'abdomen et du thorax) : la contraction des muscles provoque I'expulsion de I'air des
trachées vers I'extérieur (expiration), tandis que I'inspiration se produit de façon passive lors
du relâchement des muscles.
Les araignées, les escargots terrestres et la plupart des vertébrés terrestres ont des poumons
internes. Contrairement aux trachées qui se ramrfient dans tout le corps de I'insecte, les poumons
sont localisés dans une région du corps. L'organisme a donc besoin d'un système circulatoire
pour transporter le dioxygène des poumons aux autres régions.
Les mécanismes de ventilation varient considérablement chez les Vertébrés :
o Un amphibien ventile ses poumons par un mécanrsme de respiration à pression positive qui
force I'air à descendre dans la trachée.
o Les orseaux possèdent huit ou neuf sacs aériens qui servent de soufllets maintenant la circula-
tion de I'air dans les poumons. L'air qui traverse les poumons suit un parcours unidirectionnel.
À chaque expiration, ce système respiratoire permet le renouvellement complet de la masse
d'air contenue dans les poumons.
o Les mammifères ventilent leurs poumons par une respiration à pression négative qui tire
I'air vers les poumons. La contraction des muscles intercostaux et du diaphragme modifie le
volume des poumons.
Les poumons des mammifères comportent des alvéoles qui augmentent largement la surface
des poumons. Celle-ci atteint chez l'être humain à peu près la surface d'un court de tennis I
de I'organisme.
d'organe respiratoire.
c
La plupart des vertébrés terrestres
possèdent des poumons.
4.1, Anatomie
Chez I'homme, I'air inspiré par le nez passe par les fosses nasales où il est humidifié, réchauffé
et débarrassé des poussières et bactéries grâce à la muqueuse humide présente à cet endroit
(en se mouchant, les poussières retenues sont éliminées avec le mucus). ll passe ensuite dans
le pharynx et le larynx pour se rendre dans la trachée (tube rigide de 10 à 15 cm maintenu
ouvert grâce à du cartilage), les bronches, les bronchioles. Chaque bronchiole débouche sur
une alvéole (vésicule formée d'une membrane et fortement vascularisée) où se déroulent les
échanges gazeux. Un adulte possède environ 300 millions d'alvéoles! Chaque poumon est
enfermé dans un sac étanche, la plèvre, fait de deux parois entre lesquelles se trouve un liquide.
Les parois glissent I'une sur l'autre sans se décoller.
'.,[;.':
:,ir: l':lt;li: ; i.::.1.;,'i .::i [Link] (:)': i\4.1:()i t' t,. !
4.2 Ventilation
Voici les radiographies d'une cage thoraciques à I'inspiration et à I'expiration.
Décalquer les poumons de la première radiographie (inspiration) sur un papier calque puis le
superposer sur la 2ème radiographie.
J
!
't
Observations
3
-
&
I
I
I
I
1
2
3
6 1 6
7
8
2 7
4
3 I
4 I
I
10
5 10
)>.tt:; ! r: * t c i r::; i: t r ;t ! o t r i: 4
.\t!.1:i
O lL ;.'û':4 :10"t!';
4.3 Echanges gazeux
Sac alvéolaire
1 cm3 dê volume
-+ [Link] ci-contre.
il-
02 co2
il+
02 co2
or
Comme I'02 est peu soluble dans I'eau, le sang sang sang
en contient très peu. L'hémoglobine, un pig- désoxygéné oxygéné
ment respiratoire des globules rouges, contient
4 atomes de fer capables de transporter 4
molécules d'Oz. Cette protéine augmente alors
f4allTl
02 co2
ilr
02 co2
sang sang
Groupement
désoxygéné oxygéné
hème
-t:I FE
./.,s\ ljioxygene
fatlEl [Link]
ffirro,r
\BYË(
02 co2 co2
V 'Fer (Fe2+)
tissus
t-]F5I
02 co2
Hémoglobine
L'inspiration; I'air entre par la bouche ou le nez, descend dans la trachée puis dans les
-
bronches et bronchioles et arrive dans les alvéoles pulmonaires.
L'expiration :l'air ressort des poumons en empruntant le chemin inverse.
-
Lors de I'inspiration, des muscles soulèvent la cage thoracique et le diaphragme s'abaisse
(d'ailleurs, lorsqu'une personne dort, on voit son ventre se lever et se baisser). L'augmenta-
tion de volume des poumons provoque une dépression qui aspire I'air.
Lors de I'expiration, le diaphragme remonte et les côtes s'abaissent, ce qui fait sortir I'air des
poumons. L'expiration est passive.
Ballon externe
la bouteille? ....
le ballon interne? ....
le ballon externe? ....
la paille? ....
> Pourquoi dit-on que I'inspiration est active alors que I'expiration est passive?
'r'.\,,5{ r::;l ;f: l-al:[Link],rii,rlr t: :i it'i <-i'' i' i t,l '.'i.).',:l , i.-,lt
5.2 Gaz carbonique et expiration
anlt an1tr
Systènte respiratoire - 4MSOP 11
Le Système cardiovasculaire
I Fonctions du système cardiovasculaire
Pour acheminer les substances vitales vers les organes où elles seront consommées, le corps a
besoin de voies de communications, de moyens de transport. Le système cardiovasculaire assume
cette fonction : les voies de communication sont des vaisseaux sanguins et le moyen de transport
est le sang. Les substances transportées sont :
2.t Le sang
Composition du sang :
Nombre
Composants Principales fonctions Tlpes de cellules Fonctions
par litre de sang
o
et immunité
lons (électrolytes Équilibre osmotique, Séparation
sanguins) effet tampon sur des composants
Sodium le pH et régulation du sang
de la perméabilité Lymphocytes
m
Potassium
Calcium des membranes
Mâgnésium
Chlorure
Bicarbonate
Éosinonhites(A
Protéines
plasmatiques
Albumine Équilibre osmotique Monocytes
et effet tampon Neutrophiles
sur le pH Thrombocytes (plaquettes) 250à400x10e Coâgulation
lmmunoglobulines Défense de l'organisme
Apolipoprotéines
(anticorps)
Transport des lipides
/Àêf,q
Fibrinogène Coagulation Érythrocytes (globules rouges) 5à6x 1012 Transport de l'02
Veine
Artère
:1
:.f
I
Exercice 3.
Représenter, à I'aide d'un schéma simple, une artère, une veine et des capillaires
Le schéma doit bien entendu comprendre le cæur. ll est donc déjà dessiné.
Exercice 4. Le tableau ci-dessous présente les débits sanguins dans différents organes d'un sujet
au repos ou lors d'une activité physique. Que peut-on constater?
Débit sanguin [mL/min] Au repos A I'efFort
Cceur 200 750
Cerveau 750 750
Peau 400 1'600
Poumons 6'000 l_7'500
Reins l_'l_00 600
Os 600 400
Muscles 1'000 1_2'500
Organes abdominaux 1'400 600
Le cæur est composé d'un muscle creLrx, le myocarde, à quatre cavités: deux oreillettes qui
reçoivent le sang à son arrivée dans le cæur et deux ventricules (dont la paroi est plus épaisse)
d'où le sang est expulsé vers les autres organes à chaque contraction. ll est enfermé dans un
sac, le péricarde. Entre les deux, un film de liquide lubrifiant facilite les mouvements du cæur.
Aorte
Arière pulmonoire droite
Artère pulmonoire gouche
Veine cove
supérieure
Oreillette gouche
Ventricule gouche
Veine cove inférieure
Ventricule droit
Dans le cceur, quatre valves empêchent le sang de refluer lorsque les ventricules se contractent :
> Deux valves auriculoventriculaires (valves AV) se trouvent entre les oreillettes et les ventri-
cules. Elles empêchent le sang de circuler du ventricule à I'oreillette.
> Deux autres valves, la valve aortique et la valve pulmonaire, se trouvent à la sortie des
ventricules. On les appelle aussi valves sigmoides. Elles empêchent cette fois-ci le sang de
circuler vers les ventricules.
Ces 4 valves permettent au sang de circuler toujours dans le même sens. L'ouverture et la ferme-
ture (passives) de ces quatre valves créent deux "sons cardiaques" distincts, appelés battement
du cæur.
Exercice 5. Le cæur
a) Citer les vaisseaux connectés à I'oreillette gauche. Combien sont-ils?
I
I
I
r
I
I
I
POUM PAP
Chez un humain de taille moyenne au repos, ces deux étapes durent environ 0,8 s. Le pouls est
entre 65 et B0 battements par minute.
t
-!:, 1':; i ell r tr: (.i i i:i r ( )', t.,i :,, i- :i i,.' i i e, z! l\li !:; {) i: 1.) ,.a0'),:i /:)(i.:)a
Exercice 6. Révolution cardiaque
a) Remettre ces étapes du cycle cardiaque dans I'ordre (numéroter de 1 à 5)
,
!
t
Exercice 8. La circulation :
Ce schéma ne représente évidemment pas toutes les veines et artères du corps humain. Toutes
les artères de la circulation systémrque sont issues de I'aorte, et (presque) toutes les veines
convergent dans les veines caves.
On ne le voit pas non plus, mais le cæur est irrigué lui aussi, par les artères coronaires (leur nom
vient de leur disposition en couronne autour du cæur). On distingue I'artère coronaire gauche
et I'artère coronaire droite, toutes deux prenant naissance de I'aorte.
Oreillette droite
Artères pulmonaires
Veine cave inférieure
Ventricule gauche
Veine cave supérieure
Veines pulmonaires
Aorte
Ventricule droit
Oreillette gauche
a) Une alvéole pulmonaire ainsi qu'un capillaire sont représentés ci-dessous. lndiquer le sens du
flux sanguin par une flèche noire. Justifier en quelques lignes.
POz = 40 mmHg
Ajouter sur le même schéma des flèches légendées représentant les échanges gazeux entre
I'alvéole et le capillaire.
b) Même exercice, cette fois avec une cellule d'un tissus qulequonque.
POz = 40 mmHg
POr:40 mmHg
1)
2)
3)
4\
tr\
J)
6)
7)
B)
e)
10)
11)
12)
13)
r4)
15)
16)
b) Ajouter des flèches indiquant
le sens de la circulation
dans les dif[érents vaisseaux.
Flèches bleues pour le sang
désoxygéné et rouges pour le
sang oxygéné.
4 Pression sanguine
On appelle pression sanguine la force hydrostatique que le sang exerce contre la paroi des
vaisseaux sanguins. C'est pourquoi on parle de "tension" ou de "pression" artérielle. La tension
artérielle permet d'évaluer la force et la quantité de sang pompée par le cæur, ainsi que la
souplesse et l'état général des artères.
La tension artérielle se compose de deux éléments :
> la pression systolique : enregistrée lorsque la tension artérielle est à son maximum au cours
de la contraction du ventricule gauche,
> la pression diastolique: mesurée lorsque la tension sanguine est à son minimum, lorsque le
cæur est au repos entre deux battements.
Le rapport de ces deux mesures est la tension artérielle. On parle d'hypertension lorsqu'elle
est anormalement élevée: pression systolique supérieure à 140 mmHg et pression diastolique
supérieure à 90 mmHg.
L'hypertension est liée à un grand nombre de pathologies (l'athérosclérose, I'insuffisance car-
diaque, I'accident vasculaire cérébral, I'infarctus du myocarde ou encore des atteintes rénales,
pour n'en citer que quelques-unes). En I'absence de traitement, I'hypertension peut être à I'ori-
gine de graves lésions cardiaques et des vaisseaux sanguins. Cette maladie peut être généralement
contrôlée grâce à des traitements spécifiques et à une amélioration du régime alimentaire et du
mode de vie.
Tableau : Classification de I'hypertension (adultes > l-8 ans), sur une moyenne de trois mesures
effectuées à plusieurs occasions (semaines, mois) :
Mes mesures : mesurer trois fois sa pression et calculer les moyennes des pressions systoliques
et diastoliques. Comparer avec les valeurs du tableau.
Mesure 1
Mesure 2
Mesure 3
Moyenne
Exercice 14. Compléter à I'aide des mots suivants : artérielles- communrcation - droit - épaisse
-gauche-mince-myocarde-oreillette-péricarde-pouls-poumons-premierbruit-systole
ventriculaire - systole auriculaire - valvule auriculo-ventriculaire - ventricule.
Le cæur a une forme allongée, amincie vers le bas; il est disposé au centre de la cage thoracique,
entre les deux .
; la pointe est inclinée vers la
Le cæur est retenu dans la cage thoracique par une fine membrane qui I'enveloppe, le
, . . . Le cæur est un organe creux, dont les parois et cloisons sont formées de
muscles, le . . . . . Une cloison verticale sépare le cæur en deux moitiés,
gauche et droite, qui n'ont entre elles aucune . . Chaque moitié est
elle-même divisée par une cloison horizontale en deux compartiments, I'un supérieur, ou .
. . . Mais s'il tente de passer en sens inverse, la membrane de la valvule est repoussée, ce qui
obstrue I'orifice de communication. Les deux valvules, gauche et droite, se ferment à chaque
battement, ce qui produit le . . . du cæur. La contraction des oreillettes,
appelée . , chasse le sang dans les ventricules tout proches.
Elles ont une paroi plus . . que celle des ventricules, qui doivent chasser le
sang dans tout le corps (lors de la .. . ), soit vers les poumons
des veines,
Q formé de ventricules droit et gauche qui
Q des nerfs, communiquent entre eux,
Q des vaisseaux sanguins. C qui se contracte et se relâche,
c) Dans notre organisme, le sang est mis en constitué d'une partie droite et gauche
mouvement par : qui ne communiquent pas entre elles,
Q les poumons, qui se contracte de façon rythmique,
propulsant le sang vers les vaisseaux
Q le cæur,
sanguins.
Q les reins,
i) Le sang apporte aux organes
Q I'intestin.
d) Le cceur est :
O du dioxyde de carbone,
C du dioxygène,
O un muscle, des nutriments,
Q une pompe propulsant le sang,
de l'air.
O un organe creux, j) Les capillaires sont des vaisseaux
Q constitué de 2 cavités. qui sont situés entre les organes,
e) Au niveau du cæur :
qui se trouvent dans les cheveux,
Q les cavités communiquent toutes entre
C qui parcourent tous les organes,
elles,
qui assurent les échanges entre le sang
Q les sangs pauvre et riche en 02 ne se
et les organes.
mélangent pas,
k) Nous pouvons traverser les capillaires san-
Q le sang pauvre en 02 arrive des pou-
guins, capturer et englober des cellules
mons,
mortes et des microbes. Nous sommes
Q le sang riche en 02 arrive des organes. de très bons défenseurs de I'organisme. ll
f) La circulation du sang se fait : s'agit de :
dans un circuit totalement fermé, des plaquettes
dans un circuit ouvert par endroits, des globules blancs
à sens unique, Q des globules rouges
Q dans un sens puis dans un autre C de la lymphe
g) La circulation du sang permet : O du plasma
q'i.1.f {r1":l''
,]',,-;,' i.,'r,'([Link].|...,i i:,!.:i |!r. !1
1'rt'1
j
-l ; ;'; ' ;
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.r:,
l) Le rôle du plasma sanguin est de :
O du ventricule droit au ventricule gauche
Q véhiculer sous forme de solution la q) Quand sont produits les bruits du cceur ?
nourriture et les déchets cellulaires
quand les valvules s'ouvrent
produire la chaleur interne du corps
quand ventricules et oreillettes se rem-
se débarrasser des microbes pouvant at-
plissent
taquer I'organisme
Q débarrasser I'organisme des vieilles cel- Q quand les valvules se ferment
lules mortes Q quand les ventricules se remplissent
m) La formation des globules rouges du sang r) Les artères ont des parois
humain adulte se fait dans :
le sang passe-t-il?
Q la veine pulmonaire
Q des oreillettes aux ventricules
Q I'artère pulmonaire
du ventricule gauche à I'aorte et du ven-
tricule droit à I'artère pulmonaire Q la veine cave inférieure
C du ventricule droit à I'aorte et du ven- Q I'aorte
tricule gauche à I'artère pulmonaire Q la veine cave supérieure
Décrire en quelques phrases les diftérents systèmes des vertébrés. Observer le nombre de cavités
cardiaques, le type de circulation (simple ou double)...
f.
t
I it
It
I
I
4
I
tltâ
2. Reproduction et hérédité
Notre premier individu a acquis une nouvelle capacité : celle de se reproduire et de transmettre
ses caractéristiques à la génération suivante !
3. Compétition
Dans la nature, une certaine compétition opère entre les individus:ceux qui sont le plus
adaptés ont plus de chance de survivre et donc de se reproduire. Est-il possible de choisir les
individus qui sont le plus adaptés sur Gyp? Si oui, comment? Si non pourquoi?
4. Variation
Lorsque nos individus se reproduisent, donnons-leur une petite chance de fabriquer des descen-
dants un peu difFérents, qui ne seront pas des clones parfaits de leur parent. Nous introduisons
ainsi de la variation d'une génération à I'autre.
> Citer un phénomène qui peut être à I'origine de cette
variation. Ff'Ê-Æ-f -jJ]
fl. t.'i'! i, i : i,, i ; i; i (-,t ;t,,; ti ; r ;i ; ; i, 1-,'i ii;i ;',, t',' i -- 'ti] ),i j!'t'):\
a) Sélection naturelle
I ,a r}'l|
Jusque-là, être rouge ou vert, carré ou triangulaire
fi fr
n'influençait pas les chances de survivre et de se
reproduire. C'est pour cela que les nombres de ces T
variants évoluaient au hasard au fil du temps.
lntroduisons maintenant des aliens prédateurs visi- ç
tant régulièrement notre planète. lls sont très at-
tirés par la couleur verte, bren qu'ils ne rechignent
pas à manger du rouge ou du bleu s'ils ne trouvent
rien d'autre.
'û
> Comment les proportions de variants vont-elles changer? Pourquoi?
On dit que I'environnement opère un tri sur les individus de la population. En quelques
générations, ceci peut conduire à la disparition de certaines formes. D'autres formes sont
au contraire favorisées. C'est le phénomène de la sélection naturelle.
Les scénarios précédents ont montré les ingrédients nécessaires à l'évolution de nouvelles formes
de vie sur notre planète hypothétique, et à I'aboutissement d'une grande diversité comme celle
obiervée sur Terre.
En efFet, il faut :
i-'iii ;it ::,ir.,i t t,t ( Lt: !,; i it.;-i ; ir' tl :,.1 i",ti':,('.;j' . i' ;,'r .i) ).'t\
1.3 La notion d'espèce
Une espèce est un groupe de populations naturelles dont les membres sont eflectivement ou po-
tentiellement interféconds, produisent une progéniture féconde, et sont génétiquement isolés
de groupes similaires. Ainsi, par exemple, le cheval et l'âne n'appartiennent pas à la même espèce
car leur progéniture est stérile.
Le pouillot véloce et le pouillot fitis, pour-
tant morphologiquement très semblables, sont
également d'espèces diflérentes car ils ne
peuvent pas se reproduire entre eux.
EUROPE
AMÉRICNJE
DU NORD
fu. t"
OCEAN
ATLAIITIQUT
O'EÂN AfRIQUE
Gal{pagos o h Aiqa PA(IFlQUE
o .th
lb Maldtfla AMÉRIQUE
5UD
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OCÈAN
PACIFIQUE
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Cap de
fé eût'6e,
o 204
KilqËE
*,P* fo f9àrora Cap Hom
Zélande
Durant ce tour du monde, il accumula une masse considérable d'observations qui suscitèrent les
idées fondamentales de sa théorie. ll observa notamment des pinsons sur les îles Galépagos, et
ceux-ci bien que semblables, lui paraissaient appartenir à des espèces diflérentes. lls se distin-
guaient par des becs dont la taille semblait adaptée à la nourriture disponible sur leur île. ll en
déduit par la suite que tous descendaient d'une même espèce. C'est ce qu'on appelle I'hypothèse
de I'ascendance commune.
Les dif[érences entre les espèces proviendraient bien des conditions environnementales, mais
l'évolution se serait faite au cours de temps très longs, contrairement à ce que pensait Lamarck.
Les observations principales de Darwin sont les suivantes :
1. Les organismes ont la possibilité de se multiplier de façon exponentielle.
2. Cependant les populations sont en général stables.
3. Les ressources dans un environnement ne sont pas illimitées.
4. Les individus d'une espèce sont difFérents les uns des autres.
5. La plupart de ces dif[érences sont transmises par hérédité.
lli'1 r11 1, !i:.)il (::i i-i,,;.:,:,,:ilt t i:,'.,i: ,!: ir,'i .::(': l\ ,li ''t),''i .'i)..)r:
En conséquence, Darwin émit les conclusions suivantes
Gerlalns lndtuldus
nalssant avec un cou
plus long.
Après de nombreusês
généralions, les individus
au long con eont fnrorlsés
p€ut-êtâ parcê qu'ils
pewont attolndre les
feulllesd'aËrcs plus
hauls, êttÉnsm€ttlê ls
canctàte r lot'rg cou "
à leur pmgénlturc.
Variabilité génétique
La variabilité génétique est une condition indispensable à l'évolution. Les sources de variabilité
génétique au sein d'une population sont les suivantes :
/ '\.
.t
"=c=tc-',
'îîï.' E
Répânltbn alëat0re d4 Ô.0mosms I
Sélection naturelle
Certains caractères confèrent à des individus une meilleure survie ou des avantages reproduc-
tifs. Par exemple, la couleur d'un individu peut influencer sa visibilité pour un éventuel prédateur.
Dans I'exemple de la girafe, un long cou permet d'atteindre des feuilles dans le haut des arbres,
ce qui est avantageux. Les conditions environnementales ont donc une influence sur la survie et
la reproduction des individus. On peut parler d'une sélection de la nature : la sélection naturelle.
La sélection naturelle permet aux espèces d'évoluer: les individus les plus adaptés survivent
mieux et ont également plus de chance de se reproduire et de transmettre leur patrimoine
génétique aux générations suivantes. Au fil des générations, les " meilleurs" gènes sont alors plus
fréquents. Chaque changement de I'environnement peut remodifier ces fréquences, pour autant
qu'une variation génétique soit toujours présente dans la ulation
Phalènes du bouleau
Sélection sexuelle
Cette sélection se traduit par une difFérenciation entre mâles et femelles au niveau de caractères
comme la taille, la couleur ou encore des appendices (cornes, crêtes, etc.). C'est ce que I'on
appelle le dimorphisme sexuel.
Ftroit ti ictit
t
ei ( i;t;.:[Link] t4 !\,4SOP ir 24.)1 2t jt'li
> Les femelles sont souvent une ressource rare à cause de l'énergie et du temps qu'elles inves-
tissent dans la reproduction. Les mâles, au contraire, sont surtout limités par la disponibilité
des partenaires.
> Les femelles peuvent améliorer leur succès reproducteur en choisissant un partenaire de viabilité
supérieure.
> Ces caractères peuvent démontrer la qualité génétique d'un partenaire, capable de survivre
malgré le handicap potentiellement procuré.
> Enfin, ces caractères sont aussi le fruit de la compétition sexuelle entre les membres d'un
même sexe, d'où des parades et des luttes pour déterminer celui qui pourra se reproduire
préférentiellement.
Résultat :
+ Les femelles " choisissent" un mâle alors que les mâles se battent pour féconder une femelle.
+ Les caractères de ce dimorphisme, bien que pouvant représenter un désavantage du point de
vue de la survie (prédation, coût énergétique), sont sélectionnés par les partenaires sexuels
et ainsi transmis aux descendants.
Exercice L. Représenter les individus survivants à chaque génération (2 et 3) dans les 4 situa-
tions puis compléter les tableaux de proportions.
a) Chaque individu donne naissance à 2 nouveaux individus de sa couleur (génération 2), puis
meurt. Un prédateur, repérant plus facilement les individus noirs, en fait disparaître 6 à la
2ème génération. La 2ème génération se reproduit ensuite de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3
*3
Résultats Génération 1 Génération 3 Évolution ? oui/non
Proportion de noirs ---+
Proportion de blancs ---+
b) Chaque individu donne naissance à 2 nouveaux individus de sa couleur puis meurt. Un prédateur fait
disparaître 3 individus noirs et 3 blancs à la 2ème génération. La 2ème génération se reproduit ensuite
de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3
o
o Oo
i. r.'i-.'ji ji iarl,'' l, i :
1':t,; ij,.'.:) | : :': :,'! i'',,i',{ i t:' . i.. a) .
Résultats Génération 1 Génération 3 Évolution ? oui/non
Proportion de noirs ---+
Proportion de blancs --+
c) Chaque individu donne naissance à 1 individu noir et à 1 blanc, puis meurt. Un prédateur, repérant
plus facilement les individus noirs, en fait disparaître 6 à la 2ème génération. La 2ème génération se
reproduit ensuite de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3
o
o oo
z
Résultats Génération 1 Génération 3 tvolutron / our/non
Proportion de noirs ---+
Proportion de blancs ---+
d) Chaque individu donne naissance à 2 nouveaux individus de sa couleur puis meurt. Un prédateur,
repérant plus facilement les individus noirs, en fait disparaître 6 à la 2ème génération. La 2ème
génération se reproduit ensuite de la même façon que la première.
Génération 1 Génération 2 Génération 3
o
o oo
Résultats Génération 1 Génération 3 Évolution ? ouif non
Proportion de noirs ----+
e) Quels sont les paramètres ayant causé l'évolution des populations? Dans les cas où il n'y a pas eu
d'évolution, quelle en était la cause?
Exercice 3. Expliquez pourquoi la sélection naturelle est le seul mécanisme évolutif qui entraîne
continuellement une évolution adaptative.
Exercice 4. Des scientifiques étudient une population d'animaux vivant dans un habitat fréquemment
inondé. lls observent des individus de grosse et de petite taille ainsi que des individus à pelage
blanc et des individus à pelage noir. Durant une inondation, beaucoup meurent noyés. Certains
individus arrivent toutefois à survivre en se cachant dans des abris étroits. lls en dénombrent
500.
Résultats des analyses des chercheurs :
Sur les 500 individus, 312 font moins de 5 kg et 188 font plus de 5 kg.
- Parmi les individus de moins de 5 kg, on observe des individus à pelage blanc et des
- individus à pelage noir.
Seuls les individus de moins de 5 kg arrivent à atteindre les abris.
- La taille et la couleur du pelage sont des caractères hérédrtaires.
-
Lors d'une période de fréquentes inondations, va-t-on assister à une évolution du caractère de
la couleur du pelage elf ou du poids? Justifier.
l- v t: I ttt t c t'i r:i C l,t :;:, i i i r- a i to n ti lt(.li (,; f" 1; . )û:"1 :,'()tlt
2 Diversité et classification
La Terre compte plusieurs millions (-
8,7) d'espèces vivantes. Face à cette diversité, les natura-
listes ont, depuis I'Antiquité, cherché à grouper les organismes selon leurs parentés anatomique
ou physiologique, c'est-à-dire à les classer. La branche de la biologie consacrée à cela est la
systématique ou classification.
Tous les organismes vivants possèdent des liens de parenté plus ou moins éloignés. On parle
d'ascendance commune. La classification des espèces a pour but de représenter ces liens de
parentés, de découvrir les espèces les plus proches du point de vue de l'évolution. La construction
d' arbres phylogénétiques permet de comprendre I'histoire évolutive des espèces.
Les ensembles, représentant des groupes d'espèces possédant une caractéristique commune,
sont ensuite formés. On commence par les caractéristiques possédées par le plus grand
nombre (ensemble le plus externe), puis on Yeux. bouche
continue avec des sous-groupes (à I'intérieur) Squelette interne
qui s'emboîtent. Squelette externe Plumes
C. L'arbre phylogénétique :
L'arbre phylogénétique reflète les différents ensembles inclusifs. Le principe de sa construc-
tion est qu'il existe un ancêtre, hypothétique (il est impossible de remonter le temps afin de
déterminer I'espèce précise), ayant transmis chaque caractère d'inclusion aux espèces ac-
tuelles. Les groupes frères partent de bifurcations correspondant à la divergence d'espèces
issues d'un ancêtre commun.
Cloporte
Yeux, bouche
Rat
Poils
Humarn
Martinet
TEMPS
Plus les organismes sont proches, plus ils ont d'ancêtres hypothétiques communs. Ainsi, la
poule est plus proche du martinet (avec 3 ancêtres communs) que du ral (2 ancêtres com-
muns). L'arbre permet également d'observer une chronologie dans I'apparition de certains
caractères et de retracer I'histoire évolutive des espèces. Ainsi le caractère "yeux et bouche"
serait apparu avant le caractère " squelette interne".
Lorsque I'on compare les structures de certains animaux, on constate des caractères communs.
Exemples :
Les difFérences entre ces structures homologues sont dues à une divergence évolutive
2.3 Taxonomie
Cette méthode permet une classification hiérarchique en groupes de plus en plus généraux, selon
leur apparentement. Un groupe ou rang taxonomique est appelé taxon, peu importe sa catégorie
de classement. Dans une classification complète, on observe B groupes diflérents :
rgJ
lours ndrl
Ursdés
C arnNret
l,,lammrlè16
Cordé,
Anrruùx
Êu<aryotes
Après I'espèce, le groupe le plus étroit, situé au bas de la hiérarchie correspond au genre.
ll regroupe les espèces étroitement apparentées. Puis les genres semblables se regroupent en
familles, les familles en ordres, les ordres en classes, les classes en embranchements, les
embranchements en règnes et, depuis peu, les règnes en domaines. ll est important de noter
que les groupes frères obtenus lors d'une classification sont au même niveau hiérarchique et
porteront donc le même nom de taxon.
! itolui-it-;tt r.t (, i:tss,tl'tr:,liirli ,: !l'i -'.i(,,:f' L,l .:'i) -lti .',' i,1...' li
3 Diversité
La classification utilisée actuellement comporte trois domaines :
T'3 Jrâ
llo
l^3 l^3
Les membres du domaine des Bactéries sont les organismes procaryotes La plupart des organismes procaryotes du domaine des Archées
les plus diversifiés et les plus répandus. lls sont maintenant répartis vivent dans des milieux extrêmes, comme les lacs salés et les sources
dans plusieurs règnes. Chacune des structures en bâtonnet de cette hydrothermales. Le domaine des Archées comprend plusieurs règnes.
micrographie est une cellule bactérienne. Chacune des structures rondes de cette micrographie est une archée.
Ëh.. 100 pm
(1 30 x)
( ) i'i ..')/t''j1;
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i i i. i t'; ; i i.' i (- i ;i s:; I ', r. .a,i i ! |) t'! ;j !\,/i.l; ) l ,.:il ,1
4 Principaux embranchements du règne animal
Jusqu'à présent 1,7 million d'espèces vivantes ont été décrites sur la Terre. Mais le nombre
total d'espèces existantes est très controversé parmi les scientifiques; les estimations actuelles
se situent entre 5 et 10 millions d'espèces.
En Suisse, quelques 30'000 espèces animales et 19'000 espèces végétales et fongiques sont
connues à ce jour.
Le règne animal serait représenté par plus de 7 millions d'espèces, dont moins d'un million sont
décrites aujourd'hui.
lls se diflérencient des autres règnes eucaryotes :
> Contrairement aux végétaux autotrophes, ils sont hétérotrophes : ils ne sont pas capables de
produire leurs molécules organiques par la photosynthèse et doivent par conséquent manger
d'autres organismes. +
Présence d'une bouche.
> Contrairement aux champignons, leurs cellules sont dépourvues de paroi.
> Contrairement aux protistes, les animaux sont pluricellulaires.
Les éponges sont des animaux tellement inertes que les Grecs de I'Antiquité les prenaient pour
des plantes. Vivant dans I'eau, ces organismes se nourrissent de particules en suspension qui
traversent leur corps à I'aspect d'un sac percé de pores. Ces pores inhalant permettent à I'eau
de pénétrer à I'intérieur d'une cavité gastrique centrale. L'eau ressort ensuite par une ouverture
plus grande. La cavité gastrique possède des cellules flagellées. Le mouvement des flagelles
engendre un courant d'eaLt qui permet de retenir les particules alimentaires et de les ingérer. La
plupart des éponges sont hermaphrodites, elles portent à la fois des gonades mâles et femelles,
et peuvent donc produire des spermatozoldes et des ovules. La fécondation donne naissance à
une larve qui quitte le parent par la grande ouverture de la cavité gastrique.
Pore lnhalant
Câvlté gâstrlquê
Éponge de mer
Cet embranchement est composé d'organismes aquatiques tels que les méduses, les coraux, les
anémones de mer ou encore les hydres. lls peuvent être sessiles (fixés sur un substrat dans les
fonds marins) ou mobiles.
Ces deux formes possèdent des tentacules urticants, caractère qui permet de regrouper les
individus dans cet embranchement. Les hydres et les anémones de mer sont des exemples de la
forme polype. Les méduses se déplacent quant à elles librement dans I'eau grâce à de faibles
contractions et à sa flottaison. Certains cnidaires existent seulement sous la forme polype et
d'autres, seulement sous la forme méduse;d'autres encore passent du stade polype au stade
méduse. Les cnidaires sont carnivores. Leurs tentacules disposés en anneau autour de la bouche,
servent à capturer des proies et à les pousser à I'intérieur de la cavité gastrovasculaire, où
s'amorce la digestion.
Les annélides sont des vers annelés qui se caractérisent par leur apparence segmentée.
lls vivent dans la mer, en eau douce et dans les sols humides. Le ver de terre est un
des représentants de I'embranchement. Sa présence est indispensable à la survie de certains
écosystèmes. Ces organismes sont hermaphrodites. Les sangsues, autres représentants, vivent
en eau douce. Ces animaux se nourrissent de sang. lls perforent la peau de I'hôte qui ne se rend
habituellement compte de rien, car les sangsues produisent en même temps un anesthésique.
Après I'incision, les sangsues sécrètent un autre composé qui empêche la coagulation du sang.
Elles peuvent alors sucer autant de sang qu'ils peuvent en contenir, c'est-à-dire plus de dix fois
leur propre masse. Lorsqu'elles sont rassasiées, les sangsues peuvent vivre plusieurs mois sans
nourriture.
Anus
Voisseoux songuins
Bouche
Oesophoge Cordon neryeux
4.5 Embranchementdeséchinodermes
Les étoiles de mer, oursins et la plupart des autres échinodermes sont des animaux sessiles ou
qui se déplacent lentement. La présence de petits pieds à ventouse permet le regroupement
des individus de I'embranchement.
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t it Iy it' i,;; ii ! (
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{i l, .i ,, l') .;t .,-,
4.6 Embranchement des arthropodes
Selon des estimations, la population mondiale des arthropodes s'élève à environ un milliard de
milliards d'indtvidus. Ce sont les plus nombreux des animaux. lls se caractérisent par la présence
d'un squelette externe ou exosquelette, composé de couches de protéines et de chitine, un
polysaccharide. Le squelette externe peut être solide et épais comme une armure à certains
endroits sensibles du corps ou flexible et mince comme du papier à d'autres endroits, comme
les articulations. En raison de la rigidité de leur exosquelette, la croissance des arthropodes
exige qu'ils s'en débarrassent occasionnellement pour en sécréter un nouveau, plus grand. Ce
phénomène porte le nom de mue. On trouvera dans cet embranchement, les insectes, les
crustacés, les arachnides (araignées, scorpions, acariens) et les myriapodes (mille-pattes).
chélicères,
cépholothorox
& cbdomen
4 poires de
potles Arochnides
s( ï
oppendices
orticulés,
exosquelette
entre l5 et
360 poires
de potles
Myriopodes
ffi#
mondibules et
ontennes
2 poires
d'onlennes
Crustocés
eTyË
3 poires de
pcttes,2
oires d'
lnsectes
#
4.7 Embranchement des vertébrés
Ce groupe est caractérisé par des individus possédant un squelette interne. Diftérentes classes
font partie de cet embranchement :
a) Compléter le tableau ci-dessous en indiquant les structures présentes chez les difFérentes
espèces.
.*o*
$aso' <r" ..""
Yeux "..- ^-." "-t"t*
Squelette in-
terne
Coquille
Membres ant
à 4 doigts
Poils
Mamelles
Exercice 6. Grâce
logénétique de la figure ci-contre,
à I'arbre phy- )+ g
indiquer qui est le plus proche de qui $"-6 d €'
entre :
ttt
> Oiseau - Humain - Souris ô-
-
5
lrj Ia
F
zE
Bouche en ventouse i-
d#r*-TT*.
Lamproies
Chond n chthyens
Plumes
*
Vertèbres
Fenêtre mandrbulaire,
gésrer (archosaures) 4
Oiseaux
%)
(vertébrés)
Fenêtre temporale
2 fenêtre temporales
derrière I'orbite tria ng ula ire
(d ia psides) Crocodiliens /
Cheville particulière
Quille ventrale
sous cervicales
(sau ropsidés) Lépidosauriens
Carapace dorso-ventrale
Amnios
(amniotes)
Chéloniens
Poils, mamelles
4 membres,
Mâchoires doigts, cou
(gnathostomes) (tétra podes)
Mamm
Main à 4 doigts
Poumons alvéolés
fonctionnels æ
Lissamphibiens
Queue à 3 lobes
Actinistiens (coelacanthe)
Os vrais
(ostéichthyens) Nageoires avec rayons
Actino rygrens
i t., ;1 t i i i ! i i-, i i L
r.,: ....' i :,: :t, :, i'i :':.,,- i t :: I I 4 l'rl l: t ( I t) i (:l
,.) i j. ).r .,
,i j .,.,
!,
a) Le groupe frère de celui des lamproies est
Q Gnathostomes
Q Tétrapodes
Q Ostéichthyens
b) Le groupe frère des chondrichthyens est :
Q Amniotes
Q Tétrapodes
Q Ostéichthyens
n$@
u'uo ^*É
Oo
ù'!. ô
q d;ç e o\o
\ a 1,
a
Escargot
Oursin
Etoile de mer
Méduse
Eponge
Hydre
Ver de terre
Sangsue
Ecrevisse
Cafard
Humain
Chimpanzé
Pigeon
Gammare
Coccinelle
Moule
Autruche
Exercice 10. Compléter le tableau de la page suivante en introduisant les difFérents caractères
suivants dans les cases correspondantes. (Ne noter que la lettre)
Bactéries
Archéobactéries
Protistes
Végétaux
Eumycètes
Spongiaires
Cnidaires
Annélides
Mollusques
Echinodermes
Eucaryotes
Mammifères
Animaux Oiseaux
Reptiles
Vertébrés
Amphibiens
Poissons osseux
Poissons cartilagi neux
lnsectes
Crustacés
Arthropodes
Arachnides
Myriapodes
Ært #wv
Charophytes Bryophytes PtéridophytesGymnospermes Angiospennes
100
E
.q)
2oo
^'v 300
ch
o +oo
à 500
600
Les Mousses sont les Bryophytes les plus familières et la suite de ce chapitre se concentrera sur
celles-ci.
Copsule
1-.1 Reproduction des mousses
Le cycle de reproduction sexuée des mousses se caractérise sporophvte
> une phase diplorde appelée sporophyte : partie fixée sur un Feuilles
Les gamétophytes développent des organes reproducteurs au sommet de leur tige. Chez la
plupart des mousses, les organes mâle (anthéridies) et femelle (archégone) sont portés par des
tiges diflérentes.
,t ) \./t il
i'. e, i'' l',. : i,i t :,: i ;r.,i I i l,l':i tr('i-i i::il .r i,'.r, .: .: !:,
Le zygote issu de cette fécondation est diplorde (2n) puisqu'il comporte les chromosomes
d'un spermatozol'de (n) et d'une oosphère (n). Ce zygote, qui reste fixé sur le gamétophyte, se
développe pour former un sporophyte (2n).
ii Spermoiozo'r'des In)
Gométophyte J
(n)
Lesspermotozoides
Anihéridies nogent jusqu'à une
(orgones J) mousse femelle pour
itt féconder I'oosphère
,,
Gométophyte
/ (n) Fécondolion
(dons I'orchégone)
'rr' i
aar,
ô' Archégone
(orgone Ç)
(, Oosphère
1 (n)
/
Formotion
I d'un zygoie
miioses I (znl
I
o Soores()
\\
-Kzysore(2n)
Copsule (ou sporonge)
dons loquelle des spores
hoploi'des sont formées
{t
Le
& devient un embryon
sporophyte, qltoché
ou gométophyte ?,
de sporophyte (2n)
Les sporophytes matures produisent des spores (n) par méiose à I'intérieur d'une capsule. Cette
capsule, recouverte d'une coiff,e, est fermée par un opercule qui se sépare pour éjecter les spores.
Libérées par temps sec (la dessication de la capsule provoque son explosion), les spores sont à
l'état de vie ralentie et constituent une forme de résistance et de dissémination. Elles possèdent
une membrane externe épaisse et imperméable ainsi que quelques réserves nutritives. Ces ca-
ractéristiques leur permettent de résister à des conditions climatiques extrêmes qui seraient
fatales aux mousses adultes I Dès que le milieu extérieur est favorable, elles germent et forment
alors un stade multicellulaire nommé protonema. Chaque protonema se développe en un gaméto-
phyte, mâle ou femelle.
La plupart des mousses peuvent également se multiplier par voie végétative (reproduction
asexuée). Ce type de reproduction permet un accroissement très rapide des individus. Les pro-
cessus sont très variables selon les espèces. On peut citer la fragmentation du gamétophyte ou
la dispersion de propagules (groupes de cellules spécialisés pour la dissémination).
l) Pourquoi?
m) Quelle diflérence y a-t-il entre les bryophytes et la majorité des autres plantes au niveau de
la photosynthèse? ....
A partir des ptéridophytes, les plantes possèdent des tissus conducteurs. On parles de plantes
vasculaires. Cette adaptation à la vie terrestre permet une conduction rapide de I'eau et des
substances dissoutes dans les diverses parties de la plante. Les difFérents organes assument des
fonctions distinctes :
> Les racines sont spécialisées dans I'absorption de I'eau et des minéraux du sol ;
> les feuilles sont adaptées aux échanges gazeux avec le milieu extérieur et à la réception de
l'énergie lumineuse nécessaires à la photosynthèse.
Pour ce qui concerne la reproduction, les plantes vasculaires ont des adaptations inégales. En
eflet, chez les ptéridophytes la fécondation se fait encore en présence d'eau, ce qui ne sera plus
le cas pour les gymnospermes et angiospermes.
Les ptéridophytes forment un embranchement important représenté par plus de 10'000 espèces
parmi lesquelles les fougères et les prêles .
Fougères Prêles
Sores
Comme les spores des bryophytes, les spores sont protégées d'une paroi contenant de la sporo-
pollénine qui leur permettent de résister dans des conditions défavorables.
Lorsque les conditions sont bonnes, la spore germe et engendre un gamétophyte haploide
nommé prothalle. Celui-ci prend la forme d'un coeur et porte des anthéridies (organes mâles)
et des archégones (organes femelles). Le prothalle est donc bisexué. ll produit autant des
gamètes mâles, les spermatozofdes, que des gamètes femelles, les oosphères.
Les spermatozoides sortent de anthéridies après une pluie ou une rosée puis nagent vers I'archégone
pour féconder I'oosphère. Un zygote (2n) est alors formé dans I'archégone. ll s'y développe jus-
qu'à ce que le prothalle se flétrisse et disparaisse. L'embryon devient alors un nouveau sporophyte.
Gométophyte d et ç
Spores (n)
(n) â'\ -Ée
-jr''
Mélose mitoses
Sporonge
Anihéridie
forgone 6l)
Archégone d Spermotozoides
(orgone Q) ù
e (n)
ôJ
Jeune sporophyte Fécondolion
t;J;: lznl (dons l'orchégone)
\.
I - Les spermoiozoi'des
mitoses d nogent jusqu'à
€ I'oosphère
t. tl
il l' li
Formotion
d'un zygole
Gométophyte l2n)
(n)
(2nl
Remarque : Certatnes autres espèces de ptéridophytes forment des spores mâles et des spores
femelles.
c) Je fais partie des premières formes végétales à bénéficier de I'invention des vaisseaux
f) Ayant encapsulé mes spermatozol'des dans des grains de pollen, je fais partie des premiers
végétaux à pratiquer une fécondation hors de I'eau.
Exercice 5. Sur quelle structure pluricellulaire trouve-t-on les archégones et les anthéridies?
Quelles sont leur fonction ?
-ùa
ô
Reprod uction des végéta ux o 2024 - 2025
3 Les gymnospermes
À partir des gymnospermes, I'appareil reproducteur des végétaux est mieux adapté à la vie
en milieu aérien : les gamètes ne sont plus libérés dans le milieu extérieur et ne sont donc
plus tributaires de la présence d'eau pour réaliser la fécondation. En ef[et, le grain de pol-
len (gamétophyte mâle) apporte ses gamètes dans I'appareil femelle et I'ovule, qui contient le
gamétophyte femelle, se transforme en graine lorsqu'il est fécondé.
Les gymnospermes possède un ovule nu, c'est-à-direqu'il n'est pas à I'intérieur d'un organe. Les
principaux représentants des gymnospermes sont les conifères, dont le pin, le sapin, le cèdre,
I'if ou encore le séquoia.
La grande majorité des conifères conserve les feuilles toute I'année.
Les sporanges mâles d'un sporophylle pro- Le sporange femelle enfermé dans I'ovule
duisent des spores haploides par méiose. produit par méiose une spore haploide qui
Chaque spore devient un grain de pollen reste dans I'ovule. La spore se développe (par
(haplolde) dans lequel se développe (par mi- mitoses) en un gamétophyte femelle micro-
toses) un gamétophyte mâle (haploi'de). Le scoprque contenu à I'intérieur de la spore.
gamétophyte produit enfin, par mitoses, deux Ce gamétophyte produit enfin par mitose une
spermatozordes qui seront donc contenus oosphère.
dans les grains de pollen.
t
d
{
ffi**"' E
t ['* Ovule
Sporange
É.aille ovulé€
lL
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ry l'ovule
ovul,ée [Link] à l'inlérieu.
I
d€ l'ovûle
T
Sractée
--_-->
Légender et colorier l'ovule et le sporophylle et jaune, les sporanges en vert, les gamétophytes
en bleu et les gamètes en rouge.
> La graine: L'ovule parvenu à maturité, qui contient un gamétophyte femelle et un embryon,
est appelé graine. Les graines des gymnospermes sont dites " nues" car elles ne sont pas
enfermées dans des ovaires (contrairement aux graines des angiospermes). La graine sera
ensuite libérée des cônes et transportée par le vent. Les graines qui se posent dans un habitat
propice germent et produisent des embryons de pin qui sortent de terre. Le gamétophyte
femelle sert alors de réserve nutritive.
écoille
Sporophyte
l2nl ?
Ovule(2n)
d F#=i,';#"
Sporophylle
\ï*"
l2nl
Pollen (n)
/\
Plonlule J l- Sporonse (2n)
ÏS--Spore(n)
I Gométophyte Ç
Fécondoiion
Groine: Oosphère
embryon et --'.-- I
Groin de pollen
réserves
en germinotion
Noyqu du
spermoiozo'r'de
-
Noyou de
I'oosphère
il
ir ..'i.:..'.'i .':) '':;
4 Les angiospermes
Actuellement, les angiospermes sont les végétaux les plus variés et les plus répandus, avec plus
de 250'000 espèces (environ 90 % de toutes les espèces végétales). A I'exception de la mer, ils
colonisent tous les biotopes, même si I'environnement est difficile comme en haute montagne,
dans les régions polaires ou les déserts. Tous les fruits, légumes et graminées (riz, blé, céréales)
que nous consommons proviennent des angiospermes.
Ces végétaux, aussi appelés plantes à fleurs, produisent des fleurs et des fruits. Leur nom vient du
grec aggeion, qui signifie "capsule", car leur graines sont contenues dans des ovaires matures :
les fruits.
De la même manière que les gymnospermes, les plantes à fleurs observées dans la nature sont
les sporophytes (diploldes).
La calice et la corolle forment le périanthe. Lorsque les sépales ressemblent aux pétales, ils sont
appelés sépales pétaloîdes (on parle aussi de périanthe pétaloide). Lorsqu'ils sont identiques,
ils sont appelés tépales.
> des microspores (n) qui deviennent des gamétophytes mâles : les grains de pollen, constitués
de deux cellules haploides et formés dans les anthères.
> des mégaspores (n) dont I'une devient le gamétophyte femelle, à I'intérieur d'un ovule
croissant dans un ovaire. Le gamétophyte g contient I'oosphère haplorde et un sac em-
bryonnaire diploide, future réserve nutritive de I'embryon de la plante.
Sporonge
Microsporocyte Ovule
(2n) orocyte (2n)
mâôsr
I
4 Microspores (n)
@
Choque
Microspore {n)
+
o
@- I
Mégospore
survivonte (n)
[æFt
I Ovule Noyoux du soc
Gométophyte d embryonnoire
(groin de pollen) {}
(n) Oosphère (n)
L'embryon, constitué d'une racine rudimentaire et d'une ou deux feuilles primaires appelées
cotylédons, se développe en un jeune plant, grâce aux réserves entreposées dans I'endosperme
et les cotylédons.
thère
Fleur sur
sporophyte Méiose
Microspore
Mitose
Groin de
Germi notionÇl Ovule
d Ovoire
pollen
\
/\
Embryon (2n)
Endosperme (3n)
Groine
Mégospore _.@
Stigmote
tr
Tégument (2n) 1)
Soc Mitose
\ Noyou de embryonnoire
I'endosperme
(3n) Oosphère
Tube
pollinique
Zygote 2 spermotozo 'fd
(2n) Fécondotio n
,. !:
la fécondation. Sans fécondation, ces réserves sont donc perdues. Les angiospermes "évitent"
ainsi un gaspillage d'énergie.
4,3 Le fruit
Les fruits protègent les graines et favorisent leur dispersion. Certains prennent des formes qui
leur permettent de voler, d'autres ont des enveloppes piquanfes qui s'accrochent à la fourrure
des animaux, d'autres encore sont comestibles. L'animal qui avale ces derniers digère le fruit
sans altérer la graine. Elle peut être déposée parfois à des kilomètres de I'endroit où elle a été
produite, et bénéficier d'engrais naturel !
Le fruit est un ovaire mature. Après le fécondation, les graines se développent en même temps
que la paroi de I'ovaire s'épaissit, pour former le péricarpe, la paroi dure et ligneuse du fruit.
Le reste de la fleur flétrit. Exemples :
+ l} {, + .lL
a) Les représentants des gymnospermes de nos forêts tempérées sont des gamétophytes
e) Chez les gymnospermes, les spores mâles sont produites dans le sporophylle
Exercice 9. Questions.
c) Pourquoi comparées aux angiospermes, dit-on que les graines des gymnospermes sont nues?
e) A partir de quel organe se forme la graine après la fécondation chez les angiospermes et les
gymnospermes ?
f) Dans quelle structure se développe le gamétophyte mâle chez les angiospermes et les gym-
nospermes ?
h) Comment les gamètes mâles et femelles se rencontrent-ils chez les gymnospermes ? Et chez
les angiospermes ?
Exercice 11. Classer les plantes suivantes selon la technique utilisée pour les animaux : tableau
- ensembles - arbre.
a) Tableau de caractères
Chlorophylle Graine dans ovaire Racines et nervures Graines
Mousse
Pin
Fougère
Cèdre
Tulipe
Sphaigne
Prêle
Pommier
Lys
o
a
J
FI
Gamétophytes femelles
microscopiques (n) dans des
A'
a
cônes contenant des ovules
Sporophyte (2n), o
la plante à fleurs
/ (dépendants) t-t
I "psporophyte
elle-même
(indépendant)
o
Sporophyte Vt
i2n) (2n)
Gamétophytes mâles È
microscopiques (n) à l'intérieur (g
de ces parties de fleur
(dépendants)
-
o
â1
.c
Gamétophyte IJ
(n) ,l o
a
i
Gamétophyte
mâles
microscopiques (n) dans
des cônes contenant
du pollen (dépendants)
Gamétophytes P
femelles m icroscopiques