0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues26 pages

Prévention VIH Mère-Enfant : Guide IDE 2

Cours IDE 2

Transféré par

fiokojessicaaudrey5
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues26 pages

Prévention VIH Mère-Enfant : Guide IDE 2

Cours IDE 2

Transféré par

fiokojessicaaudrey5
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COURS SUR LA PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE ENFANT DU VIH IDE 2

OBJECTIF GENERAL DU COURS

A la fin de ce cours l’étudiant IDE 2 devrait être capable de comprendre la notion de la prévention de la transmission mère- enfant
du VIH

OBJECTIS SPECIFIQUES DU COURS

Plus spécifiquement, l’étudiant doit être capable de:

 Décrire l’approche globale de la prévention de l’infection à VIH ;


 Décrire les interventions spécifiques pour la PTME ; grossesse, accouchement, postpartum
 Citer les protocoles disponibles et recommandes en insistant sur l’option B +
 décrire le mode de transmission mère-enfant
I- INTRODUCTION
- La transmission mère-enfant du VIH est de loin le mode de transmission le plus fréquent et le plus important chez l’enfant.
- Lorsqu’une mère est infectée par le VIH, le risque de transmettre le virus à son enfant varie de 15 à 35%.
- Afin de préserver les enfants contre le risque grave de transmission, notre système de santé s’est engagé dans la mise en
place d’une stratégie nationale de prévention et de prise en charge.
- En renforçant les capacités des différents intervenants parmi les professionnels de la santé dans le but de réduire au niveau
national le taux de transmission de VIH et par conséquent de réduire la mortalité infantile.
- Selon l’ONUSIDA*, sur les 2 millions d’enfants infectés par le VIH dans le monde, environ 90% l’ont été dans le cadre d’une
transmission de la mère à l’enfant,

CHAPITRE I ; GENERALITES SUR LE VIH


Le VIH est le virus de l’immunodéficience humaine, l’agent responsable du SIDA
Avec l’infection au VIH, le système immunitaire s’affaiblit et la personne est plus exposée aux infections qu’elle peut
normalement combattre. Une personne infectée par le VIH peut ne pas présenter de signes de maladie et peut ignorer
qu’elle est infectée.
- Le VIH détruit et affaiblit le système immunitaire- en détruisant des globules blancs spécifiques CD4
- Lorsque le système immunitaire s’affaiblit ou est compromis, le corps perd sa capacité à combattre la maladie.
- L’infection au VIH est à vie. Même s’il y a des médicaments qui prolongent la vie, il n’existe pas encore de
traitement curatif.
- Au fil du temps, le système immunitaire est incapable de lutter contre le VIH et la personne peut développer des
maladies, dont les infections opportunistes IO et certains types de cancer, pouvant entrainer la mort.
Infection opportuniste ; est une maladie due à des germes qui peuvent ne pas causer une maladie chez une personne en
bonne santé, mais causeront la maladie chez une personne qui a un système immunitaire affaibli.
SIDA ; signifie syndrome immunodéficience Acquis et se rapporte au stade le plus avance de l’infection au VIH.
S ; Syndrome- un groupe de symptômes ou de maladie
I ; immuno- a trait au système immunitaire
D ; Déficience- incapacité de se protéger contre la maladie
A ; Acquis- pas héréditaire, établir une distinction entre une condition génétique ou héréditaire.
Différence ; VIH, infection au VIH et SIDA
- Le VIH est le virus qui cause l’infection
- Une personne infectée par le VIH peut ne pas présenter des signes de maladie mais peut néanmoins infecter
d’autres personnes
- Le SIDA est un groupe de maladies graves et d’infections opportunistes qui se développent après affaiblissement
du système immunitaire qui résulte du fait d’être infecte par le VIH pendant longtemps.
- Sans traitement, la majorité des personnes infectées par le VIH développeront le SIDA après une certaine période,
qui peut aller de plusieurs mois à 15 ans et plus.
Types de VIH
En 1986, un deuxième type de VIH, appelé VIH-2, a été isole chez les malades du SIDA en Afrique de l’Ouest. Le
VIH-2 a le même mode de transmission que le VIH-1 et est associe aux mêmes infections opportunistes et au SIDA. Chez
les personnes infectes par le VIH-2, l’immunodéficience semble se développer plus lentement et être plus modérée, et les
personnes porteuses du VIH-2 sont relativement moins infectieuses au début de l’infection. A mesure que la maladie se
développe, l’infectiosite du VIH-2 augmente ; cependant par rapport au VIH-1, la durée de l’infectiosite accrue est plus
courte.
Si le VIH-2 peut se transmettre d’une mère infectée à son enfant, le taux de transmission est inférieur à celui du
VIH-1. En général, sans intervention, 0 à 4 % d’enfants allaites deviennent infectes par le VIH-2 si la mère en est infectée,
par rapport à 20 à 45 % si la mère porteuse du VIH-1. Une personne peut être infectée par le VIH-1 et le VIH-2. Il est
recommandé aux femmes infectées par le VIH-1 et le VIH-2 de suivre les recommandations concernant la PTME pour les
femmes infectées par le VIH-1.
Le comptage de cellules CD4 et la charge virale
Le nombre de cellule CD4 et la charge virale sont 2 mesures de la progression de la maladie.
- Le nombre de cellules CD4 est le nombre de CD4 T- lymphocytes dans le sang. Les cellules CD4 sont un type de
globule blanc qui est le principal agent de lutte contre l’infection du système immunitaire. Le nombre de cellules CD4
traduit la sante du système immunitaire.
- La charge virale est la quantité de VIH dans le sang. La charge virale peut être mesurée par le test PCR. Le test peut
être utilise pour vérifier la réponse de la personne au traitement.
Lorsque le VIH se multiplie activement, il infecte et détruit les cellules CD4. Le nombre de cellules CD4 s’exprime
généralement comme le nombre de cellules par millimètre cube. Le nombre normal de cellules CD4 chez un adulte en
bonne santé varie entre 600 et 1200 cellules par millimètre cube. Quand le taux de cellules CD4 d’un adulte tombe en
dessous de 200 cellules par millimètre cube, le risque d’infections opportunistes et de maladies grave liées au VIH devient
plus élevé.
La charge virale est très élevée juste après le premier contact infectieux avec le VIH. Une charge virale élevée est associée
à un risque de transmission plus élevé. La charge virale baisse considérablement lorsque le corps développe des anticorps
au VIH et augmente à nouveau après un certain nombre d’années, et au fur et à mesure que le nombre de cellules CD4
baisse le système immunitaire s’affaiblit. Une charge virale élevée peut également être le signe d’une progression plus
sévère de la maladie.
Séroconversion
- Les personnes infectées par le VIH développent généralement des anticorps 4 à 6 semaines après avoir été
infectées, mais cela peut prendre jusqu’à 3 mois avant que les anticorps ne se développent.
- La période qui s’écoule entre l’infection et le moment ou la personne développe les anticorps contre le VIH,
s’appelle la fenêtre sérologique.
- Certaines personnes sont atteintes d’une maladie de type grippal ; fièvre, rash, douleurs articulaires, enflure des
ganglions lymphatiques au moment de la séroconversion. Ça s’appelle syndrome rétroviral aigu ; SRA ou infection VIH
aigue.
Séroconversion- développement d’anticorps mesurables contre le VIH dans le sang dû à l’infection au VIH. Par exemple
une personne qui passe du statut séronégatif à celui de séropositif a eu la séroconversion.
La fenêtre sérologique – temps qui s’écoule entre le début de l’infection au VIH jusqu’à ce que les anticorps anti-VIH
soient mesurables par un test d’anticorps.
Remarque : les clients dont le test est négatif, mais se sont engagés dans des comportements à risque dans les trois
derniers mois doivent être testés à nouveau en « trois mois dans le cas où ils sont dans la fenêtre sérologique
Les femmes enceintes qui pourraient être dans la fenêtre sérologique doivent être re testés lors de la prochaine
CPN
Classification en stades cliniques proposés par l’OMS
Stade clinique 1
 Patient asymptomatique
 Adénopathies persistantes généralisées accompagnées de fièvre
Stade clinique 2
 Perte de poids supérieure à 10% du poids corporel
 Manifestations cutanéomuqueuses mineures (dermite séborrhéique, ulcérations buccales récurrentes)
 zona au cours des cinq dernières années
 infections récidivantes des voies respiratoires supérieures
Stade clinique 3
 Perte de poids supérieure à 10% du poids corporel
 Diarrhée chronique inexpliquée pendant plus d’un mois
 Fièvre prolongée inexpliquée pendant plus d’un mois
 Candidose buccale (muguet)
 Leucoplasie chevelue buccale
 Tuberculose pulmonaire dans l’année précédente
 Infections bactériennes sévères (pneumopathies par exemple)

Stade clinique 4
 Pneumocystose
 Toxoplasmose cérébrale
 Maladie de kaposi
 Lymphome
 Mycobactérie atypique généralisée, et plus généralement toute affection grave apparaissant chez un patient
infecté par le VIH, ayant une baisse importante de son immunité (taux de CD4 inférieur à 200 mm cube)
La classification permet de :
 Déterminer si un patient est éligible à la trithérapie ARV
 Fournir un cadre pour le suivi clinique et biologique
 Comprendre le pronostic
 Evaluer si une thérapie ARV fonctionne
 Prendre la décision clinique ; incluant les décisions visant pour modifier la thérapie ARV
La classification est basée sur la présentation clinique et ou immunologique (CD4&charge virale)
L’idéal c’est d’utiliser les deux critères cliniques et immunologiques pour évaluer la progression de l’infection à VIH chez
un patient
Voies de transmission du VIH de la mère à l’enfant

On parle de transmission de la mère à l’enfant, lorsqu’une mère séropositive transmet le VIH à son enfant pendant la
grossesse, le travail, l’accouchement ou l’allaitement. En l’absence d’interventions, le taux de transmission vont de 15 à 45%. Les
interventions efficaces permettent toutefois de ramener ces taux à des niveaux inférieurs à 5 %. Les proportions de la transmission
se présentent comme suit ;

 20 % pendant la grossesse
 60 % pendant l’accouchement
 15 % pendant la période de l’allaitement

La TME est la source d’infection au VIH la plus importante chez les enfants de moins de 15 ans.
Conséquences du VIH sur la grossesse et de la grossesse sur le VIH

 Effets de la grossesse sur l’infection à VIH

La grossesse n’aggrave pas l’infection chez la femme séropositive non malade ;

Chez toutes les femmes séropositives, le compte de lymphocytes CD4 ne devrait pas changer, la charge virale ne devrait pas changer.

Effets du VIH sur la grossesse

Les femmes infectées par le VIH qui sont a des stades avances de l’infection au VIH semblent avoir plus de complications pendant la
grossesse, l’accouchement et pendant la période postpartum, surtout si elles ne reçoivent pas les soins appropriés. Parmi les
complications liées a la grossesse pour les femmes infectées par le VIH, figurent :

 Risque élevé d’avortements spontanés


 Risque élevé de mort-né
 Risque élevé d’accouchement prématuré
 Risque élevé d’avoir un nouveau-né de faible poids à la naissance
 Risque élevé de contracter la pneumonie bactérienne, les infections urinaires et d’autres maladies
 Risque élevé d’infections post natale

Par conséquent, il est crucial de mettre les femmes enceintes infectées par le VIH sous antirétroviraux pendant la grossesse et après
l’accouchement, tout en les encourageant à une bonne observance au traitement antirétroviral et en leur donnant les meilleurs
soins prénataux possibles.

Facteurs favorisant la transmission mère- enfant

 Charge virale élevée


 Charge virale des voies génitales
 Taux de CD4 bas
 Stade clinique du VIH
 Rapports sexuels non protèges avec des multiples partenaires
 Tabagisme
 Usage des drogues
 Carence en vitamine A
 Séroconversion
 IST et autres coïnfection
 Accouchement prématuré
 Rupture placentaire
 Surveillance fœtale invasif
 Durée de la rupture des membranes
 Accouchement par voie basse versus césarienne
 Allaitement au sein
 Etat du sein maternel

Chapitre 2 ; les axes stratégiques de la PTME

LA PTME

LA PTME se définit comme l’ensemble des interventions, activités ou actions mises en œuvre pour réduire le risque de transmission
du VIH de la mère a l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement et pendant toute la durée de l’allaitement

La nouvelle politique nationale en faveur de la PTME trouve son origine dans l’objectif 90/90/90 avec pour finalité zéro nouvelle
infection d’ici 2035

-Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut

-Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes diagnostiquées séropositives au VIH reçoivent un traitement antirétroviral
durable ;

-Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes vivant avec le VIH et sous traitement antirétroviral voient leur charge virale
disparaître
Quatre axes stratégiques vont définir la politique nationale en matière de PTME ;

 L’intégration de la PTME dans tous les services de SMI/PF


 L’approche famille
 La décentralisation ou délégation des taches
 L’option B +
1- Concept de l’intégration de la PTME dans les services de santé de reproduction
L’objectif de l’intégration de ces services est de contribuer efficacement à l’élimination de la transmission du VIH de la mère à
l’enfant(e-TME). Afin d’atteindre les ODD.

L’intégration est la combinaison des différents types de services ou de programmes opérationnels en matière de santé sexuelle et de
la reproduction et de VIH/SIDA qui peuvent être réunis dans le but de maximiser la couverture et les résultats de sante pour les
clients.

2- Les quatre piliers de l’axe d’intégration de la PTME


ER
1 PILIER ; prévention primaire de l’infection à VIH

2eme pilier ; prévention des grossesses non désirées chez les femmes infectées par le VIH

3eme pilier ; prévention de la transmission mère-enfant du VIH chez la femme enceinte

4eme pilier ; soins et soutien aux femmes infectées par le VIH, à leur nourrisson et à leur famille

Pilier 1 ; la prévention primaire de l’infection au VIH

Ce pilier vise a empêcher les hommes et les femmes de contracter le VIH. Si l’on empêche de nouvelles infections au VIH, un nombre
moins élevé de femmes seront infectées par le VIH et peu d’enfants seront expose au VIH.

Ce pilier comprend ;

 L’éducation et la sensibilisation de la population au VIH notamment l’éducation en milieu scolaire, les campagnes d’IEC
dans les formations sanitaires, ainsi que les efforts d’éducation et de sensibilisation des masses dans les communautés ;
 La promotion des pratiques sexuelles responsables et a moindre risque ; l’accès au préservatifs
 La prévention, le diagnostic précoce et le traitement des IST ;
 Un large accès au dépistage du VIH et au counseling
 Des services de circoncision à moindre risque
La population cible de ce pilier sont Les femmes en âge de procréer et leurs partenaires

Pilier 2 ; la prévention des grossesses non désirées


Ce pilier aborde le planning familial à long terme et les besoins contraceptifs des femmes infectées par le VIH. Il comprend
également la promotion des pratiques sexuelles à moindre risque, y compris l’usage systématique des préservatifs et Le planning
familial. Les cibles sont les femmes infectées par le VIH

Pilier ; 3 la prévention de la transmission du VIH des mères infectées par le VIH a leurs enfants

Ce pilier met l’accent sur ;

 L’accès au test du VIH et au counseling pendant les soins prénatals, le travail et l’accouchement, et pendant la période
postnatale
 La prescription des antirétroviraux à la mère et/ou à l’enfant avant, pendant et après la naissance ;
 Les pratiques d’accouchement à moindre risque pour réduire le risque d’exposition de l’enfant au VIH ;
 Des informations sur l’alimentation de l’enfant, des counseling et un soutien pour les pratiques a moindre risques ;
 Le continuum des soins à la mère infectée par le VIH
 Le continuum des soins de l’enfant expose au VIH tout au long de la période d’allaitement maternel jusqu’à ce que le
statut sérologique final de l’enfant soit confirme
L’enfant infecte par le VIH ; référer l’enfant a un centre de prise en charge pour les soins et de traitement – le lien avec les services
de soins et de traitement représente la sortie de cet enfant des services de la PTME

L’enfant séronégatif ; l’enfant qui est confirmé séronégatif à la fin de la période de suivi sort des services de PTME et reçoit les soins
dans une clinique pédiatrique normale. Il s’agit des services généralement décrit comme – interventions de la PTME- l’ensemble des
services consacres à réduire le risque de TME chez les enfants déjà infectées par le VIH. La cible est les femmes infectées par le VIH
Pilier 4 ; le traitement, les soins et du soutien aux femmes infectées par le VIH, leurs partenaires, enfants et familles
Ce pilier aborde le traitement, les soins et le soutien dont ont besoin les femmes infectées par le VIH, leurs partenaires, leurs enfants
et leurs familles

En vue d’offrir un ensemble complet de soins, les organisations doivent établir des réseaux de référence et s’assurer que les clientes
sont soutenues pour utiliser les services offerts tant par les organisations a base communautaires que par les organismes publics
dans le réseau de référence et contre référence. Ce sont Les femmes infectées par le VIH, leurs partenaires, leurs enfants et leurs
familles qui sont concernées

Les interventions de la PTME

La PTME est une suite d’interventions en cascade, dont chaque étape dépend de la réalisation de la précédente.

Ces différentes étapes sont ;

 Présentation a la consultation prénatale- CPN


 Proposition et acceptation d’un test de dépistage VIH
 Réalisation du prélèvement et du test
 Remise du résultat du test- counseling post-test
 Conseils aux femmes séronégatives pour qu’elles le demeurent
 Conseils aux femmes séropositives et proposition de traitement préventif de la TME
 Réalisation du traitement PTME
 Suivi de la mère après l’accouchement
 Suivi des enfants nés et de la fratrie
OPTION B +

Le Cameroun a adopté en Aout 2012 l’option B plus pour son programme national de PTME. L’option B + donne matière à la
mise en œuvre de la délégation des taches et a l’intégration des services pour une couverture optimale de la population a tous les
niveaux du système national de santé.

But de l’option B +

Le but de la prise en charge prénatale vise a ;

 Réduire les risques de TME


 Etablir des liens avec le traitement, les soins et les services de soutien
 Permettre à la femme infectée par le VIH de rester longtemps en bonne sante
 Empêcher la femme séronégative d’être infectée
Modalités pratiques de l’option B plus

 La mise en œuvre du dépistage du VIH a l’initiative du personnel de sante selon cette approche pour chaque femme
enceinte vue en CPN
 La proposition systématique du test du VIH chez toutes les femmes enceintes en salle d’accouchement ou lors des CPON
si leur statut VIH est inconnu ou connu négatif depuis plus de trois mois
 L’enfant doit recevoir la nevirapine une fois par jour pendant six semaines quel que soit son mode d’allaitement
 Le counseling et le dépistage de couple comme moyen de promotion de l’approche familiale et la prise en charge de
l’infection à VIH
 L’initiation du traitement VIH par le personnel de santé de la CPN, du service de la maternité ou du suivi post natal,
vaccination suivant le protocole national pour toute femme enceinte et toute mère séropositive ainsi que leurs enfants
infectes. Le suivi du couple mère/enfant y compris le traitement ARV pour ceux infectes par le VIH dans l’unité de suivi
mère/enfant jusqu’à l’âge de deux ans.
 L’organisation du transfert de la mère et/ou de l’enfant infecte vers le CTA/UPEC de référence en cas d’effets
indésirables ou d’apparition des signes évocateurs de résistance du VIH au traitement ARV.
 L’initiation systématique du traitement ARV pour le partenaire masculin de la femme enceinte, lorsque diagnostique
avec une infection à VIH soit dans le service de traitement ARV le plus proche du lieu de leur résidence
 La communication régulière de la liste actualisée des formations sanitaire qui mettent en œuvre l’option B plus ainsi que
de leurs données du programme pour les points focaux régionaux PTME a la délégation régionale de la sante pour
informer l’estimation des besoins nécessaires en intrants ainsi que leur quantification et leur approvisionnement.
Régime de traitement ARV pour les femmes enceintes.

1ere ligne 2eme ligne 3eme ligne


Préférentiel 2NRTLs plus IP/r (ATV ou LPV) DRV+DTG+1/2 NRTIs
 TDF/3TC/DTG ˃ 8 (Après génotypage pour l’optimisation du
semaines TARV)
Alternatif
 TDF/3TC/EFV 600
TDF/3TC/EFV400

Avantages de l’option B plus

 simplification du régime ARV et du processus de son initiation et harmonisation avec le régime ARV chez l’adulte
 la mise en route du traitement ARV ne nécessite pas une évaluation préalable des CD4
 prise d’un seul comprime combinant trois ARV par jour. TDF/3TC/EFZ
 permet d’éviter d’arrêter le traitement ARV puis de le recommencer au cours d’une éventuelle grossesse ultérieure
 continuité du même traitement ARV au-delà de la période de la grossesse et de l’allaitement
 protège la TME du VIH lors d’une grossesse ultérieure
 protection contre la transmission sexuelle du VIH au sein des couple sero-discordants
 traitement est débuté plutôt chez les femmes et concoure à diminuer la morbidité et sa mortalité
 diminution de la morbidité et de la mortalité chez l’enfant infecte par initiation précoce du traitement ARV
LES SOINS PRENATAUX

 La plupart des femmes infectées par le VIH vues en CPN sont asymptomatiques
 Rechercher les signes/symptômes du SIDA et des complications liées a la grossesse
 A moins qu’une complication ne se présente, il n’est pas nécessaire d’accroitre le nombre de consultations ; 8 CPN
 Traiter les IST et autres coïnfections
 Vérifier la prise du TPI, la prise de fer/folate et de vitamine A
 Administrer le VAT
 Conseiller d’éviter les rapports sexuels non protèges
 Eviter les procédures invasives et la version par manœuvre externe
 Administrer les ARV
 Donner les conseils en matière de nutrition et alimentation du nourrisson
 Référer vers des associations d’aide aux PVVIH
 La césarienne ; faire avant le travail et/ou la rupture des membranes diminue le risque de transmission de la mère a
l’enfant de 50 à 80 % comparée a d’autres modes d’accouchement chez les femmes ne recevant pas de thérapie
antirétrovirale ou recevant seulement de la zidovudine
Procédures obstétricales

Vu l’exposition fœtale plus grande aux secrétions et sang maternel infecte, la transmission accrue pourrait venir de ;

 Amniotite
 Electrodes/prélèvement sur le cuir chevelu du fœtus
 Forceps/ventouse obstétricales
 Episiotomie
 Déchirures vaginales
 Les multiples touchers vaginaux
 La non utilisation du partogramme lors de la surveillance du travail
 L’hémorragie de la délivrance et du post-parum
Les procédures à éviter

 la rupture artificielle des membranes


 le travail prolonge
 les traumatismes inutiles pendant l’accouchement
 aspirations naso-gastriques traumatiques
les pratiques recommandées pour la prévention des infections

 aiguilles
 faire attention (limiter l’utilisation)
 sutures : utiliser aiguille et porte-aiguille appropries
 faire attention en remettant le capuchon et en jetant
 porter les gants, se laver les mains avec du savon immédiatement après le contact avec du sang et les liquides
organiques
 Couvrir les plaies avec des pansements résistants à l’eau pendant les premières 24 heures
 utiliser
 tablier en plastique pour l’accouchement
 lunettes de protection et gants stériles pour l’accouchement et l’intervention chirurgicale
 des gants stériles longs pour la délivrance manuelle du placenta
 jeter avec les mesures de précaution nécessaire le sang, le placenta et les produits contaminés
 se protéger soi-même
Soins au nouveau-né

 laver le nouveau-né avec une solution d’antiseptique (chlorhexidine) après la naissance, sur tout le visage
 éviter l’hypothermie
 administrer les antirétroviraux
 appliquer le calendrier vaccinal
 instaurer la prophylaxie des infections opportunistes en utilisant du cotrimoxazole
 prélever l’enfant pour PCR à 6 semaines de vie, à 9 mois puis à 6 semaines après le sevrage afin d’établir un diagnostic
précoce et d’intensifier la prise en charge
 si l’une des analyses PCR revient positif, mettre l’enfant sous ARV sans tarder
 le diagnostic par la recherche des anticorps à 18 mois et dans tous les cas, au moins 3 mois après la fin de l’allaitement
est une nécessité
 référer les enfants diagnostiqués VIH+ au centre de traitement VIH§SIDA

CHAPITRE 3 : ÉLIMINATION DE LA TRANSMISSION VERTICALE DU VIH

 INTERVENTIONS
 Prévention de nouvelles infections à VIH

En Communauté et dans les Formations sanitaires

Qui sont concernées Quelles sont les interventions


- FEC -Changement social et comportemental
- FA et leurs partenaires - Utilisation des préservatifs
- couples discordants - Planification familiale
- Nutrition et supplémentation
- Vaccination
 Dépistage et lien aux services

En Communauté et dans les Formations sanitaires

Qui sont concernées Quelles sont les interventions


- FEC - Dépistage intégré du VIH, de la syphilis et de l’hépatite
- FA et leurs partenaires virale B à toutes les portes d’entrée
- couples discordants - Dépistage des autres IST
- Dépistage à partir du cas index, y compris le dépistage
familial
- Auto dépistage pour le partenaire
- Lien vers les services de prévention/prise en charge

 Soins, soutien et traitement

En Communauté et dans les Formations sanitaires

Qui sont concernées Quelles sont les interventions


-FEC - Évaluation clinique et biologique, y compris la recherche des
-FA, leurs partenaires et les signes et symptômes de la TB
enfants - Initiation du Traitement ARV
-couples discordants - Évaluation des besoins et services (Counseling sur
l’alimentation, sur l’aide à l’observance, ETP et promotion de
l’accouchement assisté/Planning Familial/PEV)
 Prise en charge des coïnfections/comorbidités

En Communauté et dans les Formations sanitaires

Qui sont concernées Quelles sont les interventions


FEC - Chimioprophylaxie au Cotrimoxazole
-FA, leurs partenaires et les - Traitement préventif de la tuberculose
enfants - Traitement de la tuberculose
-couples discordants - Traitement de l’hépatite virale B, de la syphilis et autres IST
- Vaccination de l’enfant à la naissance : HVB, BCG, Polio 0

 Suivi des femmes enceintes/allaitantes sous traitement ARV

En Communauté et dans les Formations sanitaires

Qui sont concernées Quelles sont les interventions


-FEC - Suivi clinique, biologique et PEC des comorbidités
-FA - Suivi nutritionnel
-couples discordants - Suivi de la toxicité des médicaments (pharmacovigilance)
- Suivi des résistances aux ARV et interactions
médicamenteuses
-Rétention dans les soins

I. PREVENIR LA TRANSMISSION DU VIH DE LA MÈRE SEROPOSITIVE A L’ENFANT

I.1. Généralités sur la transmission verticale du VIH

Le Cameroun a adopté la triple élimination de la transmission verticale du VIH, syphilis et hépatite B. La PTME est un ensemble
d’interventions mises en œuvre pour éviter à l’enfant né de mère positive au VIH, syphilis et Hépatite B d’être infecté. Elle comprend
quatre piliers :

1. Prévention de l’infection à VIH, syphilis et Hépatite B chez la femme en âge de procréer ;

2. Prévention des grossesses non désirées chez la femme infectée par le VIH, syphilis et Hépatite B ;

3. Prévention de la transmission du VIH, syphilis et Hépatite B de la mère à l’enfant ;

4. Traitement, soins et soutien aux femmes infectées, leurs partenaires, leurs enfants et leurs familles.

En l’absence de toute intervention, le risque de transmission verticale (TVe) du VIH varie de 15 % à 45 % dans les pays en voie de
développement (OMS). Le risque de transmission du VIH est plus élevé pendant le travail et l’accouchement.

La charge virale est le facteur primordial dans la transmission du VIH. La transmission durant l’allaitement dépend de la durée
d’allaitement : plus longtemps l’enfant est nourri au sein, plus le risque de transmission du VIH est élevé ceci en l’absence de TARV.
Les facteurs augmentant le risque de la TVe du VIH peuvent être regroupés en cinq catégories :

(i) viraux,
(ii) maternels,
(iii) (iii) obstétricaux,
(iv) (iv) liés au fœtus et à l’enfant et
(v) (v) liés aux modalités d’allaitement.

Le tableau ci-dessous récapitule les facteurs de risque et les mécanismes de transmission du VIH de la mère à l’enfant par
période.

Facteurs influençant la Tve


Grossesse Travail et Allaitement Allaitement Sans
Accouchement entre 0-12 mois allaitement
0-6 mois
10-20% 30-40% 25-35% 25-45% 15-25%
Maternels Obstétricaux Fœtus/Enfant Modalités de Viraux
l’allaitement
- CV élevés - Épisiotomie - Prématurité - Allaitement - Type de viru
- CD4 bas - Rupture artificielle - Premier-né maternel pour VIH1 e
- Stade avancé de précoce des (grossesse non protégé - Présence d’
l’infection à VIH membranes gémellaire) (par les résistant
(SIDA) - Amniocentèse - Affections ARV) - Coinfection
- Primo-infection - Rupture buccales - Allaitement
- Malnutrition prolongée des (candidose, prolongé
- Anémie membranes (> 4h) stomatite, dans le
- Présence d’IST ? ulcérations) temps au-
- Paludisme - Accouchement - Malnutrition delà de 6
- Autres infections instrumental (ex mois
(Virales ou par forceps ou - Allaitement
microbiennes) ventouse) mixte
- Travail prolongé - Lésions
(non utilisation du mammaires,
partogramme) gerçures de
- Manœuvre par mamelon,
version externe ou abcès du sein
interne

I.2. Stratégies de prévention de la transmission verticale (PTME) du VIH


Au Cameroun la stratégie de la PTME du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B s’articule autour de quatre axes principaux
pour optimiser les résultats. Il s’agit de :
 L’intégration de la PTME et de la Santé de la reproduction maternelle, néonatale, infantile et des adolescents
(SRMNIA). L’objectif ici est de faire usage de tous les points d’entrée aux soins de la SRMNIA (CPN, maternité,
service de vaccination, service de suivi postnatal, service de planning familial, unité de santé de la reproduction
des adolescents/adolescentes, etc.) pour identifier toutes les femmes qui ont besoin des services de PTME afin de
les satisfaire.
 L’approche familiale de la Prise en Charge de l’infection à VIH, syphilis et hépatite B. Les prestataires des services
de PTME doivent utiliser la personne infectée par le VIH déjà identifiée (la femme, son partenaire ou son enfant)
comme cas index pour accéder aux autres membres de la famille (partenaire sexuel et/ou les autres enfants) afin
de leur offrir tous les services de santé dont ils ont besoin (dépistage du VIH, traitement ARV, tout autre service de
santé). Cette approche présente l’avantage d’une prise en charge clinique et psychosociale globale de tous les
membres de la famille pour laquelle le soutien mutuel de chaque membre peut être apporté.
 La délégation des tâches et la décentralisation des services. Cette stratégie permet de rapprocher les services de
santé des populations et de pallier l’insuffisance de ressources humaines en qualité et en quantité. Elle permet en
outre de s’assurer qu’aucune FEC ou allaitante VIH+ ne voit l’initiation de son traitement ARV retardé du seul fait
de l’indisponibilité d’un prescripteur au centre de suivi. Ainsi, les soins et services sont transférés aux acteurs
ayant le moins de qualification technique (délégation de tâches) et vers des structures techniques d’échelon
inférieur (décentralisation). La délégation de tâches est faite des médecins vers les infirmiers, puis vers les acteurs
communautaires (APS, OBC) et d’autres acteurs non-santé. La décentralisation est faite des hôpitaux vers les CMA,
CSI, services opérationnels des sectorielles et enfin les acteurs communautaires.

I.3. Le paquet minimum des services de la Femme Encenite et Allaitante


Selon les recommandations de l’OMS adoptées par le Cameroun pour les soins prénatals, le nombre de consultations
prénatales (CPN) recommandé au cours de la grossesse est passé de quatre à huit. Ceci permet d’augmenter les chances
de détecter des problèmes susceptibles de survenir au cours de la grossesse, d’améliorer la communication entre les
prestataires de soins et les FEC et d’accroître la probabilité que la grossesse connaisse une issue positive. L’objectif de la
surveillance de la grossesse est d’aider la femme à mener une grossesse jusqu’à son terme dans les meilleures conditions
et d’assurer un bon déroulement de l’accouchement et de la période post-partum .

I.3.1 Paquet minimum en CPN


Les recommandations de l’OMS de 2016 sur les soins en prénatal pour une expérience positive proposent un minimum de huit
contacts :

 Un premier contact durant le premier trimestre (jusqu’à 12 semaines de grossesse) ;


 Deux contacts pendant le deuxième trimestre (à 20 et 26 semaines de grossesse) ;
 Cinq contacts pendant le troisième trimestre (à 30, 34, 36, 38 et 40 semaines).

La FEC à chaque visite reçoit l’éducation sur les signes cliniques de danger et doit revenir s’il y a un signe de danger ou au besoin.

Paquet des services à offrir à la femme enceinte lors des consultations prénatales
Interventions CPN 1 CPN 2 CPN 3 CPN 4 CPN 5 CPN 6 CPN 7 CPN 8
Périodes des Au cours 20 26 Semaines 34 38 40
visites des Semaines Semaines 30 semaines 36 semaines semaines
12 semaines
premières
semaines
ou au
premier
contact
Examen clinique X X X X X X X X
Évaluation du X
bassin
Examens de laboratoire

Test FEC et son partenaire FEC et son Refaire le test tous les 3 mois si le test VIH était négatif ou faire le
VIH/Syphilis si le statut VIH est partenaire s’ils duo test VIH-Syphilis si non fait antérieurement
inconnu ne sont pas
encore testés
Hépatites Recherche de l’Ag HBs systématiquement à toutes les femmes enceintes au cours de la 1re CPN (ou 1er contact
virales avec la CPN) Si AgHBS positif prescrire le vaccin contre l’hépatite B qui sera administré au nouveau - né à la
naissance
Groupe Déterminer le groupe ABO et le facteur RH dès la première consultation
sanguin, Rh
NFS ou Hb - Si la patiente présente des signes d’anémie (surtout pâleur) faire hémogramme
- Si Hb <10 g/l, la FEC est anémiée : doubler la dose de fer et folates et prodiguer des conseils
nutritionnels
Transaminases X
Glycémie à Systématiquement
jeun à toutes les
femmes enceintes
au cours de la 3e
CPN (ou 1er
contact après la
20e semaine)
Urines Effectuer la recherche de sucre (recherche diabète) et d’albumine à chaque visite
Lymphocytes À chaque visite si existence des signes de la maladie avancée à VIH
CD4 (pour le
diagnostic de la
maladie
avancée à VIH)
Charge virale -Rechercher la - Faire CV à 3 mois de l’initiation du TARV puis tous les 3 mois jusqu’à la fin de
CV la plus l’allaitement maternel
récente si - La dernière CV pendant la grossesse doit être réalisée entre 32 et 36 semaines.
déjà sous
TARV
 Si CV> 3 mois
refaire CV au premier
contact avec la FEC
VIH+
- CV> 1000,
renforcement
de
l’observance
puis refaire
CV après 3
mois

Traitement et Prophylaxie
Vaccination Administrer le Tétanos-Diphtérie (Td) le plutôt possible puis continuer suivant le calendrier vaccinal de la FEC
Suppléments. Fer/Acide folique : administrer 1 cp de fer (200 mg) et 1 cp d’acide folique 5 mg quotidiennement. En cas
d’anémie, doubler la dose
Mebendazole Ne pas donner durant Administrer 1 cp à 500 mg au 2e ou au 3e trimestre de la grossesse
le 1er trimestre
TPI Ne pas administrer Donner SP 500 mg/25 mg. Si FEC VIH+,
avant la 14e semaine administrer le CTX à la place du TPI
de grossesse, Conseiller l’utilisation de MILDA
conseiller l’utilisation
de MILDA
CTX Si FEC nouvellement testée VIH+, administrer le CTX à partir de la 14e semaine puis à chaque visite  Si FEC déjà
connue VIH+ sous CTX, continuer à donner à chaque visite
ARV Donner ARV le plus tôt possible après le diagnostic indépendamment du terme de la grossesse, des CD4 ou la
classification clinique OMS
Soutien à À chaque visite de la CPN
l’observance
Conseil à X X X X X X
l’alimentation
PF À chaque visite de la CPN
Préparation à X X X X X X
l’accouchemen
t
INH Donner l’INH si screening TB négatif chez FEC VIH+ nouvellement dépistée ou FEC connue VIH+ n’ayant pas reçu
l’INH

I.3.1. PEC de la femme en salle de travail/accouchement

Le travail et l’accouchement sont une période de grande vulnérabilité pour toute FEC et plus particulièrement celle qui est
séropositive au VIH avec un plus grand risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Par conséquent, des précautions
particulières doivent être prises par le personnel de soins des maternités pour minimiser ce risque.

Périodes des visites Travail et accouchement et les 72 premières heures post-


partum
Surveillance du travail  Utilisation systématique du partogramme
o Hauteur utérine
o BDCF
o Contractions utérines (2 à 5 toutes les 10 minutes)
o Dilatation du col (1 cm toutes les heures après 5 cm)
o Descente du pôle fœtal (par palpation abdominale)
Conduite du travail et accouchement pour la FEC VIH +  Utiliser le partogramme
 Éviter la RAM
 Éviter les épisiotomies
 Éviter les accouchements instrumentaux (forceps, ventouses,
etc.)
 Éviter les traumatismes fœtaux (manœuvres version externes,
internes et le décollement du col utérin (stripping))

 Assurer le bon accueil du bébé :


o Éviter de traire le cordon o Aspiration en cas de nécessité
o Établir le score d’APGAR
o Essuyer le bébé avec un linge propre et sec. Éviter le
refroidissement (contact peau à peau exposition sur table
radiation…).
o Soins du cordon
o Administrer la NVP prophylactique dans les 72 heures (de
préférence les 6 premières heures)
o Si la mère a été testée positive à la Syphilis pendant la
grossesse : donner une dose unique de Pénicilline Benzathine
au nouveau-né
o Si la mère a une sérologie positive à l’Hépatite B, administrer
une dose de vaccin au nouveau-né à la naissance idéalement
associé aux immunoglobulines spécifiques
o Mise au sein immédiate pour les FEC VIH+ ayant choisi
l’allaitement maternel
PF  Faire le counseling sur la PF et les méthodes disponibles avant
le retour à domicile
 Offrir la méthode choisie le plutôt possible dès que souhaité
en post-partum
Évaluation de la trophicité du bébé  Prendre le poids, la taille et le périmètre crânien du bébé et
les comparer à ceux d’un enfant de son âge
 Donner des conseils à l’alimentation du bébé
Test VIH de la mère  Offrir test VIH si statut inconnu ou 1er test négatif en CPN
(plus de 3 mois)
 Si test positif, commencer le TARV et commencer la NVP
prophylactique au bébé
Examen clinique complet du bébé  Avant le retour à domicile
 Première vaccination (BCG, Polio 0 et HVB)
 BCG sera différé si le bébé présente des signes d’une probable
infection à VIH

NB : Donner les conseils de sortie précisant les signes de danger et demander à la femme de revenir au besoin ou suivant le
rendez-vous

I.3.2. PEC de la femme en post-partum


Le suivi du couple Mère-Enfant se fera dans les services ci-après :

 Vaccination ;

 Consultation postnatale (Suivi des enfants exposés) ;

 Planning Familial (PF). Il faut harmoniser les rendez-vous de suivi de la mère avec celui de l’enfant afin de réduire le nombre et le
coût des visites à la FOSA. Les conseils spécifiques que la mère infectée par le VIH doit recevoir au cours des visites à la FOSA doivent
comprendre :

 Soutien à la mise en œuvre du mode d’alimentation choisi pour le bébé

 Discussion sur la divulgation de son statut VIH au partenaire, à la famille, à des ami(e)s en qui elle a confiance.

 Encouragement à recourir au soutien de ses pairs.

 Discussion de l’attitude à adopter face à la stigmatisation possible, surtout si elle n’allaite pas.

 Insister sur le fait que même si le résultat de la PCR est négatif et que la mère allaite toujours, ce résultat n’est pas définitif et
l’enfant doit continuer à prendre le Cotrimoxazole jusqu’à exclusion totale du risque de TVe du VIH.

Paquet des prestations à offrir à la femme VIH+ pendant le post-partum


Suivi postnatal de la mère

Périodes des Dans la semaine qui suit l’accouchement De la 6e semaine au 6e mois Du 6e au 24e m
visites
Suivi 6 jours après accouchement Une fois par mois Tous les 3 mois

o Dépister les affections concomitantes de la mère et les traiter


o Faire l’éducation pour la santé sur l’alimentation maternelle et infantile en contexte VIH, les vaccinations, la
PF, l’hygiène, la prévention des IST
o Promouvoir le dialogue avec le partenaire au sein du couple et la parenté responsable o Évaluation de
l’observation du TARV et soutien nécessaire
PF o Faire le counseling sur la PF et les méthodes disponibles et commencer la contraception si besoin
Examen physique Faire l’examen de l’abdomen, du vagin, du o Faire l’examen de l’abdomen, du vagin, du col de l’utérus
col de l’utérus o Examiner la fontanelle o Faire le frottis cervical
antérieure du bébé et la cicatrisation de
l’ombilic
Signes de danger o Informer la cliente sur les signes de danger à surveiller pendant le post-partum, l’encourager à revenir à la
FOSA immédiatement en cas de besoin.
o Mère : saignement vaginal, convulsions, difficultés respiratoires, fatigue, fièvre, douleurs abdominales,
pâleur, œdèmes, écoulement vaginal, hématome de la vulve
o Bébé : cordon rouge ou drainant du pus, refus de téter, yeux gonflés, collant ou drainant du pus, bébé froid
au toucher alors qu’il fait chaud ou bébé chaud alors qu’il est déshabillé, difficultés à respirer, léthargie,
pâleur ou coloration jaune des yeux, vomissements répétés, convulsions
Évaluation Prendre le poids, la taille ; le périmètre brachial et le périmètre crânien du nourrisson et les comparer aux
nutritionnelle valeurs d’un enfant de son âge, si troubles nutritionnels ou signes de malnutrition, soutien nutritionnel et/ou
référer
Recherche des Systématique
signes et
symptômes de la
Tuberculose
Examen biologique
Test VIH Tester la mère et son partenaire si sérologie inconnue ou test négatif de plus de 3 mois.
Diagnostic o Faire le diagnostic de l’infection à VIH chez le bébé par DBS/PCR ou POC/EID à 6 – 8 semaines
précoce du VIH o Poursuivre le processus du diagnostic suivant l’algorithme national
chez l’enfant o Initier tout enfant confirmé positif au VIH au TARV le plus tôt possible et veiller à la bonne observance de
exposé son traitement
CV Tous les 3 mois pendant toute la durée de l’allaitement
Traitement et prophylaxie
Fer/acide folique Donner 1 comprimé de fer (200 mg) + 1 comprimé d’acide folique (5 mg) par jour pendant 6 semaines. Si
anémie, doubler la dose
Mebendazole Si la mère n’a pas reçu pendant la grossesse, donner du Mebendazole (DU) à l’accouchement
TPI Conseiller la mère sur l’utilisation des MILDA

Vitamine A Deux doses de 200 000 UI espacées de 24h dans les 30 jours après l’accouchement
CTX Administrer le CTX à la femme VIH+ o Administrer le CTX à la femme VIH+ o Administrer
le CTX à l’enfant exposé dès la 6e semaine jusqu’au
diagnostic de non-infection
ARV o Initier ou continuer les ARV à la mère VIH+ et o Initier la Névirapine au bébé dès la naissance et au plus tard
dans les 72 heures de vie et à poursuivre pendant 6 semaines à 12 semaines en fonction du risque
d’exposition

II. PRISE EN CHARGE DES FEMMES ENCEINTES ET ALLAITANTES VIVANT AVEC LE


VIH
II.1. Le lien entre le point du diagnostic et celui du traitement ARV
Une fois qu’une femme enceinte est testée VIH+ en CPN ou à la maternité, il faut lui faire un counseling post-test et une
éducation thérapeutique appropriés et ensuite débuter le traitement ARV dans les meilleurs délais possibles. Si les ARV
ne sont pas disponibles dans les unités de prise en charge du VIH distincts de la CPN, il faut s’assurer d’un
accompagnement physique de cette femme enceinte testée VIH+ au service de PEC des ARV après le post test counseling
où il faudra poursuivre cette éducation thérapeutique et débuter le traitement ARV. Il en sera de même pour la mère
allaitante testée VIH+ à tout moment de son suivi postnatal.

II.2. La mise sous TARV


Toute Femme enceinte ou allaitante VIH+ doit être mise sous TARV le plutôt possible indépendamment du taux de CD4
ou du stade clinique de l’OMS (Test and Treat). Tout prestataire doit assurer le suivi clinique et biologique des FEC ou
allaitantes VIH+ sous TARV.
L’objectif du TARV chez les femmes enceintes et allaitantes VIH+ est triple :

(i) rétablir et maintenir la fonction immunitaire de la mère et par conséquent améliorer son état de santé général ;
(ii) Réduire la charge virale et
(iii) (iii) prévenir la TVe du VIH.

Critères de mise sous TARV chez FEC VIH+


Critères d’initiation du traitement antirétroviral (TARV) chez les femmes enceintes VIH+

Grossesse de la femme déjà sous TAR Poursuite du même régime du TARV,


Grossesse chez une femme naïve de TARV L’initiation du TARV le plus tôt possible selon le protocole
recommandé
Prise en charge tardive de la FEC (après la 28e semaine, salle Démarrer le TARV immédiatement.
d’accouchement et allaitement)

Protocoles ARV des FEC est mères allaitantes VIH+


Populations Traitement préférentiel Traitement alternatif
Femmes enceintes et allaitantes TDF/3 TC/DTG TDF/3 TC/EFV400

II.3. Le suivi du TARV


Chez la femme enceinte et mère allaitante VIH+ La surveillance des femmes enceintes et allaitantes VIH+ est essentielle
pour atteindre les objectifs énumérés ci-dessus.
Suivi du TARV chez FEC ou allaitante VIH+

FEC VIH+ déjà sous TARV Femmes allaitantes VIH+ déjà Début du TARV pendant la Début du TARV pendant
sous TARV grossesse l’allaitement
 Rechercher la CV la plus Rechercher la CV la plus Faire CV 3 mois après le début Faire une CV après 3 mois
récente si déjà sous TARV récente du TARV
 Si CV> 3 mois refaire CV au  Si CV> 3 mois refaire CV
premier contact avec la FEC  Si CV>1000, renforcement
VIH+ de l’observance puis refaire
 CV> 1000, renforcement de CV après 3 mois
l’observance puis refaire CV
après 3 mois
 Si CV de contrôle >1000
après 3 séances de
renforcement de
l’observance, switcher vers un
traitement de deuxième ligne

À la fin de l’allaitement, le suivi est le même que chez les femmes adultes non enceintes. Le suivi du traitement ARV est à la fois
clinique et biologique et son calendrier doit être couplé avec celui du suivi de l’enfant comme indique dans le tableau ci-dessous

Récapitulatif du suivi biologique de la femme enceinte et mère allaitante VIH+


À l’initiation du TARV Postinitiation du Post-partum Tous les ans
TARV
M1 M3 M6 S6 Tous X** M15 M18 M24 X
les 3 M12
mois
CV X* X** X* X** X** X** X** X** X** X
*
Créatininémie X X X X X
Glycémie X X X X
Hémoglobine X X X X X
* : Exclusivement pour les femmes enceintes déjà sous TAR avant la CPN1 et ayant une CV de plus de 3
mois
** : Pour les femmes enceintes et les mères allaitantes dépistées VIH+ et initiées au TARV au cours de la
grossesse en cours.
II.4. Prise en charge nutritionnelle des femmes enceintes et allaitantes VIH+
Pendant la grossesse et la période du post-partum, les besoins en nutriments sont importants. Les
besoins de la femme enceinte/allaitante sont fonction de son état de santé et de son état nutritionnel.
Les femmes enceintes ou allaitantes vivant avec le VIH/Sida courent plus de risque de mortalité à cause
des demandes supplémentaires d’énergie et de nutriments liées à leur état de grossesse ou de lactation
et d’infection au VIH. Pour préserver leur santé et leur état nutritionnel, elles doivent augmenter leurs
apports alimentaires, car la malnutrition et le VIH augmentent chez elles la vulnérabilité. L’adoption de
comportements favorables à la santé en matière de nutrition survient le plus souvent lorsque le conseil
est individualisé et centré sur les spécificités nutritionnelles de chaque PvVIH (Counseling individuel).
II.5. Prise en charge des coinfections chez les femmes enceintes et allaitantes VIH+
II.5.1. Tuberculose
Il faut rechercher la TB à toutes les portes d’entrée et à chaque visite à travers la recherche active des
signes et symptômes. La présence de l’un des symptômes suivants : toux, fièvre, sueurs nocturnes, perte
de poids doit faire rechercher une tuberculose active. Le traitement antirétroviral doit être instauré
deux semaines après l’administration des médicaments antituberculeux (Voir Chapitre 9 : sur la
coinfections). Si la FEC VIH+ est déjà sous TARV, elle continue son TARV et prend ses médicaments
antituberculeux. La prophylaxie au Cotrimoxazole (CTX) est recommandée chez les FEC VIH. Toutefois,
les FEC VIH+ sous TPI sont dispensées de CTX pendant toute la grossesse. Le CTX sera arrêté en cas
d’effets indésirables NB : Ne pas donner à la femme enceinte VIH+ sous cotrimoxazole la Sulfadoxine
Pyriméthamine (SP) comme traitement préventif et intermittent contre le paludisme.
II.5.2. Co-infection VIH/Hépatite B
Toutes les FEC doivent faire le test de l’hépatite virale B (AgHBs). La Lamivudine (3 TC) et le Ténofovir
(TDF) ont un effet antiviral sur le VHB. La combinaison de ces médicaments réduit le développement de
la résistance virale du VHB chez les patients présentant une coinfection VIH/Hépatite. En cas de
coinfection VIH/Hépatite, maintenir les protocoles à base de TDF/3 TC: TDF/3 TC/EFV (TLE) ou TDF/3
TC/DTG (TLD) cp à dose fixe (1cp par jour). En cas de coïnfection VIH/Hépatite B, maintenir TDF/3 TC
(Tenolam) même en cas de résistance. Les mères porteuses de l’hépatite B présentant un antigène
positif (AgHBs) doivent bénéficier de la réalisation de l’AgHBe. En cas de positivité de l’AgHBe, le risque
de transmission au nouveau-né est particulièrement élevé.
Prophylaxie de l’hépatite B chez l’enfant né de mère ayant une hépatite B
AgHBs+, AgHBe- AgHBs+, AgHBe+
Vaccination X X
Immunoglobuline X

L’immunisation contre hépatite B peut être divisée en deux : l’immunisation passive et active.
L’immunisation passive est obtenue en utilisant les immunoglobulines de l’hépatite B. L’immunité est
temporaire et peut aller jusqu’à 3 mois. Quant à l’immunisation active, elle se fait en utilisant des
vaccins qui sont capables de donner une immunité à vie en fonction des prises.
III. INFECTION A VIH ET PLANIFICATION FAMILIALE
Les femmes séropositives au VIH doivent bénéficier d’un accès équitable aux services de planification
familiale. La survenue de la grossesse chez ces femmes est associée à une mortalité maternelle plus
élevée, et à des suites de couches diverses, dont le petit poids de naissance et la mort de l’enfant. Celles
qui ont initié un traitement ARV doivent pouvoir accéder au planning familial (PF) et les sites de prise en
charge ARV doivent offrir une contraception volontaire à cette clientèle. L’utilisation des préservatifs
doit être encouragée pour réduire les risques de réinfection et de transmission du VIH. L’intégration des
services de PF dans les services de VIH (CDV, PTME et ARV) et vice versa sera d’une importance capitale
et permettra de bien gérer les problèmes des grossesses non désirées, de réinfection et de transmission
du VIH. Les avantages de l’intégration des services de PF et PTME sont les suivants :
 Accès amélioré aux services clés de SSR et du VIH, de même qu’une augmentation de l’utilisation de
ces services en fonction des besoins ;
 Réduction de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH ;
 Soutien accru à la double protection ;
 Réduction de la mortalité infantile ;
 Amélioration de la qualité des soins ;
 Meilleure compréhension et protection des droits des personnes ;
 Renforcement de l’efficacité et de l’efficience des programmes.
V. PRISE EN CHARGE DE L’ENFANT EXPOSE (EE) AU VIH
L’enfant exposé au VIH est un enfant né d’une mère séropositive au VIH.il est dit exposé tant que le
facteur de risque de son exposition est toujours présent : l’allaitement maternel.
Les objectifs de la prise en charge sont de
- Eviter la transmission du VIH en période post natale,
- Déterminer le statut VIH du nourrisson le plus tôt possible,
- Assurer la liaison aux soins de TARV si l’enfant est infecté
V.1. Calendrier de suivi des enfants exposés
Les activités du suivi de l’enfant exposé doivent commencer dès sa naissance et se poursuivre jusqu’au
moment de la détermination de son statut final par rapport à l’infection à VIH.
Cette période doit être l’occasion pour le prestataire
- De renforcer les conseils sur l’alimentation de l’enfant en contexte VIH,
- De surveiller le mode d’alimentation adopté,
- D’assurer le suivi du couple mère-enfant et
- La prise en charge médicale, psychosociale (de la mère, de l’enfant et de toute sa famille) ainsi que
- Le développement psychomoteur de l’enfant.
Tout enfant né de mère séropositive doit avoir un dossier pour son suivi systématique à partir de la
naissance jusqu’à la confirmation de son statut VIH.
Le suivi se fera par des visites à la FOSA à la naissance, à six semaines, puis tous les mois jusqu’à 6 mois
et enfin tous les trois mois jusqu’à 18 – 24 mois (tableau 30).
V.2. Paquet des prestations à offrir aux enfants exposés au cours de leur suivi
Tout enfant né de mère VIH + devra avoir un examen complet à chaque visite jusqu’à
18 - 24 mois. À chaque visite de suivi, le prestataire offrira à l’enfant né de mère séropositive le paquet
des prestations adapté à son âge comme indiqué dans le tableau 30 Si l’enfant présente une anomalie
telle retard de croissance ou neurologique ou un signe suspect d’infection (Altération de l’état général,
pâleur ou ictère, état d’hydratation, etc.), il sera immédiatement pris en charge ou référé au médecin.

À la À S6 De S6 à M6 (visite De M6 à M18-24 (visite trimestrielle)


naissance mensuelle)
Stop ARV S10 S14 M5 M6 M9 M12 M15 M18 M21 M24
prophylaxie*
ARV X X
prophylactique
Soutien X X X X X X X X X X X X
psychosocial
Suivi de la X X X X X X X X X X X X
croissance
Surveiller le X X X X X X X X X X X X
développement
psychomoteur
Examen clinique X X X X X X X X X X X X
complet
Rechercher les X X X X X X X X X X X X
pathologies
concomitantes et
les traiter
Conseil à X X X X X X X X X X X X
l’alimentation
Vaccination (PEV) X X X X X X X
Initier CTX Commencer le Cotrimoxazole à l’âge de 6 semaines et continuer jusqu’au moment de la confirmation de la
non infection VIH
Diagnostic du VIH PCR ADN (entre 6 et 8 semaines) ou à PCR ADN à 9 Sérologie à 18 mois ou 6
chez EE tout moment avant 9 mois mois semaines après l’arrêt complet
de l’allaitement
Lier les cas positifs au service de TARV
 ARV prophylaxie arrêtée à 6 ou 12 semaines : voir paragraphe « prophylaxie post natale enfant exposé »

V.3. Prophylaxie postnatale chez l’enfant exposé


V.3.1. Prophylaxie postnatale du VIH chez l’enfant exposé

Les enfants exposés à haut risque de contracter le VIH, y compris ceux qui sont identifiés en post-partum, devraient poursuivre la
prophylaxie pendant six semaines supplémentaires (soit au total 12 semaines). Les enfants exposés de mere sous ARV de plus d’un
mois ‘à faible risque) et allaités doivent recevoir six semaines de prophylaxie avec le NVP chaque jour

Durée de la prophylaxie de l’EE en fonction du risque de TME

Classification du risque Critères Durée prophylaxie EE


HAUT risque de TME  EE né d’une femme VIH+ ayant reçu moins de 4 semaines NVP 12 semaines.
de TARV avant l’accouchement ;  EE né d’une mère VIH+
dont la CV était > 1000 copies/ml après 32 semaines avant
l’accouchement ;  EE dont la mère a été testée VIH+
pendant l’accouchement ou l’allaitement.
Risque FAIBLE de TME Tous les autres cas de femmes enceintes ou allaitantes VIH+ NVP 6 semaines

La prophylaxie doit débuter au plus tard dans les 48h qui suivent la naissance.

Prophylaxie ARV chez l’enfant exposé au VIH

Ages Doses quotidiennes


NVP tous les jours de la naissance à 6 semaines (faible risque de TME) ou 12 semaines (Haut risque de TME)
 Poids : 2000 à 2499 gr  10 mg en une seule prise (1
 Poids ≥ 2500 gr ml)
 15 mg en une seule prise
(1,5 ml)
NB : Chez le nouveau-né avec un petit poids à la naissance (<2000gr), commencer par 2 mg/kg (0,2 ml/kg) par jour jusqu’à ce qu’il
atteigne 2000 g

1 ml = 10 mg de NVP

V.3.2. Prophylaxie postnatale des infections opportunistes chez l’enfant exposé

Les enfants exposés au VIH devraient recevoir le cotrimoxazole dès la 6e semaine de vie quel que soit la durée de la Névirapine ou le
type d’alimentation choisi par la mère. Cette prophylaxie sera continuée jusqu’à confirmation du diagnostic final de l’enfant

Le cotrimoxazole doit être débuté à 6 semaines de vie, lors de la visite pour prélever la première PCR, selon le tableau ci-après.

: Prophylaxie au cotrimoxazole

PROPHYLAXIE AU COTRIMOXAZOLE (CTX)


De 1 à 4 kg de poids 2,5 ml de la suspension 240 mg/5 ml ou ¼ cp dosé à 480 mg ou
1 cp dosé à 120 mg
De 5 à 15 kg de poids 5 ml de la suspension 240 mg/5 ml ou ½ cp dosé à 480 mg ou 2
cp dosés à 120 mg
En cas d’intolérance au Cotrimoxazole, prescrire Dapsone 4 mg/kg par semaine ou 2 mg/kg en une seule prise ; dose maximale est
de 100 mg
Dans le cadre de la triple élimination HIV, hépatite virale B et syphilis, sont incluses ci-dessous les mesures post natales immédiates si
la femme enceinte était positive.

V.3.3. Prophylaxie postnatale de l’hépatite B

Tous les nouveau-nés de mère testée positive à l’hépatite virale B doivent recevoir leur première dose de vaccin contre le VHB dès
que possible après la naissance, de préférence dans les 24h. Cette derniere doit être suivi des trois doses pour compléter les
recommandations de vaccination contre l’hépatite B selon les directives du PEV

V.3.4. Prophylaxie postnatale de la syphilis En cas d’enfant exposé à la syphilis, il n’y a pas de traitement prophylactique post natal
recommandé. La meilleure prophylaxie reste donc le dépistage et le traitement des femmes enceintes.

Diagnostic précoce du VIH chez l’enfant exposé

L’infection à VIH chez l’enfant peut survenir in utero, pendant le travail, l’accouchement et l’allaitement. L’exposition au VIH de tous
les enfants âgés de moins de 18 mois doit être vérifiée dès le premier contact. Un TDR positif chez un enfant de moins de 18 mois né
de mère à statut VIH inconnu confirme le diagnostic de l’exposition au VIH et celui de la mère. Par conséquent, il y a lieu de vérifier le
statut vis-à-vis de l’infection à VIH chez cet enfant par la PCR comme indiqué dans le tableau 34.

Diagnostic précoce du VIH

Quand faire le test A qui Comment interpréter le résultat


À 6 - 8 semaines  Tous les EE indépendamment du choix PCR 1 :
de l’alimentation  Si positif affirmer le diagnostic de
l’infection à VIH (échec PTME):
- Initier un TAR et
- Prélever pour la PCR de confirmation
 Si négatif, continuer le suivi clinique
suivant l’algorithme national

À 9 mois EE sous allaitement maternel PCR 2 :


 Si négatif continuer le suivi jusqu’à 18-
24 mois
 Si positif, confirmer le diagnostic : -
Initier le TARV et - Prélever pour la PCR
de confirmation
À 18 mois  EE indépendamment du choix de Sérologie VIH selon l’algorithme national
l’alimentation - Si positif, affirmer le diagnostic de
l’infection à VIH et Initier le TARV
 Si négatif et pas de lait maternel depuis
au moins 6 semaines - Déclarer enfant
non infecté (succès PTME) et - Arrêter le
suivi EE mais continuer suivi nourrisson
non infecté o si négatif et sous lait
maternel ou ablactation de moins de 6
semaines, - considérer enfant encore
exposé et continuer le suivi, puis - faire
sérologie 6 semaines après arrêt de
l’allaitement -
À tout moment Tous les enfants avec Test dépend de l’âge
 Mères dépistées positives durant  Moins de 18 mois :
l’allaitement - sérologie HIV
 Suspicion clinique (présomption) – si sérologie positive, considérer enfant
 Diagnostic de la Tuberculose exposé et faire PCR ADN
 Malnutrition Histoire familiale ou  Après 18 mois : Sérologie selon
sociale l’algorithme national
 Demande des parents, décès d’un
parent
 Mère ayant un statut inconnu

V.5. Alimentation de l’enfant né de mère séropositive

V.5.1. Directives en matière du conseil à l’alimentation

Le conseil à l’alimentation du bébé doit :

 Commencer pendant les CPN et se poursuivre lors des visites successives de suivi de la femme enceinte et ensuite celles du couple
mère/enfant ;

 Être adapté à la situation individuelle de sa famille et tenir compte de ses us, coutumes et croyances ;

 Inclure l’information sur les diverses options d’alimentation ;

 Tendre à renforcer les compétences des femmes à allaiter sans risque pour le bébé ;

 Promouvoir l’implication du partenaire et/ou de tout autre membre de la famille dans le choix du mode d’alimentation du bébé.
NB :

1) La décision du choix du mode d’alimentation est de la seule responsabilité de la mère et de sa famille. Elles doivent
prendre cette décision en parfaite connaissance de cause, sous l’éclairage du personnel de santé.
2) Le personnel de santé doit ensuite soutenir la mère et sa famille pour la mise en œuvre appropriée de l’option
d’alimentation choisie.

V.5.2. Les différentes options de l’alimentation du bébé et évaluation de la faisabilité de leur mise en
œuvre
Option d’allaitement maternel Option d’allaitement artérielle
Définir l’allaitement maternel exclusif S’assurer de ce que l’alimentation choisie est
Rappeler les avantages et les inconvénients de acceptable, abordable, faisable, pérenne et sur
l’allaitement maternel acceptable: absence de pressions de toute nature,
Préciser que la durée de l’allaitement maternel partenaires, culturelles, famille, etc
exclusif est de 6mois faisable: la mère comprend les modalités de
Relever les contraintes qui peuvent s’opposer à sa préparations du lait artificiel et dispose de tout le
bonne mise en œuvre matériel nécessaire
Définir une alimentation mixte et expliquer ses abordable: cout financier est accessible pour la
dangers famille
Expliquer les dangers de la mastite ou de toute pérenne: soutenable dans le temps
infection du sein sure: dénuée de tout danger pour la vie de
Démontrer la bonne position d’allaitement au l’enfant
sein
Démontrer la technique d’expression du lait
Exprimer sa disponibilité à soutenir la mise en
œuvre de l’option d’alimentation choisie

V.5.3. Principes généraux de suivi de l’alimentation de l’enfant exposé Surveiller la croissance à chaque
visite de suivi par :
 Prise du poids, de la taille, le périmètre brachial et du périmètre crânien

 Report de ces mensurations sur les courbes de croissance correspondantes (OMS 2007)

 Appréciation de l’état nutritionnel Les modalités de l’alimentation de l’enfant exposé sont développées ci-dessous :

Modalités d'alimentation de l'enfant exposé

Age Les modalités de l’alimentation


0-6 mois Allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois ou
Alimentation de substitution (lait artificiel) exclusif jusqu’à 6
mois de vie si les conditions de vie de sa famille le permettent
6-12 mois Poursuite de l’allaitement
- Continuer allaitement maternel - Introduire l’alimentation de
complément adaptée, suffisante et équilibrée (voir figure
aliments).
- Introduire un nouvel aliment à la fois et s’assurer de sa
tolérance avant d’introduire un autre nouvel aliment
- Donner 4-6 repas par jour, lait compris
- Donner la Vitamine A deux fois par an et, s’il est nécessaire,
ajouter d’autres complexes multi vitaminique
12-24 mois Poursuite de l’allaitement maternel si enfant infecté
- Arrêter allaitement maternel à 12 mois si enfant non infecté
- 4-6 repas par jour y compris des collations entre les
principaux repas.
- Vitamine A deux fois par an et, s’il est nécessaire, ajouter
d’autres complexes multi vitaminique
Vaccination de l’enfant exposé
Différences vaccinales chez l’enfant exposé ou infecté par le VIH
 Vacciner contre la rougeole à 6, 9 mois et 15 mois ;
 Faire le vaccin de Calmette et Guérin (BCG) à la naissance sauf en cas de signe manifeste d’une infection à VIH sévère ;
 Concernant les vaccins vivants (ex : fièvre jaune, rougeole, BCG) : contre-indication en cas d’immunosuppression
majeure (maladie avancée).
Les enfants exposés au VIH, les nourrissons et les enfants infectés par le VIH devraient recevoir tous les vaccins de routine
recommandés selon le calendrier national de vaccination, sauf lorsqu’ils sont fortement immunodéprimés. Les
nourrissons exposés doivent recevoir une dose supplémentaire de vaccin anti-rougeoleux à 6 mois
La sortie de la cohorte des enfants exposés peut se faire suivant les modalités ci-après :
 L’enfant exposé est confirmé indemne de l’infection à VIH au terme de son suivi à 18 – 24 mois et sort du programme
pour être désormais suivi dans le pool des jeunes enfants dans le cadre de la santé infantile ;
 L’enfant exposé est confirmé infecté par le VIH et est référé pour initiation et suivi du traitement antirétroviral à long
terme ;
 L’enfant exposé est perdu de vue et toutes tentatives pour le retrouver se sont avérées infructueuses ;
 L’enfant exposé est décédé. Dans tous les cas, une documentation appropriée de la modalité de sortie du programme
doit être faite dans le registre en fin de ligne de son suivi longitudinal.
Prise en charge de l’accouchement de la FEC VIH+

Cas particulier de la PTME :

 S’informer sur l’historique du TARV


 Connaitre avec précision le TARV actuel
 Rechercher la présence de molécules potentiellement toxiques
 Contrôler l’efficacité du TARV : CHARGE VIRALE et évaluation clinique
 Si charge virale supprimée : poursuite du même traitement
 Si charge virale non supprimée
o Maintenir le même traitement avec renforcement de l’observance et refaire CV à 3 mois
 Si cette seconde CV est encore non supprimée : modifier le TARV
 Si cette seconde CV est supprimée : poursuivre le même traitement

Conduite du travail et de l’accouchement

 Surveillance du travail et de l’accouchement à l’aide du partogramme


 Touchers vaginaux avec antiseptiques toutes les 4 heures (Chlorhexidine 0 ,25%)
 Gestes à éviter
 Touchers vaginaux intempestifs
 Rupture artificielle/rupture prolongée des membranes
 Episiotomies, accouchements instrumentaux (ventouse, forceps)
 Traumatismes fœtaux (manœuvres version externe, internes et le décollement des membranes ou stripping)
Modalités de l’accouchement propre

- Accouchement le plus atraumatique possible


- Désinfecter le vagin
- Limiter le délai entre la rupture des membranes et l’accouchement
- Limiter les gestes invasifs
- Laver le nouveau-né avec une solution antiseptique (bain de 2 min)
- Nettoyer les yeux du nouveau-né avec du sérum physiologique avant d’instiller le collyre antibiotique
- Désobstruction prudente des narines et de la gorge
Accueil du nouveau-né

 Accueillir le nouveau-né dans un environnement propre et à bonne température


 Eviter :
 De traire le sang du cordon
 L’aspiration systématique (aspirer seulement si strictement nécessaire)
 Apprécier le score d’APGAR à 1 ,3 et 5 min
 Bain avec une solution de chlorhexidine à 0 ,25% tiédie
 Soins du cordon
 Habiller le bébé et le présenter à sa mère
Accueil du nouveau-né en salle d’accouchement

 Administration de névirapine prophylactique dans les 72 h


 Débuter l’alimentation suivant l’option choisie
 Débuter la vaccination (BCG, HVB chez l’enfant exposé , polio 0)
 Névirapine pendant 12 semaines car TARV mère inférieur à 1mois
Posologie de la névirapine prophylactique

NVP tous les jours de la naissance à 6 ou 12 semaines

Poids : 2000 à 2499gr

 10 mg en une seule prise quotidienne (1 ml)


Poids sup 2500gr

 15 mg en une prise quotidienne (1,5ml)


NB : petit poids à la naissance (inf. 2000gr), commencer par 2mg/kg (0,2ml/kg) par jour jusqu’à qu’il atteigne 2000gr

1ml = 10 mg de NVP

TD PTME

PARTIE 1 : Répondre par vrai ou faux (10pts)


1. Le test utilise pour le diagnostic précoce à 6 semaines est la PCR-ADN. Le prélèvement de sang se fait
au niveau de l’orteil du nourrisson
2. A 7 semaines on fait le premier test de dépistage par PCR
3. Tout nouveau-né et enfant exposé au VIH doit débuter la prophylaxie au Cotrimoxazole à partir de 8
semaines après la naissance et la poursuivre jusqu’à la cessation du risque de contamination et de
l’exclusion de l’infection à VIH
4. Tout enfant infecté par le VIH ou asymptomatique, ne doit recevoir le BCG, l’antiamarile et l’anti
rougeoleux qu’en cas d’immunocompétence de l’enfant (CD4>25% ou au stade I/II)
5. Le dépistage, le diagnostic et le traitement des IST doivent être offerts de manière non systématique
dans le cadre des soins complets de l’infection à VIH
6. Dans un couple sero-discordant un traitement ARV ne doit pas être proposé au partenaire infecté quel
que soit le taux de CD4 afin de réduire la transmission du VIH au partenaire qui n’est pas infecté.
7. Les nourrissons exposés au VIH ne doivent pas recevoir normalement leur vaccin à la naissance selon
le programme élargi de vaccination.
8. Les enfants infectés avec un degré d’immunodépression avancés sont les moins à risque de
développer des complications avec les vaccins vivants
9. Le BCG étant un vaccin vivant tue, il peut provoquer une maladie disséminée (BCGite) chez les
personnes malades à cause du VIH
10.Le BCG doit être administré aux enfants connus VIH positifs
11.Sans intervention, près de 35% des enfants nés de mère VIH+ vont contracter le VIH pendant la
grossesse, l’accouchement ou durant l’allaitement
12.La PTME est un ensemble d’interventions mise en œuvre pour éviter que l’enfant ne soit contaminé
par le VIH.
13.La transmission du VIH de la mère à l’enfant peut survenir au cours de la grossesse, au cours de
l’accouchement et après l’accouchement par l’allaitement maternel.
14.De tous les facteurs de TME, la charge virale élevée de la mère est celui qui augmente le plus le risque
de TME du VIH.
15.L’option B positif signifie une approche préconisant l’initiation systématique du traitement ARV chez
toute femme enceinte séropositive quel que soit son stade clinique ou la valeur de ses CD4. Ce
traitement doit ensuite être poursuivi pendant toute la grossesse, pendant l’accouchement, la période
de l’allaitement

SECTION QCM
1- Le dépistage du VIH doit être proposé au cours de quelle consultation prénatale?
A. 1er consultation
B. 2eme consultation
C. 3eme consultation
D. 4eme consultation
E. 1er et 3eme ou 4eme consultation
2- Quel est le TAR de première ligne pour les femmes enceintes VIH+ dans l’option B+ ?
A. TDF + 3TC + EFV une fois par jour
B. AZT + 3TC + ABC deux fois par jour
C. TDF + 3TC + ddI une fois par jour
D. AZT + d4T + NVP deux fois par jour
E. AZT + 3TC deux fois par jour
3- Quelles sont les recommandations nationales du Cameroun pour l'alimentation des nourrissons
exposés au VIH pendant les 6 premiers mois de vie?
A. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires
pendant les 6 premiers mois.
B. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires si
elles répondent à 4 ou plus de 5critères d’AFASS (Acceptable, faisable, abordable, durable et sure).
C. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie sauf si
l’alimentation artificielle est AFASS.
D. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie, puis planifier un
sevrage brusque en introduisant les aliments complémentaires.

4- Lequel des énoncés suivants n'est pas un facteur de risque associé à la TME pendant
l'allaitement?
A. L’infection avancée du VIH
B. L'alimentation mixte
C. Longue durée de l'allaitement
D. L’initiation de l'allaitement plus de 3 heures après la naissance
E. Problèmes mammaires comme la mastite ou crevasse de mamelon
1) Sans intervention, près de 35% des enfants nés de mère VIH+ vont contracter le VIH pendant la
grossesse, l’accouchement ou durant l’allaitement
2) La PTME est un ensemble d’interventions mise en œuvre pour éviter que l’enfant ne soit contaminé
par le VIH.
3) La transmission du VIH de la mère à l’enfant peut survenir au cours de la grossesse, au cours de
l’accouchement et après l’accouchement par l’allaitement maternel.
4) De tous les facteurs de TME, la charge virale élevée de la mère est celui qui augmente le plus le
risque de TME du VIH.
5) L’option B positif signifie une approche préconisant l’initiation systématique du traitement ARV
chez toute femme enceinte séropositive quel que soit son stade clinique ou la valeur de ses CD4. Ce
traitement doit ensuite être poursuivi pendant toute la grossesse, pendant l’accouchement, la période
SECTION II: QCM
a) Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes diagnostiquées séropositives au VIH
reçoivent un traitement antirétroviral durable ;
b) Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes diagnostiquées séropositives au VIH
reçoivent leur traitement antirétroviral contestablement
1- Le dépistage du VIH doit être proposé au cours de quelle consultation prénatale?
A. 1er consultation
B. 2eme consultation
C. 3eme consultation
D. 4eme consultation
E. 1er et 3eme ou 4eme consultation
2- Quel est le TAR de première ligne pour les femmes enceintes VIH+ dans l’option B+ ?
A. TDF + 3TC + EFV une fois par jour
B. AZT + 3TC + ABC deux fois par jour
C. TDF + 3TC + ddI une fois par jour
D. AZT + d4T + NVP deux fois par jour
E. AZT + 3TC deux fois par jour
3- Quelles sont les recommandations nationales du Cameroun pour l'alimentation des nourrissons
exposés au VIH pendant les 6 premiers mois de vie?
A. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires
pendant les 6 premiers mois.
B. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires si
elles répondent à 4 ou plus de 5critères d’AFASS (Acceptable, faisable, abordable, durable et sure).
C. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie sauf si
l’alimentation artificielle est AFASS.
D. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie, puis planifier un
sevrage brusque en introduisant les aliments complémentaires.

4- Lequel des énoncés suivants n'est pas un facteur de risque associé à la TME pendant
l'allaitement?
A. L’infection avancée du VIH
B. L'alimentation mixte
C. Longue durée de l'allaitement
D. L’initiation de l'allaitement plus de 3 heures après la naissance
E. Problèmes mammaires comme la mastite ou crevasse de mamelon
SECTION QROC

1- Quand y a-t-il un risque de transmission du VIH de la mère vers l’enfant ?


2- Quel est le taux de transmission du VIH de la mère vers l’enfant ?
3- Comment la transmission du VIH de la mère vers l’enfant se produit-elle ?
4- Comment le virus peut-il passer au travers du placenta ?
5- Quels sont les facteurs de risque de transmission du VIH de la mère vers l’enfant ?
6- Quelles sont les mesures de prévention pendant la grossesse ?
7- Y a-t-il d’autres gestes chirurgicaux ou non susceptibles de réduire la transmission au moment de
l’accouchement ?
8- Quels sont les traitements antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH de la mère vers l’enfant pendant la
grossesse et quelle est leur efficacité ?
9- Quelles sont les mesures de prévention pendant l’allaitement
10- Quel type de test permet de savoir si l’enfant a été contaminé ?
11- Quand peut-on être sûr que l’enfant n’a pas été contaminé ?
12-

Vous aimerez peut-être aussi