Prévention VIH Mère-Enfant : Guide IDE 2
Prévention VIH Mère-Enfant : Guide IDE 2
A la fin de ce cours l’étudiant IDE 2 devrait être capable de comprendre la notion de la prévention de la transmission mère- enfant
du VIH
Stade clinique 4
Pneumocystose
Toxoplasmose cérébrale
Maladie de kaposi
Lymphome
Mycobactérie atypique généralisée, et plus généralement toute affection grave apparaissant chez un patient
infecté par le VIH, ayant une baisse importante de son immunité (taux de CD4 inférieur à 200 mm cube)
La classification permet de :
Déterminer si un patient est éligible à la trithérapie ARV
Fournir un cadre pour le suivi clinique et biologique
Comprendre le pronostic
Evaluer si une thérapie ARV fonctionne
Prendre la décision clinique ; incluant les décisions visant pour modifier la thérapie ARV
La classification est basée sur la présentation clinique et ou immunologique (CD4&charge virale)
L’idéal c’est d’utiliser les deux critères cliniques et immunologiques pour évaluer la progression de l’infection à VIH chez
un patient
Voies de transmission du VIH de la mère à l’enfant
On parle de transmission de la mère à l’enfant, lorsqu’une mère séropositive transmet le VIH à son enfant pendant la
grossesse, le travail, l’accouchement ou l’allaitement. En l’absence d’interventions, le taux de transmission vont de 15 à 45%. Les
interventions efficaces permettent toutefois de ramener ces taux à des niveaux inférieurs à 5 %. Les proportions de la transmission
se présentent comme suit ;
20 % pendant la grossesse
60 % pendant l’accouchement
15 % pendant la période de l’allaitement
La TME est la source d’infection au VIH la plus importante chez les enfants de moins de 15 ans.
Conséquences du VIH sur la grossesse et de la grossesse sur le VIH
Chez toutes les femmes séropositives, le compte de lymphocytes CD4 ne devrait pas changer, la charge virale ne devrait pas changer.
Les femmes infectées par le VIH qui sont a des stades avances de l’infection au VIH semblent avoir plus de complications pendant la
grossesse, l’accouchement et pendant la période postpartum, surtout si elles ne reçoivent pas les soins appropriés. Parmi les
complications liées a la grossesse pour les femmes infectées par le VIH, figurent :
Par conséquent, il est crucial de mettre les femmes enceintes infectées par le VIH sous antirétroviraux pendant la grossesse et après
l’accouchement, tout en les encourageant à une bonne observance au traitement antirétroviral et en leur donnant les meilleurs
soins prénataux possibles.
LA PTME
LA PTME se définit comme l’ensemble des interventions, activités ou actions mises en œuvre pour réduire le risque de transmission
du VIH de la mère a l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement et pendant toute la durée de l’allaitement
La nouvelle politique nationale en faveur de la PTME trouve son origine dans l’objectif 90/90/90 avec pour finalité zéro nouvelle
infection d’ici 2035
-Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut
-Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes diagnostiquées séropositives au VIH reçoivent un traitement antirétroviral
durable ;
-Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes vivant avec le VIH et sous traitement antirétroviral voient leur charge virale
disparaître
Quatre axes stratégiques vont définir la politique nationale en matière de PTME ;
L’intégration est la combinaison des différents types de services ou de programmes opérationnels en matière de santé sexuelle et de
la reproduction et de VIH/SIDA qui peuvent être réunis dans le but de maximiser la couverture et les résultats de sante pour les
clients.
2eme pilier ; prévention des grossesses non désirées chez les femmes infectées par le VIH
4eme pilier ; soins et soutien aux femmes infectées par le VIH, à leur nourrisson et à leur famille
Ce pilier vise a empêcher les hommes et les femmes de contracter le VIH. Si l’on empêche de nouvelles infections au VIH, un nombre
moins élevé de femmes seront infectées par le VIH et peu d’enfants seront expose au VIH.
Ce pilier comprend ;
L’éducation et la sensibilisation de la population au VIH notamment l’éducation en milieu scolaire, les campagnes d’IEC
dans les formations sanitaires, ainsi que les efforts d’éducation et de sensibilisation des masses dans les communautés ;
La promotion des pratiques sexuelles responsables et a moindre risque ; l’accès au préservatifs
La prévention, le diagnostic précoce et le traitement des IST ;
Un large accès au dépistage du VIH et au counseling
Des services de circoncision à moindre risque
La population cible de ce pilier sont Les femmes en âge de procréer et leurs partenaires
Pilier ; 3 la prévention de la transmission du VIH des mères infectées par le VIH a leurs enfants
L’accès au test du VIH et au counseling pendant les soins prénatals, le travail et l’accouchement, et pendant la période
postnatale
La prescription des antirétroviraux à la mère et/ou à l’enfant avant, pendant et après la naissance ;
Les pratiques d’accouchement à moindre risque pour réduire le risque d’exposition de l’enfant au VIH ;
Des informations sur l’alimentation de l’enfant, des counseling et un soutien pour les pratiques a moindre risques ;
Le continuum des soins à la mère infectée par le VIH
Le continuum des soins de l’enfant expose au VIH tout au long de la période d’allaitement maternel jusqu’à ce que le
statut sérologique final de l’enfant soit confirme
L’enfant infecte par le VIH ; référer l’enfant a un centre de prise en charge pour les soins et de traitement – le lien avec les services
de soins et de traitement représente la sortie de cet enfant des services de la PTME
L’enfant séronégatif ; l’enfant qui est confirmé séronégatif à la fin de la période de suivi sort des services de PTME et reçoit les soins
dans une clinique pédiatrique normale. Il s’agit des services généralement décrit comme – interventions de la PTME- l’ensemble des
services consacres à réduire le risque de TME chez les enfants déjà infectées par le VIH. La cible est les femmes infectées par le VIH
Pilier 4 ; le traitement, les soins et du soutien aux femmes infectées par le VIH, leurs partenaires, enfants et familles
Ce pilier aborde le traitement, les soins et le soutien dont ont besoin les femmes infectées par le VIH, leurs partenaires, leurs enfants
et leurs familles
En vue d’offrir un ensemble complet de soins, les organisations doivent établir des réseaux de référence et s’assurer que les clientes
sont soutenues pour utiliser les services offerts tant par les organisations a base communautaires que par les organismes publics
dans le réseau de référence et contre référence. Ce sont Les femmes infectées par le VIH, leurs partenaires, leurs enfants et leurs
familles qui sont concernées
La PTME est une suite d’interventions en cascade, dont chaque étape dépend de la réalisation de la précédente.
Le Cameroun a adopté en Aout 2012 l’option B plus pour son programme national de PTME. L’option B + donne matière à la
mise en œuvre de la délégation des taches et a l’intégration des services pour une couverture optimale de la population a tous les
niveaux du système national de santé.
But de l’option B +
La mise en œuvre du dépistage du VIH a l’initiative du personnel de sante selon cette approche pour chaque femme
enceinte vue en CPN
La proposition systématique du test du VIH chez toutes les femmes enceintes en salle d’accouchement ou lors des CPON
si leur statut VIH est inconnu ou connu négatif depuis plus de trois mois
L’enfant doit recevoir la nevirapine une fois par jour pendant six semaines quel que soit son mode d’allaitement
Le counseling et le dépistage de couple comme moyen de promotion de l’approche familiale et la prise en charge de
l’infection à VIH
L’initiation du traitement VIH par le personnel de santé de la CPN, du service de la maternité ou du suivi post natal,
vaccination suivant le protocole national pour toute femme enceinte et toute mère séropositive ainsi que leurs enfants
infectes. Le suivi du couple mère/enfant y compris le traitement ARV pour ceux infectes par le VIH dans l’unité de suivi
mère/enfant jusqu’à l’âge de deux ans.
L’organisation du transfert de la mère et/ou de l’enfant infecte vers le CTA/UPEC de référence en cas d’effets
indésirables ou d’apparition des signes évocateurs de résistance du VIH au traitement ARV.
L’initiation systématique du traitement ARV pour le partenaire masculin de la femme enceinte, lorsque diagnostique
avec une infection à VIH soit dans le service de traitement ARV le plus proche du lieu de leur résidence
La communication régulière de la liste actualisée des formations sanitaire qui mettent en œuvre l’option B plus ainsi que
de leurs données du programme pour les points focaux régionaux PTME a la délégation régionale de la sante pour
informer l’estimation des besoins nécessaires en intrants ainsi que leur quantification et leur approvisionnement.
Régime de traitement ARV pour les femmes enceintes.
simplification du régime ARV et du processus de son initiation et harmonisation avec le régime ARV chez l’adulte
la mise en route du traitement ARV ne nécessite pas une évaluation préalable des CD4
prise d’un seul comprime combinant trois ARV par jour. TDF/3TC/EFZ
permet d’éviter d’arrêter le traitement ARV puis de le recommencer au cours d’une éventuelle grossesse ultérieure
continuité du même traitement ARV au-delà de la période de la grossesse et de l’allaitement
protège la TME du VIH lors d’une grossesse ultérieure
protection contre la transmission sexuelle du VIH au sein des couple sero-discordants
traitement est débuté plutôt chez les femmes et concoure à diminuer la morbidité et sa mortalité
diminution de la morbidité et de la mortalité chez l’enfant infecte par initiation précoce du traitement ARV
LES SOINS PRENATAUX
La plupart des femmes infectées par le VIH vues en CPN sont asymptomatiques
Rechercher les signes/symptômes du SIDA et des complications liées a la grossesse
A moins qu’une complication ne se présente, il n’est pas nécessaire d’accroitre le nombre de consultations ; 8 CPN
Traiter les IST et autres coïnfections
Vérifier la prise du TPI, la prise de fer/folate et de vitamine A
Administrer le VAT
Conseiller d’éviter les rapports sexuels non protèges
Eviter les procédures invasives et la version par manœuvre externe
Administrer les ARV
Donner les conseils en matière de nutrition et alimentation du nourrisson
Référer vers des associations d’aide aux PVVIH
La césarienne ; faire avant le travail et/ou la rupture des membranes diminue le risque de transmission de la mère a
l’enfant de 50 à 80 % comparée a d’autres modes d’accouchement chez les femmes ne recevant pas de thérapie
antirétrovirale ou recevant seulement de la zidovudine
Procédures obstétricales
Vu l’exposition fœtale plus grande aux secrétions et sang maternel infecte, la transmission accrue pourrait venir de ;
Amniotite
Electrodes/prélèvement sur le cuir chevelu du fœtus
Forceps/ventouse obstétricales
Episiotomie
Déchirures vaginales
Les multiples touchers vaginaux
La non utilisation du partogramme lors de la surveillance du travail
L’hémorragie de la délivrance et du post-parum
Les procédures à éviter
aiguilles
faire attention (limiter l’utilisation)
sutures : utiliser aiguille et porte-aiguille appropries
faire attention en remettant le capuchon et en jetant
porter les gants, se laver les mains avec du savon immédiatement après le contact avec du sang et les liquides
organiques
Couvrir les plaies avec des pansements résistants à l’eau pendant les premières 24 heures
utiliser
tablier en plastique pour l’accouchement
lunettes de protection et gants stériles pour l’accouchement et l’intervention chirurgicale
des gants stériles longs pour la délivrance manuelle du placenta
jeter avec les mesures de précaution nécessaire le sang, le placenta et les produits contaminés
se protéger soi-même
Soins au nouveau-né
laver le nouveau-né avec une solution d’antiseptique (chlorhexidine) après la naissance, sur tout le visage
éviter l’hypothermie
administrer les antirétroviraux
appliquer le calendrier vaccinal
instaurer la prophylaxie des infections opportunistes en utilisant du cotrimoxazole
prélever l’enfant pour PCR à 6 semaines de vie, à 9 mois puis à 6 semaines après le sevrage afin d’établir un diagnostic
précoce et d’intensifier la prise en charge
si l’une des analyses PCR revient positif, mettre l’enfant sous ARV sans tarder
le diagnostic par la recherche des anticorps à 18 mois et dans tous les cas, au moins 3 mois après la fin de l’allaitement
est une nécessité
référer les enfants diagnostiqués VIH+ au centre de traitement VIH§SIDA
INTERVENTIONS
Prévention de nouvelles infections à VIH
Le Cameroun a adopté la triple élimination de la transmission verticale du VIH, syphilis et hépatite B. La PTME est un ensemble
d’interventions mises en œuvre pour éviter à l’enfant né de mère positive au VIH, syphilis et Hépatite B d’être infecté. Elle comprend
quatre piliers :
2. Prévention des grossesses non désirées chez la femme infectée par le VIH, syphilis et Hépatite B ;
4. Traitement, soins et soutien aux femmes infectées, leurs partenaires, leurs enfants et leurs familles.
En l’absence de toute intervention, le risque de transmission verticale (TVe) du VIH varie de 15 % à 45 % dans les pays en voie de
développement (OMS). Le risque de transmission du VIH est plus élevé pendant le travail et l’accouchement.
La charge virale est le facteur primordial dans la transmission du VIH. La transmission durant l’allaitement dépend de la durée
d’allaitement : plus longtemps l’enfant est nourri au sein, plus le risque de transmission du VIH est élevé ceci en l’absence de TARV.
Les facteurs augmentant le risque de la TVe du VIH peuvent être regroupés en cinq catégories :
(i) viraux,
(ii) maternels,
(iii) (iii) obstétricaux,
(iv) (iv) liés au fœtus et à l’enfant et
(v) (v) liés aux modalités d’allaitement.
Le tableau ci-dessous récapitule les facteurs de risque et les mécanismes de transmission du VIH de la mère à l’enfant par
période.
La FEC à chaque visite reçoit l’éducation sur les signes cliniques de danger et doit revenir s’il y a un signe de danger ou au besoin.
Paquet des services à offrir à la femme enceinte lors des consultations prénatales
Interventions CPN 1 CPN 2 CPN 3 CPN 4 CPN 5 CPN 6 CPN 7 CPN 8
Périodes des Au cours 20 26 Semaines 34 38 40
visites des Semaines Semaines 30 semaines 36 semaines semaines
12 semaines
premières
semaines
ou au
premier
contact
Examen clinique X X X X X X X X
Évaluation du X
bassin
Examens de laboratoire
Test FEC et son partenaire FEC et son Refaire le test tous les 3 mois si le test VIH était négatif ou faire le
VIH/Syphilis si le statut VIH est partenaire s’ils duo test VIH-Syphilis si non fait antérieurement
inconnu ne sont pas
encore testés
Hépatites Recherche de l’Ag HBs systématiquement à toutes les femmes enceintes au cours de la 1re CPN (ou 1er contact
virales avec la CPN) Si AgHBS positif prescrire le vaccin contre l’hépatite B qui sera administré au nouveau - né à la
naissance
Groupe Déterminer le groupe ABO et le facteur RH dès la première consultation
sanguin, Rh
NFS ou Hb - Si la patiente présente des signes d’anémie (surtout pâleur) faire hémogramme
- Si Hb <10 g/l, la FEC est anémiée : doubler la dose de fer et folates et prodiguer des conseils
nutritionnels
Transaminases X
Glycémie à Systématiquement
jeun à toutes les
femmes enceintes
au cours de la 3e
CPN (ou 1er
contact après la
20e semaine)
Urines Effectuer la recherche de sucre (recherche diabète) et d’albumine à chaque visite
Lymphocytes À chaque visite si existence des signes de la maladie avancée à VIH
CD4 (pour le
diagnostic de la
maladie
avancée à VIH)
Charge virale -Rechercher la - Faire CV à 3 mois de l’initiation du TARV puis tous les 3 mois jusqu’à la fin de
CV la plus l’allaitement maternel
récente si - La dernière CV pendant la grossesse doit être réalisée entre 32 et 36 semaines.
déjà sous
TARV
Si CV> 3 mois
refaire CV au premier
contact avec la FEC
VIH+
- CV> 1000,
renforcement
de
l’observance
puis refaire
CV après 3
mois
Traitement et Prophylaxie
Vaccination Administrer le Tétanos-Diphtérie (Td) le plutôt possible puis continuer suivant le calendrier vaccinal de la FEC
Suppléments. Fer/Acide folique : administrer 1 cp de fer (200 mg) et 1 cp d’acide folique 5 mg quotidiennement. En cas
d’anémie, doubler la dose
Mebendazole Ne pas donner durant Administrer 1 cp à 500 mg au 2e ou au 3e trimestre de la grossesse
le 1er trimestre
TPI Ne pas administrer Donner SP 500 mg/25 mg. Si FEC VIH+,
avant la 14e semaine administrer le CTX à la place du TPI
de grossesse, Conseiller l’utilisation de MILDA
conseiller l’utilisation
de MILDA
CTX Si FEC nouvellement testée VIH+, administrer le CTX à partir de la 14e semaine puis à chaque visite Si FEC déjà
connue VIH+ sous CTX, continuer à donner à chaque visite
ARV Donner ARV le plus tôt possible après le diagnostic indépendamment du terme de la grossesse, des CD4 ou la
classification clinique OMS
Soutien à À chaque visite de la CPN
l’observance
Conseil à X X X X X X
l’alimentation
PF À chaque visite de la CPN
Préparation à X X X X X X
l’accouchemen
t
INH Donner l’INH si screening TB négatif chez FEC VIH+ nouvellement dépistée ou FEC connue VIH+ n’ayant pas reçu
l’INH
Le travail et l’accouchement sont une période de grande vulnérabilité pour toute FEC et plus particulièrement celle qui est
séropositive au VIH avec un plus grand risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Par conséquent, des précautions
particulières doivent être prises par le personnel de soins des maternités pour minimiser ce risque.
NB : Donner les conseils de sortie précisant les signes de danger et demander à la femme de revenir au besoin ou suivant le
rendez-vous
Vaccination ;
Planning Familial (PF). Il faut harmoniser les rendez-vous de suivi de la mère avec celui de l’enfant afin de réduire le nombre et le
coût des visites à la FOSA. Les conseils spécifiques que la mère infectée par le VIH doit recevoir au cours des visites à la FOSA doivent
comprendre :
Discussion sur la divulgation de son statut VIH au partenaire, à la famille, à des ami(e)s en qui elle a confiance.
Discussion de l’attitude à adopter face à la stigmatisation possible, surtout si elle n’allaite pas.
Insister sur le fait que même si le résultat de la PCR est négatif et que la mère allaite toujours, ce résultat n’est pas définitif et
l’enfant doit continuer à prendre le Cotrimoxazole jusqu’à exclusion totale du risque de TVe du VIH.
Périodes des Dans la semaine qui suit l’accouchement De la 6e semaine au 6e mois Du 6e au 24e m
visites
Suivi 6 jours après accouchement Une fois par mois Tous les 3 mois
Vitamine A Deux doses de 200 000 UI espacées de 24h dans les 30 jours après l’accouchement
CTX Administrer le CTX à la femme VIH+ o Administrer le CTX à la femme VIH+ o Administrer
le CTX à l’enfant exposé dès la 6e semaine jusqu’au
diagnostic de non-infection
ARV o Initier ou continuer les ARV à la mère VIH+ et o Initier la Névirapine au bébé dès la naissance et au plus tard
dans les 72 heures de vie et à poursuivre pendant 6 semaines à 12 semaines en fonction du risque
d’exposition
(i) rétablir et maintenir la fonction immunitaire de la mère et par conséquent améliorer son état de santé général ;
(ii) Réduire la charge virale et
(iii) (iii) prévenir la TVe du VIH.
FEC VIH+ déjà sous TARV Femmes allaitantes VIH+ déjà Début du TARV pendant la Début du TARV pendant
sous TARV grossesse l’allaitement
Rechercher la CV la plus Rechercher la CV la plus Faire CV 3 mois après le début Faire une CV après 3 mois
récente si déjà sous TARV récente du TARV
Si CV> 3 mois refaire CV au Si CV> 3 mois refaire CV
premier contact avec la FEC Si CV>1000, renforcement
VIH+ de l’observance puis refaire
CV> 1000, renforcement de CV après 3 mois
l’observance puis refaire CV
après 3 mois
Si CV de contrôle >1000
après 3 séances de
renforcement de
l’observance, switcher vers un
traitement de deuxième ligne
À la fin de l’allaitement, le suivi est le même que chez les femmes adultes non enceintes. Le suivi du traitement ARV est à la fois
clinique et biologique et son calendrier doit être couplé avec celui du suivi de l’enfant comme indique dans le tableau ci-dessous
L’immunisation contre hépatite B peut être divisée en deux : l’immunisation passive et active.
L’immunisation passive est obtenue en utilisant les immunoglobulines de l’hépatite B. L’immunité est
temporaire et peut aller jusqu’à 3 mois. Quant à l’immunisation active, elle se fait en utilisant des
vaccins qui sont capables de donner une immunité à vie en fonction des prises.
III. INFECTION A VIH ET PLANIFICATION FAMILIALE
Les femmes séropositives au VIH doivent bénéficier d’un accès équitable aux services de planification
familiale. La survenue de la grossesse chez ces femmes est associée à une mortalité maternelle plus
élevée, et à des suites de couches diverses, dont le petit poids de naissance et la mort de l’enfant. Celles
qui ont initié un traitement ARV doivent pouvoir accéder au planning familial (PF) et les sites de prise en
charge ARV doivent offrir une contraception volontaire à cette clientèle. L’utilisation des préservatifs
doit être encouragée pour réduire les risques de réinfection et de transmission du VIH. L’intégration des
services de PF dans les services de VIH (CDV, PTME et ARV) et vice versa sera d’une importance capitale
et permettra de bien gérer les problèmes des grossesses non désirées, de réinfection et de transmission
du VIH. Les avantages de l’intégration des services de PF et PTME sont les suivants :
Accès amélioré aux services clés de SSR et du VIH, de même qu’une augmentation de l’utilisation de
ces services en fonction des besoins ;
Réduction de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH ;
Soutien accru à la double protection ;
Réduction de la mortalité infantile ;
Amélioration de la qualité des soins ;
Meilleure compréhension et protection des droits des personnes ;
Renforcement de l’efficacité et de l’efficience des programmes.
V. PRISE EN CHARGE DE L’ENFANT EXPOSE (EE) AU VIH
L’enfant exposé au VIH est un enfant né d’une mère séropositive au VIH.il est dit exposé tant que le
facteur de risque de son exposition est toujours présent : l’allaitement maternel.
Les objectifs de la prise en charge sont de
- Eviter la transmission du VIH en période post natale,
- Déterminer le statut VIH du nourrisson le plus tôt possible,
- Assurer la liaison aux soins de TARV si l’enfant est infecté
V.1. Calendrier de suivi des enfants exposés
Les activités du suivi de l’enfant exposé doivent commencer dès sa naissance et se poursuivre jusqu’au
moment de la détermination de son statut final par rapport à l’infection à VIH.
Cette période doit être l’occasion pour le prestataire
- De renforcer les conseils sur l’alimentation de l’enfant en contexte VIH,
- De surveiller le mode d’alimentation adopté,
- D’assurer le suivi du couple mère-enfant et
- La prise en charge médicale, psychosociale (de la mère, de l’enfant et de toute sa famille) ainsi que
- Le développement psychomoteur de l’enfant.
Tout enfant né de mère séropositive doit avoir un dossier pour son suivi systématique à partir de la
naissance jusqu’à la confirmation de son statut VIH.
Le suivi se fera par des visites à la FOSA à la naissance, à six semaines, puis tous les mois jusqu’à 6 mois
et enfin tous les trois mois jusqu’à 18 – 24 mois (tableau 30).
V.2. Paquet des prestations à offrir aux enfants exposés au cours de leur suivi
Tout enfant né de mère VIH + devra avoir un examen complet à chaque visite jusqu’à
18 - 24 mois. À chaque visite de suivi, le prestataire offrira à l’enfant né de mère séropositive le paquet
des prestations adapté à son âge comme indiqué dans le tableau 30 Si l’enfant présente une anomalie
telle retard de croissance ou neurologique ou un signe suspect d’infection (Altération de l’état général,
pâleur ou ictère, état d’hydratation, etc.), il sera immédiatement pris en charge ou référé au médecin.
Les enfants exposés à haut risque de contracter le VIH, y compris ceux qui sont identifiés en post-partum, devraient poursuivre la
prophylaxie pendant six semaines supplémentaires (soit au total 12 semaines). Les enfants exposés de mere sous ARV de plus d’un
mois ‘à faible risque) et allaités doivent recevoir six semaines de prophylaxie avec le NVP chaque jour
La prophylaxie doit débuter au plus tard dans les 48h qui suivent la naissance.
1 ml = 10 mg de NVP
Les enfants exposés au VIH devraient recevoir le cotrimoxazole dès la 6e semaine de vie quel que soit la durée de la Névirapine ou le
type d’alimentation choisi par la mère. Cette prophylaxie sera continuée jusqu’à confirmation du diagnostic final de l’enfant
Le cotrimoxazole doit être débuté à 6 semaines de vie, lors de la visite pour prélever la première PCR, selon le tableau ci-après.
: Prophylaxie au cotrimoxazole
Tous les nouveau-nés de mère testée positive à l’hépatite virale B doivent recevoir leur première dose de vaccin contre le VHB dès
que possible après la naissance, de préférence dans les 24h. Cette derniere doit être suivi des trois doses pour compléter les
recommandations de vaccination contre l’hépatite B selon les directives du PEV
V.3.4. Prophylaxie postnatale de la syphilis En cas d’enfant exposé à la syphilis, il n’y a pas de traitement prophylactique post natal
recommandé. La meilleure prophylaxie reste donc le dépistage et le traitement des femmes enceintes.
L’infection à VIH chez l’enfant peut survenir in utero, pendant le travail, l’accouchement et l’allaitement. L’exposition au VIH de tous
les enfants âgés de moins de 18 mois doit être vérifiée dès le premier contact. Un TDR positif chez un enfant de moins de 18 mois né
de mère à statut VIH inconnu confirme le diagnostic de l’exposition au VIH et celui de la mère. Par conséquent, il y a lieu de vérifier le
statut vis-à-vis de l’infection à VIH chez cet enfant par la PCR comme indiqué dans le tableau 34.
Commencer pendant les CPN et se poursuivre lors des visites successives de suivi de la femme enceinte et ensuite celles du couple
mère/enfant ;
Être adapté à la situation individuelle de sa famille et tenir compte de ses us, coutumes et croyances ;
Tendre à renforcer les compétences des femmes à allaiter sans risque pour le bébé ;
Promouvoir l’implication du partenaire et/ou de tout autre membre de la famille dans le choix du mode d’alimentation du bébé.
NB :
1) La décision du choix du mode d’alimentation est de la seule responsabilité de la mère et de sa famille. Elles doivent
prendre cette décision en parfaite connaissance de cause, sous l’éclairage du personnel de santé.
2) Le personnel de santé doit ensuite soutenir la mère et sa famille pour la mise en œuvre appropriée de l’option
d’alimentation choisie.
V.5.2. Les différentes options de l’alimentation du bébé et évaluation de la faisabilité de leur mise en
œuvre
Option d’allaitement maternel Option d’allaitement artérielle
Définir l’allaitement maternel exclusif S’assurer de ce que l’alimentation choisie est
Rappeler les avantages et les inconvénients de acceptable, abordable, faisable, pérenne et sur
l’allaitement maternel acceptable: absence de pressions de toute nature,
Préciser que la durée de l’allaitement maternel partenaires, culturelles, famille, etc
exclusif est de 6mois faisable: la mère comprend les modalités de
Relever les contraintes qui peuvent s’opposer à sa préparations du lait artificiel et dispose de tout le
bonne mise en œuvre matériel nécessaire
Définir une alimentation mixte et expliquer ses abordable: cout financier est accessible pour la
dangers famille
Expliquer les dangers de la mastite ou de toute pérenne: soutenable dans le temps
infection du sein sure: dénuée de tout danger pour la vie de
Démontrer la bonne position d’allaitement au l’enfant
sein
Démontrer la technique d’expression du lait
Exprimer sa disponibilité à soutenir la mise en
œuvre de l’option d’alimentation choisie
V.5.3. Principes généraux de suivi de l’alimentation de l’enfant exposé Surveiller la croissance à chaque
visite de suivi par :
Prise du poids, de la taille, le périmètre brachial et du périmètre crânien
Report de ces mensurations sur les courbes de croissance correspondantes (OMS 2007)
Appréciation de l’état nutritionnel Les modalités de l’alimentation de l’enfant exposé sont développées ci-dessous :
1ml = 10 mg de NVP
TD PTME
SECTION QCM
1- Le dépistage du VIH doit être proposé au cours de quelle consultation prénatale?
A. 1er consultation
B. 2eme consultation
C. 3eme consultation
D. 4eme consultation
E. 1er et 3eme ou 4eme consultation
2- Quel est le TAR de première ligne pour les femmes enceintes VIH+ dans l’option B+ ?
A. TDF + 3TC + EFV une fois par jour
B. AZT + 3TC + ABC deux fois par jour
C. TDF + 3TC + ddI une fois par jour
D. AZT + d4T + NVP deux fois par jour
E. AZT + 3TC deux fois par jour
3- Quelles sont les recommandations nationales du Cameroun pour l'alimentation des nourrissons
exposés au VIH pendant les 6 premiers mois de vie?
A. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires
pendant les 6 premiers mois.
B. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires si
elles répondent à 4 ou plus de 5critères d’AFASS (Acceptable, faisable, abordable, durable et sure).
C. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie sauf si
l’alimentation artificielle est AFASS.
D. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie, puis planifier un
sevrage brusque en introduisant les aliments complémentaires.
4- Lequel des énoncés suivants n'est pas un facteur de risque associé à la TME pendant
l'allaitement?
A. L’infection avancée du VIH
B. L'alimentation mixte
C. Longue durée de l'allaitement
D. L’initiation de l'allaitement plus de 3 heures après la naissance
E. Problèmes mammaires comme la mastite ou crevasse de mamelon
1) Sans intervention, près de 35% des enfants nés de mère VIH+ vont contracter le VIH pendant la
grossesse, l’accouchement ou durant l’allaitement
2) La PTME est un ensemble d’interventions mise en œuvre pour éviter que l’enfant ne soit contaminé
par le VIH.
3) La transmission du VIH de la mère à l’enfant peut survenir au cours de la grossesse, au cours de
l’accouchement et après l’accouchement par l’allaitement maternel.
4) De tous les facteurs de TME, la charge virale élevée de la mère est celui qui augmente le plus le
risque de TME du VIH.
5) L’option B positif signifie une approche préconisant l’initiation systématique du traitement ARV
chez toute femme enceinte séropositive quel que soit son stade clinique ou la valeur de ses CD4. Ce
traitement doit ensuite être poursuivi pendant toute la grossesse, pendant l’accouchement, la période
SECTION II: QCM
a) Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes diagnostiquées séropositives au VIH
reçoivent un traitement antirétroviral durable ;
b) Faire le nécessaire pour que 90 % des personnes diagnostiquées séropositives au VIH
reçoivent leur traitement antirétroviral contestablement
1- Le dépistage du VIH doit être proposé au cours de quelle consultation prénatale?
A. 1er consultation
B. 2eme consultation
C. 3eme consultation
D. 4eme consultation
E. 1er et 3eme ou 4eme consultation
2- Quel est le TAR de première ligne pour les femmes enceintes VIH+ dans l’option B+ ?
A. TDF + 3TC + EFV une fois par jour
B. AZT + 3TC + ABC deux fois par jour
C. TDF + 3TC + ddI une fois par jour
D. AZT + d4T + NVP deux fois par jour
E. AZT + 3TC deux fois par jour
3- Quelles sont les recommandations nationales du Cameroun pour l'alimentation des nourrissons
exposés au VIH pendant les 6 premiers mois de vie?
A. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires
pendant les 6 premiers mois.
B. Les mères VIH+ doivent nourrir leurs bébés exclusivement avec les aliments complémentaires si
elles répondent à 4 ou plus de 5critères d’AFASS (Acceptable, faisable, abordable, durable et sure).
C. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie sauf si
l’alimentation artificielle est AFASS.
D. Les mères VIH+ doivent allaiter exclusivement pendant les 6 premiers mois de vie, puis planifier un
sevrage brusque en introduisant les aliments complémentaires.
4- Lequel des énoncés suivants n'est pas un facteur de risque associé à la TME pendant
l'allaitement?
A. L’infection avancée du VIH
B. L'alimentation mixte
C. Longue durée de l'allaitement
D. L’initiation de l'allaitement plus de 3 heures après la naissance
E. Problèmes mammaires comme la mastite ou crevasse de mamelon
SECTION QROC