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Pcimne Et Ptme Ide 2

Cours transfusion sanguine IDE 2

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PCIMnE et ptme

eide 2

1
1ère PARTIE : PRISE EN CHARGE INTEGRE DES MALADIES DU NOUVEAU NE
DU NOURISSON ET DE L’ENFANT

Objectif général:
A la fin de ce cours, l’étudiant IDE2 devrait être capable de prendre en soin les maladies de l’enfant
(PCIME).

Objectifs spécifiques:
Plus spécifiquement, l’étudiant IDE2 doit être capable de :

- définir la stratégie PCIMNE


- citez les objectifs de la PCIMNE
- citez les composantes de la PCIMNE
- Citez les étapes de la mise en œuvre de la PCIMNE
- Décrire de la PCIMNE

Chaque année, des millions de parents consultent pour leurs enfants des pharmaciens, des médecins, des
tradipraticiens et les emmènent dans les hôpitaux et les centres de santé. Pourtant très souvent, selon les
enquêtes, les enfants ne sont ni examinés, ni soignés correctement et les parents ne sont pas bien conseillés.
Dans les établissements de premier niveau des pays à faible revenu, les services de radiologie ou de
laboratoire pour aider au diagnostic sont rudimentaires, voire inexistants, tandis que les médicaments et le
matériel sont souvent rares. Ces fournitures et ce matériel limité, associé à l’afflux irrégulier des patients, ne
laissent aux médecins de ce niveau de soin que peu de possibilités pour faire des procédures cliniques
complètes. À la place, ils s'en remettent aux antécédents, aux signes et aux symptômes pour déterminer la
prise en charge qui tirera le meilleur parti des ressources disponibles.
Dans ces conditions, il est particulièrement difficile de d'apporter des soins de qualité aux enfants. L’OMS
et l’UNICEF ont voulu surmonter ce défi en mettant au point une stratégie, appelée prise en charge intégrée
des maladies du nouveau-né et de l'enfant (PCIMNE)

Qu’est-ce que la PCIMNE ?


C’est une approche intégrée de la santé qui est axée sur le bien-être de l’enfant dans sa globalité. Elle vise
à réduire la mortalité, la morbidité et les incapacités et à améliorer la croissance et le développement des
enfants de moins de cinq ans. Elle comporte à la fois des éléments préventifs et curatifs à mettre en œuvre
autant par les familles et les communautés que par les établissements de santé.
Cette stratégie comporte trois composantes principales:
 amélioration des compétences du personnel soignant pour la prise en charge des cas;
 amélioration globale des systèmes de santé;
 amélioration des pratiques familiales et communautaires en matière de santé.
Dans les établissements de santé, la stratégie de la PCIMNE favorise l’identification précise des maladies de
l’enfant en consultation externe, garantit un traitement adapté et combiné pour toutes les principales
maladies, renforce les conseils destinés à ceux qui s’occupent des enfants et accélère le processus de recours
pour les enfants gravement malades. À domicile, elle développe les comportements de recherche des soins
et améliore la nutrition et les soins préventifs, de même que l’exécution correcte des soins prescrits.

2
I. Objectif de la PCIMNE
− contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité chez les enfants de moins de 5ans.
− Contribuer à la croissance harmonieuse et comportementale de l’enfant.
Comment ??
 Par l’amélioration de la qualité des soins offert aux enfants de moins de 5ans : au niveau des formations
sanitaires de premiers contacts, au sein des familles et des communautés.
Les composantes de la PCIMNE
 Les pratiques familiales et communautaires
 La compétence du personnel
 Le système de santé
Actions
 Les pratiques familiales et communautaires : outiller les mamans grâce à divers séance d’IEC, sur les
soins à domicile des enfants en bas âge, sur leur alimentation, sur les soins d’hygiène, sur les techniques
de prévention de la maladie…
 La compétence du personnel : par les formations continues, par l’introduction de la PCIMNE dans les
curricula de formation, de personnel de santé.
 Le système de santé : par l’amélioration du plateau techniques des centre de références et même des
points de 1er contact ; disponibilité des médicaments (renforcement de la politique des médicaments
essentiels) ; renforcement des compétences ; organisation du service et des activités (description des
tâches, équipe de travail…)

II. Processus de la prise en charge intégré : schéma de la PCIMNE


La prise en charge intégrée des maladies de l’enfant est présentée sous forme d’un ensemble de tableaux qui
énumèrent les étapes successives à franchir et indiquent comment le faire.
La marche à suivre pour la prise en charge de l’enfant malade âgé de 2 mois à 5 ans est décrite dans trois
groupes intitulés:
■ Évaluer et classer l’enfant malade
■ Traiter l’enfant
■ Conseiller la mère
Une mère ou une autre personne qui s’occupe de l’enfant amène celui-ci au dispensaire parce qu’il présente
un problème ou un symptôme particulier. Si l’agent de santé se borne à évaluer chez l’enfant ce problème ou
ce symptôme, il risque de ne pas déceler d’autres signes de maladie. L’enfant souffre peut-être de pneumonie,
de diarrhée, de paludisme, de rougeole ou de malnutrition. Si elles ne sont pas traitées, ces maladies peuvent
causer la mort du jeune enfant ou le rendre invalide. Un enfant qui présente un ou plusieurs des principaux
symptômes peut avoir une maladie grave. Quand vous constatez un symptôme important, posez des questions
supplémentaires pour pouvoir classer la maladie et déterminer le ou les traitements appropriés. Vérifier si
l’enfant est malnutri ou anémique. Contrôlez également son état vaccinal et évaluez les autres problèmes
mentionnés par la mère.

A- PRISE ENCHARGE DU NOURRISSON AGE DE LA NAISSANCE A 2 MOIS


Cette partie traite la prise en charge intégrée du nourrisson malade âgé de la naissance à 2 mois. Toutes les
étapes sont énumérées sur un tableau :
Evaluer
Classer

3
Traiter
Conseiller la mère
Suivre les soins
Les nourrissons présentent des caractéristiques particulières qui doivent être prises en compte lors de la
classification de leurs maladies. Ils peuvent tomber malade et mourir très rapidement du fait d'infections
bactériennes graves. En général, il ne présentent que des signes généraux comme un ralentissement des
mouvements, de la fièvre ou une hypothermie. Le tirage bénin est normal chez le nourrisson car la paroi
thoracique est très mince. Ceci fait que le jeune nourrisson doit être examiné, classé et traité un peu
différemment au nourrisson plus âgé ou à l'enfant. Le tableau NOURRISSON énumère les signes particuliers
à évaluer, les classifications et les traitements des nourrissons.
Durant la première semaine de vie, les nouveau-nés sont souvent malades du fait des conditions associées à
l'accouchement, nécessitant des soins spéciaux1. Les agents de santé chargés de soigner les nouveau-nés
malades doivent être familiarisés avec les problèmes liés à l'accouchement. Ainsi, la formation à la prise en
charge intégrée des nouveau-nés malades est enseignée dans un autre cours.
Il existe une fiche de prise en charge intégrée spéciale pour les nourrissons. Son format est comparable à
celui de la fiche de prise en charge intégrée des enfants plus âgé. Elle énumère les signes à évaluer chez le
nourrisson. (Un exemplaire de cette fiche se trouve en annexe.)
Certains éléments déjà étudiés de la prise en charge intégrée des enfants malades âgés de 2 mois à 5 ans sont
utiles pour la prise en charge intégrée des nourrissons. Ce module est donc centré sur les nouvelles
informations et compétences nécessaires pour traiter les nourrissons.

OBJECTIFS DE L'ENSEIGNEMENT
Ce module décrit les étapes ci-dessous et permet de s’exercer à certaines 'entre elles (d'autres seront
pratiquées au dispensaire) :
* Evaluation et classification du nourrisson pour une possible infection bactérienne
* Evaluation et classification du nourrisson diarrhéique
* recherche des problèmes d'alimentation et d’une insuffisance pondérale, évaluation de
l'allaitement au sein et classification de l'alimentation
* traitement du nourrisson avec des antibiotiques oraux ou en intramusculaire
* administration de liquides pour traiter la diarrhée

EVALUER ET CLASSER LE NOURRISSON MALADE


Demander à la mère quels sont les problèmes du nourrisson. Déterminer si la visite est une visite initiale ou
de suivi pour ces problèmes. S'il s'agit d'une visite de suivi, traiter l'enfant selon les instructions spéciales
pour une visite de suivi. Ces instructions spéciales sont indiquées dans les cadres de suivi en bas du tableau
NOURRISSON. Elles sont enseignées dans le module Suivi des soins.
S'il s'agit d'une visite initiale, suivre les étapes dans l'ordre indiqué sur le tableau. Cette partie enseigne les
étapes de l'évaluation et de la classification d'un nourrisson malade au cours d’une visite initiale :

1
Les nouveaux-nés peuvent souffrir d'asphyxie, de septicémie provenant de la rupture prématurée de la poche des

eaux ou d’une autre infection intra-utérine, ou d’un trauma à la naissance. Ils peuvent avoir des difficultés

respiratoires dues a une immaturité pulmonaire.

4
* Rechercher les signes d'une possibilité d'infection bactérienne. Puis classer le nourrisson en fonction
des signes détectés.
* Poser des questions sur la diarrhée. Si le nourrisson a la diarrhée, évaluer les signes cliniques en
rapport. Classer le nourrisson pour la déshydratation. Classer le également pour diarrhée persistante et
sang dans les selles, si des signes sont présents.
* Rechercher les problèmes d'alimentation ou d'insuffisance pondérale. Cela peut comprendre
l'évaluation de l'allaitement au sein. Puis classer l'alimentation.
* Vérifier l'état vaccinal du nourrisson.
* Evaluer tout autre problème.
Si un signe observé implique le transfert d'urgence du nourrisson, continuer l'évaluation. Cependant, ne pas
évaluer l'allaitement car cette étape peut prendre trop de temps.

1. RECHERCHER LA POSSIBILITE D'UNE INFECTION BACTERIENNE


Cette étape de l’évaluation doit être faite pour tous les nourrissons malades. Elle consiste à rechercher les
signes d'infection bactérienne, spécialement d’une infection grave. Un nourrisson peut tomber malade et
mourir très vite d'infections bactériennes graves telles que la pneumonie, la septicémie ou la méningite.
Il est primordial d’évaluer les signes selon l'ordre indiqué au tableau et de veiller à ce que le nourrisson soit
calme. Le nourrisson doit être calme et peut dormir pendant l'évaluation des 4 premiers signes : fréquence
respiratoire, tirage, battement des ailes du nez et geignement expiratoire.
Pour l'évaluation des signes suivants, prendre l'enfant et le déshabiller, observer la peau sur tout le corps et
prendre sa température. Le nourrisson se réveillera probablement. C'est le moment de voir s'il est léthargique
ou inconscient et observer ses mouvements.
DEMANDER A LA MERE QUELS SONT LES PROBLEMES DU NOURRISSON
 Déterminer s'il s'agit d'une première visite ou d'une visite de suivi pour ce problème.
- S’il s’agit d’une visite de suivi, suivre les instructions en bas du tableau ci-dessous.
- S’il s’agit de la première visite, évaluer l’état du nourrisson comme suit :
Rechercher les infections bactériennes possibles
DEMANDER : OBSERVER, ECOUTER, PALPER :
 Le nourrisson a-t-il eu  Compter les respirations par minute
des convulsions ? Recommencer si le nombre est élevé.
 Rechercher un tirage sous-costal LE NOURRISSON
 Le nourrisson a-t-il eu des pleurs Grave. DOIT ETRE
incessants ?  CALME

 Le nourrisson a-t-il eu de la  Regarder et écouter un geignement


fièvre ? expiratoire.
 Rechercher un battement de l’aile du nez.
 Regarder et palper une fontanelle bombée
 Regarder l’ombilic. Est-il rouge ou suppurant ?
 Fièvre (Antécédents, température de 38° C ou plus ou le nourrisson est chaud au
toucher) ou hypothermie (au-dessous de 35,5° C ou froid au toucher).
 Regarder la peau pour détecter des pustules.
 Observer les mouvements du nourrisson (mouvements uniquement quand il est
stimulé ou pas de mouvement du tout.
 Observer les pleurs incessants
 Rechercher un écoulement purulent de l’œil
 Rechercher l’ictère intense

5
La méthodologie d'évaluation de chaque signe est décrite ci-après.

DEMANDER : Le nourrisson a-t-il eu des convulsions ?


Poser cette question à la mère.
DEMANDER : Le nourrisson a-t-il eu des pleurs incessants?
Poser cette question à la mère.
DEMANDER : Le nourrisson a-t-il eu de la fièvre ?
Poser cette question à la mère.
OBSERVER : Compter les respirations pendant une minute. Si le total est élevé, recommencer.
Compter les respirations comme pour les nourrissons plus âgés ou les enfants. En général, les nourrissons de
moins de 2 mois respirent plus vite que les nourrissons plus âgés ou que les enfants. La fréquence respiratoire
normale d'un nourrisson en bonne santé est de 50 respirations par minute. Ainsi, 60 respirations/minute ou
plus est le seuil utilisé pour identifier la respiration rapide chez un nourrisson.
Si le premier comptage est de 60 respirations ou plus, recommencer la procédure. Cela est important car la
fréquence respiratoire d'un nourrisson est souvent irrégulière. Le nourrisson s'arrête parfois de respirer
pendant quelques secondes, puis respire plus rapidement. Si au second comptage, le nombre de respirations
est aussi 60 ou plus, le nourrisson a une respiration rapide.

RECHERCHER un tirage sous-costal grave.


Rechercher le tirage thoracique comme pour un nourrisson plus âgé ou un enfant. Cependant, le tirage
sous-costal bénin est normal chez le nourrisson car la paroi thoracique est mince. Le tirage sous-costal
grave est très profond et facile à voir. Le tirage sous-costal grave est un signe de pneumonie et est très
grave chez un nourrisson.

REGARDER et ECOUTER un geignement expiratoire.


Le geignement est le bruit court et léger produit par le nourrisson quand il expire. Le geignement se fait
entendre quand le nourrisson a des difficultés respiratoires.

REGARDER l'ombilic. Est-il rouge ou suintant de pus


L'extrémité de l'ombilic peut être rouge ou du pus peut s'en écouler. (En général le cordon se détache de
l'ombilic quand le nourrisson a une semaine.)

PALPER : Prendre la température (ou toucher : le nourrisson a-t-il de la fièvre ou est-il


hypothermique).
La fièvre (température axillaire au dessus de 37,5° C ou rectale au dessus de 38° C) est rare pendant les deux
premiers mois de la vie. Si un nourrisson a de la fièvre, cela peut être un signe d'infection bactérienne grave.
De plus, la fièvre peut être le seul signe d'une infection bactérienne grave. Les nourrissons réagissent parfois
à une infection par une chute de température (température axillaire en dessous de 35,5° C ou rectale en
dessous de 36° C). La température basse s'appelle hypothermie.
Si un thermomètre n'est pas disponible, toucher l'abdomen ou l'aisselle du nourrisson pour déterminer s'il
semble chaud ou anormalement froid.

REGARDER et palper une fontanelle bombée. La palpation de la fontanelle antérieure se fait chez
l’enfant maintenu en position demi assise, on apprécie le bombement, la tension.

RECHERCHER les pustules cutanées.

6
Evaluer la peau du nourrisson sur tout son corps. Les pustules cutanées sont des points rouges ou des
ulcérations contenant du pus.
La peau peut avoir des pustules localisées ou étendues.

REGARDER les mouvements du nourrisson. Bouge-t-il moins que la normale ?


Normalement, un nourrisson réveillé agite les bras et les jambes, et une observation minutieuse permet aussi
de voir qu'il tourne la tête plusieurs fois à la minute. Observer les mouvements du nourrisson au cours de
l'examen.

OBSERVER les pleurs incessants du nourrisson.

Un enfant malade peut pleurer et s’arrêter de temps à autre. Mais il peut arriver qu’il pleure sans cesse
malgré les sollicitations de son entourage. Quelques fois, la voix peut disparaître ou devenir rauque parce
qu’il pleure continuellement.

REGARDER ET Rechercher un ictère sur les conjonctives ou sur la peau


Regarder les paumes des mains et la plante des pieds pour rechercher la coloration jaunes. Conseils à la mère
pour le traitement des infections locales à domicile
* conseils pour le positionnement correct et la bonne prise du sein pour l'allaitement
* conseils à la mère pour soigner son nourrisson à domicile

2. CLASSER TOUS LES NOURRISSONS MALADES POUR UNE INFECTION


BACTERIENNE

Classer tous les nourrissons malades pour une infection bactérienne. Comparer les signes du
nourrisson à ceux énumérés et choisir la classification appropriée. Si le nourrisson présente un des signes de
la rangée supérieure, choisir POSSIBILITE D'INFECTION BACTERIENNE GRAVE. Le nourrisson qui ne
présente aucun de ces signes ne reçoit aucune classification d'infection bactérienne. Choisir une seule
classification sur le tableau.

SIGNES CLASSER TRAITEMENT


(Les traitements urgents pré-évacuation sont en
caractère gras)
 Convulsions ou  Donner la première dose d’antibiotique en
 Respiration rapide (60 intramusculaire.
 respirations par minute ou  Traiter pour éviter l’hypoglycémie.
Plus) ou POSSIBILITE  Expliquer à la mère comment veiller à ce que le
 Battement des ailes du nez ou D’INFECTION nourrisson n’ait pas froid dur le chemin de
 Tirage sous-costal grave ou BACTERIENNE l’hôpital.
 Geignement expiratoire ou GRAVE  Transférer d’URGENCE à l’hôpital.
 Rougeur ombilicale gagnant la
peau ou
 Fièvre (37,5° C ou plus, ou
Corps chaud au toucher), ou
Hypothermie (en-dessous de
35,5° C ou froid au toucher) ou

7
 Mouvements inférieurs à la
normale.
 Pleurs incessants ou
 Ictère intense

 Ombilic rouge ou suintant de INFECTION  Donner un antibiotique approprié par voie


pus ou BACTERIENNE orale.
 Pustules cutanées. LOCALE  Apprendre à la mère à traiter les infections
 Ecoulement purulent des yeux. locales à domicile.
 Expliquer à la mère comment soigner le
nourrisson à domicile.
 Revoir après 2 jours.

Pas de signe pour être classé, maladie INFECTION  Expliquer à la mère comment soigner le
très grave ou BACTERIENNE nourrisson à domicile.
Infection bactérienne locale PEU PROBABLE  Féliciter la mère pour la bonne santé de
l’enfant

MALADIE TRES GRAVE


Le nourrisson qui présente des signes dans cette classification peut avoir une maladie grave et être en danger
de mort. Il peut avoir une pneumonie, une septicémie ou une méningite. Ces infections sont difficiles à
distinguer l'une de l'autre chez le nourrisson. Heureusement, cette distinction n'est pas nécessaire.
Le nourrisson classé POSSIBILITE D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE doit être transféré d'urgence
à l'hôpital. Avant le transfert, administrer une dose d'antibiotique en intramusculaire et traiter le nourrisson
pour prévenir l'hypoglycémie. Le paludisme étant rare chez les nourrissons de cet âge, ne pas donner de
traitement pour la possibilité de paludisme grave.
Tenir le nourrisson malade au chaud est un conseil important à donner à la mère. Les nourrissons ont
du mal à maintenir la température de leur corps. L'hypothermie peut être mortelle chez le nourrisson.

INFECTION BACTERIENNE LOCALE


Les nourrissons ainsi classés ont une infection de l'ombilic, une infection cutanée ou une conjonctivite.
Le traitement comprend l'administration d'un antibiotique oral approprié pendant 5 jours à domicile. La mère
traitera aussi l'infection locale à domicile et soignera le nourrisson. Elle devra ramener l'enfant dans 2 jours
pour s’assurer que l'infection s’améliore. Les infections bactériennes peuvent être fulgurantes chez les
nourrissons.

INFECTION BACTERIENNE PEU PROBABLE

8
Le nourrisson qui ne présente aucun signe d’infection bactérienne grave ou d’infection bactérienne locale
sera classé infection bactérienne peu probable. L’agent de santé expliquera à la mère comment soigner
l’enfant à domicile en vue d’un développement harmonieux.

3. EVALUER LA DIARRHEE
Si la mère précise que le nourrisson a la diarrhée, évaluer et classer le nourrisson pour la diarrhée. Les selles
molles fréquentes d'un bébé allaité au sein ne sont pas caractéristiques de la diarrhée. La mère du bébé
allaité au sein reconnaît la diarrhée car la consistance et la fréquence des selles ne sont pas comme d'habitude.
L'examen est similaire à celle des nourrissons plus âgés ou des enfants, mais les signes recherchés sont
moins nombreux. La soif n'est pas évaluée car il est impossible de distinguer la soif de la faim chez le
nourrisson.

PUIS DEMANDER :
Le nourrisson a-t-il la diarrhée ?
SI OUI, DEMANDER : OBSERVER ET PALPER :
 Depuis combien de temps ?  Observer l’état général du nourrisson. Est-il :
Léthargique ou inconscient ? agité ou irritable ?
 Y a-t-il du sang dans les selles ?  Regarder si les yeux sont enfoncés.
 Pincer la peau de l’abdomen. Le pli cutané s’efface-t-il :
très lentement (plus de 2 secondes) ?
lentement ?

4. CLASSER LA DIARRHEE
La diarrhée du nourrisson est classée de la même façon que celle d'un enfant. Comparer les signes du
nourrisson à ceux énumérés et choisir une classification pour la déshydratation. Choisir une classification
supplémentaire si le nourrisson a la diarrhée depuis 14 jours ou plus, ou s'il y a du sang dans ses selles.

Deux signes suivants :  Si le nourrisson n’est pas classé POSSIBILITE


 Léthargique ou DESHYDRATATION D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE :
inconscient SEVERE  Donner des liquides pour déshydratation
 Yeux enfoncés sévère (Plan C).
 Pli cutané s’efface  OU SI le nourrisson est aussi classé
très lentement POSSIBILITE D’INFECTION GRAVE :
 Transférer d’URGENCE le nourrisson à
l’hôpital, la mère donnant fréquemment
des gorgées de SRO en cours de route.
 Conseiller à la mère de continuer
l’allaitement au sein.

9
Deux signes suivants :  Donner des liquides et des aliments pour signes
 Agité, irritable évidents de déshydratation (Plan B).
 Yeux enfoncés
 Pli cutané s’efface SIGNES EVIDENTS  Si le nourrisson est aussi classé POSSIBILITE
lentement DE D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE :
DESHYDRATATION  Transférer d’URGENCE le nourrisson à
l’hôpital, la mère donnant fréquemment
des gorgées de SRO en cours de route.
 Conseiller à la mère de continuer
l’allaitement au sein.

 Donner des liquides pour traiter la diarrhée à


Pas assez de signes pour PAS DE domicile (Plan A).
classer comme signes DESHYDRATATION
évidents de
déshydratation ou
déshydratation sévère

 Diarrhée depuis plus  Si le nourrisson est déshydraté, traiter la


de 14 jours DIARRHEE déshydratation avant de transférer, sauf s’il est aussi
PERSISTANTE classé POSSIBILITE D’INFECTION
GRAVE BACTERIENNE GRAVE.
 Transférer à l’hôpital.

 Sang dans les selles SANG DANS LES  Transférer à l’hôpital.


SELLES

Noter que la diarrhée persistante du nourrisson ne peut être classée que d'une seule façon. Cela du fait que le
nourrisson classé diarrhée persistante souffre de la diarrhée quasiment depuis sa naissance et doit être
transféré à l'hôpital.
Les nourrissons présentant du sang dans les selles sont classés comme gravement malades et référés
urgemment à l’hôpital. La dysenterie est inhabituelle chez les nourrissons, aussi du sang dans les selles peut
ne pas être causé par une shigellose. Dans ce groupe d’âge, du sang dans les selles serait dû à un problème
nécessitant une chirurgie et l’urgence d’une évacuation. Une autre raison motivant la référence du nourrisson
ayant du sang dans les selles est que certains antibiotiques utilisés pour
traiter la dysenterie, comme la ciprofloxacine, ne doivent pas être administrés aux nourrissons.

Utilisation de la fiche de prise en charge intégrée du nourrisson

10
Une partie de la fiche de prise en charge intégrée du nourrisson est reproduite ci-dessous. Les premières
lignes sont identiques à celles de la fiche de prise en charge intégrée de l'enfant malade. Les parties suivantes
servent à évaluer et classer la POSSIBILITE D'INFECTION BACTERIENNE et la DIARRHEE. Noter qu'il
n'y a pas de « signes généraux de danger » séparés pour le nourrisson. Etudier l'exemple ci-dessous. Il a été
rempli pour montrer les résultats de l'évaluation et de la classification du nourrisson Djom.

PRISE EN CHARGE INTEGREE DU NOURRISSON MALADE AGE DE LA NAISSANCE A 2 MOIS

Nom : Djom_______________________ Age :3 semaines____, Poids:3 Kg _____, Température :37____ °


C
DEMANDER : Quels sont les problèmes du nourrissons ? _DIARRHEE, ERUPTION_____Première
visite ?____Visite de suivi ? _____
EVALUER ( souligner tous les signes présents)
CLASSER
RECHERCHER L’INFECTION BACTERIENNE EVENTUELLE
 Le nourrisson a-t-il eu  Compter les respirations 55_____ par
des convulsions ? minutes.
Recompter si le nombre de respirations
 Le nourrisson a-t-il des est élevé ___respiration rapide ? INFECTION
pleurs incessants ?  Rechercher un tirage sous-costal grave. BACTERIENNE LOCALE
 Rechercher un battement de l’aile du
 Le nourrisson a-t-il eu de nez.
la fièvre ?  Regarder et écouter le geignement
expiratoire.
 Regarder et palper une fontanelle
bombée
 Regarder l’ombilic. Est-il rouge ou
suppurant ?
 Fièvre (Antécédents, température de
37,5° C ou plus ou le nourrisson est
chaud au toucher) ou hypothermie (au-
dessous de 35,5° C ou froid au toucher).
 Regarder la peau pour détecter des
pustules.
 Observer les mouvements du nourrisson
(mouvements uniquement quand il est
stimulé ou pas de mouvement du tout.
 Observer les pleurs incessants
 Rechercher un ictère intense

11
LE NOURRISSON A-T-IL  Oui _____ Non ____ SIGNES EVIDENTS DE
LA DIARRHEE ?  Evaluer l’état général du nourrisson. DESHYDRATATION
 Depuis combien de Est-il léthargique ou inconscient ?
temps ? ________ jours Agité ou irritable ?
 Y a-t-il du sang dans les  Regarder si les yeux sont enfoncés ?
selles ?  Pincer la peau de l’abdomen. Le pli
s’efface-t-il :
très lentement (plus de 2
secondes) ?
Lentement ?

5. PUIS EVALUER LES PROBLEMES D'ALIMENTATION OU D'INSUFFISANCE


PONDERALE

Une alimentation adéquate est indispensable pour la croissance et le développement. Une mauvaise
alimentation pendant l'enfance peut avoir des effets négatifs pendant le reste de la vie. La croissance est
examinée en déterminant le poids pour l'âge. Il est essentiel d'étudier l'alimentation et le poids du nourrisson
afin que son régime alimentaire puisse être amélioré si nécessaire.
La meilleure alimentation d'un nourrisson est l'allaitement au sein exclusif. L'allaitement au sein exclusif
signifie que l'enfant n'est nourri que de lait maternel, sans autres aliments, ni eau ou autres liquides
supplémentaires. (A l’exception des médicaments et des vitamines.)
L'allaitement au sein exclusif apporte au nourrisson les meilleurs éléments nutritifs et une protection contre
la maladie. Lorsque les mères savent que l'allaitement au sein exclusif est le meilleur atout pour une
croissance et un développement normal, elles sont mieux disposées à allaiter. Elles sont motivées à allaiter
pour donner à leurs enfants un bon départ, malgré les raisons sociales ou personnelles qui peuvent rendre
l'allaitement au sein difficile ou indésirable.
L'examen comprend deux parties. La première partie consiste à poser des questions à la mère pour déterminer
si elle a des difficultés à alimenter son nourrisson, les aliments que consomme le nourrisson et la fréquence
des repas. Il convient également de déterminer le poids pour l'âge.
La deuxième partie consiste à évaluer l'allaitement au sein au cas où le nourrisson a des problèmes
d'allaitement ou si son poids est faible pour l'âge.

 Poser des questions sur l'alimentation et déterminer le poids pour l'âge


La première partie de l'évaluation se trouve au-dessus de la ligne pointillée.

PUIS DEMANDER LES PROBLEMES D’ALIMENTATION OU D’INSUFFISANCE


PONDERALE :
DEMANDER : OBSEVER, ECOUTER, PALPER :
 Le nourrisson a-t-il des difficultés à se  Déterminer le poids pour l’âge.
nourrir ?
 Le nourrisson est-il nourri au sein ?
Si oui, combien de fois en 24 heures ?
12
 Le nourrisson reçoit-il d’habitude
d’autres aliments ou d’autres
boissons ? Si oui, combien de fois ?
 Comment donnez-vous à manger au
nourrisson ?

DEMANDER : Le nourrisson a-t-il des difficultés à se nourrir ?


Toute difficulté mentionnée par la mère est importante. La mère peut avoir besoin de conseils ou d'aide pour
un problème particulier2. Si la mère indique que l'enfant est incapable de se nourrir, évaluer l'allaitement
ou observer la mère pendant qu'elle donne à boire au nourrisson dans une tasse, afin de savoir ce qu'elle veut
dire. Un nourrisson incapable de se nourrir peut avoir une infection grave ou un autre problème grave et
doit être transféré d'urgence à l'hôpital.

DEMANDER : Le nourrisson est-il nourri au sein ? Si oui, combien de fois en 24 heures ?


Il est recommandé que le nourrisson soit allaité au sein aussi souvent qu'il le veut, jour et nuit. Ceci
représente au moins 8 fois en 24 heures.
DEMANDER : Le nourrisson reçoit-il d’habitude d'autres aliments ou d’autres boissons ? Si oui,
combien de fois ?
Le nourrisson doit être exclusivement allaité au sein. Rechercher si le nourrisson consomme tout autre
aliment ou autre comme par exemple un autre lait, du jus de fruit, du thé, du potage léger, des céréales diluées
ou même de l'eau. Demander combien de fois par jour et la quantité. Il s'agit de savoir si le nourrisson est
principalement allaité au sein ou principalement nourri avec d'autres aliments. Comment prépare-t-elle le
lait ? Que fait-elle du reste de lait non utilisé ?

DEMANDER : Comment donnez-vous a manger au nourrisson ?


Si le nourrisson reçoit d'autres aliments ou boissons, rechercher si la mère utilise un biberon ou une tasse.

OBSERVER : Déterminer le poids pour l'âge.


Utiliser une table de poids pour l'âge afin de déterminer si le poids du nourrisson est faible pour son âge.
Notez que pour les nourrissons il convient d'utiliser la ligne “Poids faible pour l'âge” au lieu de la ligne
“Poids très faible pour l'âge” utilisée pour les nourrissons plus âgés et les enfants.
Ne pas oublier que l'âge d'un nourrisson est généralement exprimé en semaines, alors que la table de poids
pour l'âge est en mois. Certains nourrissons de poids faible pour l'âge avaient un faible poids de naissance.
Certains n’ont pas bien gagné du poids après la naissance.

2
Une mère peut avoir des difficultés d'allaitement telles que : l'allaitement trop fréquent ou pas assez fréquent ; elle n'a pas assez de lait ; ses mamelons
sont douloureux ; ses mamelons sont plats ou inversés ; ou le nourrisson ne veut pas prendre le sein.

13
EXEMPLE : Un nourrisson de 6 semaines pèse 3 kg. Voici comment l'agent de santé a vérifié si le poids
du nourrisson était faible pour son âge.

Evaluer l'allaitement au sein


Décider d'abord si l'évaluation du nourrisson pour l'allaitement au sein est nécessaire :
* Si le nourrisson est exclusivement allaité au sein sans problème et que son poids n'est pas faible pour
l'âge, l'évaluation de l'allaitement n'est pas nécessaire.
* Si le nourrisson n'est pas allaité du tout au sein, ne pas évaluer l'allaitement.
* Si le nourrisson a un problème grave nécessitant son transfert d'urgence à l'hôpital, ne pas évaluer
l'allaitement.
Dans tous les cas ci-dessus, classer l'alimentation en fonction des informations disponibles.
14
Si les réponses de la mère ou le poids du nourrisson indiquent une difficulté, observer une tétée selon les
instructions ci-dessous. Le poids faible pour l'âge est souvent dû à un faible poids à la naissance. Les
enfants de faible poids à la naissance sont sujets à avoir des problèmes d'allaitement.

SI UN NOURRISSON : A des difficultés à


se nourrir,
Est allaité au sein
moins de 8 fois en 24 heures ET
Consomme
d’autres aliments ou autres liquides, ou
Est de poids faible
pour son âge,

Ne présente aucun signe justifiant le transfert d’urgence à l’hôpital :


EVALUER L’ALLAITEMENT AU SEIN Si le nourrisson n’a pas été allaité au sein durant l’heure
 Le nourrisson a-t-il été nourri au sein précédente, demander à la mère de mettre le nourrisson au
durant l’heure précédente ? sein.
Observer l’allaitement pendant 4 minutes.
(si le nourrisson a été allaité durant l’heure précédente,
demander à la mère si elle peut attendre et vous dire quand
le nourrisson réclamera le sein de nouveau)
 Le nourrisson peut-il bien prendre le sein ?
Pas de prise du sein mauvaise prise du sein bonne
prise du sein

POUR VERIFIER LA PRISE DU SEIN, REGARDER SI :


o Le menton touche le sein
o La bouche est grande ouverte
o La lèvre inférieure est tournée vers l’extérieur
o L’aréole est plus visible au-dessous de la
bouche
(Tous ces signes doivent être présents pour que la prise
du sein soit bonne)
 Est-ce que le nourrisson tète efficacement (c’est-à-dire
par succions profondes et lentes entrecoupées de
pauses) ?

15
Pas de succions du tout succion non efficace
succion efficace
Désobstruer le nez du nourrisson s’il est bouché
et gêne l’allaitement.
 Regarder la bouche pour détecter des ulcérations ou
plaques blanches (muguets).

L'évaluation de l'allaitement au sein requiert une observation attentive.

DEMANDER : Le nourrisson a-t-il été nourri au sein durant l'heure précédente?


Si oui, demander à la mère d'attendre et de signaler quand le nourrisson est de nouveau prêt à prendre le
sein. Pendant ce temps, terminer l'évaluation en vérifiant l'état vaccinal du nourrisson. C'est le moment de
commencer le traitement dont le nourrisson peut avoir besoin, comme l'administration d'un antibiotique
pour INFECTION BACTÉRIENNE LOCALE ou une solution de SRO pour SIGNES ÉVIDENTS DE
DÉSHYDRATATION.

Si le nourrisson n'a pas tété durant l'heure précédente, il sera sans doute prêt à prendre le sein. Demander à
la mère de mettre le nourrisson au sein. Observer pendant toute la durée de la tétée si possible, ou tout au
moins pendant 4 minutes. S'asseoir sans bruit et observer l'enfant qui tète au sein REGARDER : Le
nourrisson peut-il bien prendre le sein ?
Les quatre signes de la bonne prise du sein sont :
- le menton touche le sein (ou en est très près)
- la bouche est grande ouverte
- la lèvre inférieure est-elle tournée vers l'extérieur
- l'aréole du mamelon est plus visible au-dessus qu'en dessous de la bouche
Si ces quatre signes sont présents, le nourrisson a une bonne prise du sein.
Si la prise du sein est mauvaise :
- le menton ne touche pas le sein
- la bouche n'est pas grande ouverte, les lèvres sont poussées en avant
- la lèvre inférieure est tournée vers l'intérieur, ou
- l'aréole du mamelon est plus (ou aussi) visible en dessous de la bouche du nourrisson qu’au-
dessus
Si l'un de ces signes de mauvaise prise du sein est présent, le nourrisson a une mauvaise prise du sein.
Si un nourrisson très malade est incapable de prendre le mamelon dans sa bouche et de l'y garder pour téter,
il n'a pas d'attachement du tout. Il est incapable de se nourrir au sein.

La mauvaise prise du sein du nourrisson peut créer des douleurs ou des lésions des bouts de sein. Ou le
nourrisson ne tète pas efficacement, ce qui peut provoquer un engorgement du sein. Le nourrisson reste
insatisfait après la tétée et veut téter beaucoup plus souvent ou pendant beaucoup plus longtemps. Le
16
nourrisson peut ne pas boire suffisamment de lait et ne pas prendre de poids, ou le lait maternel peut se tarir.
Tous ces problèmes se régleront si la prise du sein peut être améliorée.

REGARDER : Est-ce que le nourrisson tète efficacement (c'est-à-dire par succions profondes et lentes
entrecoupées de pauses) ?
La succion est efficace quand le nourrisson tète par succions profondes et lentes entrecoupées de pauses.
Vous pouvez parfois voir ou entendre le nourrisson avaler le lait. S'il est possible d'observer la fin de la tétée,
rechercher les signes de satisfaction du nourrisson. Si il est satisfait, il lâche le sein spontanément, c'est-à-
dire que la mère ne provoque d’aucune façon l’arrêt de la tétée. Le nourrisson semble détendu, endormi et
ne s'intéresse plus au sein.
La succion n’est pas efficace quand le nourrisson tète par succions superficielles et rapides. Un tirage des
joues peut être observé et on ne l'entend ni le voit avaler. A la fin de la tétée, le nourrisson n'est pas satisfait
et peut être agité. Il pleure et essaie de nouveau de téter ou de continuer la tétée pendant très longtemps.
Le nourrisson qui n'a pas de succion du tout est incapable de tirer le lait maternel et d'avaler. Il ne peut donc
pas se nourrir au sein.
Si le nez obstrué du nourrisson semble gêner l'allaitement au sein, désobstruer le nez. Puis vérifier si la
succion du nourrisson est plus efficace.

REGARDER dans la bouche pour rechercher des ulcérations ou du muguet.


Regarder la langue et l'intérieur des joues. Sur la langue, le muguet forme une couche épaisse blanche
alors qu'à l'intérieur des joues il ressemble à du caillé de lait. Essayer d'essuyer le blanc de la langue.
Les plaques blanches du muguet ne peuvent pas être enlevées.

6. CLASSER L'ALIMENTATION
Comparer les signes du nourrisson à ceux énumérés dans chaque rangée et choisir la classification
appropriée.

17
 Incapable de se nourrir,  Donner la première dose d’antibiotique en
ou intramusculaire.
 Pas de prise de sein,  Traiter pour éviter l’hypoglycémie.
ou DIFFICULTES  Expliquer à la mère comment veiller à ce que le
 Pas de succion du tout. ALIMENTAIRES nourrisson n’ait pas froid dur le chemin de
l’hôpital.
 Transférer d’URGENCE à l’hôpital

 Mauvaise prise du sein,  Conseiller à la mère d’allaiter le nourrisson au sein


ou aussi souvent et aussi longtemps que le nourrisson
 Succion non efficace, réclame, jour et nuit.
ou  Si la prise du sein est mauvaise ou si la succion n’est
 Moins de 8 tétés en 24 pas efficace, expliquer la bonne position et la bonne
heures, ou prise de sein.
 Reçoit d’autres aliments ou  Si la mère allaite au sein moins de 8 fois en 24 heures,
liquides, ou lui conseiller d’allaiter plus souvent.
 Poids faible pour l’âge, PROBLEMES  Si l’enfant reçoit d’autres aliments ou liquides,
ou D’ALIMENTATION conseiller à la mère d’allaiter davantage, de réduire les
 Muguet (ulcération ou ou MALNUTRITION autres aliments e liquides, et d’utiliser la tasse.
plaques blanches dans la  Si pas d’allaitement maternel au sein :
bouche). o Référer pour conseils sur l’allaitement au sein
et éventuellement la relactation
o Apprendre à la mère à préparer correctement
un substitut au lait maternel et à utiliser une
tasse.
 En cas de muguet, apprendre à la mère à le traiter à
domicile.
 Revoir tout problème d’alimentation ou de muguet
après 48 heures. Revoir tout problème de poids faible
pour l’âge après 14 jours.
 Pas de poids faible pour PAS DE PROBLEME  Apprendre à soigner le nourrisson à domicile.
l’âge et aucun autre signe D’ALIMENTATION  Féliciter la mère pour une bonne alimentation du
d’alimentation inadéquate. ET PAS DE nourrisson.
Malnutrition

18
DIFFICULTES ALIMENTAIRES

Un nourrisson incapable de se nourrir est en danger de mort. Le problème peut être dû à une infection
bactérienne ou à un autre type de problème3. Le nourrisson requiert une attention immédiate.
Le traitement est identique à celui de la classification POSSIBILITE D’INFECTION BACTERIENNE
GRAVE, en haut du tableau. Transférer le nourrisson d'urgence à l'hôpital. Avant son départ, administrer la
première dose d'antibiotique en intramusculaire. Traiter également le nourrisson pour prévenir
l'hypoglycémie en lui donnant du lait maternel, un autre lait ou de l'eau sucrée par sonde nasogastrique.

PROBLEME D'ALIMENTATION
Cette classification concerne les nourrissons dont le poids est faible pour l'âge ou les nourrissons ayant des
signes prouvant que leur alimentation doit être améliorée. En général, ces nourrissons présentent plusieurs
signes.
Conseiller à la mère de tout nourrisson avec cette classification ainsi d'allaiter aussi souvent que possible et
pendant aussi longtemps que l'enfant veut, jour et nuit. Les tétées trop courtes sont une raison importante de
l'insuffisance de lait maternel pris par le nourrisson. Le nourrisson doit téter jusqu'à ce qu'il ait fini.
Conseiller la mère si elle a besoin ; par exemple, pour le positionnement et la prise du sein ou pour le
traitement du muguet. Apprendre aussi à la mère à soigner son nourrisson à domicile.Tout enfant avec cette
classification doit être ramené au dispensaire pour le suivi des soins. L’agent de santé vérifiera si
l'alimentation est meilleure et donnera des conseils supplémentaires en cas de besoin.

PAS DE PROBLEME D'ALIMENTATION


Tout nourrisson avec cette classification est allaité au sein exclusivement et fréquemment. « Pas de poids
faible pour l'âge » signifie que le poids du nourrisson pour son âge n'est pas en dessous de la ligne « Poids
faible pour l'âge ». Cela ne veut pas dire que le poids est normal ou qu’il soit bon pour l'âge, mais que le
nourrisson ne fait pas partie de la catégorie à risque élevé qui nous préoccupe le plus.
7. ENSUITE, VERIFIER L'ETAT VACCINAL DU NOURRISSON
Vérifier l'état vaccinal du nourrisson de la même façon que s'il s'agissait d'un nourrisson plus âgé ou d'un
enfant. Ne pas oublier qu'il ne faut pas donner Polio 0 a un nourrisson âgé de plus de 14 jours. Ainsi, si un
nourrisson n'a pas reçu Polio 0 quand il est âgé de 15 jours, il convient d'attendre qu'il ait 6 semaines pour
lui administrer le vaccin. Donner alors Polio 1.

ENSUITE VERIFIER L’ETAT VACCINAL DU NOURRISSON

3
Un nourrisson avec un tétanos néo-natal qui ne peut plus se nourrir et qui présente une raideur serait transféré

avec cette classification.

19
CALENDRIER DE AGE : VACCINS :
VACCINATION :
A la naissance BCG Polio-0

6 semaines DTC/HépB/Hib- Pneumo13 - Polio-1


1 1

DTC/ Pneumo13-
10 semaines HépB/Hib-2 2 Polio-2

8. EVALUER LES AUTRES PROBLEMES


Evaluer tout autre problème mentionné par la mère ou observé personnellement. Se référer aux directives
pour le traitement de ces problèmes. S'il est estimé que l'enfant a un problème grave, ou si l'on ne sait pas
quoi faire pour aider le nourrisson, transférer le nourrisson à l'hôpital.
Utilisation de la fiche de prise en charge intégrée du nourrisson
Voici la moitié inférieure de la fiche de prise en charge intégrée du nourrisson. C'est l'endroit où il faut
enregistrer l'évaluation et la classification de l'alimentation et du poids. Cela peut inclure l'évaluation de
l'allaitement. En bas de la fiche, se trouvent des sections pour noter les vaccinations et les autres problèmes.
Etudier l'exemple ci-dessous. La section a été remplie pour montrer le reste de l’évaluation du nourrisson
Djom.

PUIS DEMANDER LES PROBLEMES D’ALIMENTATION


OU D’INSUFFISANCE PONDERALE :
 Existe-t-il des problèmes d’alimentation ?  Déterminer le PROBLEME
poids pour son âge. Faible _____ Normal ________ D’ALIMENTATION
Oui _____ Non ____
 Le nourrisson est-il allaité au sein ? Oui ___ Non ____
Si oui, combien de fois en 24 heures? 5____ fois
 Le nourrisson reçoit-il d’habitude d’autres aliments ou d’autres
boissons ? Oui ____ Non ____
Si oui, combien de fois ? 1 bouteille de lait de vache dans
l’après-midi ;
 Comment sont donnés les aliments? parfois de l’eau aussi
 un biberon

20
SI UN NOURRISSON A des difficultés à se nourrir, est
alimenté moins de 8 fois en 24 heures,
Consomme d’autres aliments ou autres liquides, est d’un poids
faible pour son âge
ET ne présente aucun signe justifiant le transfert d’urgence à
l’hôpital

EVALUER Si le nourrisson n’a pas été allaité au sein


L’ALLAITEMENT durant l’heure précédente,
AU SEIN : demander à la mère de mettre le nourrisson
 Le nourrisson a- au sein. Observer
t-il été nourri au l’allaitement pendant 4 minutes.
sein durant  le nourrisson peut-il prendre le sein ?
l’heure
précédente ? Vérifier la bonne prise du sein, regarde si :

 Le menton touche le Oui ___Non


sein ___
 La bouche est grande Oui ___Non
ouverte ___
 La lèvre inférieure est Oui ___Non
tournée vers l’extérieur ___
 L’aréole est plus visible Oui ___ Non
au-dessous de la ___
bouche
Pas de prise du sein mauvaise prise du
sein bonne prise du sein
 Est-ce que le nourrisson tète
efficacement
(c’est-à-dire par succions lente et
profondes avec pauses) ?

Pas de succions du tout succion non


efficace succion efficace

 Regarder la bouche pour détecter des


ulcérations ou plaques
blanches (muguets).

21
VERIFIER L’ETAT VACCINAL ENTOURER LES
VACCINATIONS A FAIRE AUJOURD’HUI
Revenir pour la prochaine
BCG DTC/HépB/Hib- DTC/HépB/Hib- vaccination le :
1 2
Pneumo13-1 Pneumo13-2
dans 3 semaines
Polio-0 Polio-1 Polio-2

9. EVALUER LES AUTRES PROBLEMES :

IDENTIFIER LE TRAITEMENT APPROPRIE

Pour chaque classification du nourrisson, trouver les traitements recommandés sur le tableau NOURRISSON.
Faire la liste des traitements sur la fiche de prise en charge intégrée.

a. DETERMINER SI LE NOURRISSON DOIT ETRE TRANSFRE D'URGENCE


Si le nourrisson est classé POSSIBILITE D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE, il doit être transféré
d'urgence à l'hôpital.
Si le nourrisson a du sang dans les selles, il doit être transféré d’urgence.
Si le nourrisson est classé DÉSHYDRATATION SÉVÈRE (et n’a pas la classification POSSIBILITE
D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE) il doit recevoir un traitement de réhydratation par solutés
intraveineux selon le Plan C. Si l'agent de santé est capable de donner un traitement intraveineux, il peut
soigner le nourrisson au dispensaire. Sinon, le nourrisson doit être transféré d'urgence pour thérapie
intraveineuse.
Si le nourrisson est classé DÉSHYDRATATION SÉVÈRE et POSSIBILITE D’INFECTION
BACTERIENNE GRAVE, transférer le nourrisson d'urgence à l'hôpital. La mère doit donner de fréquentes
gorgées de SRO au nourrisson en cours de route et continuer l'allaitement au sein.

b. IDENTIFIER LES TRAITEMENTS POUR LE NOURRISSON NE NECESSITANT PAS UN


TRANSFERT URGENT A L'HOPITAL

Identifier les traitements pour chaque classification en lisant le tableau. Noter les traitements, conseiller la
mère et lui expliquer quand revenir pour une visite de suivi.
Pour les nourrissons, les visites de suivi sont particulièrement importantes. Si pendant cette visite, il est
détecté que la maladie s'est aggravée, transférer le nourrisson à l'hôpital. Le nourrisson qui reçoit des
antibiotiques pour une infection bactérienne locale doit être ramené au dispensaire après 2 jours. Celui qui a
un problème d'alimentation ou du muguet doit être ramené dans 2 jours, et celui qui a un poids faible pour
l'âge doit être ramené après 14 jours.

22
c. IDENTIFIER LE TRAITEMENT URGENT PRE-TRANSFERT NECESSAIRE
Avant de transférer le nourrisson d'urgence à l'hôpital, administrer tous les traitements pré-transfert. Ces
traitements apparaissent en caractères gras sur le tableau. Certains traitements ne doivent pas être administrés
avant le transfert car ils retarderaient le départ pour l'hôpital. Par exemples, n’apprenez pas à la mère à traiter
une infection bactérienne locale avant le transfert. Ne vaccinez pas avant le transfert.

d. ADMINISTRER LES TRAITEMENTS URGENTS PRE-TRANSFERT


Les traitements urgents pré-évacuation sont les suivants :
 Administrer la première dose d'antibiotiques en intramusculaire.
 Administrer un antibiotique oral approprié. Si le nourrisson doit recevoir un antibiotique oral pour
une infection bactérienne locale, donner la première dose avant le transfert.
 Expliquer à la mère comment veiller à ce que le nourrisson n'ait pas froid en route vers l'hôpital.
Si la mère a l'habitude de tenir son nourrisson enveloppé près de son corps, ceci est un bon moyen d'assurer
qu'il n'aura pas froid en route vers l'hôpital. Garder un nourrisson malade au chaud est très important.
 Administrer le traitement de prévention de l'hypoglycémie.
 Transférer d'urgence à l'hôpital et conseiller à la mère de donner fréquemment des gorgées de SRO
en cours de route et de continuer l'allaitement.

e. TRANSFERER LE NOURRISSON
Transférer un nourrisson à l'hôpital selon la même procédure qu'un nourrisson plus âgé ou un enfant. Préparer
une note de transfert et expliquer à la mère les raisons du transfert du nourrisson. Lui apprendre ce qu'elle
doit faire en route vers l'hôpital : veiller à ce que l'enfant n'ait pas froid, allaiter et donner des gorgées de
SRO.
De plus, expliquer que les nourrissons sont particulièrement vulnérables. Lorsqu'ils sont malades, ils
requièrent des soins hospitaliers immédiatement. Selon de nombreuses traditions, le nourrisson ne doit PAS
être emmené à l'hôpital. Dans ce cas, il faudra en connaître les raisons et expliquer que la maladie du
nourrisson sera mieux traitée à l'hôpital.
S'il est prévu que la mère n'emmènera pas le nourrisson à l'hôpital, suivre les directives décrites dans l'annexe
Quand le transfert est impossible dans le module Traiter l'enfant.
10. TRAITER LE NOURRISSON ET CONSEILLER LA MERE
Les instructions thérapeutiques concernant le nourrisson se trouvent sur le tableau NOURRISSON. Elles sont
toutes adaptées aux nourrissons et doivent être utilisées en remplacement de celles décrites sur le tableau
TRAITER L'ENFANT. Par exemple, les antibiotiques et les doses indiquées sur le tableau NOURRISSON
sont adaptées aux nourrissons. Les exceptions sont les plans de réhydratation pour traiter la diarrhée et les
instructions de prévention de l'hypoglycémie qui se trouvent sur le tableau TRAITER L'ENFANT. Les Plans
A, B et C et l’encadré « Traiter l'enfant pour prévenir l'hypoglycémie » du tableau TRAITER L'ENFANT sont
adaptés aussi bien aux nourrissons qu'aux nourrissons plus âgés et qu’ aux enfants.

a. DONNER UN ANTIBIOTIQUE APPROPRIE PAR VOIE ORALE

23
L'antibiotique recommandé pour l'infection bactérienne locale est indiqué au tableau NOURRISSON.
Déterminer ensuite la dose en fonction du poids du nourrisson.

 Donner un antibiotique approprié par voie orale


Pour traiter l’infection bactérienne locale :
ANTIBIOTIQUE DE PREMIER INTENTION :Amoxycilline
ANTIBIOTIQUE DE SECONDE INTENTION : Erythromycine

AMOXYCILLINE ERYTHROMYCINE
Donner 2 fois par jour pendant 5 Donner deux fois par jour pendant 3
jours jours

AGE ou POIDS COMPRIME SIROP COMPRIME


250mg 125mg en 5 ml 250 mg
1/2 1/2
Naissance à 1 5 ml
mois (< 3 Kg)
½
1 mois à 2 mois ½ 5 ml
(3-4 kg)

Suivre les étapes mentionnées au tableau TRAITER L'ENFANT afin d'apprendre à la mère comment
administrer un antibiotique oral à domicile, c'est-à-dire comment mesurer une dose. Lui expliquer comment
écraser un comprimé et le mélanger avec du lait maternel. L'aider en cas de besoin à administrer la première
dose et lui apprendre la posologie. Observer la mère et lui poser des questions de vérification pour s’assurer
qu'elle a bien compris les instructions d'administration de l'antibiotique.

b. DONNER LA PREMIERE DOSE D'ANTIBIOTIQUES EN INTRAMUSCULAIRE


Les nourrissons doivent recevoir deux antibiotiques en intramusculaire : l’Ampicilline et la gentamicine.
Ceux qui sont classés POSSIBILITE D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE sont souvent infectés avec
une plus vaste gamme de bactéries que les enfants. L’Ampicilline et la gentamicine combinées forment un
traitement efficace contre une grande gamme de bactéries.

24
Donner la première dose d’antibiotique en intramusculaire
 Donner la première dose d ’Ampicilline et de gentamicine en intramusculaire

GENTAMICINE AMPICILLINE
Dose : 7,5mg par Kg Dose : 50 mg par kg

Poids Ajouter 5,0 ml d'eau stérilisé au flacon


ajouter 6ml d’eau stérilisée à contenant 1000 mg = 5,6 mg à 180 mg/ml
Un flacon de 2ml contenant-
80mg *=8ml à 10mg/ml

1 Kg 0,75 ml 50 mg 0,2 ml
2 Kg 1,50 ml 100 mg 0,4 ml
3 Kg 2,25 ml 150 mg 0,6 ml
4 Kg 3,00 ml 200 mg 0,8 ml
5 Kg 5,75 ml 250 mg 1,0 ml
 Ne pas utiliser de gentamicine 40 mg/ml non diluée. La dose est de ¼ de celle mentionnée
ci-dessus.

 Il est préférable de transférer le nourrisson classé POSSIBILITE D’INFECTION


BACTERIENNE GRAVE, mais si le
transfert n’est pas possible, donner de l’ampicilline et de la gentamicine pendant 5 jours
au moins. Donner de l’ampicilline
toutes les 8 heures plus de la gentamicine toutes les 24 heures. Pour le nourrisson d’une
semaine,
donner de la gentamicine toutes les 12 heures.

25
Utilisation de la gentamicine

Lire l'étiquette du flacon de gentamicine pour déterminer la concentration. Vérifier si ce médicament doit
être administré non dilué ou dilué avec de l'eau stérile. Lorsque le médicament est prêt à administrer, la
concentration doit être 10 mg/ml.
Sur le tableau, choisir la dose dans la rangée de poids le plus proche du poids du nourrisson.

Utilisation de l’Ampicilline

 Donner la première dose d’antibiotique en intramusculaire

 Donner la première dose d’Ampicilline et de Gentamicine en intramusculaire.

GENTAMICINE AMPICILLINE
Dose : 7,5 mg par kg Dose : 50 mg par kg
POIDS ajouter 6 ml d’eau stérilisée à un Ajouter 5,0 ml d’eau stérilisée au flacon
flacon de 2 ml contenant 80 mg= 8 ml à 10 contenant
mg/ml 1000 mg = 5,6 mg à 180 mg/ml
1 kg 0,75 ml 50 mg 0,2 ml
2 kg 1,50 ml 100 mg 0,4 ml
3 kg 2,25 ml 150 mg 0,6 ml
4 kg 3,00 ml 200 mg 0,8 ml
5 kg 5,75 ml 250 mg 1,0 ml
 Ne pas utiliser de gentamicine non diluée. La dose est de ¼ de celle mentionnée ci-dessus.
Il est préférable de transférer le nourrisson classé POSSIBILITE D’INFECTION
BACTERIENNE GRAVE, mais si le transfert n’est pas possible,
Donner de l’ampicilline et de la gentamicine pendant 5 jours au moins. Donner de l’ampicilline
toutes les 8 heures plus de la gentamicine une fois par 24 heures.

En cas d'utilisation d'un flacon d’ampicilline de taille différente ou d'une quantité différente d'eau stérile, la
table de posologie du tableau TRAITER L'ENFANT ne sera pas correcte. Dans ce cas, suivre précisément les
directives du fabricant en ce qui concerne l'addition d'eau stérile et recalculer les doses.

Si un nourrisson classé POSSIBILITE D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE ne peut pas être transféré
à l'hôpital, il est possible de continuer le traitement en utilisant ces antibiotiques en intramusculaire. Les
instructions thérapeutiques se trouvent dans l'annexe E : Quand le transfert est impossible, du module Traiter
l'enfant.

26
NB : POUR TRAITER LA DIARRHEE,

Le tableau NOURRISSON indique de se référer au tableau TRAITER L'ENFANT pour les instructions sur le
traitement de la diarrhée. Le Plan A pour le traitement de la diarrhée à domicile et les Plans B et C pour la
réhydratation des enfants ayant la diarrhée ont déjà été étudiés. Il convient toutefois de ne pas oublier certains
points lors de l'administration de ces traitements à un nourrisson.

Plan A : Traiter la diarrhée à domicile


Tous les nourrissons et enfants diarrhéiques ont besoin de recevoir des liquides supplémentaires et de
continuer à être nourris afin de prévenir la déshydratation et d’apporter de la nourriture. Le meilleur moyen
de donner des liquides supplémentaires et de continuer en même temps l'alimentation du nourrisson est
d'allaiter au sein plus souvent et pendant de plus longues périodes. Les liquides supplémentaires à donner à
un nourrisson sont une solution de SRO et de l'eau propre. Si l'enfant est exclusivement nourri au sein, il est
important de ne pas commencer à donner des liquides à base d'aliments.
Si le nourrisson doit recevoir une solution de SRO à domicile, montrer à la mère la quantité de SRO à donner
au nourrisson après chaque selle molle. Elle doit d'abord offrir le sein, puis donner la solution de SRO.
Rappeler à la mère d'arrêter la solution de SRO dès que la diarrhée a disparu.

Plan B : Traiter la déshydratation légère


Le nourrisson classé SIGNES ÉVIDENTS DE DÉSHYDRATATION doit recevoir une solution de SRO
comme décrit dans le Plan B. Pendant les 4 premières heures de la réhydratation, encourager la mère à faire
une pause pour allaiter le nourrisson au sein quand il réclame, puis continuer à donner les SRO. Pour le
nourrisson non allaité, donner en plus 100-200 ml d'eau pendant cette période.

c. VACCINER TOUT NOURRISSON MALADE, SI NECESSAIRE


Administrer tous les vaccins dont le nourrisson a besoin aujourd'hui. Expliquer à la mère quand elle doit
ramener l'enfant pour les prochaines vaccinations.

d. APPRENDRE A LA MERE A TRAITER LES INFECTIONS LOCALES A DOMICILE


La mère peut traiter le nourrisson à domicile pour quatre types d'infections locales : l'ombilic rouge ou
suppurant, les pustules cutanées, le muguet et l’écoulement purulent de l’œil Ces infections locales sont
traitées de la même manière que les ulcérations de la bouche chez un nourrisson plus âgé ou un enfant. La
mère doit nettoyer la partie infectée et appliquer du violet de gentiane deux fois par jour. Le violet de gentiane
à utiliser dans la bouche doit être dilué de moitié.

27
 Apprendre à la mère à traiter les infections locales à domiciles
 Expliquer comment et pourquoi le traitement est administré.
 Observer la mère pendant qu’elle donne le premier traitement au dispensaire.
 Dites-lui de donner le traitement deux fois par jour. Elle doit revenir au dispensaire si
l’infection s’aggrave.
Pour traiter les pustules cutanées ou Pour traiter le muguet (ulcération ou plaques
l’infection ombilicale blanches dans la bouche)
La mère doit : La mère doit :
 Se laver les mains au savon  Se laver les mains au savon
 Nettoyer doucement le pus et croûte  Nettoyer la bouche avec un tissu propre et
avec de l’eau et du savon doux enroulé autour du doigt et mouillé avec
 Sécher la zone avec 1 linge propre de l’eau salée
 Appliquer du violet de gentiane  Badigeonner la bouche au violet de gentiane
 Se laver les mains au savon (dilué au 1/4)
 Se laver les mains au savon

Expliquer et montrer le traitement à la mère. Ensuite, l'observer et la conseiller en cas de besoin pendant
qu'elle administre le traitement. Elle doit ramener le nourrisson dans 2 jours pour une visite de suivi ou plus
tôt si l'infection s'aggrave. Elle doit arrêter le traitement au violet de gentiane après 5 jours. Poser les
questions de vérification pour assurer qu'elle a bien compris qu'il faut administrer le traitement deux fois par
jour et quand elle doit revenir.
Si la mère doit traiter les pustules cutanées ou l'infection ombilicale, lui donner un flacon de violet de gentiane
non dilué (0,5 %).
Si la mère doit traiter le muguet, lui donner un flacon de violet de gentiane dilué de moitié (0,25 %).
Si la mère doit traiter l’infection de l’œil, lui donner un tube de pommade à la tétracycline.

e. APPRENDRE A LA MERE COMMENT BIEN POSITIONNER LE NOURRISSON ET


ASSURER UNE BONNE PRISE DU SEIN
Raisons de la mauvaise prise du sein et de la succion inefficace
Plusieurs raisons peuvent être la cause d'un mauvais attachement au sein ou d’une succion inefficace, il a
peut-être été nourri au biberon, notamment pendant les quelques jours suivant l'accouchement ; sa mère n'a
pas d'expérience; elle peut éprouver des difficultés et il n'y a personne pour l'aider ou la conseiller. Par
exemple, peut-être le nourrisson était-il petit et faible, les bouts des seins de la mère plats ou l'allaitement au
sein a-t-il été retardé.
Il se peut que le nourrisson soit en mauvaise position pour prendre le sein. La position est importante car
si elle est mauvaise, la prise du sein est souvent inefficace, surtout chez les nourrissons. Si le nourrisson est
en bonne position, l'attachement pose rarement problème.
Les signes suivants indiquent une bonne position :
- la nuque du nourrisson est droite ou légèrement pliée en arrière

28
- le corps du nourrisson est tourné vers la mère
- le corps du nourrisson est près de celui de la mère
- tout le corps de l'enfant est soutenu

Les signes suivants indiquent une mauvaise position :


- la nuque du nourrisson n'est pas droite ou est repliée en avant
- le corps du nourrisson n'est pas tourné vers la mère
- le corps du nourrisson n'est pas près de celui de la mère
- seules la tête et la nuque de l'enfant sont soutenues

Bonne position Mauvaise position

Le corps du nourrisson Le corps du nourrisson


est près de celui de la mère n'est pas près de la mère et
et est tourné vers le sein la nuque n'est pas droite

Amélioration de la position et de la prise du sein


Si l'évaluation de l'allaitement au sein indique une difficulté de prise du sein ou de succion, aider la mère à
mieux positionner et attacher le nourrisson au sein. S'assurer que la mère est installée confortablement et
détendue ; la faire asseoir par exemple sur une chaise basse de manière à ce que son dos soit droit. Ensuite,
suivre les étapes indiquées dans le cadre ci-dessous.

 Apprendre à la mère comment bien positionner le nourrisson et assurer une bonne prise du sein
 Montrer à la mère comment tenir le nourrisson
o La tête et le corps du nourrisson doivent être droits
o Le nourrisson doit faire face au sein, son nez en face du mamelon
o Le corps du nourrisson doit être proche du corps de la mère
o La mère doit soutenir tout le corps du nourrisson, pas seulement la nuque et les épaules.

29
 Montrer à la mère comment aider le nourrisson à prendre le sein. Elle doit :
o Toucher les lèvres du nourrisson avec son mamelon
o Attendre que la bouche du nourrisson soit grande ouverte
o Approcher rapidement le nourrisson du sein en veillant que la lèvre inférieure du nourrisson
soit bien en-dessous du mamelon

 Vérifier la bonne prise du sein et l’efficacité de la succion. Si la prise ou la succion ne sont pas correctes,
réessayer.

Pour bien comprendre la situation, il convient d'observer comment la mère allaite avant de donner des
conseils. Ne pas l'inciter trop rapidement à faire les choses différemment. S'il est manifeste que la mère doit
être conseillée, l'encourager d'abord en disant quelque chose comme :
« Elle veut vraiment boire votre lait, n'est- ce pas?»
Ensuite, expliquer à la mère ce qui pourrait aider et demander si elle veut qu'on lui montre. Dire quelque
chose comme :
« L'allaitement serait peut-être plus facile si le bébé pouvait prendre dans sa bouche une plus grande
partie du sein. Voulez-vous que je vous montre ? »
Si elle répond oui, commencer à l'aider.

Nourrisson prêt à prendre le sein. Nez en face de l'aréole, bouche grande ouverte.
30
Pendant la discussion avec la mère sur le positionnement et la prise du sein du nourrisson, veiller à ne pas
lui dicter ce qu'elle doit faire. Expliquer et montrer ce qu'elle doit faire. Puis laisser la mère trouver la bonne
position et la bonne prise du sein par elle-même.
Ensuite, rechercher de nouveau les signes de bonne prise du sein et de succion efficace. Si la prise du sein et
la succion ne sont pas correctes, demander à la mère de retirer le nourrisson du sein et d'essayer de nouveau.
Lorsque la succion du nourrisson est efficace, expliquer à la mère l'importance de la durée suffisante de la
tétée. Elle ne doit pas arrêter la tétée avant que le nourrisson soit satisfait.

Conseiller la mère au sujet des autres problèmes d'alimentation


* Si la mère allaite le nourrisson moins de 8 fois en 24 heures, conseiller d’augmenter le nombre des
tétées. Il convient d'allaiter aussi longtemps que le désire le nourrisson, jour et nuit.
* Si le nourrisson consomme d'autres aliments ou boissons, conseiller à la mère d'allaiter davantage au
sein afin de réduire la quantité d'autres aliments ou boissons et, si possible, de les supprimer
totalement. Conseiller à la mère d'offrir tout autre liquide dans une tasse, pas dans un biberon.
* Si la mère n'allaite pas du tout au sein, considérer la possibilité de la référer au service-conseil sur
l'allaitement au sein et la relactation. Si la mère est intéressée, un conseiller en allaitement au sein
pourra l'aider à résoudre ses difficultés et à reprendre l'allaitement au sein.
Conseiller à la mère qui n'allaite pas au sein de choisir et de préparer correctement un substitut approprié au
lait maternel (voir section 3.1 du module Conseiller la mère). La conseiller également d'alimenter le
nourrisson à l’aide d’une tasse au lieu d’un biberon.
Revoir tout nourrisson ayant un problème d'alimentation après 2 jours. Ceci est particulièrement important
si un changement significatif dans la méthode d'alimentation du nourrisson est recommandé.
* « La mère qui connaît qu’elle est séropositive au VIH a besoin d’être conseillée pour qu’elle puisse
prendre de bonnes décisions relatives à l’allaitement maternel. Vous avez appris cela dans le module
Conseiller la Mère.

Le tableau ci-dessous vous rappelle les principales choses auxquelles il faut penser lorsque vous aidez une
mère qui a l’infection au VIH et qui a décidé de ne pas allaiter au sein.
Rappelez-vous que pour beaucoup d’enfants et de mères, l’allaitement maternel est la meilleure et la plus
douce voie ».

Conseiller la mère séropositive au VIH qui a choisi de ne pas allaiter


(ou la nourrice d’un enfant qui ne peut pas téter)

La mère ou la berceuse doit avoir reçu un counseling global avant de prendre cette décision

 S’assurer que la mère ou la nourrice a un approvisionnement adéquat de substituts du lait


maternel appropriés

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 S’assurer que la mère ou la nourrice sait comment préparer correctement et hygiéniquement le
lait et a les équipements et les ressources pour le faire
 Démontrer comment alimenter à l’aide d’un gobelet et d’une cuillère au lieu d’un biberon
 S’assurer que la mère ou la nourrice comprend que les aliments préparés doivent être finis une
heure après la préparation.

11. CONSEILLER LA MÈRE SUR LES SOINS DU NOURRISSON À DOMICILE

Les étapes indiquées dans le cadre ci-dessous sont appropriées pour TOUS les nourrissons malades.
Enseigner ces étapes à toutes les mères :

 Conseiller la mère sur les soins du nourrisson à domicile

 ALIMENTS allaiter fréquemment au sein, aussi souvent et aussi longtemps que le nourrisson
le réclame, jour et nuit, que le nourrisson soit malade ou en bonne santé.
 LIQUIDES

 QUAND REVENIR
Visite de suivi : Quand revenir
immédiatement :
Si le nourrisson a : Revenir pour visite Conseiller la mère à
de suivi après revenir immédiatement si
le nourrisson présente l’un
de ces signes :
INFECTION 2 Jours Difficulté à téter ou à boire
BACTERIENNE Devient plus malade
LOCALE A de la fièvre
PROBLEME Respire rapidement
QUELCONQUE Respire difficilement
D’ALIMENTATION Sang dans les selles
MUGUET
POIDS FAIBLE 14 jours
POUR L’AGE

 S’ASSURER QUE LE NOURRISSON EST TOUJOURS MAINTENU AU CHAUD.


 Quand il fait froid, couvrir la tête et les pieds du nourrisson et l’habiller chaudement.

32
ALIMENTS ET LIQUIDES :
L’allaitement au sein fréquent est le mode d’alimentation idéal du nourrisson qui aide à prévenir la
déshydratation.

QUAND REVENIR :
Expliquer à la mère quand revenir pour une visite de suivi.
Expliquer aussi à la mère quand revenir immédiatement. Il est important de rechercher les signes mentionnés
ci-dessus. Apprendre ces signes à la mère. Utiliser la carte de conseil à la mère pour expliquer les différents
signes et aider la mère à s'en souvenir. Poser les questions de vérification pour s’assurer qu'elle comprend
bien quand revenir immédiatement.

S'ASSURER QUE LE NOURRISSON EST TOUJOURS MAINTENU AU CHAUD :


Il est très important de veiller à ce que le nourrisson ait chaud (mais pas trop chaud). L'hypothermie peut à
elle seule provoquer le décès du nourrisson.

B- PRISE ENCHARGE DE L’ENFANT MALADE AGE DE 2 MOIS A 5 ANS


Le principe est le même qu’avec le nourrisson de 0-2 mois.

(Voir fiche d’ajout)

33
2e PARTIE : PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE ENFANT DU VIH
SIDA
Objectif général :
A la fin de ce cours, l’étudiant IDE2 devrait être capable de comprendre la notion de prévention de la
transmission mère et enfant.

Objectifs spécifiques :
Plus spécifiquement, l’étudiant IDE2 doit être capable de :

- Décrire le mode de transmission mère-enfant


- Décrire le protocole de prise en charge mère-enfant en vigueur.

I. LE VIH / SIDA
Définition
• Le SIDA signifie syndrome d'immunodéficience acquise. Le sida est le stade le plus avancé de
l'infection par le VIH.
• Le VIH signifie virus d’immunodéficience humaine
Le SIDA se caractérise par un ensemble de symptômes provoques par un virus qui s’attaque au système
immunitaire et que l’on nomme virus très fragile, très sensible, qui n’a aucune résistance à l’extérieur du
corps humain ; il ne peut survivre très longtemps dans l’air, l’eau sur des objets, il est rapidement détruit par
l’alcool, la chaleur. On peut être porteur du VIH sans nécessairement développer le SIDA. Malgré les
progrès de la science et l’accessibilité aux médicaments ; actuellement aucun traitement ne guérit le
VIH/SIDA.
Les types de virus du VIH.
 Le VIH 1 est la souche la plus courante du virus et le plus présent et partout éparpiller dans le monde.
 Le VIH 2, moins virulent que le 1est tout de même aussi pathologique que lui se trouve le plus
couramment en Afrique occidentale.
Épidémiologie
• Au niveau mondial, 34 millions de personnes (adultes et enfants) vivaient avec le VIH à la fin de
2011.parmi ceux-ci, 23,5 millions, soit 69% vivent en Afrique subsaharienne
• Dans le monde, le nombre de personnes nouvellement infectées continue de baisser.
• En 2011 (2,5 millions), les plus fortes baisses sont survenues dans les caraïbes et en Afrique sub-
saharienne.
• L’Afrique subsaharienne représentait encore 71% des adultes et d'enfants nouvellement infectés cela
souligne l'importance de renforcer les efforts de prévention du VIH.
• Le nombre de personnes décédées de causes liées au sida a commencé à décliner au milieu des années
2000. En 2011, 1,7 million de personnes sont décédées de causes liées au sida à travers le monde.
L'extension du traitement antirétroviral a transformé les ripostes nationales au SIDA et a généré des gains
de santé. Depuis 1995, le traitement antirétroviral a sauvé 9 millions en Afrique sub-saharienne.

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L'épidémie de VIH au Cameroun a conduit à: une augmentation de la charge de travail dans les hôpitaux,
réduction de l'espérance de vie ; baisse des taux de survie infantile ; augmentation du nombre d'orphelins.

Signes /symptômes
Ils peuvent apparaître 2 à 4 semaines après la contamination (parfois, il n'y en a pas du tout) puis ils
disparaissent, laissant place à une infection chronique (c'est-à-dire qui persiste dans le temps, pour laquelle
il faut un traitement très long ou dont on ne sait se débarrasser) :
o Fièvre
o Diarrhée
o Eruption cutanée (plaques avec des petits boutons, apparaissant sur le corps)
o Fatigue
o Apparition de ganglions ou augmentation de leur taille
o Douleurs musculaires
Les premières semaines après l'infection, la charge virale est très élevée et donc le risque de transmission
l'est également. Plus la charge virale est élevée, plus on est contaminant. La charge virale est la mesure de la
quantité de VIH présente dans le sang d'une personne séropositive. Les symptômes peuvent passer inaperçus
alors qu'on a été infecté. On peut cependant transmettre le VIH. Il faut donc se protéger et protéger son/sa/ses
partenaire(s) après une prise de risque.
Dépistage : par prise de sang : la plupart des tests proposés permettent de détecter la présence du virus avec
certitude 6 semaines après la prise de risque.
Il existe aussi des tests de dépistage à résultats rapides, ainsi que des autotests (à partir de novembre 2016)
qui peuvent être faits par prélèvement de sang au bout du doigt ou de salive dans la bouche. Leur avantage
réside dans le fait que les résultats sont connus dans les minutes suivant le prélèvement.
NB : attendre 3 mois après la prise de risque pour qu'ils soient totalement fiables. De plus, si le test est
réactif, il doit immédiatement être confirmé par un test avec une prise de sang.
Évolution
Il existe 3 phases de l’évolution du VIH/sida :
o La phase aigüe ou primo-infection. Une fois entré dans l’organisme, le VIH infecte les lymphocytes cd4
au sein des quels il se multiplie. Le taux de cd4 diminue transitoirement tandis que la quantité de virus
VIH dans le sang (charge virale) augmente.
o La phase d’infection asymptomatique cette réponse immunitaire de la charge virale, la multiplication du
VIH continue. Cette phase dite asymptomatique (sans symptôme) est un état d’équilibre entre le VIH, le
système immunitaire et la production des lymphocytes cd4. Le cd4 normale est supérieur à 500mm cube.
La multiplication du VIH stimule une réponse immunitaire qui détruit les lymphocytes cd4 infectés.
Au fil des années, le mécanisme de remplacement des lymphocytes cd4 devient progressivement défaillant
soit à l’occasion d’une intensification de la multiplication virale soit par l’épuisement de la production des
cd4. Une infection opportuniste survient lorsque les lymphocytes cd4 sont inférieurs à 200mm3.
o Le sida correspond à une défaillance de l’immunité point de développer des infections à des agents
infectieux de l’environnement. Ces infections sont dites opportunistes car elles ne surviennent jamais chez
une personne dont l’immunité est normale. Le cumul de multiples infections opportunistes explique la
survenue du décès.
Mode de transmission.
 Transmission par le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal (pénétration vaginale et
anale sans préservatif, fellation sans préservatif)

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 Transmission par le sang (plaie ouverte, partage de seringues ou de matériel de sniff, sang des
règles)
Transmission de la mère à l’enfant (pendant la grossesse, pendant l’accouchement, pendant
l’allaitement)
Modes de protection
 Le préservatif : l'utilisation du préservatif masculin ou féminin reste un moyen efficace, accessible
et répandu pour se protéger du VIH.
 Matériel à usage unique en cas d'injection ou autre soin.
 Ne pas partager le nécessaire de toilette tel que (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles).
 Les femmes enceintes séropositives doivent prendre un traitement spécifique pour réduire à moins
de 2% le risque de transmission du VIH à leur enfant.
 Les traitements antirétroviraux (trithérapies), lorsqu’ils sont pris de manière efficace, ils
permettent de réduire la charge virale de la personne séropositive jusqu'à devenir indétectable. Ainsi,
à côté du préservatif, le traitement est désormais aussi considéré comme un outil de prévention.
 Dépistage régulier le préservatif et le dépistage restent le socle de la prévention du VIH et des autres
IST.
Méthode de diagnostic
Permet de comprendre le rôle des différents tests des anticorps anti-VIH et virologiques. Les tests du VIH
détectent soit : les anticorps anti-VIH ou l’antigène VIH
• Les tests virologiques détecter la présence du VIH (le virus lui-même) dans des échantillons de sang
• Les tests d'anticorps détectent la présence d'anticorps, une mesure indirecte de la présence du virus.
• Les tests de l'antigène p24 mesurent l'une des protéines associées au VIH
• La PCR (réaction en chaîne par polymérase) détecte la présence de l’ADN ou de l’ARN du VIH : les
tests d'ADN-PCR détectent la présence du virus dans le sang utilisé pour diagnostiquer le VIH chez
les enfants < 18 mois. Les test PCR ARN détecte et mesure la quantité du virus présente dans le sang
(charge virale).
• Le test ELISA est également utilisée pour confirmer les résultats des tests rapides du VIH ou de
répéter les résultats discordants du test rapide du VIH
NB : Un test de dépistage du vih ne peut pas vous dire:
– Quand vous avez été infecté
– Qui vous a infecté
– Comment vous avez été infecté
Traitement/prise en charge
• Infection par le VIH est une infection à vie, il n'y a aucun traitement curatif
• Au fil du temps, le système immunitaire est incapable de lutter contre le VIH et la personne peut
développer des infections opportunistes (IO) et ou des conditions liées au sida. Une infection
opportuniste (IO) est une maladie causée par un organisme qui pourrait ne pas causer de maladie chez
une personne en bonne santé, mais il causer la maladie chez une personne qui a un système
immunitaire affaibli.
Il n’existe pas de traitement pour guérir, mais il existe des traitements à long terme qui ralentissent l'évolution
de la maladie, ce sont les trithérapies qui ont pour effet d'empêcher ou de retarder l'apparition du stade
SIDA, en bloquant la multiplication du virus.
Le traitement post exposition (TPE). C'est un traitement d’urgence préventif qui peut réduire fortement les
risques de contamination au VIH/Sida, après une relation sexuelle à risque, une rupture ou un glissement de

36
préservatif, un partage de seringue ou de matériel tranchant. Se rendre, dans un Centre de référence SIDA.
La prescription se fait après un entretien avec le médecin. Ce traitement doit être pris le plus rapidement
possible et au plus tard, dans les 72h après la prise de risque (idéalement dans les 48h). Il s’agit d’un
traitement lourd qui doit être pris durant 4 semaines, avec un suivi médical et des prises de sang repartis sur
une période de 3 mois.
NB : son efficacité́ n’a pas encore été démontrée formellement.

Initier le traitement antirétroviral (Option B+)


 Protocoles préférentiels
Le traitement avec l’association TDF/3TC/EFV (Tenofovir, Lamivudine et Efavirenz) en un seul comprime
à prendre une fois par jour doit être mise en route chez toute femme enceinte ou allaitante séropositive le
plus tôt possible suite à l’affirmation de son infection à VIH et doit être poursuivie au moins pendant toute
la période de risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Ce traitement antirétroviral (TAR) doit
être poursuivi au-delà de la période de l’allaitement pendant toute la vie.
La femme enceinte ou allaitante doit revenir régulièrement à la formation sanitaire pour le suivi de ce
traitement afin que le prestataire s’assure de sa bonne tolérance et de sa bonne observance.
 Protocoles alternatifs
En cas d’intolérance à l’un des médicaments du protocole TDF/3TC/EFV, un des protocoles dits alternatifs
est proposé:
Si intolérance au Tenofovir : Donner AZT/3TC 2 fois/jour + Efavirenz 600 mg une fois/jour
Si intolérance à Efavirenz: donner TDF (300mg)/3TC (300mg) une fois/jour + NVP 1comp 2 fois/jour ou
encore TDF/3TC une fois/jour + Lop/r 250 mg 2 fois/jour
Si la femme enceinte a été sensibilisée à la Névirapine au cours d’une grossesse antérieure, donner TDF/3TC
une fois par jour et Lop/r (250 mg) 2 fois/jour.
Suivre le traitement antirétroviral

II. LA PTME
Définitions
TME: Transmission mère enfant du VIH
PTME : Prévention de la transmission mère enfant du VIH. C’est un ensemble d’interventions mise en œuvre
pour éviter que l’enfant ne soit contaminé par le VIH par sa mère.
e-TME: Élimination de la transmission du VIH de la mère a l’enfant
II. Fréquence de la transmission
En l’absence de toute action de prévention, le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant est de 25%
à 45% dans les pays en voie de développement.
a) Moments de la TME
La transmission du VIH de la mère a l’enfant peut survenir au cours de la grossesse, au cours de
l’accouchement et après l’accouchement par l’allaitement maternel.
Le risque de transmission au cours de la grossesse commence vers le deuxième trimestre et augmente
progressivement du fait des contractions utérines qui deviennent d’autant plus fréquentes et intenses que la
grossesse évolue vers son terme.
L’accouchement constitue la période de plus grand risque de la TME du VIH car l’enfant n’est plus protégé
par les membranes et est en contact direct avec le sang et les secrétions maternelles infectés par le VIH.

37
Le risque de la TME du VIH au cours de l’allaitement est d’autant plus élevé que celui-ci se prolonge dans
le temps par effet cumulatif.
b) Facteurs influençant la TME
De nombreux facteurs augmentent le risque de la TME du VIH:
Facteurs viraux:
Le VIH1, du fait de sa réplication plus rapide et de sa plus grande virulence par rapport au VIH2, présente
un plus grand risque de transmission de la mère a l’enfant. Ce risque est estimé à 25% pour le VIH1 et
seulement de 1% pour le VIH2.
Facteurs maternels:
 Stade avancé de l’infection à VIH (SIDA)
 Primo infection
 Taux de CD4 abaissé
 Charge virale élevée
 Mauvais état nutritionnel
 Anémie
 Carence en vitamine A
Facteurs obstétricaux:
 Accouchement vaginal plus que par césarienne
 Accouchement instrumental (par forceps ou ventouse)
 Rupture prolongée des membranes (>4 heures)
 Travail prolongé
 Manœuvre par version externe ou interne
 Procédures obstétriques invasives: épisiotomie, rupture artificielle des membranes, amniocentèse,
biopsie des villosités chorioniques, etc.
Facteurs fœtaux:
 Prématurité
 Hypotrophie
 Premier né dans un accouchement multiple
Facteurs liés aux modalités de l’allaitement
 Allaitement maternel non protégé (par les ARV)
 Allaitement mixte
 Allaitement prolongé dans le temps
 Lésions mammaires: mastite, fissures de mamelon, abcès du sein
 Mauvais état nutritionnel de la mère
 Affections buccales chez le bébé: candidose, stomatite, ulcérations...
De tous ces facteurs, la charge virale élevée de la mère est celui qui augmente le plus le risque de TME
du VIH.
Certains cofacteurs infectieux sont susceptibles de limiter le bénéfice du traitement antirétroviral ou
d’augmenter le risque de TME du VIH. Il s’agit:
 De la chorioamniotite
 Des IST
 Du paludisme (augmente la TME du VIH par le biais d’une placentite)
c) Les piliers de la PTME

38
Le Cameroun articule sa stratégie de prévention de la TME du VIH autour de quatre axes principaux pour
optimiser ses résultats:
- L’intégration de la PTME et de la santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI)
- L’approche familiale de la prise en charge de l’infection à VIH
- La délégation des tâches/décentralisation des services
- La mise en œuvre de l’option B+ pour la PTME : Cette approche préconise l’initiation systématique
du traitement ARV chez toute femme enceinte séropositive quel que soit son stade clinique ou la
valeur de ses CD4. Ce traitement doit ensuite être poursuivi pendant toute la grossesse, pendant
l’accouchement, la période de l’allaitement et au-delà, à vie.
Les interventions nécessaires pour prévenir la transmission mère enfant du VIH reposent sur les quatre piliers
suivants :
Pilier 1 : La prévention primaire du VIH chez les futurs parents
Pilier 2 : Prévention des grossesses non désirées chez les femmes séropositives
Pilier 3 : Prévention de la TME du VIH
Pilier 4 : Traitement, soins et soutien pour les femmes VIH+ et tous les membres infectés de leur famille

d) TME : grossesse et accouchement


Quand dépister la FEC/ allaitante pour le VIH?

• 1er test CPN 1 ou dès le premier contact avec la FOSA


• 2e test entre 32 et 36 SA en cas de résultat négatif au 1er test ou pendant la période d’allaitement
• Dépistage du VIH pour toute femme enceinte à statut VIH inconnu ou bien testée négative depuis
plus de 3 mois
 Salle d’accouchement
 Allaitement
• Retesting Tous les 3 mois durant la grossesse et la période d’allaitement chez la femme
séronégative:
 Au Cameroun, le taux de séroconversion des FEC VIH- en CPN1 était de 0,7% en 2017,
1,2% en 2016 et 5% en 2015
• Femme enceinte VIH+ = TARV
• Le TARV doit être débuté chez toutes les femmes enceintes et allaitantes chez qui l’infection à VIH
est diagnostiquée quel que soit le taux de CD4 et le traitement doit être poursuivi à vie
• La PTME c’est la mise sous TARV a vie d’une femme enceinte parce qu’elle est infectée par le
VIH et le suivi de son bébé jusqu’à la détermination du statut VIH final de l’enfant à 18 – 24 mois
post-natal
• But TARV: diminuer au maximum la charge virale VIH pour la rendre indétectable durant toute
la grossesse et l’accouchement
• -- > limiter le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant
• Précautions: limiter le risque de foetotoxicité et de résistance

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• La suppression virale maternelle pendant la grossesse et l'allaitement constituent le facteur le plus
important pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
Il faut tout faire pour que la charge virale soit supprimée voire indétectable au moment de
l’accouchement

Ce qui suppose :

 Que le TARV soit débuté au moins 6 mois avant


 Que la femme soit observante au TARV (éducation thérapeutique, soutien à
l’observance)
Calendrier de réalisation de la charge virale chez la femme enceinte/allaitante VIH+

• Femme enceinte/allaitante VIH+ nouvellement diagnostiquée

CV à l’initiation Post Initiation du Postpartum (tous les 3 mois) Tous les ans
du TARV après TARV
le diagnostic de
l’infection

-CPN1, M3 32 – 36 S6 M3 M6 M9 M12 Annuel


SA
-ou au cours de la
grossesse

• Femme enceinte déjà sous TARV

CV Durant la Postpartum (tous les 3 mois) Tous les ans


grossesse

-CPN1, M3 32 – 36 S6 M3 M6 M9 M12 Annuel


SA
-ou dès le diagnostic
la grossesse

CONDUITE DU TRAVAIL ET DE L’ACCOUCHEMENT

• Surveillance du travail et de l’accouchement à l’aide du partogramme


• Touchers vaginaux avec antiseptiques toutes les 4heures (Chlorhexidine 0,25%)
• Gestes à éviter:
 Touchers vaginaux intempestifs
 Rupture artificielles/rupture prolongée des membranes

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 Episiotomies, accouchements instrumentaux (ventouse, forceps)
 Traumatismes fœtaux(manœuvres version externes, internes et le décollement des
membranes ou stripping)
• Faire la GATPA (Gestion active de la troisième phase de l’accouchement)
 Examen de l’abdomen a la recherche d’un 2eme fœtus( gémellité inconnue)
 Injecter 10 unités d’ocytocine en IM
 Enrouler le cordon ombilical sur la pince et attendre la contraction
 Exercer une traction contrôlée sur le cordon lorsque la contraction et extraction du placenta
 Massage utérin
 Examen du placenta et des membranes
 Examen de la filière génitale
• Surveillance d’un éventuel saignement post partum et des signes vitaux

MODALITES DE L’ACCOUCHEMENT « PROPRE »

• Accouchement le plus atraumatique possible


• Désinfecter le vagin
• Limiter le délai entre la rupture des membranes et l’accouchement
• Limiter les gestes invasifs
• Laver le nouveau-né avec une solution antiseptique (bain de 2 min)
• Nettoyer les yeux du nouveau-né avec du sérum physiologique avant d’instiller le collyre
antibiotique
• Désobstruction prudente des narines et de la gorge

e) Prise en charge de l’enfant ne de mère séropositive


 La prophylaxie ARV chez l’enfant né de mère séropositive
A tout enfant né de mère séropositive qui est allaité au sein ou qui reçoit une alimentation de substitution, le
personnel de la maternité ou du suivi de la mère et de l’enfant doit débuter la prophylaxie ARV le plus tôt
possible après l’accouchement ou bien dès que l’on a connaissance de son exposition.
Au Cameroun, cette prophylaxie ARV est constituée par la Névirapine à donner en une seule prise chaque
jour pendant six semaines.
Le tableau ci-dessous donne la dose de la Névirapine prophylactique à administrer à l’enfant né de mère
séropositive en fonction de son poids de naissance.

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Ages Doses quotidiennes

De la naissance à 6 semaines

 Poids: 2000 à 2499 gr  10 mg en une seule prise (1 ml)


 Poids ≥2500 gr  15 mg en une seule prise (1,5ml)
> 6 semaines à 6 mois 20 mg en une seule prise (2 ml)

Chez le nouveau-né avec un petit poids à la naissance (<2000 gr), commencer par 2 mg /kg
(0,2 ml/kg) par jour jusqu'à ce qu'il atteigne 2000 gr

1ml = 10 mg de NVP

Protocole de prophylaxie
ARV chez la mère
ARV chez l’enfant

Mère sous
trithérapie ARV depuis 4 Une dose journalière de NVP de la naissance à 6
semaines semaines, quel que soit le mode d’alimentation.
et plus

Mère sous Une dose journalière de NVP de la naissance à 12


trithérapie ARV semaines, quel que soit le mode d’alimentation.
moins de 4 semaines

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