Pcimne Et Ptme Ide 2
Pcimne Et Ptme Ide 2
eide 2
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1ère PARTIE : PRISE EN CHARGE INTEGRE DES MALADIES DU NOUVEAU NE
DU NOURISSON ET DE L’ENFANT
Objectif général:
A la fin de ce cours, l’étudiant IDE2 devrait être capable de prendre en soin les maladies de l’enfant
(PCIME).
Objectifs spécifiques:
Plus spécifiquement, l’étudiant IDE2 doit être capable de :
Chaque année, des millions de parents consultent pour leurs enfants des pharmaciens, des médecins, des
tradipraticiens et les emmènent dans les hôpitaux et les centres de santé. Pourtant très souvent, selon les
enquêtes, les enfants ne sont ni examinés, ni soignés correctement et les parents ne sont pas bien conseillés.
Dans les établissements de premier niveau des pays à faible revenu, les services de radiologie ou de
laboratoire pour aider au diagnostic sont rudimentaires, voire inexistants, tandis que les médicaments et le
matériel sont souvent rares. Ces fournitures et ce matériel limité, associé à l’afflux irrégulier des patients, ne
laissent aux médecins de ce niveau de soin que peu de possibilités pour faire des procédures cliniques
complètes. À la place, ils s'en remettent aux antécédents, aux signes et aux symptômes pour déterminer la
prise en charge qui tirera le meilleur parti des ressources disponibles.
Dans ces conditions, il est particulièrement difficile de d'apporter des soins de qualité aux enfants. L’OMS
et l’UNICEF ont voulu surmonter ce défi en mettant au point une stratégie, appelée prise en charge intégrée
des maladies du nouveau-né et de l'enfant (PCIMNE)
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I. Objectif de la PCIMNE
− contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité chez les enfants de moins de 5ans.
− Contribuer à la croissance harmonieuse et comportementale de l’enfant.
Comment ??
Par l’amélioration de la qualité des soins offert aux enfants de moins de 5ans : au niveau des formations
sanitaires de premiers contacts, au sein des familles et des communautés.
Les composantes de la PCIMNE
Les pratiques familiales et communautaires
La compétence du personnel
Le système de santé
Actions
Les pratiques familiales et communautaires : outiller les mamans grâce à divers séance d’IEC, sur les
soins à domicile des enfants en bas âge, sur leur alimentation, sur les soins d’hygiène, sur les techniques
de prévention de la maladie…
La compétence du personnel : par les formations continues, par l’introduction de la PCIMNE dans les
curricula de formation, de personnel de santé.
Le système de santé : par l’amélioration du plateau techniques des centre de références et même des
points de 1er contact ; disponibilité des médicaments (renforcement de la politique des médicaments
essentiels) ; renforcement des compétences ; organisation du service et des activités (description des
tâches, équipe de travail…)
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Traiter
Conseiller la mère
Suivre les soins
Les nourrissons présentent des caractéristiques particulières qui doivent être prises en compte lors de la
classification de leurs maladies. Ils peuvent tomber malade et mourir très rapidement du fait d'infections
bactériennes graves. En général, il ne présentent que des signes généraux comme un ralentissement des
mouvements, de la fièvre ou une hypothermie. Le tirage bénin est normal chez le nourrisson car la paroi
thoracique est très mince. Ceci fait que le jeune nourrisson doit être examiné, classé et traité un peu
différemment au nourrisson plus âgé ou à l'enfant. Le tableau NOURRISSON énumère les signes particuliers
à évaluer, les classifications et les traitements des nourrissons.
Durant la première semaine de vie, les nouveau-nés sont souvent malades du fait des conditions associées à
l'accouchement, nécessitant des soins spéciaux1. Les agents de santé chargés de soigner les nouveau-nés
malades doivent être familiarisés avec les problèmes liés à l'accouchement. Ainsi, la formation à la prise en
charge intégrée des nouveau-nés malades est enseignée dans un autre cours.
Il existe une fiche de prise en charge intégrée spéciale pour les nourrissons. Son format est comparable à
celui de la fiche de prise en charge intégrée des enfants plus âgé. Elle énumère les signes à évaluer chez le
nourrisson. (Un exemplaire de cette fiche se trouve en annexe.)
Certains éléments déjà étudiés de la prise en charge intégrée des enfants malades âgés de 2 mois à 5 ans sont
utiles pour la prise en charge intégrée des nourrissons. Ce module est donc centré sur les nouvelles
informations et compétences nécessaires pour traiter les nourrissons.
OBJECTIFS DE L'ENSEIGNEMENT
Ce module décrit les étapes ci-dessous et permet de s’exercer à certaines 'entre elles (d'autres seront
pratiquées au dispensaire) :
* Evaluation et classification du nourrisson pour une possible infection bactérienne
* Evaluation et classification du nourrisson diarrhéique
* recherche des problèmes d'alimentation et d’une insuffisance pondérale, évaluation de
l'allaitement au sein et classification de l'alimentation
* traitement du nourrisson avec des antibiotiques oraux ou en intramusculaire
* administration de liquides pour traiter la diarrhée
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Les nouveaux-nés peuvent souffrir d'asphyxie, de septicémie provenant de la rupture prématurée de la poche des
eaux ou d’une autre infection intra-utérine, ou d’un trauma à la naissance. Ils peuvent avoir des difficultés
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* Rechercher les signes d'une possibilité d'infection bactérienne. Puis classer le nourrisson en fonction
des signes détectés.
* Poser des questions sur la diarrhée. Si le nourrisson a la diarrhée, évaluer les signes cliniques en
rapport. Classer le nourrisson pour la déshydratation. Classer le également pour diarrhée persistante et
sang dans les selles, si des signes sont présents.
* Rechercher les problèmes d'alimentation ou d'insuffisance pondérale. Cela peut comprendre
l'évaluation de l'allaitement au sein. Puis classer l'alimentation.
* Vérifier l'état vaccinal du nourrisson.
* Evaluer tout autre problème.
Si un signe observé implique le transfert d'urgence du nourrisson, continuer l'évaluation. Cependant, ne pas
évaluer l'allaitement car cette étape peut prendre trop de temps.
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La méthodologie d'évaluation de chaque signe est décrite ci-après.
REGARDER et palper une fontanelle bombée. La palpation de la fontanelle antérieure se fait chez
l’enfant maintenu en position demi assise, on apprécie le bombement, la tension.
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Evaluer la peau du nourrisson sur tout son corps. Les pustules cutanées sont des points rouges ou des
ulcérations contenant du pus.
La peau peut avoir des pustules localisées ou étendues.
Un enfant malade peut pleurer et s’arrêter de temps à autre. Mais il peut arriver qu’il pleure sans cesse
malgré les sollicitations de son entourage. Quelques fois, la voix peut disparaître ou devenir rauque parce
qu’il pleure continuellement.
Classer tous les nourrissons malades pour une infection bactérienne. Comparer les signes du
nourrisson à ceux énumérés et choisir la classification appropriée. Si le nourrisson présente un des signes de
la rangée supérieure, choisir POSSIBILITE D'INFECTION BACTERIENNE GRAVE. Le nourrisson qui ne
présente aucun de ces signes ne reçoit aucune classification d'infection bactérienne. Choisir une seule
classification sur le tableau.
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Mouvements inférieurs à la
normale.
Pleurs incessants ou
Ictère intense
Pas de signe pour être classé, maladie INFECTION Expliquer à la mère comment soigner le
très grave ou BACTERIENNE nourrisson à domicile.
Infection bactérienne locale PEU PROBABLE Féliciter la mère pour la bonne santé de
l’enfant
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Le nourrisson qui ne présente aucun signe d’infection bactérienne grave ou d’infection bactérienne locale
sera classé infection bactérienne peu probable. L’agent de santé expliquera à la mère comment soigner
l’enfant à domicile en vue d’un développement harmonieux.
3. EVALUER LA DIARRHEE
Si la mère précise que le nourrisson a la diarrhée, évaluer et classer le nourrisson pour la diarrhée. Les selles
molles fréquentes d'un bébé allaité au sein ne sont pas caractéristiques de la diarrhée. La mère du bébé
allaité au sein reconnaît la diarrhée car la consistance et la fréquence des selles ne sont pas comme d'habitude.
L'examen est similaire à celle des nourrissons plus âgés ou des enfants, mais les signes recherchés sont
moins nombreux. La soif n'est pas évaluée car il est impossible de distinguer la soif de la faim chez le
nourrisson.
PUIS DEMANDER :
Le nourrisson a-t-il la diarrhée ?
SI OUI, DEMANDER : OBSERVER ET PALPER :
Depuis combien de temps ? Observer l’état général du nourrisson. Est-il :
Léthargique ou inconscient ? agité ou irritable ?
Y a-t-il du sang dans les selles ? Regarder si les yeux sont enfoncés.
Pincer la peau de l’abdomen. Le pli cutané s’efface-t-il :
très lentement (plus de 2 secondes) ?
lentement ?
4. CLASSER LA DIARRHEE
La diarrhée du nourrisson est classée de la même façon que celle d'un enfant. Comparer les signes du
nourrisson à ceux énumérés et choisir une classification pour la déshydratation. Choisir une classification
supplémentaire si le nourrisson a la diarrhée depuis 14 jours ou plus, ou s'il y a du sang dans ses selles.
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Deux signes suivants : Donner des liquides et des aliments pour signes
Agité, irritable évidents de déshydratation (Plan B).
Yeux enfoncés
Pli cutané s’efface SIGNES EVIDENTS Si le nourrisson est aussi classé POSSIBILITE
lentement DE D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE :
DESHYDRATATION Transférer d’URGENCE le nourrisson à
l’hôpital, la mère donnant fréquemment
des gorgées de SRO en cours de route.
Conseiller à la mère de continuer
l’allaitement au sein.
Noter que la diarrhée persistante du nourrisson ne peut être classée que d'une seule façon. Cela du fait que le
nourrisson classé diarrhée persistante souffre de la diarrhée quasiment depuis sa naissance et doit être
transféré à l'hôpital.
Les nourrissons présentant du sang dans les selles sont classés comme gravement malades et référés
urgemment à l’hôpital. La dysenterie est inhabituelle chez les nourrissons, aussi du sang dans les selles peut
ne pas être causé par une shigellose. Dans ce groupe d’âge, du sang dans les selles serait dû à un problème
nécessitant une chirurgie et l’urgence d’une évacuation. Une autre raison motivant la référence du nourrisson
ayant du sang dans les selles est que certains antibiotiques utilisés pour
traiter la dysenterie, comme la ciprofloxacine, ne doivent pas être administrés aux nourrissons.
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Une partie de la fiche de prise en charge intégrée du nourrisson est reproduite ci-dessous. Les premières
lignes sont identiques à celles de la fiche de prise en charge intégrée de l'enfant malade. Les parties suivantes
servent à évaluer et classer la POSSIBILITE D'INFECTION BACTERIENNE et la DIARRHEE. Noter qu'il
n'y a pas de « signes généraux de danger » séparés pour le nourrisson. Etudier l'exemple ci-dessous. Il a été
rempli pour montrer les résultats de l'évaluation et de la classification du nourrisson Djom.
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LE NOURRISSON A-T-IL Oui _____ Non ____ SIGNES EVIDENTS DE
LA DIARRHEE ? Evaluer l’état général du nourrisson. DESHYDRATATION
Depuis combien de Est-il léthargique ou inconscient ?
temps ? ________ jours Agité ou irritable ?
Y a-t-il du sang dans les Regarder si les yeux sont enfoncés ?
selles ? Pincer la peau de l’abdomen. Le pli
s’efface-t-il :
très lentement (plus de 2
secondes) ?
Lentement ?
Une alimentation adéquate est indispensable pour la croissance et le développement. Une mauvaise
alimentation pendant l'enfance peut avoir des effets négatifs pendant le reste de la vie. La croissance est
examinée en déterminant le poids pour l'âge. Il est essentiel d'étudier l'alimentation et le poids du nourrisson
afin que son régime alimentaire puisse être amélioré si nécessaire.
La meilleure alimentation d'un nourrisson est l'allaitement au sein exclusif. L'allaitement au sein exclusif
signifie que l'enfant n'est nourri que de lait maternel, sans autres aliments, ni eau ou autres liquides
supplémentaires. (A l’exception des médicaments et des vitamines.)
L'allaitement au sein exclusif apporte au nourrisson les meilleurs éléments nutritifs et une protection contre
la maladie. Lorsque les mères savent que l'allaitement au sein exclusif est le meilleur atout pour une
croissance et un développement normal, elles sont mieux disposées à allaiter. Elles sont motivées à allaiter
pour donner à leurs enfants un bon départ, malgré les raisons sociales ou personnelles qui peuvent rendre
l'allaitement au sein difficile ou indésirable.
L'examen comprend deux parties. La première partie consiste à poser des questions à la mère pour déterminer
si elle a des difficultés à alimenter son nourrisson, les aliments que consomme le nourrisson et la fréquence
des repas. Il convient également de déterminer le poids pour l'âge.
La deuxième partie consiste à évaluer l'allaitement au sein au cas où le nourrisson a des problèmes
d'allaitement ou si son poids est faible pour l'âge.
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Une mère peut avoir des difficultés d'allaitement telles que : l'allaitement trop fréquent ou pas assez fréquent ; elle n'a pas assez de lait ; ses mamelons
sont douloureux ; ses mamelons sont plats ou inversés ; ou le nourrisson ne veut pas prendre le sein.
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EXEMPLE : Un nourrisson de 6 semaines pèse 3 kg. Voici comment l'agent de santé a vérifié si le poids
du nourrisson était faible pour son âge.
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Pas de succions du tout succion non efficace
succion efficace
Désobstruer le nez du nourrisson s’il est bouché
et gêne l’allaitement.
Regarder la bouche pour détecter des ulcérations ou
plaques blanches (muguets).
Si le nourrisson n'a pas tété durant l'heure précédente, il sera sans doute prêt à prendre le sein. Demander à
la mère de mettre le nourrisson au sein. Observer pendant toute la durée de la tétée si possible, ou tout au
moins pendant 4 minutes. S'asseoir sans bruit et observer l'enfant qui tète au sein REGARDER : Le
nourrisson peut-il bien prendre le sein ?
Les quatre signes de la bonne prise du sein sont :
- le menton touche le sein (ou en est très près)
- la bouche est grande ouverte
- la lèvre inférieure est-elle tournée vers l'extérieur
- l'aréole du mamelon est plus visible au-dessus qu'en dessous de la bouche
Si ces quatre signes sont présents, le nourrisson a une bonne prise du sein.
Si la prise du sein est mauvaise :
- le menton ne touche pas le sein
- la bouche n'est pas grande ouverte, les lèvres sont poussées en avant
- la lèvre inférieure est tournée vers l'intérieur, ou
- l'aréole du mamelon est plus (ou aussi) visible en dessous de la bouche du nourrisson qu’au-
dessus
Si l'un de ces signes de mauvaise prise du sein est présent, le nourrisson a une mauvaise prise du sein.
Si un nourrisson très malade est incapable de prendre le mamelon dans sa bouche et de l'y garder pour téter,
il n'a pas d'attachement du tout. Il est incapable de se nourrir au sein.
La mauvaise prise du sein du nourrisson peut créer des douleurs ou des lésions des bouts de sein. Ou le
nourrisson ne tète pas efficacement, ce qui peut provoquer un engorgement du sein. Le nourrisson reste
insatisfait après la tétée et veut téter beaucoup plus souvent ou pendant beaucoup plus longtemps. Le
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nourrisson peut ne pas boire suffisamment de lait et ne pas prendre de poids, ou le lait maternel peut se tarir.
Tous ces problèmes se régleront si la prise du sein peut être améliorée.
REGARDER : Est-ce que le nourrisson tète efficacement (c'est-à-dire par succions profondes et lentes
entrecoupées de pauses) ?
La succion est efficace quand le nourrisson tète par succions profondes et lentes entrecoupées de pauses.
Vous pouvez parfois voir ou entendre le nourrisson avaler le lait. S'il est possible d'observer la fin de la tétée,
rechercher les signes de satisfaction du nourrisson. Si il est satisfait, il lâche le sein spontanément, c'est-à-
dire que la mère ne provoque d’aucune façon l’arrêt de la tétée. Le nourrisson semble détendu, endormi et
ne s'intéresse plus au sein.
La succion n’est pas efficace quand le nourrisson tète par succions superficielles et rapides. Un tirage des
joues peut être observé et on ne l'entend ni le voit avaler. A la fin de la tétée, le nourrisson n'est pas satisfait
et peut être agité. Il pleure et essaie de nouveau de téter ou de continuer la tétée pendant très longtemps.
Le nourrisson qui n'a pas de succion du tout est incapable de tirer le lait maternel et d'avaler. Il ne peut donc
pas se nourrir au sein.
Si le nez obstrué du nourrisson semble gêner l'allaitement au sein, désobstruer le nez. Puis vérifier si la
succion du nourrisson est plus efficace.
6. CLASSER L'ALIMENTATION
Comparer les signes du nourrisson à ceux énumérés dans chaque rangée et choisir la classification
appropriée.
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Incapable de se nourrir, Donner la première dose d’antibiotique en
ou intramusculaire.
Pas de prise de sein, Traiter pour éviter l’hypoglycémie.
ou DIFFICULTES Expliquer à la mère comment veiller à ce que le
Pas de succion du tout. ALIMENTAIRES nourrisson n’ait pas froid dur le chemin de
l’hôpital.
Transférer d’URGENCE à l’hôpital
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DIFFICULTES ALIMENTAIRES
Un nourrisson incapable de se nourrir est en danger de mort. Le problème peut être dû à une infection
bactérienne ou à un autre type de problème3. Le nourrisson requiert une attention immédiate.
Le traitement est identique à celui de la classification POSSIBILITE D’INFECTION BACTERIENNE
GRAVE, en haut du tableau. Transférer le nourrisson d'urgence à l'hôpital. Avant son départ, administrer la
première dose d'antibiotique en intramusculaire. Traiter également le nourrisson pour prévenir
l'hypoglycémie en lui donnant du lait maternel, un autre lait ou de l'eau sucrée par sonde nasogastrique.
PROBLEME D'ALIMENTATION
Cette classification concerne les nourrissons dont le poids est faible pour l'âge ou les nourrissons ayant des
signes prouvant que leur alimentation doit être améliorée. En général, ces nourrissons présentent plusieurs
signes.
Conseiller à la mère de tout nourrisson avec cette classification ainsi d'allaiter aussi souvent que possible et
pendant aussi longtemps que l'enfant veut, jour et nuit. Les tétées trop courtes sont une raison importante de
l'insuffisance de lait maternel pris par le nourrisson. Le nourrisson doit téter jusqu'à ce qu'il ait fini.
Conseiller la mère si elle a besoin ; par exemple, pour le positionnement et la prise du sein ou pour le
traitement du muguet. Apprendre aussi à la mère à soigner son nourrisson à domicile.Tout enfant avec cette
classification doit être ramené au dispensaire pour le suivi des soins. L’agent de santé vérifiera si
l'alimentation est meilleure et donnera des conseils supplémentaires en cas de besoin.
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Un nourrisson avec un tétanos néo-natal qui ne peut plus se nourrir et qui présente une raideur serait transféré
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CALENDRIER DE AGE : VACCINS :
VACCINATION :
A la naissance BCG Polio-0
DTC/ Pneumo13-
10 semaines HépB/Hib-2 2 Polio-2
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SI UN NOURRISSON A des difficultés à se nourrir, est
alimenté moins de 8 fois en 24 heures,
Consomme d’autres aliments ou autres liquides, est d’un poids
faible pour son âge
ET ne présente aucun signe justifiant le transfert d’urgence à
l’hôpital
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VERIFIER L’ETAT VACCINAL ENTOURER LES
VACCINATIONS A FAIRE AUJOURD’HUI
Revenir pour la prochaine
BCG DTC/HépB/Hib- DTC/HépB/Hib- vaccination le :
1 2
Pneumo13-1 Pneumo13-2
dans 3 semaines
Polio-0 Polio-1 Polio-2
Pour chaque classification du nourrisson, trouver les traitements recommandés sur le tableau NOURRISSON.
Faire la liste des traitements sur la fiche de prise en charge intégrée.
Identifier les traitements pour chaque classification en lisant le tableau. Noter les traitements, conseiller la
mère et lui expliquer quand revenir pour une visite de suivi.
Pour les nourrissons, les visites de suivi sont particulièrement importantes. Si pendant cette visite, il est
détecté que la maladie s'est aggravée, transférer le nourrisson à l'hôpital. Le nourrisson qui reçoit des
antibiotiques pour une infection bactérienne locale doit être ramené au dispensaire après 2 jours. Celui qui a
un problème d'alimentation ou du muguet doit être ramené dans 2 jours, et celui qui a un poids faible pour
l'âge doit être ramené après 14 jours.
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c. IDENTIFIER LE TRAITEMENT URGENT PRE-TRANSFERT NECESSAIRE
Avant de transférer le nourrisson d'urgence à l'hôpital, administrer tous les traitements pré-transfert. Ces
traitements apparaissent en caractères gras sur le tableau. Certains traitements ne doivent pas être administrés
avant le transfert car ils retarderaient le départ pour l'hôpital. Par exemples, n’apprenez pas à la mère à traiter
une infection bactérienne locale avant le transfert. Ne vaccinez pas avant le transfert.
e. TRANSFERER LE NOURRISSON
Transférer un nourrisson à l'hôpital selon la même procédure qu'un nourrisson plus âgé ou un enfant. Préparer
une note de transfert et expliquer à la mère les raisons du transfert du nourrisson. Lui apprendre ce qu'elle
doit faire en route vers l'hôpital : veiller à ce que l'enfant n'ait pas froid, allaiter et donner des gorgées de
SRO.
De plus, expliquer que les nourrissons sont particulièrement vulnérables. Lorsqu'ils sont malades, ils
requièrent des soins hospitaliers immédiatement. Selon de nombreuses traditions, le nourrisson ne doit PAS
être emmené à l'hôpital. Dans ce cas, il faudra en connaître les raisons et expliquer que la maladie du
nourrisson sera mieux traitée à l'hôpital.
S'il est prévu que la mère n'emmènera pas le nourrisson à l'hôpital, suivre les directives décrites dans l'annexe
Quand le transfert est impossible dans le module Traiter l'enfant.
10. TRAITER LE NOURRISSON ET CONSEILLER LA MERE
Les instructions thérapeutiques concernant le nourrisson se trouvent sur le tableau NOURRISSON. Elles sont
toutes adaptées aux nourrissons et doivent être utilisées en remplacement de celles décrites sur le tableau
TRAITER L'ENFANT. Par exemple, les antibiotiques et les doses indiquées sur le tableau NOURRISSON
sont adaptées aux nourrissons. Les exceptions sont les plans de réhydratation pour traiter la diarrhée et les
instructions de prévention de l'hypoglycémie qui se trouvent sur le tableau TRAITER L'ENFANT. Les Plans
A, B et C et l’encadré « Traiter l'enfant pour prévenir l'hypoglycémie » du tableau TRAITER L'ENFANT sont
adaptés aussi bien aux nourrissons qu'aux nourrissons plus âgés et qu’ aux enfants.
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L'antibiotique recommandé pour l'infection bactérienne locale est indiqué au tableau NOURRISSON.
Déterminer ensuite la dose en fonction du poids du nourrisson.
AMOXYCILLINE ERYTHROMYCINE
Donner 2 fois par jour pendant 5 Donner deux fois par jour pendant 3
jours jours
Suivre les étapes mentionnées au tableau TRAITER L'ENFANT afin d'apprendre à la mère comment
administrer un antibiotique oral à domicile, c'est-à-dire comment mesurer une dose. Lui expliquer comment
écraser un comprimé et le mélanger avec du lait maternel. L'aider en cas de besoin à administrer la première
dose et lui apprendre la posologie. Observer la mère et lui poser des questions de vérification pour s’assurer
qu'elle a bien compris les instructions d'administration de l'antibiotique.
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Donner la première dose d’antibiotique en intramusculaire
Donner la première dose d ’Ampicilline et de gentamicine en intramusculaire
GENTAMICINE AMPICILLINE
Dose : 7,5mg par Kg Dose : 50 mg par kg
1 Kg 0,75 ml 50 mg 0,2 ml
2 Kg 1,50 ml 100 mg 0,4 ml
3 Kg 2,25 ml 150 mg 0,6 ml
4 Kg 3,00 ml 200 mg 0,8 ml
5 Kg 5,75 ml 250 mg 1,0 ml
Ne pas utiliser de gentamicine 40 mg/ml non diluée. La dose est de ¼ de celle mentionnée
ci-dessus.
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Utilisation de la gentamicine
Lire l'étiquette du flacon de gentamicine pour déterminer la concentration. Vérifier si ce médicament doit
être administré non dilué ou dilué avec de l'eau stérile. Lorsque le médicament est prêt à administrer, la
concentration doit être 10 mg/ml.
Sur le tableau, choisir la dose dans la rangée de poids le plus proche du poids du nourrisson.
Utilisation de l’Ampicilline
GENTAMICINE AMPICILLINE
Dose : 7,5 mg par kg Dose : 50 mg par kg
POIDS ajouter 6 ml d’eau stérilisée à un Ajouter 5,0 ml d’eau stérilisée au flacon
flacon de 2 ml contenant 80 mg= 8 ml à 10 contenant
mg/ml 1000 mg = 5,6 mg à 180 mg/ml
1 kg 0,75 ml 50 mg 0,2 ml
2 kg 1,50 ml 100 mg 0,4 ml
3 kg 2,25 ml 150 mg 0,6 ml
4 kg 3,00 ml 200 mg 0,8 ml
5 kg 5,75 ml 250 mg 1,0 ml
Ne pas utiliser de gentamicine non diluée. La dose est de ¼ de celle mentionnée ci-dessus.
Il est préférable de transférer le nourrisson classé POSSIBILITE D’INFECTION
BACTERIENNE GRAVE, mais si le transfert n’est pas possible,
Donner de l’ampicilline et de la gentamicine pendant 5 jours au moins. Donner de l’ampicilline
toutes les 8 heures plus de la gentamicine une fois par 24 heures.
En cas d'utilisation d'un flacon d’ampicilline de taille différente ou d'une quantité différente d'eau stérile, la
table de posologie du tableau TRAITER L'ENFANT ne sera pas correcte. Dans ce cas, suivre précisément les
directives du fabricant en ce qui concerne l'addition d'eau stérile et recalculer les doses.
Si un nourrisson classé POSSIBILITE D’INFECTION BACTERIENNE GRAVE ne peut pas être transféré
à l'hôpital, il est possible de continuer le traitement en utilisant ces antibiotiques en intramusculaire. Les
instructions thérapeutiques se trouvent dans l'annexe E : Quand le transfert est impossible, du module Traiter
l'enfant.
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NB : POUR TRAITER LA DIARRHEE,
Le tableau NOURRISSON indique de se référer au tableau TRAITER L'ENFANT pour les instructions sur le
traitement de la diarrhée. Le Plan A pour le traitement de la diarrhée à domicile et les Plans B et C pour la
réhydratation des enfants ayant la diarrhée ont déjà été étudiés. Il convient toutefois de ne pas oublier certains
points lors de l'administration de ces traitements à un nourrisson.
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Apprendre à la mère à traiter les infections locales à domiciles
Expliquer comment et pourquoi le traitement est administré.
Observer la mère pendant qu’elle donne le premier traitement au dispensaire.
Dites-lui de donner le traitement deux fois par jour. Elle doit revenir au dispensaire si
l’infection s’aggrave.
Pour traiter les pustules cutanées ou Pour traiter le muguet (ulcération ou plaques
l’infection ombilicale blanches dans la bouche)
La mère doit : La mère doit :
Se laver les mains au savon Se laver les mains au savon
Nettoyer doucement le pus et croûte Nettoyer la bouche avec un tissu propre et
avec de l’eau et du savon doux enroulé autour du doigt et mouillé avec
Sécher la zone avec 1 linge propre de l’eau salée
Appliquer du violet de gentiane Badigeonner la bouche au violet de gentiane
Se laver les mains au savon (dilué au 1/4)
Se laver les mains au savon
Expliquer et montrer le traitement à la mère. Ensuite, l'observer et la conseiller en cas de besoin pendant
qu'elle administre le traitement. Elle doit ramener le nourrisson dans 2 jours pour une visite de suivi ou plus
tôt si l'infection s'aggrave. Elle doit arrêter le traitement au violet de gentiane après 5 jours. Poser les
questions de vérification pour assurer qu'elle a bien compris qu'il faut administrer le traitement deux fois par
jour et quand elle doit revenir.
Si la mère doit traiter les pustules cutanées ou l'infection ombilicale, lui donner un flacon de violet de gentiane
non dilué (0,5 %).
Si la mère doit traiter le muguet, lui donner un flacon de violet de gentiane dilué de moitié (0,25 %).
Si la mère doit traiter l’infection de l’œil, lui donner un tube de pommade à la tétracycline.
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- le corps du nourrisson est tourné vers la mère
- le corps du nourrisson est près de celui de la mère
- tout le corps de l'enfant est soutenu
Apprendre à la mère comment bien positionner le nourrisson et assurer une bonne prise du sein
Montrer à la mère comment tenir le nourrisson
o La tête et le corps du nourrisson doivent être droits
o Le nourrisson doit faire face au sein, son nez en face du mamelon
o Le corps du nourrisson doit être proche du corps de la mère
o La mère doit soutenir tout le corps du nourrisson, pas seulement la nuque et les épaules.
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Montrer à la mère comment aider le nourrisson à prendre le sein. Elle doit :
o Toucher les lèvres du nourrisson avec son mamelon
o Attendre que la bouche du nourrisson soit grande ouverte
o Approcher rapidement le nourrisson du sein en veillant que la lèvre inférieure du nourrisson
soit bien en-dessous du mamelon
Vérifier la bonne prise du sein et l’efficacité de la succion. Si la prise ou la succion ne sont pas correctes,
réessayer.
Pour bien comprendre la situation, il convient d'observer comment la mère allaite avant de donner des
conseils. Ne pas l'inciter trop rapidement à faire les choses différemment. S'il est manifeste que la mère doit
être conseillée, l'encourager d'abord en disant quelque chose comme :
« Elle veut vraiment boire votre lait, n'est- ce pas?»
Ensuite, expliquer à la mère ce qui pourrait aider et demander si elle veut qu'on lui montre. Dire quelque
chose comme :
« L'allaitement serait peut-être plus facile si le bébé pouvait prendre dans sa bouche une plus grande
partie du sein. Voulez-vous que je vous montre ? »
Si elle répond oui, commencer à l'aider.
Nourrisson prêt à prendre le sein. Nez en face de l'aréole, bouche grande ouverte.
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Pendant la discussion avec la mère sur le positionnement et la prise du sein du nourrisson, veiller à ne pas
lui dicter ce qu'elle doit faire. Expliquer et montrer ce qu'elle doit faire. Puis laisser la mère trouver la bonne
position et la bonne prise du sein par elle-même.
Ensuite, rechercher de nouveau les signes de bonne prise du sein et de succion efficace. Si la prise du sein et
la succion ne sont pas correctes, demander à la mère de retirer le nourrisson du sein et d'essayer de nouveau.
Lorsque la succion du nourrisson est efficace, expliquer à la mère l'importance de la durée suffisante de la
tétée. Elle ne doit pas arrêter la tétée avant que le nourrisson soit satisfait.
Le tableau ci-dessous vous rappelle les principales choses auxquelles il faut penser lorsque vous aidez une
mère qui a l’infection au VIH et qui a décidé de ne pas allaiter au sein.
Rappelez-vous que pour beaucoup d’enfants et de mères, l’allaitement maternel est la meilleure et la plus
douce voie ».
La mère ou la berceuse doit avoir reçu un counseling global avant de prendre cette décision
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S’assurer que la mère ou la nourrice sait comment préparer correctement et hygiéniquement le
lait et a les équipements et les ressources pour le faire
Démontrer comment alimenter à l’aide d’un gobelet et d’une cuillère au lieu d’un biberon
S’assurer que la mère ou la nourrice comprend que les aliments préparés doivent être finis une
heure après la préparation.
Les étapes indiquées dans le cadre ci-dessous sont appropriées pour TOUS les nourrissons malades.
Enseigner ces étapes à toutes les mères :
ALIMENTS allaiter fréquemment au sein, aussi souvent et aussi longtemps que le nourrisson
le réclame, jour et nuit, que le nourrisson soit malade ou en bonne santé.
LIQUIDES
QUAND REVENIR
Visite de suivi : Quand revenir
immédiatement :
Si le nourrisson a : Revenir pour visite Conseiller la mère à
de suivi après revenir immédiatement si
le nourrisson présente l’un
de ces signes :
INFECTION 2 Jours Difficulté à téter ou à boire
BACTERIENNE Devient plus malade
LOCALE A de la fièvre
PROBLEME Respire rapidement
QUELCONQUE Respire difficilement
D’ALIMENTATION Sang dans les selles
MUGUET
POIDS FAIBLE 14 jours
POUR L’AGE
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ALIMENTS ET LIQUIDES :
L’allaitement au sein fréquent est le mode d’alimentation idéal du nourrisson qui aide à prévenir la
déshydratation.
QUAND REVENIR :
Expliquer à la mère quand revenir pour une visite de suivi.
Expliquer aussi à la mère quand revenir immédiatement. Il est important de rechercher les signes mentionnés
ci-dessus. Apprendre ces signes à la mère. Utiliser la carte de conseil à la mère pour expliquer les différents
signes et aider la mère à s'en souvenir. Poser les questions de vérification pour s’assurer qu'elle comprend
bien quand revenir immédiatement.
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2e PARTIE : PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE ENFANT DU VIH
SIDA
Objectif général :
A la fin de ce cours, l’étudiant IDE2 devrait être capable de comprendre la notion de prévention de la
transmission mère et enfant.
Objectifs spécifiques :
Plus spécifiquement, l’étudiant IDE2 doit être capable de :
I. LE VIH / SIDA
Définition
• Le SIDA signifie syndrome d'immunodéficience acquise. Le sida est le stade le plus avancé de
l'infection par le VIH.
• Le VIH signifie virus d’immunodéficience humaine
Le SIDA se caractérise par un ensemble de symptômes provoques par un virus qui s’attaque au système
immunitaire et que l’on nomme virus très fragile, très sensible, qui n’a aucune résistance à l’extérieur du
corps humain ; il ne peut survivre très longtemps dans l’air, l’eau sur des objets, il est rapidement détruit par
l’alcool, la chaleur. On peut être porteur du VIH sans nécessairement développer le SIDA. Malgré les
progrès de la science et l’accessibilité aux médicaments ; actuellement aucun traitement ne guérit le
VIH/SIDA.
Les types de virus du VIH.
Le VIH 1 est la souche la plus courante du virus et le plus présent et partout éparpiller dans le monde.
Le VIH 2, moins virulent que le 1est tout de même aussi pathologique que lui se trouve le plus
couramment en Afrique occidentale.
Épidémiologie
• Au niveau mondial, 34 millions de personnes (adultes et enfants) vivaient avec le VIH à la fin de
2011.parmi ceux-ci, 23,5 millions, soit 69% vivent en Afrique subsaharienne
• Dans le monde, le nombre de personnes nouvellement infectées continue de baisser.
• En 2011 (2,5 millions), les plus fortes baisses sont survenues dans les caraïbes et en Afrique sub-
saharienne.
• L’Afrique subsaharienne représentait encore 71% des adultes et d'enfants nouvellement infectés cela
souligne l'importance de renforcer les efforts de prévention du VIH.
• Le nombre de personnes décédées de causes liées au sida a commencé à décliner au milieu des années
2000. En 2011, 1,7 million de personnes sont décédées de causes liées au sida à travers le monde.
L'extension du traitement antirétroviral a transformé les ripostes nationales au SIDA et a généré des gains
de santé. Depuis 1995, le traitement antirétroviral a sauvé 9 millions en Afrique sub-saharienne.
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L'épidémie de VIH au Cameroun a conduit à: une augmentation de la charge de travail dans les hôpitaux,
réduction de l'espérance de vie ; baisse des taux de survie infantile ; augmentation du nombre d'orphelins.
Signes /symptômes
Ils peuvent apparaître 2 à 4 semaines après la contamination (parfois, il n'y en a pas du tout) puis ils
disparaissent, laissant place à une infection chronique (c'est-à-dire qui persiste dans le temps, pour laquelle
il faut un traitement très long ou dont on ne sait se débarrasser) :
o Fièvre
o Diarrhée
o Eruption cutanée (plaques avec des petits boutons, apparaissant sur le corps)
o Fatigue
o Apparition de ganglions ou augmentation de leur taille
o Douleurs musculaires
Les premières semaines après l'infection, la charge virale est très élevée et donc le risque de transmission
l'est également. Plus la charge virale est élevée, plus on est contaminant. La charge virale est la mesure de la
quantité de VIH présente dans le sang d'une personne séropositive. Les symptômes peuvent passer inaperçus
alors qu'on a été infecté. On peut cependant transmettre le VIH. Il faut donc se protéger et protéger son/sa/ses
partenaire(s) après une prise de risque.
Dépistage : par prise de sang : la plupart des tests proposés permettent de détecter la présence du virus avec
certitude 6 semaines après la prise de risque.
Il existe aussi des tests de dépistage à résultats rapides, ainsi que des autotests (à partir de novembre 2016)
qui peuvent être faits par prélèvement de sang au bout du doigt ou de salive dans la bouche. Leur avantage
réside dans le fait que les résultats sont connus dans les minutes suivant le prélèvement.
NB : attendre 3 mois après la prise de risque pour qu'ils soient totalement fiables. De plus, si le test est
réactif, il doit immédiatement être confirmé par un test avec une prise de sang.
Évolution
Il existe 3 phases de l’évolution du VIH/sida :
o La phase aigüe ou primo-infection. Une fois entré dans l’organisme, le VIH infecte les lymphocytes cd4
au sein des quels il se multiplie. Le taux de cd4 diminue transitoirement tandis que la quantité de virus
VIH dans le sang (charge virale) augmente.
o La phase d’infection asymptomatique cette réponse immunitaire de la charge virale, la multiplication du
VIH continue. Cette phase dite asymptomatique (sans symptôme) est un état d’équilibre entre le VIH, le
système immunitaire et la production des lymphocytes cd4. Le cd4 normale est supérieur à 500mm cube.
La multiplication du VIH stimule une réponse immunitaire qui détruit les lymphocytes cd4 infectés.
Au fil des années, le mécanisme de remplacement des lymphocytes cd4 devient progressivement défaillant
soit à l’occasion d’une intensification de la multiplication virale soit par l’épuisement de la production des
cd4. Une infection opportuniste survient lorsque les lymphocytes cd4 sont inférieurs à 200mm3.
o Le sida correspond à une défaillance de l’immunité point de développer des infections à des agents
infectieux de l’environnement. Ces infections sont dites opportunistes car elles ne surviennent jamais chez
une personne dont l’immunité est normale. Le cumul de multiples infections opportunistes explique la
survenue du décès.
Mode de transmission.
Transmission par le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal (pénétration vaginale et
anale sans préservatif, fellation sans préservatif)
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Transmission par le sang (plaie ouverte, partage de seringues ou de matériel de sniff, sang des
règles)
Transmission de la mère à l’enfant (pendant la grossesse, pendant l’accouchement, pendant
l’allaitement)
Modes de protection
Le préservatif : l'utilisation du préservatif masculin ou féminin reste un moyen efficace, accessible
et répandu pour se protéger du VIH.
Matériel à usage unique en cas d'injection ou autre soin.
Ne pas partager le nécessaire de toilette tel que (rasoir, brosse à dents, coupe-ongles).
Les femmes enceintes séropositives doivent prendre un traitement spécifique pour réduire à moins
de 2% le risque de transmission du VIH à leur enfant.
Les traitements antirétroviraux (trithérapies), lorsqu’ils sont pris de manière efficace, ils
permettent de réduire la charge virale de la personne séropositive jusqu'à devenir indétectable. Ainsi,
à côté du préservatif, le traitement est désormais aussi considéré comme un outil de prévention.
Dépistage régulier le préservatif et le dépistage restent le socle de la prévention du VIH et des autres
IST.
Méthode de diagnostic
Permet de comprendre le rôle des différents tests des anticorps anti-VIH et virologiques. Les tests du VIH
détectent soit : les anticorps anti-VIH ou l’antigène VIH
• Les tests virologiques détecter la présence du VIH (le virus lui-même) dans des échantillons de sang
• Les tests d'anticorps détectent la présence d'anticorps, une mesure indirecte de la présence du virus.
• Les tests de l'antigène p24 mesurent l'une des protéines associées au VIH
• La PCR (réaction en chaîne par polymérase) détecte la présence de l’ADN ou de l’ARN du VIH : les
tests d'ADN-PCR détectent la présence du virus dans le sang utilisé pour diagnostiquer le VIH chez
les enfants < 18 mois. Les test PCR ARN détecte et mesure la quantité du virus présente dans le sang
(charge virale).
• Le test ELISA est également utilisée pour confirmer les résultats des tests rapides du VIH ou de
répéter les résultats discordants du test rapide du VIH
NB : Un test de dépistage du vih ne peut pas vous dire:
– Quand vous avez été infecté
– Qui vous a infecté
– Comment vous avez été infecté
Traitement/prise en charge
• Infection par le VIH est une infection à vie, il n'y a aucun traitement curatif
• Au fil du temps, le système immunitaire est incapable de lutter contre le VIH et la personne peut
développer des infections opportunistes (IO) et ou des conditions liées au sida. Une infection
opportuniste (IO) est une maladie causée par un organisme qui pourrait ne pas causer de maladie chez
une personne en bonne santé, mais il causer la maladie chez une personne qui a un système
immunitaire affaibli.
Il n’existe pas de traitement pour guérir, mais il existe des traitements à long terme qui ralentissent l'évolution
de la maladie, ce sont les trithérapies qui ont pour effet d'empêcher ou de retarder l'apparition du stade
SIDA, en bloquant la multiplication du virus.
Le traitement post exposition (TPE). C'est un traitement d’urgence préventif qui peut réduire fortement les
risques de contamination au VIH/Sida, après une relation sexuelle à risque, une rupture ou un glissement de
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préservatif, un partage de seringue ou de matériel tranchant. Se rendre, dans un Centre de référence SIDA.
La prescription se fait après un entretien avec le médecin. Ce traitement doit être pris le plus rapidement
possible et au plus tard, dans les 72h après la prise de risque (idéalement dans les 48h). Il s’agit d’un
traitement lourd qui doit être pris durant 4 semaines, avec un suivi médical et des prises de sang repartis sur
une période de 3 mois.
NB : son efficacité́ n’a pas encore été démontrée formellement.
II. LA PTME
Définitions
TME: Transmission mère enfant du VIH
PTME : Prévention de la transmission mère enfant du VIH. C’est un ensemble d’interventions mise en œuvre
pour éviter que l’enfant ne soit contaminé par le VIH par sa mère.
e-TME: Élimination de la transmission du VIH de la mère a l’enfant
II. Fréquence de la transmission
En l’absence de toute action de prévention, le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant est de 25%
à 45% dans les pays en voie de développement.
a) Moments de la TME
La transmission du VIH de la mère a l’enfant peut survenir au cours de la grossesse, au cours de
l’accouchement et après l’accouchement par l’allaitement maternel.
Le risque de transmission au cours de la grossesse commence vers le deuxième trimestre et augmente
progressivement du fait des contractions utérines qui deviennent d’autant plus fréquentes et intenses que la
grossesse évolue vers son terme.
L’accouchement constitue la période de plus grand risque de la TME du VIH car l’enfant n’est plus protégé
par les membranes et est en contact direct avec le sang et les secrétions maternelles infectés par le VIH.
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Le risque de la TME du VIH au cours de l’allaitement est d’autant plus élevé que celui-ci se prolonge dans
le temps par effet cumulatif.
b) Facteurs influençant la TME
De nombreux facteurs augmentent le risque de la TME du VIH:
Facteurs viraux:
Le VIH1, du fait de sa réplication plus rapide et de sa plus grande virulence par rapport au VIH2, présente
un plus grand risque de transmission de la mère a l’enfant. Ce risque est estimé à 25% pour le VIH1 et
seulement de 1% pour le VIH2.
Facteurs maternels:
Stade avancé de l’infection à VIH (SIDA)
Primo infection
Taux de CD4 abaissé
Charge virale élevée
Mauvais état nutritionnel
Anémie
Carence en vitamine A
Facteurs obstétricaux:
Accouchement vaginal plus que par césarienne
Accouchement instrumental (par forceps ou ventouse)
Rupture prolongée des membranes (>4 heures)
Travail prolongé
Manœuvre par version externe ou interne
Procédures obstétriques invasives: épisiotomie, rupture artificielle des membranes, amniocentèse,
biopsie des villosités chorioniques, etc.
Facteurs fœtaux:
Prématurité
Hypotrophie
Premier né dans un accouchement multiple
Facteurs liés aux modalités de l’allaitement
Allaitement maternel non protégé (par les ARV)
Allaitement mixte
Allaitement prolongé dans le temps
Lésions mammaires: mastite, fissures de mamelon, abcès du sein
Mauvais état nutritionnel de la mère
Affections buccales chez le bébé: candidose, stomatite, ulcérations...
De tous ces facteurs, la charge virale élevée de la mère est celui qui augmente le plus le risque de TME
du VIH.
Certains cofacteurs infectieux sont susceptibles de limiter le bénéfice du traitement antirétroviral ou
d’augmenter le risque de TME du VIH. Il s’agit:
De la chorioamniotite
Des IST
Du paludisme (augmente la TME du VIH par le biais d’une placentite)
c) Les piliers de la PTME
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Le Cameroun articule sa stratégie de prévention de la TME du VIH autour de quatre axes principaux pour
optimiser ses résultats:
- L’intégration de la PTME et de la santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI)
- L’approche familiale de la prise en charge de l’infection à VIH
- La délégation des tâches/décentralisation des services
- La mise en œuvre de l’option B+ pour la PTME : Cette approche préconise l’initiation systématique
du traitement ARV chez toute femme enceinte séropositive quel que soit son stade clinique ou la
valeur de ses CD4. Ce traitement doit ensuite être poursuivi pendant toute la grossesse, pendant
l’accouchement, la période de l’allaitement et au-delà, à vie.
Les interventions nécessaires pour prévenir la transmission mère enfant du VIH reposent sur les quatre piliers
suivants :
Pilier 1 : La prévention primaire du VIH chez les futurs parents
Pilier 2 : Prévention des grossesses non désirées chez les femmes séropositives
Pilier 3 : Prévention de la TME du VIH
Pilier 4 : Traitement, soins et soutien pour les femmes VIH+ et tous les membres infectés de leur famille
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• La suppression virale maternelle pendant la grossesse et l'allaitement constituent le facteur le plus
important pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
Il faut tout faire pour que la charge virale soit supprimée voire indétectable au moment de
l’accouchement
Ce qui suppose :
CV à l’initiation Post Initiation du Postpartum (tous les 3 mois) Tous les ans
du TARV après TARV
le diagnostic de
l’infection
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Episiotomies, accouchements instrumentaux (ventouse, forceps)
Traumatismes fœtaux(manœuvres version externes, internes et le décollement des
membranes ou stripping)
• Faire la GATPA (Gestion active de la troisième phase de l’accouchement)
Examen de l’abdomen a la recherche d’un 2eme fœtus( gémellité inconnue)
Injecter 10 unités d’ocytocine en IM
Enrouler le cordon ombilical sur la pince et attendre la contraction
Exercer une traction contrôlée sur le cordon lorsque la contraction et extraction du placenta
Massage utérin
Examen du placenta et des membranes
Examen de la filière génitale
• Surveillance d’un éventuel saignement post partum et des signes vitaux
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Ages Doses quotidiennes
De la naissance à 6 semaines
Chez le nouveau-né avec un petit poids à la naissance (<2000 gr), commencer par 2 mg /kg
(0,2 ml/kg) par jour jusqu'à ce qu'il atteigne 2000 gr
1ml = 10 mg de NVP
Protocole de prophylaxie
ARV chez la mère
ARV chez l’enfant
Mère sous
trithérapie ARV depuis 4 Une dose journalière de NVP de la naissance à 6
semaines semaines, quel que soit le mode d’alimentation.
et plus
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