Corrigés des exercices sur les suites
Exercice 1 :
1) Soit 𝑛 un entier naturel quelconque, au bout de la 𝑛-ième année, le montant figurant sur le compte est 𝐶𝑛 ,
et les intérêts calculés à la fin de cette 𝑛-ième année : 4% × 𝐶𝑛 .
Le montant disponible l’année 𝑛 + 1 sera donc :
4
𝐶𝑛+1 = 𝐶𝑛 + 𝐶𝑛 × = 1,04 × 𝐶𝑛
100
2) L’égalité précédente montre que la suite (𝐶𝑛 ) est géométrique de raison 1,04.
On a donc, pour tout entier naturel 𝑛 :
𝐶𝑛 = 1,04𝑛 × 𝐶0 = 1,04𝑛 × 6500
3) En appliquant la formule précédente, on obtient 𝐶5 = 1,045 × 6500.
Au bout de 5 ans, le capital sera donc :
1,045 × 6500 ≃ 7908 € (à l′euro près)
4) Le capital de départ augmenté de 50 % sera de : 6500×1,5 = 9750 €.
Et on obtient d’après la calculatrice :
𝐶0 < 𝐶1 < 𝐶2 < 𝐶3 < 𝐶4 < 𝐶5 < 𝐶6 < 𝐶7 < 𝐶8 < 𝐶9 < 𝐶10 < 9750 < 𝐶11
Le capital aura donc augmenté de 50% au bout de 11 ans.
Exercice 2 :
1) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑢𝑛 = 2𝑛2 + 𝑛.
On peut utiliser plusieurs méthodes pour étudier les variations de (𝑢𝑛 ), en voici deux :
❶ Soit 𝑛 ∈ ℕ quelconque, on a :
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = 2(𝑛 + 1)2 + 𝑛 + 1– (2𝑛2 + 𝑛) = 2(𝑛2 + 2𝑛 + 1) + 𝑛 + 1– 2𝑛2 – 𝑛 = 4𝑛 + 3 > 0
et donc (𝑢𝑛 ) est strictement croissante.
❷ Soit 𝑛 ∈ ℕ quelconque, on a : 𝑢𝑛 = 𝑓(𝑛) où 𝑓 est la fonction définie sur ℝ par 𝑓(𝑥) = 2𝑥 2 + 𝑥.
𝑓, fonction polynôme est dérivable sur ℝ et on a 𝑓 ′ (𝑥) = 4𝑥 + 1 donc 𝑓′ est strictement positive sur
[0; +∞[ et donc 𝑓 est strictement croissante sur [0; +∞[ d’où (𝑢𝑛 ) est strictement croissante.
1
2) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 = 𝑛+1.
Nous présentons trois méthodes d’étude des variations de (𝑣𝑛 ).
❶ Soit 𝑛 ∈ ℕ quelconque, on a :
1 1 𝑛 + 1 − (𝑛 + 2) −1
𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 = − = = <0
𝑛 + 2 𝑛 + 1 (𝑛 + 2)(𝑛 + 1) (𝑛 + 2)(𝑛 + 1)
et donc (𝑣𝑛 ) est strictement décroissante.
1
❷ Soit 𝑛 ∈ ℕ quelconque, on a : 𝑣𝑛 = 𝑓(𝑛) où 𝑓 est la fonction définie sur [0; +∞[ par 𝑓(𝑥) = 𝑥+1.
−1
𝑓, fonction homographique est dérivable sur [0; +∞[ et on a 𝑓 ′ (𝑥) = 2 donc 𝑓′ est strictement
(𝑥+1)
négative sur [0; +∞[ et donc 𝑓 est strictement décroissante sur [0; +∞[ d’où (𝑣𝑛 ) est strictement
décroissante.
❸ On remarque que pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑣𝑛 ≠ 0.
Soit alors 𝑛 ∈ ℕ quelconque, on a :
1
𝑣𝑛+1 𝑛 + 2 𝑛 + 1
= = <1
𝑣𝑛 1 𝑛+2
𝑛+1
(𝑣𝑛 ) est donc strictement décroissante.
Exercice 3 :
𝑢𝑛+1 = 0,9 𝑢𝑛 + 90
Soit donc (𝑢𝑛 ) la suite définie pour tout nombre entier naturel 𝑛 par : {
𝑢0 = 1000
1) 𝑢1 = 0,9 𝑢0 + 90 = 0,9 × 1000 + 90 = 990 et 𝑢2 = 0,9 𝑢1 + 90 = 0,9 × 990 + 90 = 981
2) Soit donc la suite (𝑣𝑛 ) définie pour tout nombre entier naturel 𝑛 par 𝑣𝑛 = 𝑢𝑛 − 900
a) 𝑣0 = 𝑢0 − 900 = 1000 − 900 = 100
𝑣1 = 𝑢1 − 900 = 990 − 900 = 90
b) Soit 𝑛 un entier naturel quelconque, on a : 𝑣𝑛 = 𝑢𝑛 − 900 donc 𝑢𝑛 = 𝑣𝑛 + 900 et donc :
𝑣𝑛+1 = 𝑢𝑛+1 − 900 = 0,9𝑢𝑛 + 90 − 900 = 0,9(𝑣𝑛 + 900) − 810 = 0,9𝑣𝑛 + 810 − 810 = 0,9𝑣𝑛
c) La relation établie en 𝑏) pour tout entier naturel 𝑛 assure que la suite (𝑣𝑛 ) est géométrique de raison
𝑞 = 0,9 et de premier terme 𝑣0 = 100.
d) On déduit directement de 𝑐) que pour tout 𝑛 ∈ ℕ :
𝑣𝑛 = 𝑣0 × 𝑞 𝑛 = 100 × 0,9𝑛
3) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, on a :
𝑢𝑛 = 𝑣𝑛 + 900 = 100 × 0,9𝑛 + 900
Exercice 4 :
1) a) Soit 𝑛 un entier naturel quelconque.
𝑢𝑛 est la valeur du véhicule à l’année 2008 + 𝑛.
L’année 2008 + 𝑛 + 1, le véhicule vaut 15% de moins que l’année précédente donc :
15 15
𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 − 𝑢𝑛 = 𝑢𝑛 (1 − ) = 0,85 𝑢𝑛
100 100
b) La relation précédente établie pour tout entier naturel 𝑛 prouve que la suite (𝑢𝑛 ) est une suite
géométrique de raison 𝑞 = 0,85 et de premier terme 𝑢0 = 50200
2) On déduit de ce qui précède que pour tout entier naturel 𝑛, 𝑢𝑛 = 𝑢0 × 𝑞 𝑛 = 50200 × 0,85𝑛
3) Pour 𝑛 = 4, on obtient la valeur résiduelle en 2012 :
𝑈4 = 50200 × 0,854 donc en 2012, le fourgon vaut 50200 × 0,854 ≃ 26205 € (à l’euro près).
4) A l’aide de la calculatrice, on obtient :
𝑢0 > 𝑢1 > 𝑢2 > 𝑢3 > 𝑢4 > 𝑢5 > 𝑢6 ≃ 18933 > 17000 > 𝑢7 ≃ 16093
La valeur résiduelle sera donc inférieure à 17000 € l’année 2008 + 7 = 2015.