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Sujet : Le commerce international intéresse à la fois le droit et l'économie ; d'une part, il est régulé

par des accords commerciaux multilatéraux, régionaux et bilatéraux, et d'autre part, il est influencé
par le degré d'insertion et de spécialisation des pays dans l'économie mondiale.

Introduction

Le commerce international est aujourd'hui un moteur incontournable de la croissance économique


mondiale. Il repose sur l’échange de biens, services et capitaux entre les pays, favorisant
l'interdépendance des économies nationales. Cependant, il ne se réduit pas à une simple interaction
entre offre et demande : il est profondément influencé par des régulations juridiques sous forme
d'accords commerciaux, ainsi que par les dynamiques économiques propres à chaque pays. Le cadre
juridique permet de structurer les échanges, tandis que l'insertion et la spécialisation des pays
déterminent leur place dans l'économie mondiale. Dès lors, une réflexion s’impose sur l’impact des
accords commerciaux et des stratégies d’intégration des pays dans les chaînes de valeur mondiales.
Comment le commerce international articule-t-il ces deux dimensions, à la fois juridique et
économique, pour façonner les échanges mondiaux ?

1. Les régulations du commerce international : les accords commerciaux

Le commerce international est strictement encadré par des accords commerciaux de différentes
natures. Les accords multilatéraux, tels que ceux promulgués par l'Organisation mondiale du
commerce (OMC), visent à harmoniser les règles du commerce entre un grand nombre de pays,
facilitant ainsi les échanges. Ces accords permettent de réduire les droits de douane, les quotas
d'importation, et d'autres barrières non tarifaires, ouvrant ainsi la voie à des flux commerciaux plus
fluides. Par exemple, l'Accord de Marrakech de 1994, qui a fondé l'OMC, a instauré un cadre
international destiné à régler les différends commerciaux entre les pays membres.

Les accords régionaux, comme l'Union européenne (UE) ou l'Accord de libre-échange nord-américain
(ALENA), sont également des éléments clés du commerce international. Ces accords favorisent la libre
circulation des marchandises, des services, et parfois des capitaux, dans des zones géographiques
spécifiques. Par exemple, l'Union européenne permet aux pays membres de bénéficier d'un marché
unique sans droits de douane.

Enfin, les accords bilatéraux permettent à deux pays d'adapter leurs relations commerciales en
fonction de leurs besoins et intérêts spécifiques. Le Maroc, par exemple, a signé plusieurs accords de
libre-échange bilatéraux, dont un avec les États-Unis en 2006. Ces accords permettent d'accroître les
exportations et de faciliter l'accès à des marchés extérieurs, stimulant ainsi l’économie nationale.

2. L'influence de l'insertion et de la spécialisation des pays

Au-delà des accords commerciaux, le degré d'insertion des pays dans l'économie mondiale joue un
rôle crucial dans leur participation au commerce international. Certains pays, comme la Chine, ont
réussi à se spécialiser dans des secteurs économiques stratégiques, leur permettant d'occuper une
place de premier plan dans les chaînes de valeur mondiales. Grâce à une spécialisation dans
l’industrie manufacturière, la Chine a su devenir un acteur clé dans la production de biens
électroniques, textiles et autres produits à bas coût, tout en bénéficiant de sa vaste main-d'œuvre.

Le Maroc, quant à lui, illustre comment un pays peut s’intégrer dans l’économie mondiale grâce à une
spécialisation ciblée. En se positionnant dans l'industrie automobile, avec des entreprises comme
Renault et Peugeot qui ont implanté des usines de production, le Maroc est devenu un acteur majeur
de ce secteur en Afrique. De plus, le royaume est le premier exportateur mondial de phosphates, une
ressource essentielle pour la production d'engrais, renforçant ainsi sa position dans le commerce
international.

Cependant, cette intégration mondiale n'est pas toujours aisée pour tous les pays. Les pays en
développement peuvent rencontrer des difficultés à se spécialiser dans des secteurs à forte valeur
ajoutée, ce qui les place souvent dans une position de dépendance vis-à-vis des économies plus
avancées. De plus, des facteurs comme la stabilité politique, la qualité des infrastructures, et le
niveau d’éducation influencent directement la capacité d'un pays à s'insérer dans les chaînes de
valeur mondiales.

Conclusion

Le commerce international, à la croisée du droit et de l'économie, est structuré à la fois par des
accords commerciaux, qui encadrent et régulent les échanges entre pays, et par le degré d’insertion
et de spécialisation des nations dans l'économie mondiale. Si ces deux éléments sont
complémentaires, ils mettent également en lumière les disparités qui existent entre les pays en
termes de capacité à tirer parti du commerce mondial.

Solutions

Pour réduire ces écarts et permettre à davantage de pays de bénéficier du commerce international,
des solutions doivent être mises en œuvre :

1. Renforcer les accords multilatéraux : Une meilleure coopération internationale, notamment


au sein de l'OMC, pourrait permettre de réduire les barrières commerciales pour les pays en
développement, leur offrant ainsi un meilleur accès aux marchés mondiaux.

2. Favoriser la diversification économique : Les pays doivent chercher à diversifier leurs


économies en investissant dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme les technologies
de l’information, l’énergie renouvelable, ou l’agro-industrie. Cela leur permettrait de mieux
s'intégrer dans les chaînes de valeur mondiales.

3. Améliorer les infrastructures et la formation : Un investissement accru dans les


infrastructures et l’éducation serait essentiel pour permettre aux pays en développement de
se spécialiser dans des secteurs compétitifs et de bénéficier pleinement des avantages du
commerce international.

En adoptant ces stratégies, les pays peuvent mieux naviguer dans le cadre complexe du commerce
international et maximiser les bénéfices économiques, tout en assurant une participation plus
équitable aux échanges mondiaux

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