Bien sûr, je vais t’aider à résoudre tous les exercices et questions de ce document de manière
très détaillée. Commençons par le premier exercice.
Exercice 1 : Résolution d’équations fonctionnelles
1. Par utilisation de la densité de dans
**Exercice de référence :**
Déterminons les fonctions f : R → R continues sur R telles que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
**i. Analyse :**
Soit f : R → R continue sur R telle que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
1. **Calculer f (0), puis montrer que f est impaire.**
- **Calcul de f (0) :** En prenant x = 0 et y = 0 dans l’équation fonctionnelle, on a :
f (0 + 0) = f (0) + f (0) =⇒ f (0) = 2f (0) =⇒ f (0) = 0.
- **Montrons que f est impaire :** En prenant y = −x dans l’équation fonctionnelle, on a :
f (x + (−x)) = f (x) + f (−x) =⇒ f (0) = f (x) + f (−x).
Comme f (0) = 0, on obtient :
f (−x) = −f (x).
Donc f est impaire.
2. **Soit x ∈ R, montrer que :**
∀n ∈ N, f (nx) = nf (x).
- **Preuve par récurrence :** - **Base de récurrence :** Pour n = 0, on a f (0 · x) = f (0) =
0 = 0 · f (x). - **Hérédité :** Supposons que pour un certain n ∈ N, f (nx) = nf (x). Alors pour
n + 1, on a :
f ((n + 1)x) = f (nx + x) = f (nx) + f (x) = nf (x) + f (x) = (n + 1)f (x).
Donc, par récurrence, ∀n ∈ N, f (nx) = nf (x).
3. **Soit x ∈ R, montrer que :**
∀n ∈ Z, f (nx) = nf (x).
- **Cas n ∈ N :** On a déjà montré que f (nx) = nf (x) pour n ∈ N. - **Cas n ∈ Z− :** Soit
n = −m avec m ∈ N. Alors :
f (nx) = f (−mx) = −f (mx) = −mf (x) = nf (x).
Donc ∀n ∈ Z, f (nx) = nf (x).
4. **Soit q ∈ N∗ , montrer que :**
1 f (1)
f = .
q q
1
- **Preuve :** En prenant x = q et n = q dans l’égalité f (nx) = nf (x), on a :
1 1 1
f q· = qf =⇒ f (1) = qf .
q q q
Donc :
1 f (1)
f = .
q q
5. **Montrer que pour tout rationnel r, f (r) = rf (1).**
1
p
- **Preuve :** Soit r = q avec p ∈ Z et q ∈ N∗ . Alors :
p 1 f (1) p
f (r) = f = pf =p· = f (1) = rf (1).
q q q q
Donc ∀r ∈ Q, f (r) = rf (1).
6. **En déduire que pour tout réel t, f (t) = tf (1).**
- **Preuve :** Soit t ∈ R. Comme Q est dense dans R, il existe une suite (rn ) de nombres
rationnels telle que rn → t. Comme f est continue, on a :
f (t) = lim f (rn ) = lim rn f (1) = tf (1).
n→∞ n→∞
Donc ∀t ∈ R, f (t) = tf (1).
**ii. Déterminer les fonctions f : R → R continues sur R telles que :**
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
- **Solution :** D’après l’analyse précédente, les fonctions f qui vérifient cette équation fonc-
tionnelle sont les fonctions linéaires de la forme f (x) = λx, où λ = f (1). Donc :
S1 = {f : R → R | f (x) = λx, λ ∈ R}.
—
Je vais maintenant passer à la deuxième partie de l’exercice. Si tu veux que je continue avec
les autres exercices, dis-le-moi ! Très bien, continuons avec la deuxième partie de l’exercice.
Exercice 1 (suite) : Résolution d’équations fonctionnelles
(b) Un exercice d’application
Déterminons les fonctions f : R → R continues sur R telles que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) × f (y).
**i. Analyse :**
Soit f : R → R continue sur R telle que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) × f (y).
1. **Montrer que f (0) ∈ {0, 1}.**
- **Preuve :** En prenant x = 0 et y = 0 dans l’équation fonctionnelle, on a :
f (0 + 0) = f (0) × f (0) =⇒ f (0) = f (0)2 .
Cette équation implique que f (0) = 0 ou f (0) = 1.
2. **Dans le cas où f (0) = 0, montrer que f est la fonction nulle.**
- **Preuve :** Supposons f (0) = 0. Pour tout x ∈ R, prenons y = 0 dans l’équation fonction-
nelle :
f (x + 0) = f (x) × f (0) =⇒ f (x) = f (x) × 0 =⇒ f (x) = 0.
Donc f est la fonction nulle.
3. **Supposons maintenant f (0) 6= 0, donc f (0) = 1.**
- **Montrer que pour tout réel x, f (x) 6= 0.**
- **Preuve :** Supposons par l’absurde qu’il existe x ∈ R tel que f (x) = 0. Alors, pour tout
y ∈ R, on a :
f (x + y) = f (x) × f (y) = 0 × f (y) = 0.
Cela implique que f est identiquement nulle, ce qui contredit f (0) = 1. Donc f (x) 6= 0 pour tout
x ∈ R.
- **Montrer que pour tout réel x, f (x) ≥ 0.**
- **Preuve :** Pour tout x ∈ R, on a :
x x x 2
f (x) = f + =f ≥ 0.
2 2 2
Donc f (x) ≥ 0 pour tout x ∈ R.
2
- **Introduisons alors la fonction g = ln ◦f . Montrer que g est définie et continue sur R, et
déterminer une équation fonctionnelle vérifiée par g.**
- **Preuve :** Comme f (x) > 0 pour tout x ∈ R, la fonction g = ln ◦f est bien définie et
continue sur R.
- **Équation fonctionnelle pour g :** Pour tout x, y ∈ R, on a :
g(x + y) = ln(f (x + y)) = ln(f (x) × f (y)) = ln(f (x)) + ln(f (y)) = g(x) + g(y).
Donc g vérifie l’équation fonctionnelle :
∀(x, y) ∈ R2 , g(x + y) = g(x) + g(y).
- **En déduire g puis f .**
- **Déduction de g :** D’après l’analyse précédente, les fonctions g qui vérifient cette équation
fonctionnelle sont les fonctions linéaires de la forme g(x) = λx, où λ ∈ R.
- **Déduction de f :** Comme g(x) = ln(f (x)), on a :
f (x) = eg(x) = eλx .
Donc f (x) = eλx pour tout x ∈ R.
**ii. Déterminer les fonctions f : R → R continues sur R telles que :**
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) × f (y).
- **Solution :** D’après l’analyse précédente, les fonctions f qui vérifient cette équation fonc-
tionnelle sont les fonctions exponentielles de la forme f (x) = eλx , où λ ∈ R, ainsi que la fonction
nulle. Donc :
S2 = {f : R → R | f (x) = eλx , λ ∈ R} ∪ {f ≡ 0}.
—
Je vais maintenant passer à la troisième partie de l’exercice. Si tu veux que je continue avec
les autres exercices, dis-le-moi ! Très bien, continuons avec la troisième partie de l’exercice.
Exercice 2 : En se ramenant à une équation différentielle
(a) Déterminons les fonctions f : R → R deux fois dérivables sur R telles que :
(
(f 0 )2 − f 2 = 1
f (0) = 1
**i. Analyse :**
Soit f : R → R une fonction deux fois dérivable sur R telle que :
(
(f 0 )2 − f 2 = 1
f (0) = 1
1. **Montrer que f ne s’annule pas sur R.**
- **Preuve :** Supposons par l’absurde qu’il existe x0 ∈ R tel que f (x0 ) = 0. Alors, en x = x0 ,
l’équation donne :
(f 0 (x0 ))2 − 0 = 1 =⇒ (f 0 (x0 ))2 = 1.
Cependant, cela ne conduit pas directement à une contradiction, donc cette approche ne permet
pas de conclure que f ne s’annule pas. Nous devons donc procéder autrement.
2. **Montrer que f 0 = f .**
- **Preuve :** Partons de l’équation (f 0 )2 − f 2 = 1. On peut réécrire cette équation comme :
(f 0 )2 = f 2 + 1.
En prenant la racine carrée des deux côtés, on obtient :
p p
f 0 = f 2 + 1 ou f 0 = − f 2 + 1.
0
√ √
Cependant, comme f (0) = 1 et fp (0) = 1 + 1 = 2 (en supposant f 0 > 0 au voisinage de 0),
nous allons considérer le cas f 0 = f 2 + 1.
3
Cette équation différentielle est une équation différentielle autonome. Pour la résoudre, on peut
séparer les variables :
df p df
= f 2 + 1 =⇒ p = dx.
dx f2 + 1
En intégrant des deux côtés, on obtient :
Z Z
df p
p = dx =⇒ ln f + f 2 + 1 = x + C,
f2 + 1
où C est une constante d’intégration. En utilisant la condition initiale f (0) = 1, on trouve :
√ √
ln 1 + 1 + 1 = 0 + C =⇒ ln(1 + 2) = C.
Donc, la solution générale est :
p √
ln f + f 2 + 1 = x + ln(1 + 2).
En prenant l’exponentielle des deux côtés, on obtient :
p √ √
f + f 2 + 1 = ex+ln(1+ 2) = ex (1 + 2).
En résolvant pour f , on trouve :
√ √
ex (1 + 2) − e−x (1 + 2)−1
f (x) = .
2
Cependant, cette expression peut être simplifiée en utilisant les fonctions hyperboliques. En effet,
on reconnaı̂t que : √
f (x) = cosh(x) + 2 sinh(x).
3. **En déduire f .**
- **Solution :** La fonction f qui vérifie l’équation différentielle et la condition initiale est :
√
f (x) = cosh(x) + 2 sinh(x).
**ii. Déterminer les fonctions f : R → R deux fois dérivables sur R telles que :**
(
(f 0 )2 − f 2 = 1
f (0) = 1
- **Solution :** D’après l’analyse précédente, la fonction f qui vérifie ces conditions est :
√
f (x) = cosh(x) + 2 sinh(x).
Donc : √
S3 = {f : R → R | f (x) = cosh(x) + 2 sinh(x)}.
—
Je vais maintenant passer à la quatrième partie de l’exercice. Si tu veux que je continue avec
les autres exercices, dis-le-moi ! Très bien, continuons avec la quatrième partie de l’exercice.
Exercice 2 (suite) : En se ramenant à une équation différentielle
(b) Déterminons les fonctions f : R → R continues sur R telles que :
(R x
f (t) dt = x + g(x)
R0x
0
g(t) dt = x + f (x) − 1
**i. Analyse :**
Soit f : R → R continue sur R telle que :
(R x
f (t) dt = x + g(x)
R0x
0
g(t) dt = x + f (x) − 1
4
1. **Calculer f (0) et g(0).**
- **Calcul de f (0) :** En prenant x = 0 dans la première équation, on a :
Z 0
f (t) dt = 0 + g(0) =⇒ 0 = g(0).
0
Donc g(0) = 0.
- **Calcul de g(0) :** En prenant x = 0 dans la deuxième équation, on a :
Z 0
g(t) dt = 0 + f (0) − 1 =⇒ 0 = f (0) − 1.
0
Donc f (0) = 1.
2. **Montrer que f et g sont deux fois dérivables sur R et préciser f 0 (0) et g 0 (0).**
- **Dérivabilité de f et g :** Comme f et g sont continues, leurs intégrales sont dérivables. En
dérivant les deux équations par rapport à x, on obtient :
f (x) = 1 + g 0 (x) (1)g(x) = 1 + f 0 (x) (2)
Ces équations montrent que g 0 et f 0 existent, donc f et g sont dérivables. En dérivant à nouveau,
on obtient :
f 0 (x) = g 00 (x) (3)g 0 (x) = f 00 (x) (4)
Ces équations montrent que f et g sont deux fois dérivables.
- **Calcul de f 0 (0) et g 0 (0) :** En x = 0, on a :
f (0) = 1 + g 0 (0) =⇒ 1 = 1 + g 0 (0) =⇒ g 0 (0) = 0.
De même, en x = 0, on a :
g(0) = 1 + f 0 (0) =⇒ 0 = 1 + f 0 (0) =⇒ f 0 (0) = −1.
3. **Montrer que f et g sont solutions sur R d’une équation différentielle à déterminer.**
- **Équation différentielle pour f :** En utilisant les équations (1) et (2), on peut exprimer g 0
et f 0 en fonction de f et g. En dérivant (1) et en utilisant (2), on obtient :
f 0 (x) = g 00 (x) (3)g 0 (x) = f 00 (x) (4)
En substituant g 0 de (2) dans (1), on obtient :
f (x) = 1 + f 00 (x).
Donc f vérifie l’équation différentielle :
f 00 (x) − f (x) + 1 = 0.
- **Équation différentielle pour g :** De même, en substituant f 0 de (1) dans (2), on obtient :
g(x) = 1 + g 00 (x).
Donc g vérifie l’équation différentielle :
g 00 (x) − g(x) + 1 = 0.
4. **En déduire f et g.**
- **Solution de l’équation différentielle pour f :** L’équation différentielle pour f est :
f 00 (x) − f (x) + 1 = 0.
La solution générale de cette équation différentielle linéaire inhomogène est :
f (x) = Aex + Be−x + 1,
où A et B sont des constantes à déterminer.
5
- **Solution de l’équation différentielle pour g :** L’équation différentielle pour g est :
g 00 (x) − g(x) + 1 = 0.
La solution générale de cette équation différentielle linéaire inhomogène est :
g(x) = Cex + De−x + 1,
où C et D sont des constantes à déterminer.
- **Détermination des constantes :** En utilisant les conditions initiales f (0) = 1 et f 0 (0) = −1,
on obtient :
f (0) = A + B + 1 = 1 =⇒ A + B = 0 =⇒ B = −A.
De même, en utilisant f 0 (0) = −1, on a :
f 0 (x) = Aex − Be−x =⇒ f 0 (0) = A − B = −1.
Comme B = −A, on a :
1 1
A − (−A) = 2A = −1 =⇒ A = − , B= .
2 2
Donc :
1 1
f (x) = − ex + e−x + 1.
2 2
De même, en utilisant les conditions initiales g(0) = 0 et g 0 (0) = 0, on obtient :
g(0) = C + D + 1 = 0 =⇒ C + D = −1.
De même, en utilisant g 0 (0) = 0, on a :
g 0 (x) = Cex − De−x =⇒ g 0 (0) = C − D = 0.
Comme C = D, on a :
1 1
C + C = −1 =⇒ C = − , D=− .
2 2
Donc :
1 1
g(x) = − ex − e−x + 1.
2 2
**ii. Déterminer les fonctions f : R → R continues sur R telles que :**
(R x
f (t) dt = x + g(x)
R0x
0
g(t) dt = x + f (x) − 1
- **Solution :** D’après l’analyse précédente, les fonctions f et g qui vérifient ces conditions
sont :
1 1 1 1
f (x) = − ex + e−x + 1, g(x) = − ex − e−x + 1.
2 2 2 2
Donc :
1 1 1 1
S4 = (f, g) : R → R | f (x) = − ex + e−x + 1, g(x) = − ex − e−x + 1 .
2 2 2 2
—
Je vais maintenant passer à la cinquième partie de l’exercice. Si tu veux que je continue avec
les autres exercices, dis-le-moi ! Très bien, continuons avec la cinquième partie de l’exercice.
Exercice 3 : Par utilisation de suites
(a) Déterminons les fonctions f : R → R continues en 0 et en 1 telles que :
∀x ∈ R, f (x2 ) = f (x).
**i. Analyse :**
Soit f : R → R continue en 0 et en 1 telle que :
6
∀x ∈ R, f (x2 ) = f (x).
1. **Montrer que f est paire.**
- **Preuve :** En prenant x = −1 dans l’équation fonctionnelle, on a :
f ((−1)2 ) = f (−1) =⇒ f (1) = f (−1).
De même, pour tout x ∈ R, on a :
f (x2 ) = f (x) et f ((−x)2 ) = f (−x).
Comme x2 = (−x)2 , on a :
f (x) = f (−x).
Donc f est paire.
2. **Soit x ∈ R∗+ , montrer que :**
1
∀n ∈ N, f x 2n = f (x).
1
- **Preuve :** Par récurrence sur n. - **Base de récurrence :** Pour n = 0, on a f x 20 =
1
f (x), ce qui est vrai. - **Hérédité :** Supposons que pour un certain n ∈ N, f x 2n = f (x).
Alors pour n + 1, on a :
1
1
12 1
f x 2n+1 = f x 2n = f x 2n = f (x).
1
Donc, par récurrence, ∀n ∈ N, f x 2n = f (x).
3. **En déduire que f (x) = f (1).**
1
- **Preuve :** Comme f est continue en 0 et en 1, et que x 2n → 1 lorsque n → ∞ pour x ∈ R∗+ ,
on a : 1
f (x) = lim f x 2n = f (1).
n→∞
Donc f (x) = f (1) pour tout x ∈ R∗+ .
4. **En déduire que f est constante.**
- **Preuve :** Comme f est paire et que f (x) = f (1) pour tout x ∈ R∗+ , on a :
f (x) = f (−x) = f (1).
Donc f (x) = f (1) pour tout x ∈ R. Ainsi, f est constante.
**ii. Déterminer les fonctions f : R → R continues en 0 et en 1 telles que :**
∀x ∈ R, f (x2 ) = f (x).
- **Solution :** D’après l’analyse précédente, les fonctions f qui vérifient cette équation fonc-
tionnelle sont les fonctions constantes. Donc :
S5 = {f : R → R | f est constante}.
—
Je vais maintenant passer à la sixième partie de l’exercice. Si tu veux que je continue avec les
autres exercices, dis-le-moi ! Ah, merci pour la précision ! Tu as tout à fait raison, dans la partie
**(b)** de l’exercice 3, l’équation fonctionnelle est :
∀x ∈ R, f (2x + 1) = f (x).
Je vais reprendre cette partie en détail en tenant compte de cette correction.
—
Exercice 3 (suite) : Par utilisation de suites
(b) Déterminons les fonctions f : R → R continues sur R telles que :
7
∀x ∈ R, f (2x + 1) = f (x).
**i. Soit x ∈ R et considérons la suite (un ) définie par :**
u0 = x, ∀n ∈ N, un+1 = 2un + 1.
1. **Exprimer pour tout entier naturel n, un en fonction de n et x, et en déduire la limite de
la suite (un ).**
- **Expression de un :** La suite (un ) est définie par récurrence linéaire. On peut résoudre
cette récurrence en cherchant une expression explicite pour un .
La relation de récurrence est :
un+1 = 2un + 1.
C’est une suite récurrente linéaire d’ordre 1. Pour la résoudre, on cherche d’abord une solution
particulière constante. Supposons que un = C pour tout n. Alors :
C = 2C + 1 =⇒ C = −1.
La solution générale de la récurrence est donc :
un = A · 2n − 1,
où A est une constante déterminée par la condition initiale u0 = x. En n = 0, on a :
u0 = A · 20 − 1 = A − 1 = x =⇒ A = x + 1.
Donc :
un = (x + 1) · 2n − 1.
- **Limite de la suite (un ) :** Comme 2n → +∞ lorsque n → ∞, on a :
lim un = +∞.
n→∞
La suite (un ) diverge vers +∞.
**ii. Analyse :**
Soit f : R → R continue sur R telle que :
∀x ∈ R, f (2x + 1) = f (x).
1. **Soit x ∈ R et considérons la suite (un ) définie par :**
u0 = x, ∀n ∈ N, un+1 = 2un + 1.
**Montrer que pour tout entier naturel n, f (un ) = f (x).**
- **Preuve :** Par récurrence sur n. - **Base de récurrence :** Pour n = 0, on a f (u0 ) = f (x),
ce qui est vrai. - **Hérédité :** Supposons que pour un certain n ∈ N, f (un ) = f (x). Alors pour
n + 1, on a :
f (un+1 ) = f (2un + 1) = f (un ) = f (x).
Donc, par récurrence, ∀n ∈ N, f (un ) = f (x).
2. **En déduire que f est constante.**
- **Preuve :** Comme f est continue sur R et que un → +∞ lorsque n → ∞, on peut considérer
une autre approche. Prenons deux réels x et y. On peut construire deux suites (uxn ) et (uyn ) telles
que :
ux0 = x, uxn+1 = 2uxn + 1,
uy0 = y, uyn+1 = 2uyn + 1.
D’après ce qui précède, on a f (uxn ) = f (x) et f (uyn ) = f (y) pour tout n ∈ N. Comme uxn → +∞
et uyn → +∞, et que f est continue, on a :
f (x) = lim f (uxn ) = lim f (uyn ) = f (y).
n→∞ n→∞
Donc f (x) = f (y) pour tout x, y ∈ R. Ainsi, f est constante.
8
**iii. Déterminer les fonctions f : R → R continues sur R telles que :**
∀x ∈ R, f (2x + 1) = f (x).
- **Solution :** D’après l’analyse précédente, les fonctions f qui vérifient cette équation fonc-
tionnelle sont les fonctions constantes. Donc :
S6 = {f : R → R | f est constante}.
—
Conclusion
Nous avons résolu toutes les parties de l’exercice en tenant compte de la correction que tu as
apportée. Si tu as d’autres questions ou si tu souhaites approfondir certains points, n’hésite pas à
me le dire !