Physique-Chimie 1: Autour D'une Centrale Nucléaire
Physique-Chimie 1: Autour D'une Centrale Nucléaire
2024
PSI
4 heures Calculatrice autorisée
Autour d’une centrale nucléaire
Une centrale nucléaire utilise l’énergie dégagée par la fission nucléaire des atomes d’uranium placés au cœur
du réacteur. La chaleur générée par la fission est transférée à un fluide caloporteur, généralement de l’eau qui
circule dans le circuit primaire. L’eau du circuit primaire est portée à très haute température par l’effet des
réactions de fission nucléaire qui ont lieu au sein du cœur du réacteur. Elle passe ensuite dans un pressuriseur
qui maintient sa pression constante et égale à 𝑝 = 155 bar, puis effectue un échange thermique avec le circuit
secondaire dans un générateur de vapeur : l’énergie thermique dégagée par l’eau du premier circuit vaporise
alors l’eau du second, qui fait ensuite tourner plusieurs turbines génératrices d’énergie mécanique, elle-même
enfin transformée en énergie électrique par un alternateur.
Bâtiment réacteur
(zone nucléaire)
Circuit secondaire
Condenseur
Cuve du
réacteur
Circuit de refroidissement
Circuit primaire
Pompe
Fleuve ou mer
Figure 1 Principe d’un réacteur nucléaire. Librement adapté d’une illustration EDF.
Certaines questions, repérées par une barre en marge, ne sont pas guidées et demandent de l’initiative de la
part du candidat. Les pistes de recherche doivent être consignées par le candidat sur sa copie ; si elles sont
pertinentes, elles seront valorisées. Le barème tient compte du temps nécessaire pour explorer ces pistes et
élaborer un raisonnement, il valorise ces questions de façon très significative.
Dans cette partie, on se place en régime stationnaire et on néglige les variations d’énergie mécanique.
On étudie l’évolution de la température entre le centre du combustible UO2(s) et l’eau du circuit primaire,
qui circule dans l’espace annulaire de rayon allant de 𝑅4 à 𝑅5 et entourant les crayons. On suppose que la
température du fluide caloporteur est une constante et vaut 𝑇5 = 303 °C.
On note 𝑇2 et 𝑇3 les températures de part et d’autre de l’interface entre le combustible et la gaine. On note 𝑇4
et 𝑇5 les températures de part et d’autre de l’interface entre la gaine et le fluide caloporteur.
Pour simplifier, on néglige les effets de bord à chaque extrémité des cylindres ; on considère pour l’étude que les
𝑁 crayons combustibles de hauteur 𝐻 sont disposés les uns au-dessus des autres et que les échanges thermiques
se font exclusivement selon une direction radiale.
Les échanges thermiques au niveau d’une interface sont modélisés selon la relation de Newton : la puissance
thermique traversant une surface d𝑆 de cette interface s’écrit ℎ d𝑆 (𝑇𝑠 − 𝑇𝑎 ) où ℎ désigne le coefficient de
transfert conducto-convectif et 𝑇𝑠 et 𝑇𝑎 désignent les températures de part et d’autre de l’interface.
Chaque crayon est entouré d’une gaine d’épaisseur 𝑒 = 𝑅4 − 𝑅3 = 0,60 mm dont la conductivité thermique vaut
𝜆3 = 16 W⋅m–1 ⋅K–1 .
𝑑
gaine
gaine
𝑧 𝑧
𝑇1 𝑇2 𝑇3
𝑇4 𝑇5
UO2(s)
fluide caloporteur
fluide caloporteur
fluide caloporteur
𝐻 UO2(s)
𝑅3
𝑅4
𝑅5
𝑟
Figure 2
Q 1. Exprimer la surface latérale totale, notée 𝑆𝑡𝑜𝑡 , de l’ensemble des 𝑁 crayons combustibles entourés de
la gaine en fonction de 𝑁, 𝑑 et 𝐻.
On note 𝑃𝑉 la puissance thermique par unité de volume engendrée par les réactions de fission au cœur des
crayons combustibles et que l’on suppose uniforme. On appelle 𝑟 la distance à l’axe du cylindre modélisant
l’ensemble des 𝑁 crayons.
Q 2. Montrer que l’équation de la diffusion thermique vérifiée par la température dans le combustible
s’écrit :
d d𝑇
(𝑟 ) + 𝐴𝑟 = 0.
d𝑟 d𝑟
Exprimer 𝐴 en fonction de 𝑃𝑉 et 𝜆2 .
Q 8. Expliquer pourquoi le bon fonctionnement du pressuriseur du circuit primaire fait partie des critères
majeurs de sureté. Proposer une solution pour pouvoir évacuer une puissance plus importante.
Dans cette partie, on néglige l’influence de la gaine mais on tient compte du profil non uniforme, selon la
coordonnée 𝑧, de la puissance thermique générée par les réactions de fission, ainsi que de la dépendance avec 𝑧
du champ de température.
Chaque crayon combustible de rayon 𝑅4 et de hauteur 𝐻 est refroidi par une circulation d’eau liquide dans un
espace annulaire de rayon extérieur 𝑅5 entourant le crayon. On ne considère dans cette sous-partie qu’un seul
crayon.
𝑧
𝑅5
𝑧=𝐻 𝑅4 𝑇𝑠
Eau Eau
𝑣⃗ 𝑣⃗
𝑧=0 𝑇𝑒
Figure 3
La puissance thermique 𝑃𝑉 (𝑧) par unité de volume engendrée par les réactions de fission au sein de la barre du
combustible est modélisée par : 𝑃𝑉 (𝑧) = 𝑃0 sin ( 𝜋𝑧
𝐻 ). On suppose que les échanges thermiques se font toujours
exclusivement dans la direction radiale de la barre de combustible. On appelle 𝑟 la distance à l’axe du cylindre.
L’eau liquide circule à la vitesse 𝑣 = 5,0 m⋅s–1 avec un débit massique 𝐷𝑚 = 0,30 kg⋅s–1 ; la température
d’entrée (en 𝑧 = 0) de l’eau liquide est 𝑇𝑒 = 284 °C et sa température de sortie (en 𝑧 = 𝐻) est 𝑇𝑠 = 322 °C.
La capacité thermique massique de l’eau liquide, supposée constante sur cette plage de température, est prise
égale à 𝑐5 = 5750 J⋅K–1 ⋅kg–1 . On admet qu’il n’y a pas d’échange thermique avec l’extérieur pour 𝑟 = 𝑅5 .
Dans la suite, on suppose que la température de l’eau liquide ne dépend que de 𝑧 et on la note 𝑇 (𝑧) ; la
température dans la barre de combustible dépend de 𝑟 et 𝑧 et est notée 𝑇𝑐 (𝑟, 𝑧).
Q 9. En réalisant un bilan thermodynamique pendant d𝑡 pour l’eau liquide entre les cotes 𝑧 et 𝑧 + d𝑧 (avec
d𝑧 ≪ 𝑧), en écoulement stationnaire dans l’espace annulaire, justifier que :
On note ℎ𝑐𝑐 le coefficient de transfert conducto-convectif entre la barre de combustible et l’eau liquide dans ce
modèle, et 𝑇𝑝 (𝑧) la température de la paroi de la barre de combustible à l’altitude 𝑧.
𝑇𝑐 (𝑟, 𝑧) − 𝑇𝑒 1 𝜋𝑧 𝑟2 𝜋𝑧
= [1 + 𝐷 cos ( ) ] + [𝐸 + 𝐹 (1 − 2 ) ] sin ( ) .
𝑇𝑠 − 𝑇𝑒 2 𝐻 𝑅4 𝐻
Q 14. En déduire l’altitude pour laquelle la température sur l’axe de la barre de combustible est maximale.
Calculer la valeur de la température maximale sur l’axe ; on prendra ℎ𝑐𝑐 = 33 kW ⋅ m−2 ⋅ K−1 . Préciser si un
critère de sureté en température est respecté.
340
330
320
𝑇𝑝 (𝑧) (∘C)
310
300
290
On considère un fluide en écoulement stationnaire, sans variation notable de son énergie mécanique, dans une
machine. Il y entre dans l’état E (pression 𝑝𝑒 , température 𝑇𝑒 , enthalpie massique ℎ𝑒 ) et en sort dans l’état S
(pression 𝑝𝑠 , température 𝑇𝑠 , enthalpie massique ℎ𝑠 ). On note 𝑤𝑢 le travail utile massique et 𝑞 le transfert
thermique massique reçus algébriquement par le fluide lors de la traversée de la machine.
— la pompe d’alimentation porte l’eau liquide juste saturée (état 0) de la basse pression 𝑝3 = 0,040 bar du
condenseur à la pression 𝑝2 = 85,8 bar du générateur de vapeur (GV) de façon isentropique (état 1) ;
— l’eau liquide entre ensuite dans le générateur de vapeur, où elle est chauffée de façon isobare jusqu’à la
température 𝑇2 du changement d’état (état 1’ – liquide juste saturant), puis est totalement vaporisée jusqu’à
l’état 2 (vapeur saturante sèche). Le surchauffeur (2 – 2’) fonctionne de façon isobare ;
— la vapeur sèche produite (état 2’) subit ensuite une détente isentropique dans une turbine calorifugée amenant
le système dans l’état 3, à la température 𝑇0 ;
— le mélange diphasé (état 3) pénètre ensuite dans le condenseur pour y être totalement condensé (état 0).
3 Condenseur
Eau de circulation
1’ 1 0
Générateur de vapeur
Pompe d’alimentation
Figure 5 Cycle de Hirn.
On se place en régime stationnaire. On suppose l’eau liquide incompressible et on néglige le travail consommé
par la pompe devant les autres termes énergétiques de l’installation.
Dans la suite, les grandeurs thermodynamiques indicées par 𝑖 sont relatives à l’état 𝑖.
On donne 𝑇0 ≃ 𝑇1 = 29 °C, 𝑇2 = 300 °C et 𝑇2′ = 500 °C, ainsi qu’un extrait de tables thermodynamiques pour
l’eau sur le tableau 1. Les données suivantes sont également fournies :
— enthalpie et entropie massiques respectives de la vapeur d’eau sèche à 500 °C et 85,8 bar : ℎ = 3391 kJ⋅kg–1
et 𝑠 = 6,68 kJ⋅kg–1 ⋅K–1 .
Q 18. Donner le nom des différentes courbes du diagramme des frigoristes (𝑝, ℎ) du document réponse 1 et
y représenter précisément le cycle décrit par le fluide.
Q 19. Calculer, à partir de données du tableau 1 pour plus de précision, le titre massique en vapeur ainsi
que l’enthalpie massique de la vapeur à la sortie de la turbine. Positionner le point représentatif de cet état sur
le diagramme des frigoristes du document réponse 1.
Q 21. Établir l’expression de l’efficacité de Carnot 𝜂𝐶 d’une machine cyclique ditherme fonctionnant en
moteur entre une source chaude à la température 𝑇𝐶 et une source froide à la température 𝑇𝐹 . La calculer en
prenant respectivement pour 𝑇𝐹 et 𝑇𝐶 les températures minimale et maximale du fluide dans le circuit secondaire.
Commenter en justifiant l’écart éventuel avec la valeur de l’efficacité obtenue à la question précédente.
Les gouttes d’eau liquide peuvent endommager la turbine. Aussi, est-il avantageux d’utiliser une turbine à deux
corps permettant d’obtenir un titre massique en vapeur en sortie de turbine proche de 1 grâce à une double
surchauffe. Le cycle de Hirn précédent est modifié :
— de l’eau (état 1) est admise dans le générateur de vapeur (GV) d’où elle sort à l’état de vapeur saturante
sèche (état 2) ;
— elle passe ensuite dans le premier surchauffeur isobare (2 – 2’), pour être détendue dans la turbine haute
pression (HP) (2’ – 4) ;
— la vapeur sèche (état 4) est envoyée dans un second surchauffeur isobare (4 – 4’) pour être ensuite détendue
dans l’étage de turbine basse pression (BP) (4’ – 5). Le titre massique en vapeur dans l’état 5 est sensiblement
égal à 1 ;
— le liquide juste saturé (état 0) est ensuite comprimé de façon isentropique à la pression 𝑝2 du générateur de
vapeur (état 1).
Les détentes dans les turbines, calorifugées, sont supposées isentropiques. On se place encore une fois en régime
stationnaire et on a toujours 𝑇0 ≃ 𝑇1 = 29 °C, 𝑇2 = 300 °C et 𝑇2′ = 500 °C. De plus, 𝑇4 = 300 °C et 𝑇4′ = 500 °C.
Q 22. Représenter précisément le cycle décrit par le fluide dans le diagramme des frigoristes du document
réponse 1. Définir et calculer l’efficacité de de cycle.
Pour des raisons technologiques, des limitations de pression et de température interviennent directement dans
le choix des caractéristiques du cycle eau-vapeur de ces centrales thermiques nucléaires, d’où des cycles moins
« poussés » que dans les centrales thermiques classiques.
Le cœur du réacteur est réfrigéré et modéré par l’eau, laquelle vient se refroidir dans les échangeurs principaux
(appelés générateurs de vapeur). Les mélangeurs ou réchauffeurs sont notés R1, R2, R3, R4, R5 et R6 (figure 6).
Sécheur-Surchauffeur
Eau du
circuit
primaire Alternateur
HP BP
Échangeurs
R6
R5 Condenseur
R4 R3 R2 R1
Pompe Pompe
Figure 6 Schéma simplifié du circuit eau-vapeur d’une centrale nucléaire.
Q 23. Calculer l’efficacité du cycle en vous appuyant notamment sur les caractéristiques thermodynamiques
du cycle fournies dans le tableau 2. En déduire la puissance disponible aux bornes de l’alternateur. En réalité,
cette puissance disponible n’est que de 960 MW : proposer une explication.
𝑖 𝑛⃗
𝜔𝑡
𝑂 ⃗⃗⃗ ⃗⃗ 𝑥
𝐵
𝑧
Figure 7
Q 24. Déterminer l’expression de l’intensité du courant qui circule dans la spire en régime sinusoïdal forcé.
Q 26. Déterminer la puissance mécanique moyenne de la turbine qui entraîne le rotor de cet alternateur,
ainsi que la puissance moyenne dissipée par effet Joule. Comparer ces deux puissances.
H3 BO3(aq) + 2 H2 O = B(OH)−
4 (aq)
+ H3 O+ (aq) avec pKa = 9, 25 à 25 °C.
En présence de D-mannitol (noté M), l’ion B(OH)4 − donne un ion noté C− . La dissociation de H3 BO3 avec le
D-mannitol s’écrit :
H3 BO3(aq) + 2 H2 O = B(OH)−
4 (aq)
+ H3 O+ (aq) (IV.1)
B(OH)−
4 (aq)
+ 2 M(aq) = C− (aq) + 4 H2 O (IV.2)
Q 27. Calculer la constante d’équilibre K de la réaction de formation de C− (aq) , avec un coefficient stœchio-
métrique unité, à partir de l’acide borique et du D-mannitol aqueux à 25 °C. Commenter le résultat.
Le mélange H3 BO3(aq) +2 M(aq) joue le rôle d’un acide faible au sens de Bronsted. On définit la constante d’acidité
𝑎C− 𝑎H3 O+
apparente de l’acide borique par Ka,app = où interviennent les activités des espèces dissoutes.
𝑎H3 BO3
On dispose dans la burette d’une solution d’hydroxyde de sodium à la concentration 𝐶𝐵 = 0,10 mol⋅L–1 . On
appelle 𝑉𝐵 le volume de la solution d’hydroxyde de sodium versé au cours du dosage.
On réalise trois dosages à 25°C avec des valeurs différentes de 𝑥, l’une d’elles correspondant au cas 𝑥 = 0 (absence
de D-mannitol). Les trois courbes (a), (b) et (c) correspondantes, obtenues suite à une étude expérimentale,
figurent sur le graphe de la figure 8.
Q 29. Déterminer 𝐶0 ainsi que les valeurs de 𝑥 notées respectivement 𝑥𝑎 , 𝑥𝑏 et 𝑥𝑐 ayant conduit à chacune
des courbes (a), (b) et (c).
On prépare 10 mL d’une solution d’acide borique de concentration 𝐶0′ ; on la complète avec de l’eau distillée
jusqu’à atteindre un volume 𝑉𝐴 = 40 mL où la concentration en acide borique est notée 𝐶𝐴 . On ajoute un
barreau aimanté.
Dans la burette, on dispose d’une solution titrante d’hydroxyde de sodium à la concentration 𝐶𝐵 = 0,10 mol⋅L–1 .
On appelle 𝑉𝐵 le volume de cette solution titrante versé au cours du dosage à 25 °C.
12
10 (a)
(b)
8 (c)
pH
2
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
𝑉𝐵 (mL)
Figure 8 Courbe de titrage pH-métrique de l’acide borique,
avec ou sans D-mannitol, par l’hydroxyde de sodium.
V.A – Préliminaire
Q 33. Expliquer l’origine de l’irradiation possible des intervenants lors des opérations de maintenance dans
le circuit primaire et la préconisation du choix d’un pH supérieur à 3 dans l’eau du circuit primaire à une
température de 300 °C.
On considère les espèces NiO(s) , Ni2+ (aq) et Ni(OH)2(aq) . On note 𝑠 la solubilité de l’oxyde de nickel définie par
𝑠 = [Ni2+ (aq) ] + [Ni(OH)2(aq) ].
Q 34. Représenter un diagramme de prédominance en fonction du pH relatif cette fois-ci aux espèces Ni2+ (aq)
et Ni(OH)2(aq) à la température de 300 °C.
Q 35. Retrouver par le calcul les équations de droite du diagramme simplifié de la figure 9 représentant
log(𝑠) en fonction du pH pour un pH compris entre 3 et 11.
Q 36. Compléter le programme Python du document réponse 2 permettant d’obtenir le tracé du diagramme
[Ni2+ ] [Ni(OH) ]
de distribution donnant en pourcentages [Ni(OH) ]+[Ni(aq)
2+ et [Ni(OH) ]+[Ni2(aq)
2+ en fonction du pH à la
2(aq) (aq) ] 2(aq) (aq) ]
température de 300 °C. Le programme doit également représenter sur le même graphique une droite verticale
correspondant au pH de l’eau neutre à 300 °C.
Le tracé obtenu est similaire à celui de la figure 10 réalisé dans les mêmes conditions d’étude.
−3
−4
−5
log (𝑠)
−6
−7
−8
−9
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
pH
Figure 9 Diagramme de solubilité de l’espèce NiO(s) en fonction du pH à 300 °C.
100
80
60
%
40
20
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
pH
Figure 10 Diagramme de distribution à 300 °C.
Q 37. Représenter un diagramme de prédominance en fonction du pH relatif aux espèces Ni2+ (aq) , Ni(OH)2(aq)
et Ni(OH)−
3(aq)
à la température de 300 °C.
La solubilité de l’oxyde de nickel est cette fois-ci définie par 𝑠 = [Ni2+ (aq) ] + [Ni(OH)2(aq) ] + [Ni(OH)−
3(aq)
].
Le diagramme de solubilité de l’oxyde de nickel est représenté sur la figure 11 pour deux températures différentes.
Q 38. Déterminer par le calcul les valeurs de pH où la solubilité est minimale pour les températures de 300°C
et 90 °C. On négligera les variations de Ks3 avec la température.
Lors d’un arrêt à froid, la pression du circuit primaire peut descendre jusqu’à 31 bar et la température jusqu’à
90 °C.
Q 39. Expliquer pourquoi il est essentiel de bien choisir le pH lors du fonctionnement en puissance du circuit
primaire. Préciser une valeur optimale du pH relativement au nickel. Citer le(s) risque(s) encouru(s) par le
personnel lors des opérations de maintenance si le pH n’est pas modifié lors de l’arrêt à froid.
−3 2
−4 0
−5
log (𝑠)
log (𝑠)
−2
−6
−4
−7
−6
−8
−8
−9
2 4 6 8 10 12 2 4 6 8 10 12
pH pH
Figure 11 Diagramme de solubilité de l’espèce NiO(s) en
fonction du pH pour deux températures : 300 °C et 90 °C.
Variation d’entropie d’une phase condensée incompressible de capacité thermique 𝐶 entre un état 1 et un état 2 :
𝑇2
Δ𝑆 = 𝐶 ln .
𝑇1
1
Formule trigonométrique : sin 𝑎 sin 𝑏 = [− cos(𝑎 + 𝑏) + cos(𝑎 − 𝑏)].
2
Température
25 90 300
(°C)
pKe 14,00 12,44 11,41
• • • FIN • • •