0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues3 pages

ds2 2022 2023 1

Transféré par

younesbs2122
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues3 pages

ds2 2022 2023 1

Transféré par

younesbs2122
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MP 2 Mardi 11 octobre 2022

Devoir surveillé 2 (4h)

 
Les calculatrices et autres appareils électroniques (téléphones etc.), l’usage de stylos à encre
effaçable et des blancs de correction sont interdits. Les couleurs autorisées sont le bleu et
le noir, le rouge est toléré pour les encadrés. Encadrez ou soulignez vos résultats, séparez
clairement vos questions , la clarté de votre présentation est un élément d’appréciation.
 

Problème 1 :
Etude en dimension 3
On considère les matrices :

⎛ 0 1 0 ⎞ ⎛ 0 −1 0 ⎞
A=⎜ 2 0 2 ⎟ et B = ⎜ 2 0 −2 ⎟ .
⎝ 0 1 0 ⎠ ⎝ 0 1 0 ⎠

1) Montrer la matrice A est diagonalisable sur R. Donner la liste des valeurs propres de A et la dimension
des espaces propres correspondants. On ne demande pas de déterminer les espaces propres de A dans
cette question.
2) La matrice B est-elle diagonalisable sur R ? Est-elle diagonalisable sur C ? Donner la liste des valeurs
propres réelles puis complexes de B et la dimension des espaces propres sur R et C correspondants.
On ne demande pas de déterminer les espaces propres de B dans cette question.
On considère :
⎛ 1 0 0 ⎞
D=⎜ 0 i 0 ⎟ ∈ M3 (C).
⎝ 0 0 −1 ⎠
3) Exprimer D−1 AD à l’aide de la matrice B.

Etude de la matrice Bn
Dans cette partie, on introduit la matrice Bn et on en étudie ses propriétés spectrales à l’aide d’un
endomorphisme de dérivation. Soit n ∈ N∗ un entier naturel fixé. Pour k ∈ ⟦0, n⟧, on note fk ∶ R → C la
fonction définie par :
∀x ∈ R, fk (x) = cosk (x) sinn−k (x).
On note Vn le C-espace vectoriel défini par :
n
Vn = VectC (f0 , f1 , . . . , fn ) = { ∑ λk fk ∣ (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 }
k=0

4) Montrer que la famille (f0 , . . . , fn ) est libre. En déduire la dimension de l’espace vectoriel complexe
Vn .
5) Pour k ∈ ⟦0, n⟧, montrer que fk′ ∈ Vn . En déduire que :

ϕn ∶ Vn → Vn
f ↦ ϕn (f ) = f ′

définit un endomorphisme de Vn et expliciter sa matrice Bn dans la base (f0 , f1 , . . . , fn ).


Vérifiez que B2 est la matrice B de la première partie.
6) Pour k ∈ ⟦0, n⟧, on note gk ∶ R → C la fonction définie par ∶ ∀x ∈ R, gk (x) = ei(2k−n)x . Montrer que :
∀x ∈ R, gk (x) = (cos x + i sin x)k (cos x − i sin x)n−k .
7) En déduire, à l’aide de la formule du binôme de Newton, que : ∀k ∈ ⟦0, n⟧, gk ∈ Vn .
8) Pour k ∈ ⟦0, n⟧, calculer gk′ . En déduire que ϕn est diagonalisable.
Donner la liste des valeurs propres complexes de ϕn et décrire les espaces propres correspondants.

1
Problème 2
Dans tout le problème, K désigne R ou C et E est un K-espace vectoriel de dimension n ⩾ 1.
On dit dans ce problème qu’un sous-ensemble A de L(E) est une sous-algèbre de L(E) si A est un
sous-espace vectoriel de L(E), stable pour la composition, c’est-à-dire tel que u ○ v appartient à A quels
que soient les éléments u et v de A. Remarquer que contrairement à la définition donnée dans le
programme, on ne demande pas ici que IdE appartienne à A.
On dit qu’une sous-algèbre A de L(E) est commutative si pour tous u et v dans A, u ○ v = v ○ u.
Une sous-algèbre A de L(E) est dite diagonalisable (respectivement trigonalisable) s’il existe une base
B de E telle que pour tout u de A, MatB (u) soit diagonale (respectivement triangulaire supérieure)
On dit qu’une partie A de Mn (K) est une sous-algèbre de Mn (K) si A est un sous-espace vectoriel
stable pour le produit matriciel. Elle est dite commutative si, pour toutes matrices A et B de A, AB = BA.
Une sous-algèbre A de Mn (K) est diagonalisable (respectivement trigonalisable) s’il existe P ∈ GLn (K)
telle que pour toute matrice M de A, P −1 M P soit diagonale (respectivement triangulaire supérieure).
Un sous-espace vectoriel F de E est strict si F est différent de E.
On désigne par Sn (K) (respectivement An (K) ) l’ensemble des matrices symétriques de Mn (K) (res-
pectivement antisymétriques). On désigne par Tn (K) (respectivement T+n (K) ) le sous-ensemble de Mn (K)
constitué des matrices triangulaires supérieures. (respectivement des matrices triangulaires supérieures à
coefficients diagonaux nuls).

Partie I : exemples de sous-algèbres


Exemples de sous-algèbres de Mn (K)
1) Les sous-ensembles Tn (K) et T+n (K) sont-ils des sous-algèbres de Mn (K) ?
2) Les sous-ensembles S2 (K) et A2 (K) sont-ils des sous-algèbres de M2 (K) ?
3) On suppose n ⩾ 3. Les sous-ensembles Sn (K) et An (K) sont-ils des sous-algèbres de Mn (K) ?

Exemples de sous-algèbres de M2 (K) diagonalisables et non diagonalisables


a −b
Soit Γ(K) le sous-ensemble de M2 (K) constitué des matrices de la forme ( ) où (a, b) ∈ K2 .
b a
4) Montrer que Γ(K) est une sous-algèbre de M2 (K).
5) Montrer que Γ(R) n’est pas une sous-algèbre diagonalisable de M2 (R).
0 −1
6) Montrer que ( ) est diagonalisable sur C. En déduire que Γ(C) est une sous-algèbre diago-
1 0
nalisable de M2 (C)

Partie II : Une sous-algèbre commutative de Mn (R), dz dans Mn (C)


Dans cette partie, on suppose n ⩾ 2. Pour tout (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Rn , on pose

⎛ a0 an−1 ⋯ a1 ⎞
⎜ a1 a0 ⋯ a2 ⎟
J (a0 , . . . , an−1 ) = ⎜ ⎟
⎜ ⋮ ⋮ ⋮ ⎟
⎝ an−1 an−2 ⋯ a0 ⎠

Ainsi, le coefficient d’indice (i, j) de J (a0 , . . . , an−1 ) est ai−j si i ⩾ j et ai−j+n si i < j. Soit A l’ensemble
des matrices de Mn (R) de la forme J (a0 , . . . , an−1 ) où (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Rn . Soit J ∈ Mn (R) la matrice
canoniquement associée à l’endomorphisme ϕ ∈ L (Rn ) défini par ϕ ∶ ej ↦ ej+1 si j ∈ {1, . . . , n − 1} et
ϕ (en ) = e1 , où (e1 , . . . , en ) est la base canonique de Rn .

Calcul des puissances de J


7) Préciser les matrices J et J 2 . (On pourra distinguer les cas n = 2 et n > 2.)
8) Préciser les matrices J n et J k pour 2 ⩽ k ⩽ n − 1.
9) Quel est le lien entre la matrice J (a0 , . . . , an−1 ) et les J k , où 0 ⩽ k ⩽ n − 1 ?

Une base de A
10) Montrer que (In , J, J 2 , . . . , J n−1 ) est une base du R-e.v. A
11) Montrer que A est une sous-algèbre commutative de Mn (R).

2
Diagonalisation de J :
12) Montrer que J est diagonalisable dans Mn (C) et déterminer ses valeurs propres.
13) Déterminer les espaces propres associés.

Diagonalisation de l’algèbre A
14) Montrer qu’il existe P ∈ GLn (C) telle que, pour toute matrice A ∈ A, la matrice P −1 AP est diagonale.
15) Soit (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Rn . Quelles sont les valeurs propres complexes de la matrice J (a0 , . . . , an−1 ) ?

Partie III Réduction d’une algèbre nilpotente de Mn (C)


Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie n ⩾ 1. On admet dans cette partie le théorème ci-dessous,
qui sera démontré dans la partie IV (peut-être à la maison !).

Définition : On dira qu’une sous-algèbre A de L(E) est irréductible si les seuls sous-espaces
vectoriels stables par tous les éléments de A sont {0} et E.
Théorème de Burnside : Soit E un C-espace vectoriel de dimension n ⩾ 2. Soit A une sous-
algèbre de L(E). Si A est irréductible alors A = L(E).

Soit A une sous-algèbre de L(E) dont tous les éléments sont des endomorphismes nilpotents. On se
propose de démontrer par récurrence forte sur n ∈ N∗ que A est trigonalisable.
16) Montrer que le résultat est vrai si n = 1.
On suppose désormais que n ⩾ 2 et que le résultat est vrai pour tout entier naturel d ⩽ n − 1.
17) Montrer qu’il existe un sous-espace vectoriel V de E distinct de E et {0} stable par tous les éléments
de A
On fixe dans la suite un tel sous-espace vectoriel et on note r sa dimension. Soit aussi s = n − r.
18) Montrer qu’il existe une base B de E telle que pour tout u ∈ A,
A(u) B(u)
MatB (u) = ( )
0 D(u)
où A(u) ∈ Mr (C), B(u) ∈ Mr,s (C) et D(u) ∈ Ms (C)
19) Montrer que {A(u) ∣ u ∈ A} est une sous-algèbre de Mr (C) constituée de matrices nilpotentes et
que {D(u) ∣ u ∈ A} est une sous-algèbre de Ms (C) constituée de matrices nilpotentes.
20) Montrer que A est trigonalisable.

Partie IV : Le théorème de Burnside


On se propose de démontrer dans cette partie le théorème de Burnside énoncé dans la partie III On
fixe un C-espace vectoriel E de dimension n ⩾ 2. Soit A une sous-algèbre irréductible de L(E). Il s’agit
donc de montrer que A = L(E).

Recherche d’un élément de rang 1


21) Soient x et y deux éléments de E, x étant non nul. Montrer qu’il existe u ∈ A tel que u(x) = y. On
pourra considérer dans E le sous-espace vectoriel F ∶= {u(x) ∣ u ∈ A}.
22) Soit v ∈ A de rang supérieur ou égal à 2. Montrer qu’il existe u ∈ A et λ ∈ C tel que
0 < rg(v ○ u ○ v − λv) < rg v.
Indication – Considérer x et y dans E tels que la famille (v(x), v(y)) soit libre, justifier l’existence
de u ∈ A tel que u ○ v(x) = y et considérer l’endomorphisme induit par v ○ u sur Im v
23) En déduire l’existence d’un élément de rang 1 dans A.

Conclusion
Soit u0 ∈ A de rang 1. On peut donc choisir une base B = (ε1 , . . . , εn ) de E telle que (ε2 , . . . , εn ) soit
une base de ker u0 .
24) Montrer qu’il existe u1 , . . . , un ∈ A de rang 1 tels que ui (ε1 ) = εi pour tout i ∈ ⟦1, n⟧.
25) Conclure.

Vous aimerez peut-être aussi