Droit des sociétés
Introduction
A. La classification des sociétés
1. Sociétés civiles et sociétés commerciales
Sociétés commerciales :
- Soit par la forme : SARL, SA, SAS, EURL, SASU
- Soit par l’objet : faire des actes de commerces habituel et répétés.
Sociétés civiles : les autres = société qui ne rentre pas dans la liste des
commerciales et dont l’activité est civile.
- Si l’activité réel est civil = civil
- Si l’activité réel est commerciale = commerciale par l’objet
Intérêt de la distinction : les sociétés commerciales sont considérées
comme des commerçants à part entière
Rappel : les associés (personne physique) d’une SNC ont automatiquement la
qualité de commerçant.
2. Sociétés de personnes et sociétés de capitaux
Sociétés de personnes (SNC…) : intuitu personae (confiance) entre
les associés primordial. Les associés se connaissent et se font confiance.
- Parts sociales cessibles seulement avec le consentement des autres
associés donner l’accord pour que l’acheteur rentre dans les
associés = agrément.
- Le décès ou l'incapacité d’un associé met fin en principe à la société
au moment du décès ou incapacité, la société est dissoute, sauf si
règle notée.
- Responsabilité illimitée : si la société est insolvable alors l’associé
perd ce qu’il a mis dans la sociétés et ils payent les dettes de la
sociétés jusqu’au dernier centimes.
Sociétés de capitaux (ex : SA, SAS) : pas d’intuitu personae
- Droits sociaux en principe librement cessibles pas besoin de
l’accord des associés pour céder des parts.
- L’incapacité ou le décès d’un associé n’entraine pas la dissolution de
la société
- Responsabilité limitée risque seulement de perdre le capital
apportée au départ.
La SARL est entre les deux, possédant les caractéristiques des deux
catégories.
- Cession de part sociales : besoin du consentement des autres
associés personnes.
- Décès ou incapacité : en principe ça n’entraine pas la dissolution de
la société mais le contrat de société peut prévoir l’inverse.
- Responsabilité limitée risque seulement de perdre le capital
apportée au départ capitaux.
3. Sociétés personnifiées et sociétés non personnifiées
En général, les sociétés ont la personnalité morale
Certaines sociétés n’ont pas la personnalité morale. 2 types :
- Les sociétés en participation : société qui a été voulu par les
associés, en général ils ont signé un contrat de sociétés écrit. Mais
pour ≠ raison, les associés n’ont pas voulu la personnalité morale.
C’est pour une question de discrétion puisqu’elles n’ont pas de personnalité
juridique ou si elles n’ont pas vocation à exister longtemps simplifie la
dissolution.
- Les sociétés créées de fait : sociétés dans lesquelles les
personnes se comportent comme des associés, remplissent toutes
les exigences du contrat de sociétés mais elles n’en n’ont pas
conscience.
Aucun contrat de sociétés écrit.
Pas de personnalité morales
Vont finir un jour par être révélé par un juge
Exemple : M.X est boulanger et exploite un fonds, il se trouve une concubine
et elle tient la caisse dure longtemps. Il aurait pu lui faire un contrat de
travail mais elle n’en a pas = 0 paye, 0 cotisations. se séparent. Dit que
pendant leur période ensemble, ils ont été associés liquidé donc 50% du
fonds de commerce lui revient.
B. Sociétés et notions voisines - Intro
Art. 1832 du Code civil : « La société est instituée par deux ou
plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à
une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de
partager le bénéfice ou de profiter de l'économie qui pourra en
résulter »
La société présente donc plusieurs particularités :
- Plusieurs associés (en principe)
- Existence d’un contrat entre les associés
- Réalisation d’apports : chaque associés doivent apporté quelque
chose à la société.
- But = partager des bénéfices ou profiter d’économies.
1. Société et entreprise individuelle
La distinction entre les sociétés et les entreprises individuelles reposent
sur deux critères :
- Nombre de personnes :
o Entreprise individuelle = 1.
o Sociétés : au moins 2 ou 1 dans certains cas.
- Personnalité juridique :
o 1 seule personnalité juridique pour E. individuelle =
entrepreneur.
o La société à la personnalité morale (SASU..) et les associés
sont juridique.
2. Sociétés et associations
Art. 1 de la loi du 1er juillet 1901 : « l'association est la convention par
laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d'une façon
permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que
de partager des bénéfices »
Différence :
- Société : but lucratif
- Association : pas de but lucratif
PARTIE 1. LA CRÉATION DE LA SOCIÉTÉ.
Chapitre 1. Le contrat de société
*Contrat de société = Statut
*Pour la SASU et …. = conditions adaptée.
I. LES CONDITIONS DE VALIDITÉ
Conditions
Conditions
du droit Contrat de
spéciales
commun société
aux
des valable
sociétés
contrats
Paragraphe 1 : Les conditions issues du droit commun des contrats
A. Consentement
Existence du consentement exigée : chaque associé doit avoir la
volonté.
Forme du consentement :
o Soit exprès : écrit ou orale
o Soit tacite : il n’existe en pratique que pour les société créées de
faites
Absence de vices de consentement :
- Violence : Possible mais aucun cas n’a jamais été admis en droit des
sociétés
- Dol : Problème : peut-il n’émaner que d’un seul autre associé ou
doit-il émaner de l’ensemble des autres associés ? Estime que le
dol doit être émané de l’ensemble des autres associés.
- Erreur :
ö Erreur sur la personne société civile ou sur la personne.
ö Erreur les qualités essentielles. Elle porte :
Soit sur la nature du contrat lui-même ou sur la forme
sociale
Soit sur les apports en dehors du montant qui ne
peut être une erreur reconnue.
B. Capacité – Mineurs
Mineur non émancipé : doit être représenté par ses représentants
légaux
Mineur émancipé : peuvent conclure seuls le contrat de société
Attention si la forme de la société donne de plein droit la qualité
de commerçant à ses associés SNC :
- Mineurs non émancipés : interdit
- Mineurs émancipés : possible si autorisation du juge
Capacité – Majeurs protégés
Majeur sous sauvegarde de justice : en principe peut conclure seul le
contrat de société. En pratique il faut déjà avoir le jugement.
Majeur en curatelle
- Doit être assisté par le curateur (en principe) 2 signature : peut
seul si l’apport est de faible valeur, par rapport au montant de son
patrimoine.
- Qualité de commerçant admise
Majeur en tutelle :
- Doit être représenté par son tuteur. De plus, l’autorisation préalable
du juge est nécessaire
- Ne peut être commerçant peut pas être associé SNC.
C. Contenu – Objet social
Définition : ensemble des activités que la société se propose d’exercer
en vue de faire des bénéfices ou réaliser des économies
2 conditions :
- Être déterminé : ne peut pas être universel 1 ou plusieurs activité
visée mais ne pas marquer « toutes activité » = objet social
universel
- Être licite : être conforme à l’ordre publique et aux bonne mœurs.
Contenu – Raison d’être
Art. 1835 du C. civ. : « Les statuts peuvent préciser une raison d'être,
constituée des principes dont la société se dote et pour le respect
desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son
activité ».
Définition de la raison d’être : vocation particulière que l'entreprise se
reconnaît et qui se décline par un ensemble de principes visant à
guider et inspirer le management de l'entreprise ainsi que toutes les
parties qui prennent part à son activité.
La raison d’être est facultative une société n’est pas obligé de
choisir des principes pour guider son entreprise.
Le législateur n’a pas posé de conditions ou de limites aux raisons
d’être. on y retrouve donc les limites classiques.
En cas de violation des principes mentionnés dans la raison d’être,
sanctions possibles
Exemple : - Ferrero n’en n’a pas.
- Danone : « apporter la santé par l’alimentation aux plus grand
nombre ».
- Carrefour : « être leader de la transition alimentaire tous ».
Paragraphe 2 : Les conditions particulières au contrat de société
A. Apports - Intro
Définition : acte par lequel l’associé affecte un bien ou un droit à la
société en contrepartie de la remise de droits sociaux Obligatoire
pour chq associé à la création de ‘entreprise. Chaque associé doit
apporter au moins une fois
Souscription : prend l’engagement de faire un apport à la société des
apports.
Libération des apports : exécution de l’obligation d’apporter quelque
chose.
1. Les différents types d’apports
a) Les apports en numéraire
Définition : apports de somme d’argent
Leur montant doit être déterminé
Distinction apport en numéraire et apport en compte courant d’associé
Dans les 2 cas, l’associé va transférer des fonds à la société.
La contrepartie :
- Apport en numéraire : remise de droit sociaux, prêt fait à la
société et la société doit rembourser la somme.
- Apport en compte courant d’associé : on ne perçoit pas de part
social ni d’actions.
b) Les apports en nature
Définition : apports de biens ou valeurs, corporels ou incorporels,
autres que de l’argent
Usus + fructus = usufruit = jusqu’à sa mort.
Peut-être :
- En pleine propriété = usus + fructus+ abusus usufruit + nue-
propriété.
- En nue-propriété abusus. : valeur moindre
- En usufruit (durée maximum : 30 ans) à la société.
- En jouissance la société va avoir les même droit qu’un apport en
usufruit = avoir les droits et pouvoir l’utiliser Même droit qu’un
locataire : louer, utiliser…. : valeur moindre.
Évaluation : règles différentes pour les sociétés de capitaux et les
sociétés de personnes
- Société personnes : les associé sont libre de déterminer la valeur
des apports en nature. La liberté est totale, ils doivent juste être
tous d’accord.
- Société de capitaux : Les règles sont imposées pour éviter la
surévaluation faire appel à un professionnel qui va évaluer les
apports en nature : expert-comptable, notaire pour les immeubles et
commissaire de justice.
c) Les apports en industrie
Définition : apport du travail, d’une compétence, de connaissances
techniques ou intellectuelles ou de la notoriété d’un associé
L’apport en industrie ne concourt pas à la formation du capital
social = part d’industrie.
Particularités des droits sociaux perçus en contrepartie :
- Incessibles peuvent pas être vendues, ni céder en cas de décès
et/ou donation.
- Insaisissables les créanciers ne peuvent pas saisir ces droits
sociaux.
Droit dans les bénéfices égale à celle de l’associé qui a le moins
apporté (en nature ou en numéraire) Clause contraires possible : on
peut diminuer le droit dans les bénéfices ou l’augmenter.
Interdit dans certaines sociétés : SA.
Lorsque l’apport en industrie consiste à un travail, l’apporteur en
industrie n’a pas la qualité de salarié le code du travail n’est
pas applicable tout prévoir contractuellement = 0 rémunération,
droit possible seulement si la société réalise des bénéfices…, 0 droits
aux repos, de congés payés. Il faut prévoir la durée de l’apport.
Il est un associé normal droit de vote aux assemblées.
2. Les effets : le capital social et les droits sociaux
Capital social = somme de apports en nature et en numéraire = valeur
nominale des droits sociaux × nombre de droits sociaux
En principe, le montant du capital de la société est fixe : principe
d’intangibilité du capital.
Exceptions :
- Augmentations ou réductions de capital
- Sociétés à capital variable pas très courant : domaine financier
(Sicard, société de coopérative…)
Montant du capital social : par principe il est libre, mais il doit exister
donc il faut au minimum 1 euros.
- Pour les SA, il doit être au minimum 37 000€
Droits sociaux :
- Parts sociales ou actions :
ö Actions : SA et SAS
ö Parts sociales : les autres
- Intérêts de la distinction entre actions et parts sociales :
ö Cotation en bourse : seules les actions peuvent être côtés en
bourse.
ö Fiscalité : en cas de vente elles sont ≠.
B. Vocation aux bénéfices et aux pertes
1. Principes
Vocation aux bénéfices ou aux économies. Différentes formes :
- Dividendes : si la société réalise des bénéfices au titre d’un exercice
donnée.
- Boni de liquidation : on paye les créanciers, on rembourse
l’intégralité des apports. Ce qui reste est le boni de liquidation =
bénéfices partagés entre les associés.
Contribution aux pertes. N’intervient en principe que lors de la
liquidation de la société. Elle n’intervient pas au cours de la vie de la
société mais à sa mort. On perd ce qu’ont apporté.
En cas de perte, il n’y a aucune obligation de la part des associé de
reflouer la société.
2. Répartition
Principe : répartition proportionnelle aux apports mais clause contraire
possible. –
- Peut choisir une clé de répartition différente dans les statuts pour les
associés
- Peut choisir une répartition différentes des bénéfices.
Limite = Prohibition des clauses léonines
Définition : clause du contrat de société qui avantage ou désavantage
excessivement un (ou plusieurs) associé dans la répartition des
bénéfices ou la contribution aux pertes
- Sanction : clause réputée non écrite on fait 50-50
C. Affectio societatis
Définition : volonté de s’associer et de collaborer sur un pied d’égalité
Volonté de participer à une entreprise commune
Pas de lien de subordination entre les associés. Si des salariés sont
associés, ils doivent être libre.
II. NULLITÉ DE LA SOCIÉTÉ - INTRO
Paragraphe 1 : Causes de nullité
Causes de nullité issues du droit commun des contrats :
- Défaut de consentement ou vice du consentement
- Défaut de capacité
- Absence ou l’illicéité de l’objet social soit objet social universel
soit pas du tout.
Causes de nullité issues de conditions particulières au contrat de
société :
- Absence d’apports ou la fictivité des apports on promets de faire
un apport mais c’est convenue qu’on n’apportera rien.
Si tous les apports = aucune nullité
Sinon il faut qu’il soit essentiel à la société = nullité
Exemple : Apport de fonds de commerce qui n’est pas fait = nullité
- Absence de la pluralité d’associé ou du nombre légalement requis
d’associés
- Absence d’affectio societatis
Paragraphe 2 : Action en nullité
Distinction entre les nullités relatives et les nullités absolues :
- Nullités relatives : vices du consentement + absence de
consentement et incapacité
- Nullités absolues : les autres cas tout le monde peut agir, tant
qu’il y a un intérêt = être un min concerné.
Prescription : 3 ans veut limiter les hypothèse.
Existence de cas de régularisation
Paragraphe 3 : Effet de la nullité.
Rétroactivité écartée : La société est simplement dissoute et elle sera
liquidée comme tout autre cas.
Chapitre 2. L’acquisition de la personnalité morale
I. LES ÉTAPES PERMETTANT LA PERSONNIFICATION
Paragraphe 1 : Rédaction des statuts
Rédaction des statuts. Mentions obligatoires :
- Apports : pour chaque associé
- Forme juridique de la société
- Objet social
- Dénomination sociale : appelation de la société.
- Siège social = domicile pour une personne publique.
- Capital social = montant et le nbx de part social/actions et leurs
valeurs.
- Durée de la société (99 ans maximum)
Écrit pas obligatoire en principe mais nécessaire en pratique
Ensuite, publication d’un avis dans un JAL = SHAL
Paragraphe 2 : Immatriculation au RCS
RCS tenu par le greffe du tribunal de commerce.
Concrètement :
- Dépôt d’un dossier d’immatriculation en ligne
- Demande transmise au greffe du tribunal de commerce
- Immatriculation (ou refus)
- Parution d’un avis d’immatriculation au BODACC délai d’un jour
ouvrable. Peut refuser l’immatriculation mais il faut motiver son
refus.
Effet de l’immatriculation : la société acquiert la personnalité
morale sans rétroactivité
Aucun délai pour demander l’immatriculation
II. II. EFFETS DE LA PERSONNIFICATION
Paragraphe 1 : Reprise des actes passés pendant la formation
Principe: « Les personnes qui ont agi au nom d'une société en
formation avant l'immatriculation sont tenues des obligations
nées des actes ainsi accomplis, avec solidarité si la société est
commerciale, sans solidarité dans les autres cas »
4 conditions pour la reprise :
- Nature de l’engagement repris : Acte juridique contrat ou acte
unilatéral
- Engagement conclu dans l’intérêt de la société = s’oppose à l’intérêt
perso des associés ou celui/celle qui a signé l’acte.
- Engagement conclu au nom de la société en formation mention
spéciale « …. Agissant au nom/pour le compte/ au nom et pour
le compte de la société …, société en formation. »
- Immatriculation de la société
3 cas de reprise :
- Reprise dans les statuts limité : ça ne concernera que les actes
conclu avant la signature des statuts =liste d’acte qui entraine la
reprise des statuts.
- Reprise sur mandat spécial concerne que les actes passés après
la signature des statuts mais avant l’immatriculation de la société.
doit préciser la nature du mandats et leurs conditions ?
-
- Reprise sur décision des associés (= « reprise-balai ») concerne
tous les actes passés pendant la période de formation, avant
l’immatriculation de la société.
Il faut une décision de la part de tous les associés prise en assemblée
générale, a la majorité classique = 50%. la reprise elle-même à lieu
après l’immatriculation de la société. Il n’y a pas de délai.
Ces cas sont limitatifs il faut impérativement rentrer dans l’un
des cas, sinon la reprise ne fonctionne pas.
Effet de la reprise : entraine une substitution rétroactive de partie à
l’acte repris la personne qui a signé l’acte est complément déchargé.
Paragraphe 2 : Attributs de la personnalité
A. Attributs extra-patrimoniaux
1. Dénomination sociale
En principe, librement choisie par les associés limité
3 conditions :
- Le nom doit être conforme à l’ordre public et aux bonnes mœurs.
- Le nom ne doit pas imiter celui d’une société concurrente
- On peut utiliser le nom de famille d’un ou plusieurs associés (ex :
leclerc), si l’associé part, le nom reste. Il peut être changé en
cours de vie sociale
- Changement possible en cours de vie sociale : dans ce cas il faut
une décision des associés avec une majorité, qui est la majorité
nécessaire à la modification des statuts = 2/3
Doit être suivie ou précédée de la mention de la forme sociale :
SAS,SARL….
2. Siège social
Intérêts :
- Compétence territoriale des juridictions : de base, celui du domicile du
défendeur
- Lieu où doivent être accomplies les formalités de publicité
- Nationalité de la société siège sociale en France = française
respecte la loi française.
Librement fixé par les associés doit correspondre à une adresse réelle.
B. Attribut patrimoniaux
1. Le patrimoine
Distinction patrimoine de la société / capital social
- Capital social : somme des apports en numéraire et en action = fixe
- Le patrimoine social :
Au début de la vie de la société = capital social
Le patrimoine fluctue dans le temps en permanence et
comprend les dettes
Appartient exclusivement à la société. Les associés ne sont pas
propriétaires du patrimoine de la société
2. La responsabilité
2 types :
- Responsabilité civile : dommages et intérêts
- Responsabilité pénale : société = amendes plus fortes que celles
encourue par les personnes physiques.
Problème de l’auteur de la faute ou de l’infraction : forcément une
personne physique = dirigeant ou salariés
Sanctions :
- Responsabilité civile : dommages et intérêts
- Responsabilité pénale : amendes
PARTIE 2. LE FONCTIONNEMENT DE LA SOCIÉTÉ : LES ACTEURS
Chapitre 1. Les associés
I. QUALITÉ D’ASSOCIÉ
Paragraphe 1 : Attribution de la qualité d’associé
Principe :
Associé = propriétaire de droits sociaux
Mais 3 cas particuliers :
Associé marié sous
Les droits sociaux Les droits sociaux
le régime de la
indivis démembrés
communauté
A. Associé marié sous la communauté
Si apport de biens propres : pas de problème l’époux qui a fait
l’apport qui aura la qualité d’associé.
Si apports de biens communs :
- Principe : l’époux a seul la qualité d’associé
- Exception pour les sociétés autres que les sociétés par actions :
o Obligation d’information du conjoint par une lettre avant la
signature des statuts.
o Possibilité pour le conjoint de revendiquer la qualité d’associé pour
la moitié des parts souscrites
Aucun délai pour demander la qualité d’associé.
Droit de renoncer avant la revendication.
B. Droits sociaux indivis
Exemple : succession
L’indivision n’a pas la personnalité morale, donc elle n’a pas la
qualité d’associé
Chaque coïndivisaire a la qualité d’associé
C. Droits sociaux démembrés
Décés d’un époux avec enfant
Jurisprudence :
- Cass. Cass. Com., 1er décembre 2021 (avis) : « l'usufruitier de parts
sociales ne peut se voir reconnaître la qualité d'associé, qui n'appartient
qu'au nu-propriétaire, mais il doit pouvoir provoquer une délibération des
associés sur une question susceptible d'avoir une incidence directe sur
son droit de jouissance »
- Cass. Civ.3, 16 février 2022 : même solution
Seul le nu propriétaire à la qualité d’associé, cependant l’usufruitier
peut agir pour protéger son usufruit
Paragraphe 2 : La disparition de la qualité d’associé
Cession des
droits
sociaux
Disparition
de la
qualité
d’associé
Retrait Exclusion
A. L’exclusion d’un associé
La société, par une décision des associés, peut-elle exclure l’un des
associés ? NON
exclure un associé revient à lui faire perdre ses droits sociaux privé donc
non sauf cas d’utilité publique
Exceptions :
- Clauses d’exclusion toutes les sociétés.
- Pour certaines sociétés, la loi permet l’exclusion SAS
Si exclusion possible, rachat des droits sociaux de l’associé exclu
obligatoire
- soit ce sont les associé : un ou plusieurs
- Soit la société elle-même par principe elle doit les détruire et donc
réduire le capital social
En principe le prix est déterminé par l’associé exclu expert sinon on
demande à un expert nommé par le juge.
B. Le retarit d’un associé
C’est l’associé qui veut partir de la société
Pas de droit général au retrait. Peut être prévu :
- Soit par le législateur dans certaines sociétés Civil, SCI
- Soit par les statuts SARL
Si retrait, obligation de racheter les droits sociaux de l’associé
Mais on ne peut pas lui supprimer ce droit.
II. DROITS ET DEVOIRS DE L’ASSOCIÉ
Droits et
Droits
devoirs
politiques
financiers
Rémunératio
Droit de vote n des droits
sociaux
Droit à Responsabili
l’information té financière
Paragraphe 1 : droit politique
A. Le droit de vote aux assemblées.
Titulaires Exercice
du droit du droit
de vote de vote
1. Les titulaires du droit de vote
Principe : le titulaire du droit de vote est l’associé
Indivision : obligation de désigner un mandataire peut être n’importe
qui
Problème des droit sociaux démembrés : usufruitier et nue-
propriété.
Principe : l’usufruitier vote l’affectation des bénéfices, càd la distribution des
dividendes et le nu-propriétaire vote tout le reste.
Limite/atténuation : les statuts ou une convention/contrat contre usufruitier
et nu propriétaire peuvent modifier ces règles on ne peut pas restreindre les
droit de vote de l’usufruitier par contre on peut étendre ses droit de vote
jusqu’à la suppression des droits de votes du nu-propriétaire.
2. Exercice du droit de vote
Art. 1844 : « Tout associé a le droit de participer aux décisions
collectives » les associés ne sont pas obligé d’exercer leur droit de
vote.
Droit d’ordre public : Mais on ne peut pas lui supprimer ce droit.
Principe : un associé a autant de voix que de droits sociaux
S’exerce en principe lors des assemblées générales convoqué par le
dirigeant de la société.. Pour les SA et SARL, on distingue les AGO et les
AGE
- AGO : assemblée générale ordinaire : elle statuts sur les questions qui
dépassent les pvrs du gérant mais qui relève de la « gestion normal » de
la société. Réunis tous les ans min.
Exemple : la distribution des bénéfices, la désignation/révocation du
dirigeant.
ö Majorité simple : + de 50% des voix plus 1
ö Majorité absolue (SARL) : + 50% des voix + 1 de l’ensemble
des voix de la société
- AGE : Assemblée générale extraordinaire. : statuts que sur les décisions
qui modifie les statuts. Aucune exigence, on la réunit quand on veut
ö Majorité : 2/3 ou les 2/3 de l’ensemble de la société, selon la
société.
B. Droit à l’information
Avant toute assemblée : communication de certains documents aux
associés
- Comptes de la société
- Rapport de gestion 10 et 100 pages, fait par le dirigeants, ou il expose
le passé/présent et futur de la société.
- Projet de résolution, décision sur lesquels la société va être appelé à
statuer.
En cas d’oubli, l’assemblé est nulle ou la décision est nulle.
Au cours de l’assemblée : droit de poser des questions au dirigeant.
Juridiquement, les dirigeants n’ont pas l’obligation d’y répondre.
À tout moment : droit de poser des questions écrites au dirigeant et ils
ont l’obligation de répondre.
Droit de se rendre au siège social pour consulter tout document doc
comptable, contrat fournisseurs ou clients.
Paragraphe 2 : Droits et devoirs financiers
A. Rémunération des droits sociaux
Comprend les dividendes, les réserves, le boni de liquidation
Distribution des bénéfices décidée par l’assemblée générale
revoir premier chapitre.
Choix entre la distribution des bénéfices et la constitution de
réserves (bénéfices laissé à la disposition de la société mais elles
devront obligatoirement être distribué un jour et notamment en
boni de liquidation) : zn principe votée par les AGO soit distribution
de tout les bénéfices, soit tout en réserve, soit on sépare.
En principe, le dividende est payé en argent
B. La responsabilité financière
Pour mémoire, chaque associé devra, le cas échéant :
- Contribuer aux pertes
- Dans les sociétés de personnes, remplir son obligation aux dettes
sociales
Chapitre 2 : les dirigeants
III. QUALITÉ DE DIRIGEANT
Paragraphe 1 : nomination des dirigeants
Par principe toute personne physique ou moral peut être dirigeant.
Accès aux fonctions de dirigeants. Restrictions :
- Incapables : curatelle, tutelle, mineurs non émancipés
- Interdiction ou déchéance : aucune officielle mais « les pouvoirs du
représentant cesse s’il est frappé d’une incapacité » s’applique
au dirigeants. + ne pas faire l’objet d’une interdiction de gérer une
société :
o Décision pénale
o La personne a fait office d’une procédure ou redressement
- Incompatibilités : certaines professions sont incompatibles avec la
professions de gérant. Les statuts peuvent rajouter des éléments.
Procédure de nomination :
- En général, nomination par les associés
- Parfois, désignation par les statuts
- Plus rarement, désignation par la loi ou par le juge SNC. Lors
d’une liquidation judiciaire et….
Paragraphe 2 : Cessation des fonctions
Cessation des fonctions. Causes :
- Démission : peut démissionner mais il doit absolument respecter
un délais de préavis.
- Décès, incapacité ou interdiction de gérer
- Arrivée du terme du mandat : durée déterminé souvent de 4-5 ans.
À la fin, les fonction cesses, sauf s’il a été renouvelé.
- Révocation. Peut-être ad nutum ou sur justes motifs : les associés
décident de se séparer du dirigeant ;
o Révocation ad nutum : l’assemblée général n’a pas à
justifier la révocation et le dirigeant n’a pas le droit à des
dommages et intérêts.
o Révocation justes motifs : il faut invoquer des motifs : il
doit être vrais et suffisamment grave pour justifier la
révocation du dirigeant. la révocation reste actés mais le
dirigeants peut demander des dommages et intérêts, si les
motifs ne sont pas justes.
Publicité de la nomination et de la révocation rend opposable au tiers :
3 à faires.
- Insérer un avis au SHAL
- Publication au RCS
- Une insertion au BODACC
Si aucune publication, alors le dirigeant reste au pouvoir...
IV. POUVOIR DU DIRIGEANT
Paragraphe 1 : pouvoirs dans l’ordre interne
Les dirigeants ont tout pouvoir pour diriger la société dans l’intérêt de
celle-ci s’oppose à l’intérêt perso du dirigeant.
Limites :
- Intérêt de la société
- Interdiction d’exercer des pouvoirs attribués par la loi à d’autres
organes de la société : les associés
- Respect des éventuelles clauses limitant les pouvoirs des
dirigeants : le dirigeant doit les respecter
- Interdiction légale d’accomplir certains actes et existence de
mécanismes de contrôle :
o La société ne peut pas se porter caution d’une dette
personnelle.
o Peut se porter caution des dettes de la société
o La société ne peut pas prêter de l’argent au dirigeant
peur de non-remboursement
Au cas où le dirigeant ne respecte pas ces 4 limites, soit on
révoque le dirigeant et/ou on mets en jeu sa responsabilité civile
ou pénal.
A l’égard de
la société et P
des associés a
Responsabilit r
é civile a
Responsabilit
A l’égard des g
é du
tiers r
dirigeant
Responsabilit a
é pénale p
h
e 2 : pouvoir dans l’ordre externe à l’égard des tiers.
A l’égard des tiers, les dirigeants représentent la société
Actes dépassant l’objet social :
- Dans les sociétés de personnes, tous les actes faits par les
dirigeants doivent entrer dans l’objet social. (SCI) sinon l’acte est
nul.
- Dans les sociétés de capitaux, tous les actes faits par les dirigeants
sont valables, même s’ils n’entrent pas dans l’objet social.
Valable que pour les tiers. Mais l’acte n’est pas valable si le tier
contractant est de mauvaise foi (= connaissance des statuts) l’acte n’est
pas valable, il est nul. Faut prouver la mauvaise foi par lettre, main
propre ou mail, en prouvant les statuts.
Exemple : banque est mauvaise foi)
Les clauses des statuts limitant les pouvoirs du dirigeant ne sont jamais
opposables aux tiers, même de mauvaise foi
Actes passés en violation de l’intérêt social : nullité à demander
V. RESPONSABILITÉ DU DIRIGEANT