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Chap 2

Équipements

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Michele Ngwang
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CHAPITRE 2.

Réseaux d’alimentation
d’eau dans les bâtiments
1 Généralités
Les méthodes de dimensionnement proposées ici sont issues du NF DTU 60.11
d’août 2013. Elles concernent les canalisations de distribution d’eau froide et
chaude sanitaire pour les installations intérieures des bâtiments à usage
d’habitation, de bureaux ou les établissements recevant du public.
Par extension, elles s’appliquent aussi aux canalisations d’eau froide sanitaire
issues d’un même branchement et reliant des bâtiments du domaine privé.
Le dimensionnement des réseaux d’alimentation d’eau se fait à l’aide d’une
méthode générale reposant sur un calcul de débit et pertes de charge selon la
formule de Colebrook. La méthode simplifiée issue de la norme NF EN 806-3
s’applique aux installations avec des puisages irréguliers et non continus, ce qui
concerne en particulier les immeubles d’habitation.
Le diamètre d’une canalisation dépend du débit à assurer ainsi que de la vitesse
de circulation de l’eau dans la canalisation. Cette dernière doit être suffisante
pour pouvoir assurer un confort d’utilisation de l’eau aux différents points de
puisage. Dans le même temps, une vitesse excessive peut provoquer des
phénomènes d’érosion des surfaces internes de la canalisation, des problèmes
de gêne acoustique (sifflements, bruit de coup de bélier…).
La relation entre débit, vitesse et section de la canalisation est la suivante :

Où est le débit exprimé en m3/s, est la vitesse moyenne de l’eau en m/s


et est la section en m².
En pratique, on prendra :

est le diamètre intérieur de la canalisation.

Où 2 Dimensionnement du réseau d’alimentation Méthode


générale
2.1 Principes généraux
La méthode générale de dimensionnement repose sur la connaissance des débits
d’alimentation nécessaires en prenant en considération, pour le calcul des
diamètres, une vitesse moyenne de 2 m/s pour les canalisations en soussol, vides
sanitaires ou locaux techniques et de 1,5 m/s pour les colonnes montantes.
- pour 25 à 50 robinets installés : 4 robinets en fonctionnement ; - pour plus de 50
robinets installés : 5 robinets en fonctionnement.
Le débit ainsi obtenu pour les robinets de chasse est à ajouter à la somme des débits obtenus
pour les autres appareils après application du coefficient de simultanéité selon la courbe de
la figure 2 et correspondant à la formule :
le coefficient de simultanéité.
Figure 2 - Coefficient de simultanéité en fonction du nombre d’appareils installés Parties co llectives

Le tableau 4 donne directement les valeurs de coefficients de simultanéité selon le nombre

d’appareils.
Voici les équivalences entre le nouveau «Ratio» et les anciennes classes de précision :
• Classe A : 0 < R < 80
• Classe B : 80 < R < 160
• Classe C : 160 < R < 1 000

3 Bouclage de l’eau chaude sanitaire


1 Définitions
Le bouclage du réseau collectif de distribution d’eau chaude sanitaire a pour objectif de
maintenir en tout point de la boucle une température fixée de consigne.
L’installation d’eau chaude sanitaire comprend la production d’eau chaude et le réseau d’eau
chaude. La figure 10 représente un exemple d’organisation d’un réseau bouclé en modules.
Chaque module comprend un réseau aller et un réseau retour séparé par une vanne.
On appelle collecteur une canalisation sur laquelle est piquée au moins deux boucles.
Chaque boucle comprend ainsi :
• une canalisation aller piquée sur le collecteur aller ;
• une canalisation retour piquée sur le collecteur retour et sur laquelle se situe l’organe
d’équilibrage.

Figure - Schéma de principe d’organisation du réseau en modules avec


boucles et collecteurs
3. Réseaux d’évacuation des eaux usées et des
eaux vannes
3.1 Généralités et définitions
Les eaux à évacuer sont désignées par le terme générique d’«eaux usées», qui
correspond à toutes combinaisons d’eaux en provenance d’activités domestiques,
industrielles ou commerciales, d’eaux de ruissellement, et accidentellement d’eaux
d’infiltration.
On définit également les eaux usées ménagères qui ne regroupent que l’évacuation
d’appareils sanitaires (baignoires, douches, lavabos, éviers…) à l’exclusion des eaux
en provenance des toilettes ou urinoirs.
Les eaux vannes sont les eaux usées contenant exclusivement les matières fécales,
l’urine et le papier toilette.
Les règlements départementaux précisent les cas de déversements délictueux dans
les ouvrages publics par l’intermédiaire des canalisations d’immeuble, comme
notamment le déversement d’hydrocarbures, d’acides, de cyanures, de sulfures, de
produits radioactifs et, plus généralement, de toute substance pouvant dégager soit
par elle-même, soit après mélange avec d’autres effluents, des gaz ou vapeurs
dangereux, toxiques ou inflammables.
Par ailleurs, il est rappelé que les rejets émanant de toute activité professionnelle
exercée à l’intérieur des maisons d’habitation et dont la qualité est différente de celle
des effluents domestiques doivent faire l’objet, en application des dispositions de
l’article L 35-8 du code de la santé publique, de mesures spéciales et de traitement ;
de plus, un dispositif doit permettre le prélèvement d’échantillons destinés à
s’assurer des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des eaux usées
évacuées à l’égout.
Enfin, il convient de noter que les eaux usées et pluviales sont toujours évacuées
séparément au niveau du bâtiment mais peuvent, selon les règlements communaux
d’assainissement, être rassemblées à l’extérieur au niveau du rejet dans le système
public d’assainissement.

3.2 Principes généraux de conception


Les canalisations doivent assurer l’évacuation rapide et sans stagnation des eaux
usées provenant des appareils sanitaires et ménagers. L’évacuation des eaux usées
ménagères et des eaux vannes se fait dans des conduites et des colonnes de chute
séparées.
Figure - Débit probable d’évacuation (l/s) selon la
valeur du coefficient de simultanéité K

Le tableau donne les diamètres intérieurs minimaux des conduites de raccordement en


fonction de la charge hydraulique Qmax.

Tableau - Charge hydraulique maximale Qmax et diamètre intérieur des


conduites de raccordement
Diamètre intérieur des
Qmax (l/s) conduites de raccordement
en mm

0,40 25

0,50 33

1,00 43

1,50 56

2,00 48*

2,25 73**

2,50 83

* Sans toilette.
** Sans toilette à chasse directe.

4. Réseaux d’évacuation des eaux pluviales


4.1 Généralités
Par rapport à la précédente version du DTU, l’intégration de la norme européenne
NF EN 12056-3 «Systèmes d’évacuation des eaux pluviales, conception et calculs» a
conduit à proposer, pour certains ouvrages de collecte, le recours à de nouvelles
formules de calcul, notamment celle de Prandtl-Colebrook pour les collecteurs
d’eaux pluviales.
La formule de Bazin est toutefois conservée pour le dimensionnement des gouttières
et chéneaux avec pente, des naissances et des descentes mises en œuvre pour une
toiture avec revêtement d’étanchéité.
Le débit d’eaux pluviales récolté dépend de la surface de toiture concernée et peut
être calculé selon la formule suivante :

Où :
est le débit d’eaux pluviales en l/s.
est l’intensité pluviométrique de référence égale à : - 0,05 l/s/m² en France
métropolitaine ; - 0,075 l/s/m² dans les DOM. est la surface de collecte en
projection horizontale exprimée en m² (voir figure 15).
Figure - Surface de récolte des eaux pluviales

L’intensité pluviométrique est affectée d’un coefficient de sécurité pour le cas des
chéneaux intérieurs et encaissés selon les modalités du paragraphe 4.3.

Figure 19 - Débit admissible des chéneaux intérieurs ou encaissés avec pente (≥ 4 mm/m)

Lorsque le chéneau possède une pente comprise entre 0 et 3 mm/m, un coefficient


de sécurité est à appliquer à l’intensité pluviométrique de référence en fonction de
la valeur du coefficient d’évacuation.
Le coefficient de sécurité à appliquer à la pluviométrie pour le dimensionnement des
chéneaux est donné dans le tableau 29 (voir pages 66-67) en fonction de la surface
réceptrice de la toiture et du coefficient d’évacuation FL (ou du rapport entre la
longueur L du chéneau et la hauteur d’eau W calculée dans le chéneau).

5.4.3 Réseaux d’évacuation


Débit probable d’évacuation (l/s) selon la valeur du coefficient de simultanéité K

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