Oiseau
classe d'animaux vertébré tétrapode ailé
Aves
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Pour les articles homonymes, voir Oiseau
(homonymie).
Aves
Oiseaux modernes de différents ordres.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Clade Amniota
Clade Sauropsida
Clade Dinosauria
Clade Theropoda
Classe
Aves
Linnaeus, 1758
Sous-classes de rang inférieur
† Archaeornithes *
† Enantiornithes
† Hesperornithes
† Ichthyornithes
Neornithes (les oiseaux modernes)
Les oiseaux (Aves) sont une classe de vertébrés
tétrapodes caractérisée par la bipédie, des ailes, un
plumage et un bec sans dents. Survivants de
l'extinction Crétacé-Paléogène, les oiseaux
modernes (Neornithes) sont les seuls représentants
actuels des dinosaures théropodes, tandis que tous
les autres groupes de Dinosaures sont éteints.
L'histoire évolutive des oiseaux fait de ces animaux
de petite taille apparus au Jurassique moyen les
descendants directs des dinosaures à plumes
pourvus d'ailes, d'où leur position dans le clade des
dinosaures. Les analyses cladistiques actuelles les
lient aux dinosaures saurischiens, parmi ceux-ci à
l'ensemble des théropodes (carnivores bipèdes) et,
parmi les nombreux sous-clades qui le composent,
au groupe des coelurosauriens Maniraptora. Au sein
des maniraptoriens, tous les oiseaux sont
rassemblés dans le clade des Avialae qui forme,
avec ses deux groupes-frères, les Troodontidae et
les Dromaeosauridae, le groupe des Paraves (les
« presque oiseaux »). La miniaturisation rapide de
cette lignée de dinosaures à plumes, en une
cinquantaine de millions d’années, est probablement
liée à l’évolution accélérée des nouveautés
anatomiques (formation d’ailes et d’un plumage
complexe, fusion des clavicules en furcula,
développement du sternum en bréchet essentiel au
vol battu, redistribution de la masse du corps) qui
leur ont permis de coloniser de nouveaux habitats
dans les arbres, sources de nourriture et abri contre
les prédateurs[1].
S'il existe, en 2020-2021, autour de 10 700[2] à
11 150 espèces d'oiseaux recensées[3] (dont 9 700
espèces sauvages réunissant entre 50 et
430 milliards d'individus[4], et dont plus de la moitié
sont des passereaux[a]), très différentes tant par
leur écologie que par leurs comportements, chacune
d'elles présente un ensemble commun de
caractéristiques évidentes permettant de les
regrouper, en particulier des écailles cornées et des
plumes, une mâchoire sans dents enveloppée d'un
étui corné formant un bec, une queue osseuse
courte, des membres antérieurs transformés en ailes
(fonctionnelles ou non, cette caractéristique étant
particulièrement rare chez les vertébrés[b]) et des
membres postérieurs qui servent seuls normalement
à la progression sur le sol ou dans l'eau. En outre, ils
sont tous ovipares, c'est-à-dire qu'ils pondent des
œufs entourés d'une fine coquille dure, et ils sont
tous homéothermes permanents[c].
Au début du XXIe siècle, 12 % des espèces d'oiseaux
sont reconnues en danger par l'UICN. Au moins
40 % des espèces connaissent une baisse de leur
population. Les principales causes de la disparition
des oiseaux sont l'effondrement des populations
d'insectes, une ressource alimentaire importante, la
perte d'habitat et l'usage généralisé des
pesticides[5].
L'anatomie et la physiologie de la majorité des
oiseaux tendent à favoriser au maximum leur
capacité à voler : réduction de poids (colonne
vertébrale caractérisée par le nombre élevé de
vertèbres fusionnées en une pièce osseuse unique
et très solide, le synsacrum ; absence de vessie,
d'ovaire droit fonctionnel, peau dépourvue de
glandes tégumentaires à l'exception de la glande
uropygienne, allègement du squelette par des os
pneumatiques, réduction de la musculature ventrale
et dorsale).
Le corps aérodynamique et une forte musculature
pectorale sont également des facteurs favorables au
vol. Enfin un métabolisme très actif favorisé par une
nourriture énergétique et un appareil respiratoire
efficace par la présence de sacs aériens leur
permettent de produire la puissance élevée et
durable nécessitée par le vol. La spéciation de
l'avifaune terrestre a cependant donné naissance à
quelques oiseaux inaptes au vol (Struthioniformes,
manchots, etc.).
Cosmopolites, les oiseaux peuplent tous les milieux,
des glaces de l'Antarctique aux forêts équatoriales
et aux déserts. Cette répartition a été rendue
possible grâce à des adaptations anatomiques,
physiologiques et comportementales (en particulier
le phénomène migratoire) variées. Cette plasticité
phénotypique se retrouve également au niveau de la
gamme de taille qui va du Colibri d'Elena faisant
5 cm à l'Autruche d’Afrique pouvant atteindre 2,75 m
de hauteur.
Les oiseaux et les mammifères regroupent certaines
des espèces qui ont les meilleurs résultats dans les
tests d'intelligence animale, avec les perroquets et
les corvidés qui ont la faculté d'utiliser des outils.
Toutes ces caractéristiques sont étudiées par les
ornithologues.
Dénomination
Le mot « oiseau » dérive de l’ancien français oisel
(attesté en 1060), lui-même issu du bas latin
aucellus, forme syncopée de avicellus et diminutif
du latin classique avis, « oiseau »[6]. Le nom avis
dérive de la racine indo-européenne °aw-,
représentée notamment dans le védique véḥ,
l’arménien haw « oiseau » et le grec ancien αἰετός
(aietos), « aigle » (racine grecque qu’on retrouve
dans le nom du genre Gypaetus)[7]. Quant à
l’ornithologie (littéralement la « science des
oiseaux »), elle tire son nom du grec ancien ὄρνις,
ὄρνιθος (ornis, ornithos), « oiseau », qui désigne
aussi bien l’oiseau domestique que l’oiseau de
proie[8].
Par « oiseau », on entend habituellement l’ensemble
des espèces existantes possédant des plumes, qui
sont regroupées dans la sous-classe des
Neornithes, mais aussi bon nombre d’espèces
disparues, ancêtres ou apparentées aux espèces
actuelles.
Le petit de l’oiseau porte le nom d’oisillon ou de
poussin. Le jeune oiseau est qualifié de juvénile[9]
puis d’immature[10].
Plusieurs espèces d’oiseaux comportent le terme
« oiseau » dans un de leurs noms vernaculaires,
comme l’Esclave palmiste ou oiseau palmiste, les
oiseaux-lyres ou ménures, oiseaux-mouches,
oiseaux de Paradis, oiseaux-éléphants ou æpyornis,
oiseaux des îles ou paradisiers, l’oiseau royal décrit
par Buffon[11]…, mais certaines espèces le sont plus
génériquement comme l'appellation « oiseaux des
tempêtes » qui désigne les Hydrobatidae[6].
Contrairement à la plupart des autres animaux,
chacune des espèces d’oiseaux dispose d’un nom
français normalisé unique attribué par la
Commission internationale des noms français des
oiseaux (CINFO).
On regroupe également les oiseaux en fonction de
leur habitat, comme les oiseaux marins, ou de la
géographie, ou des biomes (oiseaux tropicaux), s’ils
migrent ou s’ils sont sédentaires. Ainsi, on parle
d’oiseaux aquatiques, marins, terrestres ; oiseaux
migrateurs, de passage, voyageurs, nicheurs ;
oiseaux coureurs, grimpeurs, plongeurs, sauteurs ;
oiseaux de proie ; oiseaux diurnes, nocturnes.
Morphologie et anatomie
Morphologie
Aspect général
Article connexe : Identification des oiseaux.
Planche scolaire d'Émile Deyrolle :
Caractère des divisions des
oiseaux.
Un oiseau est un animal tétrapode (à quatre
membres), au corps couvert de plumes (seule
apomorphie le rendant facilement identifiable), avec
un bec corné dépourvu de dents. Ses membres
postérieurs sont des pattes et ses membres
antérieurs des ailes (homologues aux bras humains)
[12] permettant à la plupart d'entre eux de voler.
L'évolution montre qu'il n'y a pas de corrélation
entre la présence de plumes et vol, les plumes ayant
précédé le vol de plusieurs dizaines de millions
d'années. La participation des plumes dans le vol
résulte d'un détournement de fonction de structures
préexistantes, phénomène évolutif connu sous le
nom d'exaptation[13].
Le type de vol et les performances que ces espèces
peuvent réaliser sont très divers. Leur masse varie
de quelques grammes pour les oiseaux-mouches à
plus de 100 kg pour les autruches.
La morphologie des oiseaux est adaptée à leur
habitat et à leur mode de vie. Les oiseaux vivant sur
les plages ou dans les marais ont, par exemple, des
longues pattes. De la forme du bec, il est possible
de déduire le régime alimentaire. De l'étude des
ailes, il est facile de déduire, par exemple, si l'oiseau
peut voler. S'il est migrateur, ses ailes présentent
une extrémité plutôt effilée ; des ailes à l'extrémité
plus arrondie témoignent d'un caractère plus
sédentaire.
La morphologie de la tête comporte également de
nombreux éléments particuliers qui permettent
d'identifier les espèces, comme la présence d'une
huppe, d'une crête, d'une caroncule, de vibrisses,
de barbillons ou d'une cire.
La valeur adaptative de la coloration du plumage des
oiseaux terrestres est difficile à appréhender car il
faudrait pouvoir quantifier l'importance de multiples
pressions de sélection[14]. Celle des oiseaux de mer
se caractérise essentiellement par l'absence
générale de couleurs vives, en lien avec le
camouflage[15]. La coloration presque
systématiquement blanche du ventre de ces oiseaux
piscivores aurait une valeur adaptative mais, s'il
existe quelques cas de plumage blanc ayant un rôle
dans le camouflage, dans la communication et dans
la thermorégulation, le plumage blanc est le
plumage par défaut chez les oiseaux, minimisant ce
coût de production de pigments qui ne sont pas
essentiels pour le vol, la photoprotection ou
l'étanchéité[16]. La coloration peut être vue
globalement comme un compromis évolutif entre la
résistance aux rayonnements solaires (provoquant
une photo-oxydation différentielle des pigments) et
la capacité à se dissimuler des prédateurs et à être
vu par les partenaires sexuels éventuels[17].
Certaines espèces possèdent de surprenantes
plumes décoratives comme les plumes de queue
des pailles en queue et des oiseaux-lyre ou celles
des paons mâles.
Leur taille ou envergure varie de quelques
centimètres à plusieurs mètres (du Colibri d'Elena
qui fait 5 cm à l'Autruche d’Afrique qui peut atteindre
2,75 m de hauteur)[18]. Un colibri ne pèse que
quelques grammes, sans comparaison avec le plus
grand oiseau volant, connu par des restes fossilisés
découverts en 1983 en Caroline du Sud ; il s'agit de
Pelagornis sandersi, une espèce éteinte, plus proche
des canards, oies et cygnes que des albatros et
pélicans. Cet oiseau vivait il y a environ
25 à 28 millions d'années, et — ailes déployées —
avait une envergure de 6,4 m (de bout d'aile en bout
d'aile), soit près du double de celle du plus grand
des albatros contemporains, Diomedea exulans,
dont l'envergure est de 3,5 m). Son humérus
mesurait environ 94 cm de long. Les
caractéristiques des vestiges fossiles suggèrent un
poids total de 22 à 40 kg et une très bonne aptitude
au vol plané et de longue distance. Il aurait vécu de
55 millions d'années jusqu'à environ 3 millions
d'années. La cause de son extinction est encore
inconnue.
hologie d'un vanneau de Malabar (Vanellus malabaricus
Bec Calotte
Iris Manteau
Lore
Plumage de petite et moyenne
couverture
cule Plumes scapulaires
Plumage de couverture
et Gorgerin Rémiges tertiaires
Rémiges
primaires
Rectrice
oitrail
Flanc
Bas-ventre
Cuisse
Tibiotarse
Ventre Articulation tibio
tarsale
Tarsométatarse
Doigts
Le plumage
Article détaillé : Plumage.
Structure d'une plume.
Les oiseaux sont les seuls animaux à posséder des
plumes, leur plumage est d'ailleurs un bon moyen de
reconnaître une espèce.
Parmi les différentes sortes de plumes qui forment le
plumage, on distingue[19] :
selon leur aspect :
les filoplumes (situées sous les plumes
ordinaires) ;
le duvet ;
les vibrisses (raides et ressemblant à des
poils) ;
les plumes stricto sensu
selon leur point d'attache :
les rémiges (situées sur le membre antérieur,
elles permettent le vol) ;
les rectrices (ou plumes de la queue, elles ont
différents rôles dans le vol, comme le freinage
ou la direction) ;
les tectrices (plumes de couverture).
Camouflage du petit-duc
africain.
Les plumages et les différentes sortes de plumes
spécialisées qui les composent ont de nombreuses
fonctions pour l'oiseau, la plus universelle étant
l'isolation thermique, qui participe au maintien de la
température interne de ces tétrapodes
homéothermes. Pour certaines espèces, le plumage
peut offrir une tenue de camouflage efficace. Pour
d'autres, le plumage des mâles est utilisé dans les
parades nuptiales ou est indispensable à la
séduction. Ainsi, les juvéniles et les individus
sexuellement immatures disposent généralement
d'un plumage particulier qui évolue, le plus souvent
graduellement, jusqu'à leur première saison de
reproduction[20]. L'état du plumage permet par
ailleurs à une femelle de déterminer la santé d'un
mâle. Enfin, pour bon nombre d'espèces, les plumes
sont indispensables au vol. La forme de certaines
plumes permet de savoir si l'espèce est capable de
voler ou non [réf. nécessaire].
Le nombre de plumes varie de 1 000 pour un oiseau-
mouche à plus de 25 000 pour un cygne. Les
plumes représentent un poids important, chez les
frégates (plus de 50 % du poids total) et chez les
passereaux (environ le tiers)[20]. À part chez les
autruches, les toucans et les manchots,
l'implantation des plumes n'est pas uniforme : elles
poussent sur des surfaces déterminées (ptérylies) ;
les zones nues sont appelées aptéries[19].
Le bec
La forme du bec des oiseaux est
adaptée à leur mode de nutrition.
Les oiseaux primitifs ont encore une mâchoire
osseuse avec des dents ayant la forme du bec[21].
Chez les oiseaux modernes, cette transformation
des maxillaires dentés (mâchoires et mandibules) en
bec corné dépourvu de dents s'accompagne d'un
développement massif des muscles du gésier, qui
remplace une bonne partie des fonctions
masticatrices[22]. Ces maxillaires sont recouverts de
la rhamphothèque, gaine constituée d'une ou
plusieurs lames de corne. Elle comprend la
rhinothèque pour la mandibule supérieure ou maxille
et la gnathothèque pour la mandibule inférieure ou
proprement dite[23]. La corne repousse au fur et à
mesure de son usure.
La forme du bec est souvent adaptée au régime
alimentaire de l'oiseau : le bec sera ainsi
généralement crochu et robuste chez les rapaces,
massif et conique chez les granivores, fin chez les
insectivores, allongé et sensible chez les espèces
qui fouillent dans les sédiments, etc. L'évolution de
cette forme en fonction des différenciations du
régime alimentaire est déjà étudiée par Darwin sur
les pinsons des Galápagos en 1835 et est un
processus toujours en cours[24].
La base du bec et les narines sont parfois protégées
par une zone molle et nue, souvent colorée, appelée
cire[19].
Les pattes
Les pattes sont formées de trois os longs (le fémur,
le tibiotarse et le tarsométatarse) et de quatre
doigts. Le fémur est l'os proximal. Le tibiotarse vient
de la fusion de la partie proximale du tarse avec le
tibia. Le tarsométatarse, os long distal de la patte,
résulte de la fusion des autres tarses et des
métatarses. Les oiseaux sont digitigrades. Ainsi, la
partie de la patte en contact avec le sol correspond
aux différentes phalanges des doigts et non à la
plante du pied comme chez les humains. Les deux
pattes sont recouvertes d'écailles ou scutelles, dont
la couleur varie selon les espèces, et présentent des
doigts munis de griffes. La disposition des doigts
des pattes est très variable selon les groupes aviens.
La forme des pattes permet
d'identifier les oiseaux.
L'arrangement anisodactyle (trois doigts vers
l'avant et un en arrière, aussi appelé hallux) est le
plus commun chez les oiseaux et se retrouve tel
quel chez leurs ancêtres théropodes, caractérisés
par leurs quatre doigts. C'est le cas de la plupart
des oiseaux chanteurs, des oiseaux qui doivent se
percher et des rapaces.
L'arrangement syndactyle correspond à une
fusion partielle du quatrième et troisième doigt
comme chez le Martin-pêcheur d'Amérique et
caractérise les Coraciiformes.
L'arrangement zygodactyle (grec ancien : ζυγον /
zugon) « joug », correspond à une migration des
doigts, c'est le plus commun des arrangements
pour les espèces arboricoles et plus
particulièrement celles qui grimpent le long des
troncs comme les Picinae, et les Psittaciformes.
L'arrangement hétérodactyle ressemble au
précédent sauf que les doigts 3 et 4 se dirigent en
avant et les chiffres 1 et 2 se dirigent en arrière.
Cette configuration ne se retrouve que dans les
Trogonidae.
Les pamprodactyles possèdent quatre orteils vers
l'avant, c'est une caractéristique des Apodidae.
La tridactylie est rare et se retrouve dans des
espèces très différentes comme la mouette
tridactyle ou le pic tridactyle.
La didactylie se retrouve chez les Paléognathes
comme l'Autruche.
1 – palmée
2 – lobée
3 – non palmée
4 – semi-palmée.
En outre, certains oiseaux possèdent une palmure
entre leurs doigts comme les sarcelles, les mouettes
et les oies. Les espèces anisodactyles, dont les
quatre doigts sont reliés par une membrane, comme
les fous, les cormorans ou les pélicans sont dites
totipalmes. D'autres espèces ont une palmure lobée,
comme chez les grèbes et les foulques, ou semi-
palmée, comme chez les avocettes, les sternes et
les guifettes, ou non palmée, comme chez les
martins-pêcheurs, grues, engoulevents, perdrix,
rapaces[25].
Un ergot d'une dinde.
La forme des pattes dépend essentiellement du
mode de vie de l'oiseau et de son régime
alimentaire. Ainsi, les rapaces disposent de serres,
les oiseaux aquatiques de pattes palmées ou lobées.
Les oiseaux coureurs, telle l'Autruche, sont
didactyles.