BOÎTE À CITATIONS - PAR PERSONNAGES - LA PEAU DE CHAGRIN (BALZAC)
- Le vieil homme du Casino :
« Dans ses rides il y avait trace de vieilles tortures » ; « rien ne le faisait tressaillir » ;
« c’était le JEU incarné »
- Raphaël :
« Il n’était qu’un homme de talent sans protecteurs, sans amis, sans paillasse, sans
tambour, un véritable zéro social, inutile à l’État »
« Doutant de son existence, il était comme ces objets curieux, ni tout à fait mort, ni tout à
fait vivant »
« Il souhaita plus vivement que jamais de mourir »
« Je suis dans la plus profonde, la plus ignoble, la plus perçante de toutes les misères »
« Je commande à ce pouvoir sinistre de me fondre toutes les joies dans une joie »
« Le monde lui appartenait, il pouvait tout et ne voulait plus rien. »
« La Société m’apparaissait en la personne d’un huissier-priseur qui me parlait le chapeau
sur la tête »
« J’ai souvent voulu me tuer de désespoir »
« En n ma vie a été une cruelle antithèse, un perpétuel mensonge »
Critique des femmes de l’amour (suite à ses déceptions amoureuses) > vision pessimiste
« Je suis riche » « Je suis pape » « Je suis millionnaire »
« J’imiterai, je résumerai mon époque en consommant des vies humaines, et des
intelligences, des âmes »
Quand se restreint : « C’était le coup d’œil profond de l’impuissant qui refoule ses désirs
au fond de son cœur »
« J’ai voulu me tuer par la débauche »
A son adversaire « Pour vous tuer même, il me su t de le désirer »
« L’œil de cet homme est brulant et me fascine » (l’adversaire au sujet de R)
- Aquilina et Euphrasie :
« L’une était l’âme du vice, l’autre le vice sans âme »
« Nous vivons plus en un jour qu’une bonne bourgeoise en dix ans » (Aquilina)
fi
ffi
- Foedora :
« Mais ce nom, cette femme n’étaient-Il pas le symbole de tous mes désirs et le thème de
ma vie ? » (Raphaël)
« C’était plus qu’une femme, c’était un roman » (Raphaël)
Forte querelle entre les deux personnages, caractère insaisissable de la jeune femme qui
souhaite être autonome, indépendance et rejette le mariage
« une femme sans âme » ? « la femme la plus insensible de son sexe » ?
Elle organise des salons. Raphaël décide de s’in ltrer une nuit chez elle, dans sa
chambre, à son insu (intrusif, pervers, voyeurisme)
« Foedora pouvait être expliquée de tant de manières qu’elle devenait inexplicable »
A Raphael : « Non je ne vous aime pas ; vous êtes un homme, cela su t »
« Foedora (…) elle est partout, c’est, si vous voulez, la Société » (allégorie)
- Rastignac
« Je suis obligé de pleurer un peu, par complaisance, car il y a cinquante mille livres de
rente, mon cher »
« Qui de nous, à trente ans, ne s’est pas tué deux ou trois fois ? »
« Je n’ai rien trouvé de mieux que d’user l’existence par le plaisir »
« Oh ! Oui, nous expirerons dans un bain d’or »
« Au diable ! En menant une vie enragée, peut-être trouverons-nous le bonheur par
hasard ! »
- Pauline et Raphael (relation) :
« Que cette humble misère et ce bon naturel me rafraîchissaient l’âme » (Raphaël)
Pauvre mais généreuse puisqu’elle o re de l'argent à R quand il en a besoin
A Raphael : « Je me serais venue au démon pour t’éviter un chagrin ! »
« Il abondait dans cette scène matinale un bonheur inexprimable comme tout ce qui est
naturel et vrai »
ff
fi
ffi
BOÎTE À CITATIONS - PAR THÈMES - LA PEAU DE CHAGRIN (BALZAC)
I/ Critique de la société + débauche
1) La corruption morale et la super cialité
« J’avais sans doute trop de naïveté pour une société factice qui vit aux lumières, qui rend
toutes ses pensées par des phrases convenues, ou par des mots qui dicte la mode »
(Raphaël)
« L’opinion ? Mais c’est la plus vicieuse de toutes les prostituées ! »
« La Société m’apparaissait en la personne d’un huissier-priseur qui me parlait le chapeau
sur la tête » (Raphael)
2) Matérialisme et vénalité
« Hélas ! Nous ne manquons jamais d’argent pour nos caprices, nous ne discutons que le
prix des choses utiles ou nécessaires » (Raphaël)
« Là où règne la misère, il n’existe plus ni pudeur, ni crimes, ni vertus, ni esprit » (Raphaël)
« Eh bien, avec de l’or nous pouvons toujours créer autour de nous les sentiments qui
sont nécessaires à notre bien-être » (Foedora)
« Il y a deux cent mille livres de rente, ces monomanes-là sont fort rares, et nous leur
devons au moins un avis » (Médecin de Raphaël)
3) Critique de la monarchie et du pouvoir en place
« Quand le despotisme est dans les lois, la liberté se trouve dans les mœurs, et vice
versa » (Emile)
« L’infâme Monarchie (…) était une femme de mauvaise vie (…) mais la Patrie est une
épouse acariâtre et vertueuse » (Émile)
II/ Passion et impact destructeur
1) Excès et auto-destruction des passions
« La verte vie de la jeunesse y luttait encore avec les ravages d’une impuissante lubricité »
« L’âme ne compose-t-elle pas de terribles poisons par la rapide concentration de ses
jouissances, de ses forces ou de ses idées ? »
« Tout avait été dévasté, ravagé par le feu des passions »
« C’était la vie fangeuse au sein du luxe, un horrible mélange des pompes et des misères
humaines, le réveil de la débauche, quand de ses mains fortes, elle a pressé tous ses
fruits de la vie, pour ne laisser autour d’elle que d’ignobles débris ou des mensonges
auxquels elle ne croit plus »
fi
2) L'épuisement par la volonté et l’action
« L’homme s’épuise par deux actes instinctivement accomplis qui tarissent les sources
de son existence (…) vouloir et pouvoir »
« Vouloir nous brule et Pouvoir nous détruit ; mais SAVOIR laisse notre faible organisation
dans un perpétuel état de calme » (l’antiquaire)
« Le pouvoir nous laisse tels que nous sommes et ne grandit que les grands. Raphael
avait pu tout faire, il n’avait rien fait. »
3) Débat entre vie longue et vie intense
« Tuer les sentiments pour vivre vieux, ou mourir jeune en acceptant le martyr des
passions, voilà notre arrêt » (Aquilina)
« La débauche n’est-elle pas une sorte d’impôt que le génie paie au mal ? » (Raphaël)
« Nous vivons plus en un jour qu’une bonne bourgeoise en dix ans » (Aquilina)
III/ Fatalité et fantastique
1) La malédiction de LPDC
« Monsieur peut remporter son outil, le diable est logé dedans » (référence au mythe de
Faust)
« Il y a quelque chose de diabolique là-dedans. Aucune puissance humaine ne saurait
donc me donner un jour de plus ! » (tragique, Raphael)
2) Omniprésence de la mort
« Il voyait la MORT. Ce banquier splendide entouré de courtisanes fanées, de visages
rassasiés, cette agonie de la joie, était une vivante image de sa vie »
« Il souhaita plus vivement que jamais de mourir
IV/ Amour et désillusion
1) Critique de la femme et de l’amour (trahisons et échecs amoureux)
« Toutes les femmes m’ont été traîtreusement cruelles » (Raphaël)
« Nous ne mourons guère pour de pauvres lles qui se donnent ! » (Raphaël)
« Vous épouserez une femme riche ! Mais elle vous donnera bien du chagrin. Ah ! Dieu !
Elle vous tuera » (Pauline à R)
fi