LYCEE QUALIFIANT AL AKKAD Prof : OUGOUNI Mohamed
Cahier de prof
1 BAC sciences expérimentales
er
Chapitre 1 : réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire
Chapitre 2 : la stratigraphie et les subdivisions du temps géologique
Chapitre 3 : la carte géologique et la reconstitution de l’histoire géologique d’une région donnée
Année scolaire : 2018/2019
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 1
Introduction
Les roches sédimentaires se forment à la surface de la terre selon quatre processus, l'altération superficielle
des matériaux qui produit des particules, le transport de ces particules par les cours d'eau, le vent ou la
glace qui amène ces particules dans le milieu de dépôt (fluviatile, glacière, littoral, lagune…), au cours de ce
transport ces particules subissent plusieurs changements dans leurs caractères. La sédimentation qui fait
que ces particules se déposent dans un milieu donné sous forme de strates constituées de divers sédiments
(éléments détritiques de taille différents : gravier, sable, argile …) en plus des fossiles. Et, finalement, la
diagenèse qui transforme le sédiment en roche sédimentaire.
Toutes ces caractéristiques que possèdent les roches sédimentaires permettent de mieux comprendre
l’histoire de la sédimentation au niveau d’un milieu donnée dans l’objectif de réaliser la carte
paléogéographique de ce milieu (la mer des phosphates par exemple) et de reconstituer l’histoire géologique
de la région.
Figure 2 : fossile d'Ammonite
Figure 1 : strates sédimentaires Figure 3 : fossile des trilobites
Problématiques
Comment réaliser la carte paléogéographique d’une région donnée ?
Quels sont les principes adoptés pour la reconstitution de l’histoire géologique d’une région
sédimentaire donnée ?
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 2
Réalisation de la carte
Chapitre 1 paléogéographique d’un
bassin sédimentaire
La paléogéographie fait partie de la géologie qui s’intéresse à la reconstitution théorique de la géographie
d’une région donnée dans un temps géologique ancien.
Un bassin sédimentaire ou milieu de sédimentation est une zone ou se déposent les sédiments, on distingue
trois grandes subdivisions, les milieux marins, continentaux et intermédiaires.
La connaissance des caractéristiques des milieux actuels permet de reconstituer les milieux de
sédimentation anciens en appliquant le principe d’actualisme, qui, selon les géologues, les événements
géologiques anciens se sont déroulés en suivants les mêmes lois que les événements actuels.
Activité 1 : caractères et classification des sédiments
Activité 2 : figures sédimentaires
Activité 3 : étude statistiques des constituants des
sédiments
Activité 4 : étude morphoscopique des constituants
des sédiments
Activité 5 : conditions de sédimentation dans les
milieux actuels
Activité 6 : conditions de sédimentation dans les
anciens milieux de sédimentation (mer des phosphates
comme exemple)
Activité 7 : réalisation de la carte paléogéographique
de la mer des phosphates
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 3
Activité 12 Caractères et classification des sédiments dans quelques milieux de
sédimentation
1. D’après l’observation des documents ci-dessus, déterminer les sédiments caractéristiques de
chaque milieu de sédimentation ?
- Le milieu fluviatile est un milieu hétérogène, il est constitué des différents types de sédiments qu’on
peut classer selon leurs taille (voir tableau, doc2).
- Les dunes sableuses sont formées par le sable, transporté par le vent. Les pentes asymétriques d’une
dune indiquent la direction du vent : la pente la plus faible est celle qui est exposée au vent.
- Au niveau de la plage, la nature des sédiments dépend essentiellement des apports détritiques et de la
production biologique. Les sédiments subissent l’action des vagues, du vent ainsi que les marrées.
- Quelques sédiments sont caractéristiques à leur milieu, comme le sable pour les dépôts éolien
(désert), mais ça peut que le même sédiment (gravier) se trouve dans deux milieux différents (littoral
et fluviatile). Et donc la détermination du milieu de sédimentation nécessite d’autre critères (figures
sédimentaires, étude granulométrique et morphoscopique)
2. Quels sont les facteurs responsables de la variation de la taille des sédiments dans les différents
milieux de sédimentation ?
Les principaux facteurs qui sont responsable de la variation de la taille des sédiments sont :
- Facteurs liés à l’agent de transport (vitesse, distance de transport …)
- Facteurs liés aux sédiments (nature de la roche mère, leur taille au moment de l’altération …)
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 4
Activité 2 Les figures sédimentaires
1. Définitions et généralités
- Les structures ou figures sédimentaires constituent un important indicateur des conditions de
transport et de dépôt des sédiments.
- Certaines structures sédimentaires sont caractéristiques d'un environnement bien particulier
(glaciaire, désertique,...) mais la plupart sont communes à plusieurs milieux de dépôt et
nécessitent l'utilisation de critères complémentaires pour l'interprétation des paléo
environnements (autres figures sédimentaires, fossiles ..).
- Selon la genèse des structures sédimentaires on distingue :
Des structures liées à l’hydrodynamisme
Des structures liées aux êtres vivants (biologiques)
Des structures liées au climat (climatique)
Figure 1 : rides en milieu actuel figure 2 : rides fossilisées
Figure 3 : types de rides figure 4 : évolution des rides
Doc 3 : les structures sédimentaires liés à l’hydrodynamisme ; les rides
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 5
2. Structures sédimentaires liées au climat et aux êtres vivants
Les fentes de dessiccation sont des fissures en Des traces de vie peuvent être préservées
réseau plus ou moins polygonal apparaissant dans dans des roches sédimentaires qui se sont
un sol ou un dépôt argileux qui se dessèche par formées avant la période géologique
chaleur, et susceptibles d'être fossilisées. actuelle. Il peut s'agir de coquilles,
d'excréments, de galeries, de morceaux
de bois, d'os, de traces de pas, etc.
Doc 4 : les structures sédimentaires liées au climat et aux êtres vivants
1. dégager la relation entre les formes des rides et la vitesse du courant. (figure 4)
On observe que dans les faibles vitesses, les rides sont parallèles entre eux et
perpendiculaires au sens du courant, et dans les plus grandes vitesses, les rides deviennent
parallèles au sens du courant
2. Comment appelé-ton les traces des êtres vivants, et quel est leur importance ?
Les traces ou bien les restes des êtres vivants sont appelé fossile, et on distingue deux types,
les fossiles de facies et les fossiles stratigraphiques.
3. Dégager les renseignements qu’indique chaque figure sédimentaire ; compléter le
tableau.
Figures sédimentaires Signification
Des traces liées à Rides symétrique Le courant est bidirectionnel
l’hydrodynamisme
Asymétrique Le courant est unidirectionnel
climatique Fentes de Le milieu était couvert d’eau il y a long temps
dessiccation
biologique Fossiles Ça donne une idée sur la nature du paléo environnement d’après le
types des fossiles trouvés (aquatique ou continentale …)
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Activité 3 L’analyse granulométrique des constituants des sédiments
1. Préparation d’un échantillon de sable pour l’étude granulométrique
Préparation de l’échantillon
Rincer l’échantillon du sable avec de l’eau dans un tamis de diamètre de 0.063 mm, pour éliminer l’argile
et le limon.
Rincer ensuite l’échantillon avec l’acide chlorhydrique pour éliminer le calcaire et avec de l’eau oxygéné
pour éliminer de la matière organique.
Principe du tamisage
Le principe de la manipulation consiste à fractionner au moyen d'une série de tamis un matériau (sable)
en plusieurs classes granulaires de tailles décroissantes.
Les masses des différents refus sont rapportées à la masse initiale du
matériau. Les pourcentages ainsi obtenus sont exploités sous forme
graphique
Protocole expérimentale
Après séchage de l’échantillon, prenez 100 g de sable déjà préparer et
mettez le dans le tamis en haut, les tamis sont superposées et leurs
diamètre décroit du haut (2mm) vers le bas (0.063mm).
Agiter la série de tamis pendant 15 minutes
Peser le refus des différents tamis, noter le masse de chaque tamis dans
un tableau, puis calculer le pourcentage par rapport à la masse total de
l’échantillon (voir tableau fig 1 Doc 6).
Doc 5 : technique du tamisage
2. histogramme et courbe de fréquence
Diamètres des 4 2 1 0.5 0.25 0.125 0.063
tamis en mm
Poids en g 0 5 12 23 35 20 5
Pourcentage % 0 5 12 23 35 20 5
Fig 1 : résultat de tamisage d’un échantillon de sable
Pour réaliser l’histogramme de fréquence on met les
valeurs correspond aux diamètres des mailles tamis
sur l’axe des abscisses d’une manière
décroissante(échelle logarithmique), et les
pourcentages des refus sur l’axe des ordonnés.
Ensuite tracer la courbe de fréquence en liant le Fig 2 : Histogramme et courbe de fréquence
milieu des rectangles obtenus (voir fig 2)
Si la courbe de fréquence est unimodale, le
sédiment étudié est homogène, et si elle est
bimodale ou plurimodal, le sédiment est
hétérogène.
Docde
Réalisation 6 :lalacarte
représentation graphiqued’un
paléogéographique des résultats statistiques
ancien bassin : histogramme et courbe de fréquencePage 7
sédimentaire
L’importance de la courbe de fréquence dans l’étude granulométrique
L’analyse de la courbe de fréquence permet de tirer des informations sur l’origine du sable étudié (origine,
agent de transport, et le milieu de sédimentation):
Une courbe unimodale étroite indique un sable homogène et bien classé.il s’agit d’un sable
d’origine saharien (éolien) s’il est constitué principalement des grains fins, ou bien littoral s’il est
constitué des grains grossiers.
Une courbe unimodale large (sable constitué de grains grossiers et fins) indique un sable mal
classé, il s’agit généralement de sable fluviatile.
Une courbe plurimodale indique un sable hétérogène et non classé, c’est un sable mélangé, c.-à-d.
un mélange de deux ou plusieurs sables ayant des origines différentes (figure 3). On peut rencontrer
ce type de sable en milieu fluviatile.
3. La courbe cumulative
Pour réaliser la courbe cumulative,
on doit tout d’abord calculer le
pourcentage des refus cumulés en
ajoutant à chaque refus l’ensemble
des autres refus des tamis de taille
plus grande, comme montrant le
tableau dans la figure 2.
Après avoir réalisé la courbe
cumulative, on détermine les
quartiles Q1, Q2, et Q3, qui
correspondent respectivement aux
pourcentages 75%, 50% et 25%.
Figure 1 : la courbe cumulative
Les quartiles Q1 et Q3, permettent
Diamètres des 4 2 1 0.5 0.25 0.125 0.063
de calculer l’indice de classement
tamis en mm
appelé aussi « indice de Trask » en Pourcentages des refus 0 5 12 23 35 20 5
appliquant la formule suivante : (%)
Pourcentage des 0 5 17 40 75 95 100
So = / refus cumulés (%)
Figure 2 : Le pourcentage des refus et des refus cumulés pour
Les valeurs de So permettent
un échantillon de sable
d’évaluer le degré de classement
du sable étudié, en utilisant un Valeurs de So Degré de classement
tableau de référence ( voir le So < 1.23 Très bien classé
tableau dans la figure 3) 1.23 < So < 1.41 Bien classé
1.41 < So < 1.74 Moyennement classé
Le quartile Q2 ou Médiane permet 1.74 < So < 2 Mal classé
de comparer plusieurs échantillons So > 2 Non classé
de sables. Figure 3 : Évaluation du degré de classement d'un sédiment
suivant l'échelle de Fuchtbauer (1959)
Doc 7 : la représentation graphique des résultats statistiques : la courbe cumulative
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Figure 1 : courbe cumulative d’un Figure 1 : courbes de références
échantillon donné
Suite du Document 7
a. L’importance de la courbe cumulative
Evaluation du degré de classement du sable en calculant l’indice de Trask So.
Avoir une idée sur l’origine du sable et donc le milieu de sédimentation, en comparant la courbe
cumulative aux autres courbes cumulatives de référence. (figure 4)
b. Bilan
La courbe de fréquence donne une idée sur le degré d’homogénéité du sable. Le sable est
homogène, fin et bien classé si la courbe de fréquence est unimodale et décalé vers les petits
calibres (sable éolien). Il est homogène, grossier et bien classé si la courbe de fréquence est
unimodale et décalé vers les gros calibres (sable côtière). Il hétérogène et mal classé si la courbe
de fréquence est plurimodale (sable fluviale).
La courbe cumulative, les quartiles et l’indice de Trask S0 permettent de conclure le classement
du sable. Tout cela permet d’avoir une idée sur l’origine de sable, le mode de transport et le milieu
de sédimentation.
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Exercice d’application :
Le tableau ci-dessous représente les résultats d’une étude granulométrique de deux types de sable,
A et B.
Maille du tamis Diamètre du grain Refus du tamis Refus du tamis
Pour le sable A Pour le sable B
mm mm Pesée (g) % % cumulés Pesée (g) % % cumulés
2 >2 0 0,00 0 0 0,00 0
1 2-1 24.9 24,70 24,7 22.6 23,20 23,82
0.5 1 – 0.5 17.7 17,56 42,26 71.1 73,00 96,82
0.25 0.5 – 0.25 34.7 34,42 76,68 3.7 3,80 100
0.125 0.25 – 0.125 21.5 21,33 98,01 0 0,00 100
0.063 0.125 – 0.063 2 1,98 100 0 0,00 100
Dans le but de déterminer le type de chaque échantillon de sable, répondez aux questions
suivantes :
1. Calculez le pourcentage et le pourcentage cumulés pour les deux échantillons.
2. Réalisez la courbe de fréquence pour les deux échantillons, que pouvez vous en déduire ?
3. Réalisez la courbe cumulative pour les deux échantillons, déterminez les quartiles et calculez
l’indice de Trask, puis déduisez le degré de classement pour chaque échantillon de sable.
4. Déduisez le type du sable pour les deux échantillons, en comparant leurs courbes cumulatives aux
courbes de référence.
1. Eléments de réponse
1. Voir tableau
2. Déduction : la courbe de fréquence pour le sable A est bimodale ; sable hétérogène
La courbe de fréquence pour le sable B est unimodale, sable homogène
3. Complétez le tableau suivant :
quartiles Indice de Trask So Degré de classement
Q1 =
Echantillon A
Q2 =
Q3=
Q1 =
Echantillon B
Q2 =
Q3=
4. sable A ; sable fluviatile, sable B ; sable côtier
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 10
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 11
Activité 4 L’étude morphoscopique des constituants des sédiments
Les éléments détritiques subissent lors du transport des changements morphologiques qui modifient
leur aspect d’origine. L’étude morphoscopique des éléments détritiques d’un sédiment donne une idée
sur le degré du dynamisme qu’a subit un tel sédiment.
1. Etude morphoscopique des grains de quartz du sable
Type des grains
Caractéristiques
NU : Non Usés EL : Emoussées Luisants RM : Ronds Mats
Aspects des grains Grains transparents Grains transparents, Non transparents
luisants
Anguleux Grains arrondis
Très arrondis
Areêtes tranchantes dépoli
Modalité et dynamisme Sable ayant subit un Sable ayant subit un long Sable ayant subit un long
du transport transport de faible distance transport par l’eau transport par le vent
Milieu de Glacière, début de la fleuve Plage, ou bien fluviatile Eolien
sédimentation prés de la mer
2. Manipulation
Préparez trois échantillons du sable d’origines différents en
utilisant des tamis pour isoler les grains entre 0.4 mm et
1.6 mm.
Prenez une centaine de grains de quartz de chaque
échantillon et les mettez sur un fond noir sous la loupe
binoculaire en présence de la lumière.
Comptez le nombre des graines pour chaque type NU, EL
et RM.
Calculez ensuite les pourcentages de chaque type de grains de
quartz. Puis les représentez sur un graphe.
Interprétez les résultats obtenus, et déduisez l’agent de
transport et le milieu de sédimentation.
Observez sous la loupe binoculaire, les trois échantillons
du sable, et déterminer leurs origines.
Doc 9 : Manipulation ; morphoscopie des grains de quartz
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 12
a. Interprétation des résultats :
Selon la dominance d’un certain type de grain de quartz, on peut déterminer l’agent et la distance du
transport, et donc avoir une idée sur le milieu de sédimentation. Tout ça en ce référant au tableau du
document 8.
b. Exercice d’application
Le tableau ci-contre représente les résultats Aspects des grains Le pourcentage des différents
d’une étude morphoscopique sur trois de quartz types des grains de quartz (%)
échantillons de sable.
Sable A Sable B Sable C
En comparant les pourcentages des différents
types des grains de quartz pour chaque NU 64 10 6
échantillon, déterminez l’agent de
EL 20 20 68
transport.
RM 16 70 26
c. Eléments de réponse
L’échantillon A est caractérisé par la dominance des grains de sable non usés (64%) ce qui permet
de conclure que cet échantillon a subi un transport de faible distance (par eau ou par glace).
L’échantillon B est caractérisé par la dominance des grains de quartz de type ronds mat (70%) donc
cet échantillon a transporté par le vent à longue distance.
L’échantillon C est représenté par une dominance des grains de sable de type émoussés luisants
(68%) et une moyenne représentation des grains de quartz de catégorie ronds mat (26%) ce qui
permet de déduire que ce type de sable a subi deux type de transport, transport par l’eau et par le
vent.
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 13
Activité
Activité5 5 Les conditions de sédimentation dans les principaux milieux de
sédimentation actuels
1. les milieux de sédimentations actuels
Les éléments destinés à former un sédiment sont d'abord généralement transportés à l'état solide ou en
solution. Ils se déposent ou précipitent ensuite dans un milieu de sédimentation. Un milieu de
sédimentation est une unité géomorphologique de taille et de forme déterminée où règne un
ensemble de facteurs physiques, chimiques et biologiques suffisamment constants pour former un
dépôt caractéristique; exemples: milieu lacustre, milieu deltaïque..
Doc 11 : les milieux de sédimentations
1. D’après la figue ci-dessus, qu’ils sont les grandes subdivisions des milieux de sédimentation ?
les grandes subdivisions des milieux de sédimentations sont :
- Les milieux de sédimentation marins
- Les milieux de sédimentation continentaux
- Et les milieux de sédimentation intermédiaires
2. Complétez le tableau ci-dessous en citant les principaux milieux de sédimentation de chaque
subdivision.
Subdivision marins continentaux intermédiaires
Principaux Plateau continental fluviatile littoral
milieux de Talus continental lacustre delta
sédimentation
Glacis continental glacière estuaire
Fonds abyssaux éolien lagune
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 14
2. l es conditions de sédimentations
a. Milieux continentaux
figure 1 : sédimentation le long de la rivière figure 2 : la sédimentation au niveau des méandres
figure 3 : types de terrasses figure 4 : Diagramme de Hjulstôm
Doc 12 : les conditions de la sédimentation au niveau des milieux continentaux
Milieux de Condition de sédimentation
sédimentation
Milieu La sédimentation fluviatile dépend de deux facteurs principaux : la densité des
fluviatile sédiments et la vitesse du courant.
D’après la figure 1, on observe que les sédiments lourds se déposent en premier
ensuite ceux qui sont un peu légères et ainsi de suite.
On distingue plusieurs types de réseau fluviatile entre outre les réseaux à
méandres (fig 2):
La sédimentation dans ces réseaux se fait sur la rive convexe sous forme d'une
barre de méandre. Par contre la rive concave est érodée.
Au niveau des fleuves, il ya une alternance entre l’érosion et la sédimentation, et
selon la dominance de l’une ou de l’autre, il aura formation des formes appelés
terrasses (fig 3):
Terrasses étagées : lorsque la phase de l’érosion est dominante
Terrasses emboitées : lorsque la phase de sédimentation est la plus dominante
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 15
b. Milieux intermédiaires
Les milieux intermédiaires sont situés aux limites du domaine marin et du domaine continental et
présentent des caractères mixtes.
Littoral : est la zone de contact entre la terre et la mer.
Delta : le fleuve a une action dominante, sédimentation abondante. (figure 2)
Estuaire : influence de la mer prépondérante
Lagune : est une étendue d'eau généralement peu profonde séparée de la mer par un cordon littoral.
Figure 1 : sédimentation lagunaire figure 2: sédimentation deltaïque
Doc 13 : la sédimentation dans les milieux intermédiaires
D’après le Doc ci-dessus et vos connaissances, complétez le tableau suivant.
Milieux de Condition de sédimentation
sédimentation
Milieu littoral o Dépond des apports détritiques fluviatiles et de l’hydrodynamisme marin
o Sédiments sableux riches en éléments calcaires provenant des coquilles
Delta Plaine deltaïque : limon et argile, riche en matière organique sous climat humide, en
évaporites sous climat sec et suffisamment chaud.
Front de delta : C'est le lieu de rencontre des eaux douces chargées de sédiments et
des eaux salées. La forme de sédimentation est différente selon la densité de l'eau du
fleuve, fonction de la charge, et la taille des particules transportées.
Prodelta : Il s'y dépose des sédiments fins, très riches en matière organique d'origine
continentale.
Estuaire o Dominance de l’hydrodynamisme marin et faible apport des matériaux par le fleuve
o Vases argileux par floculation
lagune o Dominance de l’évaporation de l’eau sur le renouvèlement des eaux
o Sédiments carbonatés (calcaire) et évaporites (sels)
c. Milieux marins
Le domaine marin est défini par opposition au domaine continental. Il comprend les océans et
mers recouvrant en grande partie une croûte océanique (Atlantique, Méditerranée...). Leurs traits
les plus caractéristiques sont l'étendue de leur surface et la salure de leur eau. Le domaine marin
couvre près des 3/4 de la surface du globe.
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 16
La distance au
continent et la
profondeur de
l'eau permettent
de définir
plusieurs zones
caractérisées par
leur
hydrodynamisme
et leur type de
sédimentation. Figure 1 : Morphologie des Milieux marins
CCD (carbonates
Compensation
Depth) ou
profondeur de
compensation
des carbonates,
correspond à la
profondeur à
laquelle la totalité
du carbonate de
calcium apporté
depuis la surface
est dissoute.
Figure 2 : sédimentation au niveau du glacis continentale
figure 4 : la
dissolution
des tests
calcaire et
siliceux en
fonction de
la
profondeur
des eaux
A : Radiolaire (test Figure 3 : les courants de turbidité
siliceux) A
B : foraminifère (test
calcaire)
Ce sont des
protozoaires marins à
vie plantonique B
Doc 14 : les conditions de sédimentation au niveau des milieux marins
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 17
1. Comment pouvez-vous expliquer la répartition des sédiments au niveau du glacis
continental ? servez-vous de la figure 4.
D’après la figure 2, on observe que le glacis continental est caractérisé par les sédiments calcaires
en dessus d’une profondeur appelé CCD, et des sédiments siliceux en dessous de cette profondeur.
En analysant les courbes de la figure 2, on déduit que :
La dissolution des tests calcaires augmente avec la profondeur, ce phénomène est dû à la teneur en
CO2 qui est grande à basse température et sous pression. Au delà d’une certaine profondeur tous
les tests calcaires sont dissous, et le sédiment ne contient pas de carbonates: cette limite est la
profondeur de compensation des carbonates ou CCD, elle est située vers -5000 m dans
l'Atlantique. par contre, la dissolution des tests siliceux est très importante dans les faibles
profondeurs.
2. En se basant des figures du document ci-dessus, complétez le tableau ci-dessous.
Milieux de caractéristiques Condition de sédimentation
sédimentation
Plateau Faible pente
Sédimentation à dominance siliceuse quand l’apport
continental Fable profondeur
Présence de vagues détritique est fort.
Marrées
Sédimentation à dominance carbonatée quand l’apport
détritique est faible et en présence d’une activité
biologique (organismes fixateurs du calcium).
Talus Forte pente sédiments détritiques rythmés mis en place en bas du
continental Grand profondeur,
talus par les courants de turbidité.
jusqu’au 2000 m
Présence des courants
de turbidité
Ecroulement laminaire
Glacis CCD Sédiments calcaires en dessus du CCD
continentale Sédimentation
calcique et siliceux Sédiments siliceux en dessous du CCD
fonds Trop profond Sédiments très fins (argiles rouges), provenant des
abyssaux
Absence de courant poussières transportées par le vent.
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Activité 6 Les conditions de sédimentation dans un ancien milieu de
sédimentation (la mer des phosphates)
Les réserves en phosphate au Maroc représentent près de 75% des réserves mondiale. Les phosphates
sont des roches sédimentaires exploitées dans des gisements répartis au Maroc au niveau de bassins
sédimentaires appelés bassins phosphatés.
Quelles sont les caractéristiques des sédiments phosphatés ?
Quelles sont les conditions de formations des sédiments phosphatés ?
1. Les caractéristiques des sédiments phosphatés au Maroc.
a. Principaux gisements de phosphate au Maroc
D’après la figure ci-contre, citer les principaux
gisements exploités au Maroc.
Les principaux gisements exploités au maroc
sont :
Ouled Abdoun (Khouribga )
Ganntour (Youssoufia et Bengrir)
Meskala (Essaouira-Chichaoua-Imi
n’Tanout)
Oued Eddahab ( Boucraâ Laâyoune )
b. types de roches phosphatées
Le gisement des phosphates au Maroc présente trois types essentiels de roches phosphatées (ou
faciès phosphatés) ; le phosphate sableux granulaire, le calcaire phosphaté et le phosphate
siliceux.
Le phosphate granulaire est le plus répondu et le plus exploité actuellement. Il est constitué de
grains phosphaté très fins comme :
Les oolites : structures résultant de la précipitation chimique des phosphates sous forme de
couches successive auteur d’un noyau siliceux (grain de sable) ou organique (micro
algues, coquilles de plancton…)
Les tests de foraminifères complètement ou partiellement phosphatés
Les grains de glauconie : minéral riche en fer se formant en milieu marin (plateau
continental).
Le calcaire phosphaté est une roche compacte constituée d’éléments phosphatés cimenté par du
calcaire cristallisé.
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 19
2. Les conditions de sédimentation des roches phosphatées
a. Caractéristiques des sédiments phosphatés
Dents des requins trouvées au sein des strates
phosphatées au Maroc
Crâne d’un dinosaure fossilisé au sein des
sédiments phosphatés
Figure 1 : log stratigraphique de la série phosphatée figure 2 : fossiles trouvés lors d’exploitation
d’Ouald Abdoun du bassin phosphaté d’Ouald Abdoun
Doc 16 : caractéristiques des sédiments phosphatés
1. En analysant le log stratigraphique, quelles informations pouvez vous en extraire ;
Le log stratigraphique est un schéma qui représente la succession des couches sédimentaires dans un
milieu donné sous forme d’une coupe verticale qui prend en considération l’épaisseur de la couche et
leurs positions les unes par rapport aux autres, le faciès lithologique des couches …
D’après le log stratigraphique, la sédimentation phosphatée a commencé au début de l’ère secondaire
(du maastrichtien au lutétien).
Les couches sédimentaires phosphatées sont toutes à l’horizontales (structure dite tabulaire), cela
témoigne l’absence de déformations tectoniques
L’alternance des sédiments calcaire, silex et argileux avec les sédiments phosphatés témoignent
qu’ils avaient des oscillations lors de la sédimentation (variation de la profondeur)
2. D’après les informations dans la figure 2, que pouvez vous en dire à propos de la nature du
milieu de sédimentation du phosphate.
La présence des fossiles marins (dents des requins) dans les sédiments phosphatés témoignent que le
milieu de sédimentation du phosphate est un milieu marin peu profond.
Réalisation de la carte paléogéographique d’un ancien bassin sédimentaire Page 20
b. Contions de sédimentations de roches phosphatées
Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer l’origine des sédiments phosphatés :
Théorie d’origine minérale des phosphates : alimentation directe en phosphore due à l’altération et au
lessivage des roches volcaniques continentales riches en phosphore (P), comme l’Apatite.
Théorie d’origine biologique des phosphates : cette théorie considère que l’origine du phosphore dans
les sédiments phosphatés est due à l’altération chimique et biochimique des restes des animaux au fond
des bassins sédimentaires.
Théorie moderne, théorie des
courants ascendants ou Upwelling
(KAZAKOV, 1937) : cette théorie
apparait logique, selon elle, la source
principale du phosphore est
l’altération de l’apatite des croches
éruptives dans le continent, le
phosphore libéré est ensuite
transporté par les eaux des
ruissellements vers les mers et les
océans, à l’arrivé, le phosphore est
intégré dans le cycle biologique,
essentiellement par le plancton, qui
est après, leur mort restituent le
phosphore à nouveau par leur décomposition au fond des bassins. Et donc libération du P minérale en
forte concentration et de CO2. Mais la sédimentation du phosphate n’aura lieu qu’au plateau
continental.
Modèle explicatif de la phosphatogénèse
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Doc 17 : les principales théories sur la phosphatogénèse
1. D’après le document ci-dessus, quels sont les conditions de la sédimentation des roches
phosphatées ?
La sédimentation phosphatée nécessite des conditions restreintes entre autres :
- Eaux tropicales peu profondes
- Présence de liaison directe entre le bassin de sédimentation et le milieu océanique
- Présences des courants marines ascendants (Upwelling), qui déplacent les eaux sous marines
riches en phosphore vers la surface.
2. Décrivez le modèle de la phosphatogénèse, en expliquant la nécessité de l’intervention des
courants ascendants (Upwelling).
L’altération de l’apatite au niveau du continent
Transport du phosphore en suspension par les eaux de ruissellement
A l’arrivé du phosphore aux mers et aux océans, il est intégré par les êtres vivants
(principalement le plancton)
A leurs morts, les êtres vivants sont décomposés aux grands fonds par les bactéries, et la
matière organique se transforme en matière minérale entre autres, le phosphore P et le CO2.
La sédimentation du phosphate ne peut pas s’effectuée aux fonds à cause de l’absence des
conditions favorable à sa sédimentation, et donc les éléments P et CO2 doivent être
transportés aux eaux de surface ou les conditions sont favorables. Ce transport est effectué par
les courants marins ascendants (Upwelling)
Aux eaux de surface, peu profondes et suffisamment chaudes, les éléments P et CO2 entre en
réaction pour former la racine PO4 et et avec d’autres éléments pour donner des sédiments
phosphatés.
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Activité 7 Réalisation de la carte paléogéographie du bassin sédimentaire
de la mer des phosphates
L’étude des faciès minéraux et fossilifères des phosphates a permis de reconstituer l’environnements
sédimentaires dans lesquels s’est formé le [Link] représentation de ces environnements ainsi que
leur évolution au cours des temps géologiques se fait sous forme des cartes paléogéologiques.
L’importance de la période d’érosion qui a suivi la sédimentation des roches phosphatés a rendu très
difficile, la détermination avec précision les limites des bassins de phosphates, pour cela deux modèles
théoriques ont été proposées pour la reconstruction de la géologie passée de ces bassins.
Trappe (1989-1994), Herbig (1986) (modèle1) : le centre et l’Ouest Marocain étaient
submergés par une mer épicontinentale en liaison avec l’Océan Atlantique. Les sédiments
phosphatés se sont déposés sur des fonds de faible profondeur alors que les zones profondes ne
connaissaient aucune sédimentation de phosphate.
Salvin (1960), Boujo (1976) (modèle 2) : la mer de phosphate était sous forme de golfs de
faible profondeur en liaison avec l’Océan Atlantique et séparés par des terrains émergeants.
Figure 1 : paléogéographie des bassins phosphatés figure 2 : paléogéographie des bassins phosphatés
Du Maroc selon Herbig et Trappe du nord du Maroc selon Boujo
Doc 18 : modèles explicatifs de la paléogéographie des bassins phosphatés au Maroc
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