Communication Guide Du Facilitateur
Communication Guide Du Facilitateur
Interpersonnelle et Counseling
(CIP/C)
Guide du Facilitateur
L’amélioration de l’état de santé de la population haïtienne dans le respect de ses droits et pour lui permettre
de contribuer au développement socio-économique du pays constitue un but et une priorité pour tous les
intervenants du système national de santé. Les efforts considérables investis ont certes produits quelques effets mais
la situation sanitaire demeure encore un motif majeur de préoccupation pour tous les concernés. En effet, de
nombreux facteurs sociaux, culturels, environnementaux et économiques limitent l’accès de la population tant
aux services de santé qu’aux informations qui devraient lui permettre d’assurer une gestion de sa santé et de celle
de sa famille.
Tenant compte de ce constat, le MSPP a élaboré la Politique Nationale de Santé publiée en Juillet 2012 qui
priorise dans ses axes d’intervention spécifiques la production et la prestation de services de santé de qualité. Ces
actions ne seront fructueuses que si les individus, les familles et les communautés utilisent de façon opportune
les services disponibles pour résoudre leurs problèmes de santé. De plus, les contacts de la population avec le
système de santé constituent d’excellentes opportunités pour leur fournir l’accompagnement nécessaire et les
aider à développer de solides compétences pour une gestion optimale de leur santé.
Pour obtenir les résultats recherchés, le MSPP préconise la communication et particulièrement la communication
interpersonnelle qui regroupe les interactions entre êtres humains leur permettant d’échanger des informations,
des idées et des émotions. Elle prend place dans notre quotidien à chaque fois que nous sommes en relation
avec quelqu’un. Cette communication est un élément essentiel de la gestion du chemin de la bonne entente
et du succès. Des interactions positives et fructueuses des prestataires, à tous les niveaux avec leurs clients
garantissent la qualité des services, la satisfaction du client et contribuent ainsi à établir des relations favorables
à la fidélisation de la clientèle de même qu’à l’adhérence au traitement. La qualité des interactions clients/
prestataires facilitent également le développement de partenariat entre l’équipe de santé et la communauté pour
la création d’un environnement propice à la Promotion de la Santé. Il importe donc que les prestataires de service
de santé disposent, en plus des connaissances approfondies en matière de santé, d’habiletés en communication
et d’attitudes positives pour pouvoir jouer pleinement leurs rôles d’encadreur et d’agent de changement.
Les compétences du personnel de santé ne suffiront pas à assurer une performance optimale des institutions et
programmes de santé. Toutefois, des prestataires compétents peuvent tirer le maximum des ressources disponibles,
adapter leurs actions en tenant compte des besoins de leurs clients et du contexte. Une formation adéquate en
Communication Interpersonnelle et en Conseil peut donc compléter les autres interventions de renforcement
institutionnel ; contribuer à l’accroissement de la disponibilité, de la qualité et de l’utilisation des services de
santé, à l’épanouissement et à la bonne marche du système.
La réponse au VIH/SIDA nécessite des interventions cohérentes dans le domaine de la prévention, c’est ce
qui a conduit le PNLS a élaboré une Stratégie Nationale de Communication pour la Prévention du VIH en
2013. Le renforcement des capacités et de la performance a été retenu comme un des cinq axes d’intervention
prioritaires en vue de contribuer à l’atteinte du résultat attendu stipulé dans le PSNM et dans son Plan de
suivi : « Une réduction globale du niveau de transmission du VIH, toutes sources confondues – d’ici 2015 ».
Cette décision a été supportée par des considérations dans le paragraphe suivant, tiré du document de Stratégie.
Le plan de mise en œuvre de la Stratégie pour la période Avril 2013 – Septembre 2015 prévoyait pour l’axe
renforcement des capacités et de la performance trois (3) grandes activités :
Dès Octobre 2013, au niveau de certains départements, des sessions de recyclage en Communication
Interpersonnelle ont été organisées avec les ressources disponibles. Le Service de Communication du PNLS
a pu lancer le processus d’actualisation du Curriculum de formation des prestataires en Communication
Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) à la faveur du démarrage des interventions du Projet EVIH-T. Il fut
alors confié à l’INHSAC le mandat d’appuyer le PNLS dans l’élaboration du plan de formation en CIP/C, la
mise à jour du curriculum, des supports didactiques, la formation et l’encadrement de 50 formateurs en CIP/C.
D’Avril à Août 2014, une dizaine de sessions de formation de prestataires ont été organisées au niveau de 9
départements sanitaires par 45 des 50 formateurs formés. Toutes ces sessions ont été menées avec l’encadrement
technique du niveau central du MSPP et de l’INHSAC. L’expérience acquise au cours de chacune des sessions a
été analysée par le comité d’actualisation; les leçons apprises ont été mises à profit dans la révision et la finalisation
des documents c’est-à-dire le Guide du Facilitateur et le Manuel du Participant.
Ces documents de référence pour la formation en CIP/C finalisés offrent donc un double avantage: ils ont été
mis à jour à la lumière des données les plus récentes tant du point de vue de la méthodologie que du contenu; ils
sont adaptés au contexte de travail et aux réalités des prestataires qu’ils vont servir à former. De plus, un réseau
assez large de formateurs œuvrant dans tous les départements sanitaires du pays est déjà familiarisé à l’approche
prônée dans ces documents, ce qui facilitera certainement leur utilisation.
Les facilitateurs des trois (3) sessions de formation de formateurs en CIP/C organisées en Février et Mars 2014
ainsi que les personnes ressources, particulièrement l’observateur-évaluateur de la 1ère session de formation de
formateurs, ont joué un rôle déterminant dans l’adaptation de la méthodologie et la révision des documents de
référence. Ils ont droit à un merci spécial et à la reconnaissance de tous ceux qui bénéficieront des résultats de
leur dévouement. Sont vivement remerciés les participants à ces sessions qui ont, en quelque sorte, réalisé le pré
test des documents en simulant les différentes séances décrites.
Les formateurs en CIP/C ont également utilisé les documents en situation réelle en préparant et facilitant au
moins une session de formation au niveau de chaque département. Les prestataires de services qui y ont participé,
ont grandement contribué à la finalisation des documents par leurs réactions aux activités d’apprentissage et
leurs commentaires sur l’organisation des sessions, qu’ils en soient tous remerciés ici.
Un grand merci à Mme Bernadette G. Christian pour son leadership, à Mme Elsie Lauredent et à Mme Nazlie
A. Dorval pour leur appui de proximité.
Il convient enfin, de reconnaître l’apport de nombreuses personnes qui ont, tout au long du processus
d’actualisation du Manuel de formation en CIP/C, facilité ou appuyé la mise en œuvre de cette intervention
particulièrement sur le plan administratif et logistique.
FS : Formation Sanitaire.
IEC : Information-Education-Communication
PF : Planification Familiale
PE : Pair Educateur
TB : Tuberculose
Le guide du formateur offre tout d’abord certaines considérations générales sur la méthodologie proposée pour
la formation en CIP/C, les conditions souhaitables pour que les participants tirent un profit maximum de la
formation, ainsi que les cométences nécessaires aux formateurs pour une utilisation efficace et réussie du manuel.
• Description détaillée de chacune des séances de la session de formation, suivant l’ordre chronologique
dans lequel elles devraient être menées.
Les textes dans les encadrés sont utilisés pour souligner une information clé - définition de terme ou de
concept, pour résumer les éléments de contenu à retenir.
Le manuel du participant fournit des informations plus détaillées et plus approfondies sur les thèmes et éléments
de contenu traités au cours de chaque séance. Il est destiné à servir de référence aux participants pendant la
session de formation et d’aide-mémoire à leur retour dans leur milieu de travail.
Le programme de formation décrit dans ce manuel a été conçu à partir des résultats de nombreux échanges
sur la performance et des compétences en Communication Interpersonnelle des prestataires dans le système
national de santé. Leur formation initiale priorise, en général, les capacités de diagnostic et de prise en charge
des maladies et conditions pathologiques sans accorder l’attention requise aux attitudes et habiletés nécessaires
pour interagir efficacement avec les clients. Les investissements consentis dans la formation continue pour faire
face à cette situation n’ont pas réussi à habiliter les prestataires formés à mettre en application les acquisitions de
savoir et de savoir-faire dans leur contexte de travail. Cet état de fait a exigé une certaine remise en question de
la méthodologie utilisée habituellement dans les activités de formation et à l’option d’une approche assez récente
– l’ « Approche par Compétence » pour orienter les décisions d’ordre méthodologique. Ce chapitre du Guide
du Facilitateur a pour but d’assurer une compréhension claire des fondements techniques de cet outil de façon à
en garantir une utilisation adéquate et efficace.
De plus en plus répandue à tous les niveaux et dans tous les domaines de l’enseignement, cette approche
prône une vision large et intégrée de la formation qui n’est plus comprise comme une simple transmission de
connaissances. Elle propose la mise en œuvre d’une méthodologie active pour permettre à l’apprenant d’acquérir
des connaissances et de développer la capacité à exploiter des aptitudes et des attitudes pour prendre des
décisions ou conduire des actions visant à résoudre un problème, gérer une situation dans un contexte donné.
Cette approche exige d’aller au-delà de l’atteinte pure et simple d’objectifs d’apprentissage. Elle consiste en un
apprentissage plus concret, plus actif et plus durable qui permet une intégration des trois dimensions du savoir
: le savoir (connaissances), le savoir-faire (habileté/aptitudes) et le savoir-être (attitudes). La formation basée sur
cette approche est menée à partir d’activités ayant un sens réel pour l’apprenant et qui lui offrent l’opportunité
de contextualiser les acquis ; ce qui lui permettra de les appliquer dans son milieu de travail après la formation.
Une compétence peut être définie comme un ensemble pluri dimensionnel de connaissances, de savoir-faire et
de savoir-être sur lesquels est construite la capacité d’un individu à comprendre une situation complexe dans un
contexte spécifique et à le gérer efficacement. Les compétences constituent des capacités intégrées nécessaires à
l’accomplissement de tâches souvent complexes dans des environnements dynamiques. Par exemple, on dit que
quelqu’un a acquis une compétence, lorsque dans une situation donnée, il sait quoi faire, comment le faire et
pourquoi.
A la lumière de cette approche, le programme de formation des prestataires de services de santé en Communication
Interpersonnelle a été développé de la compétence générale attendue dans la conduite de leurs activités
professionnelles. Des éléments de compétence, action concrète à poser dans l’exécution des tâches, ont été
ensuite définis en tenant compte de l’organisation du système national de santé. Ces éléments de compétences
ont guidé les choix de contenus et la conception des activités d’apprentissage.
MÉTHODOLOGIE DE LA FORMATION
La méthodologie retenue pour ce programme de formation découle des principes cardinaux de l’approche
par compétence. Elle est aussi basée sur le cycle d’apprentissage expérientiel, une démarche andragogique qui
implique pleinement les participants en mettant à contribution leur vécu et leur expérience. Les apprenants sont
amenés à découvrir de nouveaux concepts et à se familiariser avec des notions nouvelles à partir d’une prise de
conscience de ce qu’ils savent déjà.
Le principal rôle du formateur consiste à orienter l’apprentissage à travers l’utilisation d’une grande variété
de méthodes et techniques adaptées au profil des participants et sélectionnées en fonction des éléments de
compétence visés. L’apprenant doit toujours rester au centre du processus d’apprentissage et en être à tout
moment l’acteur principal. En tant qu’adulte, il doit assumer pleinement la responsabilité de sa formation. Un
climat empreint de respect et de convivialité constitue un facteur essentiel pour une participation effective de tous,
condition essentielle du succès d’un programme de formation qui doit exploiter au maximum la contribution
des apprenants. Formateurs et participants devront donc établir un pacte de collaboration, un partenariat pour
créer et maintenir une ambiance propice aux échanges ouverts pendant toute la durée de la formation.
Les activités d’apprentissage décrites dans ce document s’alignent autour des quatre (4) grandes méthodes les
plus couramment utilisées : découverte, interrogative, active et affirmative. Le tableau suivant(p.10-11) indique,
à titre de rappel, les principales caractéristiques de ces méthodes.
Supports et matériels:
- Tableau de papier ou grande feuille + chevalet;
- Marqueur de différentes couleurs;
- Ordinateur et Projecteur;
- Support (USB ou DVD) avec les différentes présentations en Powerpoint;
- Bloc-notes, plumes, crayons;
- Post-it, cartes;
- Feuilles blanches 8 ½ x 11;
- Masking tape;
- Agrafeuse + agrafes;
- Trombones;
- Ciseaux.
EVALUATION DE LA FORMATION
L’évaluation de la formation revêt une importance capitale. Elle permet de mesurer les acquis des participants et
de recueillir leurs opinions sur l’organisation de la formation et sur les méthodes utilisées. Les résultats orientent
les décisions et actions visant à améliorer la qualité et l’efficacité de chaque session ; ils peuvent aussi porter à
modifier certaines activités d’apprentissage.
Dans ce programme de formation, l’évaluation est prévue au début, tout au cours et à la fin de la session. Elle
porte tant sur l’acquisition de connaissances que sur l’appréciation des participants.
A la fin de chaque séance, les facilitateurs utiliseront des techniques appropriées, préparées à l’avance pour
mesurer l’atteinte des objectifs fixés. Si nécessaire, certaines notions seront renforcées au cours des séances
subséquentes ou reprises le lendemain, lors de la révision de la journée.
Évaluation finale - réalisée le dernier jour de la session, elle est plus structurée, plus formelle que l’évaluation
journalière. Elle a pour but de recueillir l’opinion des participants sur la formation en général ; les points
couverts incluent, l’organisation de la session de formation, la pertinence de la formation, la compétence de
l’équipe de formateurs, les thèmes discutés, les activités et exercices, le matériel de formation, la logistique de la
formation, l’adéquation de la durée de la session et du temps alloué aux séances. Le formulaire contient aussi des
questions sur l’aspect le plus positif selon les participants, les points à corriger et enfin un espace est prévu pour
des suggestions et recommandations pour aider à améliorer les prochaines sessions planifiées.
FINALITÉ DE LA FORMATION :
BUT DE LA FORMATION
COMPÉTENCE GÉNÉRALE
La formation en Communication Interpersonnelle et Counseling telle que conçue dans ce manuel doit
permettre aux prestataires qui y participent d’acquérir les connaissances, de développer les aptitudes et
attitudes nécessaires pour interagir de façon harmonieuse et efficace avec les clients et les collaborateurs
dans un contexte d’organisation et de prestation de services de santé.
ELÉMENTS DE COMPÉTENCES
Jour 2
Ouverture de la journée 60 min.
- Salutations
- Résumé des points discutés le jour 1
- Rapport d’évaluation du jour 1
- Agenda du jour
60 min. - Grandes fiches et
Séance 2.1 – Qualité de l’Interaction Client/Prestataire
- Attentes des clients marqueurs
- Dimensions de la qualité de l’accueil - Ordinateur, Projecteur
- Présentation sur grande
fiche ou sur - Power Point
Pause-café 30 min.
Lunch 60 min.
Séance 2.3 – Communication entre le Client et 180 min. - Ordinateur, projecteur
Prestataire - Présentations Power Point
- Confidentialité et intimité - Grandes feuilles et marqueurs
- Empathie socio culturelle couleurs
- Valeurs et attitudes -Grandes feuilles
- Sexe et Genre indiquant “SECRET
- Genre et utilisation des services de santé PROFESSIONNEL”
- Grandes feuilles:
- Feuille de Soutien 1 : Jeu
sur le Genre
- Feuille de Soutien 2 :
feuille de réponse du Jeu sur
le Genre
- Liste d’affirmation de
valeurs
- Liste de Valeurs et Attitudes à
distribuer
- Deux grandes feuilles
de papier avec l e m o t
“D’accord“,sur l’une
d ’ e l l e s et “ Pas d’accord “ sur
l’autre
Evaluation et clôture de la journée 30 min.
Jour 3
Au début d’une session de formation d’adultes, pour garantir une participation maximale des tous, il
est important d’établir les conditions préalables ainsi que certaines normes devant favoriser le maintien
d’un climat propice au travail du groupe. L’approche andragogique adoptée dans la conception de cette
formation exige une véritable collaboration entre les formateurs et les participants. Les objectifs, les
méthodes, les principes doivent être bien compris par les participants pour qu’ils puissent y adhérer.
Durant cette séance, les participants auront l’occasion de se connaitre, d’exprimer leur attentes et
préoccupations, s’informer sur le programme de la formation et de collaborer à la définition des normes
qui régiront le fonctionnement du groupe pendant la formation. Les points qui y seront traités sont :
- Propos d’ouverture;
- Présentation des participants et formateurs;
- Attentes;
- Normes du groupe;
- Formation des comités;
- Evaluation des connaissances (Pré-test);
- Vue d’ensemble.
1.3- MATÉRIEL
§ Feuille de présence;
§ Badges/étiquettes avec nom;
§ Ordinateur, projecteur vidéo;
§ Grandes fiches;
§ Marqueurs de différentes couleurs;
§ Pâte à coller ou masking tape;
§ Post-it, feuilles blanches 8 ½ x 11;
§ Formulaires de pré test;
§ Porte-documents pour les participants contenant : bloc-notes, stylo, plan et agenda de la formation;
§ Présentations des points clés sur PowerPoint ou sur grande feuille.
Se présenter aux participants ; leur dire votre motivation pour faire ce travail et votre expérience
dans le domaine;
Inviter les participants à faire un exercice de mise en ambiance et à se présenter même s’ils
travaillent dans la même institution.
Cet exercice offre aux participants l’opportunité de lier connaissance, de se familiariser les uns avec les
autres, s’ils ne se connaissent pas encore; il contribue également à établir une ambiance de convivialité et
à créer un esprit d’équipe propice au bon déroulement de la session de formation.
I - NOM DE L’EXERCICE
Remettre une feuille de papier 8 ½ x11 à chaque participant et leur demande de la plier en 6. Sur
chaque partie, le participant indique les informations relatives au point suivant :
a) Nom et prénom, institution de provenance, profession ou occupation
b) Artiste ou groupe préféré c) Projet convoité jamais réalisé
d) Ce qu’il aime dans une relation e) Ce qu’il déteste dans une relation
f ) Projet pour cette semaine
Demander à chaque participant, à tour de rôle, de se présenter au groupe en faisant une synthèse en un
court paragraphe avec les informations notées sur la feuille de papier.
II- MON ARBRE
Remettre à chaque participant le dessin d’un arbre sur une feuille blanche 8 ½ x 11. L’arbre est
composé de plusieurs touffes de feuilles (selon le nombre de thèmes choisis) qui représentent des
espaces à remplir. Sur chaque touffe est inscrit un des thèmes retenus :
a) Origines b) Histoire ou itinéraire ou expérience,
c) Compétences d) Rêve ou projet,
e) Attentes de cette session de formation ou points à renforcer,
Demander à chaque participant de remplir son arbre en mettant les informations demandées dans
chaque touffe de feuilles ; puis d’écrire son prénom en haut de la feuille, dans l’espace indiqué (C’est
l’arbre de ...);
Inviter chaque participant à présenter son arbre au groupe. Puis, afficher tous les arbres dans la salle de
formation;
Remercier les participants puis introduire l’activité suivante.
Mon projet
Que j’attends de
la formation
Mon expérience en
l’éducation pour la Santé
Faire la synthèse des attentes des participants et leur dire comment elles seront utilisées ; elles seront
ensuite mises en regard des objectifs ou compétences visées par la session.
Si un autre exercice a été utilisée et que les attentes ne sont pas encore exprimées,
Demander à chaque participant de dire, à haute voix, ce qu’il espère acquérir de cette session de
formation;
Noter les attentes exprimées sur une grande fiche en indiquant celles qui sont répétées, jusqu’à ce
que tout le monde ait parlé;
Revoir la liste en demandant les clarifications nécessaires;
Indiquer aux participants que les attentes seront analysées après la présentation des objectifs;
Afficher les attentes notées dans la salle de formation.
Expliquer aux participants que pour maintenir une ambiance propice à l’apprentissage et assurer le
succès de la formation, il importe que des normes soient définies en consensus par le groupe et que
tous s’engagent à les respecter;
Demander au groupe de proposer des règles pour faciliter la gestion de la session de formation;
Demander à un co-facilitateur d’inscrire au tableau ou sur une grande fiche les propositions des
participants;
Inviter le groupe à réagir sur les propositions faites;
Une fois le consensus obtenu, afficher les normes dans la salle de façon à ce qu’elles soient bien
visibles et que l’on puisse s’y référer au besoin pendant toute la session de formation.
Notes au formateur
• Assurez-vous que la liste des propositions inclut : téléphones portables éteints ou en mode vibration ;
respect des horaires d’arrivée ; la participation de tous ; le respect du temps de parole de l’autre , sans
interruption ; et le respect des points de vue des autres.
• Rappelez aux participants qu’en tant qu’adultes, ils sont responsables de leur propre apprentissage, et que
plus ils participent, plus ils tireront partie de la formation.
Exposer une grande fiche sur laquelle est tracé un tableau à quatre (4) cadrans;
Inviter les participants à inscrire leur nom dans un des cadrans;
Expliquer aux participants l’importance de s’impliquer dans la gestion de la session pour garantir sa
réussite et leur satisfaction;
Dire aux participants le nom des comités, expliquer le rôle et les tâches de chaque comité;
Rappeler au groupe que les comités ainsi constitués changeront de fonction chaque jour. Les groupes
ne changent pas mais devront remplir une tâche différente chaque jour.
Notes au formateur
Il est indispensable que le pré-test soit corrigé le même jour ; les résultats serviront à stimuler l’apprentissage
des participants et surtout à orienter les actions de l’équipe de formation pour mieux répondre aux besoins
des participants.
1.4.6- Pré-test Durée: 20 min
- Distribuer aux participants le questionnaire du pré-test (Annexe # 2), après leur avoir expliqué
l’importance de cette activité;
- Accorder 20 minutes aux participants pour répondre aux questions;
- Collecter les questionnaires remplis et remercier les participants en leur rappelant l’utilisation qui sera
faite des résultats.
CONCEPTS DE BASE
EN COMMUNICATION
-
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 25
INTRODUCTION DU MODULE
Ce module est développé pour renforcer la maîtrise des concepts théoriques de base relatifs à la Communication
particulièrement dans ses applications à la Promotion de la Santé. Il comporte deux (2) séances:
A-
SÉANCE I.1 – GÉNÉRALITÉS SUR LA COMMUNICATION
La Communication constitue l’élément fondamental dans toute relation humaine; elle est particulièrement
importante dans la relation soigné/soignant, aidé/aidant, client/prestataire. Si elle n’est pas utilisée efficacement,
la prise en charge ou la relation d’aide ne pourra jamais atteindre les résultats escomptés. Pour bien comprendre
son client et établir avec lui des relations harmonieuses et fructueuses, le prestataire doit bien appréhender
le processus de communication ainsi que les facteurs qui l’influencent et maîtriser les principes et techniques
de base de la Communication Interpersonnelle. Les contenus couverts dans cette séance sont les suivants:
Poser aux participants la question: “Pourquoi l’homme doit-il communiquer?” Les laisser réfléchir
pendant 2 minutes sur l’importance de la communication pour l’être humain;
Inviter les participants à discuter de leurs opinions. Faire la synthèse des points discutés de temps à
autre pour relancer les débats et pour les clore;
Demander aux participants de lire le texte y relatif «Nous avons tous besoin de communiquer»
dans le manuel du participant; Fournir les explications et les clarifications nécessaires à partir des
questions des participants.
Préparer quatre (4) grandes fiches en inscrivant sur chacune un des points suivants:
- Définition de la communication;
- Processus de communication;
- Types de communication;
- Canaux de communication.
Demander aux participants de noter sur chaque fiche ce qu’ils pensent ou savent des termes et
expressions qui y sont inscrits;
Inviter les participants à discuter, en plénière, des idées notées sur les fiches. Faire la synthèse des
points discutés;
Présenter à l’aide du support didactique préalablement préparé (Powerpoint ou grande fiche) et
répondre aux éventuelles questions des participants;
Mettre fin à la séance en encourageant les participants à approfondir les points discutés par la
lecture du manuel du participant.
Demander aux participants de noter 2 mots qui leur viennent en tête quand ils entendent le mot :
« Batterie »;
Inviter chaque participant à lire les mots notés et les écrire sur une grande fiche (sans répétition);
Demander aux participants si la relation entre les mots listés et le mot « Batterie » est bien claire
pour eux. Faciliter les échanges sur les mots listés et leur sens;
Cuisine
Voiture
Batterie Jazz
Canon
Pile
Conclure en faisant ressortir que cet exercice illustre le fait qu’un même mot peut avoir des
significations différentes;
Demander au groupe: pourquoi chaque personne peut comprendre un mot, une information à sa
façon ?
Faire ressortir à partir des réponses obtenues que : i) chaque individu peut interpréter différemment
la réalité selon son contexte de vie, sa situation, ses besoins, ses intérêts, ses expériences ; ii) la
perception influence la communication entre les individus.
Montrer ensuite, aux participants les 3 images présentant des modèles de perception pour illustrer le
concept. Demandez-leur de dire ce qu’ils voient à travers ces images;
Analyser les différentes perceptions avec eux, puis;
Définir le concept “Perception”;
Expliquer l’importance de prendre en compte les différences de perception dans la Communication
Interpersonnelle.
I.1.5.4- Importance de la communication dans les soins et le support aux clients Durée: 1h00
Listes de situations
- L’accueil du client;
- La demande de renseignement;
- L’expression de la douleur;
- Les critiques du client;
- Les réprimandes du prestataire;
- Les réticences face à la demande de services du client;
- Le refus des soins par le client;
- L’anxiété et la peur exprimées par le client;
- Préparation à la médication et au traitement;
- La satisfaction des besoins ;
- Le congé du client.
ET LE CHANGEMENT SOCIAL
I.2.4- Matériel
- Grandes fiches et marqueurs;
- Ordinateur et Projecteur;
- Histoire de Germaine;
- Présentation PowerPoint ou grande fiche sur les «Orbites d’influence»;
- Cartes pour préparer les étapes de changement de comportement.
Demander aux participants de réfléchir sur les expériences partagées et de relever les facteurs qui ont
influencé la réussite ou l’échec du changement de comportement;
Noter les réponses sur une grande fiche et en faire une synthèse pour faire ressortir les six (6)
catégories de facteurs déterminants du changement de comportement;
Puis, présenter, avec un support PowerPoint ou grande fiche, les concepts : Orbites d’influence,
Valeurs, Normes et Genre en faisant ressortir leurs relations avec le Changement de
Comportement d’un individu;
Répondre aux éventuelles questions des participants et les encourager à approfondir le contenu
traité en lisant le manuel du participant ; avant de passer à l’activité suivante.
Introduire la séance en expliquant que l’utilisation de la Communication pour stimuler les changements
de comportement a évolué avec le temps selon les progrès réalisés dans le domaine et les besoins des
programmes;
Présenter ensuite, les caractéristiques de la CCCCS. Solliciter des questions de clarification, y
répondre; puis, faire la transition vers l’activité suivante.
Répartir les participants en 3 groupes; leur demander de lire l’histoire de Germaine (Annexe #
3) ; puis, de répondre aux questions suivantes:
1. Quels sont les droits de Germaine qui n’ont pas été respectés? Pourquoi ?
2. Qu’est-ce que les « obligataires » auraient dû faire?
3. Si vous étiez à la place de Germaine, quels seraient vos attentes vis-à-vis de la
communauté et des obligataires?
Inviter les rapporteurs à présenter les résultats des discussions en groupe;
Animer une discussion en plénière sur les rapports de groupe;
Présenter l’Approche basée sur les Droits Humains à l’aide du PowerPoint préparé à cet effet;
Encourager les participants à poser des questions et y répondre en mettant l’accent sur les points
clés.
Quelques pistes de réflexion
Réponse 1
o Droit de mener une vie décente : les besoins fondamentaux de Germaine ne sont pas satisfaits, elle
essaie de survivre mais ne vit pas (1er paragraphe;)
o Droit d’être informé : elle a fait une tentative de s’informer auprès des hommes du chantier mais n’a pas
insisté ; donc, non convaincue de ses droits. (2ème paragraphe);
o Droit à l’éducation : ne sait ni lire ni écrire;
o Droit à l’identité : n’a ni acte de naissance, ni carte d’identité, ni extrait d’archives;
o Droit de disposer du temps pour elle-même : trop occupée par le train-train quotidien, ne peut se
libérer pour se rendre à une réunion;
o Droit à la sécurité (alimentaire et sociale) : peur qui l’anime de ne pas pouvoir trouver quelque chose
pour nourrir ses enfants.
2. Les obligataires devraient informer Germaine des procédures à suivre et même l’accompagner, puisque le mari n’est
pas présent.
3. Attentes de Germaine
o Soutien et assistance, droit de délégation d’autorité de la part de son mari;
o Informer Germaine des procédures : de la part des obligataires;
o Devoir des membres de l’Association de la soutenir dans ses démarches .
COMMUNICATION
INTERPERSONNELLE
A-
SÉANCE II. 1. - QUALITÉ DE L’INTERACTION ENTRE CLIENTS ET PRESTATAIRES DE
SERVICE
II.1.4- Matériel
• Grandes fiches et marqueurs;
• Ordinateur, Projecteur vidéo;
• Présentation sur grande fiche ou sur Power Point.
II.1.5- Déroulement
II.1.5.1- Attentes des clients Durée:30’
Introduire le sujet en mentionnant que les clients qui fréquentent les services de santé ont des attentes
particulières en termes d’accueil et d’attention;
Animer une discussion sur les attentes des clients qui recherchent les services de santé, en posant
certaines questions telles que:
- D’après-vous, quelles sont les raisons qui empêchent aux clients d’adhérer aux services?
- Qu’est-ce que les clients qui fréquentent les services de santé attendent du personnel?
- Dans quel environnement (physique et émotionnel) devrait-on les accueillir?
Diviser les participants en 3 sous-groupes. Chaque sous-groupe dresse sur une des grandes fiches
préparées à l’avance, la liste des attentes des clients (en termes de qualité) qui recherchent l’un des
services suivants: CDV (groupe 1); PTME ou SM/PF (groupe 2) Traitement aux ARV (groupe 3).
Accorder 20 minutes pour cette tâche;
Demander à chaque groupe de choisir un rapporteur pour présenter en plénière les conclusions de
leurs discussions. Accorder 5 minutes à chaque groupe;
Afficher les rapports des groupes;
Présenter les points clés sur les attentes des clients en mettant à profit les résultats des rapports de
groupes. Solliciter les réactions et questions des participants;
Conclure en faisant ressortir pour les participants que la qualité de l’interaction entre le prestataire
de santé et le client peut contribuer à l’adhésion aux services (enrôlement, fidélité).
C’est le résultat d’un ensemble de conditions présentes dans les services comprenant des
éléments tangibles et des éléments intangibles
Éléments tangibles - se rapportent aux ressources physiques présentes dans les services comme les instal-
lations, les équipements, les médicaments, les ressources humaines disponibles et leur
organisation pour l’accueil, et au matériel informatique, entre autres.
Éléments intangibles - font plutôt référence au comportement des prestataires de santé; ils influencent la ré -
action du client – prise en charge de sa santé, réponse aux services et au traitement.
Parmi les éléments intangibles, on distingue trois aspects importants liés à la communication entre prestataires de
santé et clients : l’empathie, la réceptivité et la fiabilité/compétence
EMPATHIE
C’est le sentiment de respect et de considération envers l’autre et envers la situation qu’il traverse, qui
fait que la personne se mette à la place de l’autre et la comprenne ;
C’est reconnaître que l’autre a ses propres sentiments et ses raisons de penser et d’agir d’une certaine
manière ;
C’est être sensibilisé pour comprendre comment la personne se sent en exprimant son point de vue.
Réceptivité
C’est la manière dont le client est reçu et le degré d’interaction établi.
Fiabilité/ Compétence
Se rapporte à la capacité d’offrir le service de santé recherché, de façon compétente au point d’inspirer
au client confiance et sécurité.
Demander aux participants, répartis en petits groupes de 3, de discuter des actions concrètes et
spécifiques qu’ils pourraient poser pour influencer, de manière positive, l’interaction client/prestataire
et la qualité de l’accueil au niveau de leur institution, en tenant compte des attentes des clients, des
dimensions de la qualité et de leur expérience personnelle;
Les inviter à faire part, en plénière, des résultats de leurs réflexions. Stimuler les discussions des
résultats présentés;
En faire la synthèse en soulignant les points clés se trouvant dans l’encadré pour mettre fin à la
séance .
• Les aspects indiqués sont liés à une série de compétences qui peuvent être développées par les
prestataires.
• Certaines des mesures nécessaires ne requièrent pas obligatoirement l’investissement de
ressources supplémentaires.
• Les connaître et les pratiquer au quotidien est fondamental pour permettre au prestataire
de minimiser certains obstacles auxquels est soumise toute communication, entre autres
l’éventualité:
- de ne pas comprendre ce qui a été communiqué;
- de ne pas susciter l’attention ou l’intérêt du public cible et, somme toute;
- de ne pas avoir la garantie des effets escomptés sur son comportement.
II.2.3- Préparation
• Préparer les points clés se trouvant dans l’encadré sur Power Point ou sur grande fiche;
• Identifier les matériels / équipements nécessaires.
II.2.4- Déroulement
II.2.4.1- Définition de la Communication interpersonnelle Durée: 20’
Introduire la séance en attirant l’attention des participants sur la nécessité pour les prestataires de
santé de communiquer de façon plus interactive c’est-à-dire laisser les clients s’exprimer librement;
Demander aux participants de donner/de proposer une définition de la Communication
interpersonnelle;
Inscrire les réponses sur une grande feuille et les analyser;
Présenter les points clés se trouvant dans l’encadré sur grande fiche ou sur Power Point
Scénario:
La cliente est une femme de 30 ans, mère de 4 jeunes enfants, son mari l’a quittée. Elle vient en
consultation dans le service parce que dernièrement elle s’est sentie faible, elle a eu la toux et la fièvre.
Elle n’arrive plus à aller travailler à l’usine comme elle avait l’habitude de le faire. Le prestataire s’est
montré impatient et a vite fait d’expédier la cliente en lui prescrivant du fer et du paracétamol. La
cliente est partie toute confuse.
Inviter les volontaires à jouer les rôles qui leur ont été assigné; demander aux autres participants
d’observer attentivement ce qui se passe;
A la fin du temps imparti (10-15 min), arrêter l’exercice, remercier les volontaires;
Analyser le jeu de rôle et stimuler la discussion à l’aide des questions suivantes:
Conclure l’exercice avec une synthèse des discussions en soulignant les points clés se trouvant dans
l’encadré suivant
Techniques: Exercices
Nous allons maintenant aborder un autre aspect de la communication interpersonnelle auquel normalement
nous ne prêtons pas trop d’attention. Quand on pense « communication entre des individus », ce qui
vient d’abord à l’esprit, ce sont les mots, les dialogues, les conversations, c’est la parole. Toutefois une
grande partie de la communication interpersonnelle ne se fait pas avec des paroles, mais plutôt avec des
gestes et d’autres expressions/manifestations corporelles.
Dire aux participants que les exercices sur la communication non verbalevont les aider à identifier
les aspects de notre niveau de confort personnel pendant la communication de personne à personne
et à comprendre comment la communication non verbale peut influencer la communication des
prestataires de santé avec les clients.
Demander à 2 participants de se lever et de se mettre l’un en face de l’autre, à une distance de 1,50m
(un pas et demi). Appeler l’un des participants A et l’autre B. Demander au reste du groupe d’observer
en silence ce qui va se passer;
Demander à A de dire à B ce qu’il/elle a mangé aujourd’hui, au petit-déjeuner;
Demander-leur de reculer, environ un demi mètre, et demander à B de parler de la même chose
pendant une minute (inverser les rôles);
Analyser le jeu de rôle et stimuler la discussion à l’aide des questions suivantes:
Demander à 2 autres participants de placer leurs chaises, face à face et de commencer une conversation
sur leur famille;Avant l’exercice, demander à celui qui écoute de se retourner soudainement,
pendant que l’autre continue de parler.
Mener une discussion en demandant:
Comment se sent la personne qui parlait quand l’autre s’est retournée brusquement?
Notre corps joue un rôle vital dans la communication et il est important de connaître
notre propre niveau de confort par rapport à notre espace personnel, aux contacts
physiques et à la proximité des autres. Il est tout aussi important d’être conscient
que les clients ont leur propre niveau de confort, quand il s’agit de communication
avec les prestataires de santé.
Le toucher, par exemple, est un élément important de la communication, et il est déterminé par des normes
culturelles et des aspects individuels subjectifs. Il n’existe pas de normes universelles de convenance
sur son utilisation.
La communication avec les clients doit tenir compte des normes sociales, des facteurs d’ordre culturel et du
niveau de confort de chaque interlocuteur.
Techniques: Questions-réponses
Demander aux participants de traduire en langage simple les expressions du vocabulaire médical
suivant :1) charge virale ; 2) couple sérodiscordant ; 3) maladies opportunistes ; 4) sécrétions ; et 5)
post-partum;
Noter les réponses sur une grande feuille;
Demander aux participants de dire : si les termes utilisés au cours d’une visite médicale ou lors d’une
séance-conseil ont un sens pour les clients ?
Ecouter les réponses et faciliter les échanges d’opinion entre les participants;
Conclure ainsi.
Les prestataires de santé ne comprennent pas toujours que certains termes qu’ils utilisent
lors d’une consultation médicale ou d’une séance-conseil ne sont pas accessibles à la
majorité des clients. Aussi, il est important d’essayer de traduire
les termes médicaux en termes simples, soit dans un langage accessible aux clients
qu’ils reçoivent.
Il est important, toutes les fois que les clients ont l’opportunité de s’exprimer, de bien les écouter
avec attention, de noter les termes qu’ils utilisent et d’essayer de les comprendre. Ceci permet de se
familiariser avec les termes plus proches de leur vocabulaire et de leur réalité pour s’en servir en
leur donnant des explications.
C-
SÉANCE II.3 - COMMUNICATION ENTRE CLIENTS ET PRESTATAIRES
II.3.4-Matériels
- Ordinateur, projecteur;
- Présentations Power Point;
- Grandes feuilles et marqueurs de toutes les couleurs;
- Grandes feuilles indiquant “ SECRET PROFESSIONNEL” en grandes lettres;
- Grandes feuille:
• Feuille de Soutien 1 : Jeu de Genre
•Feuille de Soutien 2 : feuille de réponse du Jeu de Genre
- Liste d’affirmation de valeurs;
- Liste de Valeurs et Attitudes à distribuer;
- Deux grandes feuilles de papier, sur lesquels sont écrits: le m o t “ D’accord “, sur l’une d’ e l l e s et
sur l’autre “ Pas d’accord “
II.3.5- Déroulement
EMPATHIE SOCIO-CULTURELLE
L’empathie « socioculturelle « est la capacité de tenir compte du contexte social dans lequel
vit l’autre et de sa culture qui influencent sa façon de voir les choses, sa perception de la
réalité et même ses modes de vie.
Demander s’il y a des questions de clarification ou des commentaires par rapport à ce qui vient d’être
dit;
Répondre aux questions et conclure.
Introduire ce point en partant de la réalité haïtienne. Donner quelques exemples de valeurs en rapport
avec le thème: effritement des valeurs. Qu’est-ce qui avait de la valeur autrefois dans les familles et dans
la société, les comparer avec les valeurs actuelles?
Demander aux participants de lire les définitions suivantes et de les commenter;
«Valoriser (donner de la valeur, de l’importance à quelque chose) est un attribut humain, lié à des
expériences culturelles et sociales. Nos valeurs se construisent, et peuvent changer tout au long de notre
vie ; elles sont déterminées par l’influence de l’environnement dans lequel nous vivons, de la famille
d’origine, des amis et d’autres groupes de référence».
«Une attitude est une manière de penser, de sentir et de réagir par rapport à différents groupes, questions
ou évènements. Elle détermine la manière d’agir ou de réagir (de façon positive ou de façon négative)
par rapport à une personne ou une situation donnée».
Donner les explications nécessaires sur les concepts – valoriser et attitude;
Remettre à chaque participant une copie de la liste de phrases qui expriment des valeurs et des
attitudes ; leur demander d’écrire s’ils sont d’accord ou pas avec chaque phrase.
5 La plupart des femmes a moins besoin de sexe que la plupart des hommes.
7 Une femme peut être amoureuse de plus d’un homme en même temps.
Une fois l’exercice terminé, demander à quelques volontaires de partager leurs réponses et opinions.
Faire ressortir, le cas échéant, comment elles peuvent être différentes;
A la fin de l’exercice, demander au groupe :
- Avez-vous été surpris de l’opinion des uns et des autres sur ces thèmes ? pourquoi?
- Illustrer par des exemples comment les valeurs des prestataires de santé peuvent affecter leur
communication avec les clients
Introduire l’exercice pour montrer comment les perspectives de genre sont aussi liées à des valeurs et à
des attitudes;
Demander aux participants s’ils peuvent expliquer la différence entre les termes sexe et genre;
Distribuer la Feuille de Soutien 1 : Le Jeu de Genre. Demander aux participants de former des équipes
de deux personnes et d’inscrire un X dans la colonne – Genre ou Sexe - qui correspond à chaque
affirmation;
Voir la Feuille de Soutien 2 avec le groupe en entier et donner toutes les clarifications nécessaires pour
dissiper toute confusion sur les définitions.
Le mot “genre” sert à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement,
les comportements, les activités et les attributs qu’une société considère comme
appropriés pour les hommes et les femmes. (OMS, 24 mars 2014)
Note : Rappeler aux participants qu’il est important de prendre en compte le poids des perceptions et normes
sociales liées au genre sur les décisions et comportements des clients. Les prestataires doivent donc profiter de
toutes les occasions comme les séances de counseling sur le dépistage du VIH, les dialogues communautaires pour
encourager la communauté surtout les femmes et les jeunes filles à remettre en question les rôles traditionnels des
hommes et des femmes ainsi que les stéréotypes courants dans la société.
Demander aux participants de regagner leurs places et lancer une discussion avec le groupe à partir des
questions suivantes :
- Comment vous êtes-vous sentis en exprimant des opinions différentes de celles des autres
participants ?
- Quelles attitudes les prestataires de santé ont l’habitude de prendre quand les clients
manifestent des attitudes ou expriment des opinions différentes des leurs ?
- Que peut-il arriver quand un client se sent critiqué parce qu’il manifeste des positions de
genre différentes de celles du conseiller ?
- Comment les prestataires de santé peuvent empêcher leurs propres valeurs d’exercer une
influence négative sur leur interaction avec les clients ou leur travail de conseil ?
Faire la synthèse des discussions en soulignant les points notés dans l’encadré (de la page 49).
D-
SÉANCE II.4 - LES SIX SAVOIRS DE BASE DE LA COMMUNICATION INTERPERSONNELLE
II.4.4- Matériel
- Ordinateur, Projecteur,
- Grande feuilles, marqueurs de toutes les couleurs
- Fiches portant les 6 compétences
- Présentation Powerpoint ou sur grande feuille
- Fiches de CDV, PTME et TAR, en quantité suffisante pour le travail en groupes.
- Copies des cas de figure/scénario
II.4.5- Déroulement
Introduire les six savoirs de base de la communication qui assurent la qualité des interactions
(accueil, conseil, …);
Présenter la diapositive qui montre les six savoirs de base de la communication:
Savoir écouter;
Savoir demander;
Savoir informer;
Savoir répondre aux besoins du client;
Savoir stimuler la participation du client;
Savoir exprimer des émotions positives.
SAVOIR ÉCOUTER
Demander aux participants ce qu’ils entendent par “ Savoir écouter “ et quelle est son importance dans
l’accueil des clients;
Noter les propositions sur une grande feuille;
Faire la synthèse des propositions;
Présenter la diapositive suivante (p.51) en faisant le rapprochement avec les idées des participants :
Procéder, ensuite, pour les autres savoirs, comme pour la compétence précédente.
SAVOIR DEMANDER
Savoir demander, c’est:
Chercher à obtenir des informations sur le client de façon délicate et soignée en évitant que la personne ne se sente dans
un interrogatoire ou obligée de donner des informations quand elle ne se sent pas préparée ou à l’aise pour parler. Le
langage et le ton de la voix sont des aspects fondamentaux de cette compétence.
Exemples :
Comment vous sentez-vous aujourd’hui, Madame Joana ?
Qu’avez-vous fait pour vous protéger de la malaria ?
Pourquoi pensez-vous qu’il sera difficile de prendre ces cachets tous les jours ?
Avantages
Elles aident les personnes à s’ouvrir et à exprimer leurs opinions, leurs sentiments.
Elles encouragent plus de détails dans une conversation.
Maintenant montrer la diapositive suivante (p.52) portant sur la définition et les exemples de
questions fermées :
SAVOIR INFORMER
Savoir informer, c’est :
Savoir sélectionner les contenus qui doivent être communiqués au client et avoir la capacité de les communiquer
de façon effective pour s’assurer que le client obtienne l’information nécessaire sur son état de santé, les services
disponibles, les options à envisager pour promouvoir sa santé ou résoudre un problème de santé.
On peut utiliser les types de phrases suivantes pour démontrer que nous reconnaissons les sentiments du
client :
Avantages :
Elles aident le prestataire à exercer son travail de façon objective, pratique, en profitant mieux du temps disponible
pour exécuter cette tâche.
Elles rendent plus effective l’application des contenus appris dans certains domaines.
Elles réduisent le besoin de mémoriser les processus complexes.
Cette séance pratique offre aux participants l’opportunité de pratiquer les 6 compétences de base
Jacqueline a 24 ans, elle a eu deux enfants. Le plus jeune est décédé de pneumonie, il y a 7 mois. Elle
est enceinte de 3 mois. Le mari est maçon, mais il est déjà revenu deux fois à la maison depuis qu’il est parti
travailler en République Dominicaine. Jacqueline a fait le test VIH et est venue à la consultation pour avoir le
résultat. Jacqueline a peur du résultat du test et ne comprend pas comment elle a pu attraper le sida. Jacqueline
mentionne qu’elle n’imagine pas comment donner la nouvelle à son mari. Elle n’a jamais entendu parler de
PTME et a posé plusieurs questions sur le résultat du traitement.
Historique médicale :
Antonio a découvert qu’il est séropositif, après avoir été hospitalisé pour des infections opportunistes. Antonio
est venu avec son épouse pour faire le test, son résultat est négatif.
Tous deux sont surpris par le fait que l’un est positif et l’autre négatif, ils n’ont jamais entendu parler de cette
situation ; ils ne connaissent pas non plus l’efficacité de la TAR et l’importance du port du préservatif dans cette
situation.
Demander à chaque groupe de discuter brièvement (5 min) de l’exercice réalisé ; puis de retourner en
plénière;
Ensuite, demander aux participants de dire ce qu’ils ont pensé de la conduite du prestataire de santé
dans les trois simulations, l’une après l’autre, portant sur chaque compétence mentionnée sur les fiches.
Prendre quelques minutes pour en discuter;
Pour la compétence “ Savoir demander “, lancer la discussion avec les questions suivantes :
- Le prestataire a-t-il utilisé des questions ouvertes, principalement au début de la consultation, pour
identifier les besoins des clients ?
- A-t-il posé des questions pour identifier les doutes, les sentiments et les intentions ?
- A-t-il aidé le client à réfléchir sur la situation afin de le calmer ?
- A-t-il évité des suppositions sur les comportements ?
- A-t-il demandé plus de détails ?
Pour finir, demander aux participants - comment ils se sont sentis en utilisant la fiche ? est-ce que cet outil
a été utile ? quelles ont été les difficultés rencontrées ? etc;
Procéder de la même manière que pour l’exercice précédent, en demandant aux groupes de travailler la
compétence “ Savoir informer “ et de changer les acteurs.
Ensuite, demander aux participants ce qu’ils ont pensé de la conduite du prestataire de santé dans les
trois simulations, l’une après l’autre, portant sur chaque compétence mentionnée sur la fiche. Prendre
quelques minutes pour en discuter. Lancer la discussion avec les questions suivantes :
Pour finir, demander aux participants - comment ils se sont sentis en utilisant la fiche ? est-ce que cet
outil a été utile ? quelles ont été les difficultés rencontrées ? etc;
Apporter les clarifications nécessaires puis, passer au prochain exercice.
Savoir répondre aux besoins du client Durée: 30’
Procéder de la même manière que pour l’exercice précédent, en demandant aux groupes de s’attarder
sur la compétence « Savoir répondre aux besoins du client «. Mais ils devront désormais changer le thème
et le profil des usagers, en créant d’autres profils :
Martha a 26 ans, et c’est la mère de Rito, un garçon de 5 ans ; son fils n’a pas un développement normal pour
son âge et il est presque toujours malade. Martha est allée très souvent à l’hôpital et, à la dernière consultation,
l’infirmière a suggéré que Rito fasse le test VIH. Le test est positif.
Lors de cette consultation, l’infirmière donnera le résultat du test et expliquera à Martha le besoin pour son
fils de commencer la TAR en fonction des résultats d’autres analyses.
Demander à ceux qui ont joué le rôle de client ce qu’ils ont pensé de la conduite du prestataire de santé
dans les trois simulations, l’une après l’autre, portant sur chaque compétence mentionnée sur la fiche.
Prenez quelques minutes pour en discuter.
Lancer la discussion, en demandant à ceux qui ont joué le rôle du client :
- Quand vous avez posé des questions, le prestataire de santé a-t-il répondu directement en
utilisant des mots simples et clairs ?
- Le prestataire a posé des questions pour identifier le problème qui vous a amené à vous
présenter au service ?
- A-t-il cherché à identifier vos sentiments ?
- A-t-il utilisé un ton de voix et un langage positif pour vous mettre à l’aise ?
- S’est-il assuré que sa posture corporelle et son ton de voix indiquent qu’il était attentif à vos
besoins ?
- A-t-il montré de l’intérêt
Pour finir, demander aux participants qui ont joué le rôle de prestataire - comment ils se sont sentis en
utilisant la fiche ? est-ce que cet outil a été utile ? quelles ont été les difficultés rencontrées ? etc;
Clarifier les points d’ombre avant de passer au prochain exercice.
Savoir stimuler la participation du client Durée: 30 min
Procéder de la même manière que pour l’exercice précédent (les nouveaux cas), en demandant aux
groupes de s’attarder sur la compétence “ Savoir stimuler la participation du client “;
Demander à ceux qui ont joué le rôle de client ce qu’ils ont pensé de la conduite du prestataire de santé
dans les trois simulations, l’une après l’autre, portant sur chaque compétence mentionnée sur la fiche.
Prenez quelques minutes pour en discuter;
Procéder de la même manière que pour l’exercice précédent, en demandant aux groupes de s’attarder
sur la compétence « Savoir exprimer des émotions positives ;
Ensuite, demander aux participants ce qu’ils ont pensé de la conduite du prestataire de santé dans les
trois simulations, l’une après l’autre, portant sur chaque compétence mentionnée sur la fiche. Prendre
quelques minutes pour en discuter. Lancer la discussion avec les questions suivantes ;
Lancer la discussion avec les questions suivantes :
- Le prestataire de santé s’est-il comporté conformément à la gravité du cas, c’est-à-dire, a-t-il
accordé l’attention que le cas mérite ?
- A-t-il tenu compte de l’âge du client et/ou de sa capacité à comprendre le langage utilisé ?
- A-t-il utilisé un ton de voix et une expression faciale aimables et aussi, a-t-il prononcé des
paroles de soutien par rapport au problème ?
- A-t-il établi une relation ouverte et de confiance mutuelle ?
- A-t-il partagé et reconnu les sentiments du client ?
- A-t-il motivé le client à continuer ses pratiques saines ?
Pour finir, demander aux participants qui ont joué le rôle de prestataire - comment ils se sont sentis en
utilisant la fiche ? est-ce que cet outil a été utile ? quelles ont été les difficultés rencontrées ? etc.
II.5.4- Matériels
• Grande feuilles et marqueurs;
• Document de référence sur l’utilisation du matériel de communication;
• 1 exemplaire de chaque matériel pour chaque groupe (quatre à cinq participants).
II.5.5- Déroulement
Techniques : Visualisation/Manipulation/questions - réponses/Exposé
Demander aux participants de partager leur expérience de travail avec le matériel de communication
produit pour appuyer le counseling et soutenir l’adhésion aux services (TAR,TB, PTME, SM/PF,
etc.) en se servant des questions suivantes:
- Quels sont les matériels de support que vous avez l’habitude d’utiliser dans vos activités de
counseling et d’éducation?
- Quels sont les principaux bénéfices de l’utilisation du matériel de communication? Pour le
prestataire? Pour le client?
- Sur quelles critères ou considérations un prestataire doit-il se baser pour déterminer ou choisir
le matériel à utiliser?
- Que doit faire un prestataire pour s’assurer de l’utilisation correcte du matériel de
communication?
Faire une bonne synthèse des réponses obtenues pour chaque question avant de passer à la suivante;
Présenter les informations se trouvant dans l’encadré sur grande fiche ou sur Power Point.
Affiches et panneaux
Sensibiliser, convaincre, conquérir et/ou mobiliser une audience, attirer l’attention sur une idée,
attitude ou comportement souhaitable, informer/ou promouvoir un évènement, entre autres.
Feuillets et brochures
Donner des informations plus détaillées sur un thème donné, orienter des actions, promouvoir des
attitudes et des comportements, éduquer.
Livrets d’information
Donner des informations organisées par étapes et promouvoir certaines attitudes et comportements.
Étant donné que chaque matériel est conçu dans un but donné, il doit être utilisé de manière adaptée pour
atteindre l’objectif pour lequel il a été produit.
Feuillets et brochures:
Ils doivent être donnés personnellement ou distribués à l’audience, ou encore posés à un endroit où ils pourront être
spontanément pris. S’ils sont illustrés, ils représentent un excellent outil éducatif dans les processus d’orientation de
personne à personne, si leur contenu est expliqué étape par étape, et sa compréhension est vérifiée.
Livrets d’information:
Cet outil aide le facilitateur à présenter, de façon structurée, les informations essentielles sur le thème abordé.
En général, ils sont illustrés et ils sont donc très utiles aux populations peu scolarisées. Les livrets constituent
d’excellents aide-mémoires pour les clients et leur sert de support pour partager les informations avec leurs proches.
Solliciter des questions de clarification des participants et demander aux autres de partager leur
expérience sur le sujet. Puis, compléter et rectifier au besoin, les éléments de réponse obtenus.
Demander aux participants de retourner dans les groupes qui avaient travaillé sur la pratique des 6 savoirs
(thèmes CDV, PTME et TAR);
Demander à chaque groupe de choisir parmi les matériels produits par le MSPP et/ou ses partenaires
disponibles un qui convient au thème assigné;
Demander à chaque groupe de simuler une séance de conseil, cette fois-ci en s’aidant du matériel de
communication et en priorisant les savoirs “informer”, “répondre aux besoins du client”, “savoir stimuler la
participation du client”. (Temps alloué: 20 minutes)
En plénière, faire le traitement de l’exercice en stimulant des discussions entre les participants à l’aide des
questions suivantes :
- Comment le matériel utilisé vous a-t-il aidé dans la séance de conseil ?
- Quelles ont été les difficultés rencontrées dans leur utilisation ?
Faire la synthèse des points discutés en rappelant les éléments de contenu clés de la séance et remercier les
participants avant de passer à l’activité suivante.
APPLICATION
DE LA COMMUNICATION
INTERPERSONNELLE
Ce module traite de la mise en pratique des principes et techniques de la CIP étudiés dans le précédent. Les
participants sont mis en situation pour appliquer les savoirs de base en CIP et renforcer la démarche suivie
dans l’accueil des clients, l’assistance-conseil/counseling, la communication au sein de l’équipe et l’éducation en
groupe. Le module est divisé en 5 séances:
Séance 3.1: Accueil
Séance 3.2 : Assistance conseil/counseling
Séance 3.3 : Assistance conseil/counseling – populations clés
Séance 3.4 : Communication au sein de l’équipe
Séance 3.5 : Animation de groupe
A-
SÉANCE III.1 ACCUEIL
III.1.6- Déroulement
B-
SÉANCE III.2 - ASSISTANCE-CONSEIL/COUNSELING
III.2.3.5- Matériel
- Définition de l’assistance-conseilsur grande feuille ou sur Power Point;
- Schéma sur le Processus du Counseling sur grande feuille ou sur Power Point;
- Ordinateur portable et projecteur;
- Scénari pour jeux de rôle et consignes.
III.3.3.6- Déroulement
III.2.6.1- Définition de l’Assistance-conseil/Counseling Durée : 30’
Expliquer aux participants que les mots en italique ou soulignés sont des mots clés de la définition;
Solliciter des questions de clarification et y répondre.
Présenter aux participants le schéma de l’assistance-conseil inscrit sur une grande feuille et leur
demander de lire ce qui s’y trouve;
Expliquer que ce schéma résume le processus, les principes directeurs et les compétences de l’assistance-
conseil. Le processus de l’assistance-conseil doit prendre en compte le contexte dans lequel il intervient.
Il s’appuie sur un certain nombre de principes directeurs qu’il vous faudra adopter pour renforcer vos
compétences en assistance-conseil;
Expliquer et discuter les 6 étapes du processus de Conseil :
PROCESSUS DE CONSEIL
1. Evaluer la situation
2. Définir les problèmes, les besoins
et les informations manquantes
3. Processus d’autres solutions
4. Donner un ordre de priorité aux
solutions
5. Elaborer un plan
6. Revoir et évaluer
PRINCIPE DIRECTEURS COMPÉTENCES EN
• Introspection CONSEIL
• Empathie respect • Communiquer dans les
• Encourager l’interaction deux sens
• Partir des compétences • Former une alliance
et des connaissances • Ecoute active
• Résoudre ensemble les • Poser des questions
problèmes ouvertes
• Adaptation aux besoins • Fournir des renseigne-
spécifiques ments
• Aider à la résolution
des problèmes
Demander aux participants de se référer au Manuel du participant pour lire les 6 étapes du processus
de l’assistance-conseil. Pour chaque étape, demander aux participants de donner des exemples de
questions que les prestataires peuvent poser.
2. Définir les problèmes, les besoins et les informations manquantes – examinez avec le/la client (e) ce
qui dans sa situation l’empêche (ainsi que sa famille) de répondre à ses besoins. Qu’est-ce qui rend la situation
problématique, quelles sont les causes des problèmes? Qu’est-ce que le/la client (e) connaît déjà sur le sujet – a-t-il/elle
besoin d’informations supplémentaires?
3. Proposer d’autres solutions – en observant ou en analysant ce qui est fait actuellement et ce qui pourrait être fait
en plus, examinez avec la femme ou le couple comment elle / il et la famille pourraient mieux répondre à leurs besoins.
Identifiez les informations, les ressources et le soutien nécessaires pour ce faire.
4. Donner un ordre de priorité aux solutions – en examinant les avantages et les inconvénients des autres solutions
envisageables, dégagez avec le client/la cliente lesquelles de ces solutions sont les plus faisables pour régler les problèmes
et / ou répondre aux besoins du client. Assistez le client pour déterminer comment pallier aux inconvénients potentiels.
5. Élaborer un plan – faites un plan ensemble, incluant comment aborder les problèmes et la solution avec le/la client
(e).
6. Revoir et évaluer – au cours des séances de conseil ultérieures, revoyez la mise en œuvre du plan avec le client. Le
plan fonctionne-t-il ou faut-il rechercher une autre solution?
Conclure cette étape par un résumé de la démarche avec le texte qui se trouve dans l’encadré ci-dessous.
Le conseiller a pour devoir d’aider le processus de résolution des problèmes, mais il ne doit
jamais prendre le contrôle, ou effectuer la tâche ou prendre la décision pour le client à qui il
apporte le conseil. Le soutien doit être apporté en évaluant les besoins spécifiques du client;
le conseiller doit l’aider à évaluer ses compétences et ses ressources ; puis travailler avec lui
pour trouver des options qu’il pourra utiliser pour résoudre ses problèmes. Le conseiller peut
apporter un soutien et guider le client, mais il ne peut pas prendre les décisions pour lui.
Expliquer aux participants que les six étapes clés du processus de l’assistance-conseil sont basées sur
un certain nombre de principes directeurs. Une bonne compréhension de ces principes leur permettra
aussi de commencer à renforcer leurs compétences en assistance-conseil;
Demander aux participants de regarder à nouveau le schéma du processus de conseil et de lire les
compétences nécessaires pour conduire une séance de counseling/assistance-conseil;
Savoir communiquer dans les deux sens;
Former une alliance/Créer un climat de confiance;
Écouter activement;
Utiliser des questions appropriées /Poser des questions ouvertes;
Fournir des renseignements;
Aider à la résolution des problèmes;
Demander à 6 participants d’expliquer chacun, une compétence. Inviter les autres participants à réagir
et renforcer, si nécessaire;
Inviter les participants à faire un rappel des points clé sur l’écoute active en se référant à l’exercice
réalisé antérieurement pendant la séance 2.4;
Écrire les différents points cités par les participants sur un flipchart et proposer les points suivants en
conclusion :
o Réduisez les sources de distraction en éteignant les téléphones et en fermant portes et fenêtres ;
o Assurez-vous que chacun est assis aussi confortablement que possible et à la même hauteur ;
o Si cela est adapté, regardez le client lorsque vous lui parlez ;
o Utilisez un ton de voix chaleureux;
o Ayez recours à des gestes et au langage corporel, par exemple en hochant la tête ou en souriant ;
o Utilisez des affirmations telles que « oui »,« d’accord »,« je vois » ;
o Posez des questions pertinentes en rapport avec ce que le client vous a dit pour mieux
comprendre ses propos;
o Répétez (paraphrasez) ce qu’il vous a dit;
o Résumez les points clé de la discussion.
Expliquer aux participants que les attitudes appropriées du conseiller ont été théorisées par l’un des
fondateurs du counseling, le psychologue américain Carl Rogers :
- Regard positif inconditionnel (acceptation, neutralité)
- Disponibilité
- Modestie
- Respect de la confidentialité
- Approche centrée sur le client
- Congruence
Souligner à l’attention des participants que ces attitudes sont basées sur des qualités personnelles que
tout prestataire peut développer;
Demander aux participants d’expliquer ces concepts. Compléter les explications en donnant des
définitions claires et des exemples qui illustrent ces attitudes;
Conclure en faisant ressortir l’influence de ces attitudes sur la qualité et l’efficacité du Counseling.
Introduire cette étape en expliquant que la démarche appelée BERCER permet de réaliser de bonnes
séances de counseling en intégrant les principes et techniques du counseling;
Diviser les participants en deux groupes, puis distribuer à chaque groupe deux jeux de cartes. Le
premier jeu est composé des six lettres du BERCER, une lettre par carte. Dans le deuxième jeu, sont
notés, sur chaque carte, les éléments descriptifs d’une étape de la démarche BERCER:
– Bienvenue
– Entretien
– Renseignement
– Choix
– Explication
– Retour
Demander à chaque groupe de faire correspondre chaque lettre avec la description de l’étape. Puis,
d’afficher son classement;
Inviter le grand groupe à discuter des 2 propositions de classement. Faciliter les discussions en s’aidant
de questions pour stimuler la réflexion;
Puis, apporter les corrections nécessaires en les justifiant;
Conclure l’exercice en faisant ressortir l’importance de chaque étape et soulignant les savoirs appropriés
à chacune.
Solliciter l’aide de deux volontaires pour réaliser une séance de counseling dans laquelle l’un joue le rôle
de prestataire et l’autre celui de client. Les autres participants observent attentivement;
Après le jeu de rôles, remercier les volontaires et leur demander leur point de vue sur l’expérience. Les
sortir de leurs rôles;
Ensuite, inviter le reste du groupe à donner son feedback en indiquant les points forts du counseling et
les points à améliorer en se référant à la démarche BERCER ainsi qu’aux compétences et attitudes du
conseiller;
Demander, ensuite aux participants de constituer des petits groupes de trois personnes pour pratiquer
le counseling;
Procéder à un tirage au sort pour les scénarii préparés à l’avance sur les thèmes retenus: Counseling pré
et post-test VIH, PTME, TAR, SMN, PF, SI, etc;
Expliquer aux participants que dans les petits groupes, chaque personne devra, à son tour, jouer le rôle
de conseiller, de client et d’observateur;
Faire revenir les participants en plénière;
Inviter les participants à partager les expériences vécues dans les petits groupes. Guider les interventions
en posant les questions suivantes :
• Comment se sont-ils sentis dans les différents rôles?
• Qu’est-ce qu’ils ont appris de nouveau ?
• Quels sont les points qu’ils devront renforcer dans leur pratique du counseling?
• En quoi la démarche BERCER peut-elle les aider à améliorer leur manière de faire le
counseling ?
Conclure la séance avec les points clé indiqués dans l’encadré ci-dessous :
L’ASSISTANCE-CONSEIL OUCOUNSELING
Est un entretien de relation d’aide dans lequel un professionnel aide un client à:
- Prendre une décision, faire un choix
- Entreprendre l’action ou les actions nécessaires en vue de
gérer une situation a partir des informations et avec le soutien approprié
qu’il lui aura fournis.
Le processus de l’assistance-conseil doit prendre en compte le contexte dans lequel il intervient. Il s’appuie sur un
certain nombre de principes directeurs que le prestataire doit adopter pour renforcer ses compétences en assistance-conseil.
Le regard positif inconditionnel (acceptation), la disponibilité, le respect de la confidentialité et une approche centrée
sur le client sont les attitudes appropriées que tout prestataire-conseiller se doit de développer s’il veut arriver à aider
un client à s’aider.
Le Counseling en matière de VIH/SIDA est un processus qui commence dès le premier contact avec le client et se
développe à travers une relation d’aide. A ce compte, le conseiller a pour devoir de:
- Recevoir le client avec courtoisie;
- Le mettre à l’aise ;
- Lui demander le but de sa visite;
- Écouter sa réponse;
- Le rassurer si nécessaire et le mettre en confiance.
• Un interrogatoire médical;
• Donner des conseils;
• Prêcher;
• Dire aux gens ce qu’ils doivent faire;
• Leur demander pourquoi ils ont fait ceci ou cela;
• Juger des comportements sexuels...
• Manipuler, influencer...
Introduction de la Séance
Comme tout personne humaine, le prestataire de santé a ses propres valeurs, ses convictions religieuses,
ses croyances résultantes de son background socioculturel qui comporte souvent des préjugés. En Haïti, la
sexualité demeure un sujet tabou et un fort pourcentage de la société haïtienne continue de stigmatiser, de
rejeter certains groupes de population en raison de leur comportement sexuel, de leur orientation sexuelle,
entre autres. La plupart des prestataires laissent leur système de valeur affecter négativement leur interaction
avec leurs clients ; en effet, il leur arrive de les juger, de les critiquer ouvertement voire même de leur refuser
les services sollicités. Les attitudes de rejet, de stigmatisation et de discrimination des prestataires limitent
l’accès de certains groupes de population aux informations et aux services de prise en charge.
Certaines personnes hésitent à fréquenter les institutions de santé, ne retournent pas aux rendez-vous,
n’adhèrent pas au traitement à cause du mauvais accueil et des propos désobligeants dont ils sont victimes.
Cependant, le prestataire doit respecter la dignité de la personne humaine sans aucune considération, ni
condition. Il est donc important pour les prestataires de bien comprendre la perspective et les besoins des
clients particulièrement des populations clés afin de pouvoir leur fournir un soutien et des soins appropriés
et répondant à leurs besoins dans le respect de tous leurs droits fondamentaux.
Au cours de cette séance, les prestataires sont amenés à s’interroger sur les conséquences de leurs valeurs sur
leurs attitudes et leurs comportements face aux clients particulièrement ceux issus des groupes des populations
clés lorsqu’ils doivent leur fournir des services. Ils doivent aussi comprendre la nécessité de fournir des soins
de qualité selon l’approche« Santé Positive, Dignité et Prévention (SPDP)
III.3.3- Matériel
• 2 feuilles de papier blanc 81/2X 11
• Masking tape
Expliquer aux participants que toute communication y compris celle qu’ils font avec leurs clients tous les
jours, est influencée par le contexte social dans lequel ils évoluent. En fait, chaque personne a aussi ses
propres valeurs qui sont influencées par de nombreux facteurs comme la famille, la religion, l’orientation
sexuelle, etc..).
Il est donc essentiel de bien connaître les valeurs dominantes dans le milieu, d’être conscient de ses propres
valeurs et d’identifier les valeurs du client. Ceci revêt une importance particulière quand le prestataire
communique avec des « populations clés » comme les travailleurs de sexe, PVVIH, et homme ayant des
rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH);
Introduire l’exercice en indiquant qu’il permettra à chacun de réfléchir sur ses valeurs et celles de la
société haïtienne en s’arrêtant plus sur celles qui affectent la prise en charge des PVVIH, des travailleurs
de sexe et des HSH;
Donner les consignes pour la réalisation de l’exercice. Il y a une série d’affirmations liées aux PVVIH et
à l’homosexualité qui vont être lues à haute voix. Après chaque affirmation, chaque participant devra
exprimer sa position en se plaçant sous l’une des affichettes. Ceux qui partage le point de vue exprimé se
mettront sous le mot « D’ACCORD » ; ceux qui pensent le contraire, sous le signe « PAS D’ACCORD
». Montrer les feuilles qui ont été préalablement collées en 2 endroits opposés de la salle. Si quelqu’un
est plus ou moins d’accord, il peut se positionner entre les 2 signes à une distance proportionnelle à son
opinion;
Inviter tous les participants à se lever et à se réunir au centre de la salle ou à égale distance des 2 signes;
Lire la première affirmation et laisser les participants se positionner. Puis, lancer la discussion en
donnant à chaque camp la possibilité de défendre sa position avec des arguments solides.
Le rôle du formateur est de faciliter les échanges dans un climat de respect des opinions exprimées par les uns et les
autres. Pendant les discussions, il doit garder sa neutralité- ne pas prendre position, ni réagir, ni juger les opinions
exprimées par les participants
Le code d’éthique de leur profession fait obligation aux prestataires d’apporter soins et soutien aux
PVVIH et autres groupes de population clé, comme toute autre personne. Tous les clients ont droit à un
accueil respectueux et chaleureux.
Pour aucune raison, la discrimination sous toutes ses formes est à proscrire dans la prestation de services
de Santé. L’approche Santé Positive, Dignité Prévention doit être toujours suivie.
Introduction de la séance
La prestation de services de santé de qualité est la résultante d’un travail d’équipe, d’une équipe multidisciplinaire
dont les membres n’intervient pas toujours au même moment puisque, certaines fois, le client doit être
assisté 24 heures sur 24. Il arrive même que, pour satisfaire tous les besoins d’un client, les services lui soient
fournis en divers points de prestation. Une communication efficace et opportune constitue un des éléments
fondamentaux pour le bon fonctionnement et la performance d’une équipe. Elle est essentielle pour une
prise en charge adéquate des clients et pour la continuité des soins qui leur sont prodigués.
Les points suivants seront débattus au cours de la séance :
- Importance de la communication dans les relations de travail
- Le travail en équipe;
- Les transmissions orales;
- La documentation.
Matériel:
III.4.3- Déroulement
III.4.1- Importance de la communication dans les relations de travail Durée: 30’
Lancer une discussion en plénière en posant les questions suivantes aux participants:
o Qu’arrive-t-il lorsque, dans une institution, les collègues ne communiquent pas?
o Quel est l’intérêt de la communication dans les institutions de santé, pour le client,
le prestataire, l’institution?
o Quelles peuvent être les conséquences d’un déficit de communication au sein de l’équipe
de prestation des services?
Encourager tous les participants à émettre leur point de vue. Faire des résumés pour relancer la
discussion;
Faire la synthèse des points discutés et remercier les participants pour leur contribution.
G3 : La documentation
- Quel est selon vous l’importance du dossier médical ou dossier de santé du client ?
- Quelles informations trouve-t-on dans un dossier de santé ?
- Comment doit-on le tenir ?
Conclure la séance en insistant sur l’importance de la communication entre les membres d’une équipe
en vue d’une prise en charge des clients/demandeurs de soins et/ou de service. Mettre à profit les idées
émises par les participants.
La communication est importante dans une institution de santé entre les membres du
personnel, à tous les niveaux, en vue d’assurer des prestations de bonne qualité,
satisfaisante pour les clients. Elle contribue au bon fonctionnement du système de soins.
Elle favorise des interactions harmonieuses et productives, garantit de bonnes relations
interpersonnelles entre les membres de l’équipe.
Une communication efficace facilite la planification et le suivi des activités et des soins;
elle rend possible la continuité dans la fourniture des soins.
La capacité de communiquer est une caractéristique essentielle d’un dirigeant, d’un leader. Elle lui permet de partager
sa vision avec les autres membres de l’équipe; elle est incontournable dans la gestion des ressources humaines, outil
indispensable pour les motiver, dissiper les tensions et coordonner les efforts.
Introduction de la séance
Outre les entretiens individuels et les séances de counseling, les prestataires de services de santé doivent
souvent mener des activités d’éducation en groupe au niveau du point de prestation de services ou dans
la communauté. Ce genre d’intervention revêt une importance capitale dans le travail de sensibilisation,
d’éducation et de mobilisation des individus, des familles et des organisations communautaires. Le prestataire
peut ainsi contribuer à la Promotion de la Santé en aidant ses clients et leur entourage à prendre conscience
de leurs comportements et des facteurs environnementaux qui influent sur leur état de santé.
Ces activités d’éducation de groupe peuvent aussi les accompagner dans le développement des capacités
nécessaires pour protéger leur santé. De telles interventions offrent l’avantage de toucher plusieurs personnes
en même temps et permettent des discussions plus approfondies pour arriver à des actions collectives
qui supportent les comportements individuels. La formation des prestataires en CIP doit donc inclure
l’application des techniques de communication au sein d’un groupe.
Cette séance permettra aux participants de renforcer leurs capacités en gestion et animation de groupe à
partir de discussions et d’exercices sur les points suivants :
Démontrer sa capacité à appliquer les techniques d’animation de groupe et à respecter les principes établis
dans la simulation d’une séance d’éducation de groupe,d’une causerie ou d’une réunion communautaire.
III.5.3- Matériel
‐Schéma sur la participation;
‐Cartes, Masking tape;
‐Grande fiches, Marqueurs;
‐Schéma sur l’animation efficace;
‐Diapositives ou présentation sur power point.
L’ANIMATION DE GROUPE
Elle peut être définie comme une technique de communication interpersonnelle promouvant
les échanges entre plusieurs personnes au sein d’un groupe. Cette technique est très utilisée
pour sensibiliser et éduquer les gens.
Prendre 3 grandes feuilles et écrire les mots : « Rôle » sur une feuille, « Attitudes » sur une autre, «
Aptitudes » sur la 3ème;
Afficher les 3 feuilles au mur et demander à trois (3) participants volontaires d’écrire, sous la dictée du
grand groupe les rôles, attitudes et aptitudes d’un animateur de groupe;
Analyser les réponses, puis, référer les participants à leur Manuel pour une lecture de la section relative
au sous-thème.
Quoi qu’il arrive l’animateur doit rester maître de lui et de la situation pour éviter des dérapages qui pourraient
gêner le fonctionnement du groupe.
Technique : Simulation
1- Introduction
La cérémonie de clôture est l’opportunité de féliciter ce que les participants ont appris. C’est aussi l’opportunité de
les encourager à appliquer ce qui a été appris à la fin de chaque journée de travail.
2- Déroulement
2.1- Evaluation
Procéder, le cas échéant à la remise des frais de séjour et de transport aux participants en déplacement.
Annexe 1.
Session de formation des prestataires de service en CIP/C
Proposition d’agenda
Animation de
groupe
1h00 –
2h00 LUNCH
Séance 1.2 Séance 2.3 Séance 2.4 Séance 3.2 Séance 3.5
2h00 –
5h00 Communication C o m m u n i c a t i o n Les 6 savoirs de A s s i s t a n c e - Animation de
pour le Client/Prestataire base en CIP c o n s e i l groupe
Changement de (Counseling)
Comportement Séance 2.5
et le Changement
Social Utilisation du Séance de clôture
matériel de de la session
support
5h00 – Evaluation et clôture de la journée
5h30
Pré-test
CCC: ..........................................................................................................................................
CIPC : ........................................................................................................................................
DME: .........................................................................................................................................
IEC: ............................................................................................................................................
7. Souligner parmi les élements suivants, ceux qui pourraient influencer un individu dans le processus de
changement de comportement
b) ses valeurs
c) le genre
a) Brainstorming
b) Questions réponses
c) Tour de table
d) Jeux de rôles
e) Simulation
Autres questions
• Action
• Maintenance
• Contemplation
• Décision
• Pré-contemplation
• Plaidoyer
16. Dites quel (s) matériel (s) d’éducation (Dépliant, album d’images, brochures, livrets,
billboard, feuillets, poster) utiliserez-vous dans ces situations pour faire passer votre
message:
• Dans une séance de Counseling avec un client:
• Dans une réunion de groupe:
• Lors d’une séance de sensibilisation avec un groupe de 100 personnes:
• Lors d’une causerie:
19.Veuillez dire si les questions ci-dessous sont des questions ouvertes, fermées:
20. Mettre un V si c’est vrai ou F si c’est faux à côté des phrases suivantes;
a) Le Counseling de groupe est souvent réalisé avec les clients séronégatifs tandis que les
clients séropositifs doivent être vus en particulier ____________
b) Le communicateur n’a pas besoin de dresser un rapport de séance si son superviseur a assisté
à la séance_____________
c) Dans une séance de counseling il faut parler beaucoup pour convaincre le client _____
d) Poser des questions, c’est aussi savoir se taire : respectez les silences du consultant____
i) La documentation est l’une des formes de communication les plus efficaces pour les
professionnels de la santé_________________
CCC: ..........................................................................................................................................
CIPC : ........................................................................................................................................
DME: .........................................................................................................................................
IEC: ............................................................................................................................................
a) Contact visuel
b) Odeur
c) Vêtements et apparence
d) Mimiques et ton de la voix
7. Souligner parmi les élements suivants, ceux qui pourraient influencer un individu dansle processus de
changement de comportement
Autres questions
• Action
• Maintenance
• Contemplation
• Décision
• Pré-contemplation
• Plaidoyer
16. Dites quel (s) matériel (s) d’éducation (Dépliant, album d’images, brochures, livrets, billboard, feuillets,
poster) utiliserez-vous dans ces situations pour faire passer votre message:
• Dans une séance de Counseling avec un client:
• Dans une réunion de groupe:
• Lors d’une séance de sensibilisation avec un groupe de 100 personnes:
• Lors d’une causerie:
19.Veuillez dire si les questions ci-dessous sont des questions ouvertes, fermées:
• Quel âge as tu?__________________________
• Parlez-nous des types de test pour détecter le VIH/SIDA________
• Bonjour Madame, vous allez bien?__________
• Décrivez-moi la douleur que vous ressentez? __________
b) Le communicateur n’a pas besoin de dresser un rapport de séance si son superviseur a assisté
à la séance_____________
c) Dans une séance de counseling il faut parler beaucoup pour convaincre le client _____
d) Poser des questions, c’est aussi savoir se taire : respectez les silences du consultant____
i) La documentation est l’une des formes de communication les plus efficaces pour les
professionnels de la santé_________________
7. Souligner parmi les élements suivants, ceux qui pourraient influencer un individu dans le processus de
changement de comportement
a) sa perception d’une situation
b) ses valeurs
c) le genre
d) son niveau d’éducation
C) Autres questions
Action 4
Maintenance 5
Contemplation 2
Décision 3
Pré-contemplation 1
Plaidoyer 6
17. Dites quel (s) matériel (s) d’éducation (Dépliant, album d’images, brochures, livrets,
billboard, feuillets, poster) utiliserez-vous dans ces situations pour faire passer votre
message:
• Dans une séance de counseling avec un client: album d’images, dépliant, brochures livrets feuillets poster
• Dans une réunión de groupe: album d’images depliant livrets Feuillets
• Lors d’une séance de sensibilisation avec un groupe de 100 personnes: posters
• Lors d’une causerie: album d’images
19. Veuillez dire si les questions ci-dessous sont des questions ouvertes, fermées:
• Quel âge as tu?__________________________fermée
• Parlez-nous des types de test pour détecter le VIH/SIDA________ouverte
• Bonjour Madame, vous allez bien?__________fermée
• Décrivez-moi la douleur que vous ressentez? __________ouverte
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 100
20. Mettre un V si c’est vrai ou F si c’est faux à côté des phrases suivantes;
a) Le counseling de groupe est souvent réalisé avec les clients séronégatifs tandis que les
clients séropositifs doivent être vus en particulier ____________Faux
b) Le communicateur n’a pas besoin de dresser un rapport de séance si son superviseur a assisté
à la séance_____________Faux
c) Dans une séance de counseling il faut parler beaucoup pour convaincre le client _____Faux
d) Poser des questions, c’est aussi savoir se taire : respectez les silences du consultant____Vrai
i) La documentation est l’une des formes de communication les plus efficaces pour les
professionnels de la santé_________________Vrai
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 101
Annexe 5
L’histoire de Germaine
Germaine vit avec ses cinq enfants et sa belle-mère à la santé fragile dans une localité de Beaumont dans le département de la Grand’Anse.
Son mari, Edner, est parti travailler en République Dominicaine depuis le passage du Cyclone Gustave en 2008 qui avait ravagé toutes
leurs plantations, emporter tout leur bétail et détruit leur petite maison; ce qui a mené la famille au bord de la faillite. Pour sauver sa
famille de l’indigence, Edner a emprunté de l’argent d’une coopérative agricole de la région est parti travailler en République Dominicaine.
Pendant ce temps, Germaine s’est jointe à un groupe local de femmes qui ont formé une caisse de crédit mutuel à laquelle elle emprunte
de l’argent pour élever des animaux. Les maigres revenus que Germaine tire de cette activité permettent à peine à la famille de survivre.
Edner n’a pas encore envoyé d’argent au pays ; il essaye probablement d’économiser l’argent nécessaire pour rembourser l’emprunt qu’il a
fait à la coopérative. Heureusement, la maison dont Germaine et Edner ont hérité après le cyclone a un petit espace jardin où Germaine a
recommencé à cultiver des légumes et où elle laisse ses chèvres paître librement. Ceci lui permet de tenir en attendant le retour d’Edner. A
chaque maigre récolte, elle part vendre ses légumes au marché et espère pouvoir vendre ses chèvres un jour prochain.
Il y a quelques semaines, alors que Germaine était partie vendre ses légumes au marché, sa fille aînée a été témoin d’activités étranges,
elle a raconté à sa mère que des hommes qui semblaient ne pas être de la zone étaient venus prendre des mesures de la maison et du
jardin. Germaine a raconté l’histoire aux membres de sa caisse de crédit mutuel et a appris que la route Camp-Perrin/Jérémie qui est en
construction relierait sa localité à la grand-route. Les femmes du groupe lui ont raconté qu’elles avaient entendu leurs maris dire que la
valeur des maisons augmenterait si cette route passait à proximité, une perspective qui l’a beaucoup excitée.
Plusieurs semaines se sont écoulées sans que rien ne se passe; puis soudainement Germaine s’est retrouvée face à un bulldozer qui abattait
les arbres et écrasait les légumes de son jardin. Après s’être renseignée, Germaine a appris qu’une partie de son jardin allait être absorbée
par la route; et que la route n’était pas une route rurale secondaire mais un route nationale qui allait isoler sa maison du reste de la section
communale. Son marché hebdomadaire, l’école de ses enfants, le dispensaire et les maisons de la majorité de sa famille et de ses amis, y
compris les membres de son groupe de crédit mutuel, allaient se retrouver de l’autre côté de la route. Mais c’est son jardin qui a été sa
préoccupation immédiate de Germaine, le jardin où elle cultive ses légumes, qui abrite ses chèvres et où ses enfants s’ébattent et jouent
librement. Germaine a alors été prise de panique en pensant à la sécurité de ses enfants, à la sécurité de sa maison et à sa situation de mère
privée de l’appui d’un mari ; elle a essayé d’arrêter les hommes du chantier mais ceux-ci lui ont dit qu’ils avaient des ordres des autorités et
qu’elle devait se rendre à la Mairie si elle avait une plainte à présenter.
Il se révèle que les autorités locales avaient fait leur devoir et notifié le public des travaux ; ils avaient respecté toutes les procédures ; ils
avaient placé l’avis sur leur panneau d’annonces publiques un peu partout et avaient fait passé des annonces à la radio communautaire
locale ; ils avaient fait publier des messages dans les Eglises de la région, Avaient fait passer des crieurs au marché et avaient organisé des
audiences publiques avec les familles concernées. L’avis comprenait la liste des noms des propriétaires de maison concernés et l’indication
des procédures à suivre pour obtenir une indemnisation pour les dégâts et les pertes causées. De plus, une enquête avait été menée dans la
région sur la situation de tous les ménages qui allaient être touchés.
Malheureusement, rien de tout cela n’est parvenu même vaguement jusqu’à Germaine. Germaine est analphabète ; elle vit à des kilomètres
de la Mairie où étaient organisées les audiences publiques auxquelles elle n’aurait d’ailleurs pas pu participer même si elle en avait entendu
parler, ayant à s’occuper de ses jeunes enfants à la maison; vu la distance de sa maison par rapport à son Eglise, elle ne participe aux
services que sporadiquement ; son petit transistor est en panne de batteries depuis des mois et elle ne s’en est pas soucié depuis longtemps,
vu leur coût exorbitant; quant au crieur, il est vrai qu’elle pense avoir aperçu quelqu’un aux abords du marché avec un porte-voix mais,
elle se rappelle n’avoir rien compris de ce qu’il disait d’autant qu’elle voulait en finir avec ses denrées qu’elle vendait sous le chaud soleil,
et parce qu’il marchait trop vite. Quand les enquêteurs se sont présentés, ils cherchaient Edner, son mari qui est le propriétaire officiel
de la maison. Quand la réunion communautaire s’est tenue, Germaine était absente et en train de vendre ses chèvres et ses légumes;
elle ne pouvait pas se permettre de renoncer
à gagner cet argent pour participer à une réunion dont elle ne connaissait même pas l’objet ; de plus ses réunions sont
toujours dominées par les hommes et les femmes n’y ont pas l’occasion de faire connaître leur avis.
Les procédures de demande d’indemnisation se sont révélées ardues. Pour commencer, Germaine étant analphabète n’avait ni les
informations, ni la capacité nécessaire pour remplir les formulaires demandés ; ensuite le titre de propriété est au nom de son mari et
légalement Germaine n’est pas admissible pour recevoir une indemnisation. Elle ne dispose même pas des documents voulus pour faire
enregistrer ses demandes ; elle n’a ni carte d’identité, ni d’extrait d’acte de naissance. Finalement, c’est une femme seule qui appartient à
une catégorie sociale pauvre et assez isolée ; les fonctionnaires qui s’occupent de son cas, tous des hommes et de « gwo zotobre », la traitent
avec condescendance et ne lui accordent pas l’attention qu’elle mérite.
Germaine a souvent croisé devant la mairie un groupe de protestataires dont elle a commencé à faire la connaissance ; mais elle n’ose pas se
joindre à eux de peur d’être impliquée dans des violences et d’être victime de brutalités policières.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 102
Annexe 6.
1- Savoir écouter
Quand nous écoutons l’autre, nous établissons un climat de confiance ; le client et le professionnel apprennent
l’un sur l’autre, le client est à l’aise pour s’exprimer plus librement et le professionnel obtient de meilleures infor-
mations pour faire un diagnostic correct et prescrire un traitement adéquat.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 103
Exemples à pratiquer :Tableau 1
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 104
2- Savoir demander
C’est chercher à obtenir des informations sur le client de façon délicate et soignée en évitant que la personne
ne se sente dans un interrogatoire ou obligée de donner des informations quand elle ne se sent pas préparée ou
à l’aise pour parler (le langage et le ton de la voix sont fondamentaux). Cela implique établir et maintenir un
climat de confiance, en permettant la communication d’égal à égal, pour une meilleure compréhension entre les
deux et un apprentissage mutuel.
Parce que le client sent que le professionnel de santé s’intéresse de savoir ce qui se passe avec lui, il se sent plus en
confiance aussi bien sur le plan professionnel que personnel et répond avec une information plus ample, étant
plus à l’aise pour parler de ses sentiments, ses croyances et ses attitudes.
• Commencer la consultation avec des questions ouvertes et utiliser les questions fermées pour remplir le
dossier clinique et soutenir le diagnostic ;
• Poser des questions pour identifier les sentiments du client ;
• Aider le client à réfléchir sur ses sentiments ;
• Interpréter auprès du client les sentiments et les doutes envers la prise de décisions ;
• Éviter de juger le client à son apparence, à sa façon de s’exprimer ou même, à ses habitudes et compor -
tements ;
• Explorer des opinions du client sur les thèmes de la consultation.
ATTENTION :
Questions ouvertes
Questions fermées
En général, avoir un “ oui “ ou “ non “ comme réponse, ou la réponse est généralement courte.
Exemple : Combien d’enfants avez-vous ?
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 105
Exemples à pratiquer : Tableau 2
Posez des questions pour identifier les doutes et PS – Avez-vous mieux réfléchi sur ce que nous avons discuté
les sentiments du client. la dernière fois que vous êtes venue ici ? Craignez-vous encore
de faire le test ?
Aidez le client à réfléchir sur ses sentiments pour PS – Parlez-moi un peu de la réaction de votre mari si le test
qu’elle soit plus calme et comprenne mieux sa s’avérait positif. Que dirait-il ? Et votre famille ? Avec qui
situation. pourriez-vous discuter ? Qui pourrait vous aider ?
Interprétez auprès du client les sentiments et les PS – Je crois que vous craignez la réaction de votre mari
doutes envers la prise de décisions. parce que vous pensez qu’il va vous accuser de l’avoir trahi,
mais avez-vous déjà pensé à le faire venir ici pour que nous
discutions ? Avez-vous déjà pensé qu’il peut avoir cette
attitude brusque uniquement parce qu’il ne connaît pas bien
cette maladie ?
Évitez de juger le client à son apparence, à sa PS – Vous avez dit ne jamais utiliser de préservatifs avec vos
façon de s’exprimer ou même, à ses habitudes et petits amis, et que cela ne vous a jamais inquiété. C’est très
comportements. commun. Mais maintenant que vous connaissez les risques
que vous courez, pourquoi ne pas essayer ?
Explorez les opinions du client sur les thèmes de PS – Qu’est-ce qui vous fait penser qu’une personne
la consultation. séropositive ne peut pas travailler et vivre normalement ?
PS – Quelles sont les raisons qui vous empêchent de demander
à votre mari de commencer à utiliser un préservatif ?
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 106
3- Savoir informer
C’est séparer les contenus qui doivent être communiqués et avoir les compétences de les communiquer de façon
effective ; c’est assurer que le client connaît ses droits, qu’il obtient l’information basique sur son état de santé, et
qu’il puisse profiter des services qui lui sont offerts.
Parce que cela facilite une meilleure compréhension du client sur son état de santé, les examens nécessaires à
réaliser, ses chances d’amélioration et de guérison, le schéma de traitement, l’importance du suivi médical et les
soins qu’il doit recevoir. Recevoir les informations en plusieurs fois, aide le client à se rappeler des informations
essentielles dont il a besoin pour prendre soin de sa santé. Fondamentalement, pour que le client prenne des
décisions en connaissance de cause.
• Décrire et discuter l’information pertinente, en utilisant un langage simple et des termes qui ont une
signification pour le client ;
• Organiser l’information en différentes parties : la maladie, le mode de transmission, la prévention, le
traitement et toute autre information pertinente ;
• Utiliser, aussi souvent que possible, le matériel imprimé ou audiovisuel pour que le client com
prenne et se rappelle mieux de l’information donnée ;
• Vérifier que le client a bien compris ce qu’il doit faire, qu’il a accepté et qu’il va respecter le traite-
ment. Éclaircir les éventuels doutes ou mauvaises compréhensions ;
• Résumer les points importants de la conversation avec le client (préoccupations, schéma thérapeu-
tique ; décisions prises par le client etc.), à la fin de la consultation.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 107
Exemples à pratiquer : Tableau 3
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 108
4- Savoir répondre aux besoins du client
Cela signifie respecter ce que le client dit et répond ; cela signifie avoir toujours à l’esprit que le client aussi à ses
propres opinions, préoccupations, et façons de s’exprimer sur sa maladie.
Parce que le client recherche le professionnel de santé quand il a un problème de santé qui l’inquiète, qui l’ango-
isse. Le professionnel de santé est la personne la plus indiquée, compétente, pour l’aider à résoudre son problème.
Au fur et à mesure que le professionnel de santé répond aux préoccupations du client, celui-ci se sent plus satisfait
et a plus confiance en l’accueil.
• Laisser le client raconter l’histoire de sa maladie et poser les questions pertinentes avant d’arriver au diagnos-
tic ;
• Répondre de façon directe, positive et simple aux questions du client ;
• S’assurer que votre posture corporelle, vos expressions faciales et votre ton de voix démontrent de l’intérêt et
du respect
• Ne pas critiquer ni réprimander le client ;
• Ne pas ignorer les plaintes ou commentaires du client.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 109
Exemples à pratiquer :Tableau 4
Répondez de façon directe, positive et simple U - Docteur, quelle différence ça fait que mon mari utilise le
aux questions du client. préservatif, si j’ai déjà le virus ?
PS – Je comprends votre interrogation Joana, mais il est
fondamental que vous utilisiez désormais le préservatif. S’il
est négatif, cela sert à prévenir l’infection et si lui-aussi est
positif, vous éviterez tous les deux d’échanger ou d’augmenter
le virus de l’un à l’autre.
Assurez-vous que votre posture corporelle, PS - (bien assis, en regardant le client et en parlant doucement)
vos expressions faciales et votre ton de voix - Joana, essayez de faire venir votre mari pour que nous
montrent de l’intérêt et du respect. discutions. Vous serez plus soulagée et nous pourrons lever
les doutes sur vos états de santé et vous aider à prendre la
décision de faire ou pas le test. Ce n’est que comme ça qu’il
pourra comprendre la raison du port du préservatif.
Ne critiquez ni ne réprimandez le client. PS – Je comprends parfaitement, mais tout de même, ça vaut
la peine d’essayer, qui sait il peut réagir de façon positive,
acceptez de faire le test. On ne peut pas tirer de conclusions
précipitées sans que vous ne parliez avec lui.
N’ignorez pas les plaintes ou commentaires du U - Docteur, ces taches ne sont pas liées au VIH. C’est que
client. je suis allergique à beaucoup d’aliments, c’est peut-être ça.
PS – Joana vous avez peut-être raison, mais vous remarquerez
que ces taches sont apparues il y a très longtemps, et qu’elles
sont typiques de celles qui apparaissent chez les personnes
atteintes de ce genre d’infection, quand les défenses du corps
sont fragiles.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 110
5- Savoir stimuler la participation du client
Cela signifie parler avec le client de sorte qu’il se sente à l’aise pour s’exprimer, stimulant la conversation avec
des questions ouvertes, transmettant de la confiance, respectant ses points de vue, et le faisant sentir que vous
partagez son inquiétude et responsabilité à résoudre le problème.
Pour que le client partage ses préoccupations et doutes sur le problème qui l’afflige, pour qu’il s’ouvre plus, ex-
prime ses sentiments, parle clairement, et/ou expose d’éventuelles difficultés avec le schéma de traitement suggéré
par le professionnel de santé. De même, pour qu’il se sente en confiance pour venir aux consultations marquées.
• Garantir que la visite médicale soit une rencontre qui permette au client de parler de sa maladie ou de son
inquiétude ;
• Éviter d’interrompre le client quand il parle du problème qui l’afflige ;
• Demander au client de parler ou d’expliquer davantage ce qui l’inquiète;
• Réaffirmer et transmettre de la confiance, sans créer de fausses attentes sur l’évolution de la maladie ou une
autre situation ;
• Féliciter le client d’avoir recherché un service de santé à temps, lorsqu’il vient à toutes les consultations
marquées et quand il respecte les recommandations données.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 111
Exemples à pratiquer : Tableau 5
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 112
6- Savoir exprimer des émotions positives
C’est être capable de communiquer des informations au client d’une manière ferme, mais en même temps déli-
cate et encourageante, en l’aidant à surmonter ses difficultés à exprimer ses sentiments et inquiétudes.
Pour faciliter l’établissement d’une relation mutuelle enrichissante, qui favorise la confiance dans les services et
le traitement.
• Se comporter conformément à la gravité du cas, c’est-à-dire, en donnant l’attention nécessaire que mérite
le cas ;
• Tenir compte de l’âge du client et de sa capacité à comprendre le langage que vous utilisez ;
• Utiliser un ton de voix et une expression faciale aimables et donner des paroles d’encouragement ;
• Établir une relation ouverte et de confiance mutuelle ;
• Partager et reconnaître les sentiments avec le client ;
• Motiver le client à continuer des pratiques saines.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 113
Exemples à pratiquer :Tableau 6
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 114
Annexe 7.
1 Savoir écouter
C’est établir une relation à double sens, où les deux parties parlent et respectent ce que l’un ou l’autre a à dire ;
les deux parties s’interrogent, expriment des opinions, échangent des informations et essaient de comprendre ce
que chacun communique.
Quand nous écoutons l’autre, nous établissons un climat de confiance ; le client et le professionnel apprennent
l’un sur l’autre, le client est à l’aise pour s’exprimer plus librement et le professionnel obtient de meilleures infor-
mations pour faire un diagnostic correct et prescrire un traitement adéquat.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 115
Exemples à pratiquer :Tableau 1
Paraphrasez – Répétez avec vos mots à vous les PS – D’après ce que j’ai compris Ana, vous n’avez plus
idées principales du client. vos règles depuis deux mois. Vous croyez être enceinte,
mais vous craigniez de perdre votre bébé une fois de plus,
comme cela vous est arrivé deux autres fois, n’est-ce-pas ?
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 116
2- Savoir demander
C’est chercher à obtenir des informations sur le client de façon délicate et soignée en évitant que la personne
ne se sente dans un interrogatoire ou obligée de donner des informations quand elle ne se sent pas préparée ou
à l’aise pour parler (le langage et le ton de la voix sont fondamentaux). Cela implique établir et maintenir un
climat de confiance, en permettant la communication d’égal à égal, pour une meilleure compréhension entre les
deux et un apprentissage mutuel.
Parce que le client sent que le professionnel de santé s’intéresse de savoir ce qui se passe avec lui, il se sent plus en
confiance aussi bien sur le plan professionnel que personnel et répond avec une information plus ample, étant
plus à l’aise pour parler de ses sentiments, ses croyances et ses attitudes.
• Commencer la consultation avec des questions ouvertes et utiliser les questions fermées pour remplir le
dossier clinique et soutenir le diagnostic ;
• Poser des questions pour identifier les sentiments du client ;
• Aider le client à réfléchir sur ses sentiments ;
• Interpréter auprès du client les sentiments et les doutes envers la prise de décisions ;
• Éviter de juger le client à son apparence, à sa façon de s’exprimer ou même, à ses habitudes et comporte-
ments ;
• Explorer des opinions du client sur les thèmes de la consultation.
ATTENTION :
Questions ouvertes
Questions fermées
En général, avoir un “ oui “ ou “ non “ comme réponse, ou la réponse est généralement courte. Exemple :
C’est la première fois que vous êtes enceinte ?
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 117
Exemples à pratiquer : Tab leau 2
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 118
3 Savoir informer
C’est séparer les contenus qui doivent être communiqués et avoir les compétences de les communiquer de façon
effective ; c’est assurer que le client connaît ses droits, qu’il obtient l’information basique sur son état de santé,
et qu’il puisse profiter des services qui lui sont offerts.
Parce que cela facilite une meilleure compréhension du client sur son état de santé, les examens nécessaires à
réaliser, ses chances d’amélioration et de guérison, le schéma de traitement, l’importance du suivi médical et les
soins qu’il doit recevoir. Recevoir les informations en plusieurs fois, aide le client à se rappeler des informations
essentielles dont il a besoin pour prendre soin de sa santé. Fondamentalement, pour que le client prenne des
décisions en connaissance de cause.
• Décrire et discuter l’information pertinente, en utilisant un langage simple et des termes qui ont une
• signification pour le client ;
• Organiser l’information en différentes parties : la maladie, le mode de transmission, la prévention, le trait-
ement et toute autre information pertinente ;
• Utiliser, aussi souvent que possible, le matériel imprimé ou audiovisuel pour que le client comprenne et se
rappelle mieux de l’information donnée ;
• Vérifier que le client a bien compris ce qu’il doit faire, qu’il a accepté et qu’il va respecter le traitement.
• Éclaircir les éventuels doutes ou mauvaises compréhensions ;
• Résumer les points importants de la conversation avec le client (préoccupations, schéma thérapeutique ;
décisions prises par le client etc.), à la fin de la consultation.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 119
Exemples à pratiquer : Tableau 3
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 120
4- Savoir répondre aux besoins du client
Cela signifie respecter ce que le client dit et répond ; cela signifie avoir toujours à l’esprit que le client aussi à ses
propres opinions, préoccupations, et façons de s’exprimer sur sa maladie.
Parce que le client recherche le professionnel de santé quand il a un problème de santé qui l’inquiète, qui l’ango-
isse. Le professionnel de santé est la personne la plus indiquée, compétente, pour l’aider à résoudre son problème.
Au fur et à mesure que le professionnel de santé répond aux préoccupations du client, celui-ci se sent plus satisfait
et a plus confiance en l’accueil.
• Laisser le client raconter l’histoire de sa maladie et poser les questions pertinentes avant d’arriver au diagnos-
tic ;
• Répondre de façon directe, positive et simple aux questions du client ;
• S’assurer que votre posture corporelle, vos expressions faciales et votre ton de voix démontrent de l’intérêt et
du respect ;
• Ne pas critiquer ni réprimander le client ;
• Ne pas ignorer les plaintes ou commentaires du client.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 121
Exemples à pratiquer : Tableau 4
Répondez de façon directe, positive et simple U - Docteur, si je respecte tout ce que vous m’avez dit à la
aux questions du client. consultation précédente, mon enfant pourra naître sans VIH
?
PS – Bien Ana, si vous respecter ce que je vous ai dit, il est
très probable que votre enfant naisse sans VIH, bien que l’on
sache que, même en respectant le traitement et avec tous
nos conseils, il se peut que le bébé naisse positif ; mais cette
possibilité est moindre quand la mère prend les médicaments.
Assurez-vous que votre posture corporelle, PS - (bien assis, en regardant le client et en parlant doucement)
vos expressions faciales et votre ton de voix -Ana, tente essayez de faire venir votre mari pour que nous
montrent de l’intérêt et du respect. discutions. Vous serez plus soulagée et nous pourrons lever les
doutes sur cette situation et vous aider à prendre la décision
de faire ou pas le test. Ce n’est que comme ça qu’il pourra
comprendre pourquoi vous suivez ce traitement.
Ne critiquez ni ne réprimandez le client. U - Docteur, quand mon mari utilise le préservatif je ne
ressens pas le même plaisir, vous comprenez ?
PS – Je comprends parfaitement, mais même comme ça, ça
vaut la peine d’insister sur son utilisation. Il y a beaucoup
de choses que nous faisons dans la vie parce que nous nous
sommes habitués à le faire. Ce qui est important c’est que
le préservatif vous protège des maladies qui peuvent nuire à
votre bébé.
N’ignorez pas les plaintes ou commentaires du U - Docteur, le fait de toujours faire des fausses couches
client. n’est pas normal, ça peut ne pas être lié au VIH. Ça peut
être autre chose, nous sommes africains… Mon mari a eu
d’autres femmes avant...
PS – Il se peut Ana, mais tout de même, s’il vous plaît
n’arrêtez pas le traitement, car il y a beaucoup de femmes
dans la même situation que vous, mais parce qu’elles ont
respecté ce traitement, leurs enfants sont nés sans VIH.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 122
5- Savoir stimuler la participation du client
Cela signifie parler avec le client de sorte qu’il se sente à l’aise pour s’exprimer, stimulant la conversation avec
des questions ouvertes, transmettant de la confiance, respectant ses points de vue, et le faisant sentir que vous
partagez son inquiétude et responsabilité à résoudre le problème.
Pour que le client partage ses préoccupations et doutes sur le problème qui l’afflige, pour qu’il s’ouvre plus, ex-
prime ses sentiments, parle clairement, et/ou expose d’éventuelles difficultés avec le schéma de traitement suggéré
par le professionnel de santé. De même, pour qu’il se sente en confiance pour venir aux consultations marquées.
• Garantir que la visite médicale soit une rencontre qui permette au client de parler de sa maladie ou de son
inquiétude ;
• Éviter d’interrompre le client quand il parle du problème qui l’afflige ;
• Demander au client de parler ou d’expliquer davantage ce qui l’inquiète; Réaffirmer et transmettre de la
confiance, sans créer de fausses attentes sur l’évolution de la maladie ou une autre situation ;
• Féliciter le client d’avoir recherché un service de santé à temps, lorsqu’il vient à toutes les consultations mar-
quées et quand il respecte les recommandations données.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 123
Exemples à pratiquer :Taleau 5
Demandez au client de parler ou d’expliquer PS - Ana, qu’est-ce qui vous inquiète le plus ? N’hésitez pas à
davantage ce qui l’inquiète. parler, je peux peut-être vous aider ?
Réaffirmez et transmettez de la confiance, PS - Ana, comme je vous l’ai déjà dit, si vous respecté tout ce
sans créer de faux espoirs sur l’évolution de la dont nous avons parlé, il y a une forte probabilité que votre
maladie ou une autre situation. enfant naisse séronégatif. Il faut croire en ce traitement, c’est
ce que l’on peut faire de mieux pour votre bébé.
Félicitez le client d’avoir recherché un service PS – Ana, je suis très content que vous soyez venue me voir
de santé à temps, quand il vient à toutes les pour lever vos doutes, plus encore de vous voir respecter les
consultations marquées et quand il respecte les conseils que je vous ai donnés à la dernière consultation que
recommandations données. nous avons eu.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 124
6 -Savoir exprimer des émotions positives
C’est être capable de communiquer des informations au client d’une manière ferme, mais en même temps déli-
cate et encourageante, en l’aidant à surmonter ses difficultés à exprimer ses sentiments et inquiétudes.
Pour faciliter l’établissement d’une relation mutuelle enrichissante, qui favorise la confiance dans les services et
le traitement.
• Se comporter conformément à la gravité du cas, c’est-à-dire, en donnant l’attention nécessaire que mérite
le cas ;
• Tenir compte de l’âge du client et de sa capacité à comprendre le langage que vous utilisez ;
• Utiliser un ton de voix et une expression faciale aimables et donner des paroles d’encouragement ;
• Établir une relation ouverte et de confiance mutuelle ;
• Partager et reconnaître les sentiments avec le client ;
• Motiver le client à continuer des pratiques saines.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 125
Exemples à pratiquer :Tableau 6
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 126
Annexe 8.
Six Savoirs Basiques de la Communication Interpersonnelle
Exemples de comment les pratiquer lors du Conseil sur le Traitement Antirétroviral - TAR
Quelques compétences en communication interpersonnelle ont été identifiées comme étant les plus importantes
liées à l’interaction entre professionnels de santé et clients, elles contribuent à améliorer la qualité de l’accueil des
services de santé et le degré de satisfaction des clients. Ces compétences ou savoirs sont :
1 Savoir écouter
C’est établir une relation à double sens, où les deux parties parlent et respectent ce que l’un ou l’autre a à dire;
les deux parties s’interrogent, expriment des opinions, échangent des informations et essaient de comprendre ce
que chacun communique.
Quand nous écoutons l’autre, nous établissons un climat de confiance ; le client et le professionnel apprennent
l’un sur l’autre, le client est à l’aise pour s’exprimer plus librement et le professionnel obtient de meilleures infor-
mations pour faire un diagnostic correct et prescrire un traitement adéquat.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 127
Exemples à pratiquer :Tableau 1
Paraphrasez – Répétez avec vos mots à vous les PS – D’après ce que j’ai compris M. Rui, vous êtes inquiet
idées principales du client. parce que vous êtes malade depuis plus d’une semaine.
Sachant que vous êtes séropositif, vous craigniez que votre
état de santé ne s’aggrave et que quelque chose de grave ne
vous arrive, n’est-ce pas ?
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 128
2- Savoir demander
C’est chercher à obtenir des informations sur le client de façon délicate et soignée en évitant que la personne
ne se sente dans un interrogatoire ou obligée de donner des informations quand elle ne se sent pas préparée ou
à l’aise pour parler (le langage et le ton de la voix sont fondamentaux). Cela implique établir et maintenir un
climat de confiance, en permettant la communication d’égal à égal, pour une meilleure compréhension entre les
deux et un apprentissage mutuel.
Parce que le client sent que le professionnel de santé s’intéresse de savoir ce qui se passe avec lui, il se sent plus en
confiance aussi bien sur le plan professionnel que personnel et répond avec une information plus ample, étant
plus à l’aise pour parler de ses sentiments, ses croyances et ses attitudes.
• Commencer la consultation avec des questions ouvertes et utiliser les questions fermées pour remplir le
dossier clinique et soutenir le diagnostic ;
• Poser des questions pour identifier les sentiments du client ;
• Aider le client à réfléchir sur ses sentiments ;
• Interpréter auprès du client les sentiments et les doutes envers la prise de décisions ;
• Éviter de juger le client à son apparence, à sa façon de s’exprimer ou même, à ses habitudes et comporte-
ments ;
• Explorer des opinions du client sur les thèmes de la consultation.
ATTENTION :
Questions ouvertes
• Elles aident les personnes à s’ouvrir et à exprimer leurs sentiments.
Exemple : Pourriez-vous me dire pourquoi vous pensez qu’il sera difficile de prendre les cachets tous les jours ?
Questions fermées
• En général, avoir un “ oui “ ou “ non “ comme réponse, ou la réponse est généralement courte. Exemple :
Avez-vous pris vos médicaments aujourd’hui ?
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 129
Exemples à pratiquer : Taleau 2
Posez des questions pour identifier les doutes et PS - Avez-vous mieux réfléchi sur ce que nous avons discuté à
les sentiments du client. la dernière consultation ? Avez-vous encore des doutes quant
à commencer ou pas le traitement ?
Aidez le client à réfléchir sur ses sentiments pour PS – M. Rui, maintenant que vous savez qu’il vous faut
qu’elle soit plus calme et comprenne mieux sa vraiment commencer le traitement antirétroviral, et que
situation. cela implique de changer certaines habitudes, comme par
exemple arrêter de fumer, éviter de boire, et se soigner mieux,
comment vous sentez-vous ? Pensez-vous pouvoir y arriver ?
Interprétez auprès du client les sentiments et les PS – D’après ce que j’ai compris, vous craignez de commencer
doutes envers la prise de décisions. le traitement antirétroviral, vous pensez que ce traitement
empirera votre état, parce que c’est ce que beaucoup de gens
commentent, n’est-ce pas ? Mais, avez-vous déjà pensé que
seule la prise de ces médicaments, votre vie peut redevenir
normale ? Il est naturel qu’en début du traitement, vous
puissiez avoir un des effets secondaires du médicament mais,
ça passe. Pensez bien aux avantages du traitement.
Évitez de juger le client à son apparence, à sa PS – Vous m’avez dit ne pas utiliser de préservatif avec votre
façon de s’exprimer ou même, à ses habitudes et petite amie parce que vous êtes tous deux séropositifs. Mais
comportements. maintenant que vous savez que, même comme ça, il faut
utiliser le préservatif pour éviter d’être plus infecté, pourquoi
ne l’utilisez-vous pas ?
Explorez les opinions du client sur les thèmes de PS - M. Rui, pourquoi pensez-vous que quand un couple est
la consultation. séropositif, il n’a pas besoin d’utiliser le préservatif ?
PS – Pourquoi pensez-vous ne pas pouvoir emmener les
médicaments avec vous pour les prendre au travail ?
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 130
3- Savoir informer
C’est séparer les contenus qui doivent être communiqués et avoir les compétences de les communiquer de façon
effective ; c’est assurer que le client connaît ses droits, qu’il obtient l’information basique sur son état de santé, et
qu’il puisse profiter des services qui lui sont offerts.
Parce que cela facilite une meilleure compréhension du client sur son état de santé, les examens nécessaires à
réaliser, ses chances d’amélioration et de guérison, le schéma de traitement, l’importance du suivi médical et les
soins qu’il doit recevoir. Recevoir les informations en plusieurs fois, aide le client à se rappeler des informations
essentielles dont il a besoin pour prendre soin de sa santé. Fondamentalement, pour que le client prenne des
décisions en connaissance de cause.
• Décrire et discuter l’information pertinente, en utilisant un langage simple et des termes qui ont une sig-
nification pour le client ;
• Organiser l’information en différentes parties : la maladie, le mode de transmission, la prévention, le traite-
ment et toute autre information pertinente ;
• Utiliser, aussi souvent que possible, le matériel imprimé ou audiovisuel pour que le client comprenne et se
rappelle mieux de l’information donnée ;
• Vérifier que le client a bien compris ce qu’il doit faire, qu’il a accepté et qu’il va respecter le traitement
• Éclaircir les éventuels doutes ou mauvaises compréhensions ;
• Résumer les points importants de la conversation avec le client (préoccupations, schéma thérapeutique ;
décisions prises par le client etc.), à la fin de la consultation.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 131
Exemples à pratiquer : Tableau 3
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 132
4- Savoir répondre aux besoins du client
Cela signifie respecter ce que le client dit et répond ; cela signifie avoir toujours à l’esprit que le client aussi à ses
propres opinions, préoccupations, et façons de s’exprimer sur sa maladie.
Parce que le client recherche le professionnel de santé quand il a un problème de santé qui l’inquiète, qui l’ango-
isse. Le professionnel de santé est la personne la plus indiquée, compétente, pour l’aider à résoudre son problème.
Au fur et à mesure que le professionnel de santé répond aux préoccupations du client, celui-ci se sent plus satisfait
et a plus confiance en l’accueil.
• Laisser le client raconter l’histoire de sa maladie et poser les questions pertinentes avant d’arriver au diagnos-
tic ;
• Répondre de façon directe, positive et simple aux questions du client ;
• S’assurer que votre posture corporelle, vos expressions faciales et votre ton de voix démontrent de l’intérêt et
du respect ;
• Ne pas critiquer ni réprimander le client ;
• Ne pas ignorer les plaintes ou commentaires du client.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 133
Exemples à pratiquer :Tableau 4
Répondez de façon directe, positive et simple U - Docteur, j’ai entendu dire que le traitement antirétroviral
aux questions du client. empire la maladie, fait vomir, avoir la diarrhée et même
maigrir, c’est pour ça que j’ai peur
PS – Ce n’est pas tout à fait exact M. Rui. Ce que vous venez
de dire peut arriver dès le début du traitement, pendant les
premières semaines. Ce qui se passe c’est que le corps de la
personne n’est pas habitué à ces médicaments, mais quelques
temps après, la personne s’y habitue et ces problèmes
disparaissent.
Assurez-vous que votre posture corporelle, PS - (bien assis, en regardant le client et en parlant doucement)
vos expressions faciales et votre ton de voix - M. Rui si vous respectez ce traitement, vous améliorerez
montrent de l’intérêt et du respect. votre état de santé et pourrez mener une vie normale.
Ne critiquez ni ne réprimandez le client. U - Docteur, quand j’utilise le préservatif je ne ressens pas le
même plaisir, vous comprenez ? Je ne sais pas si j’arriverai à
l’utiliser.
PS - Je comprends parfaitement, mais même comme ça, ça
vaut la peine d’insister sur son utilisation. Il y a beaucoup
de choses que nous faisons dans la vie parce que nous nous
sommes habitués à le faire. Peut-être qu’avec le temps vous y
arriverez ? N’oubliez pas qu’en l’utilisant vous préservez votre
santé et celle de votre petite amie.
N’ignorez pas les plaintes ou commentaires du U – Docteur, cette maladie n’est pas normale, pourquoi ça
client. m’arrive à moi ? Je pense que c’est lié aux esprits.
PS – Vous pouvez consulter vos esprits pour savoir ce qui se
passe. Quoiqu’il en soit, n’arrêtez pas de suivre le traitement,
car il y a beaucoup de personnes dans la même situation
que vous, mais qui mènent une vie normale parce qu’elles
prennent les antirétroviraux.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 134
5 Savoir stimuler la participation du client
Cela signifie parler avec le client de sorte qu’il se sente à l’aise pour s’exprimer, stimulant la conversation avec
des questions ouvertes, transmettant de la confiance, respectant ses points de vue, et le faisant sentir que vous
partagez son inquiétude et responsabilité à résoudre le problème.
Pour que le client partage ses préoccupations et doutes sur le problème qui l’afflige, pour qu’il s’ouvre plus, ex-
prime ses sentiments, parle clairement, et/ou expose d’éventuelles difficultés avec le schéma de traitement suggéré
par le professionnel de santé. De même, pour qu’il se sente en confiance pour venir aux consultations marquées.
• Garantir que la visite médicale soit une rencontre qui permette au client de parler de sa maladie ou de son
inquiétude ;
• Éviter d’interrompre le client quand il parle du problème qui l’afflige ;
• Demander au client de parler ou d’expliquer davantage ce qui l’inquiète;
• Réaffirmer et transmettre de la confiance, sans créer de fausses attentes sur l’évolution de la maladie ou une
autre situation ;
• Féliciter le client d’avoir recherché un service de santé à temps, lorsqu’il vient à toutes les consultations
marquées et quand il respecte les recommandations données.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 135
Exemples à pratiquer : Tableau 5
Demandez au client de parler ou d’expliquer PS - M. Rui, expliquez-moi mieux ce qui vous inquiète ?
davantage ce qui l’inquiète.
Réaffirmez et transmettez de la confiance, PS - M. Rui, ce qui vous arrive est normal, comme je vous
sans créer de faux espoirs sur l’évolution de la avais déjà expliqué avant, ce sont les effets passagers des
maladie ou une autre situation. médicaments. Dans quelques jours vous n’aurez plus rien,
mais je vais quand même vous donnez quelque chose pour
vous calmer.
Félicitez le client d’avoir recherché un service PS - M. Rui, je suis très content que vous soyez venu me voir
de santé à temps, quand il vient à toutes les pour lever vos doutes, pus encore de vous voir respecter le
consultations marquées et quand il respecte les traitement et les conseils que je vous ai donnés à la dernière
recommandations données. consultation que nous avons eu.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 136
6- Savoir exprimer des émotions positives
C’est être capable de communiquer des informations au client d’une manière ferme, mais en même temps déli-
cate et encourageante, en l’aidant à surmonter ses difficultés à exprimer ses sentiments et inquiétudes.
Pour faciliter l’établissement d’une relation mutuelle enrichissante, qui favorise la confiance dans les services et
le traitement.
• Se comporter conformément à la gravité du cas, c’est-à-dire, en donnant l’attention nécessaire que mérite
le cas ;
• Tenir compte de l’âge du client et de sa capacité à comprendre le langage que vous utilisez ;
• Utiliser un ton de voix et une expression faciale aimables et donner des paroles d’encouragement ;
• Établir une relation ouverte et de confiance mutuelle ;
• Partager et reconnaître les sentiments avec le client ;
• Motiver le client à continuer des pratiques saines.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 137
Exemples à pratiquer : Tableau 6
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 138
Annexe 9.
L’identification du problème
• Inviter le client à parler du motif de sa venue et des problèmes auxquels il fait face.
• Donner au client la possibilité d’exprimer tous ses sentiments et de raconter son histoire à sa façon.
• Ecouter attentivement ce qu’il dit.
• Observer le client, noter son état émotionnel et repérer son aptitude à communiquer des idées et des
faits.
• Poser des questions sur ce qu’il dit et notamment sur ce qui n’est pas explicite (voir Fiche pratique :
Poser des questions).
• Evaluer les connaissances du client sur les sujets abordés, par exemple : transmission du VIH,
traitements, etc.
• Aider le client à clarifier son problème, sa demande, ses besoins en reformulant et en récapitulant, et
résumant ce qu’il dit de façon régulière pour bien montrer la progression de l’entretien (voir Fiches
pratiques : La reformulation et Résumer, Récapituler).
• Nommer ou faire nommer les émotions du client.
• Aider le client à établir des priorités.
• Vérifier que le client a bien compris.
La prise de décision
• Informer le client de façon précise sur les ressources disponibles.
• Donner des informations exactes et toujours dire la vérité
• Dire que l’on ne sait pas face à certaines questions comme «combien de temps me reste-t-il à vivre?»
par exemple.
• Adapter les réponses au niveau de compréhension du client.
• Identifier ensemble les différentes solutions possibles au problème identifié.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 139
• Examiner les avantages et inconvénients potentiels de chaque option, en particulier les conséquences
positives et négatives que peuvent entraîner ses actions.
• Aider le client à élaborer un plan d’action : quoi faire, quand le faire, comment le faire, avec qui le
faire, où le faire.
• Si nécessaire, orienter le client vers une autre personne ou structure (ou plusieurs).
• Le cas échéant, fixer un nouveau rendez-vous pour faire un suivi et un bilan des actions entreprises.
• Valoriser la décision prise par le client.
• En conclusion, récapituler le plan d’action qui a été adopté par la personne et le suivi qui est prévu.
La meilleure décision est toujours celle qui est prise par le client lui-même et non par la personne qui
mène l’entretien.
• Inviter le client à parler du motif de sa venue et des problèmes auxquels il fait face.
• Donner au client la possibilité d’exprimer tous ses sentiments et de raconter son histoire à sa façon.
• Ecouter attentivement ce qu’il dit.
• Observer le client, noter son état émotionnel et repérer son aptitude à communiquer des idées et des
faits.
• Poser des questions sur ce qu’il dit et notamment sur ce qui n’est pas explicite (voir Fiche pratique :
Poser des questions).
• Evaluer les connaissances du client sur les sujets abordés, par exemple : transmission du VIH,
traitements, etc.
• Aider le client à clarifier son problème, sa demande, ses besoins en reformulant et en récapitulant, et
résumant ce qu’il dit de façon régulière pour bien montrer la progression de l’entretien (voir Fiches
pratiques : La reformulation et Résumer, Récapituler).
• Nommer ou faire nommer les émotions du client.
• Aider le client à établir des priorités.
• Vérifier que le client a bien compris.
L’identification du problème, distinguer entre la demande initiale et les vrais besoins du client
Parfois un client commence un entretien en exposant un problème qui n’est pas le vrai problème pour lequel
il est là, parce qu’il ou elle n’ose pas en parler, ou parce que le problème est trop douloureux. Sa demande ne
correspond pas à ses besoins réels du moment. Parfois aussi le client tourne autour du pot. Ou bien il dit qu’il
vient pour aider un ou une ami(e) qui a le problème. Le prestataire doit être conscient que chaque question que
lui pose le client peut cacher une histoire ou un problème; il devra s’attacher à trouver le motif et la logique de
cette question (sans, naturellement, demander avec brusquerie «pourquoi me posez-vous cette question?»).
• Dans ces situations il est important que le prestataire écoute bien le client pour comprendre quel est le vrai
problème et quels sont les besoins réels du client. Il faut notamment lui donner le temps de parler et ne pas
conclure l’entretien trop rapidement en pensant avoir aidé le client alors qu’il n’a pas encore eu le temps
d’arriver au cœur du vrai problème.
• Le prestataire doit toujours vérifier que le client a pu réellement s’exprimer avant de conclure l’entretien, en
demandant par exemple : « J’ai bien répondu à vos questions ? », « Vous avez encore des choses à me dire ?
», etc.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 140
• Etablir les priorités entre les besoins exprimés par le client. Parfois le client expose de nombreux problèmes
et apparaît découragé par la quantité et la gravité des problèmes qu’il rencontre. Exemple : Une jeune femme
séropositive souffre parce qu’elle a un zona facial. Elle n’a pas d’argent pour acheter des médicaments. Elle
explique qu’elle est déprimée parce qu’elle n’a pas pu voir son copain depuis plusieurs jours, elle a peur qu’il
la quitte, elle est aussi triste parce qu’elle pense qu’elle n’aura jamais d’enfant.
• Dans ce cas le rôle du prestataire est d’aider le client à établir des priorités. Tout ne peut pas être résolu en
un jour. Il vaut mieux traiter ce qui est le plus urgent et expliquer qu’il sera possible de parler des autres
problèmes dans d’autres entretiens.
• Si la demande est multiple et que plusieurs problèmes sont urgents, traiter les problèmes les uns après les
autres pendant l’entretien.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 141
• Le prestataire doit toutefois faire preuve de flexibilité et adapter la durée de l’entretien en fonction des
besoins du client dans les cas d’urgence.
• Le temps de l’entretien doit être entièrement consacré au client. Il faut éviter d’être dérangé par le téléphone
ou des entrées intempestives dans le local où se déroule l’entretien.
• Etant donné les contraintes de temps de nombreux prestataires, notamment les professionnels, des stratégies
doivent être mises au point non seulement au niveau individuel mais aussi au niveau du service pour que la
gestion du temps des entretiens permette une prise en charge de qualité.
• Inviter le client à parler du motif de sa venue et des problèmes auxquels il fait face.
• Donner au client la possibilité d’exprimer tous ses sentiments et de raconter son histoire à sa façon.
• Ecouter attentivement ce qu’il dit.
• Observer le client, noter son état émotionnel et repérer son aptitude à communiquer des idées et des faits.
• Poser des questions sur ce qu’il dit et notamment sur ce qui n’est pas explicite (voir Fiche pratique : Poser
des questions).
• Evaluer les connaissances du client sur les sujets abordés, par exemple : transmission du VIH, traitements,
etc.
• Aider le client à clarifier son problème, sa demande, ses besoins en reformulant et en récapitulant, et résumant
ce qu’il dit de façon régulière pour bien montrer la progression de l’entretien (voir Fiches pratiques : La
reformulation et Résumer, Récapituler).
• Nommer ou faire nommer les émotions du client.
• Aider le client à établir des priorités.
• Vérifier que le client a bien compris.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 142
• Ecouter attentivement ce qu’il dit.
• Observer le client, noter son état émotionnel et repérer son aptitude à communiquer des idées et des faits.
• Poser des questions sur ce qu’il dit et notamment sur ce qui n’est pas explicite (voir Fiche pratique : Poser
des questions).
• Evaluer les connaissances du client sur les sujets abordés, par exemple : transmission du VIH, traitements,
etc.
• Aider le client à clarifier son problème, sa demande, ses besoins en reformulant et en récapitulant, et résumant
ce qu’il dit de façon régulière pour bien montrer la progression de l’entretien (voir Fiches pratiques : La
reformulation et Résumer, Récapituler).
• Nommer ou faire nommer les émotions du client.
• Aider le client à établir des priorités.
• Vérifier que le client a bien compris.
5. Communication - Poser des questions pendant un entretien
Poser des questions permet à votre interlocuteur de s’interroger lui-même sur ses pensées et ses sentiments. Il
peut ainsi plus facilement clarifier ses problèmes, les différentes options qui s’offrent à lui afin de trouver la
solution la plus adéquate.
• Il est recommandé de poser des questions ouvertes qui encouragent votre interlocuteur à parler.Les questions
ouvertes commencent de la façon suivante : Que, qu’est-ce que, comment, où, de quoi, en quoi, quel(le)s ?
o Comment allez-vous aujourd’hui? o Qu’est-ce que vous avez mangé ?
o Comment vous sentez-vous ? Que ressentez-vous ? o Où avez-vous mal?
o Par quel sujet voulez-vous commencer o De quoi voulez-vous parler ?
• En revanche, il est préférable de poser peu de questions fermées. Une question fermée est une question à
laquelle on répond seulement par oui ou non. Elle n’invite pas votre interlocuteur à s’exprimer. Elle peut
même le bloquer. La quantité et surtout la qualité de l’information que vous recevez sont très faibles.
Les questions fermées sont toutefois utiles pour recueillir des informations factuelles précises, par exemple pour
établir l’historique personnel du client.
o Ca va ? o Est-ce que vous allez bien ?
o Vous avez bien mangé aujourd’hui ? o Vous vous sentez bien?
o Vous avez mal? o On parle de votre famille ?
• Ne posez pas de questions pour satisfaire votre propre curiosité. Chaque question doit être bienveillante et
uniquement viser à aider votre interlocuteur.
• En aucun cas, poser des questions ne doit ressembler à un interrogatoire.
• Attention aux questions qui commencent par POURQUOI. Ce type de question oblige souvent la personne
que vous interrogez à se justifier. Parfois elle se sent coupable et ce sentiment de culpabilité ne favorise pas
la confiance.
o Pourquoi vous n’avez pas acheté les médicaments ?
o Pourquoi n’avez-vous rien dit à votre épouse ?
• Evitez les questions qui ne laissent pas à votre interlocuteur le choix de la réponse. Ces questions sont en fait
des conseils déguisés.
o Est-ce que vous ne pensez pas qu’il est préférable d’aller à l’hôpital ?
(Vous voulez que la personne vous réponde oui)
o Vous avez déjà essayé d’aller chez ce guérisseur ?
(Vous encouragez la personne à aller chez ce guérisseur)
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 143
Poser des questions, c’est aussi savoir se taire : respectez les silences du client.
• Une question ne va pas toujours provoquer une réponse immédiate. Parfois votre interlocuteur se tait. Le
silence est aussi important que bien des paroles. Même si le silence vous inquiète et vous dérange, apprenez à
le respecter. Le silence permet à votre interlocuteur de réfléchir, de structurer sa pensée, surtout quand il est
ému. C’est donc souvent un moment important dans le dialogue. Imposez-vous de rester silencieux.
• Quand vous posez une question, ne donnez pas la réponse avant celui à qui vous l’avez posée. Ne parlez
pas à sa place. Même si vous êtes impatient, respectez le rythme de votre interlocuteur. C’est à vous de vous
adapter. Un bon accompagnant répartit rationnellement son temps d’écoute, de parole et de discussion avec
le client.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 144
Fiche pratique: Communication- les Erreurs à ne pas faire
Communication verbale
• Commander, donner des ordres, des directives
ex : « Vous devez ... vous allez ... Il faut que… »
Ces types de consignes provoquent généralement des résistances, des ressentiments, ils incitent parfois
à faire le contraire de ce qui est recommandé. Ils montrent la « supériorité » affirmée par celui qui
les donne sur celui qui les reçoit, c’est-à-dire une attitude paternaliste ou condescendante qui
déresponsabilise le client.
• Sermonner, faire la morale
ex : « Ce n’est pas bien ... Vous devriez ... Vous auriez dû… »
Ceci provoque également des résistances, mais en plus il y a une volonté de faire en sorte que l’autre
se sente coupable « d’avoir fait » ou « obligé de faire ». En général, ces phrases trahissent une volonté de
manipuler l’autre.
• Menacer, intimider
ex : « Vous avez intérêt ... sinon ... Vous feriez bien de ... »
Ceci montre aussi une volonté de supériorité de l’un sur l’autre. Ceci peut bien sûr amener des
résultats, mais au prix de frustrations et parfois d’une certaine colère.
• Faire la leçon, persuader
ex : « Vous rendez-vous compte... Les faits montrent ... c’est logique »
Ces réponses provoquent des contre arguments défensifs, voire agressifs dans la mesure où la « logique
» et les « faits » sont souvent manipulateurs, ils ne tiennent pas compte des sentiments et des émotions
de la personne.
• Conseils, solutions, réponses
ex : « A ta place, je ... Le mieux c’est de ... »
L’autre se sent inférieur et inadéquat, incapable de s’en sortir seul. Quand ils sont donnés sans avoir été
demandés, les conseils peuvent provoquer des réactions d’agressivité. Quand ils sont demandés, suivis
et efficaces ils peuvent créer un lien de dépendance et maintenir l’idée de la supériorité de l’aidant sur
l’aidé. En aucun cas, les conseils ne reconnaissent la capacité et le pouvoir de la personne à mettre en
place ses propres solutions.
• Reproches, blâmes, critiques
ex : « C’est votre faute ... c’est bien fait pour vous ... Vous l’avez mérité »
Ils renvoient à des jugements de valeur, ils « négativisent » la personne, ses actes et ses intentions. Ils ne
servent qu’à la faire se sentir coupable, incapable, incomprise. Ces commentaires ne permettent ni une
relation de confiance ni même un dialogue.
• Moqueries, ironie, plaisanteries
ex : « C’est malin ... Quelle chance ... »
Cela dévalorise la personne et son problème. Elles peuvent blesser assez durement. Elles montrent une
absence de respect, voire une certaine hostilité.
• Analyser, diagnostiquer, interpréter
ex : « Votre problème c’est que ... ce qu’il vous faut ... »
Ces attitudes montrent un rapport de force et de pouvoir. Elles mettent le client dans une position
d’infériorité. Ce sont des idées que celui-ci n’a peut-être pas envie ou pas besoin d’entendre.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 145
• Rassurer, consoler
ex : « Ne vous inquiétez pas ... Ca ira mieux ... Ne vous en faites pas »
Ces commentaires peuvent être irréalistes et ne pas tenir compte des émotions de la personne. Ces
phrases peuvent passer pour hypocrites. Si elles sont vraiment sincères, elles sont utiles à condition
d’encourager véritablement la personne à agir pour régler son problème. De manière générale, il ne sert
à rien de dire que « Tout va bien » à une personne qui vous dit que ça va mal.
• Utiliser des mots savants et trop techniques
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 146
Annexe 10.
Textes et consignes pour jeux de rôles en aquarium pour le Counseling
Cas 1.
Johnny a 19 ans. Il passe son temps à traîner avec des copains, à boire et à courir après les filles. Sa mère qui est
veuve lui dit qu’il est temps qu’il gagne un peu sa vie et le pousse à entrer dans l’armée. On lui demande de faire
un test de dépistage du VIH. Vous recevez Johnny pour un Counseling pré-test.
Cas 2
Maria est une jolie jeune fille de 15 ans. Elle a un petit ami, Olivier, dans le même établissement scolaire. Ils
sortent danser parfois, Olivier la fait boire et ensuite il lui demande d’avoir des rapports sexuels. Parfois ils sont
tous les deux ivres et ils oublient de mettre un préservatif. Maria tombe enceinte, sa mère l’emmène dans un
CDV pour qu’elle fasse un test de dépistage du VIH. Vous recevez Maria pour un Counseling pré-test.
Cas 3
Félicienne est une prostituée bien informée sur les IST/SIDA. Elle réussit à utiliser des condoms avec ses clients.
Un jour elle rencontre un client dont elle tombe amoureuse. Elle le revoit quelques fois et se laisse convaincre
de ne plus utiliser de condom pour lui donner plus de plaisir. Quelques temps plus tard, il la laisse tomber pour
une autre fille. Prise de remords et d’angoisse, elle décide de se faire dépister. Vous recevez Félicienne pour un
Counseling pré-test.
Cas 4
Jacques a 45 ans, il a une bonne situation sociale et une famille. Il a toujours été attiré par les garçons mais à
cause de son éducation et de son statut social, c’est quelque chose qu’il a toujours caché. Il va parfois dans les
lieux de drague et ramasse des garçons dans sa voiture, ils ont des rapports sexuels non protégés parce que Jacques
n’ose pas avoir des condoms de peur que sa femme les découvre. Depuis quelque temps il a remarqué qu’il a des
petites protubérances à l’intérieur de l’anus, il regarde sur l’Internet et découvre que ce sont des condylomes.
A l’occasion d’un voyage en France, il décide de consulter un médecin. Celui-ci lui explique les modalités du
traitement et lui conseille de se faire dépister pour le VIH. Vous recevez Jacques.
*Pour le feedback :
-Le prestataire fait une auto-évaluation pour expliquer les points forts de son approche de Counseling et ses points
faibles.
-Le client donne du feedback sur le prestataire, sur les aspects positifs et négatifs de la séance. Le facilitateur
l’encourage à s’exprimer sur ce qu’il a ressenti.
-A la fin l’observateur donne son feedback, en soulignant notamment les aspects positifs de l’approche du
prestataire.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 147
Fiche d’exercice: Counseling post-test négatif: Jeux de rôles
Instructions
1. Lire les instructions pour les jeux de rôle ci-dessous:
2. Pour chaque jeu, chaque participant joue tour à tour le rôle du prestataire, du client et de l’observateur.
3. Se référer à la « Fiche technique indiquant le Protocole des conseils et du dépistage:
Séance de conseils post-test séronégatif VIH. Prendre 15 minutes pour relire les protocoles puis utiliser cette
fiche pour mener les jeux de rôles.
4. Choisir et commencer un des jeux. Le prestataire pratique les techniques et la démarche du counseling post-
test appris lors de cette session, et l’observateur prend des notes. Donner 15 minutes pour le jeu de rôle et 5
minutes pour le feedback. Puis changer les rôles et passer au 2ième jeu de rôle.
Cas 1
Noter: Rappeler que ce scénario a été présenté pendant la séance de jeux de rôle – counseling pré-test. Imaginer
que vous êtes toujours le Conseiller de Maria et ses résultats sont négatifs.
Maria est une jolie jeune fille de 15 ans. Elle a un petit ami, Olivier, dans le même établissement scolaire. Ils
sortent danser parfois, Olivier la fait boire et puis lui demande d’avoir des rapports sexuels. Parfois ils sont tous
les deux ivres et oublient de mettre un préservatif. Maria tombe enceinte, sa mère l’emmène dans un CDV pour
qu’elle fasse un test de dépistage du VIH. Vous recevez Maria pour lui donner le résultat de son test VIH qui est
négatif.
Cas 2
Pierre est un homme de 30 ans à qui la vie a souri sur le plan financier. Il a beaucoup de copines avec qui il a
des relations sexuelles non protégées et ne s’est jamais préoccupé des risques que cela pouvait entraîner. Un jour
il tombe gravement malade et est persuadé qu’il s’agit du SIDA. Il fait un test qui s’avère Négatif. Vous recevez
Pierre qui vous dit que dorénavant il va s’abstenir parce qu’il s’est fait très peur.
*Pour le feedback :
-Le prestataire fait une auto-évaluation pour expliquer les points forts de son approche de counseling et ses points
faibles.
-Le client donne son feedback sur le prestataire, sur les aspects positifs et négatifs de la séance à son avis. Le
facilitateur l’encourage à exprimer ce qu’il a ressenti.
-A la fin l’observateur donne son feedback, en soulignant notamment les aspects positifs de l’approche du
prestataire.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 148
Fiche d’exercice : Counseling post-test positif : Jeux de rôles
Instructions
Lire les cas des jeux de rôle ci-dessous
• Pour chaque jeu, une personne va jouer le rôle du prestataire, une autre va jouer le rôle du patient, et l’autre
va jouer le rôle de l’observateur (sauf les cas où il y a deux clients ; dans ces cas il n’y aura pas un observateur)
• Choisir et commencer avec un des cas. Le prestataire va pratiquer les techniques et la démarche du Counseling
pré-test appris dans cette session, et l’observateur va prendre des notes. Allouer 7 minutes pour le jeu de rôle
et 5 minutes pour le feedback. Puis changez les rôles et passez au 2ème jeu de rôle.
Cas 1
Luce a 17 ans, elle est écolière. Elle a un ami écolier comme elle, avec qui elle a régulièrement des relations
sexuelles. Durant les vacances d’été, cet ami dont les parents sont aux USA s’est vu refuser un visa de résidence.
Tout le monde pense que c’est parce qu’il a le virus du SIDA dans le sang. Luce a très peur et a décidé de voir un
médecin qui lui a demandé de faire le test. Elle vient chercher le résultat. Vous recevez Luce qui est extrêmement
angoissée et agitée.
• Faire un jeu de rôles avec un résultat négatif et un autre avec un résultat positif, joués par des participants
différents
Cas 2
• Joseph et Jeannine sont mari et femme. Ils ont fait un test de dépistage du VIH. Jeannine est très anxieuse car
elle sait que Joseph est très volage. Ils se disputent et elle lui promet qu’elle divorcera si le test est positif. Vous
recevez Joseph et Jeannine Faire un jeu de rôles où un participant reçoit Joseph, un autre où un participant
reçoit Jeannine et Joseph ensemble. Faites un jeu de rôles où les deux résultats sont positifs, et un autre où
seul le résultat de Joseph est positif.
Cas 3
Un patron amène sa servante au centre de santé pour des symptômes variés (toux, fièvre, perte de poids). En fait
le patron oblige souvent la servante à avoir des rapports sexuels avec lui. On demande à la servante de faire un test
de dépistage. Elle revient au centre avec son patron. Le test est positif. Vous recevez la servante et lui demandez
de convaincre le patron de faire le test également.
Cas 4
Jasmine vient de perdre son mari. Elle est très déprimée. Comme elle ne va pas bien sur le plan physique, on
a préféré qu’elle fasse un test de dépistage. Le test est positif. Jasmine est abattue, elle dit que c’est la meilleure
chose qui puisse lui arriver maintenant que son mari est mort et qu’elle préfère disparaître vite elle aussi. Vous
recevez Jasmine.
*Pour le feedback :
-Le prestataire fait une auto-évaluation pour expliquer les points forts de son approche de Counseling et ses points
faibles.
-Le client donne du feedback sur le prestataire, sur les aspects positifs et négatifs de la séance pour lui. Le
facilitateur l’encourage à exprimer sur ce qu’il a ressenti.
-A la fin l’observateur donne son feedback, en soulignant notamment les aspects positifs de l’approche du
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 149
Annexe 11.
Pendant que vous observez vos collègues jouer les rôles, indiquez les techniques qu’ils utilisent en cochant la
case appropriée
Aptitudes et Stratégies, déclarations, comportements spécifiques
techniques
Etablissement • Salue le client, lui serre la main éventuellement
d’un contact
• Donne un siège
• Se penche vers l’avant en parlant
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 150
Interrogation
• Utilise des questions fermées pour obtenir des informations de
type données démographiques ou similaires
• Evite d’utiliser trop de des questions fermées
• Utilise des questions ouvertes pour obtenir des informations
approfondies auprès du client
• La manière de poser les questions reflète l’intérêt, l’attention et
l’empathie, ce n’est pas un questionnaire
• Pose des questions pertinentes
• Autre (préciser)
Clarifications
• Vérifie la compréhension de ce que le client est en train de dire
• Emploie des expressions telles que : « Vous voulez dire que …?
» ou « Corrigez-moi si je me trompe … »
• Autre (préciser)
Fourniture
d’informations • Fournit des informations sur le VIH
techniques
(sur le conseil • Fournit des informations sur le processus de dépistage et les
avant le test, les résultats
procédures de
test, les résultats • Parle de la confidentialité
du test, le conseil
après le test) • Explique la signification du résultat du test
• Pour les clients séronégatifs, fournit les informations sur le
comment rester séronégatif
• Pour les clients séropositifs, fournit les informations sur la
signification du résultat du test
• Autre (préciser)
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Annexe # 12
La journée a été
Ce que vous avez le plus aimé ? Précisez
Commentaires et suggestions.
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 152
Annexe # 13
Veuillez évaluer les éléments ci-dessous en dessinant un cercle autour d’une des notes sur l’échelle donnée ci-
dessous.
Pertinence du contenu 9 8 7 6 5 4 3 2 1
pour mon travail
Organisation de la formation 9 8 7 6 5 4 3 2 1
Formation en Communication Interpersonnelle et Counseling (CIP/C) /Guide du facilitateur, Mai 2015 153
Veuillez utiliser la liste suivante pour répondre aux questions 4 et 5
Séance d’introduction de la session de formation
Séance 1.1:
Séance 1.2:
Séance 2.1:
Séance 2.2:
Séance 2.3:
Séance 2.4
Séance 2.5
Séance 3.1
Séance 3.2
Séance 3.3
Séance 3.4
Séance 3.5
Séance de Clôture de la session de formation
4. Veuillez indiquer les sessions les plus pertinentes pour votre travail en tant que …………..
Marquez seulement le numéro de la session, pas le titre.
5. Est-ce que vous avez des suggestions pour les formateurs sur comment améliorer
les formations futures ?
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