Cloud Computing – Définition, avantages et
exemples d’utilisation
Bastien L
De plus en plus utilisé par les entreprises de toutes les industries,
le Cloud Computing est la nouvelle forme de stockage de données
du 21ème siècle. Cependant, il se décline en de nombreuses
variantes, et il n’est pas toujours facile de choisir l’offre qui
convient le mieux à son activité. Pour mieux comprendre le
phénomène Cloud Computing, voici une définition complète de ce
terme.
Le Cloud Computing est un terme général employé pour désigner la
livraison de ressources et de services à la demande par internet. Il
désigne le stockage et l’accès aux données par l’intermédiaire d’internet
plutôt que via le disque dur d’un ordinateur. Il s’oppose ainsi à la notion de
stockage local, consistant à entreposer des données ou à lancer des
programmes depuis le disque dur. La notion de Cloud ne doit pas non plus
être confondue avec celle du Network Attached Storage (NAS), utilisée par
beaucoup d’entreprises via un serveur en résidence. Ces réseaux locaux
n’entrent pas dans la définition du Cloud. Cependant, certains NAS
permettent d’accéder aux données à distance depuis Internet.
De manière générale, on parle de Cloud Computing lorsqu’il est
possible d’accéder à des données ou à des programmes depuis
internet, ou tout du moins lorsque ces données sont synchronisées avec
d’autres informations sur internet. Il suffit donc pour y accéder de
bénéficier d’une connexion internet.
L’image du Cloud est utilisée de façon métaphorique pour désigner
internet. Cette comparaison date de l’époque à laquelle on
représentait les infrastructures gigantesques des fermes de
serveurs internet sous la forme d’un grand nuage blanc, acceptant
les connexions et distribuant des informations tout en flottant.
Cette technologie permet aux entreprises d’acheter des ressources
informatiques sous la forme de service, de la même manière que l’on
consomme de l’électricité, au lieu d’avoir à construire et entretenir des
infrastructures informatiques en interne.
Selon U.S. National Institute of Standards and Technology, le Cloud
Computing est un modèle permettant d’établir un accès à la demande en
réseau vers un bassin partagé de ressources informatiques configurable.
Ces ressources sont par exemple des réseaux, des serveurs, de l’espace
de stockage, des application et des services. Elles peuvent
être approvisionnées rapidement avec un effort de gestion et une
interaction avec le fournisseur de services minimes. Le modèle
Cloud met en avant la disponibilité, et se compose de cinq caractéristiques
essentielles, trois modèles de livraisons, et quatre modèles de
déploiement.
Avantages et inconvénients
Cette technologie offre plusieurs avantages et bénéfices pour les
utilisateurs professionnels et les utilisateurs finaux. Les trois principaux
avantages sont l’approvisionnement en libre-service, l’élasticité, et
le paiement à l’utilisation. L’approvisionnement en libre service permet
aux utilisateurs finaux d’accéder à n’importe quelle ressource
informatique à la demande. L’élasticité offre l’opportunité d’augmenter ou
de réduire la consommation de ressources en fonction des besoins de
l’entreprise. Enfin, le paiement à l’utilisation autorise les firmes à ne payer
que pour les ressources consommées.
Pour de nombreuses personnes, le stockage local utilisé pendant les
dernières décennies demeure aujourd’hui supérieur au Cloud Computing.
Ces personnes considèrent qu’un disque dur permet de garder les
données et les programmes physiquement proches, autorisant un
accès rapide et simplifié pour les utilisateurs de l’ordinateur ou du réseau
local.
En 2013, l’ancien roboticien de la NASA Randall Monroe a tenté de prédire
quand la bande passante d’internet surpasserait celle de FedEx. Pour
cause, peu importe la vitesse d’une connexion internet, il reste moins cher
d’envoyer des centaines de giga-octets de données via les avions et les
camions de FedEx que par internet. Après réflexion, sa prédiction porte sur
l’année 2040. En lisant cette conclusion, Cory Doctorow a perçu une
critique implicite du Cloud Computing de la part de Monroe. Selon
lui, la vitesse et le coût du stockage local sont moins élevés qu’une
connexion en réseau contrôlée par une entreprise de télécommunications.
Faire confiance aux opérateurs
C’est le principal reproche émis à l’égard du Cloud. Les télécoms, les
entreprises de médias et les FAI contrôlent l’accès. Faire entièrement
confiance au Cloud signifie également croire en un accès continu aux
données sans aucun problème sur le long terme. Un tel confort est
envisageable, mais son coût est élevé. De plus, ce prix continuera
d’augmenter à mesure que les fournisseurs de Cloud trouvent un moyen
de faire payer plus cher en mesurant par exemple l’utilisation du service.
Le tarif augmente proportionnellement à la bande passante utilisée.
En dehors de ce problème de confiance, de nombreux autres arguments
s’opposent au Cloud Computing. Le cofondateur d’Apple, Steve Wozniak, a
ainsi critiqué le Cloud en 2012 en présageant de nombreux problèmes
de grande envergure dans les cinq années à venir. On peut par
exemple redouter des crashs. Durant l’été 2012, Amazon a rencontré ce
type de problème. En tant que fournisseur d’entreprises comme Netflix ou
Pinterest, l’entreprise américaine a ainsi provoqué la mise hors service des
plateformes de ces clients. En 2014, Dropbox, Gmail, Basecamp, Adobe,
Evernote, iCloud et Microsoft ont rencontré des problèmes similaires. En
2015, ce fut le tour de Apple, Verizon, Microsoft, AOL, Level 3, Google et
Microsoft. Ces désagréments ne durent généralement que quelques
heures, mais représentent une perte d’argent colossale pour les
entreprises affectées.
La question de la propriété intellectuelle
Par ailleurs, Wozniak a exprimé ses inquiétudes concernant la propriété
intellectuelle. Il est en effet difficile de déterminer à qui
appartiennent les données stockées sur internet. On peut prendre
pour exemple les nombreuses controverses survenues au sujet des
changements de conditions d’utilisation de sites dérivés du Cloud comme
Facebook ou Instagram. Ces réseaux sociaux créent la polémique en
s’octroyant des droits sur les photos stockées sur leurs plateformes. Il y a
également une différence entre les données mises en ligne et les données
créées directement au sein du Cloud. Un fournisseur pourrait aisément
revendiquer la propriété de ces dernières. La propriété est donc un facteur
à prendre en compte.
Aucune autorité centrale ne gouverne l’usage du Cloud pour le stockage et
les services. L’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE) tente
de devenir cet organe régulateur. En 2011, il a créé l’IEEE Cloud
Computing Initiative, visant à établir des standards pour l’utilisation,
particulièrement dans le domaine des entreprises. Pour l’heure, les règles
sont encore floues et les problèmes se règlent au cas par cas.
Cloud Computing Public, Privé ou Hybride
Cloud Privé
Les services de Cloud Computing se distinguent en trois catégories : le
cloud public, le cloud privé et le cloud hybride. Un Cloud privé est
une infrastructure entièrement dédiée à une entreprise unique, pouvant
être gérée en interne ou par un tiers, et hébergée en interne ou en
externe. Ce modèle offre une versatilité aux entreprises, tout en
préservant la gestion, le contrôle et la sécurité. Les avantages sont l’accès
en self-service à l’interface de contrôle, permettant à l’équipe
informatique un approvisionnement rapide, et l’allocation ou la livraison
de ressources informatiques à la demande. De même, la gestion des
ressources est automatisée, aussi bien pour le stockage ou l’analyse. De
même, la sécurité et la gouvernance sont conçues sur mesure pour les
besoins spécifiques de l’entreprise.
Cloud Public
Les services de Cloud public sont fournis par un tiers, par l’intermédiaire
d’internet. Ces services sont vendus sur demande généralement dans la
minute ou l’heure qui suit la requête. Les clients payent uniquement
pour les cycles des CPU, le stockage ou la bande passante qu’ils
consomment. Les principaux fournisseurs de Cloud public sont Amazon
Web Services, Microsoft Azure, IBM et Google Compute Engine. Les
utilisateurs de services de Cloud public n’ont pas besoin d’investir dans le
matériel, les logiciels, ou les infrastructures qui sont gérées par les
fournisseurs. On y retrouve de nombreuses applications SaaS
professionnelles allant du CRM (Customer Resource Management) aux
gestionnaires de transactions en passant par les outils analytiques de
données. Les IaaS pour les services de stockage et de computing reposent
également sur le Cloud public. Il en va de même pour les PaaS destinées
au développement d’applications Cloud.
Cloud Hybride
Enfin, le Cloud Hybride est le croisement entre le Cloud public et le Cloud
privé. Les entreprises peuvent par exemple effectuer des tâches très
importantes ou des applications sensibles sur le Cloud privé, et utiliser le
Cloud public pour les tâches nécessitant une scalabilité des ressources.
L’objectif du Cloud hybride est de créer un environnement unifié,
automatisé et scalable tirant avantage des infrastructures de Cloud
public tout en maintenant un contrôle total sur les données.
En réalité, un Cloud privé ne peut exister de manière isolée du reste des
ressources informatiques de l’entreprise et du Cloud public. La plupart des
entreprises utilisant le Cloud privé convergent peu à peu vers le Cloud
hybride. Celui-ci permet aux entreprises de choisir entre un Data Center
traditionnel ou un Cloud privé pour le stockage de données. Il permet
également de profiter des ressources du Cloud public comme les
SaaS les plus récents ou les ressources virtuelles élastiques des
IaaS. Enfin, il permet de faciliter la portabilité des données, des
applications et des services et offre davantage de choix en termes de
modèles de déploiement.
Les spécificités du Cloud professionnel
Le Cloud professionnel est très différent du Cloud utilisé par le
grand public. De nombreuses entreprises choisissent d’implémenter des
Logiciels en tant que service. Il s’agit d’applications accessibles depuis
internet, à l’instar de [Link]. Les Plateformes en tant que service
permettent quant à elles aux entreprises de créer leurs propres
applications Cloud personnalisées. Enfin, les Infrastructures en tant que
service peuvent être louées auprès d’entreprises comme Amazon,
Microsoft, Google ou Rackspace. Le Cloud Computing est une industrie qui
a généré 100 milliards de dollars en 2012, pourrait générer 127 milliards
de dollars en 2017 et 500 milliards en 2020.
Trois avantages du Cloud Computing en entreprise
Le Cloud Computing d’entreprise est un cas spécial d’utilisation du Cloud
Computing permettant aux entreprises de bénéficier d’avantages
compétitifs de stockage afin de réduire leurs coûts et d’accélérer
l’innovation en améliorant la collaboration avec les partenaires et
les clients. Plus précisément, le Cloud Computing apporte trois avantages
majeurs aux entreprises :
1- Les coûts des Data Centers et des services informatiques
peuvent être réduits et établis de manière proportionnelle à
l’utilisation. Selon la quantité d’usage, les coûts seront plus ou moins
élevés grâce à l’élasticité rapide.
2 – Les dépenses et les prises de risques pour l’innovation peuvent être
considérablement réduites grâce au Cloud Computing. Ainsi, les
entreprises peuvent prendre des paris plus risqués et tester davantage de
nouvelles idées. Les nouveaux projets peuvent être soutenus
directement s’ils prennent de l’envergure, ou abandonnés s’ils
échouent. La scabilité et l’élasticité offre aux entreprises des possibilités
inédites pour essayer de nouvelles idées d’activités et pour les développer
si elles s’avèrent pertinentes.
3 – Aujourd’hui, les chaînes de valeur des entreprises sont composées
d’environ 20 entreprises. Le Cloud Computing permet à une entreprise de
collaborer d’une nouvelle manière avec ses partenaires commerciaux. Or,
la collaboration est la clé vers l’obtention d’avantages compétitifs au sein
de la chaîne de valeur. En développant des espaces de travail partagés au
sein des Community Clouds, les employés d’entreprises multiples
peuvent travailler ensemble au sein d’un réseau d’entreprise
virtuel comme s’ils travaillaient pour une seule et même
compagnie. Ils participent tous au sein du même système de création de
valeur, et partagent leurs ressources de communication, d’information et
d’informatique.
Qu’est-ce qui guide le Cloud Computing en entreprise ?
Le Cloud Computing d’entreprise est guidé par la réduction des coûts,
mais également par les changements du monde extérieur, au-delà
du monde de l’entreprise dans notre société hyper-connectée.
L’avènement de Consumer IT ou du Web 2.0, des réseaux sociaux et de
l’Internet des Objets transforment la façon dont nous vivons, dont nous
apprenons, dont nous collaborons, travaillons, consommons et jouons. Ces
changements dans la société transforment également la façon dont nous
concevons et gérons nos entreprises et notre chaîne de valeur.
Le multi-cloud, futur du cloud computing
À l’origine, le cloud computing était supposé simplifier les environnements
informatiques en entreprise. Cependant, selon une récente étude
menée par Microsoft et 451 Research, près d’un tiers des
entreprises travaillent avec 4 vendeurs cloud ou plus. De fait, on
peut considérer que le multi-cloud est le futur du cloud.
Cette tendance est liée à plusieurs facteurs. Tout d’abord, certaines
entreprises souhaitent tout simplement avoir davantage d’options.
En faisant appel à plusieurs fournisseurs de cloud, pour prendre
en charge différentes applications et divers workload, ces
entreprises peuvent utiliser la solution qui correspond le mieux à
chacun de leurs besoins.
En s’appuyant sur un seul modèle cloud, une entreprise risque d’être
handicapée. Il est donc inévitable pour les grandes entreprises aux
divisions multiples d’utiliser plusieurs clouds. Selon un rapport publié
par Ovum, un quart des entreprises européennes ne sont pas
satisfaites par leur fournisseur de services cloud, notamment à
cause de mauvaises performances, d’une garantie insuffisante, et
d’un manque de support personnalisé.
Par ailleurs, s’appuyer sur un seul service cloud augmente la
vulnérabilité de l’entreprise face à différents problèmes tels que
les pannes de data centers ou les problèmes de bande passante.
Une application cloud qui est sans cesse hors-ligne donne une mauvaise
image de l’entreprise et peut conduire à la perte de clients. Si une
application dépend d’un seul fournisseur cloud, il est également difficile de
négocier en cas de désaccord.
Les controverses liées à la souveraineté des données mènent
également à l’essor du multi-cloud, notamment pour les
entreprises européennes. Le fait de stocker les données localement
minimalise ces problèmes de souveraineté. En revanche, diriger le trafic
vers des data centers situés le plus près possible des utilisateurs est
indispensable pour les applications en proie à la latence.
Le multi-cloud présente des avantages, mais peut aussi
représenter un challenge pour les entreprises, notamment pour
passer d’un cloud à l’autre. Malheureusement, tous les
environnements informatiques sont différents, et le cloud ne fait pas
exception. Les fournisseurs cloud font leur possible pour simplifier au
maximum le transfert des applications sur leurs plateformes respectives,
mais font aussi de leur mieux pour empêcher les clients de quitter leur
service.
De nombreuses entreprises se soucient, à juste titre, du temps
nécessaire pour déplacer des petabytes de données entre deux
services cloud. Heureusement, tous les principaux fournisseurs de
services cloud utilisent la même technologie Active Data Replication,
permettant de déplacer facilement des données entre les clouds.
Google a récemment acquis Orbitera, une plateforme prenant en charge le
commerce multi-cloud. C’est la preuve que Google considère également
les environnements multi-cloud comme un enjeu du futur. Amazon Web
Services reste à l’heure actuelle le leader du marché du cloud, mais les
entreprises qui souhaitent avoir la liberté de jongler entre
plusieurs services cloud et d’éviter de s’astreindre à un seul
vendeur pourraient permettre aux autres fournisseurs de prendre
leur envol.
Selon Gartner, le marché du cloud computing atteindrait une valeur
de 240 milliards de dollars dès l’année prochaine. Sur ce marché
compétitif, le multi-cloud représente un nouveau front dans la guerre du
cloud. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les entreprises en recherche de
flexibilité, d’économies, et éventuellement de meilleures solutions.
IaaS, PaaS et SaaS
Même si le Cloud Computing évolue au fil du temps, il est toujours divisé
en trois catégories de service : l’infrastructure en tant que service
(IaaS), la plateforme en tant que service (PaaS) et le logiciel en tant que
service (SaaS).
IaaS
Les fournisseurs d’Infrastructures en tant que Service, comme AWS,
proposent un stockage sur serveur virtuel, mais également des API
laissant les utilisateurs transférer leurs charges de travail vers des
machines virtuelles (VM). Les IAAS peuvent être des serveurs, des
réseaux, de l’espace de stockage ou des espaces au sein de Data Centers.
Les utilisateurs disposent d’une capacité de stockage allouée. Ils peuvent
ensuite démarrer, arrêter ou configurer la machine virtuelle et le
stockage selon leurs désirs. Les infrastructures fournies peuvent être
petites, moyennes, grandes ou très grandes pur s’adapter aux différents
besoins. Grâce à ce type d’infrastructures, les entreprises n’ont pas besoin
d’investir dans leur propre matériel. Les IaaS sont également scalables et
flexibles, et s’adaptent à la charge de travail.
PaaS
Les Plateformes en tant que services sont des environnements Cloud
offrant tout le nécessaire pour le cycle de vie complet d’applications
Cloud, du développement à la livraison. Elles permettent de s’émanciper
de l’achat et de la maintenance du matériel, des logiciels, et de
l’hébergement. Les fournisseurs de Plateformes en tant que Services
quant à eux hébergent les outils de développements sur leurs
infrastructures. Les utilisateurs peuvent accéder à ces outils par
l’intermédiaire des APIs, des portails web ou des logiciels gateway.
Le PaaS est utilisé pour le développement général de logiciels et de
nombreux fournisseurs hébergent également le logiciel une fois qu’il est
développé. Les principaux fournisseurs sont [Link], Elastic
Beanstalk d’Amazon et Google App Engine. Les PaaS permettent
d’accélérer le développement et l’entrée sur le marché. Elles permettent
de déployer de nouvelles applications sur le Cloud en quelques minutes.
SaaS
Enfin, les Logiciels en tant que service sont des applications basées sur le
Cloud, lancées depuis des ordinateurs distants détenus et gérés par des
fournisseurs par l’intermédiaire du Cloud. Le modèle SaaS repose sur la
distribution d’applications logicielles par internet. Ces applications sont
généralement surnommées services Web. Par exemple, Microsoft Office
365 est une offre SaaS pour les logiciels de productivités et les services
d’email. Les utilisateurs peuvent accéder à des applications et des
services SaaS depuis n’importe quel endroit en utilisant un
ordinateur ou un appareil mobile ayant accès à internet, généralement
depuis un navigateur. Les SaaS permettent de s’inscrire rapidement et
d’utiliser directement des applications professionnelles novatrices,
accessibles depuis n’importe quel ordinateur connecté à internet. Par
ailleurs, les données sont sauvegardées en cas de panne d’ordinateur
puisqu’elles sont stockées sur le Cloud. Enfin, le service peut s’adapter de
façon dynamique aux besoins des utilisateurs.
Plusieurs exemples de Cloud Computing
La frontière entre le Local Computing et le Cloud Computing est parfois
très fine. Pour cause, le Cloud est désormais ancré dans presque
toutes les tâches que nous accomplissons sur ordinateur. Ainsi,
certains logiciels locaux comme Microsoft Office 365 utilisent le Cloud
Computing pour le stockage.
Cependant, Microsoft propose également différentes applications basées
sur le web, réunies sous Office Online. Il s’agit des versions internet de
Word, Excel, PowerPoint et OneNote, accessibles depuis un navigateur
internet sans avoir besoin de procéder à ne installation.
Voici d’autres exemples connus de Cloud Computing :
Google Drive : Google Drive est un pur service Cloud Computing. Il
propose un stockage en ligne, et fonctionne avec les applications
Cloud Google Docs, Google Sheets et Google Slides. Ce service est
accessible depuis un ordinateur, depuis une tablette, ou même depuis un
smartphone, au même titre que les applications mobiles Docs et Sheets.
La plupart des services Google peuvent d’ailleurs être classés dans la
catégorie du Cloud Computing. C’est le cas de Gmail, Google Calendar, et
Google Maps par exemple.
Apple iCloud : Principalement utilisé pour le stockage en ligne, le
backup, Apple iCloud est également utile pour la synchronisation
des mails, des contacts, ou encore du calendrier. Toutes les données
sont disponibles sur iOS, Mac OS, ou sur les appareils Windows depuis le
panneau de contrôle iCloud. Apple propose également des versions Cloud
de son traitement de texte Pages, de sa feuille de calcul Spreadsheet, et
de son logiciel de présentation Keynote pour tous les utilisateurs d’iCloud.
La plateforme permet en outre aux possesseurs d’iPhone d’utiliser la
fonctionnalité Localiser mon iPhone.
Amazon Cloud Drive : Amazon propose essentiellement le stockage de
musique au format MP3 et de photos. Les abonnés Amazon Prime
bénéficient d’une capacité de stockage illimitée. Amazon Cloud Drive sert
également à stocker le contenu acheté pour Kindle. En résumé, cette
plateforme sert à stocker tout le contenu numérique acheté
auprès d’Amazon.
Des services hybrides comme Box, Dropbox ou SugarSynch se
positionnent dans la catégorie Cloud en proposant une version
synchronisée sur internet des fichiers stockés. La synchronisation est
une pierre angulaire du Cloud Computing, même si l’accès aux
fichiers se fait de façon locale. De même, si plusieurs personnes avec des
appareils séparés travaillent sur les mêmes données synchronisées, on
peut considérer qu’il s’agit de Cloud Computing.
Le matériel Cloud
De plus en plus d’appareils sont entièrement orientés vers le Cloud. C’est
le cas des Chromebooks de Google. Il s’agit d’ordinateurs portables
proposant juste assez de stockage local pour faire tourner Chrome
OS, le système d’exploitation basé sur le navigateur Chrome de Google.
Les applications, les fichiers multimédias et le stockage de ces ordinateurs
sont tous basés sur le Cloud.
Le ChromeBit quant à lui est une petite barre permettant de transformer
n’importe quel écran doté d’un port HDMI en un ordinateur sous Chrome
OS. Bien sûr, sans connexion internet, ces appareils deviennent
strictement inutiles. C’est le principal problème de Chrome OS à l’heure
actuelle.
Avant le Chromebook, d’autres appareils étaient destinés à fonctionner
uniquement avec internet. C’était le cas du NIC (New Internet Computer),
du Netpliance iOpener, et du 3Com Ergo Audrey. Ces ordinateurs sans
stockage local furent commercialisés dans les années 90. Ils se heurtèrent
aux limites techniques de l’époque, notamment en termes de débit.
Aujourd’hui, la connexion internet est suffisamment rapide pour
rivaliser avec la connexion à un disque dur local. C’est pourquoi le
Cloud prend aujourd’hui son envol.