Sciences & Technologie C – N°24, Décembre (2006), pp.
23-26
CONTRIBUTION A L’ETUDE DES OISEAUX DE MER DE LA COTE OCCIDENTALE DE
BEJAIA (ALGERIE).
Reçu le05/06/2004 – Accepté le29/05/2006
Résumé
La partie Ouest de la côte de Béjaia s’étend sur près de 60 km. Les observations effectuées sur les
R. MOULAI 1,
oiseaux de mer durant quatre années, depuis 1999 jusqu’en 2002 mettent en évidence l’existence de 2
S. DOUMANDJI
neuf espèces. Deux d’entre elles sont considérées comme pélagiques : ce sont Calonectris diomedea 3
N. SADOUL
et Morus bassanus. Les sept autres sont plutôt des espèces côtières comme Phalacrocorax carbo,
Phalacrocorax aristotelis, Larus ridibundus, Larus fuscus, Larus michahellis, Sterna sandvicensis et 1
Sterna hirundo. Larus michahellis est considéré comme la seule espèce nicheuse de la région avec un Laboratoire d’écologie et
effectif de 810 couples. La population du Goéland leucophée s’est multipliée par plus de sept fois environnement, Faculté des
depuis 1978. sciences de la nature et de la
vie, Université de Béjaia
Mots clés : Béjaia, Oiseaux de mer, Larus michahellis, Goéland leucophée. 06000 Béjaia. Algérie.
2
Abstract Laboratoire de zoologie
agricole et forestière,
The West coast of Béjaia has 60 km of meadows. The observations carried out on the sea birds during Institut national
four years, 1999, 2000, 2001and 2002, revealed nine species. Two are regarded as pelagic, agronomique, El –Harrach.
Calonectris diomedea and Morus bassanus. The seven others are rather coastal species. These were Algérie.
of Phalacrocorax carbo, Phalacrocorax aristotelis, Larus ridibundus, Larus fuscus, Larus
3
michahellis, Sterna sandvicensis and Sterna hirundo. Larus cachinnans is regarded as the only Station biologique de la
nesting species in this area, its current number is estimated at 810 pairs. The population of the Yellow Tour du Valat, Le Sambuc,
legged gulls multiplied seven times since 1978. F-13200 Arles, France
Keywords: Béjaia, Sea birds, Larus cachinnans, Yellow-legged gulls.
T rès peu d’ornithologues se sont intéressés aux oiseaux de mer qui
fréquentent la côte algérienne. Les études effectuées avant 1977
reposent sur les données de LOCHE (1858) et se limitent très souvent à
des observations occasionnelles, telles que celles de FRANCOIS (1975),
ﻤﻠﺨﺹ KERAUTRET (1976), LEBERRE ET ROSTAN (1976),
60 ﺍﻟﺴﺎﺤل ﺍﻟﻐﺭﺒﻲ ﻟﻤﻨﻁﻘﺔ ﺒﺠﺎﻴﺔ ﻴﻤﺘﺩ ﻋﻠﻰ ﻁﻭل METZMACHER (1976) et de LEDANT et al. (1979).
ﺍﻟﻤﻼﺤﻅﺎﺕ ﺍﻟﺘﻲ ﺃﺠﺭﻴﺕ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻁﻴﻭﺭ ﺍﻟﺒﺤﺭﻴﺔ.ﻜﻠﻡ
Il faut attendre 1979 avec l’étude de JACOB ET COURBET (1980)
( ﺒﻴﻨﺕ ﻭﺠﻭﺩ ﺘﺴﻌﺔ2002-1999) ﺨﻼل ﺃﺭﺒﻊ ﺴﻨﻭﺍﺕ
sur les oiseaux de mer nicheurs sur la côte algérienne pour avoir une idée
ﺃﻨﻭﺍﻉ ﺇﺜﻨﺘﻴﻥ ﻤﻨﻬﺎ ﺘﻌﺘﺒﺭ ﻁﻴﻭﺭ ﺃﻋﺎﻟﻲ ﺍﻟﺒﺤﺎﺭ ﻭ ﻫﻲ
plus précise sur le statut de chaque espèce avienne.
Morus Bassanus ﻭCalonectris diomedea
:ﺍﻟﺴﺒﻌﺔ ﺍﻷﺨﺭﻴﻥ ﻫﻲ ﺃﻨﻭﺍﻉ ﺴﺎﺤﻠﻴﺔ ﻤﻨﻬﺎ Après cette période les travaux sur les oiseaux de mer sont moins
Phalacrocorax carbo, P. aristotelis, Larus synthétiques et se limitent encore une fois à des observations ponctuelles
ridibundus, L. fuscus, L. michahelis, Sterna ou très localisées sur le plan géographique. Les contributions de JACOB
sandvicensis, S. h (1979 ,1983), de LEDANT et al.(1981), de DOUMANDJI et al.(1988),
ﻫﻭ ﺍﻟﻨﻭﻉ ﺍﻟﻭﺤﻴﺩLarus michahellis ,ﺍﻟﻨﻭﺭﺱ de BOUKHALFA (1990 et 1995), de MICHELOT et LAURENT (1993)
ﺯﻭﺠﺎ ﻤﻌﺸﺸﺎ810 ﺍﻟﻤﻌﺸﺵ ﻓﻲ ﺍﻟﻤﻨﻁﻘﺔ ﻟﻘﺩ ﺘﻡ ﺇﺤﺼﺎﺀ et de ISENMANN et MOALI (2000) sont à citer.
ﺃﻋﺩﺍﺩ ﻫﺫﺍ ﺍﻟﻨﻭﺭﺱ ﺘﻀﺎﻋﻔﺕ ﺃﻜﺜﺭ ﻤﻥ ﺴﺒﻌﺔ.ﻟﻬﺫﺍ ﺍﻟﻨﻭﻉ
.1978 ﻤﺭﺍﺕ ﻤﻨﺫ ﺴﻨﺔ C’est dans ce cadre que s’inscrit la présente démarche cherchant à
Lorus ، ﻁﻴﻭﺭ ﺒﺤﺭﻴﺔ، ﺒﺠﺎﻴﺔ: ﺍﻟﻜﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﻤﻔﺘﺎﺤﻴﺔ définir ou à préciser le statut et l’écologie des oiseaux de mer qui
ﻨﻭﺭﺱ،michahelis fréquentent la côte occidentale de Béjaia aussi bien en période de
reproduction au printemps, qu’en dehors de celle ci.
© Université Mentouri Constantine, Algérie, 2006.
R. MOULAI, S. DOUMANDJI, N. SADOUL
METHODOLOGIE le nombre de couveurs à l’aide d’une paire de jumelles à
partir d’une embarcation. On note aussi qu’on a effectué
La ville de Béjaia est localisée au Nord- Est d’Alger, des prospections sur certaines bâtisses de la ville de Béjaia
située à 250 km de la capitale (4° 20’ à 4°30’ E. ; 36° 15’ à pour éventuellement trouver des couples nicheurs.
36° 55’N.). Elle dispose d’environ 100 km de côte avec la
mer Méditerranée (Fig.1). RESULTATS ET DISCUSSION
La liste commentée des oiseaux de mer observés par
famille lors de la période d’étude est présentéeci-dessous :
Sulidae :
Morus bassanus (Fou de Bassan) (Linné, 1758): un sujet
mort au niveau d’une plage de la côte ouest de Béjaia, au
mois d’avril 2001 est observé. Cette espèce peut
certainement être vue en grand nombre au large des côtes.
ISENMAN ET MOALI (2000) rapportent que le Fou de
bassan peut être observé tous les mois de l’année devant les
côtes algériennes, surtout occidentales et centrales.
Procellaridae :
Callonectris diomedea (Puffin cendrée) (Scopoli, 1769):
cet oiseau pélagique est remarqué en mars 2000. Les
Figure 1 : Localisation géographique de la côte occidentale de
pécheurs de la région indiquent sa présence toute au long de
Béjaia. l’année. Son observation indique la présence de bancs de
poissons. Le Puffin cendrée est reconnu nicheur dans des
La portion de côte qui retient l’attention dans le cadre îlots situés prés de Collo et en Oranie sur les îles Habibas
du présent travail se situe à l’Ouest de la ville de Bejaia. [12].
Elle s’étend du port de Béjaia à Cap Sigli, sur plus de 60 Phalacrocoracidae :
km de côte. Cette dernière est caractérisée par une Phalacrocorax aristotelis (Cormoran huppée) (Linnée,
succession de falaises, de zones rocheuse et de plages soit 1761) : cette espèce est observée surtout en hiver, de
de sables, de galets ou de plages mixtes. On remarque que décembre à mars, notamment au port de pêche. Elle est
le fasciés rocheux semble dominant dans cette région. dispersée en faible nombre au niveau de la zone rocheuse et
Au niveau de cette portion de côte, trois îlots, sont des îlots de la région de Béjaia ; malgré sa présence au
présents d’Est en Ouest, l’îlot de Sahel situé prés d’Adrar printemps et en été, [12], aucun indice concret de sa
Oufarnou, l’île des Pisans localisée près de Boulimat et reproduction n’est encore noté sur la côte ouest de Béjaia. Il
l’îlot d’El-Euch ou île des Pigeons dans la région de Cap est à rappeler que JACOB et COURBET (1980) révèlent
Sigli ( Fig.1). Ces trois îlots constituent les principaux sites l’existence de cinq sites de reproduction de cette espèce en
de nidification du Goéland leucophée de la région. Algérie, répartis depuis Ténés jusqu’à El Kala avec un
Les observations des oiseaux de mer sont réalisées à nombre de couples assez faibles avoisinant le nombre de
partir de l’automne jusqu'à la fin de la période de 20.
reproduction, c’est à dire du mois de Septembre jusqu’en Phalacrocorax carbo (Linné, 1758) (Grand cormoan) :
juillet durant quatre années de 1999 à 2002. Une moins abondant que le Cormoran huppée, le Grand
embarcation à moteur est utilisée pour chaque sortie. Par cormoran hiverne dans la région d’étude de décembre à la
ailleurs des visites à terre au niveau des différentes plages fin mars. Les individus observés sont surtout localisés au
de la région sont réalisées. port de pêche de Béjaia et dans les réservoirs d’eau douce
Durant le printemps, la seule espèce nicheuse de la côte de la ville comme celui du « lac Mézaia ». Un individu
de Béjaia est le Goéland leucophée qui retient l’attention. immature est noté le 30 janvier 1999 au port de pêche et en
Une estimation des couples nicheurs est effectuée par un février 2001 au lac Mézaia.
recensement des couples nicheurs de Goéland leucophée Par ailleurs le 22 mars 2000, une quinzaine de sujets
qui repose plus ou moins directement sur le dénombrement sont observés, en vol migratoire en formation en « V » au
des nids occupés pendant la saison de reproduction dessus de Sidi Aich (4° 42’E. ; 36° 36’ N.) (35 km à
proprement dite. Le nombre d’oiseaux recensé sera donc l’Ouest de Béjaia). Ces oiseaux semblent survolés le cours
minimum, car il ne tient pas compte de la proportion de l’oued Soummam vers le Sud.
d’adultes non nicheurs ou d’immatures [2 ,9]. Pour les Laridae :
colonies faciles d’accès telles que celle des falaises du Cap Larus ridibundus (Mouette rieuse) Linné, 1766 : Celle-ci
Carbon ou encore des îlots de Sahel, des Pisans et d’El est remarquée surtout en hiver. Elle fréquente la région
Euch, nous avons effectué un comptage individuel des nids depuis le début de septembre à la fin de mars. Les
en les marquant au premier passage. Pour les colonies individus observés sont surtout localisés dans le port de
difficiles d’accès comme celles des falaises d’Adrar ou pêche et dans les réservoirs d’eau douce de la ville (lac
Farnou ou encore des rochers de la région dite des Mézaia). Au mois de janvier 1999, 260 individus sont
« Grottines » au pied du mont Gouraya, nous avons compté dénombrés sur le port de pêche et plus de 200 individus sur
24
Contribution à l’étude des oiseaux de mer de la côte occidentale de Béjaia (Algérie).
le lac Mézaia, en janvier 2002. La plupart des Mouettes Par rapport au recensement de JACOB et COURBET
commencent à acquérir leur plumage nuptial avec un (1980) effectué dans la même région en 1978, on remarque
capuchon de teinte brun chocolat, à partir de la fin février. que les leucophées ont multiplié leur effectif par plus de
Leur nombre décroît sensiblement dés la mi mars. sept fois). De nouveaux sites de nidifications sont signalés,
Un individu en plumage nuptial est remarqué, au cours de il s’agit des falaises du Cap Carbon, des rochers prés de la
juin 1999, au niveau de la plage de Sahel dans la région côte au pied du mont Gouraya, des rochers prés de la côte
d’Adrar ou Farnou et un autre prés du port de pêche le 13 de Boulimat, de l’îlot d’El Euch dans la région de Cap Sigli
juillet 2002. et enfin un couple est observé sur la terrasse du musée
Larus fuscus (Goéland brun) Linné, 1758: cette espèce est régional de Béjaia, en plein milieu urbain. On note que ce
connue en tant que visiteur d’hiver. Elle est vue depuis dernier phénomène est mentionné pour la première fois en
septembre à la fin mars. On la retrouve sur le port de pêche. Algérie [21, 25, 5].
Elle se repose sur la jetée prés du port pétrolier. Le Selon certains témoignages l’occupation des falaises du
Goéland brun peut être même observé en milieu urbain, ou Cap Carbon date du début des années 90 du siècle dernier.
il utilise les mêmes reposoirs que ceux du Goéland L’îlot d’El Euch quant à lui n’est occupé que vers la fin des
leucophée, Larus michahellis . Larus fuscus est observé en années 80 du siècle dernier. La première nidification au
faible nombre par rapport aux autres espèces du même niveau du musée de Béjaia est signalée en 1999.
genre. En janvier 2000 le recensement du nombre de Apparemment l’augmentation des effectifs de Goéland
Goélands bruns, qui fréquentent la portion de côte comprise leucophée et l’apparition de nouveaux sites de nidification
entre le port et l’île des Pisans souligne l’existence de 37 dans la région est à l’image de son expansion générale dans
individus seulement. Durant la même année 40 individus l’aire Méditerranéen [14, 1, 23, 22, 24].
sont observés le 1er mars au niveau des falaises du Cap Pour toute la côte algérienne JACOB et COURBET
Carbon. LEDANT et al. (1981) indiquent que cette espèce (1980) estimaient le nombre de couple nicheurs à 2500. Ce
est observée en grand nombre en hiver mais en faibles chiffre doit être actuellement en deçà de la réalité, vu le
effectifs en été. manque d’investigation pour cette espèce en Algérie.
Larus michahellis (Goéland leucophée) : c’est l’oiseau le Sterna sandvicensis Latham, 1787 (Sterne caugek) : elle
plus fréquent et le plus commun de la côte de Béjaia. On le est observé de passage tout au long de mars. Elle stationne
retrouve toute l’année en grand nombre, sauf en août. A fréquemment sur le phare flottant du port. Une trentaine
présent c’est la seule espèce avienne de mer qui niche sur d’individus en plumage hivernale sont dénombrés le 19
la côte occidentale de Béjaia. Durant l’année 2002, le mars 1999. ISENMAN et MOALI (2000) indiquent que
nombre de couple est estimé à 810. Quatre types de sites de l’espèce est observée en migration et en hivernage.
nidification sont utilisés, il s’agit des falaises, des îlots, des LEDANT et al. (1981) rapportent que cette espèce estive en
grands rochers prés de la côte et des bâtisses en milieu petit nombre sur les côtes algériennes.
urbain. Quatre grandes colonies sont observées, l’île des Sterna hirundo (Sterne pierregarin) Linné, 1758 : le passage
Pisans avec 510 couples, l’îlot d’El Euch avec 164 couples, d’un individu est mentionné le 12 septembre 2002, au
les falaises du Cap Carbon avec 65 couples et l’îlot de niveau du Lac Mézaia qui est distant de 2,5 Km de la
Sahel avec 52 couples (Tableau 1). Méditerranée. LEDANT et al. (1981), JACOB (1983) et
ISENMAN et MOALI (2000) indiquent que les mois
Tableau 1 : Effectifs des Goélands leucophée dans différentes d’avril et de septembre, constituent les limites habituelles
localités de Béjaia en 1978 et en 2002. entre lesquelles cette espèce peut être vue en Algérie.
Localités sans Année de recensement
nidification 1978 2002 Autres espèces : Les espèces aviennes suivantes, sont
Cap Carbon souvent notées au niveau de la bande côtière de la région
• Phare auxiliaire - 60
d’étude.
• Pointe noire - 05
Djbel Gouraya
Ardea cinerea (Héron cendrée) Linne, 1758: cette espèce
• «Grottines » - 05
Rochers après des est observé au cours de ses passages sur toute la côte de la
falaises région avec une plus grande intensité en mars et en juin.
Adrar Oufarnuou Egretta garzetta (Aigrette garzette) (Linné, 1766): cet
• Falaise 16 09 Ardeidae est noté surtout en hiver notamment deux
• Ilot de Sahael 09 52 individus sont surpris chassant au pied des falaises le 26
Boulimat janvier 2000.
• Rochers de la - 05 Charadrius alexandrinus (Gravelot à collier
côte 510 interrompu) Linne, 1758: ce limicole, peut être observé tout
• Ile des pisans 96 au long de l’année. Il fréquente les plages de galets et de
Cap Sigli sable. Sa nidification est à signaler au niveau de la plage de
• Ilot d’El Euch - 164 Boulimat prés de l’oued.
Ville de Béjaïa Falco peregrinus (Faucon pèlerin) Gmelin, 1788: trois
• Musée Bordj - 01
aires de ce rapace sont localisées, la première se situant au
Moussa (Milieu
niveau des falaises du Cap Bouak, la deuxième au niveau
urbain)
Total 121 810
des falaises du Cap Carbon, au dessus du phare auxiliaire et
25
R. MOULAI, S. DOUMANDJI, N. SADOUL
la dernière sur l’îlot de Sahel prés d’Adrar Oufarnou. Le [10]- JACOB J. P., 1979 – Résultats d’un recensement
faucon pèlerin se nourrie surtout d’oiseaux notamment de hivernal de Laridés en Algérie. Séminaire international
merle bleue, Monticola solitarius (Linne, 1758). avifaune algérienne, 5 – 11 juin 1979, Inst. nati. agro., El
Apus pallidus (Martinet pâle) (Shelley, 1870): quatre Harrach, 12 p., Le Gerfaut – De Giervalk, 70 : 385 – 401.
colonies sont à mentionner en milieu naturel, loin des [11]- JACOB J. P., 1983 – Oiseaux de mer de la côte
édifices humains au niveau de la zone d’étude. Deux centrale d’Algérie. Alauda, 51(1) :49-61.
d’entre elles sont installées dans des grottes au pied des [12]- JACOB J.P. et COURBET B., 1980 – Oiseaux de mer
falaises, prés du Cap Carbon et au niveau de la zone nicheur de la côte Algérienne. Le Gerfaut – De
rocheuse d’Adrar ou Farnou. La troisiéme colonie se situe Giervalk,70 :385-401.
sur l’île des Pisans et la quatrième sur l’îlot d’El-Euch. [13]- KERAUTRET, L., 1967 – Observation ornithologique
dans le Nord de la Grande Kabylie (Algérie) (Mars 1961-
Apus melba (Martinet à ventre blanc ou alpin) (Linne, Août 1963). L’oiseau et R.F.O. 37 : 221-239.
1758): une seule colonie de Martinet alpin est remarquée [14]- LAUNAY, G.,1983 – Dynamique de population du
sur la côte Ouest de Béjaia, prés du Cap Bouak où une Goéland leucophée sur les côtes Méditerranéenne
vingtaine de couples sont dénombrés en fin d’après midi le Française. Rapport Parc Nat. Port – Cros / Parc Nat. Rég
18 juin 1999. Corse / C.R.B.P.O. / C.R.O.P., 51 p.
[15]- LEBERRE, M. et ROSTAN, J. C., 1976 - Inventaire
Remerciements de l’avifaune d’une zone de mise en valeur agricole dans le
Cette étude a été réalisée grâce à la contribution de plusieurs
Constantinois. Bull. Soc. Hist. nat. Afr. Nord 66 : 243-270.
personnes, en premier lieu, les étudiants du laboratoire d’écologie et [16]- LEDANT J.P., JACOB J. P. et HILY C., 1979 –
environnement de l’université de Béjaia : MM. Salhi A., Soulali K., L’intérêt ornithologique du marais de Réghaia. Séminaire
Behloul K., Adjaoud A. et Melles Ikni S., Iddouche D. international avifaune algérienne, 5 – 11 juin 1979, Inst.
M. Ayadi A. de l’ONSM de Béjaia, qui a bien voulu mettre à notre
disposition son embarcation, M. Abaci H. pour son aide précieuse. Les
nati. agro., El Harrach, 15 p.
auteurs remercient sincèrement pour leur aide les institutions suivantes : [17]- LEDANT J.P., JACOB J. P., MALHER F.,
le parc national de Gouraya (Béjaia) et la Station biologique de la Tour OCHANDO B. et ROCHE J., 1981 – Mise à jour de
du Valat (Arles –France). l’avifaune Algérienne. Le Gerfaut – De Giervalk, 71 :295-
398.
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d’Algérie/ Birds of Algeria. Ed. S.E.O.F., Paris, 336p.
26