Stratégies de Knowledge Management
Stratégies de Knowledge Management
KNOWLEDGE MANAGEMENT
BIOGRAPHIE de l’auteur
Patrick BOUVARD
Patrick STORHAYE
POSTULATS
L’enjeu majeur est de trouver les bonnes informations au bon moment, d’où la
nécessité d’une bonne gestion de leur mise en système pour les rendre accessibles
facilement.
Pour une entreprise, il s’agit d’extraire les informations pertinentes et stratégiques qui
vont dégager des résultats compétitifs.
DEMONSTRATION
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Concernant la motivation
Le benchmark externe d’une société dans le cadre d’un projet de gestion des
connaissances a permis de montrer les gains financiers et concurrentiels obtenus et le
nécessaire engagement de la direction générale pour réussir le projet. Sur le terrain, un
travail de communication a été entrepris en direction des personnes clés afin que les
deux parties (décideurs et opérationnels) évaluent leurs besoins mutuels.
Une entreprise d’électronique utilise l’organisation de conférences sur site, une autre
profite des entretiens de recrutement, une société de transport combine formations et
séminaires, toutes ces sociétés se donnent les moyens pour communiquer et intégrer le
knowledge management auprès de leurs collaborateurs.
La société CAMPER s’est spécialisée dans la recherche d’idées novatrices pour ses clients
à partir de l’observation.
Des dirigeants estiment que le développement de la productivité n’est pas le seul enjeu
et ouvrent des clubs thématiques d’amélioration de la qualité.
«Thomson CSF a reconsidéré le dispositif de la gestion de ses experts pour exploiter leur
réseau de savoir critique et les a fait bénéficier d’une filière d’évolution propre».
«Un responsable des RH, d’une grande banque française, refuse catégoriquement de
parler de KM à ses collaborateurs. La raison déclarée en est que, dans l’inconscient
collectif, le KM est assimilé à un bouleversement des méthodes de travail et que
l’annonce d’un tel projet entraînerait des résistances automatiques difficilement
contournables. Aujourd’hui la démarche est néanmoins dans une phase de mise en
oeuvre et se structure comme les plus avancées dans ce secteur».
Des exemples : la désinformation sur le réseau internet d’un étudiant qui, par un faux
communiqué, a fait chuté le Nasdaq de 60 % ou bien ou celle d’une PME qui a mis en
cause les droits de l’homme en Indonésie pour récupérer des parts de marché.
RESUME DE L’OUVRAGE
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Le nerf de la guerre, c’est bien connu c’est le renseignement. Savoir avant de prendre
une décision est une exigence de garantie d’efficacité.
“La synergie collective, mondiale, créée par cette profonde mutation amène l’entreprise
à penser et développer des représentations et des valeurs partagées qui lui permettent
d’envisager l’avenir sur une base nouvelle et de renouveler ses processus de décision, à
tous les niveaux de l’entreprise”.
Chaque individu a des desseins et sa prise de décision est au mieux de ses intérêts
quelque soit sa motivation qui peut aller du plus objectif au plus normatif. Sa rationalité
ne peut être ignorée dans la structuration du travail. Le rôle de cette rationalité doit donc
intégrer :
“Une décision doit toujours être prise au niveau le plus bas de l’échelle et aussi près que
possible du lieu où elle sera exécutée”. Peter DRUCKER
PREMIERE PARTIE
PROBLEMATIQUE METHODOLOGIQUE
“L’intelligence d’un homme se voit à l’usage qu’il fait de ce qu’il sait. C’est un produit
considérer : Savoir x Intelligence = Valeur”. Paul VALERY
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. à partager des connaissances afin d’engager des échanges, des commentaires, à
provoquer un enrichissement, une plus value, une réflexion prospective.
Capitalisation
Métiers et pratiques
Compétences
Connaissances
Clients
Recueil Partenaires Contribution
Concurrents
Etats
Réglementations
Contextes
Création et Innovations
Construire un outil d’aide à la décision pour libérer les intelligences et les mémoires des
éléments détaillés qui encombrent la décision et démultiplier les analyses stratégiques à
tous les niveaux. Pour ce faire, il est nécessaire de réunir :
Les éléments externes : projections des scénarii possibles pour un niveau décisionnel
donné :
L’ECONOMIE DU SAVOIR
La prolifération de l’information
Le réseau internet, indépendant et autonome est ouvert à tous. Il diffuse aussi bien la
vraie information que la fausse. Toutes les crises sont diffusées (vache folle,
pneumopathie atypique, crise écologique...) malheureusement il est à déplorer
également que la désinformation existe aussi (cf exemple au § démonstration). La guerre
économique est relayée par ce réseau. Les grandes entreprises développent de plus en
plus leurs bases d’information pour ne pas être prises au piège en cas de crise majeure
dûe à des problèmes techniques (rupture de communication), ou à la nature même des
connaissances.
Mais à l’inverse, comment élaborer un repérage pertinent avec d‘avoir parcouru tout le
champ des informations possibles ? Or ce champ s’étend de façon littéralement
exponentielle”
L’information utile dépend du questionnement mais celui-ci n’est pas connu à priori.
Dans ce cas, quelle valeur identifiée ? Certains économistes estiment “que le savoir
représente la part de croissance non réductible aux causes traditionnelles de
production ; mais ce moyen ne donne aucune perspective analytique, et ne permet pas,
par conséquent, l’élaboration d’une prospective opérationnelle”.
“Trois capacités :
La “guerre secrète” était basée sur le renseignement protégé qui se faisait rare.
Aujourd’hui, la “guerre économique” oblige à dégager les informations aux dépens des
autres avec plus de réactivité.
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La taxinomie performante doit permettre de communiquer les 10 % intéressants sans
dispersion dans les 90 % restants.
La modélisation d’une recherche rapide devient une arme ultra moderne . L’exploitation
de l’information est devenue une équation alors qu’elle était une variable. La simple
richesse des données ne suffit plus. Il faut la bonne information, au bon moment avec
ses perspectives, ses trajectoires possibles.
L’accès au savoir
. le mode pull : recherche active de l’intéressé dans son champ d’action ciblé
. le mode push : recherche passive, l’intéressé reçoit de l’information qui lui
appartient de considérer selon sa pertinence, son besoin, etc..
“Tout l’effort social des entreprises les plus dynamiques consiste à faire passer les
salariés de l’état passif à l’état actif”. Michel DRANCOURT
Les échanges e-mails très répandus sont assimilés à la communication orale, quelles
traces laissent-ils ? Par contre les écrits formalisent précisément les savoirs, à quel prix
cependant ?
“Attendre d’en savoir assez pour agir en pleine lumière, c’est se condamner à
l’inaction ”. Jean ROSTAND
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Ciblage Utilité
Stratégie Mesure
SENS DE
LA VALEUR
Coût Intégration
Désir au système
Attente
Attribuer une valeur à une information, c’est lui donner une signification par rapport aux
autres et la mettre en rapport avec les autres. Le sens profond de cette information va
déterminer la capacité stratégique du système d’information.
LE MANAGEMENT DE LA CONNAISSANCE
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. polymorphe de par son contenu : connaissances théoriques, compétences
pratiques, culture professionnelle qui doivent pouvoir ouvrir des perspectives de
créativité et d’innovation.
L’observation brute, basée sur des faits constatables et descriptibles n’est pas
l’information validée dans le système d’information, elle est le résultat d’une
méthodologie de recueil (statistiques, dénombrement, probabilités, indicateurs..) qui va
lui donner sa signification.
La combinaison de plusieurs données qui est un choix subjectif et arbitraire ne peut être
objective, la lisibilité de cette information dépend des savoirs de l’intéressé.
“savoir que l’on sait ce que l’on sait et que l’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas, voilà
la véritable science”. Confucius
“Cet homme connaissant devient ainsi lui-même en devenir et trouve plus aisément
l’énergie pour étendre ce devenir aux choses et aux êtres qui l’entourent.
“Ce que nous savons est le plus grand obstacle à ce que nous ne savons pas”. Claude
Bernard
Stocker des connaissances sans liens, sans analyses et sans enrichissement de leurs
propriétés et de leurs particularités, c’est avoir un système fermé de données
quantitatives.
. des sous-systèmes avec des échanges constructifs pour lui donner une certaine
cohérence
Tous les acteurs de l’entreprise doivent être sollicités pour créer la base de données
initiales. Le rôle des acteurs et les flux d’informations doivent être repérés. La structure
de cette information sera basée sur la description des process techniques et de la
taxinomie complexe qui a été retenue.
La capitalisation
“Il faut concevoir la capitalisation comme l’organisation de la pensée et non comme une
simple base de donnée relationnelle”. La taxinomie choisie en est le principe directeur.
La diffusion
Passe par des requêtes accessibles à tous les niveaux. La bonne information, au bon
moment comportant la problématique des attentes tacites. La technique doit venir aider
l’intéressé en mettant en œuvre les modes d’accès au savoir selon les méthodes push et
pull déjà décrites. Les types de connaissances stratégiques, domaine par domaine et
fonction par fonction doivent avoir été préalablement déterminés.
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DEUXIEME PARTIE
PROBLEMATIQUE HUMAINE
«Le corps s’adapte, mais en se transformant... Si une branche se casse, l’arbre ne guérit
pas en faisant repousser une branche, mais en réorganisant sa structure». René DUBOS
«Les faits ne cessent pas d’exister parce qu’on les ignore» . Aldous HUXLEY
DE L’INDIVIDUEL AU COLLECTIF
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. capable d’élaborer des scénarios en tenant compte de l’ensemble des contraintes
et des contradictions, en recherchant toujours le point d’équilibre entre marchés,
potentialités et finalités
. capable de transgresser le système, de ne pas se laisser duper par les habitudes
ou les idées reçues ; de dominer craintes et peurs pour rechercher l’efficience
réelle et non l’efficacité à court terme et à tout prix.»
«Il y a plus d’idées dans plusieurs têtes que dans une seule» dit un dicton.
L’intelligence qualitative doit être préférée à l’érudition dont la richesse peut ne pas
savoir doser le niveau d’exigence souhaitable. Ne dit-on pas «mieux vaut une tête bien
faite qu’une tête bien pleine». La culture doit pouvoir déterminer le degré de certitude et
d’opportunité qui convient, elle doit fournir les principes taxinomiques efficaces qui
permettront un accès rapide à la bonne information au bon moment. Mais la signification
ou valeur d’une information reste inépuisable, des potentialités persistent.
«Il y avait quelque chose d’impossible à faire. Quelqu’un est arrivé qui ne savait pas que
c’était impossible... et il l’a fait». Mark TWAIN.
Les individus sont le siège réel des connaissances acquises et la création des
connaissances est toujours le fait d’individus. La mise en commun de ces connaissances
provoque une interaction entre les individus qui stimule leur intelligence. C’est à ce
niveau que se situe les moteurs d’intelligence. L’intelligence devient mobile, adaptable
et évolutive.
«La capitalisation des connaissances n’est pas un réservoir commun des savoirs, c’est
une ouverture de l’intelligence, un développement de la connaissance individuelle... au
service du collectif».
«Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome». Albert EINSTEIN
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Le manque de temps est un autre évitement. Il est difficile d’obtenir une formalisation
d’une connaissance par les professionnels pour qui c’est du temps perdu.
«Il est impossible d’exercer une autorité ou de dominer les évènements si nous ne
cherchons pas à traduire en mots notre expérience, notre vision, notre volonté».
TOCQUEVILLE
Les entreprises ont planifié des formations au knowledge management mais les auteurs
de cet ouvrage estiment qu’il faudrait «donner les bases d’une méthodologie
d’explicitation des savoirs-faire des équipes de travail, en créant du même coup les
conditions d’une culture commune de partage et de formalisation des connaissances...
avec des indicateurs d’efficacité pour mesurer l’interaction entre la connaissance et
l’action. De nombreuses difficultés s’en trouveraient ainsi réduites».
«Il m’arrive de me demander si deux erreurs qui se combattent ne sont pas plus
fécondes qu’une vérité qui règne sans conteste». Jean ROSTAND
TROISIEME PARTIE
PROBLEMATIQUE TECHNIQUE
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LE PARADOXE INFORMATIQUE
L’informatique gère depuis plusieurs décennies les flux d’informations qui contribuent à
la connaissance individuelle et collective.
La deuxième génération est celle d’«internet», plus ambitieuse qui constitue, échange,
recherche et partage des connaissances «tacites».
Les échanges interactifs entre praticiens et experts ont été porteurs d’expérience dont le
système s’est enrichi et a évolué vers «une plus grande formalisation des pratiques, des
expériences et des succès, etc. de manière à en favoriser la transmission», avec comme
taxinomie «formation» et «échange».
La génération “portail”
Les entreprises ont tiré les enseignements de ces pratiques et se sont orientées vers une
démarche centrée sur les usages .
Les «portails» d’entreprise, sortes de «points d’entrée» uniques sont apparus et ont été
mis à la disposition des collaborateurs en fonction de leur rôle et de leurs spécificités. A
partir de ce «portail» le collaborateur peut avoir accès à : des outils de travail, des bases
de données, des communautés et espaces d’échanges, une personnalisation des rôles de
chacun.
«La dynamique n’est possible que sur la base d’un petit groupe uni par des centres
d’intérêt partagés». Jean Marc BLANCHERIE
«La culture se définit essentiellement par ce qui est partagé et transmis... ; la culture,
c’est ce que nous avons en commun avec d’autres. Toute la question est de savoir si
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cette culture sera la communication de tous ou la complicité de quelques uns ». Claude
ROY.
«Les technologies ne peuvent pas enregistrer toute la richesse des schémas dont
disposent les individus pour donner du sens aux données». Yogesh MALHOTRA
«Les personnes apprennent avec ceux qui savent faire quelque chose en observant
comment ils le font». Laurence PRUSAK
Le paradoxe informatique
«Le mot capitalisation doit être compris comme «cultiver pour faire germer, fructifier» et
non comme «collecter, ranger et conserver dans une armoire». Jean Yves PRAX
Ce doit être la «politique des ressources humaines de l’entreprise dans ses applications
informatiques collaboratives, et ce de manière à :
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. la cohésion des différents programmes entre connaissances, compétences et
performances
. la manière dont on récompense les contributions individuelles dans le système de
KM au-delà d’incitations financières
. la manière dont on tient compte des qualités personnelles qu’exigent le KM dans
la sélection des personnes du ou des projets
. l’intégration des outils liés à la formation professionnelle et au développement
personnel».
«La pensée d’un individu vivant à l’intérieur d’un système clos se résume en une formule
: il peut prouver tout ce qu’il croit et il croit tout ce qu’il peut prouver. Le système clos
aiguise à l’excès les facettes intellectuelles comme une meule trop puissante : il produit
une espèce d’intelligence scolastique, talmudique, coupeuse de cheveux en quatre et
qui ne préserve personne de commettre les pires imbécillités». Arthur KOESTLER
Objectif : centrer le projet sur le client, ne pas vouloir les 100 % de l’information, être
capable de distinguer le superflu de l’essentiel.
Il n’existe pas une solution technique globale du KM mais un ensemble d’outils destinés
à former un ensemble cohérent.
Chaque élément du «portail», dans les meilleures conditions financières, doit pouvoir
être intégré dans un système plus large, en interaction avec d’autres applications, ou
outils externes au système. Les solutions doivent être adaptables, ouvertes et évolutives.
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Les outils et solutions devront privilégier les standards reconnus de l’informatique , le
full-web et une architecture «N-tiers», les interfaces «administrateurs» et «utilisateurs»
puissantes pour un paramétrage dynamique.
La conduite du projet
Nous l’avons vu la dimension humaine doit être privilégiée tant du point de vue des
acteurs du projet que des usagers du système. Il est plus important de se préoccuper des
«fidèles» que de l’architecture de la «cathédrale» qui va les accueillir.
Le jeu de «l’essai-erreur» peut permettre de mieux gérer les contraintes qui nécessitent
souplesse et adaptabilité. Il présente les avantages de pouvoir faire des retours arrière
par le jeu de l’essai et de ses ajustements permanents.
PRINCIPALES CONCLUSIONS
Hors le savoir est aussi pouvoir. Amener les acteurs à oeuvrer dans ce sens impose une
volonté affirmée de l’entreprise dans ce projet, une formation et une valorisation des
collaborateurs qui adhéreront.
Quelle technologie utiliser ? assurément les plus connues puisqu’en interne tous les
niveaux de l’entreprise et en externe les clients devront pouvoir y accéder, voire
l’enrichir. Seul le moteur de développement sera propre à la stratégie de l’entreprise,
mais celui doit être transparent pour l’utilisateur.
DISCUSSION ET CRITIQUE
On devine aisément qu’il s’agit d’un guide et que l’élaboration d’un tel système
nécessite un investissement colossal tant sur le plan humain où les acquis prédominent
dans nos logiques que sur le plan collectif où la participation doit être aussi large que
possible.
Les diverses approches montrent que la méthodologie n’est pas achevée ou alors elle est
mal maîtrisée par ceux qui tentent l’élaboration de leur KM.
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De toute évidence, la partie la plus facile à traiter, lorsque les résistances humaines sont
vainques, c’est la collecte de tous les savoirs. La taxinomie dont nous avons appris que
seuls les 10 % seront les plus pertinents sera une des parties les plus difficiles à
construire puisqu’elle reposera sur la dimension humaine du projet. Saura-t-on
sélectionner utilement les données ou voudra-t-on toutes les consignées et dans ce cas à
quel coût ? Enfin, la lisibilité des informations forcément subjective et arbitraire dépend
des savoirs des intéressés.
La sélection du cahier des charges pour rendre stratégique cette aide à la décision est
déterminante. C’est toute une politique de ressources humaines à engager. Tous les
manageurs sont-ils en mesure de se projeter de manière à être quasiment visionnaire ?
Quant aux techniciens de l’informatique sauront-ils s’adapter ou imposeront-ils leur
outil ? Le succès dépendra de la cohérence et de la simplicité du knowledge
management.
ACTUALITE DE LA QUESTION
Nombreux sont les ouvrages qui traitent depuis quelques années du management des
connaissances.
Le management des connaissances ainsi décrit montre que les systèmes experts se sont
démocratisés au fil du temps et que le knowledge management va probablement évoluer
vers l’organisation apprenante à mesure que les comportements humains s’affranchiront
de leurs résistances et se trouveront enrichis de nouveaux savoirs faire.
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