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Unité 1: Phénoménes géologiques externes INTR ODUCTION La géodynamique exteme étudie la structure et I'évolution des envelopes externes de la Terre. Son domaine englobe tous les phénoménes dissipant une énergie qui provient, plus ou moins directement, du rayonnement solaire. L’enveloppe superficielle solide de la Terre : la lithosphére, est entourée de plusieurs enveloppes fluides. L'hydrosphére (Enveloppe liquide) et l'atmosphére (Enveloppe gazense). Ce sont des enveloppes dynamiques déterminant l'évolution de l'aspect extérieur de la croite. Les roches sédimentaires forment le gros morceau de la crofite terrestre. Elles résultent du transport suivi d’une sédimentation de particules issues de I’érosion, lesquelles, trés lentement, se_transforment en roche (diagénése). Elles évoluent donc avec le temps et permettent ainsi aux géologues, grace & divers indices, de reconstituer l'histoire des paysages. + Comment réaliser la carte paléogéographique dune région ? + Quels sont les principes et les méthodes adoptées pour récupérer l'histoire géologique dune région Sédimentaires ? Reconstitution des paysages anciens 1 Chapitre 1: Réalisation de la carte paléogéographique d’une région INTRODUCTION: 1— Classification des roches sédimentaires: Une roche sédimentaire se forme & la surface du globe terrestre dans un bassin sédimentaire marin ou continental : c’est une roche exogene. Le document | présente les indices permettant d’identifier les. roches sédimentaires. (Voir le document 1) imentaire: > Figure 1 : Clé d’identification d'une roche sédimentaire : Roche sédimentaire n_des roches s: (ODS TST Re EET Cer Fait effervescence a l'acide dilué 4 10% | [ Pas effervescence a l’acide dilué a 10% Non combustible | [ Combustible er ‘Sans odeur Odeur Happe la langue | Insoluble Soluble Ressemble dans eau _| |_dans l'eau au calcaire YY ¥ L 1 2|| 8 Oui et Raye le | [ Se rayea 2||3 Oui moins verre Vongle 8||z compact a fy Meub! | [Compact le y y Y y YoY 2 ° 2 re | | Evaporite 6/|2 3 2 eg) |g 2 3 E 5| \2 | | || Gypse ou || Phosphate || 2] | & Si = i ao ° < sel 5 2 Reconstitution des paysages anciens 2 > Figures 2 : Classification des roches sédimentaires : © Classification selon I'origine des éléments qui les constituent : La roche est formée par un assemblage de débris provenant de la destruction de roches préexistantes. cy Origine détritique ‘Une roche sédimentaire Laroche est formée 4 partir de sédiments qui résultent de la précipitation des sels minéraux dissous dans eau a la suite d’une évaporation. Origine chimique La roche résulte de l’activité de synthése assurée par les étres vivants. Origine biochimique © Classification simplifiée des roches détritiques: Nom de la Tailledela | Nomdu rartienie particule | sédiment | _ Nom de la roche solide classe Bloes > 256 mm Conglomérats (Poudingues si les Gros cailloux 64-256 mm | Graviers | particules sont atrondies, si non | Rudites Petits cailloux 2-64 mm c'est des bréches) Sable 1/16-2mm. Sables Grés Arénites Silt 1256-1/l6mm_ | _ silts Siltites Lutites argile <1/256mm_ | _ argiles argiles (pélites) © Classification selon leur composition chimique: ___ Compositior - che L iple de ri 5 Silic Le si Silicate d’alumine Argileuse Largile Carbonate de calcium Carbonatée Calcaire, mame, dolomie Phosphate de calcium Phosphatée Le phosphate Matiére organique Carbonée anthracite Chlorure, potassium, sodium _ | Evaporitique Le sel classification des roches détritiques. Ensse basant sur les données de ce document et vos connaissances, dégager les critéres de Selon I'origine et la composition des roches sédimentaires on peut établir un classement assez précis : * Reconstitution des paysages anciens 3 IL- Etudes statistiques et morphoscopiques des sédiments: © Les figures sédimentaires : (Voir le document 2) Figure 1: Rides actuelles Figure 2: Rides anciennes | (Figure 3: Fentes de dessiccation| (Ripple-marks). (ripple-marks) (-200Ma), (Mud-cracks) Le document présente des photos de quelques figures sédimentaies : Figure Fentes de dessiccation| | Figure 5: stratification entre - | | Figure 6: Terriers a la surface anciennes croisée (Cross-bedding) d’un bane. Décrive7 les différentes formes sédimentaires et montrez leurs intéréts dans la connaissance des dynamiques des milieu sédimentaires Reconstitution des paysages anciens 4 Les figures sédimentaires sont des structures qui s’observent sur les roches sédimentaizes. * * @ Dynamique et agents de transport des sédiments : Le transport des sédiments est assuré par les agents de transport, comme l’eau, le vent, la pesanteur, les glaciers... L’importance de ces agents varie d’une région A l'autre et d’une période a une autre. a) Relation entre le courant et les particules transportées > Manipulation : (Voir document 3) On dépose dans la partie supérieure de la gouttiere (G), un mélange de 500g de sable, 500g de graviers et 500g de cailloux. On verse sur ces éléments ne quantité d’ean par Parrosoir (A) Le bassin (B) sous le bord inférieur de la gouttiére, regoit les éléments transportés par l'eau. Le tableau résume les résultats de deux manipulations effectués pendant la méme durée, avec l'utilisation d'un support (S) de hauteur (h) respectivement 30cm et 50 cm. 1) A partir de analyse des résultats de ces manipulations, déterminer la relation qui lie la hauteur (h) et la vitesse du courant dans la gouttiére, la vitesse du courant et la quantité h=30em | h=50cem de matiére transportée, la vitesse du courant et ‘Sable 344 484 Ia taille des éléments transportés Graviers 8 185 2) Faite le lien entre le modéle expérimental et la 0 46 pente de la vallée dans a nature total 372 705 y ‘Reconstitution des paysages anciens 5 2) © Relation entre la vitesse du courant et la taille des éléments transportés: (Voir document 4) Le diagramme de Hijulstrém permet de relier la vitesse d'un courant a son action sur des matériaux de granulométrie variée. Le fond d'un chenal est tapissé de particules dont les diamétres sont conmus et on observe Jeur comportement lorsque la vitesse du courant varie. Transport Sédimentation Granulométrie (mm) 0,002 0,0050,00; 0.02 0,05 0,1 0,2 0S 1 2 5S 10 20 50 ‘Argile ‘silt Sable Gravier 1) A partir de Panalyse du diagramme de Hjulstrém, indiquer attitude des particules de 0.1mm de diamétre, en A, B et C. 2) Pour un courant de vitesse égale & 100 cm/s, quel est le diamétre maximal des particules qui peuvent étre transportées? 1) 2) Reconstitution des paysages anciens 6 b) Modes de transport des particules dans un courant : (Voir document 5) La vitesse du courant d’eau augmente du fond vers la surface, ce qui constitue un gradient de vitesse. Le dessin ci contre présente les différentes modalités de transport des sédiments par un courant d’eau. En exploitant les données de ce document, décrire Jes différentes modes de transport des sédiments par les courants d’eau. > Transport par suspension > Transport sur le fond: © Etude granulométrique des sédiments: a) Analyse granulométrique du sable : (Voir document 6) L’analyse granulométrique nécessite l'utilisation d’une série de tamis emboités les uns sur les autres dont les dimensions des ouvertures sont décroissantes du haut vers le bas. Les étapes sont + Prendre un échantillon de sable ; + Dans un tamis de 0.063mm de diamétre de mailles, laver le sable par Lean pour se débarrasser de largile et du limon : + Traiter le sable par ! HCl pou éliminer le calcaire, puis l'eau oxygénée pour éliminer la matiére organique : + Rincer le sable et le sécher ; + Déposer une quantité de 100g de chaqne échantillon de sable dans une colonne de tamis ; + Mettre a vibrer la colonne sur la tamiseuse pendant 1Smn ; + Peser les fractions retenues par les tamis successifs (Refus) Réaliser la manipulation décrite par ce document et déterminer le pourcentage de chaque fraction. Reconstitution des paysages anciens 7 b) Exploitation des résultats: © Etapel: Calcul des pourcentages de refus et de refus cumulés: Classe Granulométrique | 9.5 | 95951 | 120712 | 1/220>1/4 | V4>o>18 | 1/820>1/16 @iamétre des particules) = [1-0.5[ | [0.5-0.25[ | [0.25-0.125[ | [0.125-0.063[ % Refus a b c d e f % Refus Cumulé a ath | atbte | atbtetd | atbtctdte | atbtetdtetf © Etape 2: représentation graphique des résultats: (Voir document 7) Les résultats de l’analyse granulométrique sont représentés graphiquement par un histogramme et une courbe de fréquence. hee a , 5 = Courbe 2 Courbe de fréquence g 7s a = unimodale z 2 3 12 30452 £ oy Diamatre ea Histogramme 20 = M = Courbe i 3 plurimodale Diamétre des || 7 = LZ rains (am) Diametre 492 1 1244 18 116 M M2 Figure 1 : Histogramme et courbe de fréquence A pattir de l’analyse de la courbe de fréquence on déduit que: ¥ Si la courbe de fréquence est unimodale (Un seul pique), le sable est homogéne (Plage, éolien ou fluviatile). ¥ Sila courbe de fréquence est plurimodale (Deux ou plusieurs piques), le sable est hétérogéne (mélange de plusieurs sables). Reconstitution des paysages anciens 8 A fin de caractériser les sables analysés, on trace une courbe cumulative du poids de diverses fractions en additionnant: successivement les fractions obtenues. La courbe des fréquences cumulées croissantes nous permet de retrouver les quartiles Q, et Q: et la médiane Md. 100 + Poids cumulé 90 80 70 60 Ma EFe|— courbe 50 cumulative 40 . 30 4 Qs : 20 a Diamétre des 10 ' 4 1 grains (mm) 0 ‘ 4.2 1 1214 V8 116 Figure 2 : Diagramme et courbe cumulative. © Etape 3: Interprétation des résultats: * Courbe de fréquence : * Courbe cumulative : Reconstitution des paysages anciens La courbe cumulative permet de calculer l'indice de classement de Trask Sq: Qs S,= on Exemple : a partir de la figure 2 du document 7 : L’indice de classement de Trask Sp permet de déterminer le type de classement qui caractérise le sédiment étudié et déduire l'environnement de dépét, en utilisant l’échelle de Fuchtbauer (1959). (Voir document 8). Pourcentage cumulé % A: gravier fluviatile ; B: moraine ; 10 5; - C: sable marin cétier ; 0 T | D: sable fluviatile ; A Cc D E: less 80 7 70 Degré de | Indice de Sy a classement | de Trask rb Tres bon < 1.23 40 B E Bon 1.23 a 141 304%] 4) LPT Moyen 1.41 a 1.74 20 | Mauvais 1.74 a 2.00 Diametre des x 10 / grains¢mmy |{[27@5 > 2.00 0 mauvais ZeFaeun-S2sgssgs = esses Figure 2: Classement des sédiments selon l’échelle de Figure 1: Courbes granulométriques cumulatives Fuchtbauer (1959). 1.74. N° du tamis 1 2 3 4 5 6 7 Diamétre des mailles 04 | 031 | 0.25 | 020 | 016 | 0125 | 01 Refus o6 | 128 | 698 | 238 | 209 | 03 04 Pourcentage Pourcentage cumulé 1) Complétez le tableau puis construire sur le méme graphique, Phistogramme et la courbe de fréquence. En utilisant les donnés du tableau, tracer la courbe cumulative 2) Retrouver les quartiles Qy, Md et Q; puis calculer l’indice de Trask Sp, 3) Quelle conclusion peut-on tirer sur le classement de cet échantillon de sable ? 1) Calcule du pourcentage des refus : voir tableau sur le document : Construisons I’histogramme, la courbe de fréquence et la courbe cumulative: Poids (%) 40 30 20 10 04) 031 025 02 016 0.125 04 Diamétre des grains (mm) Poids cumulé 100 Diamétre des grains (mm) 0S 04 031 0.25 02 0.16 0.125 o4 Histogramme et courbe de fréquence Courbe de fréquence cumulative 2) 3) © Exercice 2: (Voir document 10) Reconstitution des paysages anciens "1 Le tableau suivant présente les résultats granulométriques de trois échantillons de 100g de sable : E), Ez et Es, prélevés de trois milieux sédimentaires différents: Diaméire | > /1.6{125] 1 | 08 |o.63| 05 | 04 |0.31|0.25| 02 |o.16 0.25] 0.1 | 0.08 | 0.063 (um) B, | o [34] 57 lass 314/234] 163/38/12]/03| 0 | 0 | o | o | o | 0 % cumulé o |} 4fo3ju6 s |47) 8 | 93/114) 14) 10 | 65) 32 | 25) 05] 0 Es oj} ofo | oo | o | of | 12] s4)261) 474/121 36 | 15) 06] 0 % cumulé 1) Complétez le tableau puis construisez Phistogramme et la courbe de fréquence. Pour chaque type de sable 2) En.utilisant les donnés du tableau, tracer sur le méme graphique les courbes cumulatives des trois type de sable. 3) A partir des représentations eraphiques précédentes, Quelle conclusion peut-on tirer sur le classement de ces trois types d’échantillon de sable? 1) Complétons le tableau : (Voir tableau document 10) Construisons I’histogramme et la courbe de fréquence des trois types de sable: ‘* L’échantillon E,: S 3042 a 20 4 10 Diametre des grains (mm) 0 r r r T r > 2 16 125 1) 08 0.63 0.5) 0.4) 0.31 0.25 0.2 0.16 | 0.125 0.1 0.08 0.063 * L’échantillon E,: 4 20 7 = Z 3 w * Diametre des grains (mm) ° 1 1 > 2) 16) 125 1) 08 0.63 | 0.5) 0.4) 0.31 0.25 0.2 0.16 | 0.125 0.1 0.08 0.063 Reconstitution des paysages anciens 12 ‘* L’échantillon E;: 2 w dg 12 0 42 30 2 4 " Diamétre des 1 grains (mm) ° bons + : ‘ > 2 16 125 1) 08 063 0S 04) (O31 025 02 016 0.125 0.1 0.08 0.063 2) Tragons les courbes cumnlatives des trois types de sable * Poids (%) 100 90 + 80 0 oo 4 50 40 30 20 0 4 Diamiétre des grains (mm) > 0 T r 111 2 16 125 1 (08 0.63 (05) 04) 031 025 02 0.16 0.125 0.1 0.080.063 3) A partir de la courbe cumulative permet de calculer l’indice de classement de Trask Sopour chaque échantillon de sable * L’échantillon E;: * L'échantillon Ey: * L’échantillon E3: Reconstitution des paysages anciens 13 Echantillon E, Echantillon E, Echantillon Ey Courbe de fréquence Courbe cumulative Degré de classement Conclusion @ Etude morphoscopique des sédiments: La forme et l’aspect des grains de quartz d’un sable observé a la loupe binoculaire témoignent de Pintensité et de la durée des actions d’érosion auxquelles ils ont été soumis. a) Observation microscopique des grains de sable: (Voir document 11) granulométrique, on suit les étapes suivantes Y Onlave le sable avec de l’eau oxygénée diluse pour Y Onobserve le sable 4 Paide d’une loupe binoculaire. L’observation permet de distinguer trois types de grains : Pour observer les grains de quartz d’un échantillon de sable ayant recu au préalable une étude Y Onlave le sable avec de l’ean pour éliminer les éléments argileux ; Y Onlave le sable avec de l’acide chlorhydrique pour éliminer les grains de caleaire ; éliminer les éléments organiques ; Echantillon A Echa intillon B Echantillon C Aspect des grains ‘Types de grains Non usés (NU) Emoussés ‘Transparents, anguleux| Transparents, facettes | Translucides, facettes Aarétes tranchantes | brillants 4 arétes usées dépolies Altération physique | Transport prolongé Transport glaciaire ou | dans Peau (plage | Un long transport par le PACS eneaee fluviatile marins, cours inférieurs vent (Faible transport) des fleuves) luisants (EL) | Ronds mats (RM) L’étude statistique des grains de quartz de trois échantillon: s de sable (A, B et C) extrait de trois couches distinctes a donné les résultats du tableau ci-dessous: Forme des grains de sable | 1) Représentez les résultats du tableau sous ‘%NU | %EL | %RM forme d’un diagramme circulaire « en 5 camembert » Echantillon A | __ 64 20 16 | 2) Interprétez ces résultats et déterminez le EchantillonB | 10 20 70 mode de transport subi par ces échantillons Echantillon © 6 68 26 desable ‘Reconstitution des paysages anciens 14 1) Représentons les résultats du tableau sous forme d’un diagramme circulaire : Echantillon A Echantillon B Echantillon C 2) Interprétation des résultats : b) Conclusion: Ill - Les milieux sédimentaires actuels: Les débris de I’érosion sont transportés par les agents de transport, et finissent par se déposer et s’accumuler dans un milieu de sédimentation, Les milieux sédimentaires sont des structures géomorphologiques oit régne un ensemble de facteurs physiques, chimiques et biologiques suffisamment constants pour former un dépdt caractéristique. Ainsi, le géologue pourra reconstituer les conditions ayant régné dans un milieu ancien 4 l'aide des caractéristiques de ses dépéts. Reconstitution des paysages anciens 15 + Quels sont les principaux milieux de sédimentation ? (Voir document 12 et 13 (fig 1)) Le tableau suivant présente quelques caractéristiques des différents milicux de sédimentation actuels, Milieux de Sédimentation Types de sédiments Vallées torrentielles Alluvions (Dépat de débris (sédiments)) Milieux glaciaires Moraines (accumulations de blocs éboulés sur le glacier ouarrachés et transportés par Ini) Dépéts éoliens dunes de sables, less (d€pdt sédimentaire détritique meuble, non stratifig, argilo-calcaire et silteux, & grain inféieur & 62,5) Plaines alluviales (grandes riviéres permanentes): granulats (sables, graviers et galets) milieux continentaux Détritiques sables, galets et vases Lacs et ; Chimiques marécages gypse, halite, la sylvite, calcaires rares. Organiques roches carbouées (charbou, hydrocarbure), des diatomites. Estuaire Embouchure d’un fleuve et oit Pinfluence de la mer est prépondérante : dépat essentiel est la vase formée de sable quartzeux ou calcaire Delta Embouchure d’un fleuve qui a une action dominante sur les marées; sédimentation abondante : dépéts formés de sables surmontés par des argiles. Lagune Milieux intermédiaires Etendue d’eau plus ou moins salée séparée de la mer par un cordon littoral. Evaporites (gypse, L'halite, la sylvite), caleaires dolomitiques, dolomies, mares Plage et plate-forme Ie plateau continental, zone plane, Iégérement inclinge vers la mer, large en moyenne de 80. km, profonde de 200 m tout au plus; ~ sédimentation & dominance siceuse quand Tapport dette est fort ; sédimentation & dominance carbonatée la oit 'apport détritique est faible et le climat favorable au développement des organismes constructeurs (coraux par exemple). Talus zg = 3 & 5 & Ia pente continentale (ou talus continental), large de 45 kan en. moyenne et dont la profondeur va de 200 44000m, entamée par des canyons sous-matins ; sédiments détritiques rythmés mis en place en bas du talus par les courants de turbidite. Plaine abyssale détritiques fins (argiles) venant du talus auxquels s'ajoutent les particules fines calcaires. tombant de la surface: débris planctoniques,... dépat de boues pélagiques (des étres flottants ou nageant). Grands fonds A plus de 5000m de profondeur Argiles rouges, avec absence du caleaire sous le niveau 5000m de compensation des carbonates En se basant sur les donnés de ce tableau et les figures des documents 13, 14, 15 et 16, décrire les caractéristiques des milieux de sédimentation. ‘Reconstitution des paysages anciens 16 Continental Figure 1: Principaux milicux de sédimentation. 400m | Les matériaux de toute taille transportés par un torrent peuvent étre ‘momentanément déposés dans le lit, mais ils sont repris & chaque crue pour étre finalement déposés quand la vitesse diminue, c'est & dire lorsque le cours d'eau arrive dans une plaine. Ils forment un éventail lobé, le céne de déjection torrentiel. Figure 2: Organisation générale d'un cone de | déjection torrentiel; les chiffies désignent les lobes successifs. Céne proximal Sens du courant ! Céne moyen Céne distal! Domaine mixte it, lac) aa ()) = @) cl Figure 3: coupe longitudinale simplifige dans un cue de déjection: (1) coulées boueuses, (2) galets, (3) sables et graviers, (4) limons. _: Terrasses étagées Creusement: ++ Accumulation: —> Fluctuation du niveau de base: V\f Figure 5: Sédimentation dans les lits sinueux des Ligne de plus Rive concave abrupte fleuves Reconstitution des paysages anciens 17 © Les milieux de sédimentation continentaux : © La sédimentation torrentielle: (Voir figure 2 et 3, document 13) © La sédimentation fluviatile: (Voir figure 4 et 5, document 13) => La sédimentation Lacustre: © La sédimentation glaciaire: (Voir figure 1, document 14) Figure 1: La sédimentation dans les milieux glaciers. Zone d’écoulement de la glace accumulation Fonte et évaporation Figure 1 Reconstitution des paysages anciens 18 => La sédimentation éolienne : ® Les milieux de sédimentation intermédiaires: © L’estuaire: (Voir figure 2, document 14) ‘Melange d’eau salee et dean douce Limite de Vocéan Estuaire intermédiaire © Le delta: (Voir figure 3, document 14) Transport littoral Delta Erosion des cotes Transport éolien ‘Transport offshore par suspension ‘Vue en plan Charge de suspension ‘Vue en coune Figure 3: Sédimentation dans un delta Reconstitution des paysages anciens 19 © La lagune: (Voir figure 4, document 14) Mer Lagune >< Evaporation saounact | ff —™_ CaSo4 Carbonate de calcium CaCOs ® Les milieux de sédimentation marins: (Voir figure 5, document 14 et document 15 + 16). Zone néritique Zone pélagique Le plateau. continental Le littoral La zone abyssale fonds mar Le talus continental rim Figure 5: Morphologie du milieu marin et zones de sédimentation Un récif corallien est une structure naturelle qui résulte de Pactivité d’étres vivants fixés : les coranx, capables utiliser le calcium dissous dans l'eau pour édifier leur squelette. Pour se développer, les coraux ont besoin de conditions de vie précises : - Ean claire bien oxygénée. - Température supérieure & 20°C. P - _Profondeur inférieure a 100m (plateforme). Figure 1 : les récifs coralliens Reconstitution des paysages anciens 20 enn Les courants de turbidité sont des écoulements gravitaires dans lesquels le sédiment est maintenu en suspension par la turbulence du fluide interstitiel. Ce mélange d'eau et de sédiment posséde une densité plus Cl grande que celle de l'eau et se déplace f-: 880... QR 5) sy vers le bas sous l'effet de la gravité. | Plato- , Talus ot ee) forme}! glaci £ Plaine abyssale Figure 2 : Glissement de terrain dans la partie supérieure du talus continental. Figure 3 : Le niveau de compensation des carbonates (CC - ae Plancton La CCD est um niveau en milieu océanique, sous Jequel le carbonate de caleium (CaCO3) se dissocie, clest-a-dire que lorsque des particules de CaCO3, comme celles qui viennent du plancton, atteignent ce niveau, elles sont dissoutes et se retrouvent dans l'eau sous leur forme ionique Ca?" et HCO3”. Ce niveau est contrélé par la température de lean. II se situe 4 des profondeurs variables selon Ia latitude et la nature de la circulation océanique. atmospheériques - CCD Dissolution du (Oxydation partielle de la M.O Tests . calcaires . La CCD exerce done une influence sur la = composition des sédiments des fonds océaniques. Les couches supérieures de la surface océanique produisent une pluie de matériaux fins composés de matiéres siliceux organiques, de CaCO3, de SiO2, ainsi que d'une certaine quantité d'argiles décantées de la sédimentation terrigéne et de poussiéres atmosphériques qui se déposent a la surface des océans. Profondeur (Km) Dissolution croissante (%) 0 20 40 60 80 100 Courbes de dissolution des tests siliceux et calcaires en fonction de la profondeur. Reconstitution des paysages anciens 21 ‘ument 16: Prédominance des boues microorganismes caleaires = Zone littorale: © Le plateau continental: => Le talus continental: © Les grands fonds marins: Reconstitution des paysages anciens 22 IV— Les conditions de sédimentation dans un milieu de sédimentation ancien (Cas du bassin des phosphates au Maroc): a) Répartition spatiale et temporelle des gisements de phosphate au Maroe: Voir doc 17 iret ‘Le Maroc contient 75% des réserves mondiales en phosphates. Il dispose de plusieurs gisements Dalle a (Figure 1): . thersitees aoe Ye z Ouled Abdoun: = Silex Gisement des Gantours -49MA 5 f= <— Phosphate “Sue 5 Argile Thanétien Marne tendre -& <— Phosphate _S ore ae ag a -65MA Phosphate —— cnt es Meskata ‘ Figure 1 : Répartition géographique des principaux| ; hes Grés et gypse bassins phosphatés marocains : Y Bassin d’Ouled Abdoun: a Khouribga. C’est fom le plus important (9000 Km’). Figure 2 : Colonne stratigraphique typique des Y Bassin de Gantour, prés de youssoufia; formations phosphatées (Khouribga) Y Bassin de Meskala: 4 l'ouest de Marrakech; Y Bassin d’Oued Eddahab: Au sud dans la région du BouKraa (sud de laayoun).. Au Maroc les phosphates se trouvent a une profondeur de 100 4 160 m et sous différentes formes (Sable phosphatés; Silex phosphaté et calcaire phosphaté), La série phosphatée d’Ouled Abdoun (Figure 2), débute du Maastrichtien par des dépots phosphatés marneux et se termine au Lutétien par une dalle a thersitées (Gastéropodes), ‘A partir de l’analyse des données de ce document, dégager les caractéristiques des faciés phosphatiques (Ensemble des caractéres lithologiques ou paléontologiques dune roche qui témoignent de l'environnement de sa formation). Reconstitution des paysages anciens 23 b) Nature et composition des roches phosphatées marocaines: (Voir le document 18) La roche de phosphate a ’aspect d’un sable fin, assez compacte. Elle forme des couches horizontales de faible épaisseur. On distingue entre trois types de faciés: le phosphate sableux, le calcaire phosphatique et le silex phosphatique. Les roches de phosphate sont caractérisées par la diversité de leurs composés minéralogiques et paléontologiques. Composants Pourcentage Phosphate tricaleique ‘Carbonate de calcium Fluorure de calcium Sulfates de chaux 3% || Eau combinge et matiéres 25% || organiques Matiéres euses: 2% ‘Oxyde de fer et d’alumine 0.5% = Sels alcalins et magnésiens 2% adi Uranium Traces Figure 1: Sable phosphaté dans une || Figure 2 : principaux composants chimiques des roches de é phosphate du gisement d’Ouled Abdoun Humérus (Reptile) Maastrichtien Hauteur : 240mm Enchodus (Genre de poisson préhistorique) || Nebrius (Requin) Maastrichtien ‘Yprésien Longueur : 100 mm ; Hauteur dent : 15mm || Hauteur : 10mm Figure 3 : Quelques fossiles du gisement de phosphate d’Ouled Abdoun En se basant sur les données de ce document, déterminer les différentes formes de roches phosphatées et leurs composition minéralogiques et paléontologiques. Au Maroc les gisements de phosphate existent dans plusieurs bassins, et se caractérisent par leur richesse en fossiles littoral et pélagique. On distingue trois types de faciés: Reconstitution des paysages anciens 24 ©) Conditions de sédimentation des roches phosphatées: (document 19) Pour expliquer la formation des phosphates, plusieurs théories ont été émises: 1) Théories minérales (1952): les phosphates sont le résultat de précipitation des composés phosphatés directement de l’ean de mer. 2) Théories biolithiques (1936): 'accumulation des phosphates est le fait d’étres vivants par fixation du phosphore dans les squelettes des vertébrés on par les algues. 3) Théories de Kasakov (1937): (Voir figure ci-dessous) la teneur en P,O; de l'eau de mer augmente avec la profondeur, le minimum se trouve dans la zone de photosynthése (Zone photiqne) oi le phosphore est consommé et le maximum se trouve vers 500m. selon cette théorie, le phosphore précipiterait chimiquement sur les bords du plateau continental, aprés y avoir été amené par des courants froids ascendants (Upweling). Avec échauffement des eaux, il ya augmentation du pH et diminution de la pression partielle de CO3, ce qui améne a une précipitation de CaCO, puis de phosphates Zone photique Eau chaude, pH élevé, pression de CO; basse Charge détritiqne continental el ‘Matiére organique de phytoplancton et zooplancton Upwelling : Un vent fort souffle a la surface de Vocéan, poussant les eaux chaudes de surface vers le large. Pour combler le vide, les eaux froides du_| y4i fonddelamerremontent | chargées de sels minéraux. A partir de l’analyse des données de ce document, déterminer les conditions de formation des roches phosphatées au Maroc Reconstitution des paysages anciens 25 4d) Reconstitution de la paléogéographie de bassins de phosphate Marocains: (doc 20) Pour expliquer la genése des phosphates au Maroc, plusieurs théories ont été présentées, nous citons les deux plus connues: © La théorie d’une transgression au centre et & Pouest du Maroc d’une mer épicontinentale formant un plateau continental qui conditionne Ia phosphatogenése et avec des endroits fond surélevés oit il y a absence de ces conditions (Herbig 1986 et Trappe 1989). La théorie du bassin fermé en communication restreinte avec la haute mer (Boujo, 1976), ce modéle propose un systéme de golfs et prévoit que le phosphore et les autres minéraux des eaux froides profondes, nécessaires & la formation des phosphates, seront distribués par Vintermédiaire des courants de distribution dans des cuvettes peu profondes protégées des courants forts venus du large. Gale basoalia Cotte Gaarenzate : Vin 120 Km 120 Km Figure 1: Modéle dune mer épicontinentale | [Figure 2: Le modéle des bassins fermés (Golfs) (Modéle de Trappe 1989) (Boujo 1976) En exploitant les données de ce document, discuter la reconstitution de la paléogéographie de bassins de phosphate Marocains. Reconstitution des paysages anciens 26 Reconstitution des paysages anciens 27

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