Séance 3 : Politiques monétaires et budgétaires : Leur impact pratique sur
l’économie et les entreprises
Introduction : La gestion de l’économie moderne repose en grande partie sur les
politiques monétaires et budgétaires mises en place par les banques centrales et les
gouvernements. Ces instruments permettent de réguler les cycles économiques,
d’atténuer les crises, et de stimuler la croissance économique. Pour les entreprises, les
décisions prises dans le cadre de ces politiques influencent leur accès au financement,
leur compétitivité, et leur capacité à répondre à la demande. Nous allons explorer en
profondeur le fonctionnement de ces politiques, leur mise en œuvre, ainsi que leur
impact direct sur les entreprises.
1. Politique monétaire : Définition et objectifs
La politique monétaire se concentre sur la gestion de l’offre de monnaie dans
l’économie. Son objectif est de stabiliser l’inflation, de favoriser une croissance
stable, et de minimiser le chômage. La banque centrale joue un rôle crucial dans cette
mission, en ajustant les taux d’intérêt et en intervenant sur les marchés financiers pour
réguler la quantité de monnaie en circulation.
1.1. Les principaux objectifs de la politique monétaire
Stabilité des prix : L'un des objectifs principaux est de contrôler l'inflation.
Une inflation trop élevée réduit le pouvoir d'achat des consommateurs, tandis
qu'une déflation peut encourager les entreprises à retarder leurs
investissements.
Plein emploi : Certains pays, comme les États-Unis, incluent également la
maximisation de l'emploi comme objectif clé. Un faible taux de chômage
signifie plus de revenus pour les ménages et une demande accrue pour les
produits et services des entreprises.
Stabilité des taux de change : La politique monétaire peut également viser à
stabiliser la monnaie nationale par rapport à d'autres devises, ce qui est crucial
pour les entreprises exportatrices.
1.2. Les instruments de la politique monétaire
Les banques centrales disposent de plusieurs outils pour atteindre ces objectifs :
Les taux d'intérêt directeurs : Ce sont les taux auxquels les banques
empruntent de l'argent à la banque centrale. En augmentant ou en abaissant ces
taux, la banque centrale influence les taux de prêt pour les entreprises et les
particuliers. Une baisse des taux incite à l'emprunt et à l'investissement, tandis
qu'une hausse refroidit l'économie pour éviter une surchauffe.
Les réserves obligatoires : Les banques doivent détenir un certain
pourcentage de leurs dépôts en réserve. Une augmentation de ce ratio réduit la
quantité de crédits que les banques peuvent accorder.
Les opérations d'open market : La banque centrale peut acheter ou vendre
des obligations d'État sur le marché libre pour augmenter ou réduire la
liquidité disponible dans l'économie.
2. L’impact des taux d’intérêt sur les entreprises
2.1. Le coût du crédit et l’investissement
Les entreprises dépendent souvent du crédit pour financer leurs activités, qu'il s'agisse
d'acheter de nouveaux équipements, de se développer à l'international, ou d'augmenter
leurs stocks. Lorsque les taux d'intérêt sont bas, les entreprises peuvent emprunter à
moindre coût, ce qui stimule l'investissement. En revanche, des taux d'intérêt élevés
freinent les investissements, car les entreprises préfèrent attendre des conditions de
financement plus favorables.
Exemple pratique :
Après la crise financière de 2008, la BCE a abaissé ses taux d'intérêt à des niveaux
proches de zéro pour stimuler la reprise économique. De nombreuses entreprises en
difficulté ont pu refinancer leurs dettes à un coût réduit, ce qui a permis d'éviter une
vague de faillites, notamment dans le secteur de l'automobile et de la construction.
2.2. L'effet sur la demande des consommateurs
Les taux d'intérêt influencent également la demande des consommateurs. Lorsque les
taux sont bas, les ménages sont plus enclins à emprunter pour acheter des biens
coûteux comme des maisons ou des voitures. Cette augmentation de la demande
stimule l'économie et profite aux entreprises de plusieurs secteurs, y compris la vente
au détail, l’immobilier, et les biens de consommation durable.
3. Politique budgétaire : Définition et outils
La politique budgétaire concerne la manière dont les gouvernements collectent et
dépensent des fonds pour influencer l’économie. Contrairement à la politique
monétaire, qui est souvent gérée de manière indépendante par les banques centrales, la
politique budgétaire relève directement des décisions politiques prises par les
gouvernements.
3.1. Les dépenses publiques
Les gouvernements peuvent choisir d'augmenter leurs dépenses publiques pour
stimuler l'économie en période de récession. Cela peut inclure des investissements
dans les infrastructures, l'éducation, ou la santé, qui créent des emplois et augmentent
la demande globale. Ces investissements bénéficient directement aux entreprises qui
obtiennent des contrats publics ou qui profitent indirectement de l'augmentation de la
demande.
3.2. Les impôts et les subventions
La politique fiscale est un autre outil important de la politique budgétaire. Une baisse
des impôts stimule la consommation et l'investissement, tandis qu'une augmentation
des impôts peut être utilisée pour réduire un déficit budgétaire. Les subventions
publiques sont également un levier pour soutenir certains secteurs économiques,
notamment en période de crise.
4. L'impact de la politique budgétaire sur les entreprises
4.1. Les programmes de relance économique
En période de crise, les gouvernements peuvent lancer des plans de relance pour
soutenir l'économie. Cela inclut généralement des investissements massifs dans des
projets d'infrastructure, des allègements fiscaux pour les entreprises, et des aides
directes aux ménages. Ces mesures augmentent la demande globale, ce qui profite aux
entreprises de tous secteurs.
Exemple pratique :
Pendant la crise de la COVID-19, de nombreux gouvernements, dont ceux des États-
Unis et de l'Union européenne, ont mis en place des programmes de relance pour
soutenir les entreprises et les ménages. Ces programmes comprenaient des aides
directes aux entreprises, des réductions d'impôts, et des subventions pour les secteurs
les plus touchés, tels que le tourisme et l’hôtellerie.
4.2. Les limites de la politique budgétaire
Cependant, une politique budgétaire expansionniste n’est pas sans risque.
L'augmentation des dépenses publiques peut entraîner un endettement excessif, ce qui
limite la marge de manœuvre des gouvernements pour répondre à de futures crises. En
outre, une dette publique élevée peut conduire à des hausses d'impôts ou à des
réductions des dépenses publiques à long terme, ce qui affecte négativement la
demande.
Les cycles économiques
Le cycle schumpétérien fait référence aux théories économiques développées par
l'économiste autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950), notamment dans son
concept de destruction créatrice. Schumpeter a proposé que le capitalisme évolue à
travers des cycles d'innovation technologique et économique, créant à la fois des
opportunités de croissance et des périodes de perturbation ou de récession.
Les éléments clés du cycle schumpétérien :
Innovation et entrepreneurs :
Schumpeter considère que l'innovation est le moteur principal de la
croissance économique. Les entrepreneurs jouent un rôle central en
introduisant des innovations qui bouleversent les marchés existants et
créent de nouvelles industries.
Ces innovations peuvent être technologiques (par exemple, l'invention de
l'électricité), organisationnelles (comme le modèle de production en série),
ou liées aux produits et services (nouvelles formes de consommation).
Destruction créatrice :
Ce processus désigne le phénomène par lequel de nouvelles technologies
ou modèles économiques remplacent les anciens. L’innovation détruit des
industries obsolètes et crée de nouvelles opportunités.
Par exemple, l'arrivée d'Internet a entraîné la disparition de certaines
industries traditionnelles (comme l'édition papier ou les magasins de
disques) tout en créant de nouvelles (les géants du numérique comme
Amazon, Google, etc.).
Phases du cycle : Le cycle schumpétérien se compose de plusieurs phases :
Phase d'innovation : De nouvelles innovations apparaissent, entraînant
une forte croissance économique. Cela peut inclure l'introduction d'une
nouvelle technologie, un nouveau marché ou un nouveau mode de
production.
Phase d'expansion : L'innovation est adoptée de manière plus large dans
l'économie, ce qui conduit à une période d'expansion économique, de
création d'emplois et de croissance des investissements.
Phase de saturation : L'innovation atteint ses limites en termes de
croissance, et le marché commence à se saturer. Les rendements
diminuent, les investissements ralentissent, et la concurrence accrue fait
pression sur les marges.
Phase de récession ou de déclin : Les industries anciennes et non
compétitives sont remplacées par de nouvelles. Cela peut entraîner des
pertes d'emplois et des faillites, mais aussi ouvrir la voie à la prochaine
vague d'innovations.
Cycles longs (Kondratieff) : Schumpeter s’est inspiré des travaux de
l’économiste russe Nikolai Kondratieff, qui a mis en avant des cycles
économiques longs (de 40 à 60 ans) liés aux grandes vagues d'innovations
technologiques. Schumpeter a fait le lien entre ces cycles longs et les vagues
d'innovation et de destruction créatrice.
Exemples de cycles schumpétériens :
Révolution industrielle (fin du XVIIIe - début du XIXe siècle) :
L'innovation technologique (mécanisation, machines à vapeur) a détruit
l'économie agraire traditionnelle tout en créant de nouvelles industries
manufacturières.
Révolution informatique et numérique (XXe siècle) : L'avènement de
l'ordinateur et d'Internet a transformé la société, supprimant des emplois dans
des secteurs comme l'impression et la vente au détail physique, tout en créant
des opportunités dans les nouvelles technologies.
Implications :
Le cycle schumpétérien souligne que l'innovation et le changement économique sont
inévitables dans le capitalisme. Les crises économiques, selon Schumpeter, ne sont
pas seulement des périodes de difficulté, mais des moments de réajustement où de
nouvelles formes de croissance peuvent émerger.
Ce modèle est souvent utilisé pour expliquer les transformations structurelles de
l'économie et les périodes d'expansion suivies de récession ou de stagnation, liées à
des vagues d'innovation majeures.
Le cycle de Kondratieff, aussi appelé cycle long ou vague longue, est une théorie
économique développée par l'économiste russe Nikolai Kondratieff dans les années
1920. Selon cette théorie, l'économie capitaliste évolue en longs cycles de croissance
et de récession, chacun durant entre 40 et 60 ans. Chaque cycle est marqué par des
innovations technologiques majeures qui stimulent une période de croissance, suivie
d'une phase de stagnation ou de déclin.
Structure du cycle de Kondratieff :
Chaque cycle de Kondratieff se divise généralement en quatre phases :
Phase A - Expansion :
Cette phase correspond à une période de croissance économique soutenue, souvent
stimulée par une vague d'innovations technologiques. La productivité augmente, les
investissements sont dynamiques, et les profits des entreprises sont élevés. Il y a une
expansion de nouveaux secteurs industriels et de nouvelles opportunités économiques.
Phase B - Récession :
Après l'expansion, l'économie entre dans une période de ralentissement. Les
bénéfices diminuent, les marchés se saturent, et les investissements dans les
innovations existantes perdent en rendement. Cette phase peut inclure des
crises financières, des faillites d'entreprises et des restructurations
économiques.
Dépression/stagnation :
1. Il s’agit d’une phase prolongée de déclin économique ou de stagnation,
où la croissance est faible, le chômage est élevé, et les économies
luttent pour se redresser. Les anciens secteurs économiques sont
déstabilisés, mais cette période est aussi celle où émergent les bases
pour la prochaine phase d'innovation.
Renouveau :
1. C’est la période où de nouvelles innovations technologiques
apparaissent, semant les germes de la prochaine phase d’expansion. Ce
renouveau déclenche un nouveau cycle Kondratieff, avec
l’introduction de nouvelles industries, technologies et pratiques
économiques.
Les vagues de Kondratieff dans l’histoire :
Kondratieff a identifié plusieurs cycles longs dans l’histoire industrielle, chacun
associé à une vague d’innovations technologiques majeures :
Premier cycle (1780-1830) :
1. Révolution industrielle avec l’invention de la machine à vapeur, le
développement du textile mécanisé, et le début de la production
manufacturière à grande échelle.
Deuxième cycle (1830-1880) :
1. Expansion ferroviaire et l'industrialisation accrue, avec la
construction de réseaux ferroviaires, l’exploitation minière et le
développement des aciéries.
Troisième cycle (1880-1930) :
1. Électricité, chimie et moteur à combustion interne. C’est l’âge d’or
des industries chimiques, électriques et automobiles, qui
révolutionnent la production et les modes de vie.
Quatrième cycle (1930-1970) :
1. Pétrochimie et production de masse. Le boom d’après-guerre est
marqué par l’exploitation massive du pétrole, la production de masse,
et la montée des télécommunications et de l’automobile.
Cinquième cycle (1970-2020) :
1. Informatique et technologies de l’information. L’essor des
technologies numériques, des ordinateurs, d’Internet et des
télécommunications a marqué cette période, transformant les
économies mondiales et créant de nouveaux modèles économiques.
Sixième cycle (potentiellement en cours) :
Certains économistes estiment que nous sommes entrés dans un sixième cycle
Kondratieff, fondé sur des innovations liées à des technologies vertes, à la transition
énergétique (énergies renouvelables, hydrogène), à la biotechnologie, à la santé et à la
durabilité. Cette nouvelle vague pourrait être marquée par des révolutions dans
l’intelligence artificielle, l'automatisation et l'économie circulaire.
Implications :
Le modèle de Kondratieff suggère que les grandes innovations ne se
produisent pas en continu, mais par vagues. Ces vagues redéfinissent
l'économie à intervalles réguliers, créant des cycles de prospérité suivis de
périodes de crise.
Cette théorie peut aider à comprendre les grandes récessions et les périodes de
prospérité durable, et elle est parfois utilisée pour anticiper les grandes
tendances économiques futures.
En résumé, les cycles de Kondratieff montrent comment des innovations majeures
peuvent transformer l'économie à long terme, mais aussi comment ces périodes
d'innovation sont suivies de ralentissements, voire de crises, avant qu'une nouvelle
vague d'innovation ne commence.
Le cycle keynésien fait référence à une approche de la gestion économique inspirée
des théories de John Maynard Keynes, un économiste britannique du 20e siècle,
particulièrement connu pour son œuvre majeure, "La Théorie générale de l'emploi,
de l'intérêt et de la monnaie" (1936). Selon lui, les économies de marché ne
s'autorégulent pas toujours efficacement, en particulier lors des récessions. Le cycle
keynésien repose sur l'idée que l'intervention gouvernementale est nécessaire pour
stabiliser l'économie tout au long des cycles économiques (périodes d'expansion et de
récession).
Voici les principes fondamentaux du cycle keynésien :
1. Cycles économiques et demande globale
Dans la vision keynésienne, les fluctuations de la demande globale (la consommation,
l'investissement privé, les dépenses publiques et les exportations nettes) sont le
moteur principal des cycles économiques.
Expansions économiques : Quand la demande globale augmente, cela crée une
croissance économique, une hausse de la production et de l'emploi.
Récessions économiques : Lorsqu'il y a une baisse de la demande globale, cela entraîne
une diminution de la production, une montée du chômage, et donc une contraction de
l'économie.
2. Le rôle de l'intervention publique
Selon Keynes, pendant les périodes de ralentissement économique ou de récession, le
secteur privé peut ne pas être capable de maintenir la demande à un niveau suffisant
pour garantir le plein emploi. Dans ce cas, l'intervention de l'État est cruciale pour
stimuler l'économie et relancer la demande. Cette intervention passe généralement par
deux types de politiques :
Politiques budgétaires expansionnistes : Augmenter les dépenses publiques
et/ou réduire les impôts pour stimuler la consommation et l'investissement
privé.
Politiques monétaires : Réduire les taux d'intérêt pour encourager les
emprunts et l'investissement, ou utiliser d'autres mécanismes pour injecter des
liquidités dans l'économie.
3. Relance pendant les périodes de récession
Pendant les périodes de récession, Keynes recommandait aux gouvernements
d'augmenter leurs dépenses pour soutenir l'activité économique, même si cela
impliquait des déficits budgétaires. L'idée est que cette dépense publique compense la
faiblesse de la demande privée (consommation et investissement) et évite un
effondrement prolongé de l'économie.
Par exemple, en temps de crise, des projets publics de grande envergure
(infrastructures, éducation, etc.) peuvent être mis en place pour créer de l'emploi,
stimuler la demande et relancer la machine économique.
4. Réduire les dépenses pendant les périodes
d'expansion
À l'inverse, lors des périodes d'expansion économique, Keynes suggérait que l'État
devait réduire ses interventions pour éviter une surchauffe de l'économie. Cela
signifie qu'il pourrait diminuer les dépenses publiques et, dans certains cas, augmenter
les impôts pour éviter des déséquilibres, comme l'inflation excessive.
5. Effets multiplicateurs
Un concept central du keynésianisme est celui du multiplicateur keynésien. Il décrit
comment une augmentation des dépenses publiques peut avoir un effet amplificateur
sur l'économie. En effet, chaque dépense génère des revenus pour d'autres agents
économiques, qui à leur tour consomment une partie de ces revenus, alimentant ainsi
un cercle vertueux de croissance économique. Par exemple, une dépense publique
dans les infrastructures crée des emplois, augmente le revenu des travailleurs, et donc
stimule leur consommation, ce qui augmente la demande globale.
6. Le cycle keynésien dans la pratique
Le cycle keynésien, dans son essence, est donc une approche basée sur la contre-
cyclicité des politiques économiques. Cela signifie que l'État doit intervenir pour
stabiliser l'économie : il augmente les dépenses et baisse les impôts en période de
récession, et il réduit les dépenses et contrôle l'inflation en période d'expansion. Cette
logique a notamment influencé les politiques économiques durant les crises comme la
Grande Dépression des années 1930, ou plus récemment, lors de la crise financière
mondiale de 2008, lorsque les gouvernements et les banques centrales ont largement
adopté des politiques keynésiennes pour éviter une dépression plus profonde.
Limites et critiques du cycle keynésien
Bien que le cycle keynésien ait influencé les politiques économiques modernes, il
n'est pas exempt de critiques :
Déficits budgétaires : L'idée de stimuler l'économie par la dépense publique
peut engendrer des déficits budgétaires élevés, voire une accumulation de
dette publique sur le long terme si les politiques ne sont pas bien gérées.
Inflation : Un excès de demande provoqué par des politiques budgétaires trop
expansionnistes en période de croissance peut entraîner une surchauffe de
l'économie, avec comme conséquence une inflation excessive.
Politique de l'offre : Les critiques néoclassiques ou libérales soulignent que le
keynésianisme accorde trop d'importance à la demande et sous-estime
l'importance de l'offre et des incitations à la production.
Conclusion
Le cycle keynésien repose sur l'idée qu'une gestion active des cycles économiques par
l'État est nécessaire pour maintenir la stabilité économique. En stimulant la demande
globale pendant les récessions et en modérant l'économie en phase d'expansion,
l'objectif est de lisser les cycles économiques et d'éviter des crises prolongées.