L'Ancrage
L'Ancrage
Mémoire
De fin d’étude
POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE DOCTEUR EN MEDECINE-DENTAIRE
Présenté par :
Benabila Zakaria Nacer Sidali
Bouhraoua Abdellah Ghrib Anas
Benkhaled Nour El Islem
Le J U R Y :
Loin d’être une tradition d’adresser des remerciements dans tout travail aux
personnes qui ont contribué à sa réalisation, il s’agit pour nous là, d’un devoir
spontané de reconnaissance et gratitude, envers toutes les personnes sans
lesquelles notre travail n’aurait jamais pu voir le jour, envers toutes les
personnes qui à leur manière et à des degrés différents, nous ont aidé,
conseillé et boosté à réaliser ce travail et qui ont fait progresser notre réflexion
pour l’accomplir.
Nous remercions en premier lieu le seigneur Dieu, le tout puissant pour ses
nombreuses inspirations.
Notre gratitude va enfin a nos parents, nos frères et nos amis : Benziadi
Noureddine ; Badji Zouheyr ; Aissani Oussama, qui nous ont soutenu tout le
long de notre parcours
Encore merci !
Liste Des Abréviations :
PAGE 3 :
- F : force
PAGE 4 :
- RM : Résistance Mobile
- RS : Résistance Stabile
- FM : Force Motrice
PAGE 15 :
- 47 : Deuxième molaire inférieure droite
- 48 : Troisième molaire inferieure droite
- 33 : Canine inférieure gauche
PAGE 26 :
- V : Vestibulaire
- L : Lingual
- Cl : Classe
- 13 : Canine supérieure droite
- 23 : Canine supérieure gauche
- 16 : Molaire supérieure droite
- 26 : Molaire supérieure gauche
- 34 : Première prémolaire inférieure gauche
PAGE 35 :
- Cl II/1 : classe deux division une
- ClII/2 : Classe deux division deux
- FEB : force extra buccale
PAGE 36 :
- D.V : Dimension Verticale
- FEO : Force extra orale
PAGE 37 :
- FOM : Fronde occipito-mentonnière
PAGE 38 :
- TIM : Traction inter maxillaire
PAGE 39 :
- DDM : Dysharmonie dento-maxillaire
PAGE 40 :
- FMA :
- Go
- ANB :
- I /F :
- i/n
- ESNP :
- ES-TM :
PAGE 47 :
- SAS : System d’ancrage squelettique
PAGE 57 :
- 12 : Incisive latérale droite
- 22 : Incisive latérale gauche
- 36 : Première molaire inférieure gauche
- 38 : Troisième molaire inférieure gauche
- 48 : Troisième molaire inférieure droite
- 46 : Première molaire inférieure droite
TABLE DES MATIERES
Introduction .................................................................................................................................... 1
II.4-L’ancrage musculaire....................................................................................................... 14
Chapitre III : Ancrage actif ……………………………………………………………………………………………. 16
III.1-ANCRAGE ACTIF INTRA-ORAL ……………………................................................................ 19
III.1-1. Ancrage orthodontique intra-arcade ......................................................................... 19
III.1-1-1− Ressorts ouverts et fermés............................................................................ ……. 19
III.1-1-2− Arcs lourds.................................................................................................................... 19
III.1-1-3− Sectionnels.................................................................................................................... 19
III.1-1-4- Quad’helix...................................................................................................................... 19
III.1-1-5- Arc transpalatin............................................................................................................ 20
III.1-1-6- Arc de Nance ................................................................................................................ 22
III.1-1-7- La barre palatine de goshgarian.................................................................................. 22
III.1-1-8- Lip-bumper...................................................................................................................... 23
III.1-1-10- Pendulum....................................................................................................................... 25
V .[Link] vis.......................................................................................................................... 55
V .2. [Link]-plaques................................................................................................................ 55
2
. [Link]ème d’ancrage squelettique.............................................................................. 56
2
. 2.5.L’ancrage squelettique « Bollard » ........................................................................ 56
Conclusion.................................................................................................................................... 63
TABLE DES ABREVIATIONS………………………………………………………………………………………………………………… 64
TABLE DES ILLUSTRATIONS ……………………………………………………………… 65
68
INTRODUCTION :
La biomécanique orthodontique est régie par la 3ème loi de Newton, définie par le principe
de la réciprocité des forces, « L'action est toujours égale à la réaction ; c'est-à-dire que les
actions de deux corps l'un sur l'autre sont toujours égales et de sens contraires. »
— Isaac Newton, physicien-mathématicien.
Cette réaction qui s’applique sur la structure d’appui pour déplacer les dents, peut entraîner
des effets secondaires non désirés. L'orthodontiste recherche le plus souvent la fixité des
dents supports, à partir duquel il pourra délivrer des forces motrices : la notion d’ancrage est
ainsi une donnée indispensable en orthodontie.
L’ancrage est une notion indispensable pour tout traitement orthodontique, depuis
longtemps L’orthodontiste a compté seulement sur l’ancrage intra buccal en prenant appuis
sur le plus grand nombre possible des dents.
Cependant ce dernier n’était pas suffisant dans les traitements plus complexes , de ce fait
les orthodontistes sont amenés à reporter l’ancrage a l’extérieur de la cavité buccale en
prenant un appui crânien occipital ou cervical par l’intermédiaire de masques et de
bandeaux, pour pouvoir utiliser des forces importantes assurant un ancrage maximum d’une
grande fiabilité mécanique.
Néanmoins, cet ancrage extra buccal est mal accepté par les patients pour des raisons
sociales et esthétiques. Ainsi, l’orthodontiste est en permanence confronté à la notion de
perte d’ancrage.
Au cours de ce travail, nous allons nous intéresser sur les indications et les utilisations des
différents moyens d’ancrage : classiques ou "conventionnels" et révolutionnels ou
"squelettique", plus spécifiquement sur l’actualité des ancrages vissés (mini-vis, mini-
plaques) qui viennent compléter les systèmes d’ancrage conventionnel sans les remplacer.
1
Chapitre I : Ancrage orthodontique
1. Définition :
L’ancrage désigne « l’action d’attacher à un point fixe ». A l’origine terme de marine, la mise
à l’ancre rend le bateau capable de résister aux forces des courants et marées. (7)
Cette notion de fixité absolue n’existe pas lorsqu’il s’agit d’une dent, d’un groupe de dents,
ou d’une arcade car il n’y a pas de point fixe dans la cavité buccale. Toute dent se déplace
physiologiquement même sans intervention thérapeutique : c’est la notion de dérive mésiale
physiologique(2).
Pour Root, certains pensent : « quel est le moyen le plus rapide pour faire bouger une dent ?
», alors qu’ils devraient penser : « quel ancrage dois-je utiliser si je veux déplacer une dent ».
Absolument fondamental, l’ancrage disponible et nécessaire doit être évalué par
l’orthodontiste avant le traitement afin de satisfaire à ses objectifs thérapeutiques sous
peine d’aller à l’échec(21).
2. Historique :
Définir une force optimale nécessaire au déplacement dentaire souhaité chez un individu est
très difficile en pratique ; de nombreux paramètres entrent en jeu et font varier les résultats
Quelques auteurs se sont intéressés au seuil d’activation ostéoclasique(1), selon :
- Schwartz
Il observe une force de vingt grammes pour déplacer une dent mono-radiculée.
- Storey et Smith
S’intéressent à la rétraction canine et nous montrent qu’une force de 150 à 200 grammes est
optimale. Au-delà, de 300 à 500 grammes la force mobilise l’unité postérieure, la canine
servant d’ancrage.
2
- Hixon
S’intéresse quant à lui au déplacement rapide d’une dent et situe la force optimale entre 3
et 4 grammes/mm2.
- Jarabak et Fizell
Ont déterminé des valeurs guides dont l’importance est en rapport avec la qualité de
l’ancrage de la dent considérée.
- D.C. Freemann
Mesure une moyenne de la surface radiculaire de chaque dent en mm2. De même que
Jarabak, il détermine que pour une même force, plus la surface radiculaire est grande, moins
la pression est importante et plus la valeur d’ancrage de la dent considérée est importante.
Quel que soit le type d’appareillage fixe utilisé, l’ancrage constitue un problème potentiel
(8).
« A toute action correspond une réaction d’intensité égale et de sens opposé »(21).
Quelle que soit la thérapeutique mécanique orthodontique utilisée, appliquer une force sur
une dent, un groupe de dents ou une arcade engendre une force de même intensité, de
même ligne d’action, mais de sens opposé sur la structure d’appui. Cette réaction entraîne
rarement des effets souhaités et l’on recherche le plus souvent la fixité des dents supports
qui constituent l’ancrage(21).
3
− La résistance mobile (RM) représente le point d’application et la résistance de la structure
à déplacer.
− RS = RM
− RM < RS
Si RM < RS < FM, alors déplacement double et inégale (RM se déplaçant davantage)
− RS < RM
L'orthodontiste doit donc contrôler son système de force pour éviter les mouvements
parasites et ce dans les trois sens de l'espace(8).
En résumé(11) :
4
4. Notions biomécaniques
Selon le Petit Larousse (12) Illustré, «une force correspond à toute cause capable de
déformer un corps, d’en modifier l’état de repos ou de mouvement Dans le système
métrique, l’unité de la force est le gramme ou le gramme / millimètre.
Mais l’unité légale est le Newton La force se définit par un vecteur caractérisé par cinq
paramètres : intensité, direction, sens, point d’application et rythme(21).
Son intensité :
La transmission d’une force appliquée sur une dent se transforme soit en une pression
quand le travail est appliqué par contact, c’est à dire directement à la dent ; soit en traction
quand le travail s’exerce sur la dent par l’intermédiaire d’une ligature. Cette force se répartit
de manière très inégale selon son intensité et les caractéristiques du milieu(18).
L’intensité des forces utilisées en orthodontie est définie par un seuil minimum
correspondant à l’activation des cellules osseuses pour obtenir une activation tissulaire et un
seuil maximal de multiplication ostéoclasique pouvant produire au-delà des lésions
irréversibles de la dent, de l’os et du desmodonte, entraînant des pertes d’ancrage(21).
Sa direction :
Une force peut s’appliquer tant dans une direction horizontale, produisant ainsi des
mouvements dentaires tels qu’une version coronaire, radiculaire ou une translation ; que
dans une direction verticale produisant alors des égressions/ ingressions. On peut également
avoir des rotations(21).
Son sens :
Pour une même direction la force peut avoir deux sens opposés.
Direction
Sens1 sens 2
Comme le dit Melsen: «il s’agit de distribuer dans le ligament la pression apte à susciter
l’exacte réaction tissulaire nécessaire au déplacement de la dent. »
5
Le point d’application conditionne le déplacement de la dent, plus on s’éloigne du centre de
résistance de la dent par exemple, plus la tendance rotative augmente(21).
Son rythme(20) :
- Forces discontinues : Dès que la dent commence à se mobiliser la force diminue très
rapidement. Ce principe est utilisé dans la technique Edgewise classique. On a alors des
périodes de réparation possible.
- Forces intermittentes : On a un mécanisme actif qui alterne avec des périodes de repos. Le
phénomène de hyalinisation est plus faible malgré des intensités très importantes(20).
Tous les dispositifs actifs des appareils amovibles tels que des vérins, des ressorts ou des
poussoirs produisent ce genre de forces.
En effet pour chaque dent il existe un centre de rotation appelé hypomochlion. Il peut être
caractérisé comme étant le point autour duquel tourne un corps soumis à un système de
forces.
Ce point est situé plus ou moins apicalement par rapport au centre de résistance, en
fonction du point d’application de la force. A la différence du centre de résistance, le centre
de rotation peut se placer à n’importe quel endroit tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la
dent. Le mouvement de la dent peut être défini dans tous les plans de l’espace grâce à la
position du centre de rotation.
Le moment d’un couple est égal au produit du module de l’une des composantes par la
distance qui les sépare. C’est un vecteur libre.
6
- Il existe également des systèmes qui permettent d’associer un couple à une force simple.
Selon les forces appliquées en orthodontie les mouvements des dents considérées seront
différents, en voici une liste non exhaustive(21) :
- mouvements vestibulo-linguaux
C’est un mouvement parallèle à l’axe de la dent obtenu par l’action d’une force et d’un
moment.
Ils doivent être impérativement contrôlés avec une grande vigilance car les risques
augmentent avec l’âge du patient lorsqu’il existe une faible hauteur de gencive attachée.
- mouvements de version
- mouvements de rotation
Il existe deux types de mouvement de rotation, soit une rotation axiale (autour de son axe)
soit une rotation marginale (autour d’un axe excentré).
- mouvements d’égression
L’égression correspond à un mouvement vertical qui vise à sortir la dent de son alvéole.
- mouvements d’ingression
L’ingression correspond à un mouvement vertical qui tend à enfoncer la dent dans son
alvéole.
L’établissement du diagnostic doit aller jusqu’au fond de la pathogénie, il faut s’attaquer aux
causes pour traiter les effets (01).
Selon Izard G : « A l’époque déjà lointaine, où l’on se contentait de traiter, et par des
moyens de fortune, les malpositions des incisives, il n’était pas nécessaire d’étudier
longuement le cas à traiter. A mesure que progressa l’orthodontie, le diagnostic dut se
préciser davantage…son importance est capitale ; il est bien évident que, sans un diagnostic
complet et précis, il ne saurait exister de bonne thérapeutique Cependant certains facteurs
biologiques intrinsèques semblent modifier les prévisions d’un déplacement(3) :
7
- D’ordre général
L’âge : Chez l’adulte, l’emploi de forces très légères et continues (05) ou très légères
et interrompues (concept de Petrovic et de Lindhe) est de rigueur pour éviter le
phénomène de hyalinisation et la bascule des dents. La réponse à un traitement
orthodontique chez l’adulte est très lente, surtout au début du traitement et surtout
si la surface pressée est réduite. En effet, un repos tissulaire est observé chez l’adulte
résultant d’une raréfaction cellulaire, avec une diminution de la vascularisation et un
turn-over réduit ; d’où la réponse plus lente des tissus aux forces orthodontiques
employées.
Des facteurs nutritionnels : Le traitement orthodontique peut poser un certain
nombre de problèmes chez les sujets carencés en vitamines, en calcium, en
protéines. La notion d’équilibre alimentaire est essentielle afin de permettre une
optimisation des mouvements dentaires.
Des facteurs endocriniens : L’hypophyse, la thyroïde et les glandes sexuelles
sécrètent des hormones qui agissent sur le métabolisme osseux. Toute pathologie de
ces glandes entraînera des répercussions sur la physiologie osseuse.
- D’ordre local
L’appréciation au préalable du nombre de racines, de leur taille, leur longueur, leur courbure
influencera le choix de la thérapeutique.
Par ailleurs, il existe des variations individuelles de viscoélasticité du ligament qui peuvent
provoquer des mouvements différents d’une personne à l’autre.
8
*Site maxillaire ou mandibulaire : L’os maxillaire et la mandibule sont deux os qui
réagissent de façon complètement différente. La mandibule est un os long, mobile.
Elle est vascularisée par une artère et une veine centrales, ayant une corticale
épaisse. Le maxillaire est quant à lui un os court, à la corticale très fine partout,
n’ayant pas de vascularisation centrale mais périphérique d’origine nasale. Il sera
donc plus difficile de déplacer les dents mandibulaires que maxillaires. des
mouvements secondaires ou des résorptions radiculaires non souhaités(07).
L’équilibre est la résultante des forces complexes qui s’appliquent sur chaque dent. Cet
équilibre peut être bon ou mauvais selon que la dent est en place sur l’arcade ou en
malposition. L’orthodontiste ne doit jamais perdre de vue que de nombreux paramètres
influent sur l’équilibre du système dentaire:
- Les pressions externes des dents entre elles dues au point de contact
- Les pressions externes dues aux forces concentriques des muscles de la mimique et des
lèvres.
- Les forces occlusales ; étudier les rapports intermaxillaires, car une dent en malposition
peut rapidement devenir instable et traumatogène.
9
Chapitre II : Ancrage passif ou naturel
Un ancrage non contrôlé entraîne des relations inter-arcades défavorables et une occlusion
insatisfaisante.
L’ancrage passif C'est l'ancrage naturel propre à chaque individu. Il est constitué de la dent,
elle-même dépendante de son milieu desmodontal et alvéolaire mais, au-delà du système
dentaire, par tous les supports osseux et musculaires intra- comme extra-oraux capables de
résister aux forces orthodontiques. Ce qui suppose donc des variations typologiques et
morphologiques.
L'ancrage passif est la résistance naturelle au déplacement qu'offre la dent ancrée dans l'os
alvéolaire par l'intermédiaire du ligament alvéolo-dentaire.
S'appuyant sur les travaux de FREEMAN cités par LANGLADE en 1986 (7), LANGLADE attribue
des valeurs guides pour chaque dent(7).
10
Plus la surface radiculaire est élevée plus la résistance au déplacement est élevée.
La stabilité de la zone d'ancrage augmente si l'on solidarise un groupe de dents pour
en déplacer une seule. (5)
2- L’ancrage alvéolo-dentaire
Il est fonction :
− De la position dentaire sur la base osseuse par rapport à la force : une molaire
mandibulaire versée mésialement fournira un ancrage inférieur à une force mésialante que
la même molaire normo-positionnée. C’est la théorie du « piquet de tente » de Tweed (6).
Freeman a ainsi mesuré en 1965 la surface moyenne radiculaire de chaque dent pour
quantifier l’ancrage. Puis Jarabak a attribué des coefficients d'ancrage à chaque dent (5).
Fig3 : surfaces radiculaires moyennes selon Freeman, valeurs d’ancrage de Jarabak (21)
11
Annexe 2 : volumes radiculaires et coefficients d’ancrage selon Nabbout, Faure et Baron(22)
Il s’agit d’une notion ancienne, originale développée par RICKETTS. Selon cet auteur
« Les dents se déplacent plus lentement à travers l’os cortical »(1). Ce principe est appliqué
pour renforcer l’ancrage molaire, en particulier au niveau de l’arcade mandibulaire.
RICKETTS a en effet montré que la région de la ligne oblique externe était une zone Idéale
pour ancrer les molaires inférieures. Voilà pourquoi cet auteur conseille de placer les racines
de ces dents dans cette zone de résistance. L’ancrage passif est aussi défini par la surface
projetée de la racine au niveau de l'os de soutien(1).
Lorsque la quantité de tissu de soutien parodontal (après traitement parodontal) est faible,
les dents destinées à un ancrage orthodontique apparaissent peu indiquées car la résistance
au déplacement est réduite (14).
L’ancrage est fonction de la densité osseuse : il est supérieur à la mandibule par rapport au
maxillaire.
Selon Chateau pour une même force on a 3 fois plus de déplacement dans l’os maxillaire
que dans l’os mandibulaire(21).
De plus, le turn-over est plus élevé dans l’os spongieux que dans la corticale osseuse.
L’environnement musculaire intervient également dans cet ancrage passif. C’est la notion
d’enveloppe fonctionnelle qui détermine le couloir dentaire de Château, zone d’équilibre
entre les pressions externes centripètes et internes centrifuges dans laquelle se positionnent
naturellement les dents. (21)
12
Fig 4: couloir dentaire de Château(21)
L’ancrage musculaire est donc soumis à cet équilibre linguo-labio-jugal dans les 3 sens de
l’espace :
− Le rapport joues / langue régit le sens transversal, notamment le torque des secteurs
latéraux.
− L’ancrage vertical, lui, est soumis aux forces masticatoires et donc aux muscles élévateurs.
Pour Langlade (7), la typologie intervient comme facteur modérateur ou renforçateur, dans
la mesure où elle contrôle la densité osseuse, la puissance musculaire et donc les forces
occlusales (7) :
− Chez les sujets hypodivergents l’os est plus dense, et les forces occlusales engendrées par
les muscles assurent un ancrage naturel important dans les trois sens de l’espace.
Il s’agit de l’ensemble des limites que l’enveloppe fonctionnelle impose aux déplacements
des dents en fonction de ses caractères propres, de sa tonicité, et des comportements
habituels.
Les arcades sont placées de telle manière qu’il y a un équilibre entre les pressions
musculaire internes et externes. (23)
C’est le couloir dentaire de CHATEAU. Des lèvres minces et tendues s’opposent bien plus aux
mouvements de torque linguo-vestibulaire des incisives inférieures que des lèvres atones.
13
C’est un facteur de récidive important à prendre en compte dans les objectifs de
traitement.(8)
14
Chapitre III : Ancrage actif
C’est l’ancrage mécanique produit par les dispositifs orthodontiques afin d’éviter le
déplacement des dents d’ancrage.
Cet ancrage a pour but de réduire au maximum la force de réaction qui s’exprime lors de
l’application d’une force : c’est le control de l’ancrage.
Il peut être renforcé ou préparé par différents moyens dont le but est d’éviter le
déplacement des dents d’ancrage.(5)
Les différentes résistances des ancrages :
Ils peuvent être classés suivant les besoins de traitements ; en fonction des objectifs, quatre
types d’ancrage peuvent être prévus :
Aucun moyen d’ancrage ajouté aux dents n’est prévu, les dents postérieures peuvent se
mésialer .Ainsi le plan de traitement prévoit que ces dents postérieures peuvent se mésialer
de la moitié ou plus de l’espace d’extraction si une avulsion est prévue.
b- Ancrage modéré :
Figure 2.4 : Arc de Nance Figure 2.5 Arc lingual pour mesialage de47 à la palce de 46
15
Figure2.6 : Arc lingual pour distalage de la 33
c- Ancrage maximum :
Dénommé également« ancrage critique ». Ex : cas de classe ll squelettique maxillaire initiale.
Après extraction des premières prémolaires maxillaires, la première molaire maxillaire doit
conserver impérativement des relations de classe ll correctement inter-cuspidées avec
l’antagoniste.
En fin de traitement, les canines présentent, dans ces conditions, des relations de classe l.
Les rapports molaires sont en relation de classe ll thérapeutique (fig. 2-7)
L’ancrage sera donc « renforcé » par le port d’un dispositif extra oral ou/et de tractions
élastiques intermaxillaires. (5)
d- Ancrage absolu :
Un ancrage absolu est totalement immobile en présence de forces orthodontiques. Très
intéressant en orthodontie, procuré par des mini-plaques ou des mini-vis qui permettent
d’éviter tout déplacement non souhaité des dents. Donc, lors de l’établissement d’un plan
de traitement, il faudra déterminer l’ancrage nécessaire pour la correction de la
malocclusion et d’évaluer sa fiabilité. (5)
16
d-1-Dents ankylosées :
C’est la fusion anatomique du cément et de l’os alvéolaire. Elle peut être totale, avec
disparition de l’espace ligamentaire, ou partielle. Elle entraîne l’impossibilité totale de
mouvement, spontané ou provoqué de la dent ankylosée.
Tout mouvement orthodontique est impossible sur une dent ankylosée, et aboutit à la
déformation de l’arcade d’ancrage si la traction mécanique persiste.
La majeure partie des dents ankylosées, sont enclavées ou incluses et donc inaccessibles.
Dans le cas contraire, selon la situation et les besoins d’ancrage, on pourra différer l’avulsion
pour renforcer l’ancrage. (23)
Ce sont des systèmes d’ancrage squelettique; qui constitue une alternative aux ancrages
conventionnels, il utilise les implants ostéo-intégrés à la place des dents.
Leurs indications principales sont les cas d’édentement par agénésie ou extraction. Depuis
quelques années, en parallèle avec l’explosion de l’implantologie, les indications
orthodontiques des implants se sont diversifiées : orthodontie pré prothétique, déficit de
l’ancrage dentaire en cas de parodonte compromis, mise en place de dent incluse. L’intérêt
des implants est qu’ils ne provoquent pas de perte d’ancrage. (24)
d-3-Mini-vis et Mini-plaques :
17
Figure 2.8 Typologie hyperdivergnete Figure 2.9 Typologie hypodivergnete
1-ANCRAGE ACTIF INTRA-ORAL :
On peut renforcer l’ancrage dentaire en plaçant sur l’arc des ressorts fermés dans les
espaces inter dentaires, qui permet de solidariser, par exemple, les incisives inferieures pour
la réouverture de l’espace dévolu à la canine (fig.2-10) à l’aide d’un ressort ouvert actif. (5)
Les arcs pleine taille de section rectangulaire interdisent tout déplacement vertical, mésio-
distal ou vestibulo-lingual isolé.
1-1-3− Sectionnels :
18
1-1-4- Quad-Hélix :
Ce système se place à l’arcade maxillaire ; c’est un appareil fixe ou amovible relié à deux
bagues molaires. Ce dispositif comporte une spire à
chaque angle.
de Ricketts. (12)
Indication:
- Réalisation une disto lingo rotation molaire.
- Expansion maxillaire.
- Moyen d’ancrage molaire
- Dispositif de contention après l’expansion maxillaire.
- permet d’obtenir une expansion au niveau des molaires, prémolaires canines,
augmentent ainsi le périmètre d’arcade
Utilisation :
Il induit une adaptation plus physiologique des tissus suturaux et peut être utilisé en denture
temporaire, mixte ou permanente. (8)
Activation :
La première activation correspond à une ouverture de 8mm au niveau des bras latéraux du
quadhélix, et son scellement forcé au niveau molaire.
- Soit, en descellant les bagues pour une nouvelle ouverture des bras.
- Soit en bouche à l'aide de la pince 3 becs, qui sera appliquée sur la partie centrale et
latérale du dispositif.
19
- Durée du port : La durée totale d’expansion ne dépassera pas trois mois. (7)
Ce dispositif fixé passif ou actif, reliant transversalement les faces palatines des premières
molaires, il est constitué par un fil rond de fort diamètre, ajusté à quelque distance de la
voûte palatine, comme il peut être soudé ou de préférence démontable Permet les
déplacements des molaires dans les trois sens de l’espace. Correction des rotations molaires
symétriques ou asymétriques, avec un dispositif multi attaches. (7)
Indications:
- Augmentation de diamètre transversal du maxillaire
- Correction d’une lingocclusion bilatérale
- Amélioration de la ventilation nasale
- Déplacement des molaires dans les trois sens de l'espace.
- Augmente l’ancrage molaire sup. dans le sens transversal.
- Sert d’appareil de contention après expansion maxillaire
- Amélioration des fonctions :
1. Rééducation de la déglutition primaire arcade serrées et
masticotherapie.
2. Traitement des obstructions des voies aériennes supérieur
3. Rééducation de la ventilation nasale.
Utilisation :
Le transpalatin peut être indiqué dans les cas de recul asymétrique des molaires, on a
vu précédemment l’activation en « V asymétrique » dans la dérotation unilatérale.
20
Figure 2.12 Situation de « relation en escalier » associée aux forces
L’activation de « relation
extra-oralesen escalier » peut aussi être indiquée à ce propos, obtenue
(FEO).
Les forces horizontales générées vont être plus importantes que dans la situation de
« V asymétrique ».
Figure 2.13 Distalisation molaire unilatérale dans un cas de classe II, subdivision gauche.
Il convient néanmoins de contrôler la force mésiale par l’adjonction d’une force
extraorale , ou l’utilisation d’une minivis d’an- crage. Il est à noter également qu’une
force extra-orale seule n’est pas indiquée pour un recul molaire unilatéral. Les forces
distalantes générées seront symétriques et vont déstabili- ser la classe I molaire
précieuse du côté normal. Le transpalatin n’a pas son égal pour orienter le
système de force du côté désiré. (6)
C’est un arc palatin de 9/10 soudé aux bagues des premières molaires supérieures ,
comporte ou non des spires postérieures, et on peut lui ajouter une plaque de résine dans sa
partie anterieure. Il augmente l’ancrage des molaires
21
Figure 2.14 Arc de Nance
Elle peut être à boucle antérieure ou postérieure. Il renforce l’ancrage vertical par appui
lingual.
1-1-8- Lip-bumper :
Cet appareillage est mis en place afin de supprimer l’action de l’orbiculaire des lèvres sur les
incisives ; ayant alors pour conséquence une version vestibulaire des incisives. Par ailleurs, la
contraction des muscles va exercer une pression sur la partie antérieure du lip-bumper qui
va se transmettre aux dents d’ancrage postérieures, provoquant ainsi leur déplacement
distal. Le lip-bumper permet également de renforcer l’ancrage des molaires inférieures
quand on a en plus la présence de forces inter-maxillaires de classe II. Le lip-bumper
inférieur amovible nécessite toutes fois la coopération de l’enfant. (12)
Indication :
- C'est un dispositif amovible destiné à augmenter le périmètre d'arcade, grâce à la
pression exercée par la lèvre inférieure.
- Il peut donc servir, entre autres, de mainteneur d'espace ou d'ancrage en méthode
multiattache.
22
Utilisation :
23
Pour éviter cette récidive ,des appareils comme le régulateur myofonctionnel de
Fränkel et le lip bumper ont été développés pour permettre une expansion de
l’arcade dentaire grâce à des écrans qui écartent les joues de la dentition tout en
favorisant l’adaptation des tissus mous, offrant ainsi une meilleure stabilité à long
[Link] a été démontré lors d’une étude sur les changements de la pression labiale
et jugale ,associé au traitement par le lip bumper durant une période de 8mois , que
la pression des tissus mous augmente dés la stimulation de l’expansion de l’arcade.
Mais elle commence à diminuer après un mois de traitement jusqu’à même devenir
inferieur à la pression initiale, indiquant un phénomène d’adaptation des tissus mous
qui se traduit par l’élongation des muscles impliquées ou la migration de leur
insertion osseuses. (13)
1-1-9-Arc lingual :
C’est un appareil d’ancrage qui relie les deux premières molaires définitives en prenant
appui sur les faces linguales des incisives.
Indication
Ce dispositif maintien de manière passive la longueur d’arcade en neutralisant la
migration mésiale physiologique des premières molaires définitives lors de la
transition de la denture mixte à la denture permanente.
En raison des nombreux changements associés au développement dentaire qui
peuvent affecter les dimensions d’arcade, il est préférable d’utiliser ce dispositif en
phase terminale de la denture mixte ; après l’éruption des premières prémolaires ; à
moins que la perte prématurée d’une canine temporaire n’oblige à intervenir plus
précocement.
Ce système d’ancrage présente toutefois le risque de provoquer une légère
vestibulo-version des incisives mandibulaires. (5)
Utilisation : (17)
Utilisation passive : Il est fréquemment utilisé comme un mainteneur d'espace pour
les dents inférieures. Il peut également être utilisé pour stabiliser la position molaire
dans le but d'éviter les effets secondaires qui peuvent avoir lieu au cours de la
thérapie orthodontique. En tant que
mainteneur d'espace, L’arc lingual est
fréquemment utilisé dans les cas où une perte
précoce de la seconde molaire décidue a lieu.
Utilisation active: s'il est amovible, peut
également être activé afin d'obtenir des
mouvements molaires dans les trois plans de
l'espace. Arc lingual est plus fréquemment
activé pour augmenter ou réduire la distance
inter-molaire et faire tourner les molaires.
Figure 2.17 Arc lingual
24
1-1-10-Pendulum :
Les implants standards posés dans un but prothétique ont été initialement exploités en
orthodontie. Ces implants furent tout d’abord utilisés comme ancrage orthodontique. Une
fois le traitement orthodontique achevé, ils furent rendus à leur usage prothétique initial.
Dans un développement ultérieur, des implants standards supplémentaires furent placés
dans les zones rétro-molaires afin de servir d’entité d’ancrage d’appoint. Dans tous les cas, la
mise en fonction de l’implant à visée orthodontique était différée de 4 à 6 mois afin
d’obtenir l’ostéo-intégration.
L'objectif des implants conventionnels est de fournir l'ancrage nécessaire d'une part au
traitement orthodontique et d'autre part aux reconstructions prothétiques. (24)
25
1-2 Ancrage orthodontique inter-arcade :
Les élastomériques : TIM II, TIM III, verticaux. Peuvent servir à mobiliser toute
l’arcade antagoniste, tout comme elles peuvent aussi réduire la RM mobile
antagoniste.
Élastique croisé :
Depuis leur invention en 1905 par Herbst, ils ont connu une phase de popularité suivie
d’une phase d’abandon pendant près de 40 ans. C’est avec Pancherz que les bielles sont
réapparues.
• les appareils fixes parmi lesquels les bielles de Herbst sur bagues ;
- les bielles de Herbst sur gouttières (rappelons que les gouttières peuvent être scellées
et donc fixes) ;
C’est à Mac Namara et Howe que l’on doit le type amovible de cet appareil.
• une gouttière maxillaire en résine auto-polymérisable dans laquelle est incorporé un fil
métallique de renfort. Elle peut être totale ou partielle laissant libre les incisives
centrales et latérales. Elle englobe toutes les dents et s’étend de part et d’autre de la
gencive marginale libre vestibulaire et palatine.
Des auxiliaires peuvent être adjoints comme un disjoncteur, une barre transpalatine ou
des tubes vestibulaires pour permettre le port d’une force extra-orale ;
27
Figure 2.23 Propulseurs rigidesde Herbst
• deux bras télescopiques reliant les deux gouttières et constitués chacun par un tube,
une bielle, deux pivots et deux vis.
Les pivots doivent être positionnés en respectant les contraintes de parallélisme des
bielles, pour leur permettre des mouvements de latéralité suffisamment amples et aisés.
Les vis assurent le maintien des bras télescopiques sur les pivots et empêchent leur
glissement. Cependant les tubes peuvent tourner librement autour de leur point
d’attache(3);
• les pivots sont reliés au fil de l’armature par une encoche qui glisse dans le renfort ;
• la cire de propulsion est enregistrée avec une propulsion ne dépassant pas 4 mm. Il est
préférable de prendre une cire en relation centrée afin que le technicien puisse
reproduire la quantité de propulsion et vérifier la symétrie du réglage des bielles à droite
et à gauche.
Les gouttières peuvent être réalisées à l’aide d’un appareil à thermoformer. Amoric (13)
en 1989 décrit son propulseur amovible thermoformé à bielles de Herbst.
Des forces d’ingression et distalantes sont appliquées sur l’arcade maxillaire alors que
des forces ingressives et mésialantes sont appliquées à l’arcade mandibulaire.
28
Dans les cas de vestibulo-version des incisives maxillaires, il est possible de dégager la
résine en regard des incisives maxillaires.
Mode d’utilisation. Les gouttières peuvent être temporaire- ment collées en cas de
mauvaise coopération ou si des auxiliaires sont rajoutés (vérin, arc transpalatin....) (13).
La quantité de propulsion initiale ne doit pas dépasser 3 à 4 mm afin de réduire les effets
dento-alvéolaires de l’appareil, les problèmes de mastication et les douleurs musculaires.
Des tubes de 2 à 3 mm sertis au piston sont rajoutés toutes les 6 semaines jusqu’à
l’obtention de rapports dentaires surcorrigés.
29
2- Ancrage actif extra oral:
HISTORIQUE :
L’emploi de l’ancrage extra-buccal remonte à 1802 par CELLINI et FOX ; L’ancrage occipital
par KNEISEL en 1822 puis par KINGSLEY en 1866.
Les traitements par fronde mentonnière ont été utilisés dès 1841 par GUNNELL et modifiés
par WESTCOTT en 1844
En 1947 KLOEHN a publié la technique d’utilisation de l’arc extra-oral à traction cervicale.
MERRIFIELD et ROSS ont étudié les avantages de cet appareillage.
CERVERA a développé en 1968 le C Modeler.
HICKHAM la FEO appliquée à un arc Edgewise.
1904 JACKSON propose une armature pour protracter le maxillaire puis DELAIRE avec la
collaboration de VERDON 1969 « masque facial de Delaire ».
Ces dispositifs prenant appui en dehors de la cavité buccale, il n’existe pas de forces
réciproques créées au niveau de l’arcade dentaire. (5)
Il est d’une grande fiabilité mécanique du fait de sa grande surface d’appui et de celui
d’utiliser des forces importantes.
C’est un ancrage maximum : il réalise l’ancrage de la force motrice sur une surface
indéformable.
Son intérêt est de reporter l’ancrage à l’extérieur de la cavité buccale pour pouvoir utiliser
des forces importantes. Nous citerons comme exemples les moyens suivants :
Imaginé en 1969 par Delaire et mis au point avec la collaboration de Verdon, le masque de
Delaire est pour la plupart des auteurs le traitement interceptif de choix pour les classes III. Il
peut être utilisé dès 4 ans selon la maturité de l'enfant (9).
30
C’est un appareil qui prend appui au niveau dentaire par l’intermédiaire d’élastiques
puissants et au niveau de la face sur les zones fronto-mentonières La force délivrée est de
1000 à 1500 grammes ; le port est de 14heures par jour.
Le masque est une force extra-orale relativement lourde, postéro-antérieure, qui comporte :
un élément intra-buccal, divers procédés pouvant être utilisés :
– un double arc scellé sur les secondes molaires temporaires ou sur les premières molaires
permanentes maxillaires,
– ils se composent d'un appui frontal et d'une mentonnière, cette dernière ne doit pas avoir
d'appui au niveau du sillon labio-mentonnier ; les tractions élastiques :
– elles constituent la force motrice de l'appareil. Les élastiques sont tendus des crochets du
masque aux crochets de la gouttière,
– la direction de traction doit être oblique en bas et en avant. L'intensité des forces doit être
comprise entre 800 et 1500 g selon les cas. (13)
Mode d'action :
31
Une traction antérieure et une bascule antérieure du maxillaire ; il y a donc un changement
d'orientation du maxillaire par rapport à la base du crâne ; au niveau de la mandibule, un
léger abaissement et un recul avec parfois une petite augmentation de la hauteur faciale
antérieure ; une modification de l'orientation du plan d'occlusion, fonction de la direction de
traction ; selon Raymond, il faut obtenir une bascule horaire du plan d'occlusion par
ingression des molaires supérieures et égression relative des molaires inférieures ; au niveau
de l'arcade alvéolo-dentaire maxillaire, un glissement mésial (effet tiroir) sur la base
maxillaire avec vestibulo-version des incisives; au niveau de l'arcade alvéolo-dentaire
inférieure, un glissement distal par rapport à la base osseuse mandibulaire. (3)
32
Figure 2.26 : Masque de Delaire. C et D. À tige médiane(9)
Utilisation :
Contrôle vertical :
Comme pour toute force extra-orale, le type de bascule du plan palatin et du plan
d'occlusion dépend de la direction de traction.
Au fur et à mesure, l'arc palatin s'abaissant dans sa partie antérieure, une plicature en avant
de la molaire doit être réalisée pour réappliquer l'arc. (3)
Selon Raymond, la finalité de cet appareil est de donner au plan occlusal une orientation
compatible avec l'exercice de la mastication physiologique. L'avancée du maxillaire par
traction sur masque de Delaire est un des moyens permettant d'obtenir la rotation horaire
du plan occlusal. Celle-ci provient de l'égression des molaires inférieures et de l'ingression
relative des molaires supérieures. Elle est obtenue par des meulages sélectifs réalisés sur la
gouttière. (7)
Contrôle transversal :
Une disjonction transversale préalable ou concomitante peut être réalisée. Raymond utilise
systématiquement des gouttières munies d'un disjoncteur. (7)
Élastiques de traction
Il s'agit de forces lourdes intermittentes orthopédiques pouvant aller jusqu'à 1500 g, le plus
souvent elles se situent entre 800 et 1000 g (400 à 500 g par côté). Chez l'enfant de 5 ans, la
force est plus faible, environ 150 à 200 g de chaque côté. Dans tous les cas, l'intensité des
forces est à moduler en fonction du cas et du sens clinique. L'appareil doit être porté 12 à
14 heures par jour. (9)
Indications :
Il peut être utilisé dans les cas de fentes labio-alvéolo-palatines ; il vaut mieux dans ces cas
utiliser un ancrage fixe indépendant sur chacun des fragments.
L'utilisation des mini-vis d'ancrage peut être un ancrage intéressant pour une traction
antéro-postérieure du maxillaire. (7)
Principes généraux :
• Doivent être placées au moment de la croissance pour bénéficier au maximum des ses
potentialités
34
Les différents types de F.E.B : (13)
Traction basse (appui cervical) :
Elles sont indiquées dans les cas de classe 2 division 1 ou cas de classe 2 division 2, où l’on
désire l’ouverture de l’articulé avec rotation mandibulaire.
• Egression molaire.
En règle générale, les FEB sur molaires supérieures sont indiquées dans les cas de CL II/1,
CL II/2.. CL I (ancrage).
-Avant que les canines et molaires temporaires ne donnent le moindre signe de mobilité.
-En cas de malocclusion de Classe II division (1), quand les molaires supérieures sont
profondément cariées.
-Dans les malocclusions de Classe II division (1), particulièrement graves même si les
molaires sont saines. (12)
Traction cervicale:
Indications :
35
-Contre- indication:
Traction horizontale:
Elle a pour effet principal une action distalante, donc elle trouve son indication dans le recul
des molaires avec espoir de ne pas modifier la dimension verticale du patient.
Chaque fois que l’on veut maintenir l’ancrage postérieurement avec l’espoir de ne pas
changer la dimension verticale squelettique du patient. (12)
Traction verticale:
-Pour combattre certains effets des arcs d’ingression incisive ou d’élastiques intermaxillaires.
En denture mixte:
Leur usage précoce est de plus en plus préconisé par différents auteurs (KLOENH, GRABER,
RICKETTS)
- Contre-indications :
Cas de classe 2 en deep-bite (D.V. diminuée) avec ou sans supraclusion incisive. (12)
Utilisation :
36
- HAAS l’utilise chez l’adulte et la maintient jusqu’a24, 26 ans dans les cas de
traitement orthopédique(8).
- FUNK conseil avant l’utilisation des FEB de Faire un diagnostic complet Commencer
au cours de la croissance optimale Entreprendre plus tôt les cas compliqués ; Certains
auteurs préconisent de laisser le FEB comme contention. (11)
- Ackermann: 900 à1400 gr; Damon; 1500 gr; Haas: 1500 à2000 gr effet orthopédique. (5)
- F>400gr suffit à arrêter le mouvement mésial des molaires, donc il existe deux types de
forces:
- Forces lourdes : 600 à 1500 gr mouvement orthopédique commencer par des F légères
puis augmenter graduellement au cours de 2eme 3eme visite.(31)
Durée de port:
37
f.1. La fronde occipito-mentonnière horizontale :
Indication
- CL III deep bite
- Contre indication:
- open bite
Indications
CL I ou II avec excès vertical; Combattre l’ouverture d’articulé Figure2.29 : Fronde à traction verticale
(11)
lors de l’utilisation de TIM. (9)
Contre indication
Utilisation :
- Force:150g à300 gr au début puis500gr
- Indiquée dans le traitement précoce des proglisssemnet 3 à 6 ans (interrompre au
bout de 6mois).
- Traitement précoce des CL III par prognathie mandibulaire.
- Contention après correction
- Control de la croissance verticale de la face (9).
38
3- Des notions sur l’ancrage :
3-1-Notion de perte d’ancrage :
Si l’ancrage est insuffisant, des relations de classe II canine exagérées et un surplomb
excessif persistent à la suite d’une perte d’ancrage (fig. 1-1), en prenant un exemple : à la
suite d’un traitement orthodontique avec extraction de quatre prémolaires, des relations de
classe II persistent .Cela peut se produire également lors du recul en masse des incisives
maxillaires : les molaires se mesialent, contrairement à l’objectif de translation distale des
incisives.
Cela peut advenir aussi après un recul molaire en classe I à l’aide d’un distaleur
automatique : une récidive des relations de classe II après distalage des prémolaires peut se
produire en raison d’un ancrage insuffisant.
La perte d’ancrage peut être « délibérée » après extraction de quatre prémolaires aux deux
arcades. Après ces avulsions, il peut être nécessaire de mesialer les premières molaires
mandibulaires pour obtenir une classe I molaire.
L’ancrage sera constitué, dans ces conditions, par les six dents antérieures, renforcé par des
tractions élastiques intermaxillaires. Cela n’est pas toujours suffisant, si le port des
élastiques par le jeune patient est inconstant. La coopération sera donc décisive pour le
succès de la thérapeutique. (5)
En fonction des objectifs de traitement, l’orthodontiste doit respecter des règles précises
afin d’éviter les récidives. La thérapeutique se doit de contrôler la position d’équilibre
fonctionnel des dents dans les 3 sens de l’espace. Chaque phase thérapeutique devra
respecter ces exigences. Pour cela, le contrôle de l’ancrage devra être strict et efficace dans
les 3 sens de l’espace : transversal, vertical, et sagittal. (17)
Pour pouvoir prévoir les réactions de l’ancrage aux forces appliquées, la céphalométrie va
permettre de préciser le diagnostic. Ainsi, elle est un outil précieux, bien qu’examen
complémentaire de l’examen clinique, qui va permettre de déterminer la position des dents
dans l’espace avant, pendant, et après traitement, et ce dans les 3 sens de l’espace si un
dossier tridimensionnel a été établi. Les analyses angulaires vont permettre de déterminer la
position des dents dans l’espace ; les analyses architecturales vont préciser les rapports
dento-maxillaires et inter maxillaires. En utilisant quelques mensurations sur les clichés
téléradiographiques, la céphalométrie va permettre de poser le diagnostic des
dysmorphoses squelettiques, de DDM, et la situation spatiale de toutes les dents :
39
Dans le sens transversal :
Quelques analyses étudient la position des dents dans le sens transversal, en utilisant
les clichés frontal et/ou axial : on peut citer les analyses de RICKETTS, SASSOUNI,
BOUVET…
40
Chapitre IV: évolution d’ancrage
Les orthodontistes disposent de plusieurs solutions afin de contrôler les forces de réaction:
- Augmenter le nombre de dents dans l'unité d'ancrage,
- Placer les dents d'ancrage dans une position telle qu'elles résistent aux forces qui tendent à
les déplacer, Renforcer l'ancrage par une force extra-orale.
1-1-Technique de TWEED
1-2-Technique de BEGG
Il n'y a pas de préparation d'ancrage mais un contrôle permanent de celui-ci tout au long du
traitement en fonction des objectifs.
BEGG utilise des forces légères, continues, différentielles exclusivement intra-orales
provenant d'arcs en fil australien et d'élastiques. Les déplacements dentaires ne sont pas
obtenus par des mouvements de translation, mais par des mouvements de version suivis de
redressement.
BEGG refuse toute distalisation thérapeutique. Le choix de ne pas contrarier la migration
mésiale des dents a fait rejeter par BEGG l'utilisation des forces extra-orales.
1-3-Technique de RICKETTS
2- Ancrage squelettique :
2-1-Implants palatins : (20)
Les implants palatins sont ostéo-intégrés et peuvent être reliés aux dents du segment réactif
par un arc transpalatin, offrant ainsi un ancrage orthodontique absolu. Ils ne sont mis en
place que dans des buts orthodontiques et ils sont retirés à la fin du traitement
orthodontique.
42
L'implant palatin est un petit implant en titane composé de plusieurs parties:
- le corps implantaire endo-osseux,
- le col transmuqueux,
- le pilier. (21)
- Ajustement de l’arc transpalatin ;
-> Technique standard au laboratoire :
43
- Ni mobilité ni déplacement des mini-implants ne sont présents pendant la durée de
cicatrisation et la période de charge. De plus, une apposition osseuse marginale est induite
autour des mini-implants implants chargés.
-Les mini-implants peuvent supporter les forces orthodontiques malgré un temps de
cicatrisation relativement faible.
-Les Mini-implants sont stables mais le temps d'expérimentation reste court (3 mois). (21)
Les mini-vis sont des dispositifs qui procurent un point d’ancrage squelettique temporaire
(de 4 à 12 mois) au maxillaire ou à la mandibule, permettant des mouvements
orthodontiques de type mésialisation, distalisation, ingression, égression ou inclinaison.(17)
44
-le choix du matériau constituant la mini-vis :
-les mini-vis en acier chirurgical :
Avantage de l’acier pour le praticien :
- La résistance mécanique est augmentée par rapport aux alliages de titane mais les vis
en titane plient plus facilement que les vis en [Link] vis en acier se cassent au-delà
d’une certaine déformation ;
- Pas d’ostéo-intégration possible.
Désavantage de l’acier pour le fabricant :
-il est plus facile d’usiner une mini-vis en titane qu’en acier
-en termes de cout, l’alliage en titane est plus cher qu’un acier inoxydable.
2. Physiologiques :
- Forme atraumatique pour les tissus mous et évitant l’accumulation de plaque bactérienne
- Le matériau utilisé doit être biocompatible et éviter la corrosion.
- Il n'est pas nécessaire que les mini-vis soient ostéo-intégrées pour être utilisées.
3. Pratiques :
- Protocole de mise en place chirurgicale simple, accessibilité de la connexion avec
le système de traction. Les vis sont mises en place selon une procédure chirurgicale stérile
sous anesthésie locale.
- La mise en place des mini-vis est temporaire ; celles-ci seront retirées après utilisation dont
la durée est en moyenne de 3 à 8 mois.
45
- La dépose de la vis après son utilisation est facilitée par un faible taux d'ostéo-intégration.
(23)
L’ancrage direct :
C’est l’application directe de la force à une dent ou un groupe de dents. (5)
C’est utiliser une dent ou un groupe de dents solidarisé et stabilisé par une mini-vis pour
servir d’ancrage, il nécessite moins de force et ménage ainsi la stabilité de la mini-vis.
Exemple de l’efficacité d’un ancrage indirect par mini-vis par rapport à un ancrage dentaire.
46
2-3- Les mini-plaques d’ancrage :
Il ne s’agit donc plus de renforcer l’ancrage, mais de bénéficier d’un ancrage absolu
permettant d’appliquer des forces sans risque de perte d’ancrage.
En orthodontie, ces mini-plaques peuvent être utilisées chez l’adulte comme moyen
d’ancrage pour déplacer les dents à l’aide de ressorts de traction accrochés sur un dispositif
multi-bracket, sans aucun déplacement parasite des dents d’ancrage.
, la sélection de la longueur adéquate des mini-plaques d’ancrage en titane étant faite sur la
radio panoramique, entre site d’implantation et denture-plaque à fixer avec trois vis sur le
contrefort zygomatique.
Ces mini-plaques de 2mm d’épaisseur peuvent être courbées et ajustées pour assurer une
bonne adaptation à la morphologie osseuse externe de la corticale.
-Définition :
Le skeletal anchorage system est une mécanique de distalage associée à un ancrage osseux
par miniplaque, assurant un ancrage absolu chez l’adulte. Il est possible, avec ce procédé, de
déplacer distalement ou mésialement les molaires maxillaires en combinant SAS et dispositif
multi-bracket.
47
Figure [Link] en masse des dents cuspidées
par accrochage entre la canine et le crochet du
SAS, après avulsion de la dent de sagesse. (5)
Le corps : constitué d’une plaque en titane avec trois trous pour le passage des vis de
fixation. Les mini-vis utilisées pour cette fixation ont un diamètre de 2 mm et une
longueur variée en fonction du site de placement.
Le bras : constitue la portion transmuqueuse et est disponible en trois longueurs, du
trou médian au premier crochet d’ancrage.
La tête : fait émergence dans la cavité buccale. Elle comporte trois crochets dans le
sens vertical, permettant un ajustage à la demande de la traction orthodontique.
-La traction orthodontique sera appliquée trois semaines après l’implantation sans attendre
l’osteo-intégration de la vis ou de la Mini-plaque
L’ancrage osseux de type « Bollard » est proposé par H. De Clerck « afin de palier
toutes les insuffisances des ancrages temporaires en orthodontie. » il une alternative
fiable et simple à mettre en œuvre et par ailleurs confortable pour les patients, dans
de nombreuses situations cliniques :
-Il permet de supprimer les forces de réaction à la suite de l’application d’une force
orthodontique sur les dents d‘ancrage ;
-La coopération du patient est limitée pour atteindre les objectifs de traitement ;
48
-Pas de risques de lésions des nerfs ou d’autres structures anatomiques ;
*DESCRIPTION :
Ce système permet de recevoir des fils orthodontiques en acier, jusqu’à une section ronde
de 1,1 mm ou une section carrée en 0,8 mm. (5)
Sites d’implatation :
49
Chapitre V : Indication et Utilisation d’Ancrage
1-Ancrage conventionnel :
Les dispositifs conventionnels utilisés en orthodontie comme ancrage ont pour objectif
de « renforcer » la résistance naturelle des dents à une force, jusqu’à un certain point, et de
prévoir des dispositifs ou des réglages sur l’appareil multibracket destinés à augmenter le
degré d’ancrage. (5)
1-1-1-Maintien d’espace :
Les mainteneurs d'espace sont utilisés soit en cas de perte prématurée d’une dent
temporaire afin de permettre la bonne éruption de la future dent permanente (Arc de
Nance), soit pour éviter le déplacement des dents sur l’arcade après une extraction, soit en
cas d'absence d'une dent. (17)
1-1-2-Renforcement d’ancrage :
Pour tout déplacement orthodontique voulu dans une direction donnée, ii faudra tenir
Compte de l’existence d'une force indésirable de même grandeur de direction et de sens
opposé qui devra être contrôlée par l'orthodontiste. l'établissement de l'ancrage
orthodontique est encore plus compliqué quand des dents existantes sont insuffisantes en
nombre et en qualité, ce qui exige ainsi un système de contrôle mécanique plus sophistiqué.
L'arc transpalatin est un accessoire thérapeutique de réalisation et de manipulation simple,
mais d'une grande efficacité s'il est utilisé avec précision. L'arc transpalatin peut être utilisé
de façon passive, comme renfort d'ancrage postérieur pour éviter ou limiter les
mouvements parasites liés aux thérapeutiques fixes vestibulaires. (6)
La mise en place d’une dent incluse sollicite fortement le point d’ancrage de la traction. Un
dispositif pouvant résister à la traction doit donc être mis en place.
En technique multi-attaches, plusieurs possibilités peuvent être envisagées pour assurer cet
ancrage:
50
-Mise en place d’un dispositif d’ancrage fixe :
Arc transpalatin
Arc de nance
Mini-vis d’ancrage
51
2-Ancrage squelettique :
Indication :
Les dispositifs d’ancrage squelettique evolutionnel s'adressent aux patients
nécessitant une correction orthodontique avec :
-Un potentiel d'ancrage affaibli : absence d'une molaire d'ancrage au sein de l'unité
d'ancrage, et/ou un parodonte réduit,
-Un ancrage extra-oral refusé pour des raisons esthétiques et sociales.
-L'âge du patient :
-Sites d’insertion :
De manière générale, les sites d'insertion des dispositifs d’ancrage squelettique sont choisis
individuellement en fonction :
- Au niveau palatin
Selon l'étude de WEHRBEIN et coll. (22), la mesure clinique de la quantité d'os palatin
disponible (mesurée par sondage du lit implantaire) est supérieure de 1 à 2 mm à la mesure
céphalométrique (mesurée sur téléradiographie de profil). Une analyse céphalométrique
préopératoire est indispensable pour le choix du site d'insertion et la longueur de l'implant.
Cependant, l'analyse par téléradiographie de profil limite le choix des sites d'insertion.
WEHRBEIN et coll (21). S’intéressent exclusivement à la région moyenne médiane palatine.
BERNHART (21). Préconise un scanner dentaire à faible dose afin d'élargir les différentes
possibilités d'insertion dans les régions paramédianes palatines.
- la morphologie du palais :
52
-Structures anatomiques environnantes :
-au maxillaire :
Annexe 3 : Sites d'insertion maxillaires des implants limités à la durée du traitement orthodontique en fonction des déplacements dentaires souhaités
-A la mandibule :
Annexe 4 :.Sites d'insertion mandibulaires des implants limités à la durée du traitement orthodontique enfonction des déplacements dentaires souhaités
53
Contre-indications locales (23)
- Risque d’ostéoradionécrose
- Qualité et quantité osseuses insuffisantes
- Parodontite non stabilisée. Largeur d’os inter-radiculaire insuffisante.
- Pathologie des muqueuses buccale : lichen plan, kératose.
- Obstacles anatomiques : - Sinus maxillaires
- Paquets vasculo-nerveux palatins
- Nerf mandibulaire en particulier au niveau du foramen
mentonnier.
- Hygiène défectueuse
Les implants palatins sont essentiellement indiqués pour un ancrage maximal. On distingue
des indications relatives et des indications absolues. Les indications relatives sont les cas où
les implants palatins sont une alternative aux appareils dits intra-oraux ou extra-oraux. Les
indications absolues sont les cas où les appareils intra- ou extra-oraux sont utilisés sans
succès avec perte résultante d’ancrage.
Les implants palatins sont utilisables en vue de:
54
Figure 4.2 Chargement indirect d’un implant palatin pour écarter les
molaires droites et corriger une asymétrie dentaire. Un fil d’acier
inoxydable de 0,44 in est soudé à la coiffe de l’implant et fixé à la
première prémolaire supérieure gauche. Un tube de force extra-orale
cervicale est soudé à la bande sur la 1re molaire supérieure droite. Le
ressort enroulé ouvert qui peut être activé par une vis montée sur le
fil crée une forced’écartement de 150 g par l’intermédiaire du centre
re
de résistance de la 1 molaire supérieure droite pour produire une
translation.
• chez les patients partiellement édentés, du déplacement du point d’application des forces
orthodontiques dans la région postérieure de telle façon que les dents antérieures puissent
être déplacées dans les trois dimensions ;
• de la stabilisation des dents (les canines ou les molaires, par exemple) au cours d’un
traitement avec des élastiques de classe II ou de classe III lorsque l’action des élastiques doit
être limitée à la mandibule ;
• de l’expansion bilatérale ou unilatérale du maxillaire chez les adultes .
Le volume osseux disponible dans le palais osseux détermine la possibilité d’utiliser des
implants palatins. Lorsqu’il n’est pas adéquat, médialement ou para-médialement, les mini-
plaques de titane en forme de I dans la région zygomatique, ou les mini-implants sont des
alternatives en vue d’un ancrage orthodontique dans l’os. (20)
2-2-Mini vis :
Indications squelettiques :
− Blocage des rapports inter-maxillaires post-chirurgie orthognathique.
− Orthopédie de classe II et III : ancrage osseux maxillaire et/ou mandibulaire.
− Disjonction maxillaire avec appuis osseux.
55
Indications dentaires :
-Sens transversal :
− Correction d’axes : contrôle du 3ème ordre
- Exo- / endo-alvéolie
-Sens vertical :
− Ingression : sourire gingival, égression à corriger, béance, hyper-divergence,
contrôle de la croissance alvéolaire verticale.
- Antérieure / postérieure
− Egression : fracture, inclusion, dystopie / ectopie.
- Antérieure / postérieure
-Sens sagittal :
− Distalisation ou mésialisation :
- Dents postérieures / antérieures
- Arcade complète / dent unitaire
− Redressement d’axe dentaire :
- Dent enclavée / mésioversée
- Préparation d’ancrage mandibulaire. (22)
2-3- Mini-plaques :
-le mésialage des premières molaires, en cas d’agénésie des deuxièmes prémolaires, etc.
En orthodontie, les mini-plaques peuvent être utilisées chez l’adulte comme moyen
d’ancrage pour déplacer les dents à l’aide de ressorts de traction accrochés sur un dispositif
multi-bracket, sans aucun déplacement parasite des « dents d’ancrage. (5)
56
2-4-Système d’ancrage squelettique « skeletal anchorage system » “SAS”:
Indications :
Patient adulte avec suffisamment d’espace pour les deuxième et troisième molaires.
Si nécessaire, en cas de DDM postérieure, il sera préférable d’extraire les dents de sagesse
ou bien, en cas de difficulté d’extraction de la troisième molaire, d’extraire les deuxièmes
molaires.
Applications cliniques :
- Distalage molaire pour une classe II promaxillie ou mésialage molaire pour une cl III
rétromaxillie
Indications :
- Recul en masse des dents antérieures, après extraction des premières prémolaires
- Distalisation des molaires supérieures, après germectomie ou extraction des 18 et 28, pour
des cas de classe II promaxillie, agénésie des 12 et 22 en classe II
57
nt Fig4.5 : ingression molaire réalisée.
Fig4.6 : indication de distalage des molaires (côté droit) Fig4.7 : indication de distalage des molaires (côté gauche).
58
Fig2-3 : vue occlusale
59
Fig4.13 : Recul des molaires terminé. Expansion par
Quad’heli
Cas clinique : Correction d’une Classe II unilatérale par recul molaire à l’aide d’une
mini-vis :
60
L’ancrage squelettique est assuré par des mini-vis permettant ainsi le recul des
molaires.
Apres deux mois de rééducation, les symptômes douloureux au niveau des
articulations temporo-mandibulaires ont disparu.
Afin d’améliorer les relations d’intercuspidation molaire et de rétablir la classe I
molaire droite, une mini-vis de diamètre 1,8mm, et de longueur 8,5mm est
positionnée dans la zone inter-radiculaire entre canine et première prémolaire droite
avec un angle de 75 degrés par rapport à l’axe vertical des dents. (24)
Le mini-vis est mis en charge immédiatement en commençant par des forces faibles
de 50 grammes puis augmentant progressivement jusque 150 grammes.
Un segment d’arc de taille .017 x .025 inch en acier est positionné entre la canine et
la deuxième molaire. La mini-vis est reliée à la canine par le biais d’une ligature
métallique permettant de renforcer l’ancrage de manière indirecte. Le recul des
molaires débute par la mise en place sur l’arc d’un ressort ouvert entre première et
deuxième molaire (A).
Parallèlement, la mini-vis est utilisée en ancrage direct grâce à un autre sectionnel
en acier de .017 x .025 inch reliant la mini-vis à la première molaire. Ce segment,
associé à un ressort ouvert délivrant une force de 100 grammes, permet de reculer
directement la première molaire (B).
Au cours du traitement, le recul des dents postérieures s’accompagne d’une légère
égression entrainant une petite augmentation verticale de l’étage inférieur par
rotation postérieure de la mandibule. Afin de la corriger, des déformations de
premier ordre permettant une légère ingression molaire ont été réalisées sur les
sectionnels en fin de traitement (E). (24)
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Fig4.15 : Photographies endobuccales et radiographie panoramique en cours de traitement (4)
La totalité du matériel est retiré une fois que la classe I molaire a été récupérée (D, E,
H). Un recul de la deuxième molaire a aussi été observé tandis que la distalisation de
la canine a été contrôlée grâce à la ligature de la dent avec la mini-vis assurant ainsi
un ancrage indirect. (23)
Le recul des molaires a été réalisé à l’aide d’arc sectionnels puis continus associés à
des ressorts ouverts. (Fig. 4.15 E).
Afin d’améliorer encore l’ancrage, un arc transpalatin a été positionné entre les deux
premières prémolaires controlatérales. (Fig. 4.15)
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Les photos et les radiographies de fin de traitement mettent en évidence le recul des
molaires et la création d’un espace suffisant pour remplacer la prémolaire absente
par un implant et une couronne. Les classes I canines et molaires ont été rétablies du
côté droit, et les lignes des milieux coïncident. (24)
63
Conclusion
Le but de ce travail était de faire le point sur les travaux actuels concernant les systèmes
d’ancrage et leurs indications et utilisations.
Dans la majeure partie des cas, l'ancrage biologique est insuffisant. Les orthodontistes
trouvent diverses solutions afin de renforcer cet ancrage. Ils augmentent le nombre de dents
dans leurs unités dentaires d'ancrage, ils placent les dents d'ancrage dans une position telle
qu'elles résistent le mieux possible aux forces qui tendent à les déplacer ou ils utilisent des
dispositifs extra-oraux.
Néanmoins, l'ancrage orthodontique traditionnel a des limites. Dans certains cas complexes,
l'ancrage est irréalisable par l'absence de piliers dentaires d'ancrage. Dans d'autres cas, la
perte de dents et/ou un parodontal affaibli réduisent les possibilités de l'ancrage. Pour finir,
certains dispositifs sont encombrants, inconfortables et inesthétiques, donc refusés.
Ces dernières permettent un ancrage absolu avec un contrôle mécanique plus fiable, une
réduction de la durée de traitement et une limitation d’apparition de mouvements parasites.
Par rapport aux mini-vis, les mini-plaques squelettiques présentent moins de risque
d’interférence avec les racines des dents à déplacer par leur fixation à distance de l'arcade
dentaire. Elles semblent offrir un ancrage plus fiable que les mini-vis quand des forces
élevées discontinues sont utilisées, dans les cas de fort décalage squelettique tel que des
forces orthopédiques. La pose des plaques est plus longue et plus invasive que celle des
mini-vis et nécessite les compétences d’un chirurgien pour réaliser un lambeau.
Elles sont plus inconfortables et présentent des suites post-opératoires non négligeables
pour le patient. Ainsi, on réservera l’indication des mini-plaques squelettiques pour des cas
orthodontiques difficiles avec des dysmorphyes importantes : les cas chirurgico-
orthodontiques et orthopédiques.
Avec Baron nous pouvons conclure que : ces ancrages sont un bond en avant technique et
conceptuel considérable mais il faut du temps pour que les travaux scientifiques soient
publiés et fassent autorité et que ces ancrages soient parfaitement compris et acceptés par
les praticiens pour une plus large application.
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Résumé :
Summary :
Orthodontic anchorage refers to the action of strengthening the natural resistance of teeth
to a force. There are two categories of anchoring: conventional and skeletal. Conventional
anchoring is diversified into two types of anchorage: passive constituted by the tooth itself
and active produced by the different orthodontic devices to prevent the movement of the
supporting teeth. Among these devices we find: transpalatal arc, quad'helix, lingual arc ...
however these devices have certain limits when one is in the case of insufficient number of
tooth, weakened periodontium and especially of a non-cooperating patient. The skeletal
anchorage exceeds these limits by providing an absolute independent anchorage of the
teeth, which allows to enlarge the therapeutic possibilities and the field of application of
orthodontics.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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TABLE DES ILLUSTRATIONS
Figure 2.12 Situation de « relation en escalier » associée aux forces extra-orales (FEO)……………………………… ………….. 6
Figure 2.13 Distalisation molaire unilatérale dans un cas de classe II, subdivision gauche…………………………… ………….. 6
Figure 2.14 Arc de Nance ………………………………………………………………………………………………………………………….. 6
Figure 2.15 BARRE PALATINE DE GOSHGARIAN…………………………………………………………………………………………. 6
Figure 2.16 lip bumper………………………………………………………………………………………. 12
65
Figure 3.1 : Ajustement de l'arc transpalatin en technique standard ……………………………………………………….. 21
Figure 3.2 : Ajustement intrabuccal du petit connecteur et de l'arc transpalatin ……………………………………. 21
Figure [Link] palatin.................................................................................................................... 17
Figure 4.3 Chargement direct de l’implant palatin pour corriger une occlusion inversée unilatérale......... 23
Figure 4.4 a13 Séquences de cas cliniques …………………………………………………………………………………………. 5
Figure 4.15 : Photographies endobuccales et radiographie panoramique en cours de traitement …… 4
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