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Mathématiques 3ème Année Secondaire

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République d’Haïti

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION


PROFESSIONNELLE (MENFP)
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (DES)

IMPLANTATION DU NOUVEAU SECONDAIRE

PROGRAMME 3ème ANNÉE DU SECONDAIRE

Édition 2009-2010

1
Chapitre : Applications
Thème : Applications

Compétence Terminale : Reconnaître une application injective – surjective – bijective

Compétences spécifiques
1.- Savoir montrer qu’une application est bijective
2.- Savoir composer deux ou trois applications
Module de l’Elève du secondaire : 3ème Année : Mathématiques

Activités préparatoires N.B : Les éléments de l’ensemble de départ


1.- Utiliser les diagrammes suivants pour préciser la s’appellent “antécédents “ et ceux de l’ensemble
nature de chaque application donnée c’est-à-dire, est- d’arrivée “images”
elle injective ? surjective ? bijective? Justifier la
réponse. Application identique
E→ E
Id E :
a) E F b) E F x ↦ x ⇔ Id (x )=x

∙ ∙ ∙ ∙ Application Constante de E vers F
∙ ∙ ∙ ∙ ∀ x ∈ E , f ( x )=a , a ∈ F
∙ ∙ ∙ Tout élément de E a une seule image :a
f
g 3.- Injection
f, application de vers F, est injective si elle possède
c) d) l’une des propriétés équivalentes suivantes :
E F E F a) Tout élément de F admet au plus un antécédent.

∙ > ∙ ∙ b) ∀ x ∈ E , ∀ x ' ∈ E : x≠x ' ⇒ f(x) ≠ f(x’)
∙ > ∙ ∙ ∙ c) ∀ x ∈ E , ∀ x ' ∈ E : f(x) = f(x’) ⇒ x = x’
∙ > ∙ ∙
4.- Surjection
h t f, application de E vers F, est surjective si elle
2.- Dire si ces représentations graphiques sont celles possède l’une des propriétés équivalentes suivantes :
de bijections. Justifier la réponse a) Tout élément de F admet au moins un antécédent
Trace écrite (à retenir) b) ∀y ∈ F, ∃ x ∈ E tel que f(x) = y
Etant donné deux ensembles E et F. c) f(E) = F

1.- Relation binaire R de E vers F : 5.- Bijection


C’est une forme propositionnelle à deux variables x f, application de E vers F, est bijective si elle possède
et y note x R y telles que x ∈ E et y ∈ F l’une des propriétés équivalentes suivantes:
Y est l’image de x par R. a) f est à la fois injective et surjective
b) Tout élément de F admet un antécédent et un seul
2.- Fonction – Application c’est-à-dire :
Une relation binaire f de E vers F est : ∀y ∈ F, ∃ ! x ∈ E, f(x) = y

a) une fonction si tout élément de E a au plus une


image dans F. 6.- Réciproque d’une bijection
f, bijection de E vers F, admet une réciproque notée f
–1
b) une application si tout élément de E a une image de F vers E.
et une seule dans F f –1 est aussi une bijection de F vers E.

L’élève retiendra aussi les propriétés entre f et f –1

2
∙ ∀x ∈ E, ∀y ∈ F f(x) = y ⇔x = f –1(y)
∙ (fo f –1)(x) = x c-à-d fo f –1 = f –1of = IdE R− {3 }→ R−{ 3 } R→ R
E f F l: m: 1
x∙ ∙y = f(x) x↦
3 x −1 x↦ 2
x−3 1+x
f –1(y)
f –1 Quand une application n’est pas bijective, trouver un
L’élève remarquera que : nouvel ensemble d’arrivée ou de départ pour qu’elle
a) La composée de 2 applications est une le devienne.
application. Elle n’est pas toujours commutative Déterminer alors la réciproque.
(toujours associative)
b) (gof) –1 = f –1 o g –1 Exo #2
On considère l’application
7.- Composition d’applications : C’est une application R−{ 1 } → R− {2 }
f : A →B g : B →C f: 2 x−3
B x↦
x +1
∙y = f(x)
a) Montrer que f est une bijection
−1
(x)
A f g b) Calculer f
C c) Déterminer fof
∙x > ∙z = g(y) d) Vérifier (fof – 1)(x) = x
gof

z = g(y) = g[f(x)] = (gof)(x) Exo 3


Soit les applications bijectives suivantes :
gof : f suivie de g est l’application de A vers C R →R R→ R
f: g:
∙ Elle n’est pas toujours commutative
x ↦4 x−3 et x ↦−2 x+ 5
∙ Elle est toujours associative c’est-à-dire
1.- Comparer fog et gof
Pour A, B, C, D quatre parties de R,
2.- Déterminer f ( x ) et g−1 (x )
−1
A→B B→C −1
f: g: 3.- Calculer (fog ) et g –1 o f –1
Si x ↦ f ( x) x ↦ g (x ) Que peut-on déduire ?
C →D
h: Exo # 4
x ↦ h( x ) alors h o (g o f) = (h o g) o f,
R→R R →R
Application notée hogo f. f: g:
N.B IdE est l’élément neutre pour la composition Soit x ↦ x +1 x ↦ x2
d’applications et i identité de R. Comparer g o f et f o (g +2i)

Exercices Pour savoir faire


Exo #1 Exo # 5
Pour chacune des applications suivantes, dire si elle A et B sont deux parties de R telles qu’il existe f,
injective, surjective, bijective. bijection de A vers B. Comparer f o f – 1 et f – 1 o f.

R →R R →R Exo #6
f: g: R→ R R→ R
x ↦2 x+1 x ↦ x2 f: g: −1
Soit x ↦2 x−3 et
x ↦ 5 x+1
a) Vérifier que f, g et g o f sont bijections;
R→ R R→ R b) Pour tout x réel, préciser f – 1 (x), g – 1 (x);
h: k:
x ↦|x| x ↦ x 2−4 c) Vérifier sur cet exemple que
f – 1 o g – 1 = (gof) – 1

3
Exo # 7 Taille des robes

Dans un catalogue de vêtements vendus par correspondance, pour commander des robes, on lit le tableau suivant :

Tour de poitrine en cm 81 84 87 90 93 96 99 102

Tour de basin en cm 86 89 92 95 98 101 104 107

Taille à commander 34 36 38 40 42 44 46 48

1o) Préciser l’application f qui au tour de poitrine (en cm) associe le tour de bassin (en cm). Il s’agit d’une
application “moyenne”, les contre-exemples individuels peuvent abonder.

2o) Même question pour g, application qui au tour de bassin associe la taille à commander.

3o) Préciser gof. Quelle est sa signification ?

Chapitre : Equations - Inéquations

4
Thème : Algèbre

Compétence Terminale : Résoudre des problèmes ayant rapport avec des équations et
inéquations, système d’équations et d’inéquations.
Module Mathématiques de l’élève du secondaire : 3ème Année : (Général et Technologique)

Compétences spécifiques
1.- Savoir résoudre une équation – une inéquation du 2nd degré - une équation bicarrée.
2.- Savoir résoudre une équation du 3e degré – un système d’équations linéaires à 2, 3, 4, …
inconnues.

Activités préparatoires
Résolution d’un système d’équations linéaires par
Identités la méthode du pivot de Gauss.
Déterminer le terme manquant dans chaque
expression afin d’obtenir la forme développée de Un exemple à suivre :
(a + b)2 ou (a –b)2 Résoudre, dans R3, le système :

{
a) x2 - … + 4 ; b) x2 + 6x + … ;
2
c) … - x + 9 et x – x + …
3 x−2 y−z=11
2 x−5 y−2 z=3
Equation
∙ Montrer que l’on peut écrire :
−5 x− y +2 z=−33
5
x2 – 5x + 3 = (x – 2 )2 +a, où a est un réel que l’on Résolution du système
calculera. Procédons en 4 étapes :

{
Résoudre alors l’équation x2 – 5x + 3 = 0 2 z11 1)
x− 3 y − 3 = 3

Fonctions associées x− 52 y− z= 32 2)
Soit P la parabole d’équation y = x 2 et Cf la courbe y 2 33
x + 5 − 5 z= 5 3)
d’une fonction f donnée, Suivant f(x), indiquer par 1)
quelle transformation la parabole P se transforme en Tous les coefficients de x sont égaux à 1. On divise
la courbe Cf : par le coefficient de x dans chaque équation
a) f(x) = x2 – 4 ; b) f(x) = (x – 3)2 ; c) f(x) = – x2 ;

{
d) f(x) = x2 + 9; e) f(x) = (x + 1)2 – 2 2 z 11
1 x− 3 y − 3 = 3
2 2
f) f(x) = (x – 3 ) + 4; g) f(x) = 2 (x – 1) – 2
11 y +4 z=13
Système d’équations
2)
−13 y+ z=−44
Un père de 46 ans a un grand fils de 26 ans et une
Par différence, on élimine x des deux dernières
petite fille. Dans quelques années, l’âge du père sera
équations
égal à la somme des âges des deux enfants ; il sera

{
aussi le triple de l’âge de sa petite fille.
2 z 11
Quel est l’âge actuel de la petite fille ? x− 3 y − 3 = 3
4
y + 11 z= 13
11
Inéquation z 44
Trouver cinq entiers consécutifs dont la somme est y− 13 = 13 1) – 3)
3) 1) – 2)
comprise entre 1994 et 1999.
Dans les 2 dernières équations, les coefficients de y
sont égaux à 1

{
2 z 11
x− 3 y − 3 = 3
4
y + 11 z= 13
11

4) 63 z=−315

Par différence, on élimine y de la dernière équation

5
Il ne reste plus qu’à résoudre le système triangulaire obtenu en 4), en commençant par la dernière ligne et en remontant les
calculs . On obtient z = – 5, puis y = 3 et enfin x = 4.
Le système admet donc une solution unique : (4, 3, –5). L’Ensemble des solutions du système est
S = {(x, y, z)} = {(4, 3, –5)}

Exercices pour savoir faire

Exo #1 Résoudre dans R les équations ou inéquations suivantes puis factoriser le trinôme quand cela est possible.
∙ – x2 + 14x – 49 = 0 ; 2x2 + 6x + 5 = 0
∙ –2x – x + 10 = 0 ;
2
3x2 – x – 4 = 0
25
∙2x2 + 7x – 4 < 0 ; – ½ x2 + 5x – 2 ≥0
∙ –x2 + x – 1 < 0 ; x2 + 3x + 3 > 0

Exo #2 Forme canonique **


⃗⃗
Soit (P) la courbe représentative de la fonction trinôme P dans le repère(o , i , j ) . Dans chacun des cas suivants :
∙Ecrire P(x) sous forme canonique
∙En déduire : Sommet S ; vecteur translation ; l’axe de symétrie et la nouvelle équation de la parabole (P) dans le
⃗⃗
repère(S , i , j ) .
1.- P(x) = 2x2 + 8x + 5
2.- P(x) = – ½ x2 + 3x – ½

2
Exo #3 Soit f : x ↦2 x +3 x−5 et (C) sa courbe représentative dans(o , i
⃗ , ⃗j ) .
Factoriser f(x)
∙Mettre f(x) sous forme canonique
∙Ecrire l’équation de (C) sous la forme
y + … = α(x + …)2
∙En déduire les coordonnées de la nouvelle origine A.

∙Etablir les formules de changement de repère et utiliser-les pour obtenir l’équation de (C) dans le repère (A,
⃗i , ⃗j )

Exo # 4 Equations et Inéquations Bicarrées


Résoudre dans R :
3
1) x4 – x2 – 12 = 0 2) 2x4 – 2
x2
+1=0
3) x4 – x2 – 1 ≥ 0 4) x4 – 5x2 + 6 ≥ 0

Trace écrite (à savoir absolument)


∙ Trinôme du second degré est à la forme
ax2 + bx + c où a, b, c sont 3 réels donnés, a ≠ 0 et x la variable
∙Equation du second degré à une inconnue x s’écrit sous la forme :
ax2 + bx + c = 0, a≠0

1) La forme canonique du trinôme :


f(x) = ax2 + bx + c

f(x) = [ b
a ( x+ 2 a )2 −
b2 −4 ac
4a
2
] ou

a ( x + 2ba )2 − 4Δa2
f(x) =

2
f ( x )=a ( x + 2ba ) − 4Δa
ou

6
Δ=(b)2 −4 ac est le discriminant du trinôme ou de l’équation du second degré. Ou encore
−b
f ( x )=a ( x−α )2 + β avec α = 2a et β=f ( α ) , où S(α , β ) est le sommet de la parabole représentant f
⃗⃗
dan un repère (o , i , j ) ayant pour image la parabole d’équation y = ax2, obtenue par la translation du vecteur
α ⃗i +β ⃗j
2) La forme factorisée du trinôme (∆≥0)
−b−√ Δ −b+ √ Δ
x '= x ''=
f ( x )=a ( x−x ' )( x−x '') avec 2a et 2a
∙ Résoudre une équation – une inéquation – un système d’équations ou d’inéquations c’est chercher l’ensemble de
ses solutions.

∙ Un cercle se définit par la donnée de son centre Ω(a, b) et de son rayon R

∙L’équation du cercle :

Forme condensée
(x – a)2 + (y – b)2 = R2

Forme développée
x2 + y2 – 2ax -2by + a2 + b2 – R2 = 0

Exo #5 Factoriser un Polynôme et trouver ses racines


1.- P(x) = – 2x3 – 6x2 + x + 3
. Calculer P(–3). Que peut-on en déduire ?
. Déterminer des réels a, b et c tels que,
∀x∈ℝ, P(x) = (x + 3)(ax2 + bx + c). En déduire les racines de P.

2.- P(x) = 2x3 – 3x2 – 5x + 6.


. Montrer que 2 est zéro ou racine de P.
. En déduire une factorisation de P.
. Résoudre alors dans R l’équation P(x) = 0

Exo # 6 Somme et Produit des racines


∙1 est solution de x2 – 7x + 6 = 0. Quelle est l’autre solution ?
∙Vérifier que – 1 est solution de l’équation
x2 + 3x + 2 = 0. Quelle est la somme des racines ? Quel est le produit ? En déduire l’autre solution.

Exe Comment choisir le réel m pour que l’équation 2x2 + x – m = 0 admette x = – 1 pour racine ? En déduire alors
l’autre racine.

Exe Trouver deux nombres x et y tels que :

a) {xxy=12
+ y=7
b) {x−xy=3
y =−2

{ {
1
+ 1y = 52 2 2
c) x
d ) x + y =25
xy = −2
3 xy=12

7
{
3 3
e x + y =19
xy =−6

Exo #7 Equations & Inéquations irrationnelles

I.- Soit l’équation √ x 2−2 x=3+x


√ x 2−2 x
a) Pour quelles valeurs de x, l’expression est-elle définie ?
b) Existe-t-il des solutions à l’équation avec 3 + x strictement négatif ? Justifier la réponse.
c) On suppose à présent que x ≥ – 3. Trouver une équation équivalente sachant que : Deux réels positifs sont égaux si
et seulement si, leurs carrés sont égaux. Puis la résoudre
d) Conclure en donnant l’ensemble des solutions de l’équation initiale.

Tu retiendras que :

1) A = B équivaut à :
A ≥ 0, B ≥ 0 et A = B2


2) A≤B équivaut à :
A ≥ 0, B ≥ 0 et A¿ B2

3) √ √
A > B équivaut à :
A ≥ 0, B ≥ 0 et A > B

Tu retiendras que :
La méthode du pivot de Gauss :
∙Permet de transformer un système donné en un système équivalent ;

∙Se généralise à de « gros » systèmes ;

∙Est très « économique » quant au nombre d’opérations à effectuer : c’est là son intérêt majeur.

Exe Résoudre dans R :

a) √ x−4=x +1 b)
√ x+ 3+1= 23 x
c) √ x 2−12=2 x−6 d) √ 4−x≻x−2
e) √ 5 x+6≥x +2
f)
√−x 2 +3 x+ 4≤ 12 x +2

Exo #8 Cercles – position droite et cercle


Dans chacun des cas suivants :
1.- Déterminer le centre et le rayon du cercle C ;
2.- Tracer C et la droite D ;
3.- Déterminer les coordonnées de leur (s) point (s) d’intersection, s’il y en a.
Indiquer alors la position relative de (C) et (D)
a) C : x2 + y2 + 2y – 4x + 1 = 0 et D : y = 2x + 1

8
b) C : x2 + y2 = 4x + 2y + 5 et D : 3x + y + 3 = 0
c) C : 2x2 + 2y2 + 10x + 6y – 1 = 0 et D: x + y = 0

Exo #9 On considère le cercle (C) d’équation :


x2 + 2x + y2 – y = 5 et le cercle (C’) de centre F(4 ; 3) et de rayon 5
1.- Déterminer le centre et le rayon de (C) et une équation de (C’)
2.- Tracer (C) et (C’) sur un même repère
3.- Calculer les coordonnées des points d’intersection A et B des 2 cercles

Exo 10 Systèmes linéaires


Dans R3, résoudre par la méthode de son choix les systèmes proposés.

{ {
7 x+2 y=10 4 x−3 y+2 z=8
a ) 3 x+2 z=10 b ) 5 x+ y−z=16
9 y+14 z=10 6 x−2 y−3 z=11

{
x− y+3 z=1
c) 8 x +5 y−2 z=0
−7 x−6 y+5 z=8
Exo #11 Résoudre par la méthode du Pivot de Gauss

{ {
3 x−2 y−z=11 x +2 y−6 z=4
a ) 2 x−5 y−2 z=3 b ) 2 x−2 y +3 z=4
−5 x− y +2 z=−33 x +8 y−21 z=6

{
x+4 y+9 z=53
c) 7 x−10 y+3z=−5
2 x+9 y−5 z=−7

{
9 x +3 y+ z+9t=34
3 x+2 y −9 z+7 t=6
d)
−x + y−6 z+5 t=−3
7 x−4 y+4 z−6 t=29

9
Chapitre : Fonctions : sens de variation et
représentation graphique d’une
fonction.
Thème : Analyse : Fonctions - Généralités

Compétence Terminale :
1.- Etudier une fonction
2.- Construire la courbe représentative d’une fonction f (à partir des courbes de
référence).

Compétences spécifiques
1.- Savoir étudier les variations d’une fonction f sur un intervalle
2.- Savoir construire la courbe représentative d’une fonction x ↦ u( x )+k ou x ↦ u( x+ k )
3.- Savoir justifier une symétrie observée sur une courbe Cf.

Activités préparatoires
Activité #1 (Opérations et sens de variation)
1o) a) Dans chacun des cas suivants, préciser le sens de variation des fonctions U et V sur l’intervalle ]0 ; +∞[
1) U(x) = 2x – 3 ; V(x) = x2
2) U(x) = – 4 x + 1 ; V(x) = x2
1
3) U(x) = x ; V(x) = – x + 3
4) U(x) = – x2 ; V(x) = – 3x + 1

b) A l’aide d’une calculatrice graphique, visualiser la courbe représentative de la fonction U + V, et observer son
sens de variation.
Peut-on conjecturer une règle générale sur le sens de variation de la somme de deux fonctions monotones sur un
intervalle.

c) Que peut-on dire du sens de variation de la somme de 2 fonctions strictement croissantes sur un intervalle ?
Justifier.

d) De façon analogue, observer le sens de variation d’un produit de fonctions monotones. Peut-on conjecturer une
règle générale ?

10
Activités #2 Représentations graphiques : lien avec les équations
⃗⃗
1o) Dans le repère (O ; i , j ) , on considère la courbe (P) d’équation y =(x + 1)2 – 5
a) Quelles sont les coordonnées de son sommet S ?

b) Par quelle translation passe-t-on de la parabole d’équation y = x2 à cette courbe (P)

c) Résoudre algébriquement l’équation


(x + 1)2 – 5 = 0
Comment peut-on trouver les solutions graphiquement ? Vérifier.

d) En utilisant le graphique et les résultats précédents, donner l’ensemble des solutions de l’inéquation
(x + 1)2 – 5 ≤ 0.

Exercices

Pour savoir faire

Ensembles de définition

Exo #1 Trouver l’ensemble de définition des fonctions données


3 x +1 2 x−1
f ( x )= g( x )= h( x )=
a) x2 ; x ( x−1 ) ; x 2 +1
x+ 5 x+1 x−1
f ( x )= 2 g( x )= h( x )=
b) x +x ; x 2 −4 ; 3+ x2
1
h( x )=

c) f ( x )= x+2 ; g( x )= 3−x √ √x
Exo #2 f et g sont définies par :
f(x) = x2 + 2x – 3 et g(x) = x2 – 1
Préciser les ensembles de définition de f, g, f + g et f.g, puis expliciter (f + g)(x) et (f.g)(x)

3 x+ 9 4
f ( x )= g( x )=2+
Exo #3 x+ 1 et x +1
Préciser les ensembles de définition de f, g, 2f – 3g
Puis expliciter (2f – 3g)(x)

Exo #4 Calculer (g o f)(x) et (f o g)(x)


Après avoir précisé les ensembles de définition de f, g, f o g et g o f.

a) f(x) = 3x – 1 et g(x) = 2x + 1

b) f(x) = x2 et g(x) = 2x – 1
1
c) f(x) = 2x + 5 et g(x) = x
1
f ( x )=
d) x+1 et g(x) = 3x

11
Exo #5 Polynôme et Degré
Indiquer dans chaque cas si la fonction donnée est une fonction polynôme et préciser son degré
2x x 2 −1
f ( x )=x + +3 g( x )=
1) 2 4
1
h( x )=x 3 +2 x 2− +2
x k (x )=5 x 2 +x √2−1
Trace écrite (à savoir absolument )

Tu retiendras que : Etant donné deux fonctions f et g définies respectivement sur les ensembles Df et Dg .

1.- La fonction somme f + g (respectivement f – g , f.g) est définie sur Df ∩ Dg c'est-à-dire l’ensemble des réels x appartenant
à la fois à Df et Dg.

f
2.- La fonction quotient g est définie sur Df ∩ Dg telle que g(x) ≠ 0.

3.- La fonction composée de f par g notée g o f est définie sur l’ensemble D des réels x de Df tels que f(x) appartienne à Dg

Sur les Polynômes et Degré

Une fonction P, définie sur R, est une fonction polynôme lorsqu’il existe un entier naturel n et des réels a0, a1, …, an tels que,
pour tout réel x :
P(x) = anxn + an–1xn – 1 + … + a1x1 + a0x0
x0 = 1, n ∈ N, an ≠ 0
∙ Les réels a0, a1 …, an sont les coefficients du polynôme et l’entier n est son degré c'est-à-dire le plus grand exposant de la
variable x

NB : Le terme « aixi » est le terme de degré i du polynôme pour 1 ≤ i ≤ n

Racine d’un Polynôme :


Tout nombre réel α tel que P(α) = 0
Autrement dit, une racine de P est une solution dans R de l’équation P(x) = 0

Sur le Sens de Variation

f définie sur un intervalle I.


1.- Dire que la fonction f est strictement croissante sur I signifie que, pour tout couple (a, b) de réels de I : si a < b, alors f(a) <
f(b) c'est-à-dire les images des réels de I sont rangées dans le même ordre que ces réels.

2.- Dire que f est strictement décroissante sur I signifie que, pour tout couple (a, b) de réels de I
si a < b, alors f(a) > f(b) c'est-à-dire les images des réels de I sont rangées dans l’ordre contraire de celui de ces réels.

2 x 2 +1 1
+
2) f(x) = x(x + 3) ; g(x) = 4 x+1
h( x )=x +2 √ x −1 ; k (x )=( x 2 +x +1 )( x 4 −1)−(1+x 6 )
2

Exo #6 Déterminer les racines des polynômes suivants après les avoir factorisés :
P(x) = x3 – 8 Q(x) = x3 + 125

12
R(x) = 8x3 – 27

Exo #7 Dans chacun des cas suivants, déterminer les réels α et β pour que le polynôme s’écrive (x – α)2 + β. Préciser alors
si le polynôme a des racines réelles et leur valeur.
a) x2 – 6x – 7 ; b) x2 – 5x + 7
c) x + 22x + 40 ; d) x2 + 50x + 625
2

Exo #8 Déterminer si le réel α est racine du polynôme P. Dans l’affirmative, chercher une factorisation de P(x) par une
méthode de son choix.
∙ P(x) = x3 + 1 et α = –1
−1 2 1
P( x )= x −x−
∙ 2 2 et α = –1
∙ P(x) = –2x3 + 3x2 + 5x – 6 et α = 2
∙ P(x) = x3 – 19x + 30 et α = 2 ou α = 3

Exo # 9 On considère le polynôme P défini par :


P(x) = 4x3 – 16x2 + 13x – 3
Calculer P(3). En déduire une factorisation de P(x) puis résoudre dans R l’équation P(x) = 0.

Exo #10 Sens de variations


Soit u une fonction dont le tableau de variations sur R est :

x –∞ –1 3 +∞
u(x) 1

–2
Les informations contenues dans ce tableau permettent-elles de comparer :
a) u(–3) et u(–2) ? b) u(0) et u(1) ?
c) u(0) et u(4)?

3.- f est strictement monotone sur I signifie que f est strictement croissante ou strictement décroissante sur I.

N.B : Une fonction peut-être ni croissante ni décroissante sur un intervalle.

4.- Somme (sens de variation)


∙ f et g croissantes sur I, f + g est aussi croissante sur I.
∙ f et g décroissantes sur I, la somme f + g est aussi croissante sur I.

5.- Produit par un réel


f, fonction définie sur I et λ un réel
∙ si λ > 0, f et λ f ont même sens de variation sur I
∙ si λ < 0, f et λ f varient en sens contraires sur I.

6.- Composée (Sens de variation)


f et g deux fonctions strictement monotones respectivement sur I et J
I, intervalle inclus dans Df
J, intervalle inclus dans Dg, tel que pour tout x dans I, f(x) soit dans J.
∙ si f et g ont même sens de variation, alors gof est strictement croissante sur I.
∙ si f et g ont des sens de variations différentes, alors gof est strictement décroissante sur I.

Fonctions associées

13
Soit u une fonction, Cu sa représentation graphique dans un repère orthogonal (o , i
⃗ , ⃗j ) , α et β deux réels donnés.
1.- Fonction x ↦ u( x+ α )
La courbe Cf de la fonction f définie sur un intervalle I par f(x) = u(x + α) est l’image de la courbe Cu par la translation de vecteur
–αi,
La courbe Cu est déplacée à l’horizontale de –α unités.

2.- Fonction x ↦ u( x )+ β
La courbe Cg de la fonction g définie sur un intervalle I par g(x) = u(x) + β est la translatée de la courbe Cu par la translation de

vecteur β j .
La courbe Cu est déplacée à la verticale de β unités.

3.- Plus généralement, si α et β sont deux réels, alors la courbe de la fonction f définie par :

f(x) = u(x + α) + β est l’image de la courbe. Cu par la translation de vecteur –α i + β
⃗j .
Exo #11.

x 0 2 5 10
u(x) 3 –1

0
–2

1.- En utilisant ce tableau, comparer, si c’est possible :


a) u(3) et u(4) ; b) u(1) et u(3) ;
c) u(1), u(6) et d) u(9)

2.- Donner le meilleur encadrement possible de u(x) dans chacun des cas suivants :
a) 0 ≤ x ≤ 2 b) 0 ≤ x ≤ 5

Exo #12 Donner un encadrement de :


a) (x – 1)2 lorsque x ∈ [–3 ; 2]
b) (x + 3)2 lorsque x ∈ [–5 ; 5]
c) x2, de (x + 3)2 et de (x – 1)2 lorsque –3 ≤ x ≤ 2

Exo #13 Dans chacun des cas suivants, donner le meilleur encadrement possible de f(x).
a) f(x) = x2 et – 1 < x ≤3 ;
f(x) = 2x2 et – 4 ≤ x ≤ –1
f(x) = –3x2 et – 3 < x < 3.
1
b) f(x) = x et 2 <x≤3
1

f(x) = x et – 4 ≤ x ≤ –1
1
2
f(x) = x et – 3 < x < –1

Exo # 14 Dans chacun des cas suivants, étudier le sens de variation de la fonction f définie sui I par : a)
1
f ( x )=
a) 2−x et I = ]2 ; +∞[

14
1
f ( x )=
b) x+ 3 et I = ] –3 ; +∞[

c) f ( x )=√ x+10 et I = [–10 ; +∞[


−4
f ( x )=
d) x−2 et I = ] –∞ ; 2[
e) f(x) = –(x – 4)2 et I = ] –∞ ; 4]

Exo #15 f et g sont définies sur I = [0, +∞[ par :


f(x) = x2 et g(x) = x
Pourquoi la fonction f + g est-elle strictement croissante sur I ?
Sens de variation
u, fonction définie sur [a, b] :
∙ sur [a – α ; b – α], la fonction définie par f(x) = u(x + α) a le même sens de variation que u sur [a ; b]
∙ sur [a ; b] la fonction définie par g(x) = u(x) + β a le même sens de variation que u sur [a ; b]

N.B : Dans le tableau des variations :


∙Pour f(x) = u(x + α), on décale les abscisses de
de –α et on garde les ordonnées
∙ Pour g(x) = u(x) + β, on garde les abscisses et on ajoute β aux ordonnées.

Courbes et Symétries

Dans un repère orthogonal (o , i


⃗ , ⃗j ) du plan :
1.- la courbe Cf de la fonction f définie par f(x) = u(–x) est la transformée de la courbe Cu par la symétrie d’axe (o ,
⃗j )

2.- La courbe C–u de la fonction –u est la transformée de Cu par la symétrie d’axe (o , i )


3.- La courbe Cg de la fonction g définie par g(x) = –u(–x) est la transformée de la courbe Cu par la symétrie de centre O.

Fonction valeur absolue x↦|u( x)|


∙ Sur tout intervalle où u(x) ≥ 0, alors |u(x )|=u( x ) : la courbe Cu est située au-dessus de l’axe des abscisses et la

courbe
C|u| est confondue avec C .
u

∙ Sur tout intervalle où u(x) ≤ 0, alors |u(x )|=−u( x ) : la courbe C u est située en dessous de l’axe des abscisses et la

courbe
C|u| est la symétrie de C par rapport à l’axe des abscisses ;
u

Parité d’une fonction

Fonction paire
Dire que f est paire signifie que l’axe des ordonnées est axe de symétrie à Cf dans un repère orthogonal c'est-à-dire :
∀x ∈ Df, – x ∈ Df, f(–x) = f(x)

Exo #16 Pourquoi la fonction x ↦ x 2 +|x| est-elle décroissante sur ] –∞ ; 0] ?

Exo #17 f et g sont définies sur R par :

15
1
2 g( x )=
f ( x )=3 x +2 et 3 x 2 +2 Après avoir écrit f sous la forme d’une composée de fonctions de référence,
déterminer le tableau de variations de f, puis en déduite celui de la fonction g.

Fonctions associées

Exo #18 En utilisant les variations des fonctions de référence, déterminer le tableau des variations de chacune des fonctions
suivantes :
1 3
f ( x )= x 2 h( x )=
2 ; g(x) = –x2 ; x
1
t(x) = −2 x

1
f ( x )=
Exo #19 f et g sont telles que x−2 et g(x) = x2 – 4. Construire leurs représentations graphiques Cf et Cg et
leurs tableaux des variations.

Exo #20 f et g sont définies sur R par :


1 2
x
f(x) = 2 et
1 2 1
x −4 x +1= (x−2)2 −1
g(x) = 2 2
1.- Comment obtient-on la courbe Cf à partir de la courbe (C) d’équation y = x2 ?

2.- Par quelle transformation géométrique obtient-on Cg à partir de Cf ?

Exo #21 Forme u(x + α) + β


Etudier et représenter les fonctions f, g, h, k et t telles que :
f(x) = (x – 4)2 + 1 ; g(x) = ( x + 1)2 – 4
h(x) = (x – 2)2 – 1 ; k (x) = (x + 3)2 + 2
1
l( x )= +1
t ( x )=√ x−4−2 et x−2
Dire que f est impaire signifie que l’origine O est centre de symétrie de la courbe Cf c'est-à-dire ∀x ∈ Df, – x ∈ Df, f(–x)
= –f(x)

N.B Une fonction f qui n’est ni paire ni impaire se décompose en somme d’une fonction paire P et d’une fonction impaire
I:f=P+I

Axe et Centre de symétrie


Pour les éléments de symétrie, l’élève pourra utiliser les formules directes ou les formules de changement de repère
(formules de translation)

Formules directes

Axe de symétrie : C’est une droite


La droite x = a est axe de symétrie à Cf signifie que : f(a + x) = f(a – x) ou f(2a – x) = f(x)

Centre de symétrie : C’est un point


Le point A (a, b) est centre de symétrie à Cf signifie que : f(a + x) + f(a – x) = 2b ou
f(2a – x) + f(x) = 2b

16
Formules de changement de repère

{x=X +a
y=Y +b ; Montrer que Y = F(X), fonction réduite, est paire ou impaire.
∙ Si F est paire, alors l’axe (A ;j) est axe de symétrie de Cf
∙ Si F est impaire, alors A est centre de symétrie de Cf.

Tu retiendras que :
f fonction numérique est périodique de période T(réel non nul fixé) si et seulement si :
∀x ∈ Df, (x – T ∈ Df et x + T ∈ Df) et
f(x – T) = f(x) = f(x + T) ; ou

Dans un plan rapporté à un repère (o , i


⃗ , ⃗j ) la courbe représentative C de f est invariante par la translation de vecteur ⃗v
(T, 0) (ou –⃗v ).
Si T est période, alors les KT(K∈Z*)sont aussi périodes, puis on prendra la plus petite période strictement positive.

Tu retiendras que :
1.- Pour représenter graphiquement dans un repère un trinôme du second degré
P(x) = ax2 + bx + c, a≠ 0, il est important d’utiliser la forme canonique.
P(x) = ax2 + bx + c, forme réduite

Exo #22 u est une fonction ayant le tableau des variations ci-dessous :

x –4 0 1 3
u(x) 3 1

0
–2
En déduire le tableau des variations de f dans chacun des cas suivants :
a) f(x) = u(x) + 3 b) f(x) = u(x + 3) – 1
c) f(x) = u(x – 1) d) f(x) = u(x – 2) + 1

Exo #23 Fonction homographique


K
f ( x )= +β
Forme x+ α
K
y=
Sa courbe Cf est translatée de la courbe Cu d’équation x par la translation de vecteur

–α i + β
⃗j

Hyperbole : nom de la courbe

Exo #24 Dans les cas suivants, étudier et représenter la fonction f. On précisera la transformation utilisée et la nature de la
courbe.
−3 2
f ( x )= +1 f ( x )= −4
a) x+ 2 b) x+ 3
2 x −3 x+5
f ( x )= f ( x )=
c) x−1 d) x+ 2

Exo #25 Soit u la fonction inverse.


Préciser l’expression de chaque fonction sous la forme d’un quotient et dresser le tableau des variations :

17
a) f(x) = –3u(x – 2) + 1 b)
f ( x )= 12 u ( x )− 32
c) f(x) = 6(x – 3) + 2

Exo #26 1) Construire la courbe représentative de la fonction x↦|x|


2) Résoudre dans R :

a) |x|<3 b) |x|≥5

Exo #27 f est définie sur R par : f ( x)=|2 x−1|


1.- Tracer la courbe représentative de f.
2.- Résoudre dans R, l’équation et l’inéquation

a) |2 x−1|=3 b) |2 x−1|<3

P(x) = [ b
a ( x + 2a )2−
Δ
4 a2 ] , forme canonique
∆ = (b)2 – 4ac
P( x )=a( x + 2ba )2− 4Δa
ou , forme canonique
ou
P(x) = a(x – α)2 + β, forme canonique avec
α = −b
2a et
β=− 4Δa =P( α )

⃗⃗
2.- La courbe (P) représentative de la fonction P : ↦ ax2 +bx + c dans le repère (o , i , j ) est une parabole, translatée de la
parabole C d’équation y = ax2. c'est-à-dire d’après les fonctions associées (P) est l’image de la courbe C d’équation y = ax2

par la translation de vecteur α


⃗i +β ⃗j .
−b −Δ
α= β= =P ( α )
∙ Son sommet S(α, β) a pour abscisse 2a
et pour ordonnée 4a
∙ Le signe de a (coefficient de x2) permet de connaître l’allure de la parabole :
[ sia>0 ]
( positif ) , la parabole est tournée vers le haut
⋃, a > 0

[ sia< 0 ]
(négatif ) , la parabole est⋂,
tournée
a < 0vers le bas

Exo #28 Dans le plan muni d’un repère orthogonal (o , i


⃗ , ⃗j ) , construire la courbe (C) d’équation y=|x 2−4|

Exo #29 Parmi les fonctions suivantes, indiquer celles qui sont paires et celles qui sont impaires.
x
f :x↦ 2
a) x +1 définie sur R

b) g : x ↦ x sin x, définie sur R

18
c) h : x ↦ x 2 + x , définie sur R

d) k : x ↦ x cos x , définie sur R


e) l : x ↦ √ 4−x 2 , définie sur [–2, 2]

Exo #30 Fonctions périodiques


1.- Montrer que f, définie sur R par :

a) f(x) = sin3x, est périodique de période 3
b) f(x) = x – E(x), est périodique de période p, p est un entier relatif non nul (p ∈ Z*)

Exo #31 Démontrer que les fonctions suivantes, définies sur R, sont périodiques et préciser une période
a) f(x) = cos2x b) g(x) = cosx + sinx
c) h : x ↦ sin(2 πx ) d) k : x ↦ sin x cos x

Eléments de symétrie
Exo #32
5
1.- f est définie par f(x) = – 3x2 + 5x – 1. Montrer que la droite x = 6 est un axe de symétrie de la courbe (C) de f.
2 x −1
f ( x )=
2.- f est définie par : x+ 1 . Démontrer que le point A(–1, 2) est centre de symétrie pour la courbe (C)
de f.

Exo #33 Le plan est muni d’un repère orthonormal (o , i


⃗ , ⃗j ) . Démontrer que les courbes suivantes admettent un élément de
symétrie que l’on précisera.
a) C1 d’équation : y = 3 – 2x2
b) C2 d’équation : y = x2 + 4x – 9
c) C3 d’équation : y = (x – 1)3 ; y = x3 – 3x2
2
d) C4 d’équation : y = x −2 et
2 x+3
e) C5 d’équation : y = 1−x

Sens de variation
Suivant le signe de a, on obtient le sens de variation de la fonction trinôme du second degré :
P : x ↦ ax2 + bx + c, a ≠ 0
a>0
x –∞ α +∞
P(x)
Β
Minimum

a<0
–∞ α +∞
P(x) β

Maximum

∙ La parabole admet un axe de symétrie : l’abscisse du sommet, la droite d’équation

19
−b
x=α =
2a
Sommet = Extrémum (Maximum ou Minimum)

Exo #34 Soit C la courbe représentative de la fonction


f : x ↦ x +1
x +2 dans un repère (o , i , j )
⃗⃗
1.- En prenant A(–2, 1) comme nouveau repère, vérifier que x = –2 + X et y = 1 + Y sont les formules de changement
de repère.

2.- En déduire l’équation Y = g(X) de (C) dans le nouveau repère ( A , i ,


⃗ ⃗j )
3.- Vérifier que g est impaire, puis conclure.

2
Exo #35 Soit f : x ↦2 x +3 x−5 et (C) sa courbe représentative dans le repère (o , i
⃗ , ⃗j )
1.- Mettre f(x) sous forme canonique
2.- Ecrire l’équation de C sous la forme :
y + … = a(x + …)2
En déduire les coordonnées de la nouvelle origine A

3.- Etablir les formules de changement de repère et utiliser-les pour obtenir l’équation de C dans le repère ( A , i ,
⃗ ⃗j )

Exo #36 Dans un repère, étudier et représenter graphiquement la fonction trinôme f dans les cas suivants :
1.- a) f(x) = 2x2 – 8x + 8
b) f(x) = –2x2 + 4x + 3

1
2.- a) f(x) = 2
x 2 −3 x+ 11
2
b) f(x) = – 0,1x2 + x + 1,5

3.- a) f(x) = 2x2 + 8x + 5

b) f(x) =
− 12 x 2 +3 x− 12

Exo #37 Construire dans un même repère, la représentation graphique des fonctions trinômes suivantes, après les avoir mises
sous forme canonique. Déterminer les coordonnées des points communs aux deux courbes, s’il y en a.
1.- f(x) = x2 – 2x + 2 et g(x) = –2x2 +4x + 11
− 13 x 2 −2 x+1
2.- f(x) = 2x2 – 8x + 6 et g(x)
1
3.- f(x) = –x2 – 2x + 9 et g(x) = 4
x 2 + x +1

Exo #38 On donne les équations des paraboles (P) dans un repère(o , i
⃗ , ⃗j ) . Déterminer dans chaque cas :
1.- Les coordonnées du S de la parabole P ;

2.- Une équation de la parabole P’ dont (P) est translatée dans la translation de vecteur OS

3
a) y = – (x + 1)2 – 2 ; b) y = 2x2 – 5x – 2
1
x2
c) y = 6 (x +1)(x– 9) ; c) y = – 3 – 2x – 4

Exo #39 On définit la fonction P sur R par :

P(x) = 2x2 – 6x + 3. Dans le repère orthonormal (o , i


⃗ , ⃗j ) , on appelle (C)la courbe représentant P et on désigne par

S le pt de coordonnées
( 32 ,− 32 )
1o) a) Mettre P(x) sous forme canonique

20
b) Donner une équation de (P) dans le repère
(S ; ⃗i , ⃗j ) et tracer (P)
2o) Dresser le tableau des variations de P et préciser le minimum de P sur R

3o) Donner un encadrement de P(x) pour x ∈ [–2 ; 3]

⃗ ⃗
4o) a) Représenter, dans (O , i , j ) , la droite Δ d’équation y = x
b) Résoudre algébriquement l’inéquation P(x) ≤ x.

Vérifier graphiquement

2
Exo #40 On considère l’hyperbole (H) d’équation y = x et les droites (Dm) d’équation : y = m(x + 1) – 2, où m ∈ R.
1.- Vérifier que les droites (Dm) passent par un point fixe C, indépendant de m, et que C appartient à (H).

2.- Que représente m pour la droite Dm ?

3.- Déterminer le réel m de telle sorte que D et (H) aient seulement le point C en commun.

21
Chapitre : Dérivation Tangente
à une courbe
Thème : Dérivation (Analyse)

Compétence Terminale :
1.- Etudier la dérivabilité d’une fonction en un point
2.- Déterminer une tangente à une courbe en un point.

Compétences spécifiques
1.- Savoir calculer le nombre dérivé d’une fonction en un point en utilisant la définition de la
limite.

2.- Savoir déterminer l’équation de la tangente à la courbe représentative d’une fonction et la


représenter
Activités préparatoires

Activité #1 : Chute libre

Un objet, lâché du haut d’un immeuble, parcourt une trajectoire verticale. On a relevé la distance parcourue par cet objet
au bout de 1 seconde, 2 secondes, etc. On a obtenu le tableau suivant :

temps t écoulé (en s) 0 1 2 3 4


distance d parcourue (en m) 0 4, 19,6 44, 78,4
9 1

1o) Calculer la vitesse moyenne de l’objet entre les instants 0 et 1, 1 et 2, 2 et 3, 3 et 4. L’objet se déplace-t-il à vitesse
constante ?

2o) Représenter dans un repère orthogonal les points de coordonnées (t, d).

3o) La position de ces points incite à penser qu’ils sont situés sur une parabole (P) d’équation :
y = ax2 +bx + c. En utilisant les relevés effectués, déterminer les coefficients a, b et c puis tracer la parabole (P).

4o) On suppose qu’à l’instant t, d = f(t), où f(t) = 4,9t2.

a) Quelle est la vitesse moyenne de l’objet entre les instants 0,9 et 1 ? Entre les instants 1 et 1,1 ? Entre les instants 0,95
et 1 ? Entre les instants 1 et 1,05 ? Entre les instants 1 et 1 + h en prenant des valeurs de h strictement positives ou
strictement négatives de plus en plus proches de 0 ? Quel constat peut-on faire ?

22
f (1+h )−f (1)
=9 ,8+4 , 9 h
b) Soit h un réel non nul, strictement supérieur à –1 ; vérifier que : h . Pour quelles
valeurs de h, la vitesse moyenne entre les instants 1 et 1 + h est-elle comprise entre 9,7 et 9,9 ? Entre 9,79 et 9,81 ?
Entre 9,795 et 9,805 ?
f (1+h )−f ( 1)
Les valeurs de h sont aussi proches de 9,8 qu’on le souhaite dès que h est suffisamment proche de 0.
f (1+h )−f (1) f (1+h )−f (1)
On dit que « h tend vers 9,8 lorsque h tend vers 0 » ou que « la limite de h lorsque
f (1+h )−f ( 1)
lim
h tend vers 0 est égale à 9,8 » et on écrit h→0 h = 9,8
On dit alors que la vitesse instantanée de l’objet à l’instant 1 est 9,8mS–1

c) De façon analogue, déterminer la vitesse instantanée de l’objet à l’instant 2.

Activité 2 : Position limite d’une sécante

⃗ , ⃗j ) .
Soit f la fonction définie, sur R, par : f(x) = –x2 + 4 et (P) sa courbe représentative dans un repère orthonormal (O , i
On se propose de déterminer les coefficients directeurs des sécantes à (P) passant par le point A(1 ; 3)

1o) Déterminer les coefficients directeurs des droites (AB) et (AC) du graphique,

2o) On considère le point M de la parabole (P) ayant pour abscisse 1 + h, h est un petit nombre non nul.
f (1+h )−f (1)
a) Montrer que le coefficient directeur m de la sécante (AM) est : m = h
b) Que devient m lorsque h tend vers 0 (M se rapproche de A) Interpréter graphiquement ce résultat.

Schéma

Géométriquement, lorsque le point M se rapproche du point A de Cf d’abscisse a, en restant sur la courbe Cf, la sécante
(AM) prend une position limite appelée « la tangente en A à la courbe Cf » Le coefficient directeur de cette tangente
f ( a+h )−f ( a )
lim
est : h→0 h

Schéma

23
Activité 3 : Calcul algégrique

1.- Soit f(x) = x2 – 3x + 4 et h reel non nul.


a) Développer f(1 + h) et calculer f(1).

f (1+h )−f ( 1)
=h−1
b) Montrer que h
2.- Soit f(x) = x3 – x2 et h non nul
a) Développer f(2 + h) et calculer f(2)

f ( 2+ h)−f ( 2 )
=h2 +5 h+8
b) Montrer que h

3
f ( x )=
3.- Soit x+ 2 et h non nul
a) Déterminer f(h – 1) et calculer f(–1)

f (h−1)−f (−1 ) −3
=
b) Montrer que h h+1

Exercice résolu 1 Déterminer une limite en 0

x−2
f ( x )=
Soit f la fonction définie sur [0; +∞[ par x +1
a) Déterminer la limite de f en 0
f (2+ h)−f ( 2 )
Q(h )=
b) Exprimer h en fonction de h non nul,
Déterminer la limite de ce quotient quand h tend vers 0

Résolution
0−2
lim f ( x )= =−2
a) Comme f(0) existe, x →0 0+1
2+ h−2 h 2−2
f ( 2+h )= = f ( 2)= =0
b) 2+ h+1 h+3 et 2+1 d’où

Q(h )=
f (2+ h)−f (2 )
h
=
h
h+3 (
−0 × =
1 h 1
)
× =
h h+3 h h+3
1

24
1 1
lim Q( h )=lim =
Le quotient Q(h) n’existe pas quand h = 0, mais, après simplication par h, on obtient : h→0 h→0 h+3 3 .

Exercice résolu 2 Utiliser une approximation affine Méthode


1 Si f est dérivable en a, alors, pour h voisin
2+ h de 0, la meilleure approximation affine de
• Ecrire l’approximation affine de pour h voisin de 0. f(a + h) est : f(a) + f’(a) x h c’est-à-dire
1 1 pour h ≈ 0 : f(a + h) ≈ f(a) + f’(a) x h
• En déduire une valeur approchée des réels 2 ,04 et 1,98
• Vérifier la qualité de ces approximations à l’aide d’une calculatrice.

Résolution
1 1
=f ( 2+ h) x↦
• On a 2+ h , où f est la fonction x sur ]0; +∞[
1
f ' ( x )=− 2
f est dérivable sur ]0; +∞[ et x
L’approximation affine de f(2 + h) en 0 est la fonction :
1 1
h↦ − h
h ↦ f (2)+ f ' (2)×h c’est-à-dire 2 4 ou h ↦0 , 5−0 , 25 h
1 1 1
≈0 , 5−0 , 25 h = ≈0 ,5−0 , 25×(−0 , 02 )=0 , 505
Pour h ≈ 0, on a 2+h Ainsi 2 ,04 2+0 ,04
La calculatrice permet d’observer que l’erreur commise pour chacune de ces approximations est inférieure à 10 – 3

Pour savoir faire (Exercices)

Exo #1 Dans chacun des cas suivants, démontrer que la fonction f est dérivable en a et préciser le nombre dérivé f’(a).
1.- f est la fonction définie sur R, par :
f(x) = 2x + 3 et a = –1
2.- f est la fonction définie sur R, par :
f(x) = x2 + x et a = 1
3.- f est la fonction définie sur ]0 ;+∞[, par :
1
f(x) = x et a = 2

4x
Exo #2 Soit (C) la courbe représentative de la fonction f définie sur ]1 ; +∞[ par f(x) = x−1
A et B sont deux points de (C) d’abscisses respectives 3 et 5.
1.- Calculer f ’(3) et f’’(5).
2.- Déterminer les équations des tangentes T et Δ à la courbe (C), respectivement en A et B.

⃗ ⃗
Exo #3 Le plan est rapporté à un repère (O , i , j ) dans les exercices suivants :
3-1 Déterminer une équation de la tangente à la parabole (P) d’équation y = P(x) = x2 – 3x au point A(–1, 4)
1
3-2 Démontrer que la tangente à la parabole (P) d’équation P(x) = 2 – 2 x2 en son point A d’abscisse 1 coupe l’axe des

abscisses au point
B( 52 , 0 )

25
Exo 4 Pour chaque droite, lire le coefficient directeur et donner son équation

Schéma

Trace écrite

Tu retiens que :
Soit f une fonction dont l’ensemble de définition D f, est un intervalle ou une réunion d’intervalles et a un réel appartenant à
Df
f ( a+h )−f ( a )
lim
1.- f est dérivable en a signifie qu’il existe un réel L tel que : h→0 h =L
Le réel L s’appelle « Nombre dérivé de la fonction f en a ; on le note L = f’(a)

2.- Si f est dérivable en a, alors la droite Δ, qui passe par le point (A ; f(a)) et a pour coefficient directeur f ‘(a), est la
tangente à la courbe Cf au point A.

N.B. : f’’(a) s’appelle « Nombre dérivé ou coefficient directeur ou pente ». et est la limite
f ( a+h )−f ( a )
du taux d’accroissement (ou de variation) h lorsque h tend vers 0

3.- L’équation de la tangente à la courbe Cf au point A(a ; f(a) a pour formule générale : y = f’(a)(x – a) + f(a).

N.B : Si f’(a) = 0, la tangente est horizontale.

4.- Si f est dérivable en a, la courbe Cf admet au point A une tangente Δ qui approche le mieux la courbe C autour du point
A, alors la fonction x ↦ f ( a)+ f ' (a )( x−a ) est la meilleure approximation affine de f au voisinage de a.
En posant h = x – a , on dit que la fonction h ↦ f (a )+f ' (a)×h est la meilleure approximation affine de
h ↦ f ( a+ h) au voisinage de 0.
Finalement, si f est dérivable en a, alors : pour h voisin de 0, f (a+h )≈f ( a)+ f ' (a )×h

N.B : L’erreur commise en remplaçant f(a + h) par f(a) + f ’(a) ¿ h est : PM=|f (a+h)−f (a)−f '(a)h|=
f ( a+h )−f ( a )
∣h ¿ Ɛ(h)∣ ; ou Ɛ(h) = h – f’(a)

Exo #5 Approximation Affine


1
Ecrire l’approximation affine de 2+ h pour h voisin de O.

26
1 1
∙ En déduire une valeur approchée des réels 2 ,04 et 1,98
∙ Vérifier la qualité de ces approximations à l’aide d’une calculatrice et observer que l’erreur commise pour chacune
de ces approximations est inférieure à 10–3.

Exo #6 a) Déterminer la meilleure approximation affine de (3 + h)2 lorsque h est proche de 0


b) Utiliser cette approximation pour déterminer mentalement des valeurs approchées de (2,95) 2 et (3,04)2.

Exo #7 Mêmes questions avec

a) √ 4 +h lorsque h est proche de 0

b) √ 3,92 √ 4 ,06
et
Exo # 8 Soit f la fonction définie sur ]0, +∞[ par :
1 1
f ( x )=
x 1o) Démontrer que f est dérivable en 1 et donner la meilleure approximation affine de 1+ h lorsque h est proche 0.
2o) Soit g la fonction définie sur [–0,5 ; 0,5)] par :
1
g(h )= −(1−h )
1+h
a) Ecrire g(h) sous la forme d’un quotient.
b) En déduire que, pour tout réel h de [–0,5 ; 0,5)], 0≤g(h)≤2h2.
1
3. Il résulte de la question 2o) que, pour tout réel h de[–0,5 ; 0,5)], l’erreur commise en remplaçant 1+ h par 1 – h est inférieure à 2h2.
1 1
Utiliser ce résultat pour déterminer des valeurs approchées des réels 1,09 et 0 ,95 en donnant un majorant de l’erreur sous la
forme d’une puissance de 10.

Exo #9 f, fonction dérivable sur [– 3 ; 3] ; Cf n’admet que deux tangentes parallèles à l’axe des
Si h ⇀0, alors Ɛ(h) ⇀0. Ainsi l’ordre de grandeur de PM = ∣h ¿ Ɛ(h)∣ est inférieur à celui de ∣h∣.

5.- La fonction dérivée de f est la fonction, notée f’’ qui, à tout réel x en lequel f est dérivable,
associe le nombre dérivé f’(x) : x↦ f '( x )
6.- Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. Le sens de variation de f dépend du signe de sa dérivée f’ c’est-à-dire
∙ si f’ > 0, alors f est croissante sur I
∙ si f’’< 0, alors f est décroissante sur I
∙ si f’’= 0, alors la fonction f est constante sur I.
7.- Extrémum
f, dérivable sur [a ; b]
Si la dérivée s’annule en changeant de signe, la fonction admet un extrémum sur [a ; b]. Cet extrémum est un Minimum
ou un Maximum

x a c b
f’(x) – 0 +
f(x)
Minimum

x a c b
f’(x) + 0 –
f(x) Maximum

27
3
abscisses : au point A(–2, 2 ) et au point B(1, –2)
Le tableau des variations de f est le suivant :

x –3 –2 1 3
f’(x) + 0 – 0 +
f

∙ Donner f ’ (–2) et f ’ (1)


∙ Compléter le tableau – Etudier le sens de variation de f, puis indiquer le maximum et le minimum de f.

Vitesse instantanée

Exo #10 Un mobile M se déplace sur une droite D munie d’un repère (o , ⃗i ) . A chaque instant t > 0, on repère sa position
par son abscisse : x(t) = 6t – 3t2
1o) Déterminer la vitesse V0 de ce mobile à l’instant t = 0.
2o) Décrire le mouvement du mobile sur la droite.
3o) Quelle la vitesse du mobile
a) lorsqu’il change de direction ?
b) lorsqu’il repasse en 0 ?

Exo #11 On laisse tomber un objet du sommet d’une falaise à l’instant t = 0. On estime qu’à chaque instant, l’altitude (en
mètres) de l’objet est donnée par : a(t) = 100 – 5t2
1o) Quelle est la hauteur de la falaise ?
2o) Quelle est la vitesse de l’objet lorsqu’il atteint le sol ?

Exo #12 Un objet est lancé verticalement vers le haut à l’instant t = 0. Pendant la phase ascendante, la hauteur, en mètres, de
cet objet à l’instant t est : h(t) = 1 + 7t – 5t2.
1o) De quelle hauteur lance-t-on cet objet ?
2o) Déterminer sa vitesse en fonction de t
3o) Quelle hauteur maximale atteint-il ?

28
Chapitre : Application de la dérivation
Tangentes

Thème : Dérivées des fonctions usuelles

Compétence Terminale :
1.- Déterminer la dérivée d’une fonction

Compétences spécifiques
1.- Savoir calculer la dérivée des fonctions usuelles.
2.- Savoir les formules de dérivation des fonctions usuelles.
3.- Savoir construire le tableau de variations et utiliser le sens de variations et les
extremums de la fonction
Module Mathématiques de l’élève du secondaire : 3ème Année

Pour savoir faire (Exercices)


Exo #1 Calculer la dérivée de chacune des fonctions Exo #3 Bien regarder la forme de la fonction avant
suivantes : de calculer la dérivée.
1 x2 4 x5
x f ( x )=− √ x + f ( x )=
f(x) = x + sur ]0 ; +∞[ ∙ 2 ; 5
3
x +12 x−1
g(x) = x √ x sur ]0 ; +∞[
f ( x )=
4
∙ ;
3 2
f ( x )=(1−2 x )( x +9 )
h(x) = x sur ]–∞ ; 0[
x ∙ f ( x )=(7 x −2) ;
2
f ( x )=( √ x +1)2
k(x) = 4 sur R

Exo #2 f est définie sur R par :


Tu retiens que :
x3
f ( x )= −2 x 2 +3 x+1 ∙ Les fonctions polynômes, rationnelles, sinus et
3 cosinus sont dérivables en tout réel de leur ensemble
∙ Calculer la dérivée de f. de définition.
∙ En déduire une équation de la tangente à la courbe ∙ La fonction racine carrée, définie sur [0 ;
représentative de f au point A d’abscisse 0. +∞[, est dérivable seulement sur
]0 ; +∞[

29
Tu mémorises le tableau suivant, tableau des dérivées 1
des fonctions de référence.
2.- f(x) = x √ x +3 ; f(x) = √2 x−3
fonction f fonction dérivée f’
f(x) = K (K réel) f ’(x)= 0 Exo #7 Etudier le sens de variation de la
f(x) = x f ’(x) = 1 fonction
1 −1 f : x ↦ x 3 +3 x 2 −9 x−5 , puis préciser s’il y a
x 2 lieu, ses extremums locaux.
f(x) = f ’(x) = x

f(x) = √x 1 Exo #8 Déterminer les extrémums locaux des


fonctions suivantes sur l’intervalle donné :
f ’(x) = 2 √ x 1.- f(x) = x2(x – 1) sur [0 ; +∞[
f(x) = sinx f ’(x) = cosx 4
f(x) = cosx f ’(x) = – sinx 2.- f(x) = x – 5 + x sur ]0 ; +∞[
f(x) = xm f ’(x) = mxm – 1 3.- f(x) = 4x3 – 2x2 – 5x – 4 sur R
x
Tu mémorises les formules de dérivation : f ( x )= 2
Si u et v sont deux fonctions dérivables sur un 4.- x +3 x+1 sur [0 ; 3]
intervalle I : 4
∙ (u + v)’ = u’ + v’
f ( x )= +x
5.- x−1 sur [ –2 ; 0]
∙ (u.v)’ = u’v + v’u
∙ si K ∈ R, (Ku)’ = ku’
Exo #9 Montrer que l’équation f(x) =
∙ si v ne s’annule pas sur I :
x3 + x – 5 = 0 a une solution et une seule dans [1 ; 2]

( ) ()
' '
4
K −Kv ' u u' v−v ' u
∙ f ( x )=(−2 x +3) ; v et v =
2
= v v2
2
f ( x )=−5 x +3(2 x−3) ∙ (um)’ = mum – 1 ¿ u’
(On donne l’ensemble de définition de f). u'
Exo #4 Calculer les dérivées des fonctions (bien ∙ ( √ u )' = 2 √ u
regarder la forme).
x 2+4 x−2
3 2
Extremum = maximum ou minimum
∙ f(x) = 2 x+1 ; f(x) = x +1 , Df
sin x −4 Soit f une fonction définie sur un intervalle I et c un
∙ f(x) = cos x sur 2
]− π ; π2 [ ; f(x) = x +3
2
point de I distinct des extrémités.
∙ f(x) = x + sinx sur R ; f(x) = xsinx sur R ∙ M’ = f(c) est un maximum local de f en c signifie
1 que pour tout x d’un intervalle I’ ouvert, contenant c
∙ f(x) = –2cosx + x2 sur R ; f(x) = (x – 3)( x
− 1)
et inclus dans I, f(c) ≥ f(x)
x−1 ( 2 x−1)3
3 3 ∙ De façon analogue, m’ = f(c) est un minimum
; f(x) = (2+x )
2
∙ f(x) = 3x – 5 + 2x ; f(x) = ( 2− x ) local de f en c signifie que …., f(c) ≤ f(x).

Exo #5 Déterminer une équation cartésienne de la Majorant, minorant


tangente à la courbe C d’équation f(x) = √ 4−x en f est une fonction, D une partie de son ensemble de
définition
son point d’abscisse 0. ∙M est un majorant de f sur D signifie que ∀x ∈ D,
M ≥ f(x), M est un réel .
Exo #6 Dans chacun des cas suivants, étudier les ∙m est un minorant de f sur D signifie que :
variations de la fonction f définie sur l’intervalle I ∀x ∈ D, m ≤ f(x), m est un réel .
que l’on précisera.

1.- f(x) = √ 3 x+4 ; f(x) = 4 √−3 x +5 N.B 1.- La maximum de f sur D, s’il existe, est un
majorant et, c’est en outre le plus petit des majorants.

30
2.- Le minimum de f sur D, s’il existe, est un minorant et,
c’est en outre le plus grand des minorants. Exo #13
1.- Etudier les variations de la fonction f :
Tu retiens que :
x ↦−2 x 2 + 4 x−3
Démontrer qu’une équation f(x) = 0 a, dans un intervalle 2.- En déduire le minimum sur [–2 ; 2] de la fonction
[a ; b], une solution et une seule lorsque f est dérivable sur 1
[a ; b], c’est démontrer : g( x )= 2
g définie par −2 x + 4 x−3
1.- que f ’ est de signe constant sur [a ; b] sauf peut
être en quelques points c’est-à-dire f est strictement
monotone sur [a ; b]

2.- et que f(a) et f(b) sont de signes contraires

Exo #10 Démontrer que l’équation x3 – 3x + 1 = 0


admet, dans l’intervalle [–1 ; 1], une solution et une
seule.

Exo #11 1.- Etudier les variations de la fonction f


définie par : f(x) = 2x3 – 3x2 – 1
2.- Calculer f(1) et f(2). En déduire que :
a) l’équation f(x) = 0 admet dans ]1 ; 2[ une unique
solution
b) l’équation f(x) = 0 n’admet pas de solution dans
] –∞ ; 1] et dans [2 ; +∞[.

Exo #12 Extremums – Encadrements

Dans chacun des cas suivants :


a) Etudier les variations de la fonction f sur
l’intervalle I donné ;
b) Trouver deux réels constants m et M tels que pour
tout x de I, m ≤ f(x) ≤ M et [m ; M] est l’intervalle le
plus petit possible.

1.- f(x) = –x3 – 2x2 + 4x + 3 ; I = [–3 ; 1]


2.- f(x) = 2x3 – 9x2 + 12x + 1 ; I = [0 ; 6]
2 x −1
f ( x )=
3.- x+ 1 ; I = [0; 2]

4.- f ( x )=√ 1−2 x ; I = [–4; 0]


5x
f ( x )=
5.- x 2 +1 ; I = [–2; 1]

31
Exercices simples de synthèse regroupant les compétences du Thème
Détermination de tangentes – variations

Exo1
On considère les fonctions f et g définies sur R par : f(x) = x2 + 3x e t g(x) = –x2 – x + 2.
Démontrer que, en leur point d’abscisse – 1, les tangentes respectives à Cf et Cg sont parallèles.

Exo2
On considère les courbes C1, C2 et C3 d’équations respectives f1(x) = –x2 + 3x + 6, f2(x) = x3 –
x2 + 4 et f3(x) = x2 + 7x + 8
Montrer que ces trois courbes passent par le point A(–1, 2) et qu’elles admettent en ce point la
même tangente T.

Exo3
La courbe C représente la fonction f définie sur R par f(x) = x3 + 2x2 – 4x
Déterminer les points de C :
a) en lesquels la tangente est parallèle à l’axe des abscisses ;
b) en lesquels la tangente est parallèle à la droite d’équation y = 3x – 1

Exo4 2x
f :x↦
Soit a un réel strictement positif. On considère la fonction x2 +a
1.- Sur quel ensemble f est-elle définie ?
2.- Déterminer a pour que la courbe représentative de f admette au point d’abscisse 1 une
tangente
horizontale.

Exo5
c
f est définie sur [1 ; 5] par f(x) = ax + b + x , ou a, b et c sont trois réels.
On donne le tableau de variations suivant :

x1 2 5
Déterminer les réels a, b et c,
signe de f ‘ (x) – 0 +
et calculer f(5)
f(x) 7

Exo6
Déterminer le réel m pour que la courbe d’équation y = (m – 1)x2 + (3m + 2)x + 4 admette au
point d’abscisse –1 une tangente de coefficient directeur 6.

32
33
Exercices simples de synthèse regroupant les compétences du Thème
Détermination de tangentes et de fonctions

Exo7 1
y=
On considère la courbe C d’équation y = x2 – x + 1 et la courbe C’ d’équation 1+ x
1.- Démontrer que ces deux courbes se coupent en un point A dont on précisera les
coordonnées.
2.- Démontrer que les courbes C et C’ admettent en ce point une tangente commune.
3.- Etudier la position de chacune de ces courbes par rapport à cette tangente.

Exo8
Déterminer les tangentes issues du point A de coordonnées (1 ; 2) à la courbe représentant la
fonction
2
f : x ↦ x 2 +3 x−1
3
Exo9
Déterminer les réels a et b de sorte que la courbe représentative de la fonction f définie sur R*
par :
6
f ( x )=ax +b−
x passe par le point A(2 ; 0) et admette en ce point la droite d’équation x –
y – 2 = 0 pour tangente.

Exo10
Trouver l’ensemble des réels m pour lesquels la courbe représentative dans un repère orthonormal
mx−2
f ( x )=
de la fonction f définie par (m+2 )x +3 admet au point d’abscisse –1 une tangente
3
perpendiculaire à la droite d’équation y = 2 x + 5
Exo11 D C
Optimisation ABCD est un carré de côté 1.
Les points E et F appartiennent respectivement à la demi droite [Ax)
et au segment [DC] et vérifient AE = CF.
I est le point d’intersection des droites (AB) et (EF). On pose AE = x.
x−x 2 A B
AI =
1.- a) Démontrer que : x +1
b) Déterminer la position du point E pour que la distance AI soit maximale.

2.- Quelle est la position du point E qui rend l’aire du triangle AIE maximale ?

34
Chapitre : Limites et Asymptotes
Comportements asymptotiques
Etudes de fonctions

Thème : Limites et Asymptotes

Compétence Terminale :
1.- Etudier le comportement d’une fonction

Compétences spécifiques
2.- Savoir calculer la limite d’une fonction en +∞ ; en - ∞ ; en x = x0 = a
(a est un réel).
Exo #1 Exo #4 Soit f la fonction définie, sur R, par :
1.- Déterminer les limites
Module Mathématiques de l’élève du secondaire : 3ème Année

lim (−x 2 ) lim 4 ( x−5 )3


∙ x →+∞ ∙ x →+∞
Trace écrite
lim(−7 x ) lim 8( x +3 )2
∙ x →−∞ ∙ x →−∞
Tu retiens que :
3
lim (−x ) 2 A.- Pour f définie sur ]a ; +∞[
∙ x →−∞ ∙ lim(6−x ) en +∞ 1.- Dire que f a pour limite +∞ en +∞ que l’on écrit
et lim f ( x )=+ ∞
en –∞ x →+∞ signifie que, lorsque x prend des
valeurs positives de plus en plus grandes vers +∞, les
Exo #2 nombres f(x) finissent par dépasser n’importe quel
1.- Déterminer les limites en +∞ et en –∞ des réel M, aussi grand soit-il.
fonctions suivantes :
a) g(x) = –(x – 3)2 + 5 lim f ( x )=−∞
b) h(x) = 2x2 + 6x + 1 x →+∞
2.- signifie que, lorsque x prend
des valeurs positives de plus en plus grandes vers
2.- Déterminer la limite en +∞ de la fonction :
+∞, les nombres f(x) deviennent très grands en valeur
r(x) = √ 2 x −5 absolue mais négatifs.

t(x) = 8−√ 3 x−7 3.- Limite réelle en +∞ Asymptote horizontale


k(x) = – 5(1 – x)2 + 7 lim f ( x )=l
−2 3 x →+∞ signifie que, lorsque x prend des
x +8 valeurs de plus en plus grandes vers +∞, les nombres
l(x) = 3 et en – ∞
f(x) finissent par « s’accumuler » autour du réel l.
Exo #3 Soit la fonction f définie sur [0 ; +∞[ par : Autrement dit, les nombres f(x) finissent par rester
3 x+2 dans l’intervalle
f ( x )=
x+1
1o) Donner une valeur approchée de f(102), puis de ]l – α ; l + α[ aussi petit que soit α(α > 0).
lim f ( x )
x →+∞
On dit que la droite d’équation y = l est asymptote
f(106). Conjecturer la valeur de .
horizontale à Cf en +∞
2o) Démontrer que f a une limite finie en +∞ et
B.- Pour f définie sur ]–∞ ; b[
interpréter graphiquement ce résultat.

35
lim f ( x)=+ ∞
1.- −∞ signifie que, les nombres f(x)
finissent par dépasser un réel M, aussi grand soit-il. lim f ( x)=−∞
2.- −∞ signifie que, les nombres f(x)
1 finissent par être inférieurs à n’importe quel réel
f ( x )=−1+ 2 négatif M, aussi grand soit-il en valeur absolue.
x +1
a) Démontrer que f a une limite finie en +∞ et en –∞ lim f ( x)=l
b) Interpréter graphiquement le résultat 3.- −∞ signifie que, la droite d’équation y
c) Etudier les variations de f, puis dresser son tableau = l est (A.H) à Cf en –∞.
de variations.
C.- Limite infinie en a. Asymptote Verticale
Exo #5 Soit f la fonction définie, sur ] –∞ ; –1[ par lim f ( x )=+ ∞
2 1.- x →a signifie que, lorsque x prend
2x +3
f ( x )= des valeurs de plus en plus proches de a, les nombres
x 2 −1 f(x) deviennent grands et finissent par dépasser
a) Déterminer la limite de f en –∞. n’importe quel réel M aussi grand soit-il.
b) La courbe Cf représentant f dans un repère On dit que la droite d’équation x = a est asymptote verticale
à la courbe Cf.
(O , ⃗i , ⃗j ) a-t-elle une asymptote horizontale ?
Dans l’affirmative, étudier la position de Cf par lim f ( x )=−∞
rapport à cette asymptote. 2.- x →a signifie que les nombres f(x)
deviennent négatifs mais de plus en plus grands en
Exo #6 Déterminer les limites de la fonction f en a et valeur absolue et x = a est (A.V) à Cf.
préciser les équations d’éventuelles asymptotes
−2 3.- Limite finie en a
f ( x )= lim f ( x )=l
verticales à Cf : ( x +3 )2 pour a = –3 x→a signifie que les nombres fx) viennent
x +3
f ( x )= 24− x2
s’accumuler autour de l c’est-à-dire finissent par se
a) pour a = –2 et a = 2 situer entre l – α et l + α, aussi petit que soit α(α >
−2 x 2
f ( x )= 0).
b) 3−x pour a = 3
4−x2
f ( x )= 1 Théorèmes Admis
( 2 x+ 1) pour a = − 2
2
c) En +∞ ou en –∞ :
3 x +2
f ( x )= 1.- La limite de toute fonction polynôme est égale à la
d) x 2+ x−2 pour a = 1 et a = –2 limite de son terme de plus haut degré.
1
f ( x )=
e) x ( x+1) 2 pour a = –1 et a = 0 2.- La limite de toute fonction rationnelle est égale à la
limite du quotient (ou rapport) des termes de plus haut
Exo #7 Déterminer les limites suivantes : degré de son numérateur et de son dénominateur
lim (
x 2−6 x +9
3 x−9 ) 2x
lim √ x+2 ( ) Tu retiens que :
x →3 ; x →−2
1.- Une fonction rationnelle est le quotient de 2
lim lim √ x−2 fonctions polynômes avec la variable x au
x→ 4
x >4
( √5−x−2x ) ; x→ 4
x >4
( 4−x ) dénominateur.

Exo #8 On considère la fonction f définie, sur 2.- Une fonction rationnelle admet une asymptote
l’intervalle ]–∞ ; –2[ ⋃ ] –2 ; +∞[ par : oblique d’équation y = ax + b (a ≠ 0) lorsque :
5 x+3 ∙ degré Numérateur – degré Dénominateur = 1
f ( x )= ∙ et la valeur de x annulant le déno n’annule pas le
x+ 2 Numérateur.
1o) a) Déterminer deux réels a et b tels que, pour
b b) Démontrer que la droite (D) d’équation y = 5 est
f ( x )=a + asymptote à la courbe C de f. Indiquer une équation
tout x différent de –2, on ait : x +2
de l’autre asymptote.

36
2o) Etudier la position relative de (C) et de (D). De même, la droite y = y 0 est (A.H) à Cf lorsque

Fonctions rationnelles Asymptote Oblique


lim [
∞ f(x) – y] = 0
Exo #9 On considère la fonction f définie sur R– 4.- La position d’une courbe (C) par rapport à l’A.O
2 x 2 −3 x+ 5 (ou l’A.H) d’équation y = ax + b (ou y = y 0)
f ( x )= dépend du signe de la difference
{2} par : x−2 f(x) – y avec y = ax + b ou y = y0
1.- Démontrer que la droite d d’équation ∙ Si f(x) – y ≥ 0 alors C est au-dessus de
y = 2x + 1 est asymptote oblique à la courbe C l’asymptote ;
représentative de f dans un repère choisi. ∙ f(x) – y > 0 alors la courbe est en dessous de
l’asymptote ;
2.- Etudier la position de C par rapport à d. ∙ f(x) – y = 0 alors la courbe et l’asymptote se
rencontrent.
Exo #10 On considère la fonction f définie sur ]–
2
x + x−6 5.- Pour chercher a et b de la droite y = ax + b (A.O)
f ( x )= s’agissant d’une fonction rationnelle :
∞ ; o] par 2 x−2
1.- Déterminer des réels a, b et c tels que, pour tout Méthode 1
c
réel x de ] –∞ ; o], on ait
f ( x )=ax +b +
2 x−2 a=lim

( f (xx ) ) et
b=lim
∞ [f(x) – ax]
2.- En déduire l’existence d’une asymptote oblique
Méthode 2
D pour la courbe Cf et préciser la position relative de
Ecrire f(x) sous la forme
Cf par rapport à D.
Re ste
Exo #11 Soit la fonction f définie, sur R – { –2}, f(x) = quotient + diviseur , puis identifier le
x 2 +3 x+ 3 quotient à l’asymptote oblique c’est-à-dire
f ( x )=− quotient = y = ax + b.
par x +2
On appelle C sa courbe représentative dans un repère 6.- Formes Indéterminées
(O , ⃗i , ⃗j ) orthonormal. 1) ∞ – ∞ 2) 0 ¿ ∞
1.- Déterminer les limites de f en +∞ et en –∞, ∞ 0
Puis les limites de f en –2.
Quelle est la conséquence graphique du résultat
3) ∞ 4) 0
obtenu ? 7.- Pour k réel non nul :
0 k
2.- Déterminer des réels a, b, et c tels que, pour tout =0 →∞
c 1) k 0
f ( x )=ax +b + ∞ →∞
x +2 k
x différent de –2, on ait En =0
déduire que C a une A.O. en +∞ et en –∞. 2) 0 k
3.- Démontrer que les coordonnées du point
d’intersection S des deux asymptotes est centre de
symétrie de C.
lim x n =+ ∞
8.- a) +∞ (n naturel pair ou impair)
+ ∞ si n est pair
4.- Etudier les variations de f et construire sa courbe
C dans le repère.
lim x n
b) −∞ –∞ si n est impair

Exo #12 On considère la courbe d’équation


3.- La droite y = ax + b est A.O. à la courbe
représentative C d’une fonction f en +∞ (ou en –∞)
x( ax+ b)
lim [ lim [ y= 2( x−c )2 , où a, b et c sont des réels, dans un
lorsque ∞ f(x) – (ax + b)] = 0 ou ∞ f(x) – y] = ⃗ , ⃗j ) (unité ; 1cm)
0 repère orthonormal (O , i

37
1.- Déterminer les réels a, b et c pour que la courbe
ait deux asymptotes d’équations respectives x = 1 et 3.- a) Lorsque la droite d’équation y = m coupe C
3 en deux points distincts M et N, calculer en fonction
de m les coordonnées du point I milieu de [MN]
y= 2 et que la tangente en O ait pour équation y = b) On note A et B les points de C pour lesquels la
–2x. tangente à C est horizontale. Calculer les
coordonnées de A et B et prouver que A, B et I sont
2.- Soit la fonction f définie, sur R –{1} par : alignés.
3 x 2 −4 x
f ( x )= Exo #15 Points fixes
2( x−1)2 Cm est la courbe représentative de la fonction
a) Etudier la fonction f : limites, dérivée, variations. polynôme fm définie sur R par :
b) Déterminer une équation de la tangente en O, fm (x) = x3 – mx2 +mx – 1, m est un réel
3 Démontrer que toutes les courbes Cm passent par
ainsi qu’au point d’abscisse 2 à la courbe C deux points fixes A et B que l’on précisera.
⃗ ⃗
représentant f dans (O , i , j ) .
Exo #16 Pour tout réel m, on définit fm par :
c) Etudier la position de C par rapport à son
asymptote horizontale. mx−2
f m ( x )=
d) Représenter C avec ses asymptotes et les 2 x−m et on appelle Cm la courbe
tangentes déterminées en b). représentant fm dans un repère orthonormal
3.- Soit Dm la droite d’équation y = 4x + m, avec m (O , ⃗i , ⃗j )
réel. 1o) a) Indiquer l’ensemble de définition de fm
Déterminer graphiquement, suivant les valeurs de m, m 4−m2
le nombre de solutions de l’équation f m ( x )= −
f(x) = 4x + m.
2 4( x− m )
Démontrer que 2
b) En déduire qu’en général Cm est une hyperbole.
x−2 Quels sont les cas d’exception ?
f ( x )=
Exo #13 f est définie par x (x −4 ) 2o) Faire l’étude complète (limites et variations) de
C, sa courbe représentative dans un repère f0 et de f–3 , puis tracer C0 et C–3 dans le même repère.
orthonormal. Déterminer les points communs à ces deux courbes.
1.- a) Etudier les limites de f aux bornes de son
ensemble de définition 3o) Démontrer que les courbes Cm, pour m différent
b) En déduire que Cf a trois asymptotes dont on de 2 et de –2, ont exactement deux points communs.
donnera des équations.

2.- Etudier les variations de f, puis dresser le tableau 4o) Déterminer les coordonnées des centres de
complet des variations. symétrie Sm des courbes Cm.
Quel est lieu de ces centres lorsque m décrit R–{–
3.- Démontrer que le point S(2, 0) est centre de 2 ; 2} ?
symétrie de la courbe Cf, puis la tracer. ⃗ , ⃗j )
Le représenter dans le repère (O , i
Exo #14 f est la fonction définie sur R* par :
1
f ( x )=1−x −
x, C est sa courbe représentative
⃗ ⃗
dans un repère (O , i , j )
1.- Prouver que C admet une asymptote Δ
d’équation y = 1 – x et préciser la position de C par
rapport à Δ.
2.- a) Etudier les variations de f puis tracer Δ et C
b) Discuter suivant les valeurs du réel m le nombre
de solutions de l’équation f(x) = m

38
Exercices simples de synthèse regroupant les compétences du Thème

Exo1
1.- Existe-t-il une fonction polynôme du troisième degré f impaire, dont la représentation graphique C
admet une tangente horizontale au point A(1 ;1) ?
2.- Si oui, étudier la fonction f, puis construire C dans un repère

Exo2
Existe-t-il une fonction polynôme de degré 3 dont la courbe représentative dans un repère donné admet
une tangente horizontale au point A(0 ; 3) et le point I(1 ; 2) comme centre de symétrie ?

Exo3
ax +b
f ( x )=
Existe-t-il une fonction homographique f définie par cx +d telle que f(2) = 1 et dont la
courbe représentative Cf a pour asymptotes les droites d’équations x = 1 et y = 1 ?
Si oui, étudier f, puis construire Cf.

Exo4
ax +b
f ( x )=
f définie par cx +d (avec ad – bc ≠ 0 et c ≠ 0) est représentée par l’hyperbole H.
1.- Trouver des coefficients a, b, c et d pour que la courbe H passe par les points A(–1 ; 0), B(0 ; –1) et
C(2,3)
2.- Prouver que H a un centre de symétrie
3.- Par l’origine, on mène la droite d d’équation y = mx (m réel). Déterminer selon les valeurs de m le
nombre de points d’intersection de d et de H.
4.- M’ et M’’ sont les points d’intersection de la droite et de la courbe. (X ;Y) sont les coordonnées du
milieu S du segment [M’ M’’]
Quel est le lieu géométrique du point S ?

Exo5
Etudier les fonctions f, définies par les relations suivantes, et construire leur représentation graphique
dans un repère convenablement choisi :

f(x) = x2 – 4x + 3 ; f(x) = –x2 + x – 1 ;


− 1 x2
f(x) = 2 + x + 2 ;
3
|x 2 −1|
f(x) =
2
f(x) = sup(2x + 1, x – 2) ; f(x) = sup(2x – x + 1, x + 1) ; sup(a, b) : plus grand des nombres a et b
f(x) = inf(2x + 1, x – 2) ; f(x) = inf(2x2 – x + 1 ; x + 1) ; inf(a, b) : plus petit des nombres a et b

39
Exercices simples de synthèse regroupant les compétences du Thème

Exo6
Etudier et représenter graphiquement f dans un repère choisi. Prouver que la courbe admet un centre de
symétrie que l’on précisera.
x3

3
f(x) = x + 3x – 4 ; 2 3
f(x) = x – 3x + 4x -1 ; 2
f(x) = 3 4x – 1 ; f(x) = x3 + 8
3
f(x) = x3 + 3x2 – 9x – 1 ; f(x) = –x3 + x ; f(x) = –x3 – 2 x2 – 1

Exo7
Etudier et représenter graphiquement les fonctions f définies par :
f(x) = x4 + 2x2 – 3 ; f(x) = –x4 + 16 ; f(x) = –x 4 + 4x2 ; f(x) = (x – 1)4 ; f(x) = (x2 – 1)2 + 5

Exo8
Etudier f. Préciser , s’il y a lieu en justifiant les asymptotes et le centre de symétrie puis tracer la courbe
représentative .
4 x +3 2x 3 x +1 −3− x 1 −3
f(x) = 2 x +4 ; f(x) = x −3 ; f(x) = 1−x ; f(x) = x ; f(x) = 3 + x +2 ; f(x) = 2− x

( 2xx−2 5 x−9
) ( x +2 x −2 )
f(x) = sup +1 , − x+1 ; f(x) = inf x −1 , x +1

Exo9
Déterminer le paramètre réel a pour que f, définies par les relations suivantes, soient dérivables au pt
donné x0. Etudier alors la fonction f.

{ { x≤2 : f ( x )=( x +1)( x−2 )


x−3
x≤3 : f ( x )= x −1
; x 0 =3 ; x 0=2
x> 3: f ( x )=a( x−3 ) x> 2: f ( x )=a ( x−2
x−1 )
a) b)

Exo10
Etudier et représenter graphiquement f.
3 x2−12 x +16 x2 −x −2 x2−1 x2 +3 x x2−3 x
2 2
f(x) = ( x−1 ) ; f(x) = ( x−2 ) ;
2 2 2
f(x) = x −4 x +5 ; f(x) = x −4 ; f(x) = x +x −2 ;
x 2−4 x +3 x2+7 x +7 x 2+5 x +2
2 2 2
f(x) = x ; f(x) = x +2 x +2 (Démontrer que C admet un centre de symétrie : f(x) = x + 4 x )
Exo11
Etudier et représenter graphiquement f. Centre de symétrie. Position de la courbe par rapport à
l’asymptote oblique
x 2−3 x+6 x 2−x −6 x 2+ x+1 x2 +1

f(x) = x−1 ; f(x) = x−2 ; f(x) = x−3 ; f(x) =


x−2+ 3x ; f(x) = x−1
x2−4 2 x2 +4 x +5 3 x2−6 x +2 x 2+3 x x2−2 x−8

f(x) = x+3 ; f(x) = x +1 ; f(x) = 3x ; f(x) = x−2 ; f(x) = 2( x−1)

40
Chapitre : Modes de génération d’une suite
Croissance – Décroissance d’une suite

Thème : Suites réelles

Compétence Terminale :
1.- Définir une suite numérique
2.- Etudier le sens de variation d’une suite numérique

Compétences spécifiques
1.- Savoir calculer un terme d’une suite
2.- Savoir représenter graphiquement une suite et démontrer l’égalité de deux suites.
3.- Savoir déterminer le sens de variation d’une suite.
Module Mathématiques de l’élève du secondaire : 3ème Année

Activités préparatoires

Activité #1 :
Dans le tableau ci-dessous, la première ligne contient la liste des entiers naturels rangés par ordre croissant et la
seconde ligne la liste des entiers impairs rangés par ordre croissant.

rang 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ..
term 1 3 5 7 9 1 13
e 1

Quel est le terme de rang 100 ?


Pour tout entier naturel n, on note Un le terme de rang n et Un + 1 le terme suivant de rang n + 1.
Trouver une relation liant deux termes consécutifs Un et Un + 1
Donner l’expression de Un en fonction de n.

Activité #2
Le tableau ci-dessous est obtenu à partir du précédent en permutant les nombres de la seconde ligne deux à deux : 1 et
3, 5 et 7, 9 et 11, ainsi de suite…

rang 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ..
terme 3 1 7 5 11 9 15

Quel est le terme de rang 100 ?


Pour tout entier naturel n, on note Vn le terme de rang n.
Déterminer une relation liant Vn et Vn+ 2
Donner l’expression de Vn en fonction de n (on pourra distinguer deux cas selon que n est pair ou impair)

Activité #3 Un problème de salaire


Dans une entreprise, on propose deux contrats d’embauche :
Contrat 1 : Salaire mensuel net de 1000 euros au départ et augmentation de 8% chaque année ;

Contrat 2 : Salaire mensuel net de 1200 euros au départ et augmentation de 60 euros chaque année.

On note S0 le salaire mensuel net de départ pour le contrat 1 ; puis S1, S2, …, Sn le salaire mensuel net après 1 année, 2
années, …, n années de travail avec ce même contrat (notations équivalentes T 0, T1, T2, …, Tn pour le contrat 2).

1.- Calculer les salaires S1, S2 et S3, puis T1, T2 et T3.

41
2.- Ecrire la relation liant les deux termes consécutifs Sn et Sn+1, puis celle liant Tn et Tn+1

3.- En utilisant la calculatrice, indiquer au bout de combien d’années le salaire mensuel perçu avec le 1 er contrat
devient le plus intéressant.

Pour savoir faire (Exercices)

QCM Parmi les réponses proposées, indiquer celles qui sont exactes pour 1 et 2

1.- Soit f la fonction définie sur R par f(x) = x2. Alors, pour tout entier naturel n :
a) f(2n) = 2n2 b) f(2n) = 4n2
2
c) f(n + 1) = n + 2n + 1 d) f(n + 1) = f(n) + 1
.
2.- Si f est une fonction strictement croissante sur R, alors, pour tout entier naturel n :
a) f(n) < f(n + 1) b) f(2n) < f(n)
c) f(n – 1) < f(n + 1) d) f(n – 1) > f(n)

− 2n
Exo # 2 Soit (Un) la suite définie pour n ≥ 1 par Un = n
Calculer les cinq premiers termes de la suite.

Exo #3 La suite (Un) est définie sur N par :


Un = n(n – 1)
1) Exprimer Un–1 , Un + 1 et U2n en fonction de n
2) Démontrer que, ∀n ∈ N, Un+1 = Un + 2n

Exo 4. On considère la suite (Un) telle que :


U0 = ½ et Un + 1 = 2Un + ½ n, n ∈ N
1.- Calculer U1, U2 et U3
2.- Ecrire une relation liant Un et Un – 1

Représentations graphiques

Exo 5. Dans les cas suivants, représenter graphiquement chacune des suites. On représentera les premiers termes de la
suite.
(Un) tq : U0 = 4 et Un + 1 = ½Un + 1, n ∈ N
(Un)tq : U0 =1, Un+1 = f(Un) avec
f ( x )= 32 x − 14

(Un) tq : Un = √ 2 n−3 , n ≥ 2
(Un) tq : U0 = –2 et Un = √
U n−1 +3 , n ≥ 1
(Un)tq : U0 = –1, Un+1 = f(Un) avec
f ( x )=√ 2−x
= √ n
(Un) tq : U0 = 1 et Un+1
2 U +1 , n ∈ N
Exo 6. Soit la suite (Un) définie par :
U0 = 6 et Un = 4 – ½ Un – 1 pour n ≥ 1
En utilisant les droites d’équation y = 4 – ½ x et y = x, représenter les premiers termes de la suite (U n) sur l’axe des abscisses
Trace écrite
Tu retiendras que:
∙ Fabriquer une suite U, c’est associer à chaque entier naturel n un nombre réel Un.

42
Autrement dit, une suite est une application de N ou d’une partie de N vers R et c’est un cas particulier.
. d’une fonction numérique
∙ Une suite peut-être graphiquement représentée sur une droite ou dans un plan muni d’un repère.

∙Une suite peut-être définie soit


a) Par une formule explicite du terme général ou terme d’indice n.
b) Par une formule de récurrence c’est-à-dire par la donnée du 1 er terme et d’une relation de récurrence permettant de
calculer un terme de la suite à partir du précédent.

∙ Deux suites sont égales si et seulement si elles ont même terme initial et vérifient la même relation de récurrence.

Sur la monotonie
∙ Etant donné une suite (Un) et un entier naturel p,
1.- (Un) est croissante à partir du rang p si :
∀n ∈ N, n≥ p, Un + 1 – Un ≥ 0

2.- (Un) est décroissante à partir du rang p si :


∀n ∈ N, n≥ p, Un + 1 – Un ≤ 0

3.- (Un) est constante ou stationnaire à partir du rang p si :


∀n ∈ N, n≥ p, Un = Un + 1 = Cte
∙ Une suite (Un) est monotone lorsqu’elle est croissante ou décroissante.
∙ Une suite à la fois croissante et décroissante est une suite constante.

Sur le sens de variation d’une suite


∙ Pour étudier le sens de variation d’une suite, on peut :
a) Etudier le signe de la différence Un+1 – Un
b) Dans le cas où tous les termes de la suite sont strictement positifs, comparer le quotient
U n+1
U n et le réel 1.
c) s’il existe une fonction f telle que,
∀n ∈ N, Un = f(n), utiliser les variations de la fonction f.
Exo 7. Egalité de 2 suites
(Un) tq : U0 = 0 et Un + 1 = Un + 2n + 1, n ∈ N
(Vn) tq : Vn = n2, n ∈ N
Montrer que les suites (Un) et (Vn) sont égales

Exo8. Sens de variation d’une suite


Etudier le sens de variation des suites de termes généraux :
2n
n
1.- Un = n2 – n – 2 2.- Vn = 3
n
n
( n≥1)
n
3.- Wn = 2 – n et tn = 2
3 n−1
4.- Un = n+2 , n∈N

Chapitre : Suites Arithmétiques Suites Géométriques

43
Intérêts simples – Intérêts composés

Thème : Suites numériques (S.A et S.G)

Compétence Terminale :
1.- Etudier une suite arithmétique – une suite géométrique
2.- Calculer des sommes de termes

Compétences spécifiques
1.- Savoir démontrer qu’une suite est Arithmétique - Géométrique
2.- Savoir exprimer le terme général d’une S.A. de raison r ou d’une S.G. de raison non nulle
q.
Module Mathématiques de l’élève du secondaire : 3ème Année

3.- Savoir calculer la somme des termes consécutifs d’une S.A. ou d’une S.G. de raison q ≠ 1

Activités préparatoires

Activité #1 :
Le prix d’un échafaudage est estimé de la façon suivante : 20 euros pour l’installation du premier mètre, puis chaque
mètre monté est facturé 6 euros de plus que le précédent
1.- Quel est le prix du 10e mètre d’échafaudage ?
2.- Quel est le coût du montage d’un échafaudage de 10 mètres ?

Activité 2 Location
Le loyer d’un local commercial augmente systématiquement de 1% par trimestre. Le montant initial est fixé à 3000
euros pour le premier trimestre.
1.- Quel est le montant du dernier loyer pour un bail de 5 ans ?
2.- Quel budget représentent les loyers pour un tel bail ?

Activité #3 En altitude
Un téléphérique progresse à vitesse constante : chaque seconde, son altitude augmente de 0,75m.
La gare de départ est à une altitude de 1450mètres. On appelle a n l’altitude de la cabine après n secondes de trajet
1.- Déterminer les valeurs de a 0, a 1 et a 2
2.- Préciser l’expression de a n+1 en fonction de a n.
3.- La durée du trajet est précisément de 15 minutes. Quelle est l’altitude de la gare d’arrivée ?

Activité #4 Une légende


Pour sa récompense, l’inventeur du jeu d’échecs aurait simplement demandé au roi :
Un grain de blé sur la première case de l’échiquier,
Deux grains de blé sur la 2e case,
Quatre grains de blé sur la 3e case et ainsi de suite en doublant à chaque case le nombre de grains jusqu’à la 64 e case.
Combien devrait-il recevoir de grains de blé en tout ?

44
Pour savoir faire (Exercices)

Suites Arithmétiques – Géométriques


Q.C.M Pour chaque question, il peut y avoir plusieurs réponses exactes
On désigne par n un entier naturel
1) Le réel 3 x (–6)n est égal à :
a) (–18)n b) – 3 x 6n c) (–2)n x 3n+1

2) Soit (Un) la suite définie sur N par


Un = –2 x 32n, alors pour tout naturel n :
a) Un+1 = –2Un b) Un+1 = 3Un
c) Un+1 = 9Un

Exo #1 Les suites (Un) et (Vn) définies sur N par : Un = –3n + 4 et Vn = n2 + 1 sont-elles arithmétiques ?

Exo #2 Dans chacun des cas suivants (Un) est une suite arithmétique. Exprimer Un en fonction de n.
1) Le 1er terme est U0 = –1 et la raison r = ½
2) Le 1er terme est U1 = –1 et la raison r = √2
3) La suite (Un) est définie sur N, telle que
a) U3 = 1 et U7 = –2
b) U12 = 5 et U30 = 41

Exo 3. Calculer les sommes suivantes :


a) 1 + 2 + 3 + … + 100
b) 2 + 5 + 7 + … + 99
c) 1 + 2 + 3 + … + n, en fonction de n.
d) –3 + 1 + 5 + 9 + … + (4n + 1) en fonction de n

Exo 4. On suppose que a, b et c sont dans cet ordre, trois termes consécutifs d’une suite arithmétique. Déterminer ces 3
nombres sachant que :
1) a + b + c = 111 et a2 + b2 + c2 = 4395
2) a + b + c = 141 et abc = 58656

Exo 5. (Un) est une S.A. définie sur N telle que :


U1 + U5 = 1 et U2 + U3 = 2
Déterminer l’expression de Un en fonction de n.

Exo 6. (Un) est une S.A de premier terme U 0 = 2 et de raison r = 5. On pose S n = U3 + … + Un et on sait que S n = 6456.
Trouver n.

Exo 7. Insertion de moyens Arithmétiques


Dans les cas suivants, insérer m moyens arithmétiques entre 2 réels a et b.
1.- a = 4 ; b = 64 ; m = 3
2.- a = 1 ; b = 2 ; m = 2

Trace écrite (A savoir absolument)


Tu retiendras que :
1.- Une suite infinie (Un) est une suite arithmétique si et seulement si, il existe un réel r tel que Un+1 – Un = r
r est la raison de la S.A.
∙ si r > 0, la S.A est strictement croissante.
∙ si r < 0, la S.A est strictement décroissante
∙ si r = 0, la S.A est constante ou stationnaire

45
2.- Une suite affine (Un = an + b, a et b réels) est une S.A. de raison a

3.- Quand 2 termes Um et Up (m > p) sont connus, on peut trouver la raison en utilisant la formule : Um = Up + (m – p)r.

4.- Trois termes consécutifs a, b, c forment une S.A si et seulement si le terme central b est la demi somme des termes
extrêmes a et c c-à-d
a+c
b=
2 , b est la moyenne arithmétique de a et c.

5.- La somme des termes consécutifs d’une S.A a pour formule générale
S = (1er terme + dernier terme)(Nbre de termes)
2
Nombre de termes à préciser avant de trouver S.

∙La différence de 2 termes consécutifs d’une S.A. est une constante appelée raison

Pour une suite Géométrique

6.- Une suite infinie (Un) est Géométrique si et seulement si, il existe un réel non nul q tel que U n+1 = Un x q, q est la
raison de la S.G.

7.- Toute suite géométrique est une suite des puissances d’un nombre a.
Exemple La suite (Un) telle que Un = kan, pour tout naturel n, est une S.G. de raison a
k et a sont 2 réels.

8.- Quand 2 termes Um et Up (m > p) sont connus, on peut trouver la raison en utilisant la formule : Um = Up x q(m – p)

Suites Géométriques
2
n
Exo #8 Soit les suites (Un) et (Vn) définies sur N par : Un = 3 et Vn = 2 x 32n – 1
∙ Démontrer que (Un) et (Vn) sont géométriques. On donnera dans chaque cas la raison.
∙ Les suites (Un) et (Vn) telles que Un = n x 6n et Vn = (2n + 1)2 sont elles géométriques ?

Exo #9 La suite (Un) est définie sur N par U0 = 6 et la relation de récurrence Un + 1 = 3Un + 4.
∙Montrer que la suite (Vn) définie par
Vn = Un + 2 est géométrique.
∙Exprimer Vn et Un en fonction de n.

Trouver le terme général

Exo #10 Dans chacun des cas suivants, Calculer Up et exprimer Un en fonction de n.
(Un) est une S.G de raison q.
a) U0 = 10 ; q = ½ ; p = 5
b) U0 = 3 ; q = –2 ; p = 7
−4
c) U0 = –12 ; q = 3 ; p = 3
Exprimer Un en fonction de n (n ∈ N) ;
4
a) U2 = –3 et q= 3
1
b) U3 = – 2 et U4 = 1

46
1
c) U2 = –2 et U5 = 4

Somme des termes consécutifs

Exo #11 Calculer les sommes suivantes :


a) S = 2 + 4 + 8 + 16 + … + 1024
2 2 2 2
+ + + .. .+
b) S = 3 9 27 729
c) S = 25 + 26 + … + 224
1 1 1 1 1
− + − +. ..−
d) S = 2 4 8 16 256
Sn en fonction de n
e) Sn = 16 + 64 + … + 22n
f) Sn = 1 – 3 + 9 + … + (–3)n+1
2 4 8 2n
+ + +. ..+
g) Sn = 3 15 75 3×5 n−1
1
n
h) S0 = 1 et Sn+1 = Sn – 2 pour n ∈ N

9.- Trois termes consécutifs a, b, c forment une S.G. si, et seulement si, le carré du terme central b est égal au produit
des termes extrêmes a et c c-à-d (b)2 = a x c
b, est la moyenne géométrique de a et c.

10.- La somme des termes consécutifs d’une S.G a pour formule générale :
S = 1er terme)[1 – (raison) nbre de termes]
1 – raison
(raison ≠ 1)

N.B 1.- Dans toute S.A, la somme des termes extrêmes est égale à la somme des termes placés à égale distance.

2.- Dans toute S.G, le produit des termes extrêmes est égal au produit des termes placés à égale distance

∙ Pour la monotonie d’une S.G :


1) Si q < 0, la S.G (Un) n’est pas monotone ; elle est alternée.

2) Si q > 0, la S.G (Un) est strictement monotone.


Dans ce cas, on pourra étudier le signe de la différence U n+1 – Un qui dépendra du premier et de la raison ou on pourra
être aidé du tableau suivant :

0 < q<1 q>1


U0 > 0 décroissante croissante
U0< 0 croissante décroissante

N.B : Pour étudier le sens de variation d’une suite :


∙ Etudier le signe de la différence Un + 1 – Un
U n+1
∙Dans le cas où tous les termes de la suite sont positifs, comparer le quotient
Un et le réel 1.
∙S’il existe une fonction f telle que ∀n ∈ N,
Un = f(n), étudier les variations de la fonction f.

47
32n
i) S0 = 3 et Sn+1 = Sn + 2 pour n ∈ N.

Exo # 12 (Un) S.G de raison q telle que U 1 = 1er terme ; Un = n ième terme et S n = U1 + … + U n
la somme des termes.

1.- Calculer Un et Sn lorsque :


U1 = 3, n = 10 et q = –4.
2.- Calculer U1 et Sn lorsque :
Un = 295245, n = 11 et q = 3.

Exo # 13. (Un) S.G de premier terme U0 = 3 et de raison 2. La somme des n premiers termes est 6291453. Que vaut n ?

Exo # 14 Insertion de moyens géométriques


Insérer m moyens géométriques entre 2 réels a et b strictement positifs dans les cas suivants :
1) a = 4 ; b = 64 ; m = 3
2) a = 1 ; b=2 ; m=2

Exo # 15 Intérêts simples et Intérêts composés


Une personne souhaite placer durant plusieurs années un capital de 15.000 euros. Elle hésite entre deux types de
placements :
∙ Un placement à intérêts simples à 6% l’an :
Chaque année, son capital augmente d’une somme fixe égale à 6% du capital initial, c’est-à-dire de 9.000 euros ;
∙Un placement à intérêts composés à 4% l’an : dans ce cas, les intérêts produits sont capitalisés, et rapportent donc eux
aussi 4% l’an.
1.- Quel est le placement le plus avantageux sur 7 ans ?
2.- Pour chaque cas, combien d’années faut-il immobiliser la somme initiale pour voir le capital doubler ?

Exo # 16
Une personne a obtenu un prêt progressif pour financer sa résidence. La durée de ce prêt est de 10 ans et chaque année
les mensualités augmentent de 3%. Quel était le montant de la première mensualité, sachant que la somme totale versée
(sur les 10 ans) est 275 133 euros.

Exo # 17.
A quel taux d’intérêt composé avec capitalisation annuelle une somme double-t-elle en 5 ans ?

Chapitre : Convergence – Limite d’une suite

48
Thème : Convergence ou Comportement asymptotique d’une suite.

Compétence Terminale :
1.- Etudier le comportement d’une suite (ou la convergence d’une suite)
2.- Etudier la limite d’une suite.

Compétences spécifiques
1.- Savoir vérifier que tous les termes d’une suite finissent par s’accumuler près d’un nombre
réel fixe l.
2.- Savoir calculer la valeur d’une limite éventuelle l d’une suite.

Activités préparatoires

Activité #1 : Comportement de suites

Soit (Un), (Vn) et (Wn) les suites définies, pout tout entier n ≥ 1, par :
1 V =1 1
U n= W n=
n, n
n2 et √n
1o) Démontrer que ces suites sont décroissantes.

2o) Emettre une conjecture sur le comportement de ces suites en +∞

3o) Calculer les termes Un, Vn et Wn pour n prenant les valeurs :


1, 50, 100, 500, 1000, 5000, 10000, 50000
(on peut utiliser une calculatrice)

4o) Déterminer un entier p tel que Up < 10 – 3 . Que peut-on dire de Un, si n ≥ p?
N.B Faire de même avec les suites (Vn) et (Wn)..

5o) Déterminer un entier q tel que Uq < 10 – 6 . Que peut-on dire de Un, si n ≥ q ?
Faire de même avec les suites (Vn) et (Wn).

6o) Peut-on faire de même, si on remplace 10 – 6 par un réel a strictement positif quelconque ?

7o) Que peut-on dire des suites (Un), (Vn) et (Wn) ?

Activité #2 : Suite alternée

(−1)n
U n=
Soit (Un) la suite définie, pour tout entier n ≥ 1, par n
1o) Dresser un tableau des valeurs des dix premiers termes de la suite (Un).
Représenter ces termes sur une droite graduée.
Emettre une conjecture sur le comportement de Un lorsque n → +∞

2o) a) Démontrer que l’intervalle ]-0,0001; 0,001[ contient tous les termes de la suite (Un) à partir d’un certain rang.
1
(on pourra remarquer que
|U n| = n
b) Soit I un intervalle ouvert contenant 0 et soit a un réel tel que ]-a; a[ est inclus dans l’intervalle I.

49
Déterminer une condition sur l’indice n pour que –a < Un < a.
En déduire que l’intervalle I contient tous les termes Un à partir d’un certain rang.

Pour savoir faire (Exercices)


Utiliser la définition d’une suite convergente (Exo #1 et #2).
2 n2 +1
U n=
Exo #1 Démontrer la convergence, puis déterminer la limite de la suite définie par : n2
Exo #2 Soit a un réel strictement positif.
3
<a
1.- Résoudre dans R+, l’inéquation d’inconnue x : 2 x +1

3
U n=
2.- Soit (Un) la suite définie par 2 n+1
a) Démontrer que Un < a, à partir d’un certain rang p.
b) En déduire que la suite (Un) converge vers 0.

Utiliser la définition pour démontrer qu’une suite admet une limite infinie Exos #3, #4

Exo #3 Démontrer que les suites définies ci-dessous ont une limite infinite

a)
U =√ n
n
b) V0 = 2 et Vn+1 = Vn – 3, n ∈ N
c) Wn = –5n + 3, n ∈ N

Exo 4. Soit la suite (Un) définie par :


n
U n= −1
100 , n∈N
n
−1>1000
a) Démontrer que 100 , à partir d’un certain rang n1.
n
−1>a
b) Soit a un réel strictement positif .Démontrer que 100 , à partir d’un certain rang n2.
c) En déduire la limite de la suite (Un).

Utiliser les théorèmes - opérations sur les limites

Exo 5. Dans chacun des cas suivants, étudier la convergence de la suite (Un) et préciser sa limite éventuelle

Trace écrite
Tu retiens que :
1.- Une suite (Un) tend vers l (ou a pour limite l) si la suite (Un – l) tend vers 0.
Autrement dit :

∀Ɛ > 0,
∃n0 ∈ N tel que pour tout

n ≥ n0,
|U n−l|≺¿ ¿Ɛ, l est la limite de la suite (U ) et cette limite est unique.
n

2.- Dire qu’un réel l est limite d’une suite (Un) signifie que tout intervalle ouvert de centre l contient tous les termes de la
suite à partir d’un certain rang (ou indice) ou tous les termes sauf un nombre fini d’entre eux.

50
lim (U n )=
On note n→+∞ l(l∈ R)

3.- (Un) tend vers +∞ signifie que :

∀a∈R,
∃n0 ∈ N tel que pour n ≥ n0, Un > a
lim ( U n ) =+ ∞
∙ (Un) tend vers –∞ si la suite (–Un) tend vers +∞ c’est-à-dire : n→+∞ (Un) = –∞ ⇔∀a ∈ R,
∃n0 ∈ N tel
que si n ≥ n0 alors Un < a ou Dire
lim ( U n ) =+ ∞
que n→+∞ signifie que tout intervalle ouvert de la forme ]m, +∞[ contient tous les termes de la suite à partir
d’un certain rang.

Nbre fini Tous les termes à…


0 ]
n
∙ Sur la convergence
Une suite (Un) est convergente si et seulement si elle admet une limite finie

∙ Toute suite non convergente est divergente.


Une suite (Un) est divergente dans les cas suivants :
a) La suite n’a pas de limite
b) la limite de la suite tend vers l’infini (–∞ ou +∞).
ou encore
Une suite (Un) converge vers un réel l si tout intervalle ouvert J contenant l contient aussi tous les termes de la suite (Un)
à partir d’un certain rang.
Autrement dit, une suite (Un) converge vers un réel l signifie que la suite (Un – l) converge vers 0 c'est-à-dire

3 n+1 5 2 n+1
U n= + 2 U n=
a) n n b) 3 n √n

2 √ n+ n 2 n2 −1
U n= U n=
c) n √n d) n2 + n
1 2n −1
U n= U n=
e) n +(−1)n
2
f) 3n

Utiliser le « théorème d’ENCADREMENT ou de Gendarmes »

Exo #6 Etudier la convergence de la suite (Un) dans les cas suivants et préciser sa limite éventuelle.
sin n
U n=
a) √n , n > 0
1+sin n
U n=
b) n ,n>0
(−1)n
U n=
c) n ,n>0

51
2+(−1)n
U n=
d) n ,n>0
n
n+(−1 )
U n=
e) 2n , n > 0
2 n−cos n
U n=
f) 3 n+1 g) Un = (–1)n.

Exo #7 Déterminer la limite éventuelle de (Un) dans les cas suivants :


n
n
I.- Un = 3 – ; Un
2
n
(
= 3
−2
) 3
+ n2
; Un = 2–n + 3
Un = (–2)n + 3
3−n 3n n n
II.- Un = 2
n n
; Un = (−4 ) ; Un = ( 53 ) −( 53 )
5 n+2 5n−1 3−n−1
2 n+1 n −n
Un = 2 ; Un = 5 −2 ; Un = 3 −2

Utiliser le théorème d’ENCADREMENT (8 – 9)

Exo #8 Soit (Un) la suite telle que :


cos n
U n= , n≻0
n2
1 1
− 2
≤U n ≤ 2
1) Démontrer que, ∀n ≥ 1 : n n
2) En déduire que (Un) est convergente.

Exo #9. Soit la suite (Un) définie sur N par :

lim ( U n −l )=0
n→+∞

Sur l’ENCADREMENT d’une suite. Théorèmes de comparaison.

Soit (Un), (Vn) et (Wn) trois suites numériques. Si pour tout naturel n supérieur à un entier n0,
Vn ≤ Un ≤ Wn et si les suites (Vn) et (Wn) convergent vers la même limite l, alors la suite (Un) converge vers l.

∙ De manière générale si pour une suite (Un), on sait que pour tout n > n0,
|U n−l|≤V n , l réel fixé, et si (V ) converge
n

lim
vers 0, alors on peut affirmer que +∞ (Un) = l.
∙ Pour deux suites (Un) et (Vn) telles que
lim lim
Un ≤ Vn si +∞ Un = +∞, alors +∞ Vn = +∞
lim lim
si +∞ Vn = – ∞, alors +∞ Un= – ∞

Suites définies par Un = f(n)


Théorème f est une fonction définie sur un intervalle [a ; +∞[.
(Un) est la suite définie par Un = f(n), n ≥ a.
Si f a pour limite l en +∞, alors (Un) a aussi pour limite l en +∞.

∙ Les théorèmes énoncés sur la limite d’une somme, d’un produit et du quotient de deux fonctions sont encore vrais
pour les suites numériques.

52
lim
∙ (Un) suite arithmétique convergente : r = 0 (raison nulle) et +∞ Un = 1er terme
∙ (Un) , suite géométrique convergente signifie que sa raison non nulle q est comprise entre – 1 et 1
lim
(Un) S.G.C ⇔ – 1 < q ≠ 0 < 1 et +∞ Un = 0
Si q > 1, alors (Un) tend vers l’infini
Si q ≤ –1, alors (Un) n’admet pas de limite ; la suite est dite alternée.

1er terme
li . m Sn = (q≠1)
N.B Si –1 < q ≠ 0 < 1 alors +∞ 1−raison
Suites bornées

∙ (Un) majorée s’il existe un réel M tq,


∀n ∈ N, Un ≤ M
M, est un majorant pour la suite

(−1 )n
U n=
√ n2 +1
−1 1
≤U n ≤
1) Démontrer que, ∀n ≥1 ; n n
2) En déduire que la suite (Un) est convergente et préciser sa limite.

Exo #10 (Un) définie sur N par :

Un = √ n+2− √ n
2 1
1) Démontrer que, ∀n∈N : Un = √ n+2+ √ n puis que 0 < Un ≤ √ n , ∀n ≥ 1.
2) En déduire que la suite (Un) est convergente et préciser sa limite.

Suites définies par Un = f(n)

Exo #11 La suite (Un) est définie sur N par


x+ 1
f ( x )=
Un = f(n), avec 5 x−1
1) Etudier la limite de f en +∞
2) En déduire la limite de la suite (Un).

1−2 x
f ( x )=
Exo #12 On considère la suite (Un) définie sur N par Un = f(n), avec x+ 1
1) Etudier les variations de la fonction f sur
[0 ; +∞[
2) En déduire le sens de variation de la suite (Un)

53
Suites bornées
Exo #13 Soit (Un) et V(n) les suites définies sur N par : Un = 2n + 1 ; Vn = – 3n + 2
Démontrer que :
∙ (Un) est minorée mais pas majorée ;
∙ (Vn) est majorée mais pas minorée.

Exo #14 Montrer que chacune des suites ci-dessous est bornée :
1
n ↦ 1−
a) n b) n ↦2 , 5−cos n

n ↦ 2+
1 3 n−1
n↦
c) 1+n2 d) n+1

∙ (Un) minorée s’il existe un réel m tq,


∀n ∈ N, Un ≥m
m, est un minorant pour la suite.

∙ (Un) bornée si elle est à la fois majorée et minorée, ou si et seulement si

∃ A ∈ R+ tq ∀n ∈ N, |U n|≤A

Théorème Toute suite croissante et majorée est convergente


∙ Toute suite décroissante et minorée est convergente

∙ Toute suite convergente est bornée. Mais une suite bornée n’est pas nécessairement convergente.
1 1 1 n 2−2 n
Un
Exo #15 Parmi les nombres 1, 2 , 3 , 4 , etc..., quels sont ceux qui majorent la suite de terme général 3992 n
pour n ≥ 1 ?

54
FONCTIONS TRIGONOMETRIQUES

Compétences
 Fonctions trigonométriques
 Formules Trigonométriques usuelles
 Fonction Périodiques
 Parité
 Formules trigonométriques usuelles
 Etude des fonctions Cosinus, Sinus et tangente
 Courbes représentatives

Compétences Terminales
 Définir les fonctions trigonométriques et donner leurs principales propriétés.
 Utiliser les formules trigonométriques de base dans la résolution de situation problème.
 Représenter graphiquement les fonctions trigonométriques

Compétences Spécifiques
 Définir les fonctions trigonométriques
 Etablir les formules de base de trigonométrie
 Démontrer la périodicité de fonctions trigonométriques
 Etudier la parité de fonctions trigonométriques
 Etudier et représenter graphiquement les fonctions Cosinus, Sinus et Tangente

Fonctions Trigonométriques
 Mesure des angles Orientés (Rappel) :
 Pour tout réel x, il existe un angle Orienté (Ou, Ov) unique, dont x est une mesure.
 Réciproquement, un angle Orienté possède une infinité de mesure : soit x l’une d’entre
elles, alors un réel x’ est une mesure de cet angle si et seulement si x’ = x [2π], c’est-a-
dire si et seulement si x’ peut s’écrire sous la forme x’ = x + 2kπ, où K ε Z

Fonctions Sinus et Cosinus

55
Etant donné un repère orthonormé direct (O, i, j) du plan, le cercle trigonométrique est le
cercle C de centre O et de rayon 1.

Pour tout réel x, il existe sur C un point M unique tel que x soit, une mesure de l’angle
(i, OM) : M est l’image du réel x sur le cercle trigonométrique.

- Figure 1 : Le cosinus de x (on écrit Cosx) est l’abscisse de M dans le repère (O, OA,
OB). Donc : Cosx = Cos(Ou, Ov) = Cos(i, OM) = OQ
Le sinus de x (On écrit sinx) est l’ordonnée de M dans le repère (O, OA, OB)
Sinx = Sin Ou, Ov = Sin(i, OM) = OS
v
B
M
C S

j
u
A’ O i Q A

Figure 1

B’

Remarque: Si x = 2kπ (K ε Z)
π
M est confondu avec A(1, 0), donc Cos(2kπ) = 1, Sin(2kπ) = 0 si x = + 2kπ (K ε Z), M est
2
π π
confondu avec B(1, 0) donc Cos( + 2kπ) = 0 et Sin( + 2kπ) = 1
2 2

Définition : L’unité de mesure d’angle étant le radians, pour tout réel x, d’image M sur le
cercle trigonométrique, on définit le Cosinus et le Sinus de x, respectivement notés Cosx et
Sinx par : Cosx = Cos(i, OM) et Sinx = Sin(i, OM)
On a donc : Cosx = OQ et Sinx = OS
π
Si de plus x n’est pas de la forme + kπ, ou k ε z on définit la tangente de x, notée tgx, par :
2
Sinx
tgx =
cosx
OS
On a donc : tgx = = AT
OQ

56
50 π 50 π
Exemple: x = , déterminons l’image M de x, (i, OM) a pour mesure , cherchons une
3 3
mesure x’ de (I’, OM) telle que – π < x’ < π
X’ est de la forme x + 2kπ où k ε z, calculons k :
50 π 50 π +6 kπ 50+6 k
+ 2kπ = = xπ
3 3 3
( 50+6 k ) π 53 47
Pour que – π ≤ < π il faut et il suffit que – 3 ≤ 50 + 6k < 3 soit que – ≤k<-
3 6 6
50 π +6 (−8 ) 2π
Le seul entier relatif k vérifiant cet encadrement est – 8 donc x’ = xπ→
3 3

50 π 3π
 Figure 2 : l’image de sur le cercle trigonométrique est le point M de C tel que
3 2

soit une mesure de l’angle orienté (i, OM) = ( rd = 120o)
3
B
M

j
‘’

A’ Q O ‘’ i A
‘’ ‘’ ‘’ ‘’

C B’
T

 Les fonctions Cos : x → Cosx ; Sin : x → sinx ; tg : x → tgx sont les fonctions
trigonométriques
 Les fonctions Cosinus et Sinus sont définies sur R ; La fonction tangente est définie dur
π sinx π π
R` { + kπ / K ε Z} ; tgx = pour x = tgx n’existe pas car cos = 0
2 cosx 2 2
 Par définition de Cosx et Sinx : -1 ≤ Cosx < 1 et -1 ≤ Sinx < 1dans le repère orthonormal
(O, OA, OB), M a pour coordonnées (Cosx, Sinx) donc OM2 = Cos2x + Sin2x or OM = 1
donc OM2 = 1 d’où Cos2x + Sin2x = 1
Propriété : x est un réel quelconque Alors :
-1 ≤ Cos < 1 et -1 ≤ Sinx < 1
Cos2x + Sin2x = 1
B
+
Sinx

57 x
O Cosx A
Cas d’un angle aigu
π
Si 0 < x < , alors cosx > 0 et sinx > 0. Donc cosx = OP et sinx = OQ.
2

 Lien avec les définitions vues en 1e et 2e Année


OP
OM= 1 et OQ = MP. Ainsi, dans le triangle rectangle OPM : cox = OP = et sinx =
OM
MP
OQ = MP =
OM
On retrouve donc, dans le cas d’un angle aigu, les définitions vues en 1e et 2e année :
c ô t é adjacent côt é oppos é
Cosx = et sinx =
hypot é nuse hypot é nuse
B

Q M
Sinx
x
O Cosx PA
 Valeurs remarquables
π
- x=
4
le quadrilatère OPMQ est un carré. On a alors OP2 + OQ2 = OM2 = 1. Puisque OP = OQ,
on obtient 2OP2 = 1, donc OP =
1 √2 π π √2
= . D’où cos = sin = .
√2 2 4 4 2

π
- x=
3
Le triangle OMA est équilatéral, donc la hauteur [MP] est aussi médiane. Donc OP = ½
OA = ½.
Dans le triangle rectangle OPM, on a OM2 = OP2 + MP2, c’est-à-dire : MP2 = OM2 – OP2
= 1 – ¼ = ¾, donc MP =
√3 . D’où OQ = √3 . Ainsi, cos π = ½ et sin π = √3 .
2 2 3 3 2
π
- x=
6

58
Le triangle OMB est équilatéral. On démontre, comme ci-dessus, que OQ = ½ , puisque
OP = QM =
√3 . D’où cos π = √3 et sin π = ½
2 6 2 6
B
B + M B
+ Q +
Q M
Q M

O P
O P A O P A
A
Tableau récapitulatif :
C
XC(en radians) 0 π π π πC
6 4 3 2
Cosx 1 √3 √2 0
2 2 1/2
Sinx 0 √2 √3 1
1/2 2 2

Périodicité des fonctions trigonométriques


Quel que soit le réel x :
Cos(x + 2π) = Cosx et Sin(x + 2π) = x ; de même pour tout entier relatif x :
Cos(x + 2kπ) = Cosx et Sin(x + 2kπ) = Sinx
Nous admettons que 2π est le plus petit des réels strictement positifs t vérifiant Cosx(x + t) =
Cosx et Sin(x + t) = sinx » On dit que les fonctions Cosinus et Sinus sont périodiques de période 2π.
De façon générale, on dit qu’une fonction numérique f est périodique lorsqu’il existe au moins un
réel t non nul tel que, pour tout réel x :
Si x ε Df, alors (x + t) ε Df et f(x + t) = f(x). On dit que t est une période de f ;
La plus petite période strictement positive T de f, si elle existe, est la période de f. On dit que f est
périodique de période T.
Nous admettons que la fonction tangente est périodique de période π. On retient que, pour tout réel
x, Cos(x + 2π) = Cosx et Sin(x + 2π) = Sinx

Parité des fonctions trigonométriques


Soit x un réel quelconque et M le point associé à x sur le cercle trigonométrique, M’ le point associé
à – x, A(1, 0) M’ est le symétrie de M par rapport à la droite (OA) : Cosx = Cos(-x) car les
angles (OA, OM) et (OA, OM) sont isométrique / ces deux points ont donc la même abscisse et des
ordonnées opposées. Sin(-x) = – Sinx
 Si x ε Df, alors – x ε Df et tg(-x) = – tgx
On en déduit :
La fonction Cosinus est paire
La fonction Sinus est impaire
La fonction tangente est impaire
 Cos(x + π) = – Cosx ; Sin(x + π) = – sinx

59
Considérons la figure ci-contre le point M’ associé à π + x . Les points M et M’ ont donc des
abscisses opposés et des ordonnées opposées.

B
+ M
Q
P, x + π
‘ ‘
P A
Q’
M’ ‘
Cos(π – x) = - cosx ; sin(π – x) = sinx.‘
En effet, le point M’ associé à (π – x) est le symétrique de M par rapport à la droite des
ordonnées.
Les points M et M’ ont donc des abscisses opposées et la même ordonnée.

+
B
M’ M
π-x

P’ O P A

π π
Cos( - x) = sinx ; sin( - x) = cos x.
2 2
π
En effet, le point M’ associé à ( - x) est le symétrique de M par rapport à la droite
2
d’équation y = x. On peut alors démontrer que : B
+ M’
 L’abscisse de M’ est l’ordonnée de M, Q’
 L’ordonnée de M’ est l’abscisse de M.
Q M
-x
x
O P’ PA

π π
Cos(x + ) = - sinx ; sin(x + ) = cosx
2 2
π π
En effet, on peut écrire x + = π – ( - x).
2 2

60
π π
 Donc cos(x + ) = cos[ π – ( - x)]. Or, d’après les deux formules précédentes :
2 2
π π
Cos[π – ( - x)] = - cos( - x) = - sinx.
2 2
π
On a donc bien cos(x + ) = - sinx.
2
π π
 De même, sin(x + ) = sin[π – ( - x)], d’après les deux formules précédentes
2 2
π π B
Sin[ π - ( – x)] sin( - x) = cosx. + M’
2 2
π Q M
 On a donc bien sin(x + ) = cosx.
2
P’ O P A

C
Les formules trigonométriques usuelles s’écrivent donc :
Cos(-x) = Cosx Sin(-x) = - Sinx
Cos(x + π) = - Cosx Sin(x + π) = - Sinx
Cos(π – x) = - Cosx Sin(π – x) = Sinx
π π
Cos( - x) = Sinx Sin( – x) = Cosx
2 2
π π
Cos( + x) = – Sinx Sin( + x) = Cosx
2 2

Variation des fonctions trigonométriques


Les fonctions trigonométriques étant périodiques, il suffit d’étudier les variations de leurs
restrictions à un intervalle dont l’amplitude est égale à leur période. Nous utiliserons des
intervalles de centre zéro :
 [-π, π] pour les fonctions cosinus et sinus
π π
 ]- , [ pour la fonction tangente
2 2

Tableau des variations

Fonctions Cosinus Fonction Sinus




61
y = cosx

L'intégralité de la courbe peut être déduite à partir de la représentation sur l'intervalle [ 0 ; ] car :

 la fonction cosinus est paire : sa représentation graphique est symétrique par rapport à l'axe
des ordonnées
 la fonction cosinus est périodique, de période 2 π

y = sinx
Domaine de définition
La fonction sinus est définie pour n'importe quel réel x.
Périodicité
Pour tout x, on a sin ( x + 2 ) = sin x
Les réels x, x + 2 et x + k(2 ) avec k entier relatif ont la même image. On dit que la fonction sinus
est périodique, de période 2 .
Pour la connaître entièrement, il suffit de l'étudier sur un intervalle de longueur 2 .
Par exemple : [ 0 ; 2 ] ou [ - ; ].

Parité

Pour tout réel x, sin (-x) = - sin x


Cela signifie que la fonction sinus est impaire : sa représentation graphique admet O comme centre
de symétrie.

Variations et représentation

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Tableau de variations de la fonction sinus sur l'intervalle [ 0 ; ] :

Voici sa représentation graphique :

L'intégralité de la courbe peut être déduite à partir de la représentation sur l'intervalle [ 0 ; π ] car :

 la fonction sinus est impaire


 la fonction sinus est périodique, de période 2.

FONCTIONS TRIGONOMETRIQUES

Compétences
 Formules d’addition et de multiplication
 Equations trigonométriques

Compétence (s) Terminale (s)


 Utiliser les formules d’addition et de multiplication pour résoudre des problèmes
 Résoudre des équations trigonométriques de types variés

Formules d’addition

Choisissons un cercle trigonométrique de centre O muni d’un repère orthonormal direct


(O , ⃗i , ⃗j). Notons A et B les points tels que, en radians ( i⃗, ⃗
OA )=a et ( ⃗i , ⃗
OB)=b, les
coordonnées de A sont donc (Cosa ; Sina) et celles de B, (Cosb, Sinb).
Par ailleurs, d’après la relation de Chasles

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(⃗
OA , ⃗
OB)=(⃗OA , ⃗i )+( i⃗ , ⃗
OB)et puisque ( ⃗
OA , ⃗i )=−( i⃗ , ⃗
OA )=−a et que (i⃗ , ⃗
OB ¿=b, nous

obtenons ( O A ,⃗
OB )=(b – a)
Exprimons alors de deux manières le produit scalaire ⃗
OA . ⃗
OB
- En utilisant des coordonnées :

OA ∙ ⃗
OB = [Link] + [Link] (1)
- En utilisant le Cosinus de ( ^

OA , ⃗
OB)
^
⃗ OB=‖⃗
OA ∙ ⃗ OA ‖ x‖⃗
OB‖ x cos (⃗
OA , ⃗
OB )
Or,⃗ ^
‖OA‖=‖⃗OB‖ = 1 et l’angle ( ⃗
OA , ⃗OB)=b – a d’où ⃗
OA ∙ ⃗
OB=cos (b – a)
a – b = - (b – a) → Cos(-x) = cosx → cos(a-b) = cos(b-a)
et d’après (1): Cos(a-b) = [Link] + [Link]

en écrivant a + b = a – (-b) nous obtenons :


Cos(a – (-b)) = [Link](-b) + [Link](-b)
Cos(a + b) = [Link] – [Link]

π
Pour tout réel x, Sinx = Cos( – x), donc :
2
π
Sin(a + b) = Cos( - (a + b))
2
π
Sin(a + b) = Cos(( - a) – b)
2
π π
Sin(a + b) = Cos( - a) Cosb + Sin( - a)Sinb
2 2
Sin(a + b) = [Link] + Cosa. Sinb

a – b = a + (-b)
Sin(a – b) = sin(a + (-b))
= [Link](-b) + [Link](-b)
Sin(a – b) = [Link] – [Link]

Nous obtenons ainsi les formules d’addition:


Quels que soient les réels a et b

 Cos (a – b) = [Link] + [Link]


 Cos(a + b) = [Link] – [Link]
 Sin(a – b) = [Link] – [Link]
 Sin(a + b) = [Link] + [Link]

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En faisant a = b dans les égalités donnant Cos(a + b), Sin(a + b), on obtient les formules
de duplication suivantes
Pour tout réel a, Cos(a + a) = Cos2a
= Cos2a – Sin2a
Et Sin2a = [Link]
1+ cos 2 a 1−cos 2 a
On déduit aussi pour tout réel a, Cos2a = et Sin2a =
2 2

Formules de Multiplication
Conversion de produits en sommes
Quels que soient a, b réels :
[Link] = ½ [Cos(a + b) + Cos(a – b)]
[Link] = ½ [Cos(a – b) – Cos(a + b)]
[Link] = ½ [Sin(a + b) + Sin(a – b)]

Conversion de sommes en produits


La factorisation d’une somme est utile pour les simplifications de rapports, les études de
signes, les résolutions d’équations ou d’inéquations ect…

Les formules sont les mêmes que les précédentes. Un changement de notations facilite
l’emploi :
p+ q p−q
Soit : a + b = p, a – b = q alors a = ;b=
2 2
On obtient les formules suivantes :
p+ q p−q
Cosp + Cosq = 2Cos .Cos
2 2
p+ q p−q
Cosp – Cosq = – 2Sin .Sin
2 2
p+ q p−q
Sinp + Sinq = 2Sin cos
2 2
p−q p+ q
Sinp – Sinq = 2Sin .Cos
2 2

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Equations trigonométriques

Equations : Sinx = Siny, Cosx = Cosy


- En utilisant un cercle trigonométrique on peut montrer
a) Sinx = Siny équivaut à x = y + 2kπ, k ε Z ou x = π – y + 2kπ, k ε Z
b) Cosx = Cosy équivaut à x = y + 2kπ, k ε Z ou x = -y + 2kπ, k ε Z
Equations : Sin(u(x)) = Cos(v(x))
Pour résoudre une équation Sinu = Cosu, en général on se ramène à une équation
π π
Sinu = SinV (ou CosU = Cosv), en écrivant que Cosv = Sin( + v)(ou Sinu = Cos( - u)
2 2

Equations de la forme : Cos(cx + d) = a


Pour résoudre une équation Cos(cx + d) = a, on se ramène à une équation Cosx = a en posant
cx + d = X

Equations du second degré en Sinx, en Cosx


Étude d’un cas : 2 Sin2x + Sinx – 1 = 0 (E)
On pose X = Sinx et on considère l’équation (E1), 2x2 + x – 1 = 0
a) On vérifie que :
 Si x est une solution de (E), alors le nombre X0 = Sinx0 est Solution de (E1)
 Si X est une solution de (E1) telle que /x0/ ≤ 1, alors les nombres x0 tels que Sinx0 = X
sont solutions de (E).

Se rapporter aux fiches pédagogiques pour les exercices.

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