Document Fusionne
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MÉMOIRE
En vue de l’obtention du
Diplôme de Magistère
Intitulé
Diagnostic des défauts de roulement d’un moteur
par analyse vibratoire (Etude comparative avec
l’analyse du courant statorique)
Département : Electrotechnique
Spécialité : Electrotechnique
Option : Maintenance et Contrôle des
Convertisseurs d’Energie Electrique
Le jury est composé de :
Résumé .................................................................................................................................................
I.1. Introduction..................................................................................................................................4
I.2. Généralité sur les roulements .....................................................................................................4
I.2.1. Constitution des roulements.................................................................................................4
I.2.2. Caractéristiques des roulements .........................................................................................5
I.2.3. Types des roulements ...........................................................................................................6
I.2.3.1. Roulements radiaux et axiaux ......................................................................................6
I.2.3.2. Roulements standard et spéciaux .................................................................................6
A. Roulements à bille à gorge profonde............................................................................7
B. Roulements à bille à contact oblique ............................................................................7
C. Roulements à bille à rouleaux cylindrique ..................................................................8
D. Roulements à rouleaux coniques ..................................................................................8
E. Roulements à bille à rouleaux sphériques....................................................................9
F. Roulements à aiguilles..................................................................................................10
G. Paliers............................................................................................................................11
I.3. Défaut de roulement .................................................................................................................12
I.3.1 Cinématique de défaut de roulements et fréquences caractéristiques ...........................12
I.3.2 Avaries de roulement et remèdes ......................................................................................15
I.3.2.1 Ecaillage .....................................................................................................................15
I.3.2.2 Blocage ........................................................................................................................16
I.3.2.3 Fissure et cassure .......................................................................................................17
I.3.2.4 Détérioration de cage ................................................................................................18
I.3.2.5. Déformation du chemin de roulement ....................................................................18
I.3.2.6. Usure et grippage .....................................................................................................19
Tables des matières
Bsi s Champ magnétique créé par une i ième phase statorique, Tesla
Énergie potentielle.
Liste des symboles
f fréquence d’alimentation, Hz
f BE Fréquence de passage des billes sur la piste externe, Hz.
Rigidité, N.m-1.
Paramètres d’ellipticités.
Liste des symboles
n Ordre du mode.
nri s Fonction d’ampères-tours de la i ième phase rotorique.
Liste des symboles
s glissement.
S Surface de la section transversale de la BE, mm².
Vitesse linéaire du film d’huile, m/s.
WCO Co-énergie.
Paramètre de chargement.
s
Intégral sur une surface fermée S .
s Pulsation d’alimentation
Figure I.1 Vue éclatée des éléments constitutifs d’un roulement à une rangée de billes
Figure I.21 Schéma synoptique illustrant les effets des deux types de défauts et leurs
Manifestations
Figure I.22 Schéma de fonctionnement de la méthode d’enveloppe.
Figure I.23 Moyens matériel pour mesure vibratoire.
Figure III.2 Les trois phases statoriques sous forme de circuits électriques.
REMERCIEMENT
Au terme de ce travail, je veux adresser tous mes remerciements aux personnes avec
lesquelles j’ai pu échanger et qui m’ont aidé pour la rédaction de ce mémoire.
Merci à Monsieur, N. BENOUZZA pour son aide, qui me guider vers des bonnes
solutions, et pour avoir participé au jury de ce mémoire.
J’adresse mes plus sincères remerciements à ma famille : Mes parents, mes frères, et
sœurs, qui m'ont accompagné, aidé, soutenu et encouragé durant mes études.
Enfin je voudrais remercier aussi toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à
mes recherches et à l’élaboration de ce mémoire.
Résumé
RESUME
Mots-clefs :
ABSTRACT
This work was dedicated to the diagnosis of mechanical failure of the wound rotor
induction machine by operating electrical signals and vibration signals. The dynamic
behavior of the bearing has been modeled by a coupled system of three degrees of
freedom, the vibrational response generated by localized defect on the outer ring is a
function of the tread defect size, these dynamic characteristics (stiffness, damping) and as
characteristic of elastohydrodynamic lubricant film.
To analyze the current sugnal, asynchronous wound rotor machine was modeled
using the approach of multiple electrical circuits magnetically coupled, a mechanical defect
has been proposed may generate an additional torque in the load torque. The stator current
signal analysis will allow to identify the signatures caused by torque fluctuation.
The principal tool used for condition monitoring of the bearing fault detection is
spectral analysis using the Fourier transform FFT. By proving our simulation results
comparison between the two techniques, and the level of effectiveness of each of them.
Keywords :
INTRODUCTION GENERALE
La machine électrique occupe une place très importante dans le milieu industriel, et
devient un élément principal dans les différents domaines d’applications, tels que les systèmes
de fabrication, les transports aériens, les transports terrestres, les systèmes de conversion
d’énergie....etc.
Les machines asynchrones triphasées sont les plus fréquemment utilisées [1] grâce à
leur robustesse, leur simplicité de construction et leur bas coût, et la possibilité de commande
grâce à l’évolution de l’électronique de puissance qui lui ouvre un large champ d’utilisation.
Le moteur électrique se compose de nombreuses pièces mécaniques et électriques, comme
l’enroulement du stator, l’enroulement du rotor, les barres et les anneaux de court-circuit du
rotor et les roulements. En raison des environnements industriels difficiles souvent, chaque
partie du moteur électrique est potentiellement exposé à un risque élevé d'événements
inattendus : pannes du système électrique, mécanique, thermique, etc. Les défaillances
d’ordre électriques se séparent en deux catégories. Nous pouvons citer les défaillances qui
apparaissent au niveau des circuits électriques stator et celles qui apparaissent au niveau des
circuits électriques rotor. Les défaillances d’ordre mécanique sont en générale les plus
rencontrés parmi tous les défauts que compte la machine asynchrone. Ces défauts peuvent
apparaitre au niveau des roulements à billes, des flasques ou encore de l'arbre du moteur.
Des études statistiques montrent que le défaut majeur dans la machine se situe au niveau du
roulement [2]. Ce dernier est composé des éléments suivants : la bague externe, la bague
interne, la cage, et les billes. Ce défaut peut être classifié en deux groupes : Les défauts
distribués, et les défauts localisés, qui peuvent endommager la symétrie du moteur résultant
au défaut appelé l’excentricité rotorique [3]. Due à ce défaut, les symptômes anormaux
pendant le fonctionnement du moteur ont lieu tels que : une augmentation de niveau vibration,
augmentation de température, irrégularité d’entrefer, variation de la vitesse.
Une panne de l’un des éléments constituants le moteur peut arrêter tout le processus de
production, ce qui provoque des pertes financières significatives. L’utilisation des
équipements technologiques en générale nécessite donc un suivi de comportement visant à
garder la sécurité, la qualité des produits, la disponibilité des installations, et la minimisation
1
Introduction générale
La surveillance vibratoire ; une technique très ancienne ; peut être mise en œuvre [5],
mais celle-ci est souvent onéreuse du fait des capteurs « les accéléromètres » et de leurs
conditionneurs. L’analyse par des grandeurs électriques tel que le courant stator est mise en
place pour y remédier à ce problème [6-7], Des travaux expérimentaux ont été effectués avec
des améliorations, ont pour but de diagnostiquer le défaut de roulement par l’analyse du
courant du stator [8]
2
Introduction générale
On conclut ce travail par une conclusion générale ainsi que des perspectives pour les
travaux futurs
3
CHAPITRE I
ETAT DE L’ART
Chapitre I Etat de l’art
I.1 Introduction :
Le roulement est un organe de base qui assure une liaison mobile entre deux
éléments d’un mécanisme en rotation l’un par rapport à l’autre. Sa fonction est de
permettre la rotation relative de ces éléments, sous charge, avec précision et avec un
frottement minimal. La majorité des machines électriques utilisent les roulements à billes
ou à rouleaux. Environ 40 % à 50 % des défauts rencontrés dans les machines asynchrones
sont liés aux roulements [2].
Dans ce chapitre on va présenter une généralité sur le roulement, ainsi que les avaries
affectant et les différentes méthodes de détection de défaut.
La majorité des roulements sont composés d’une bague intérieure et d’une bague
extérieure, d’éléments roulants (billes ou rouleaux), et d’une cage. Les éléments roulants
situés entre les deux bagues du roulement sont maintenus à égale distance les uns des
autres par la cage qui les guide et facilite leur rotation.
La surface sur laquelle roulent les éléments roulants est appelée « chemin de roulement ».
Elle supporte les charges appliquées aux roulements. En général, la bague intérieure est
montée sur l’arbre et la bague extérieure dans le logement.
Figure. I.1.Vue éclatée des éléments constitutifs d’un roulement à billes à une
rangée [9].
4
Chapitre I Etat de l’art
Eléments roulants
Les éléments roulants se divisent en deux catégories : les billes et les rouleaux.
Les rouleaux sont classés en fonction de leur forme, rouleaux cylindriques, rouleaux
coniques, rouleaux sphériques ainsi que les aiguilles.
Le contact entre les éléments roulants et les bagues pour les roulements à billes est
ponctuel alors que le contact pour les roulements à rouleaux est linéaire. Les roulements
sont conçus de telle manière que les éléments roulants effectuent simultanément une
rotation autour de leur propre axe et autour de l’axe des pistes.
Cages
La cage ne supporte pas directement les efforts appliqués au roulement. Elle permet
de maintenir les éléments roulants à égale distance les uns des autres tout en les retenant à
l’intérieur du roulement. Les types de cage varient en fonction de leur fabrication (en tôle
emboutie, usinée, massive acier ou laiton, polyamide injecté) [10].
Bagues
Dans notre cas, la bague externe est en contact avec le stator, donc fixe, alors que la
bague interne est en contact avec le rotor, donc tournante. Par ailleurs, les billes sont en
contact, d’une part avec la piste de roulement interne et d’autre part avec la piste de
roulement externe. On parlera d’ailleurs sans distinction de piste de roulement, de bande
de roulement ou bien de chemin de roulement.
Les roulements sont produits sous de diverses formes et variantes ayant chacune des
caractéristiques distinctes.
En comparaison avec les paliers lisses, les roulements ont les avantages suivants :
(1) Le couple de frottement au démarrage est plus faible et de plus n’est que légèrement
supérieur au couple de frottement dynamique.
(2) Ils sont fabriqués suivant des normes internationales, sont interchangeables et
facilement disponibles.
5
Chapitre I Etat de l’art
Il existe plusieurs type de roulement et sont classé selon le type d’éléments roulant
(bille ou rouleau), Les roulements à billes sont classés en différentes catégories suivant la
forme de leur bague (roulements à billes à gorge profonde, à contact oblique). Les
roulements à rouleaux sont classés suivant la forme des rouleaux (roulements à rouleaux
cylindriques, coniques, à rotule sur rouleaux, roulements à aiguilles).
Les roulements sont également répartis en roulements radiaux qui encaissent
principalement des charges radiales et les butées pour les charges axiales.
Les roulements se subdivisent encore en d’autres catégories : simple, double, ou à quatre
rangées d’éléments roulants, roulements à bagues séparables ou non.
Les types de roulements sont présentés en ci dissous [10].
6
Chapitre I Etat de l’art
permettant de garantir des fonctions spécifiques au sein d’une machine. Les roulements
standards présentent les caractéristiques suivantes:
Les roulements à billes à gorges profondes sont les roulements les plus utilisés dans
de nombreux domaines. Ils sont composés de roulements protégés, les étanchéités avec
graisse facilitant leur utilisation. Ils sont également composés de roulements avec des
segments d’arrêt pour faciliter le positionnement lors du montage de la bague extérieure,
de roulements de compensation de dilatation qui absorbent les variations de dimension de
la surface de serrage dues à la température du logement.
La ligne qui relie le point de contact de la bague intérieure, les billes et le point de
contact de la bague extérieure tourne avec un certain angle (angle de contact) suivant la
direction radiale. Il existe trois angles de contact standard.
Les roulements à contact oblique peuvent supporter une charge axiale, mais ne peuvent
être montés seuls à cause de l’angle de contact. Ils doivent toujours être montés par paires
ou combinés. Les roulements à billes à contact oblique à deux rangées (pistes doubles) ont
un angle de contact est de 25°. Les roulements à billes à quatre points de contact peuvent
supporter des charges axiales dans les deux directions.
7
Chapitre I Etat de l’art
Les éléments roulants sont des rouleaux, ce qui donne une capacité de charge élevée.
Les rouleaux sont guidés par les épaulements de la bague intérieure et/ou extérieure.
Celles-ci peuvent être séparables pour faciliter le montage, et elles peuvent être montées en
ajustement serré sur l’arbre et dans le logement. S’il n’y a pas d’épaulements, la bague
concernée peut se déplacer librement en direction axiale. Les roulements à rouleaux
cylindriques sont idéaux pour être utilisés comme des « paliers libres » qui encaissent la
dilatation de l’arbre. Lorsqu’il y a des épaulements, le roulement peut supporter une légère
charge axiale entre les faces des rouleaux et les épaulements. La forme des faces de
rouleaux et des épaulements a été adaptée pour augmenter la capacité de charge axiale. La
conception du roulement de type E augmente la capacité de charge radiale [10].
8
Chapitre I Etat de l’art
guidage. Une force induite se produit axialement lorsqu’une charge radiale est appliquée.
Les roulements doivent donc être montés par paire. La bague intérieure à rouleaux et la
bague extérieure sont séparables, ce qui facilite le montage avec un jeu ou pré-charge. Le
réglage du jeu interne (ou pré-charge) après montage est délicat et demande une attention
particulière. Les roulements à rouleaux coniques sont capables de supporter de fortes
charges axiales et radiales [10].
Equipés d’une bague extérieure dont le chemin de roulement est sphérique, et d’une
bague intérieure avec deux rangées d’éléments roulants à rotule. Il existe plusieurs types
de roulements différenciés par leur conception interne. Les roulements à rotule sur
rouleaux peuvent également être proposés avec une bague intérieure dont l’alésage est
conique. Le roulement peut être facilement monté sur un arbre grâce à un manchon de
serrage ou de démontage. Il est capable de supporter de fortes charges et est donc souvent
utilisé dans l’industrie. Lorsqu’une charge axiale extérieure trop importante est appliquée
au roulement, la rangée non chargée peut subir des dommages. C’est pourquoi qu’il faut
faire vérifier les conditions de fonctionnement [10].
9
Chapitre I Etat de l’art
Une comparaison entre les roulements à billes et à rouleau est présentée dans le tableau
suivant :
La capacité de charge est faible, mais La capacité de charge est plus importante pour ce
les roulements radiaux sont capable de type de roulement. Les roulements à rouleau
supporter à la fois des charges axiaux cylindrique munis d’un épaulement peuvent
et radiaux. supporter de faibles charges axiales.
F. Roulements à aiguilles :
Les éléments roulants des roulements à aiguilles sont des aiguilles dont le diamètre
maximal est de 5mm et sont 3 à 10 fois plus longues que leur diamètre. La section des
roulements est mince, mais la capacité de charge est élevée malgré leur taille. Etant donné
le grand nombre d’aiguilles, la rigidité de ces roulements est importante. Ils sont idéaux
pour des mouvements d’oscillations et de pivotement. Il existe de nombreux types de
roulements à aiguilles [10].
10
Chapitre I Etat de l’art
G. Paliers :
Un palier est composé d’un roulement à billes inséré dans différents types de
logements. Le palier peut être fixé sur une machine et la bague intérieure peut être montée
facilement sur un arbre avec une vis de blocage ou un collier excentrique. Le palier peut
ainsi supporter un ensemble en rotation sans conception spéciale pour le montage. Une
gamme variée de paliers standards est disponible, incluant les paliers à semelle et paliers
appliques. Le diamètre extérieur du roulement est sphérique, tout comme le diamètre
intérieur du palier. Il permet ainsi un auto-alignement entre les deux paliers supportant
l’arbre. Pour la lubrification, le roulement est pré-graissé en usine et une double étanchéité
empêche l’entrée de particules ou d’eau.
11
Chapitre I Etat de l’art
Les défauts de roulements est une incidence sur les vibrations du système, car les
roulements sont des organes de liaisons et de rigidité. Les vibrations générées au sein d’un
roulement sont de faible amplitude, ressemblant à un bruit aléatoire. Lors de l’apparition
d’une avarie, une impulsion se produit chaque fois que le défaut participe à un contact.
L’avarie a donc une fréquence caractéristique qui dépend de la géométrie du roulement et
de l’emplacement de l’écaillage (sur la bague intérieure, sur la bague extérieure, ou sur un
élément roulant). Cependant, les amplitudes des vibrations induites par les défauts ne sont
pas d’un niveau très élevé. Elles sont noyées parmi les composantes plus énergétiques du
système comme celles des engrenages ou celles liées à un déséquilibre ou un balourd.
Chaque type de défaut a sa propre signature et est caractérisé par une fréquence
fondamentale (I.1)-(I.4), qui peut être calculée à partir de la structure et des dimensions du
roulement et de la fréquence de rotation de l’arbre. En analyse vibratoire, il est donc
possible d’observer certaines bandes de fréquences et d’identifier le type de défaut.
Les expressions de ces fréquences caractéristiques sont développées d’après [11]. Nous
pouvons les résumer de la manière suivante :
Sa fréquence caractéristique est donnée dans l’équation (I.1). Bien que la charge
appliquée sur la bague externe soit constante, on peut remarquer une modulation
d’amplitude à la fréquence de rotation de l’arbre autour de la fréquence de défaut.
n d cos (I.1)
f BE 1
2 de
Sa fréquence caractéristique est donnée dans (I.2). Cette fréquence est modulée par sa
fréquence de rotation de l’arbre (bandes latérales autour de la raie de défaut).
12
Chapitre I Etat de l’art
n d cos (I.2)
f BI 1
2 de
La fréquence de passage d’un défaut de cage est donnée par l’équation (I.3) : Ce défaut
se manifeste par la présence de raies à la fréquence f BI , et ses harmoniques. A l’instar de
défaut d’élément roulant) et 2f bille , ces bandes seront distantes d’une fréquence égale à la
d cos (I.3)
f cage 1
2 de
La fréquence de passage d’un défaut de bille (ou de rouleau), sur la bague externe ou
sur la bague intérieure, est donnée par l’équation (I.4) :
La première fréquence caractéristique de défaut correspond à la fréquence de rotation de
l’élément roulant sur lui-même. De plus, cet élément roulant rencontre une fois la bague
intérieure et une fois la bague extérieure par tour, il génère donc des chocs à 2 fois cette
fréquence.
d d cos
2 (I.4)
f bille e 1
2d de
Pour les roulements où le nombre de billes est compris entre 6 et 12, il a été montré que les
fréquences vibratoires des défauts de la bague externe et interne peuvent être approchées
à:
f BE 0.4 f r
f BI 0.6 f r
13
Chapitre I Etat de l’art
La durée de vie d’un roulement s’exprime par le nombre de tours ou le nombre d’heure de
fonctionnement à vitesse constante du rotor qu’il supporte avant l’apparition de défauts sur
les bagues ou sur l’élément roulant.
Avec :
n : Nombre de bille.
d : Diamètre de billes.
d e : Pas diamétral.
: Angle de contact.
14
Chapitre I Etat de l’art
I.3.2.1 Ecaillage : La surface des pistes présente des lésions superficielles. Par la suite,
l’écaillage des pistes se généralise.
Causes :
-Charges trop importantes, fatigue, mauvaise manipulation.
-Montage incorrect.
-Précision de fabrication du logement ou de l’arbre insuffisante.
-Jeu interne trop faible.
-Présence de particules étrangères.
-Corrosion.
-Mauvaise lubrification.
-Baisse de dureté suite à des températures trop importantes.
15
Chapitre I Etat de l’art
Actions correctives :
-Vérifier la sélection du roulement.
-Vérifier le jeu interne du roulement.
-Vérifier la définition de l’arbre et du logement.
-Vérifier les conditions de fonctionnement.
-Revoir les méthodes de montage.
-Vérifier les pièces annexes du montage.
-Revoir le système de lubrification.
I.3.2.2 Blocage : Le roulement chauffe de façon continue .la matière change de couleur. Le
roulement peut se bloquer.
Causes :
-Jeu interne trop faible (éventuellement par suite de l’ovalisation des portées de
roulements)
-Lubrification insuffisante ou mal adaptée
-Surcharge importante
-Rouleaux inclinés ou de travers
-Baisse de dureté suite à des températures trop importantes.
16
Chapitre I Etat de l’art
Action correctives :
-Vérifier l’efficacité du lubrifiant ainsi que le type de lubrifiant
-Vérifier le jeu interne du roulement (à augmenter si nécessaire)
-Vérifier la valeur de désalignement
-Vérifier les différentes conditions d’utilisation
-Vérifier la méthode de montage des roulements.
Causes :
-Chocs excessifs.
-Mauvaise manipulation (coups trop violents portés sur le roulement, présence de
particules métalliques de taille importante).
-Ecaillage important au niveau des pistes.
-Ajustements trop serrés.
-Chanfreins d’entrée trop faibles.
Actions correctives :
-Vérifier le type de lubrifiant.
-Revoir l’ajustement et les matières.
-Vérifier conditions d’utilisation.
-Vérifier le les conditions de manipulation lors du montage.
17
Chapitre I Etat de l’art
Causes :
-Moment excessif.
-Vitesse de rotation trop élevée ou survitesses ponctuelles.
-Lubrification insuffisante.
-Chocs avec corps étrangers.
-Vibrations excessives.
-Mauvaise manipulation lors du montage (désalignement).
Actions correctives :
-Vérifier le type de lubrification.
-Vérifier si le type de cage est adapté.
-Vérifier la rigidité de l’arbre et du logement.
-Vérifier les conditions de fonctionnement.
-Vérifier les conditions de manipulation lors du Montage.
18
Chapitre I Etat de l’art
Causes :
-Précision incorrecte de l’arbre ou du logement.
-Mauvais montage.
-Rigidité de l’arbre ou du logement insuffisante.
-Vibration de l’arbre causée par un jeu interne trop grand.
Actions correctives :
-Vérifier le jeu interne du roulement.
-Vérifier la tolérance de l’arbre et du logement.
-Vérifier la rigidité de l’arbre et du logement.
I.3.2.6 Usure et grippage Les pistes sont rugueuses et présentent des empreintes
superficielles. Les épaulements de guidage ainsi que les extrémités des rouleaux
deviennent rugueux.
19
Chapitre I Etat de l’art
Causes :
-Lubrification insuffisante.
-Présence de fines particules étrangères.
-Désalignement du logement par rapport à l’arbre.
-Rugosité de surface.
-Glissement des éléments roulants.
Actions correctives :
-Vérifier l’efficacité du lubrifiant ainsi que le principe de lubrification.
-Améliorer l’étanchéité.
-Vérifier la valeur de la pré-charge.
-Vérifier les conditions d’utilisation.
-Vérifier les méthodes et manipulations et de montage du roulement.
Causes :
-Stockage du roulement inadapté.
-Emballage endommagé ou inefficace.
-Produit anticorrosion en quantité insuffisante.
-Pénétration d’eau, d’acide, etc.
-Manipulation à main nue.
20
Chapitre I Etat de l’art
Actions correctives :
-Vérifier les conditions de stockage.
-Vérifier l’absence d’eau dans le lubrifiant.
-Améliorer l’étanchéité.
-Manipuler le roulement avec soin.
I.3.2.8 Corrosion de contact : Les surfaces de contact sont recouvertes de fines particules
colorées provenant de micro-vibrations en fonctionnement. Traces de brinelling sur les
pistes provenant de vibrations lorsque le roulement est à l’arrêt.
Causes :
-Ajustements inadéquats.
-Micromouvements oscillants.
-Lubrifiant inadapté.
-Charges non constantes.
-Vibrations et oscillations avec roulement à l’arrêt.
Actions correctives :
-Sélectionner un roulement mieux adapté.
-Vérifier le type de lubrification.
-Choisir des ajustements adaptés.
-Transporter séparément la bague intérieure et extérieure.
21
Chapitre I Etat de l’art
Causes :
-Présence de particules étrangères dans le lubrifiant.
-Quantité de lubrifiant insuffisante.
-Rouleaux déformés.
Actions correctives :
-Vérifier l’efficacité du lubrifiant ainsi que le principe de lubrification.
-Améliorer l’étanchéité.
-Vérifier la valeur de désalignement.
22
Chapitre I Etat de l’art
Causes :
-Fuite de courant électrique passant au travers du roulement.
Actions correctives :
-Vérifier ou établir une mise à la terre de l’ensemble de la machine.
-Prévoir une isolation électrique du roulement.
Causes :
-Présence de corps étrangers dans le roulement.
-Efforts de montage trop violent suite à un désalignement important.
23
Chapitre I Etat de l’art
Actions correctives :
-Montage minutieux à effectuer.
-Améliorer l’étanchéité (pour éviter l’entrée de corps étrangers).
-Améliorer la propreté du poste de travail et des pièces annexes.
Causes :
-Ajustements insuffisants.
-Manchon de serrage pas assez serré.
-Variations de température importantes provoquant des dilatations inégales.
-Charges très importantes.
Actions correctives :
-Vérifier les ajustements.
-Vérifier les conditions de fonctionnement.
-Vérifier les précisions des portées de roulement.
24
Chapitre I Etat de l’art
causes :
-Entrée de particules étrangères.
-Lubrification insuffisante.
Actions correctives :
-Vérifier l’efficacité du lubrifiant ainsi que le type de lubrification.
-Améliorer l’étanchéité.
-Vérifier la pureté de l’huile lubrifiante (propreté du filtre, etc.).
I.3.2.14 Ecaillage en peau d’organe (peeling) : Petites traces d’écaillage (environ 10µ
m), présence de nombreuses rayures très fines.
Causes :
-Entrée de particules étrangères.
25
Chapitre I Etat de l’art
-Lubrification insuffisante.
Actions correctives :
-Vérifier l’efficacité du lubrifiant ainsi que le type de lubrification.
-Améliorer l’étanchéité.
-Améliorer les conditions de manipulation.
Cela a conduit à l'idée de classer les défauts de palier selon des signatures de defaut qui
sont produites [16]. De cette notion, Les défauts de roulement peuvent être classifiés en
deux groupes [16-17]:
Figure I.21 Schéma synoptique illustrant les effets des deux types de défauts
et leurs manifestations [16-17].
26
Chapitre I Etat de l’art
Un défaut localisé est définie comme un défaut dans un seul point, la surface n’est pas
endommagée. Ce type de défaut produit une des quatre fréquences caractéristiques de
défaut ; dépend de quel surface défectueuse de roulement ; ce qui existe dans le signal
vibratoire ainsi que dans le signal du courant stator
Un défaut distribué est un type de défaut ou la surface est dégradée sur une grande partie,
et devient rugueuse, irrégulière, ou déformée invisible par l’œil. Les effets produits par ce
type de défaut sont difficiles à prédire puisque qu’il n’y a pas de défaut localisé. Les
fréquences caractéristiques n’existent pas et ce type de défaut n’apparait pas dans le
spectre du courant stator ou vibratoire.
27
Chapitre I Etat de l’art
La température du roulement ne doit pas dépasser un certain degré. Par exemple dans
l’industrie pétrochimique, l’IEEE spécifie que la remonté de la température du roulement
ne doit pas dépasser 45 °C (50 °C pour moteur à deux pôles) [19]. L’élévation de la
température du roulement peut être causée par la dégradation de la graisse ou du roulement
lui-même. D’autres facteurs peuvent causer l’élévation de la température des roulements, y
compris l’augmentation de celle des enroulements, la distribution de la température dans la
machine, etc… [20]. Cependant la mesure de la température peut fournir des informations
utiles sur l’état de la machine et du roulement.
L’inconvénient majeur de cette technique est qu’elle nécessite l’introduction des capteurs
de température à l’intérieur des roulements. Le contrôle de la température n’est pas
populaire aujourd’hui, quoiqu’il soit un moyen traditionnel pour surveiller l’état des
roulements [21].
L’émission acoustique est définie comme une onde élastique transitoire générée par
un dégagement rapide d’une énergie entorse causée par une déformation ou par un
endommagement dans ou sur la surface d’un matériel [22]. Dans le cas des défauts de
roulement, elle offre l’avantage d’une détection précoce des défauts comparée à l’analyse
vibratoire. Dans un environnement bruité et de grand niveau sonore l’analyse acoustique
peut rencontrer des difficultés. Cela parce que la basse fréquence associée aux petits
défauts de roulement contribue une énergie négligeable par rapport aux bruits entourés.
Cependant dans un tel environnement, le potentiel des ondes émises dans des régions de
hautes fréquences (supérieur à 100 kHz) peut encore fournir des indications claires sur le
défaut et offre la possibilité de détecter le défaut en début d’apparition. Cependant, les
limitations du succès de cette technique pour la surveillance des roulements sont dues
principalement aux difficultés dans le traitement, l’interprétation et la classification des
données acquises. De plus, cette technique nécessite de l’expertise pour effectuer les
mesures.
28
Chapitre I Etat de l’art
Depuis que la dégradation des roulements peut affecter le bruit émis par le
roulement, la technique de la pression sonore est utilisée pour la surveillance des
roulements [23-24]. Les bruits enregistrés dans la recherche sont entre 0 et 20 kHz.
Comme dans les vibrations, les fréquences caractéristiques du défaut peuvent être
identifiées dans le bruit excité par le roulement défectueux.
Le bruit du roulement peut être enregistré en utilisant des microphones et si le
roulement est en état de dégradation très avancée, le bruit peut être entendu clairement.
La surveillance du niveau sonore parait comme la technique la moins utilisée en la
comparant avec les autres méthodes conventionnelles. Cependant, cette technique doit être
protégée des perturbations extérieures et des bruits provenant des autres roulements, car le
bruit du roulement à analyser est altéré, ce qui va conduire à des résultats incorrects. Par
conséquent, cette technique n’est pas applicable pour un traitement des machines
électriques travaillant dans le même espace.
Les défauts d’usure survenant sur les organes mécaniques tels que les engrenages et
les roulements produisent essentiellement des phénomènes de modulation sur les signaux.
Le roulement peut être bien surveillé par l’analyse vibratoire, la vibration doit être mesurée
par des capteurs de vibration telle que l’accéléromètre et des transducteurs de vitesse. Les
mesures doivent être prises sur les roulements ou d’autres pièces de structure qui répondent
29
Chapitre I Etat de l’art
Il a été reconnu depuis de nombreuses années que l’analyse vibratoire est un indicateur
plus fiable pour les défauts de roulement. Cette technique est populaire dans la pratique, et
de normes reconnues sont disponibles tels que ISO 10816 [26-27].
Les fréquences de roulement les plus connues dans les machines electriques sont les
fréquence caractéristiques de défaut definies dans les equations (I.1) a (I.4). Par la
surveillance de ces fréquences, la composante de défaut (bague interne, bague externe, la
cage, la bille) peut etre spécifiée. Cependant la surveillance de ces fréquence peut etre
dificile parce que ces frequences sont de faibles amplitudes et peuvent etre noyés dans le
bruit. Pour ameliorer la performance de detection de défaut, d’autres techniques sont
necessaires.
Des recherches ont été réalisées dans le développement de divers algorithmes de détection
de défaut par vibrations de la machine, Ces algorithmes peuvent être classifiés dans le
domaine temporel ainsi que dans le domaine fréquentielle.
L’approche de l’enveloppe est une méthode qui se base sur la recherche de l’information à
travers la modulation d’amplitude de cette fréquence de résonance [28] afin de ramener le
signal en basses fréquences. Celle-ci s’est avérée très satisfaisante du point de vue pratique
où elle a permis de détecter le défaut ou les fréquences caractéristiques qui se manifestent
clairement dans le spectre d’enveloppe mieux que dans le signal FFT conventionnel [29]
et qui permis de diagnostiquer aisément le défaut de piste interne [30]. Cette méthode est
robuste par rapport au bruit, ceci est dû au filtrage autour de la fréquence de résonance.
Afin de surmonter les faiblesses de l'analyse traditionnelle de l’enveloppe dans laquelle
une fréquence de résonance est nécessaire, une nouvelle approche a été proposée [31] et
présente la combinaison de la décomposition de mode empirique (EMD) et l’approche
d’enveloppe. Cette approche peut extraire les fréquences caractéristiques liées au défaut de
la bande de fréquence de résonance du signal vibratoire [31].
L’approche basée sur la décomposition du mode empirique d'ensemble (EEMD) [32] a été
effectué pour la détection des défauts localisés des roulements. Les techniques sont
validées par des expérimentations sur une machine-outil avec un roulement à billes
défaillant au niveau des bagues internes et externes. Les résultats expérimentaux montrent
30
Chapitre I Etat de l’art
que l'approche proposée est efficace et fiable pour la détection des défauts localisés des
roulements.
Une méthode pour la détection de signatures caractéristiques de défauts de roulements par
les données de vibrations a été effectuée utilisant l’approche de réseau de neurone [33].
Une méthode de diagnostic de défauts de roulements basé sur la détection les impulsions
du signal de vibrations causées par les défauts [34]. Ces impulsions excitent les fréquences
naturelles du roulement. L'algorithme proposé utilise la décomposition de paquet
d’ondelettes (WPD) afin de localiser la sous-bande contenant les fréquences de la
résonance du système.
31
Chapitre I Etat de l’art
La première étape de mesure des vibrations du palier est de collecter les signaux.
L'élément de détection pour collecter les signaux sera l’accéléromètre (fig I.23). Les
signaux analogiques fournis par l’accéléromètre sont ensuite recueillies par la carte
d’acquisition qui les transforment en signaux numériques de façon à pouvoir les lire par
une interface d’analyse. L’interface d’analyse (de logiciels) est utilisée pour réaliser et
exploiter les méthodes d’analyse (figure I.24).
Il a été reconnu que l’analyse vibratoire est un outil fiable pour détecter les défauts de
roulement. Cependant, l’inconvénient majeur de cette technique est le coût. Elle ne peut
être utilisée que pour diagnostiquer les grosses unités qui travaillent sur des processus
critiques et non pas sur l’ensemble des machines existantes. Un autre inconvénient de cette
technique, est qu’elle nécessite l’accès au corps de la machine pour placer les capteurs. Le
montage de ces derniers nécessite des personnes compétentes pour avoir des mesures plus
précises
32
Chapitre I Etat de l’art
Les vibrations créées par les défauts peuvent se traduire dans le courant statorique
par des modulations de fréquences de défaut autour de la fréquence électrique
fondamentale [37]. Le défaut de roulement entraine une excentricité qui varie avec la
position du rotor et qui se manifeste par des fréquences supplémentaires dans le spectre du
courant statorique. Plusieurs études s’intéressent à l’identification des causes de défauts
des roulements afin de pouvoir détecter ces défauts.
La décomposition en paquet d’ondelettes a été proposée [38] pour détecter les défauts de
roulements sur les signaux de courant statorique. Des résultats expérimentaux ont été
effectués afin d’étudier l’efficacité de cette technique ou les réseaux de neurone a été
appliqués pour améliorer la précision de la détection [39].
Il est noté que l’utilisation des méthodes avancées de traitement de signal tel que le paquet
d’ondelette demande un temps de calcul plus long. Une technique de diagnostic basée sur
la transformation de Park pour y remédier à ce problème a été proposée en 2009 [40] ou le
module de vecteur de Park a été introduit comme un indicateur de défaut.
33
Chapitre I Etat de l’art
Dans un premier temps, les courants et les tensions statoriques sont enregistrés en
utilisant le capteur du courant (figure I.25). Puis, pour obtenir des informations sur l'état de
santé de notre moteur, des techniques ont été appliquées ; à savoir celle du courant
statorique. Le calcul de la transformée de Fourrier rapide ainsi que la visualisation des
spectres sont assurés en utilisant un programme implémenté sous l'environnement
MATLAB. Le schéma diagramme de détection de défaut par l’analyse du courant
statorique est illustré dans la figure I.26.
34
Chapitre I Etat de l’art
Moteur Charge
Courant
ff
TF Hilbert
Réseau de neurone
Ondelette
…..etc.
I.5 Conclusion :
35
CHAPITRE II
MODELISATION DE ROULEMENT
Chapitre II Modélisation de roulement
II.1 Introduction
Un système mécanique est dit en vibration lorsqu'il est animé d'un mouvement de va-
et-vient autour d'une position moyenne, dite position d'équilibre. L’analyse vibratoire a
pour but de déterminer les forces internes ou externes qui sont appliquées à une installation
donnée destituée sur la gravité de leur présence et/ ou de leur amplitude .cette technique
s’est aujourd’hui très fortement répandue dans l’industrie, trouve sa place (et à juste titre)
au sein des stratégies de maintenance conditionnelle. La vibration d'une machine soumise
à une force périodique peut être décrite en termes de déplacement, de vitesse ou
d'accélération.
La vibration étant le résultat de forces d’action sur les structures mécaniques, toute
modification ou accroissement des forces d’action dues à l’apparition d’une défaillance,
provoquera un accroissement de l’amplitude des vibrations. Le principe de l’interaction
entre les défaillances, la vibration et les forces est montré à la figure (II.1).
36
Chapitre II Modélisation de roulement
La lubrification est un élément très important dans les machines, son rôle est de
réduire le frottement, et augmenter la durée de vie d’un élément. Il existe plusieurs types
de régimes de lubrification.
Réduire la friction et l’usure : Le contact direct métal sur métal entre les bagues de
roulements, les éléments roulants et la cage est ainsi évité au moyen d’une fine
couche d’huile qui réduit la friction et la chaleur aux points de contact.
37
Chapitre II Modélisation de roulement
D’agir comme agent refroidisseur - De l’huile circulant peut être utilisée pour
combattre la chaleur du roulement.
Autres buts - Une lubrification adéquate aide également à empêcher les corps
étrangers de pénétrer dans le roulement et le protège contre la corrosion ou la
rouille.
Les régimes de lubrification qui existent dans les contacts non conformes sont influencés
principalement par deux phénomènes physiques :
1. Régime iso visqueux rigide: la déformation entre des surfaces de contact est
Insignifiante relativement à l’épaisseur du film d’huile qui les sépare ce qu’ 'il peut être
négligé.et la pression maximale dans le contact est trop faible pour augmenter la viscosité
d’huile de manière significative
2. Régime visqueux rigide: la pression de contact est suffisamment élevée pour Accroître
significativement la viscosité du lubrifiant. La déformation doit rester une partie
insignifiante de l'épaisseur de film d’huile.
3. Régime visqueux élastique: la déformation des surfaces de contact est significative par
rapport à l’épaisseur du lubrifiant, mais la pression n’est pas assez élevée pour accroître sa
viscosité.
38
Chapitre II Modélisation de roulement
Les contacts lubrifiés non conformes fortement chargés présents dans les éléments de
machines (came, engrenage, roulement à billes, …) fonctionnent en régime élasto-
hydrodynamique.
Les pressions générées dans ce type de contact sont très élevées. Elles atteignent par
exemple 3.5 GPa dans les roulements à billes en acier trempé (Figure II.2). A de telles
pressions, les déformations élastiques des solides dans la zone de contact sont
significatives, et la viscosité du lubrifiant augmente de plusieurs ordres de grandeur. Ces
deux effets sont essentiels à l'établissement du régime de lubrification EHD.
Le lubrifiant, entraîné dans le contact par le déplacement des surfaces, forme un film
qui sépare totalement les surfaces. Typiquement, son épaisseur est de l'ordre du micromètre
39
Chapitre II Modélisation de roulement
et il s'étend sur quelques centaines de micromètres d'un bord à l'autre du contact. Afin de
valider cette dernière hypothèse, on définit λ paramètre huile sans dimension qui, s’il est
compris entre 3 et 10, confirme l’existence du régime EHD dans les roulements. [44-45]
H min (II.1.1)
( Rq ,a Rq ,b ) 2
où
<1 1 3 3 10 10 100
40
Chapitre II Modélisation de roulement
Figure II.3. Coupe longitudinale d'un contact EHD entre une bille élastique et un disque
rigide. Profil de pression et différentes zones du contact [46].
41
Chapitre II Modélisation de roulement
Au titre d’illustration, la hauteur minimale est donnée par une expression de la forme :
42
Chapitre II Modélisation de roulement
0.067
hmin f (0 0.67 u e 0.67 0.53W ) (II.1.2)
0 : Paramètre de viscosité,
: Paramètre de piézoviscosité,
W : Le paramètre charge,
Cette expression montre que pour une géométrie de contact et des matériaux donnés :
0 ue
Paramètre vitesse : U (II.1.3)
E'R
F
Paramètre charge : W (II.1.4)
E ' R2
h
L’épaisseur sans dimension : H (II.1.6)
R
F : La charge appliquée,
43
Chapitre II Modélisation de roulement
R : le rayon efficace
La géométrie non conformé du solides en contact peut présenter par deux ellipses
avec des rayons différentes de courbure dans une paire de plans principaux(x et y) passant
par le contact entre les solides en une seul point en cas sans charge. Figure II.4 ou les
rayons de la courbure sont notés par ( rs ). Il est supposé que la surface convexe présente
la courbure positive et la surface concave, courbure négatif. [51]
1 1 1 1 (II.1.7)
rax rbx ray rby
1 1 1 (II.1.8)
R Rx Ry
Avec :
44
Chapitre II Modélisation de roulement
1 1 1 (II.1.9)
Rx rax rbx
1 1 1 (III.1.10)
Ry ray rby
La figure présente une coupe transversal du roulement a une rangée de billes, montre
les différents diamètres du roulement. Le pas diamétral d e est la moyenne des diamètres
des bagues externes et internes est données par :
1 (II.1.11)
d e di (d o di )
2
45
Chapitre II Modélisation de roulement
1 (II.1.12)
de (d o di )
2
Et aussi à partir de cette figure le jeu diamétral noté par Pd peut être écrit par l’expression
suivante :
Pd d o di 2d (II.1.13)
Le jeu diamétral peut être considéré comme la distance maximale qu’une bague peut
déplacer diamétralement par apport à l’autre bague en cas ou aucune charge n’est
appliquée, et lorsque les deux bagues se trouvent dans un même plan.
46
Chapitre II Modélisation de roulement
et transversal au chemin. La figure II.6 est une coupe transversale du roulement à billes
montrant la conformité de chemin de roulement, exprimée par :
f r/d (II.1.14)
Pour une conformité parfaite, ou le rayon de chemin est égale au rayon de la bille,
f 1 / 2 . Plus la course est conforme à la bille, plus la chaleur de frottement est présente
dans le contact. Pour cette raison la plupart des roulements à bille fabriqués ont de rapport
de conformité est compris entre 0.51 et 0.54 avec f=0.52 c’est la valeur la plus commun.
Le rapport de conformité pour la bague externe est un peu petit par rapport à la bague
interne, et la différences entre eux ne peut pas dépasser 0.02
Pour un roulement à bille figure II.7, on peut définir les rayons équivalents ou s’établit le
contact entre billes et bagues par les formules suivantes :
La bille :
d
rx ,b ry ,b (II.1.15)
2
La bague externe :
d e d cos
rx ,o (II.1.16)
2 cos
47
Chapitre II Modélisation de roulement
ry ,o f o .d ro (II.1.17)
La bague interne :
d e d cos (II.1.18)
rx ,i
2 cos
ry ,i fi .d ri (II.1.19)
d d e d cos (II.1.20)
R x,o
2.d e
fo d (II.1.21)
R y,o
2 fo 1
d d e dcos (II.1.22)
R x,i
2.d e
fi .d
R y,i i (II.1.23)
2 fi 1
48
Chapitre II Modélisation de roulement
49
Chapitre II Modélisation de roulement
Dans les engrenages et les roulements en mouvement, ces forces de contact sont
cycliques. À la longue, elles entraînent une fatigue du matériau et l'apparition de fissures
sous la surface. La théorie du contact de Hertz constitue le fondement des équations pour le
calcul du chargement admissible pour les roulements, les engrenages et autres pièces dont
deux surfaces sont en contact.
Puissance adapté utilisant une régression linéaire par la méthode de moins carré résulte
dans l’expression suivante pour le paramètre d’ellipticité :
2/
k pour 1 (II.1.28)
50
Chapitre II Modélisation de roulement
q (II.1.29)
1 pour 1
(II.1.30)
q ln pour 1
2
Ou :
(II.1.31)
q 1
2
6k 2 FR
1/3 (II.1.32)
Dy 2
E
'
6 FR
1/3 (II.1.33)
Dx 2 '
kE
1/3
9 F (III.1.34)
2 R kE
'
Le stress Hertzienne maximal dans le centre du contact peut être aussi déterminé par
l’utilisation de l’équation :
6F (II.1.35)
max
Dx Dy
51
Chapitre II Modélisation de roulement
2 (II.1.36)
E'
1 a2 1 b2
Ea Eb
la bague extérieure o , et bille et la bague intérieure i () (Figure II.8). Les forces
centrifuges tendent à plaquer les billes vers le fond de la bague extérieure et l’angle de
contact correspondant o , est donc inférieur à l’angle de contact géométrique 0 .
L’inverse se produit pour l’angle de contact intérieur i . Le roulement sans pivotement est
alors impossible simultanément sur les contacts bille/bague intérieure et bille/bague
extérieure
Du fait des efforts centrifuges, les pressions et les surfaces de contact sont plus
importantes au contact bille/bague extérieure qu’au contact bille/bague intérieure. Le
pivotement y est alors supposé nul, fixant ainsi la cinématique du roulement. C’est
l’hypothèse de contrôle de bille par la bague extérieure [56,57]. Le détail de l’analyse
cinématique correspondante est décrit par Harris [58].
Le contact entre les éléments roulants et les bagues se caractérise par des surfaces non
conformes de type bille/plan où les pressions locales ont pour effet de déformer
localement les solides. Hertz a ainsi été le précurseur dans ce domaine en 1881, en posant
les bases de la théorie du contact dit Hertzien qui permet d’estimer la distribution de
pression, la déformation du contact et les dimensions du contact.
52
Chapitre II Modélisation de roulement
Dans le cas d’un contact sec, le coefficient de frottement est supérieur à celui
caractéristique d’un contact lubrifié. Il conduirait alors à des niveaux de frottement bien
trop important dans un palier à roulement et provoquerait à plus ou moins long terme sa
ruine en fonctionnement.
53
Chapitre II Modélisation de roulement
(vi vo ) (II.1.37)
c
de / 2
vi vo
b (II.1.39)
de / 2
Pour calculer les vitesses des contacts bille-bague, qui est important pour le calcul de
l’épaisseur de film d’huile, il convient d’utiliser un système cordonnée qui tourne à c .
Dans les cordonnés rotatif la vitesse angulaire des bagues extérieure, et intérieure devient :
o d cos (II.1.41)
ir i c i 1 d
2 e
i d cos (II.1.42)
or o c o 1 d
2 e
54
Chapitre II Modélisation de roulement
d d cos (II.1.43)
uao ubo e or
2
Ou :
d d cos (II.1.45)
uai ubi e ir
2
Ou
0 uae (II.1.47)
Uo
E ' Rx ,o
0 ue (II.1.48)
Ui
E ' Rx ,i
La viscosité ηo étant variable avec la température, 4 types d’huile dont les viscosités
absolues en fonction de la température ont été programmés et sont résumés dans le tableau
qui suit [58]:
55
Chapitre II Modélisation de roulement
Viscosité
Huile minérale super affiné 68.1 6.86 2.74
absolue
C-éther 29.5 4.67 2.2
(N.s/m2)
La plupart des applications des roulement impliquent la rotation à l'état stable soit de
la bague intérieure ou extérieure ou les deux. Cependant, les vitesses de rotation ne sont
généralement pas assez grandes pour causer des forces centrifuges ou des moments
gyroscopiques à des grandeurs significatives dans les billes. Dans ce cas la relation de
déflection de charge pour un roulement à bille est donnée, avec la distribution radiale de
roulement chargé statiquement. Ces expressions se dépendent du type de roulement, du
type de charge (axial ou radial) et du type de contact (elliptique ou rectangulaire). Notre
étude est basée sur le roulement à bille ou le contact est elliptique avec la charge radiale.
Pour un roulement à bille à contact elliptique, la relation de déflection de charge est donnée
par :
Avec :
2 R (II.1.50)
K1.5 kE ' 3
9e
L’approche normale totale entre les deux pistes séparées par l’élément roulant est la
somme des déformations sous une charge radiale entre les deux pistes et l’élément roulant,
donc :
56
Chapitre II Modélisation de roulement
o i (II.1.51)
Avec :
F
1/ j (II.1.52)
o
( K j )o
F
1/ j (II.1.53)
i
( K j )i
Avec j=1.5 dans le cas de roulement à bille, et j=1 dans le cas de roulement à rouleau.
1 (II.1.54)
Kj j
1/ j
1
1/ j
1
K j o K j i
Un roulement à billes sous une charge radiale avec un jeu diamétral Pd est illustré dans la
figure (II.9). Dans la position concentrique un jeu diamétral uniforme entre l’élément
p
roulant et les pistes de diamètre d est évident. L’application de petite charge radiale au
2
p
niveau de l’arbre provoque la bague intérieure de se déplacer sur une distance d . Avant le
2
contact est produit entre l’élément roulant situé dans la ligne de charge et les bagues,
p
externe et interne. A n’importe quel angle où sera toujours le jeu radial c , si d est
2
petite par rapport au rayon des pistes, c peut être exprimé avec une précision suffisante
par :
pd (II.1.55)
c (1 cos )
2
57
Chapitre II Modélisation de roulement
Dans la ligne de charge ou 0 le jeu est zéro, mais lorsque 900 le jeu conserve sa
pd
valeur initiale de .
2
élastique totale dans la ligne de charge est max , la compression élastique correspond de
p p (II.1.56)
( max cos c) max d cos d
2 2
pd
Maintenant il est évident que max représente le déplacement radial relatif de bagues
2
interne, et externe donc :
pd (II.1.57)
cos
2
F K j j (II.1.58)
p
j (II.1.59)
F K j cos d
2
Pour un équilibrage statique la charge appliquée doit être égale à la somme des
composantes d’élément roulant chargés parallèle à la direction de charge appliquée.
Fr F cos (II.1.60)
Donc :
p
j (II.1.61)
Fr K j cos d cos
2
58
Chapitre II Modélisation de roulement
L’extent angulaire de l’arc de roulement 2 l dans lequel ou l’élément roulant est chargé
est obtenu par la position de l’expression racine dans l’équation égal à zéro et résolue pour
.
p (II.1.62)
1 cos 1 d
2
1 3/2 (II.1.63)
n p
Fr K1.5 3/2 cos d cos d
0
2
L’intégral dans l’équation peut réduire en intégral elliptique standard par des séries d’hyper
géométrie et la fonction béta. Si l’intégral est directement évalué numériquement,
l’expression approximatif suivante est dérivée :
2 1/2
(II.1.64)
1 3/2
p
pd 1 1
d
p
j (II.1.65)
Fmax K j 1 d
j
2
nFmax (II.1.66)
Fr
z
59
Chapitre II Modélisation de roulement
Avec :
1
pd (II.1.67)
2
Z
2 1/2
p
1
d
2.491 1 2
1
1.23
Si le jeu diamétral pd est zéro, la valeur de z devient 4.37. C’est la valeur dérivée par
Stibeck (1901) pour les roulements à billes a un jeu diamétral de valeur zéro. L’approche a
été utilisée pour évaluer la sommation finie pour différent nombre de billes.
nFmax (II.1.68)
Fr
5
60
Chapitre II Modélisation de roulement
Fmax .cos
Wi (II.1.69)
E ' (R x,i ) 2
Fmax .cos
Wo (II.1.70)
E ' (R x,o ) 2
H min o 3.63U o0.68 G o0.49 Wo0.073 1 e 0.68k o (II.1.74)
entre billes et BI :
61
Chapitre II Modélisation de roulement
Et entre bille et BE
Ayant obtenu les hauteurs minimales du film d’huile, on peut calculer le paramètre sans
dimension d’huile qui va valider la nature du régime de lubrification par cette formule :
H min
λ
2
(R q,a R q,b
2
)
Ce paramètre dépend alors d’une part de vitesse de rotation, la simulation montrée dans la
figure(II.10) permet d’avoir l’influence de vitesse de rotation sur le paramètre d’huile, il
apparait que la montée en paramètre varie proportionnellement à la vitesse de rotation
de l’arbre d’une manière linéaire. Cette évolution s’accompagne alors d’une augmentation
de l’épaisseur de film. L’épaisseur minimale de film la plus petite produit entre la bille la
plus chargée et la bague intérieure,
L’épaisseur de film ne peut pas dépasser une certaine valeur, quelle que soit la
quantité de lubrifiant disponible en entrée de contact.
6
lamda
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000
NT (rad/sec)
62
Chapitre II Modélisation de roulement
Un modèle général du roulement suivant une ligne radiale donnée en [59], qui décrit
le comportement dynamique d’un roulement figII.11, contenant des défauts localisés de
surface et tournant à vitesse constante. Dans cette figure, un modèle à 3 degrés de liberté
est montré, qui considère les bagues externe et interne, la bille et les films d’huile.
63
Chapitre II Modélisation de roulement
Le modèle général retenu présenté ci-dessus intègre tous les éléments du roulement,
partant du palier et atteignant l’arbre. L’étape suivante consiste à déterminer les valeurs des
caractéristiques dynamiques (M, K, C) de chaque composant du modèle.
Dans le cas d’une bague en flexion libre dans son plan, la pulsation propre du n ième mode
propre est donnée :
n n 2 1 EI
wn
1 n 2 µR 2 (II.2.1)
64
Chapitre II Modélisation de roulement
Avec :
: la pulsation propre du nième mode [ rad/s ].
n : l’ordre du mode.
E : le module d’élasticité longitudinale [ N/m2 ].
I : le moment d’inertie de la section transversale de la bague [ m4 ].
m : la masse linéique [Kg/m].
R : le rayon de la bague [m].
Les modes 0 et 1 sont des modes rigides. On considère donc le mode 2 comme étant
le premier mode de vibration en flexion (Figure II.13). La pulsation propre du système à un
seul degré de liberté sera prise égale à:
6 EI (II.2.2)
wbague w2
5 µR 2
65
Chapitre II Modélisation de roulement
M 3 ρVBI (II.2.5)
où
Dmoyen_BE : diamètre moyen de la BE [ mm ]
S:surface de la section transversale de la BE [ mm² ]
Une estimation du volume de la bague intérieure BI est donnée par :
VBI π.S.D moyen BI (II.2.7)
où
Dmoyen_BI: diamètre moyen de la BI [ mm ]
S:surface de la section transversale de la BI [ mm² ]
externe et K BI M BI .BI2
4 d
2 (II.2.8)
M 2 ρ. .π.
3 2
66
Chapitre II Modélisation de roulement
Les simulations numériques effectuées avec de l’huile synthétique paraffinée, utilisant les
calculs détaillés dans le premier partie, ont donné un paramètre huile λ = 3.05 au niveau
billes/BI et λ= 3.4 pour le contact billes/BE, ce qui confirme notre hypothèse que le régime
de lubrification est Élasto-hydrodynamique.
Le but essentiel de cette partie étant la modélisation du film d’huile (détermination des
caractéristiques dynamiques de l’huile : Rigidité K et amortissement C), on applique les
formules suivantes pour calculer l’amortissement et la rigidité de l’huile [44-45].
4 ε0
3πε 0 2 2ε 0 1 ε 02
2
K sin φ 2
sin φ cos φ cos φ (II.2.9)
Fr λ k2 (1 ε 02 ) 2 ε 02 1 ε 02
5/2 3
4 1
4
π 4ε 0 π 1 2ε 02
2
C sin φ
2
sin φ cos φ cos φ
Fr λ k2 (1 ε 02 )3/2
1 ε 0
2 2
2 1 ε 0
2 5/2
(II.2.10)
4
1 ε 02
cos φ 2
(II.2.11)
Fr λ k2 ε 16ε 2 π 2 1 ε 2 1/2
0 0 0
π 1 ε 02 (II.2.12)
1/2
tanφ 0
4ε 0
67
Chapitre II Modélisation de roulement
Avec Pd le jeu diamétral du roulement (Figure II.14), et e la distance entre les centres
O1 et O2 respectivement de la BI et de la BE.
e
On pose : 0 (II.2.13)
pd
pd e h (II.2.14)
pd pd h (II.2.15)
h (II.2.16)
0 1
pd
Les relations suivantes nous permettent de passer des coefficients sans dimensions aux
valeurs de rigidités et d’amortissements du film d’huile au niveau des contacts Billes/BE
et Billes/BI :
k xxW (II.2.17)
K
pd
68
Chapitre II Modélisation de roulement
B xxW (II.2.18)
b
w
1 1 1
EC M 1 y12 M 2 y 22 M 3 y 32
2 2 2
1 1 1 2 1 (II.2.19)
E P K 1 y 12 K 21 y 2 y 1 K 23 y 3 y 2 K 3 y 32
2
2 2 2 2
1 1
Pd C 21 y 2 y1 C 23 y 3 y 2
2 2
2 2
Les matrices de masse, de rigidité et des coefficients d’amortissement [M] , [K], [C] sont
données par :
K1 K 21 K 21 0 (II.2.20)
K K 21 K 21 K 23 K 23
0 K 23 K 3 K 23
69
Chapitre II Modélisation de roulement
M1 0 0 (II.2.21)
M 0 M2 0
0 0 M 3
Et
¨ (II.2.2)
1 1 C 21 y 1 C 21 y 2 K 1 K 21 y 1 K 21 y 2 F1
M y
¨
)
M 2 y 2 C 21 y1 C 23 C 21 y 2 C 23 y 3 K 21 y 1 K 23 K 21 y 2 K 23 y 3 F2
¨
M 3 y 3 C 23 y 3 C 23 y 2 K 3 K 23 y 3 K 23 y 2 F3
70
Chapitre II Modélisation de roulement
M ¨
y C y K y F
(II.2.24)
y1
Où : y y2 Le vecteur déplacement décrivant le déplacement suivant une ligne
y
3
radiale donnée.
F1 FBE
F F2 Fb : Le vecteur force d’excitation relative aux efforts de choc dû au
F F
3 BI
M
x C x K x f t
¨
(II.2.25)
On obtient:
P M P
T
¨
y P C P y P K P y P
T T T
f t
(II.2.26)
En général [P]T [C][P] n'est pas diagonal . En appliquant la méthode des modes normaux sur
un système amorti, on s'aperçoit que le terme d'amortissement n'est pas découplé.
71
Chapitre II Modélisation de roulement
Pour suppléer à cela, on peut faire l'hypothèse que l'amortissement est proportionnel à la
masse et à la rigidité. Cette hypothèse n’est qu’un artifice mathématique qui est connu sous
le nom d’hypothèse de Raileigh ou de Basile et Caughey qui ont développé une version
plus élaborée.
C M K (II.2.27)
On obtient alors:
P M P
T
¨
y ( P M
T
P P K K y P K P y
T T
(II.2.28)
P f
T
On obtient:
I
¨
y I 2 y 2
y P*
T
f (II.2.30)
P* C P* (II.2.32)
i ii
2i
72
Chapitre II Modélisation de roulement
(II.2.33)
(II.2.34)
On trouve :
i i j j (II.2.35)
i2 2j
¨
y i i i yi i2 yi P*
T
fi
(II.2.36)
Ces matrices étant diagonales, on résout les n équations découplées en y(t) comme pour les
systèmes à 1 degré de liberté amortis. Finalement, pour déterminer la réponse vibratoire du
déplacement, on calcule :
(II.2.37)
On note ici, lorsque les forces d’excitations modales ([P*] T{fi}) sont des types aléatoires,
une méthode d’intégration numérique est très recommandé telle que la méthode de
NEWMARK.
II.4 Conclusion :
Une modélisation du comportement vibratoire des roulements à billes basée sur des
données relatives aux roulements et aux défauts ainsi que la théorie régissant la dynamique
des roulements a été présentée, le modèle avec trois degré de liberté est symbolisé par un
système d’oscillateurs constitue de masse, ressort, amortisseur, un élément essentiel est
prise en compte dans ce modèle c’est l’huile de lubrification. Où l’épaisseur de film a été
calculée par la théorie elastohydrodynamique qui existe dans les contacts non conformes
73
Chapitre II Modélisation de roulement
tel que les roulements à billes. Ce modèle nous a permet d’étudier la réponse dynamique
du modèle en présence des défauts.
74
CHAPITRE III
MODELISATION DE LA MACHINE
ASYNCHRONE SAINE ET EN PRESENCE
DE DEFAUT
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
III.1 Introduction
Ce chapitre a pour but d’analyser théoriquement l’effet de défaut de roulement sur le
courant statorique de la machine asynchrone. Tout d’abord, on effectuer la modélisation de ce
dernier basée sur l’approche des circuits électriques multiples couplés magnétiquement pour
donner un modèle physique envisageant tous les modes de fonctionnement de la machine
asynchrone. Un modèle basé sur les équations électriques et mécaniques des circuits est en
général suffisant pour faire la synthèse du diagnostic.
Dans cette méthode, les inductances peuvent être calculées soit en utilisant les fonctions
de bobinage, sachant que cela exige une connaissance précise de la forme du bobinage de la
machine, soit en utilisant une décomposition en séries de Fourier de l'induction d'entrefer de
la machine. Cette dernière approche nous a semblé la plus adéquate étant donné que nous
n'avons pas les informations nécessaires pour calculer les inductances de la machine par la
méthode des fonctions de bobinage.
En effet, le calcul de ces inductances par une décomposition en séries de Fourier ne
nécessite pas la connaissance précise du bobinage de la machine car les termes relatifs à
l'étalement, le raccourcissement et à l'inclinaison du bobinage sont intégrés dans le calcul des
inductances à travers des coefficients spécifiques. En état défectueux on a proposé qu’un
défaut mécanique peut produit un couple additionnel modulé à la fréquence de défaut.
75
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
L’angle caractérise la position angulaire du rotor par rapport au stator, d’où la vitesse
angulaire
d (III.1.1)
dt
76
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Figure III.2 Les trois phases statoriques sous forme de circuits électriques [63].
Les équations du tension sous forme matricielle :
d s (III.1.2)
Vs Rs I s
dt
Où [Vs] représente le vecteur de tension, I s le vecteur de courant, s le vecteur de flux, tel
que :
vs1 is1 s1
Vs vs 2 I s is 2 s s 2 (III.1.3)
vs 3 is 3 s 3
La matrice des résistances [Rs] là où sont regroupées les résistances de chacune des phases
statoriques, se met sous la forme suivante :
77
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
rs 0 0 (III.1.4)
Rs 0 rs 0
0 0 rs
Les trois phases statoriques sont non seulement magnétiquement couplées entre elles
mais également avec les circuits électriques rotoriques. Par conséquent, les courants
rotoriques notés ici [Ir] interviennent dans les équations des trois flux statoriques comme le
montre l’équation ci-dessous :
s Ls I s Lsr I r (III.1.5)
La matrice des inductances mutuelles Lsr entre les trois phases statoriques et les trois phases
I r I r1 Ir3 (III.1.8)
T
Ir 2
78
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
et :
d r (III.1.11)
= r
dt
Où [Vr] représente le vecteur de tension, [Ir] le vecteur de courant, r le vecteur de flux tel
que :
vr1 ir1 r1
Vr vr 2 I r ir 2 r r 2 (III.1.14)
vr 3 ir 3 r 3
La matrice des résistances [Rr] là où sont regroupées les résistances de chacune des phases
rotoriques se met sous la forme suivante :
rr 0 0 (III.1.15)
Rr 0 rr 0
0 0 rr
Les trois phases rotoriques sont non seulement magnétiquement couplées entre elles
mais également avec les circuits électriques statoriques. Par conséquent, les courants
statoriques notés ici [Is] interviennent dans les équations des trois flux rotoriques comme le
montre l’équation ci-dessous :
79
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
r Lr I r Lrs I s (III.1.16)
Ls est La matrice des inductances statoriques et peut se mettre sous la forme suivante:
Lr L fr Lr12 Lr13
11
Lr Lr21 Lr22 L fr Lr23 (III.1.17)
Lr31 Lr32 Lr33 L fr
Notons qu'à travers la réciprocité des inductances mutuelles entre les phases statoriques et les
Il en résulte que :
80
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
1 T Ls L L L (III.1.24)
Cem Is I s I sT sr I r I rT rs I s I rT r I r
2
d L
R 0 0
d
V I L 0 0 I
1 T d L d
Cr 2 I d 0 0 0 JT 0
dt
(III.1.25)
0 0 0 1
0 1 0
81
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
d L
R 0 0
I
I L 0 0 V
d
d 1 T d L
0 JT 0 Cr I 0 0 (III.1.28)
dt d
1 0
2
0 0
0 1 0
Nous faisons, ainsi, apparaître le vecteur d’état [X] et le vecteur [U] contenant les grandeurs
externes à la machine tel que :
V I
U C r X (III.1.30)
0
Avec la définition des matrices A et B donnée par :
d L
R 0 0
d
L 0 0
1 T d L
B I 0 0 A 0 JT 0
(III.1.31)
2 d 0 0 1
0 1 0
Le système obtenu est un système d’équations différentielles d’ordre 8, avec des équations
non linéaires. Une méthode numérique doit être mise en œuvre. Pour parvenir à la solution,
nous avons choisi la méthode explicite et classique de Runge Kutta d'ordre 4.
L’approche de la fonction d’enroulement a été en premier lieu appliquée pour considérer les
harmoniques d’espace de l’induction magnétique, donc pour un modèle de distribution non
sinusoïdale. Cette approche prend en considération la géométrie réelle de la machine ainsi que
82
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Décrivant la machine électrique par le groupe des circuits magnétiques couplés, les éléments
de circuits sont généralement des résistances et des inductances. Ces dernières sont difficiles à
calculer car ils varient avec la position de l'élément rotatif ainsi que la saturation magnétique.
La fonction d’enroulement et la fonction d’enroulement modifiée présente un outil nécessaire
pour calculer ces inductances. Il offre un moyen très efficace de calcul pour estimer les
inductances par l'enroulement de la machine et les données d’entrefer
Une machine élémentaire du stator et rotor cylindrique est illustrée dans la figure III.3. La
perméabilité du noyau de fer stator et rotor est supposée infinie par apport à la perméabilité
de l’entrefer.
Figure III.3 schéma d’une machine élémentaire avec un entrefer uniforme [66]
Comme le bobinage de la machine peut prendre plusieurs formes tel que l’enroulement
83
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
(III.1.35)
sin 2.k 1 p.me
K se 2.k 1 Ns
me .sin 2.k 1 . p
Ns
(III.1.36)
sin( p(2k 1) )
K si 2.k 1 2
p (2k 1)
2
(III.1.37)
K sr 2.k 1 sin((2k 1) ).sin((2k 1) )
2 2
La fonction de bobinage d’une iiéme phase statorique est donnée par la relation suivante [85]:
4 N sw 1 (III.1.39)
k
s est un angle mesuré autour de la périphérie interne du stator. Chaque angle de phase si est
84
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Puisque le rotor est aussi bobiné, il suffit de changer l’indice s par r et faire le même
calcul que précédemment. Les fonctions de bobinage des phases rotoriques résultant de cette
équivalence sont donc fictives. Par commodité, on suppose que le nombre de spires N rw d’une
4 N rw 1
k
2
ri i 1 ; i 1, 2,3 (III.1.42)
m'
En désignant par la position angulaire instantanée du rotor et m' le nombre de phase
rotorique, nous obtenons la relation suivante :
s r (III.1.43)
4 N sw 1 1 (III.1.44)
k
Ici comme dans toute la suite, le symbole f désigne la valeur moyenne d’une fonction f .
85
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
4 N rw 1 1 (III.1.46)
k
nri r . K rw 2.k 1 cos 2k 1 ( pr ri )
2 p k 0 2.k 1 2
2
ses coordonnées cylindriques r , s est fournie par l’expression (rappelons que du point de
Puisque les enroulements enfermés par le contour sont parcourus par le courant i, l'équation
(IV.1.48) prend la forme suivante:
86
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Dans le terme de la force magnétomotrice dans le circuit magnétique, l’équation peut être
écrite comme :
Fab Fbc Fcd Fda n , i (III.1.51)
Comme la perméabilité du fer est supposée très élevée, le champ régnant dans la partie du fer
est pratiquement nul. Comme chaque ligne de champ est orthogonale à l’interface air-acier et
le champ constant sur une ligne donnée. Puisque le fer est considéré perméable donc Fda et
La loi de gausse nous permet de trouver une expression des FMM à 0 , Fab (0, ) donné
par :
B dS H dS
s si s s s 0 si s s 0 (III.1.56)
dS s rlds (III.1.57)
87
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Et on a :
2
Fab 0, Fcd , 2
n , (III.1.60)
0
g ( , )
d g ,
0
id
2
1 (III.1.61)
Fab 0, n , .g , id
1
2 g 1 , 0
n si s
H si 0 i s i t (III.1.62)
g0
1
2
Fcd , n , n , .g 1 , d .i (III.1.63)
2 g , 0
1
M , n , M , (III.1.65)
88
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
1
H si s N s s .i si t (III.1.66)
g0 i
Avec :
2
1 (III.1.67)
n , n , d
2 0
2
1 (III.1.68)
M , n , g , d
1
2 g 1 , 0
D’une manière similaire, le champ principal H ri r créé par la iiéme phase rotorique vaut :
1
H ri r N r r .i ri t (III.1.69)
g0 i
En considérant les relations (IV.1.68), (IV.1.64), ce flux élémentaire prend la forme suivante :
0 rl
d sij .N si s .n s j s .i si t dS s (III.1.69)
g0
Par intégration, le flux mutuel magnétique entre les iiéme et jiéme phases vaut :
2
0 rl
sij .is t . N si s .ns j s .dS s (III.1.70)
g0 i 0
sij
Lsij (III.1.71)
isi t
89
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Alors :
2
rl
Lsij 0 N si s .n s j s d s (III.1.72)
g0 0
4.r .l N sw .N rw
M sr0 0 . (III.1.77)
g 0 p2
90
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Soit,
2
K rw
2.k 1
Lrij Lr0 . cos((2k 1)(ri r j ))
2.k 1 (III.1.79)
2
k 0
Le défaut de roulement peut également produire une oscillation dans le couple de charge
appliqué à la machine. En présence de défaut mécanique, un couple additionnel a été généré,
donc le couple de charge peut être écrit comme la somme d’une partie constante et d’une
partie oscillante qui contient plusieurs composantes sinusoïdales. La première onde oscille à
la fréquence caractéristique du défaut.
C ch arg e C 0 C C c cos (2 f BE t ) (III.2.1)
Avec :
C ch arg e : Couple de charge.
91
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
1 1 n (III.2.4)
r (t )
pJ (C em C 0 ).dt
pJ C
i 1
c .cos (i .2 .t ).dt
constante C 0 du couple de charge et la vitesse angulaire est égale à r 0 (la vitesse angulaire
du rotor en régime permanent sans oscillations du couple de charge). Nous pouvant donc
écrire :
1 n (III.2.5)
r (t ) C c .cos (i 2 f BE t ) dt C cte
pJ i 1
C c n (III.2.6)
r (t )
p J i .2 f BE sin (i 2 f
i 1
BE t ) dt r 0
Donc les oscillations du couple affectent la pulsation des courants rotoriques et la position
angulaire de l’arbre du moteur, et possèdent la fréquence caractéristique f BE .
92
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Dans le cas d’un stator triphasé d’une machine idéale, on néglige l’effet des harmoniques de
l’espace, engendrés par les encoches, l’étalement et l’inclinaison des encoches. Nous
obtenons donc une force magnétomotrice statorique f s qui ne contient que l’onde
fondamentale.
Fs ( , t ) Fs 1 cos( p s t ) (III.2.8)
La force magnétomotrice rotorique dans un repère lié au rotor est une onde avec p paires de
pôles, tournant à la fréquence des courants induits rotorique r g .s
Dans un repère fixe lié au stator ' r , on peut écrire la force magnétomotrice sous la
forme suivante :
Fr ( , t ) Fr 1 cos( p p r g s t ) (III.2.10)
Dans le cas d'un couple oscillant, r sera remplacé par r (t ) . La FMM du rotor s’écrit donc
Cc
Avec m
J (2 f BE ) 2
1
r 0 (1 g ) s
p
D’où : Fr ( , t ) Fr 1 cos( p s t m cos(i 2 f BE t ) ) (III.2.12)
Cette équation montre que la force magnétomotrice rotorique tourne à la même vitesse que la
FMM statorique et l’effet des variations de couple apparaît par une modulation de phase,
caractérisée par l’introduction du terme m cos(i 2 f BE t ) dans la phase de la fmm. La
somme des deux FMM nous donne la force magnétomotrice totale présente dans l’entrefer de
la machine.
93
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
n (III.2.13)
Fr (t , ) Fs 1 .cos( p . s t ) Fr 1 cos( p . s .t m cos(i 2 f BE t ) )
i 1
Par conséquent, chaque variation de la perméance dans l'entrefer crée un déséquilibre dans la
forme de l'induction magnétique.
En tenant compte seulement des fondamentaux de la densité de flux, le flux (t ) dans une
bobine arbitraire peut être exprimé sous la forme générale :
94
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
d (III.2.18)
V i (t ) s s sin(s t ) s r sin(s t m .cos(2 f BE t ))
dt
m .sin(s t m cos(2 f BE t ))
La tension induite totale est la somme des tensions induites dans toutes les bobines de
l’enroulement. Le signal résultant est également un signal modulé en phase avec le même
indice de modulation m. La tension dans les phases du stator est imposée par la source de la
tension, le courant statorique résultant est linéairement lié à la tension induite et à la même
fréquence. En conséquence, le courant statorique modulé en phase i t 0 (t ) pour une phase
modulé. Le terme i r (t ) qui est une conséquence directe de la FMM rotorique, montre la
modulation de phase due aux oscillations du couple et de la vitesse.
Considérant le courant statorique de phase quelconque m donné par la relation suivnte :
D'après cette formule, il devient évident que la variation de couple de charge due au défaut de
roulement crée des signatures fréquentielle caractérisant le défaut.
III.4 Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons utilisé un modèle détaillé de la machine asynchrone à rotor
bobiné basé sur les lois de Kirchhoff qui contient un grand nombre d’équations correspondant
au nombre de phases au stator et au rotor.
95
Chapitre III Modélisation de la machine asynchrone saine et en présence de défaut
Ce modèle a été modifié surtout au niveau du calcule du couple moteur, en vue de représenter
mathématiquement le défaut de roulement étudié. Le défaut de roulement traité dans ce
chapitre est situé au niveau de la bague extérieure.
96
CHAPITRE IV
IV.1 Introduction :
La définition adoptée par les organismes de normalisation (AFNOR, CEI) est que « le
diagnostic est l’identification de la cause probable de la (ou des) défaillance(s) à l’aide d’un
raisonnement logique fondé sur un ensemble d’informations provenant d’une inspection, d’un
contrôle ou d’un test ». L’objectif du diagnostic est donc de rechercher l’origine d’un défaut
constaté. Un défaut correspond à une déviation jugée anormale d’une grandeur caractéristique
du système toute méthode de diagnostic repose sur l’analyse d’un certain nombre
d’indicateurs, ou symptômes permettant de caractériser l’état de fonctionnement (de santé) du
système.
Les grandeurs surveillées très diverses ont pour but de diagnostiquer les défauts de
roulement. Notre étude sera concernée d’une part, par la technique vibratoire basée sur
l’analyse statistique et l’analyse spectrale (FFT), et d’autre part, par la technique du courant
statorique basée sur l’analyse spectrale (FFT).
Dans le cas d’un défaut localisé sur un élément du roulement, la zone défaillante
provoque un choc mécanique à chaque fois qu’il y a un contact avec cette zone et les billes, ce
qui se traduit par des vibrations à une période fixe et donc provoque la présence de signaux à
des fréquences particulières appelées fréquences caractéristiques.
Sous des charges radiales et un mauvais alignement, la vibration des paliers est une
caractéristique inhérente de roulements. Même si le roulement est géométriquement parfait,
97
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
cette vibration se produit à cause des charges externes qui sont supportés par un nombre
discrets des éléments roulants. Dès que le roulement tourne, les charges des billes
individuelles, suite aux déformations élastiques au niveau de chemin de contacts, changent
pour produire un mouvement relatif entre les deux bagues externe et interne. Sous une charge
radiale, la forme du mouvement est à deux dimensions tandis que dans le cas de
désalignement, il est à trois dimensions. Le mouvement est aussi périodique à basse fréquence
égale à la vitesse auquel l’élément roulant passe par la zone de charge.
La conformité variable dépend fortement du nombre des éléments roulants supportant
les charges extérieurs appliquées. Plus le nombre des éléments roulants est grand plus la
vibration est faible.
Toutefois, dans les applications ou la vibration est critique, il peut être réduit à un
niveau négligeable par l’utilisation des éléments roulants dans un niveau correct de pré-charge
axial.
En raison de la nature des procédés de fabrication utilisés pour produire des composants
de roulement, l’imperfection géométrique est toujours présente. Pour des roulements chargés
axialement fonctionnant sous des vitesses modérées, la forme et la finition de la surface des
surfaces critiques de roulement sont généralement la principale source de bruit et de
vibrations.
98
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
C’est une source significative de vibration lorsque son niveau est supérieur à l’épaisseur
du film de lubrification généré entre l’élément roulant et les bagues. Avec cette condition, la
surface peut traverser le film de lubrification et interagir avec la surface opposée. La vibration
produite se compose d’une séquence aléatoire de petite impulsion qui excite toute structure
naturelle de roulement et les structures supportés. La rugosité de surface produit une vibration
prédominante à des fréquences plus de 60 fois la vitesse de rotation de roulement. Cependant,
les hautes fréquences de spectre apparaissent comme des séries de résonnance.
Le paramètre le plus utilisé pour estimer le degré de l’interaction aspérité est le rapport
H min
et est donné par l’expression suivante :
( Rq ,a Rq ,b ) 2
Si est moins qu’une unité, il est peu probable que le roulement atteindre sa durée de vie
99
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
1
t T (IV.1)
V RMS
T
t
x 2 (t )dt .
La surveillance par NG ne peut donc convenir que dans le cadre d’une politique de
sécurité. Elle permet de détecter un fonctionnement anormal et de déclencher un arrêt avant la
panne des installations. En aucun cas on ne pourra identifier la cause de ce fonctionnement
anormal ni optimiser la maintenance des machines avec un tel outil.
max x (n )
Facteur crête=valeur crête/valeur efficace= (IV.2)
N
1
x (n )
2
N n 1
Le facteur crête comporte l’avantage de détecter les défauts avant la valeur efficace.
Ceci provient du fait que pour un roulement sans défaut, le rapport reste sensiblement
100
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
constant et augmente lorsqu’une dégradation apparaît alors que la valeur crête croit pendant
que la valeur efficace reste à peu près constante. Si la détérioration du roulement croît, la
valeur crête augmentera jusqu’à une valeur asymptotique et la valeur efficace quant à elle
augmentera à son tour, rendant le facteur crête sensiblement égal à sa valeur de départ. Les
états caractéristiques normaux ou anormaux qui peuvent se manifester sur des roulements
peuvent être définis à partir de la valeur efficace de l’accélération et de la valeur crête de la
vitesse.
Le facteur K est définit comme étant le produit entre la valeur crête et la valeur efficace :
N
1
x ( n)
2
Facteur K=valeur crête x valeur efficace= sup x(n) . (IV.3)
N n 1
IV.2.2.3 Le Kurtosis
101
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
d’un défaut de roulement. Dans le cas d’un roulement sans écaillage, la distribution des
amplitudes contenues dans le signal recueilli est gaussienne ce qui entraîne une valeur de
Kurtosis proche de 3 (Moment d’ordre 4 d’un signal gaussien égale à 3). Lorsqu’un défaut est
détecté, sa valeur devient supérieure à 3 [69].
4 (X ) E (X X )
4 (IV.4)
Kurtosis
2 (X ) E (X X ) 2 2
4 est le moment statistique d’ordre 4, 2 est le moment statistique d’ordre 2, X est la
distribution de signal temporel x (t ) , E ( X ) est l’espérance mathématique.
L’analyse des défauts de roulement par le Kurtosis peut également être réalisée dans
différentes bandes de fréquences liées aux résonances de la structure. Le principale avantage
du Kurtosis réside dans le fait qu’il ne tient pas compte de l’historique, et qu’il donne une
valeur intrinsèque de l’état du roulement. Le Kurtosis doit cependant être utilisé avec
beaucoup de précaution, car il est très sensible aux chocs [70], ce qui oblige un emploi du
Kurtosis dans un environnement peu complexe afin de ne pas commettre d’erreurs de
diagnostic. Malgré leurs simplicité le kurtosis indique qu’il y’a un defaut mais reste inefficace
pour la localisation du défaut [71].
Ces methodes ont des inconvinients puisqu’il ne donne pas des informations completes
sur le type de defaut. Le traitement de signal pour la detection precise des defauts est mis en
œuvre par le cepstre et l’enveloppe. D’autres approches ont été étudiés dans ce travail et cités
dans le tableau suivant :
102
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
Variance 1
2 n
N x
i 0
i
La forme d’un signal d’excitation représentatif d’un défaut d’écaillage qui peut
apparaître sur la bague extérieure d’un roulement n’est pas facile à déterminer. Néanmoins, il
est généralement admis qu’un tel signal est le mélange de trois signaux ayant une forme
triangulaire, rectangulaire et semi sinusoïdale [73]. Différents travaux ont montré que lorsque
pris séparément, les trois formes du signal d’excitation donnent des résultats assez proches.
Nous avons donc choisi de retenir le signal de forme triangulaire [72].
103
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
La durée ΔTd caractérisant la largeur d’un pic d’excitation dépend de la largeur du défaut
et peut être déterminée à l’aide de l’expression suivante [72] :
df BE (IV.5)
Td
de πf r d²
1 cos²
2 de ²
IV.2.3.1.3 Amplitude
L’intensité du signal d’excitation est délicate à déterminer de façon précise. Pour cette
étude, nous avons choisi de fixer l’amplitude du signal à partir des résultats numériques
déduits de la résolution du problème d’équilibre statique. Nous supposons que lorsqu’une
bille passe à l’endroit d’un défaut de bague extérieure, les forces d’excitation qui apparaissent
dans les trois directions du repère global sont précisément égales aux forces agissant sur la
bille à l’issue de la résolution du problème statique. Même s’il s’agit ici d’une approximation,
cela ne nuit pas à notre démarche car sur le plan dynamique parce que nous supposons que la
structure a un comportement linéaire [72].
IV.2.3.1.4 Période
104
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
1 f n d (IV.6)
f BE r 1 cos
TD 2 de
Nf (IV.7)
y t A f 0 f k cos ω k t
k 1
Avec y(t) étant le signale d’excitation temporel, A est l’amplitude du signal, f0 et fk les
coefficients de Fourier donnés dans le tableau (IV-2) et k k avec ω la pulsation du
signal d’excitation.
Forme du signal f f
Rectangulaire ∆Td 2 Td
sin πk
Td πk Td
Triangulaire Td 2Td Td
1 cos πk Td
2.Td π k Td
22
Demi-sinusoïdale Td 4Td Td
2 cos πk
.Td Td 2
Td
πTd 1 2k
Td
105
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
106
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
Modulation à Billes
m * f bille / k , (k et m étant
des entiers quelconques
107
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
4. On doit ensuite établir les niveaux d’alarme pour chacune des bandes de fréquence.
Ainsi, le travail de gestion des données est simplifié puisque pour chaque point de
mesure, il n’y aura que 6 alarmes à analyser, quel que soit le contenu fréquentiel du
signal vibratoire.
La figure (IV.6) montre un gabarit d’alarme typique, qui peut s’appliquer aux rotors
simples montés sur roulements.
La fréquence maximale d’analyse peut être établit a priori entre 40 et 60 fois la vitesse
de l’arbre :
Si la vitesse de l’arbre est supérieure à 1500 on peut choisir une fréquence maximale 40
fois la vitesse de l’arbre
Si la vitesse de l’arbre est comprise entre 1000 et 1500, on peut choisir une fréquence
maximale de 50 fois la vitesse de l’arbre
Si celle-ci est inférieure à 100, on peut choisir une fréquence maximale de 60 fois la
vitesse de l’arbre
108
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
Figure IV.5: Gabarit d’alarme d’un rotor monté sur roulements [74].
109
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
Avec les nouveaux équipements, il est recommandé d’effectuer une analyse de vibration
sur toutes les composantes des équipements qui viennent d’être installées. L’analyse a pour
but de vérifier s’il y’a problème d’installation et d’obtenir des données qui seront utilisées
comme une base de comparaison pour les analyses dans le futur. Le spectre vibratoire de
référence est facilement établit.
Si l’on ignore la condition mécanique initiale d’une machine usagée, il est nécessaire de
mesurer la vibration de cette machine et de comparer les données obtenues a des données de
références tirées du guide. Si la tendance est stable, elle est choisie comme référence, sinon on
doit effectuer des réparations sur la machine. Si les lectures de vibration sont considérées
élevées ou excessives, cela indique qu’il existe des problèmes mécaniques et une analyse de
vibration complète doit être entreprise.
De façon absolue d’après certaines guides telle la norme ISO 10816 [2001].
Les indicateurs vibratoires semblent plus efficaces, mais leur implantation dans le
système et leur coût élevé favorise la recherche d’autres types d’indicateurs, basés sur des
grandeurs électriques, tel que le courant statorique.
Cette technique est devenue un outil puissant et très sollicité pour détecter la présence
d’anomalie que ce soit électrique ou mécanique. Elle est basée sur l’algorithme de la
transformé de Fourier rapide (F.F.T) afin d’obtenir le spectre du courant statorique. La
110
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
présence des capteurs de courant facilite l’opération de mesure et à moindre coût. Il a été
vérifié par [3], que les fréquences caractéristiques associées aux défauts de roulement dans le
spectre des vibrations peuvent être reflété dans le courant statorique.
La relation entre les vibrations de la machine et le spectre du courant statorique peut être
déterminée en rappelant que l’excentricité produit des anomalies dans la densité de flux dans
l’entrefer. Dans le cas d’une excentricité dynamique ou elle varie avec la position du rotor, les
oscillations sur la longueur de l’entrefer cause des variations au niveau de la densité de flux.
Ceci affecte les inductances de la machine produisant des harmoniques au niveau du courant
statorique à des fréquences prédites [3] :
(IV.8)
f =f 1±k 1-g
p
= f ±k.f r
ecc
f s k f cara (IV.19)
Avec m = 1, 2, 3, . . ., fcara est l’une des fréquences caractéristiques du défaut dans le spectre
de vibration.
Le model présenté par [3] considère l’excentricité comme le seul effet des défauts de
roulement. Cependant, dans [14] considère ce model incomplet du fait qu’il ne tient pas
compte de la variation du couple de charge comme l’une des conséquences des défauts de
roulement.
Donc, le comportement de la machine lors du passage de l’élément roulant sur la région
défectueuse se manifeste par :
un mouvement radial du rotor.
une fluctuation du couple de charge qui est notre cas d’étude.
111
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
Le tableau suivant résume les déférentes fréquences liées aux défauts de roulement dans le
spectre du courant statorique par les deux modèles cités :
Les défauts de roulements couvrent un axe important de recherche dans les dernières
années. Plusieurs techniques de détection de défauts des roulements ont été proposées
récemment, la plupart étudient les signatures de défauts dans les signaux vibratoires.
Certaines étudient les signatures de défauts dans les signaux courants, comme le courant
statorique. La base de ces techniques utilisées pour la détection de défaut repose sur des
algorithmes qui utilisent des outils mathématiques. Nous allons dans ce paragraphe définir un
de ces outils mathématiques. C’est la transformée de Fourier FFT en montrant leur utilisation
pour la détection de défauts de roulements.
112
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
(IV.10)
Xf x t e dt
2 ft
1 N 1 j K
n (IV.11)
X K f
N n 0
x (nte )e N
1
2
x (n)
2 2
X ( f ) df (IV.12)
n 1
2
Cette équation permet de rendre compte du fait que, le premier membre étant par définition
l’énergie temporelle du signal, s’interprète comme la distribution de l’énergie le long de l’axe
des fréquences. On appelle densité spectrale de puissance (DSP) ou spectre de puissance, le
carrée de module de la transformée de Fourier, rapportée au temps d’observation. Elle
présente l’avantage d’être corrélée à la sévérité d’un défaut. Elle est la représentation
fréquentielle (spectre de puissance) la plus utilisée dans le diagnostic vibratoire des éléments
des machines tournantes et en particulier les roulements [76].
X(f )
2 (IV.13)
DSP ( f )
d
Ou DSP(f) est la densité spectrale de puissance, X(f) est la transformée de Fourier d’un signal,
d est la durée d’observation.
113
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
Pour faciliter le diagnostic, on préfère souvent les échelles logarithmiques, ainsi les raies de
«faible énergie» restent visibles et facilement interprétables. En effet, les fréquences
caractéristiques des roulements peuvent se trouver noyées car certains mécanismes possèdent
des composants mécaniques à plus forte densité énergétique. La figure (IV.7) illustre la
différence de représentation pour un spectre entre les échelles linéaire et logarithmique.
IV.5 Conclusion :
Pour suivre l’état de santé du roulement à bille plusieurs méthodes ont été réalisées afin
de détecter le défaut dès leur naissance. Dans notre travail, on a présenté deux méthodes de
diagnostic : le diagnostic par l’analyse vibratoire et le diagnostic par l’analyse du courant
114
Chapitre IV Diagnostic par l’analyse vibratoire et l’analyse du courant statorique
statorique. L’approche statistique dans le domaine vibratoire temporel a été étudié, ainsi que
l’analyse fréquentielle à l’aide de la transformée de Fourier dans les deux méthodes de
diagnostic a été effectuée afin d’analyser le défaut de roulement au niveau de la bague
extérieure. Ainsi les niveaux d’alarme et pré-alarme qui permet d’avoir l’état de gravité de
système ont été exploités.
115
CHAPITRE V
RESULTATS DE SIMULATION ET
DISCUSSION
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
V.1 Introduction
Le but de cette simulation est de mener tout d’abord une étude du défaut de
roulement par l’emploi des deux techniques de diagnostic : l’analyse vibratoire et l’analyse
du courant du stator et ensuite effectuer une étude comparative des caractéristiques de
défauts de roulement obtenues par les deux techniques.
15 100
80
10
60
Force de choc (N)
Amplitude (mm/s)
40
0
20
-5
0
-10 -20
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.1 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.06mm
pour faible charge.
116
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
15
150
10
100
5
Amplitude (mm/s)
-5
0
-10
-15 -50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.2 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE =0.08mm
Pour faible charge.
15
200
10
150
5
Amplitude (mm/s)
100
0
50
-5
0
-10
-15 -50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.3 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.1mm
pour faible charge.
20 250
15
200
10
150
Force de choc (N)
Amplitude (mm/s)
0 100
-5
50
-10
0
-15
-20 -50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.4 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.15mm
pour faible charge.
117
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
30
400
20
300
10
Amplitude (mm/s)
100
-10
0
-20
-30 -100
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.5 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.25mm
pour faible charge.
15
250
10
200
5 150
Amplitude (mm/s)
0 100
-5 50
-10 0
-15 -50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.7 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.06mm
Pour moyenne charge.
118
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
10
200
5 150
Amplitude (mm/s)
50
-5
0
-10 -50
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.6 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.08mm
pour moyenne charge.
15
300
10 250
200
5
Amplitude (mm/s)
150
0 100
50
-5
0
-10
-50
-15 -100
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.8 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.1mm
pour moyenne charge.
20 400
15
300
10
Force de choc (N)
Amplitude (mm/s)
5
200
100
-5
-10
0
-15
-20 -100
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.9 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE =0.15mm
pour moyenne charge.
119
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
30
800
20
600
10
Amplitude (mm/s)
200
-10
0
-20
-30 -200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.17 0.18 0.19 0.2 0.21
Temps(s.) Temps(s.)
Figure V.10 Analyse temporelle de défaut de roulement bague externe pour dfBE=0.25mm
pour moyenne charge.
Les figures (V.1 à V.5), et (V.6 à V.10) représentent les réponses temporelles de vitesse et
de force de chocs de défaut au faible et au moyenne charges obtenues par simulation
numérique, pour différentes dimensions de défauts (défauts au niveau de la bague
extérieure BE = 0.06, 0.08, 0.1, 0.15 et 0.25 mm).
Ces résultats montrent qu’à faible charge 1500 N, voir les figures (V.1 à V.5), les
amplitudes de la vitesse et de la force de chocs sont plus élevées dans le cas des défauts de
grande taille (les vibrations augmentent), et varient de 6mm/s (pour un diamètre 0.06mm) à
24mm/s (pour 0.025mm) pour la vitesse, et de 96.5N (0.06mm) à 380N (0.25mm) pour la
force du choc.
Pour le cas de la moyenne charge figure (V.6 à V.10), ces amplitudes sont un peu élevées
pour la vitesse, et plus grandes pour la force du choc à cause de la charge 3000 N.
L’influence de la taille de défauts sur les amplitudes de forces de choc et temporelles est
donc importante, avec prise en compte de l’effet de la charge.
Lorsqu’une bague est détériorée, le passage de chaque élément roulant génère une
impulsion de choc, la distance séparant les deux pics de la courbe corresponde à la
fréquence de défaut.
120
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
6
10 x 10
9
9 8
8 7
7 6
Variance
RMS
6
4
5
3
4
2
3 1
2 0
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
diametre de défaut diametre de défaut
90 22
80
21
70
20
60
Kurtosis
Peak
19
50
18
40
30 17
20 16
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
diametre de défaut diametre de défaut
1.405
9.7
9.65 1.4
9.6
1.395
9.55
shapef actor
Facteur crete
1.39
9.5
9.45 1.385
9.4
1.38
9.35
1.375
9.3
9.25 1.37
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
diametre de défaut diametre de défaut
13.6
13.5
13.4
13.3
13.2
impulef actor
13.1
13
12.9
12.8
12.7
Figure V.11 Evolution des descripteurs statistique en fonction de diamètres de défaut pour
faible charge
121
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
9
8
8
7
6
VARIANCE
RMS
4
5
4
2
3
2 0
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
diametre de défaut diametre de défaut
90 18.5
80 18
17.5
70
17
60
Kurtosis
Peak
16.5
50
16
40
15.5
30 15
20 14.5
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
diametre de défaut diametre de défaut
9.4 1.39
9.3
1.385
9.2
1.38
Facteur crete
shapef actor
9.1
1.375
9
1.37
8.9
8.8 1.365
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
diametre de défaut diametre de défaut
13.2
13
12.8
impulef actor
12.6
12.4
12.2
12
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
diametre de défaut
122
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
L’analyse vibratoire dans le domaine temporel fait appel aussi à des méthodes statistiques,
qui se manifestent dans le kurtosis, la valeur efficace (RMS),…etc.
123
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5
Amplitude (mm/s)
3
fn-fbe
fn
2 7*fbe
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
Figure V.13 Analyse fréquentielle de défaut de roulement bague externe dfBE =0.06mm
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5
Amplitude (mm/s)
3
fn
2 7*fbe
2*fbe
1
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
124
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5
Amplitude (mm/s)
4
fn
3 fn-fbe
2
fbe
1
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
Figure V.15 Analyse spectrale de défaut de roulement bague externe dfBE =0.1mm
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5 fn
Amplitude (mm/s)
fn-fbe
4
7*fbe
3 fn+fbe
0.95mm/s
fbe
1
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
Figure V.16 Analyse spectrale de défaut de roulement bague externe dfBE =0.15mm
125
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
6
fn-fbe fn
5
Amplitude (mm/s)
3 fn+fbe
6*fbe
1 fbe
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
Figure V.17 Analyse spectrale de défaut de roulement bague externe dfBE =0.25mm
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5
Amplitude (mm/s)
fn
2 fn-fbe
4*fbe
1 2*fbe
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
126
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5
Amplitude (mm/s)
3
fn
fn+fbe
fn-fbe
2
1 2*fbe
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5
Amplitude (mm/s)
3
fn fn+fbe
fn-fbe
2
1 2*fbe
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
Figure V.20 Analyse spectrale de défaut de roulement bague externe dfBE =0.1mm
127
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
5
Amplitude (mm/s)
4
fn fn+fbe
3
fn-fbe
2
2*fbe
1 fbe
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
Figure V.21 Analyse spectrale de défaut de roulement bague externe dfBE =0.15mm
8
FFT
7 Alarme urgence
Niveau de Pre-alarme
6
fn fn+fbe
5
Amplitude (mm/s)
3 fn-fbe
7*fbe
2
1 fbe
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Fréquence(Hz)
Figure V.22 Analyse spectrale de défaut de roulement bague externe dfBE =0.25mm
128
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
Les figures (V.13) à (V.17) représentent l’analyse spectrale de la vitesse pour un défaut de
roulement au niveau de la bague extérieure aux faibles charges, et les figures (V.18) à
(V.22) représentent les mêmes signaux aux moyennes charges. La présence des
harmoniques de la fréquence f BE explique que la vibration de roulement provient d’un
défaut sur la bague externe,
A faible charge: pour un défaut de 0.06mm (figure V.13), les fréquences de roulement
apparaissent qu’à partir de la 2ième fréquence f BE (174 Hz). Le premier harmonique
n’apparait qu’ à partir d’un zoome du signal. Pour un défaut compris entre 0.08mm et
0.1mm, la fréquence apparaît qu’à partir de la 2eme fréquence de f BE (87 Hz), et
l’amplitude à la 8ième f BE (696 Hz) atteint la limite de niveau d’alarme, ce qui s’explique
que nous avons un sérieux problème. Pour un défaut de forte taille 0.15mm et 0.25mm voir
figures (V.16 et V.17) les fréquences apparaissent un peu plus claires. L’amplitude des
vibrations globales de vitesse à la 8ième f BE dépasse la limite de niveau d’alarme.
129
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
30
8
20 6
4
10
isa, isb, isc (A)
0 0
-2
-10
-4
-20 -6
-8
-30
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.47 2.48 2.49 2.5 2.51
Temps (s) Temps (s)
30 10
20
5
10
ias (A)
ias (A)
0 0
-10
-5
-20
-30 -10
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.46 2.48 2.5 2.52 2.54 2.56 2.58 2.6 2.62
Temps (s) Temps (s)
40
30 10
20
5
10
iar, ibr, icr (A)
0 0
-10
-5
-20
-10
-30
-40
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8
Temps (s) Temps (s)
3000
2800
2500
2700
2000
Nr (tr/mn)
Nr (tr/mn)
2600
1500
2500
1000
500 2400
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.2 2.4 2.6 2.8 3 3.2 3.4
Temps (s) Temps (s)
130
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
30
13
25 12
11
20
10
Tem (N.m)
Tem (N.m)
15 9
8
10
7
5 6
5
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.6 2.8 3 3.2 3.4 3.6 3.8
Temps (s) Temps (s)
30
4
20
3
2
10
isa, isb, isc (A)
0 0
-1
-10
-2
-20 -3
-4
-30
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.51 2.52 2.53 2.54 2.55 2.56
Temps (s) Temps (s)
30
4
20
2
10
0
ias (A)
ias (A)
-10 -2
-20 -4
-30
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.44 2.46 2.48 2.5 2.52 2.54
Temps (s) Temps (s)
40
6
30
4
20
2
10
iar, ibr, icr (A)
0
0
-2
-10
-4
-20
-6
-30
-8
-40
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8 2.9
Temps (s) Temps (s)
131
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
3000
2870
2500
2869
2000
2868
1500
Nr (tr/mn)
Nr (tr/mn)
2867
1000
2866
500
2865
0
2864
-500
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 1.8 1.9 2 2.1 2.2 2.3 2.4
Temps (s) Temps (s)
30
4.4
25
4.38
20
4.36
Tem (N.m)
Tem (N.m)
15 4.34
10 4.32
4.3
5
4.28
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7
Temps (s) Temps (s)
Figure V.24 Caractéristiques temporelles du moteur pour le cas d’un défaut de roulement
au niveau de la bague extérieure pour faible charge.
30
8
20 6
4
10
isa, isb, isc (A)
0 0
-2
-10
-4
-20 -6
-8
-30
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.34 2.35 2.36 2.37 2.38
Temps (s) Temps (s)
30
8
20 6
4
10
2
ias (A)
ias (A)
0 0
-2
-10
-4
-20 -6
-8
-30
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.13 2.14 2.15 2.16 2.17 2.18 2.19 2.2 2.21
Temps (s) Temps (s)
132
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
40
10
30
20 5
10
iar, ibr, icr (A)
-10
-5
-20
-30 -10
-40
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.1 2.15 2.2 2.25 2.3 2.35
Temps (s) Temps (s)
3000 2625
2500
2620
2000
1500 2615
Nr (tr/mn)
Nr (tr/mn)
1000
2610
500
2605
0
-500
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8
Temps (s) Temps (s)
30
9.43
25 9.42
9.41
20
9.4
Tem (N.m)
Tem (N.m)
15 9.39
9.38
10
9.37
5 9.36
9.35
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 2.2 2.4 2.6 2.8 3 3.2
Temps (s) Temps (s)
Figure V.25 Caractéristiques temporelles du moteur pour le cas d’un défaut de roulement
au niveau de la bague extérieure pour moyenne charge.
A l’état sain :
La figure (V.23) représente les résultats de simulations obtenues dans le domaine temporel
pour un moteur sain. On constate que les signaux des courants du stator et du rotor sont des
signaux purement sinusoïdaux, à l’instant t=1s, on applique une charge ce qui entraine a un
appel de courant qui s’accompagne d’une augmentation du couple et une diminution de la
vitesse.
133
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
A l’état défectueux :
Nous présentons respectivement les figures (V.24 et V.25) qui représentent l’évolution
temporelle des grandeurs de la machine avec défaut de roulement au niveau de la bague
externe aux faibles et moyennes charges respectivement. Le défaut est représenté par une
variation dans le couple. La machine est reliée directement au réseau. Les signaux du
couple et de la vitesse de rotation se diffèrent à ceux obtenus à l’état sain. La simulation de
la vitesse et du couple montre l’apparition des oscillations dues au défaut de roulement à
faible ainsi qu’à la moyenne charge. Pour ce dernier cas, la vitesse de rotation diminue à
cause de la charge et du défaut de roulement. Les oscillations se présentent sous forme d'un
signal périodique, et ce dernier varie en fonction de la charge.
Les signaux temporels de courants des trois phases du stator et du rotor, ne nous
donnent aucune information autre que l’effet de la charge. Pour une faible charge voir
figure (V.24) l’amplitude du courant est de 4A et elle est moins que celle en moyenne
charge 8A, voir figure(V.25). Pour cette raison, il est préférable d’utiliser l’analyse
spectrale pour mieux visualiser l’effet de défaut sur le courant.
50 50
50 Hz 0 Hz
0 0
-50 -50
Amplitude (dB)
Amplitude (dB)
-100 -100
-150 -150
-200 -200
-100 0 100 200 300 400 500 -100 0 100 200 300 400 500
Fréquence (Hz) Fréquence (Hz)
134
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
50 50
-50.73 dB
-55.99 dB -45.58 dB
137 Hz
37 Hz 87 Hz
0 0
-50 -50
Amplitude (dB)
Amplitude (dB)
-100 -100
-150 -150
-200 -200
-100 0 100 200 300 400 500 -100 0 100 200 300 400 500
Fréquence (Hz) Fréquence (Hz)
A l’état sain :
A l’état défectueux :
Les fréquences caractérisant les défauts de roulement sont en fonction de leurs paramètres
géométriques et la fréquence de rotation de l’arbre du moteur. Il est donc nécessaire de les
déterminer afin de vérifier la manifestation des différents harmoniques.
La figure (V.27) représente le spectre du courant statorique et du couple
électromagnétique dans le cas d’un défaut de roulement au niveau de la bague extérieure à
moyenne charge. Ces résultats montrent la présence des raies spectrales dans le spectre du
135
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
Le spectre du couple contient également des raies qui traduisent les vibrations du couple de
la machine à l’état défectueux (-87Hz,-42.84) figure (V.27 b).
Ces résultats montrent que la présence de défaut de roulement provoque des oscillations du
couple, par conséquent l’introduction d’une modulation de phase du courant du stator. Ces
signatures de nature fréquentielle sont un indicateur pour la détection et la localisation des
défauts de roulement.
V.4 Comparaison entre les deux techniques : analyse vibratoire et analyse du courant
du stator:
Malgré les évolutions techniques faites pour réduire les bruits et la vibration, toutes
les machines en fonctionnement produisent des vibrations, même très faible. Cette
vibration est le résultat des forces d’action sur les structures mécaniques. Toute
modification ou accroissement des forces d’action du à l’apparition d’une défaillance,
provoquera a un accroissement d’amplitude des vibrations. Ces résultats ont été validés par
le signal vibratoire dans le domaine temporel ainsi que dans le domaine fréquentiel. Pour
caractériser un signal vibratoire, plusieurs techniques ont été étudiées basée sur la vitesse,
l’accélération, la force du choc, ainsi que les descripteurs temporels, permettant d'avoir une
information par le moyen d'une valeur unique. Les plus connues sont le PEAK qui
représente la valeur maximum, le RMS (Root Mean Square) qui représente la valeur
efficace du signal, le facteur de crête et le Kurtosis.
Dans le signal vibratoire une apparition des impacts se manifeste. C’est un indicateur
de la présence d’un défaut dont l’amplitude accroît en fonction de la taille de défaut. Cet
accroissement s’accompagne avec l’augmentation des forces des chocs. L’indicateur
scalaire permet d’avoir l’existence de défaut vu que certains indicateurs sont sensibles à la
gravité du défaut et la dimension d’écaillage. L’analyse spectrale nous a permet de
visualiser de bonnes résultats pour les fréquences caractérisant le défaut qui apparaissent
aux hautes fréquences, dépendant de la taille de défaut, la géométrie de roulement ainsi que
la fréquence de rotation de l’arbre du moteur.
136
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
Une autre technique a été utilisée dans ce mémoire dont le but est le diagnostic du
défaut de roulement, c’est l’analyse spectrale de courant du stator. Le défaut aura une
manifestation flagrante sur les grandeurs électriques (variation du courant statorique dans
notre cas) et les grandeurs mécaniques (variation du couple) de la machine électrique.
L’analyse dans ce cas ne dépend donc plus de la taille de défaut (ne donne pas des
informations de la taille de défaut). L’analyse dans le domaine temporel rend la tâche
difficile pour visualiser un défaut en comparaison à l’analyse vibratoire ou du courant
statorique dans le domaine fréquentiel.
137
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
Organigramme :
Données
Variation du couple de
charge
Résolution du système
d’équation obtenu par la
Méthode de RK4
FFT
Fin
138
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
Donnée
s
Entré défaut BE
t m ax
t
t=0
Calcul de l’accélération
Résolution du système
d’équation obtenu par la
Méthode de NEWMARK
t=t+∆t t tf
Non
Oui
FFT
Fin
139
Chapitre V Résultats de simulation et discussion
V.5 Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons présenté les différentes simulations liées au défaut de
roulement au niveau de la bague extérieure. A partir des résultats de simulation obtenus,
on’ a pu analyser le comportement de la machine, montrer et comparer les performances
des deux techniques : l’analyse vibratoire ainsi que l’analyse du courant statorique. Il suffit
donc de surveiller soit le signal vibration ou le signal du courant statorique qu’on va
extraire de la machine électrique pour le diagnostic et la détection du défaut de roulement
dans la machine.
140
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
CONCLUSION GENERALE
Dans un deuxième temps, Nous avons choisi une approche analytique, pour
analyser le courant du stator. L’approche est fondée sur la modélisation du moteur
asynchrone afin de caractériser les fréquences du défaut de roulement basées sur la
141
Conclusion générale
Les résultats obtenus par l’analyse vibratoire dans le domaine temporel ont indiqué
qu’il y’a un défaut définit par le temps entre les deux pics ainsi que l’amplitude de vitesse.
On note que la force de choc dépend de la taille du défaut. L’analyse par les descripteurs
temporels a été aussi vérifiée. On constate que certains indicateurs sont sensibles à la
gravité du défaut. Les résultats de cette méthode montrent que l’amplitude des vibrations
globale d’accélération augmente fortement avec l’accroissement du défaut. Notons qu’afin
de déceler l’état de dégradation du roulement, il est nécessaire de connaitre les niveaux de
vibrations limites qui correspond à l’état de celle-ci.
Pour le signal du courant stator on note qu’on ne peut voire aucune indication du
défaut dans le domaine temporel. Pour mieux visualiser le type de défaut on doit passer à
l’analyse spectrale (fréquentielle) à l’aide de la transformée de Fourier FFT. Concernant
les résultats obtenus par l’analyse spectrale du courant stator, on note qu’elle donne de
bons résultats fréquentiels. Il existe des fréquences qu’on appelle les fréquences
caractéristiques du défaut modulées à f f s k f BE en fonction de la variation du
couple. Ces défauts ne dépend plus de la taille de défaut comme le cas vibratoire.
Nous avons alors fait une étude de deux méthodes de diagnostic du défaut de
roulement à billes. Dans tous les cas traités, les fréquences ont été validées par rapport aux
fréquences calculées par leurs formules. Nous avons souligné l’intérêt de l’analyse
vibratoire pour qu’on puisse suivre l’état de la gravité du défaut selon le niveau d’alarme.
Malheureusement cette méthode pose problème vu que les capteurs de vibration « les
accéléromètres » utilisés non seulement doivent être placés sur le moteur mais aussi dans
des positions bien définies et bien spécifiques pour plus de précisions dans l’obtention des
résultats. Cette méthode a aussi le handicap d’être limité aux défauts mécaniques
seulement. Ces inconvénients liés à la méthode de diagnostic vibratoire sont au contraire
non existants pour la méthode de diagnostic du courant du stator. La méthode du courant
du stator utilise des capteurs du courant « les transformateurs de courants à pinces » très
facile à utiliser, pouvant être placés sur la phase à n’importe quelle position entre le moteur
142
Conclusion générale
A hautes fréquences, les fréquences caractérisant le défaut sont noyées par d’autres
fréquences, de résonance dans notre cas. Pour mieux visualiser les fréquences de défaut il
serait possible de passer à l’analyse cepstrale qui est un outil très intéressant dans l’étude
de phénomène de chocs, principalement utile pour détecter et suivre des défauts
d’engrènements, il s’avère être d’une utilité certaine dans le suivi des chocs de roulement.
143
ANNEXE
Annexe
Annexe A
Paramètre d’ellipticité
Figure A.3 Paramètre d’ellipticité et les intégrales elliptiques du premier et second
type en fonction du rapport de courbure [77].
Annexe
Annexe B
Méthode de Newmarke :
Principe :
M x(t ) C x (t ) K x (t ) f (t )
Dans laquelle le M est la matrice de masse, K la matrice de rigidité, et C un éventuel
opérateur d'amortissement. Ces opérateurs peuvent venir de la discrétisation (éléments
finis, différences finies...) d'un problème de dynamique des structures, par exemple.
dt 2
x t x t dt dt xt dt (1 2 ) xt dt 2 xt
2
xt xt dt dt (1 ) xt dt xt
Domaine Stabilité
1/ 2 Instable
1 / 2 et 2 Conditionnellement stable
Annexe
1 / 2 et 2 Inconditionnellement stable
On rappelle qu'une méthode est dite explicite quand les déplacements au pas de
temps t dépendent explicitement des variables au pas de temps t-dt (c'est le cas
lorsque 0 ). Les méthodes implicites font dépendre le déplacement au pas de
temps t des vitesses à ce même pas de temps.
Annexe
Annexe C
ISO 10816-2(2001)
S’adresse à la turbine à vapeur et alternateurs installés sur fondation radié, excédant 50MW
avec des vitesses normales de fonctionnement de 1500r/mn, 1800r/mn, 3000r/mn. ISO
10816 partage la sévérité en 4 zones :
Zone a : vert : très bon ;
Zone b jaune : opération continu sans restriction ;
Zone c orange : condition acceptable pour une période limité de temps (niveau de pré-
alarme entre b et c)
Zone d rouge : vibration dangereuse et des bris peuvent survenir n’importe quand (niveau
d’alarme entre c et d).
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