1 DÉFINITIONS ET THÉORÈMES SUR LES PRIMITIVES 1
Ch 6. Intégration
1 Définitions et Théorèmes sur les Primitives
Définition 1
Soit deux fonctions numériques f et F , définies sur un intervalle I. On dit
que F est une primitive de f sur I si, et seulement si, F est dérivable sur
I et a pour dérivée sur I la fonction f . On a donc, par définition :
∀x ∈ I, F ′ (x) = f (x).
Théorème 2
Si une fonction f admet une primitive F sur un intervalle I, l’ensemble des
primitives de f sur I est constitué des fonctions F + c, où c désigne une
constante arbitraire.
Plus simplement, une primitive quelconque de la fonction f sera souvent
notée : Z
f (x) dx
(lire "somme de f (x) dx"). Ce symbole est appelé intégrale indéfinie de f .
Ainsi, si F est une primitive particulière de f , on a :
Z
f (x) dx = F (x) + c, (c est une constante arbitraire). (1)
L’opération consistant à calculer une intégrale indéfinie s’appelle intégrer.
2 Liste des Primitives Usuelles
Il est utile de dresser au préalable la liste des primitives de fonctions clas-
siques. Les méthodes d’intégration exposées par la suite auront pour objet de
ramener, chaque fois que possible, une intégrale quelconque à l’une de celles
figurant dans Zle tableau ci-après, dans lequel pour chaque fonction, on donne
une primitive f.
3 OPÉRATIONS SUR LES PRIMITIVES 2
Fonction Intervalle Une primitive de f
x 7→ λ, λ ∈ R R x 7→ λx
xn+1
x 7→ xn , n ∈ N R x 7→
n+1
1 1
x 7→ n , n ∈ N \ {1} ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[ x 7→ x1−n
x 1−n
xa+1
x 7→ xa , a ∈ R \ {−1} ]0, +∞[ x 7→
a+1
1
x 7→ ]0, +∞[ x 7→ ln(x)
x
1
x 7→ ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[ x 7→ ln(|x|)
x
1
x 7→ eax , a ∈ R∗ R x 7→ eax
a x
a
x 7→ ax , a > 0 et a ̸= 1 R x 7→
ln(a)
x 7→ ln(x) ]0, +∞[ x 7→ x ln(x) − x
x 7→ sin(x) R x 7→ − cos(x)
x 7→ cos(x) R x 7→ sin(x)
π π
− + kπ, + kπ,
x 7→ tan(x) 2 2 x 7→ − ln(| cos(x)|)
k∈Z
1
x 7→ √ ] − 1, 1[ x 7→ arcsin(x)
1 − x2
1
x 7→ − √ ] − 1, 1[ x 7→ arccos(x)
1 − x2
1
x 7→ R x 7→ arctan(x)
1 + x2 x
1 1
x 7→ 2 , a ∈ R∗ R x 7→ arctan
a + x2 a a
3 Opérations sur les primitives
On a bien sûr :
Z Z Z
[λ1 f1 (x) + λ2 f2 (x)] dx = λ1 f1 (x)dx + λ2 f2 (x)dx.
4 CHANGEMENT DE VARIABLE 3
4 Changement de variable
Théorème 3
Si φ : [α, β] → R est une fonction continûment dérivable et si f est une
application continue sur un intervalle contenant φ([α, β]), alors :
Z Z
′
f (φ(x))φ (x)dx = f (t)dt (1)
On dit qu’on a effectué le changement de variable t = φ(x). On écrira
donc :
Z Z
f (φ(x))φ′ (x)dx = f (t)dt, en précisant : t = φ(x).
Z
Pour un calcul de primitives, il conviendra, ayant exprimé f (t)dt, de
revenir à la lettre x, en remplaçant partout, dans le résultat, t par φ(x).
Z √
x−1
Exemple 4.1. Calculer √ dx à l’aide du changement de variable u =
√ x
x.
Remarque : Dans certains cas, il n’est même pas nécessaire d’expliciter le
changement de variable :
Z Z Z
sin(x) d(cos(x))
tan(x)dx = dx = − = − ln | cos(x)| + cte.
cos(x) cos(x)
Z Z Z
cos(x) d(sin(x))
cot(x)dx = dx = = ln | sin(x)| + cte.
sin(x) sin(x)
5 Intégration par parties
Théorème 4
Soit u et v deux fonctions dérivables sur l’intervalle I. Si vu′ admet une
primitive sur cet intervalle, alors uv ′ admet également une primitive et :
Z Z
u(x)v (x)dx = u(x)v(x) − v(x)u′ (x)dx
′
(2)
Z
Exemple 5.1. Calculer les primitives suivantes : 1) ln xdx
Z
2) (x2 − 1)e3x dx.
6 PRIMITIVES DE FONCTIONS RATIONNELLES 4
6 Primitives de fonctions rationnelles
On décompose F en éléments simples sur R. On est ainsi ramené au calcul
de primitives des formes suivantes :
1 αx + β
et ,
(x − a)n (ax2 + bx + c)n
où n ∈ N∗ ,
6.1 Décomposition en éléments simples
Définition 5
On appelle fraction rationnelle toute fonction f de la forme :
P (x)
f (x) = ,
Q(x)
où P et Q sont des polynômes à coefficients réels.
Exemple 6.1.
2x3 + 1
f (x) = .
x2− 3x + 2
Théorème 6
P (x)
Soit une fraction rationnelle telle que deg P < deg Q.
Q(x)
✓ Si Q(x) = (x − α)n (x − β)m où n, m ∈ N∗ , alors il existe des réels
a1 , . . . , an et b1 , . . . , bm tels que :
P a1 a2 an b1 b2
= + + ··· + + + +
Q x − α (x − α)2 (x − α)n x−β (x − β)2
bm
··· + .
(x − β)m
✓ Si Q(x) = (x − α)n (x2 + βx + γ)m où n, m ∈ N∗ et x2 + βx + γ n’a pas
de racines réelles, alors il existe des réels a1 , . . . , an et des polynômes
b1 x + c1 , . . . , bm x + cm tels que :
P a1 a2 an b1 x + c1 b2 x + c2
= + +· · ·+ + + +
Q x − α (x − α)2 (x − α)n x2 + βx + γ (x2 + βx + γ)2
bm x + c m
··· + 2 .
(x + βx + γ)m
Remarque : Le théorème ci-dessus se généralise au cas où Q admet la factori-
sation irréductible suivante :
Q(x) = (x−α1 )n1 (x−α2 )n2 · · · (x−αk )nk (x2 +β1 x+γ1 )m1 (x2 +β2 x+γ2 )m2 · · · (x2 +βℓ x+γℓ )mℓ .
Z
dx
6.2 Calcul de In (x) = 5
(x − a)n
Exemple 6.2. 1. Décomposer en éléments simples :
2
(a) f (x) = 2
,
x − 5x + 4
x−1
(b) g(x) = 2
,
x − 2x − 3
4
(c) h(x) = ,
(x2 − 1)2
x+1
(d) k(x) = .
(x − 1)3 (x − 2)
2. Décomposer en éléments simples :
x2
(a) f (x) = ,
(x + x + 2)2
2
x3 + 1
(b) g(x) = .
(x − x + 3)3
2
6.1.1 Méthode
Lorsque la condition deg P < deg Q n’est pas vérifiée, on se ramène au cas
où cette condition est vérifiée en effectuant la division euclidienne du polynôme
P par le polynôme Q.
Exemple 6.3. Décomposer en éléments simples :
x3
1. f (x) = 2 ,
x +x−2
x4
2. g(x) = .
(x − 1)2
Z
dx
6.2 Calcul de In (x) =
(x − a)n
— Si n = 1, alors :
Z
dx
I1 (x) = = ln |x − a| + cte.
x−a
— Si n ≥ 2, alors :
1
In (x) = + cte.
(1 − n)(x − a)n−1
Exemple 6.4.
Z
αx + β
6.3 Calcul de J1 (x) = dx 6
ax2 + bx + c
Z
αx + β
6.3 Calcul de J1 (x) = dx
ax2+ bx + c
avec a, b, c, α, β sont des réels et le trinôme ax2 + bx + c est sans racines
réelles, c’est-à-dire b2 − 4ac < 0.
Tout d’abord, faisons apparaître la différentielle (2ax + b)dx de ax2 + bx + c.
Cela fournit :
2aβ/α − b
Z Z
α 2ax + b α
J1 (x) = dx + dx.
2a ax2 + bx + c 2a ax2 + bx + c
Décomposons en deux termes K1 (x) et K2 (x) :
Z
α 2ax + b α
K1 (x) = dx = ln(ax2 + bx + c) + cte.
2a ax2 + bx + c 2a
Z
α 2aβ dx
K2 (x) = −b .
2a α ax2 + bx + c
Si α = 0, le terme K2 (x) disparaît, et l’intégrale de départ est déjà de la
forme K1 (x).
Il reste à calculer : Z
dx
2
.
ax + bx + c
6.3.1 Mise sous forme canonique de ax2 + bx + c
Le trinôme ax2 + bx + c peut être réécrit sous la forme canonique :
" 2 #
2 b 4ac − b2
ax + bx + c = a x + + ,
2a 4a2
où 4ac − b2 > 0 (pas de racines réelles).
Ainsi, on obtient la forme canonique :
ax2 + bx + c = a (x + p)2 + q 2 ,
√
b 4ac − b2
avec p = et q = , et q ̸= 0.
2a 2a
Ainsi, Z
1 dx 1 x+p
K3 (x) = = arctan + cte.
a (x + p)2 + q 2 aq q
Il vient alors :
2aβ − αb
Z
(αx + β)dx α 2 2ax + b
= ln(ax + bx + c) + √ arctan √ .
ax2 + bx + c 2a a 4ac − b2 4ac − b2
Z
x
Exemple 6.5. Calculer : dx
x2 + 2x + 5
7 FONCTIONS CIRCULAIRES 7
7 Fonctions circulaires
Soit F (X, Y ) une fonction rationnelle. On cherche une primitive de la fonc-
tion f définie par f (x) = F (cos x, sin x).
7.1 F est un polynôme
Par linéarité de l’intégrale, on est ramené au calcul de primitives de la forme :
Z
cosm (x) sinn (x) dx,
où m et n sont des entiers naturels.
✓ Si m est impair, on pourra effectuer le changement de variable t = sin x.
✓ Si n est impair, on pourra prendre t = cos x.
✓ Si m et n sont pairs, on pourra linéariser, puis primitiver.
7.2 Règles de Bioche
Chacune des règles suivantes donne un changement de variable qui ramène
le calcul de : Z
f (x) dx
à celui d’une primitive d’une fonction rationnelle.
On note ω(x) = F (cos x, sin x) dx, appelé **élément différentiel** de la primitive
demandée.
R.1 On étudie si ω(x) est invariant quand on remplace x par −x, π − x, ou
π + x.
(a) Si ω(x) est invariant quand on remplace x par −x, le changement de
variable défini par x = arccos t, donc t = cos x, ramène au calcul d’une
primitive d’une fonction rationnelle en t.
(b) Si ω(x) est invariant quand on remplace x par π − x, le changement de
variable défini par x = arcsin t, donc t = sin x, ramène au calcul d’une
primitive d’une fonction rationnelle en t.
(c) Si ω(x) est invariant quand on remplace x par π + x, le changement de
variable défini par x = arctan t, donc t = tan x, ramène au calcul d’une
primitive d’une fonction rationnelle en t.
R.2 Si deux au moins des changements (a), (b), ou (c) laissent invariant ω(x),
le changement de variable t = cos(2x) ramène au calcul d’une primitive d’une
fonction rationnelle en t.
8 INTÉGRALES DES FONCTIONS CONTINUES 8
R.3 Dans tous les cas, le changement de variable t = tan x2 ramène au
calcul d’une primitive d’une fonction rationnelle en t. Pour ce cas, on a besoin
des formules ci-dessous vues dans le chapitre 6 :
1 − t2 2t 2t
cos x = , sin x = , tan x = .
1 + t2 1 + t2 1 − t2
Exemple 7.1. Calculer les primitives suivantes :
Z
1. sin3 x cos2 x dx
Z
tan x
2. dx
1 + cos x
cos3 x
Z
3. dx
9 + sin2 x
Z
1
4. dx
1 + cos x
8 Intégrales des fonctions continues
8.1 Définition et propriétés
Définition 7
Soient I un intervalle de R, f continue sur I, et F une primitives de f sur
I. Soient a, b ∈ I, alors :
Z b
f (x)dx = F (b) − F (a).
a
8.2 Interprétation géométrique
Dans toute cette section, a et b désignent des nombres réels tels que a < b, f
désigne une fonction continue sur [a, b], et Cf désigne la courbe représentative
de f dans un repère orthonormé (O;⃗i; ⃗j).
Propriété 8
On suppose que f est positive sur [a, b] : ∀x ∈ [a, b], f (x) ≥ 0. L’intégrale
Z b
f (x) dx est l’aire de la portion du plan délimitée par la courbe Cf , l’axe
a
des abscisses et les droites d’équation x = a et x = b.
8.3 Positivité de l’intégrale 9
Propriété 9
On suppose que f est négative sur [a, b] : ∀x ∈ [a, b], f (x) ≤ 0. L’intégrale
Z b
f (x) dx est l’opposée de l’aire de la portion du plan délimitée par la
a
courbe Cf , l’axe des abscisses et les droites d’équation x = a et x = b.
Z b
Remarque : Si f change de signe entre a et b alors f (x) dx est égale à l’aire
a
algébrique de la portion du plan délimitée par la courbe Cf , l’axe des abscisses
et les droites d’équation x = a et x = b. On compte positivement les parties
au-dessus de l’axe des abscisses et négativement les parties en dessous de l’axe
des abscisses. Z +1 p
Exemple 24. Calculer 1 − x2 dx.
−1
Propriété 10
⋄ Soient a un nombre réel positif et f une fonction continue sur [−a, a].
Z +a Z a
• Si f est paire alors f (x) dx = 2 f (x) dx.
−a 0
Z +a
• Si f est impaire alors f (x) dx = 0.
−a
⋄ Soient T un nombre réel positif et f une fonction T -périodique et
continue sur R. Alors :
Z a+T Z T
∀a ∈ R, f (x) dx = f (x) dx.
a 0
8.3 Positivité de l’intégrale
Dans toute cette section, a et b désignent des nombres réels tels que a < b,
et f désigne une fonction continue sur [a, b].
Théorème 11
Z b
— On suppose que ∀x ∈ [a, b], f (x) ≥ 0 alors f (x) dx ≥ 0.
a
Z b
— Cas de l’égalité : On suppose de plus que f (x) dx = 0 alors ∀x ∈
a
[a, b], f (x) = 0.
9 INTÉGRALE GÉNÉRALISÉE 10
Théorème 12
Soit g une fonction continue sur [a, b] telle que ∀x ∈ [a, b], f (x) ≤ g(x)
alors : Z b Z b
f (x) dx ≤ g(x) dx.
a a
Théorème 13
On a l’inégalité suivante :
Z b Z b
f (x) dx ≤ |f (x)| dx.
a a
9 Intégrale généralisée
Définition 14
Soient b ∈ R ou b = +∞ et f une fonction continue sur [a, b[ avec a < b.
La limite Z x
lim− f (t) dt
x→b a
est appelée intégrale généralisée (ou intégrale impropre) de f sur [a, b[ et
Z b
on la note f (t) dt.
a
Lorsque cette limite est ègale à un nombre fini ℓ, on dit que l’intégrale est
convergente et on pose :
Z b
f (t) dt = ℓ
a
Z b
Sinon, on dit que l’intégrale généralisée f (t) dt est divergente.
a
Z +∞
1
Exemple 9.1. 1. dt
1 t2
Z +∞
1
2. dt
1 t
Z 1
1
3. √ dt
0 1−t
Z 1
1
4. dt
0 1−t
9 INTÉGRALE GÉNÉRALISÉE 11
Définition 15
Soient a ∈ R ou a = −∞ et f une fonction continue sur ]a, b] avec b > a.
La limite Z b
lim+ f (t) dt
x→a x
est appelée intégrale généralisée (ou intégrale impropre) de f sur ]a, b] et
Z b
on la note f (t) dt.
a
Lorsque cette limite est ègale à un nombre fini ℓ, on dit que l’intégrale est
convergente et on pose :
Z b
f (t) dt = ℓ
a
Z b
Sinon, on dit que l’intégrale généralisée f (t) dt est divergente.
a
Z 0
1
Exemple 9.2. 1. dt
−∞ 1 + t2
Z 1
1
2. dt
0 t
Définition 16
Soient a ∈ R ∪ {−∞} et b ∈ R ∪ {+∞}. Soit f une fonction continue sur
]a, b[ avec a < b et c ∈]a, b[.
Z b
On dit que l’intégrale généralisée f (t) dt est convergente si les intégrales
Z c Z b a
f (t) dt et f (t) dt sont convergentes.
a c
On pose alors :
Z b Z c Z b
f (t) dt = f (t) dt + f (t) dt
a a c
Si l’une des deux intégrales précédentes est divergente, on dit que l’intégrale
Z b
généralisée f (t) dt est divergente.
a
Remarque. La définition précédente est indépendante du choix du nombre c.
Théorème (intégrales classiques)
• Intégrales de Riemann : Soit α ∈ R.
9 INTÉGRALE GÉNÉRALISÉE 12
Z +∞
1
◦ L’intégrale dt converge si et seulement si α > 1.
tα
Z1 1
1
◦ L’intégrale α
dt converge si et seulement si α < 1.
0 t
• Soit α ∈ R et a, b ∈ R avec a < b.
Z b
1
◦ L’intégrale α
dt converge si et seulement si α < 1.
a (t − a)
Z b
1
◦ L’intégrale α
dt converge si et seulement si α < 1.
a (b − t)
Z 1
• L’intégrale ln t dt converge.
0
Z +∞
• Soit α ∈ R. L’intégrale eαt dt converge si et seulement si α < 0.
0
Théorème 17
Soit b ∈ R ou b = +∞. Soient f et g deux fonctions continues et positives
sur [a, b[ avec a < b.
• Si f ≤ g sur [a, b[, alors :
Z b Z b
g(t) dt est convergente =⇒ f (t) dt est convergente.
a a
• Si f et g sont équivalentes en b, alors :
Z b Z b
f (t) dt est convergente ⇐⇒ g(t) dt est convergente.
a a
Le même résultat est valable dans le cas d’un intervalle ]a, b], avec f ≤ g sur
]a, b] (respectivement, avec f et g équivalentes en a).
Exemple 9.3. Z 1
1
√ dt
0 (1 + t2 ) 1 − t2
9 INTÉGRALE GÉNÉRALISÉE 13
Théorème 18
Soit b ∈ R ou b = +∞ et f une fonction continue sur [a; b[ avec a < b.
Z b Z b
Si |f (t)|dt est convergente alors f (t)dt converge aussi.
a a
De plus,
Z b Z b
f (t)dt ≤ |f (t)|dt.
a a
Le même résultat est valable dans le cas d’un intervalle ]a; b].
Exemple 9.4. Z +∞
cos(t)
dt
0 1 + t2