VI.
Les mesures de sécurité dans un laboratoire
- Porter des équipements de protection individuelle tels que des lunettes de sécurité,
des gants, des blouses, des masques respiratoires, etc.
- Avoir une formation appropriée sur les procédures et les protocoles de sécurité avant
d'entrer dans le laboratoire.
- Utiliser des équipements de sécurité tels que des hottes chimiques, des armoires de
sécurité, des extincteurs d'incendie, etc.
- Éviter de manger, boire ou fumer dans le laboratoire.
- Utiliser des produits chimiques en toute sécurité en suivant les instructions du
fabricant et en stockant les produits chimiques de manière appropriée.
- Avoir une procédure d'urgence en cas d'accident ou d'incident.
VII. Les mesures d'hygiène dans un laboratoire
- Nettoyer régulièrement les surfaces et les équipements avec des désinfectants.
- Se laver les mains régulièrement avec du savon et de l'eau.
- Éviter de toucher son visage ou ses yeux avec des mains sales.
- Éviter de manger, boire ou fumer dans le laboratoire.
- Éliminer correctement les déchets biologiques et chimiques.
- Porter une blouse propre pour éviter la contamination croisée.
- Suivre les protocoles de nettoyage et de stérilisation pour les instruments médicaux et
les équipements.
CHAPITRE 2 : VITESSE DE SÉDIMENTATION DES GLOBULES ROUGES
La vitesse de sédimentation (VS) est aussi appelée réaction de Biernacki. Elle correspond à
la vitesse à laquelle les globules rouges en suspension dans le sang viennent se
sédimenter, c’est-à-dire se déposer dans le fond d’un tube à essai nommé tube de
Westergren
I. But
La vitesse de sédimentation des globules rouges est un test non spécifique qui peut aider à
évaluer la présence d'une inflammation, d'une infection ou d'une maladie auto-immune.
Indications
L'examen de la VS est souvent demandé lorsqu'un médecin soupçonne une inflammation non
spécifique dans le corps. Il peut être utilisé comme un indicateur général pour différentes
maladies, telles que les infections, les maladies auto-immunes, les troubles inflammatoires,
les cancers, etc
II. Principe
Il s’agit de remplir le sang anti coagulé des tubes de diamètre calibré disposés verticalement
et de le laisser reposer. La vitesse de sédimentation est la hauteur de la colonne de plasma
dépourvu de globule rouge
III. Matériel et procédure de réalisation
Matériel
- Sang veineux prélève dans un tube citraté de sodium
- Tube à sédimentation de Wintergreen gradué de 0 à 200 mm
- Support à sédimentation tenant les tubes en position verticale
Procédure de réalisation
- Le sang veineux est soigneusement mélangé. Le test doit être effectué dans les deux
heures qui suivent le prélèvement
- Remplir le tube jusqu’au repère 0
- Placer le tube à sédimentation verticalement sur le support
- Laisser pendant une heure et lire la hauteur de la colonne de plasma et exprimer le
résultat en mm
IV. Valeurs de référence et interprétation des résultats
Apres une heure
- Homme : 0-15mm
- Femme : 0-20 mm
- Enfant : 0-10 mm
NB : Plusieurs facteurs peuvent faire varier cette valeur : le sexe, l’âge, l’état physiologique
(femme enceinte)
Interprétation
Lorsque la vitesse de sédimentation augmente de façon modérée, c’est-à-dire lorsqu’elle se
situe au-delà des 40 mm et en dessous de 100 mm la première heure, cela peut indiquer :
Une infection bactérienne
Une infection virale
Une maladie parasitaire
Une maladie inflammatoire chronique, comme la polyarthrite
rhumatoïde ou l’arthrose
Une hypercholestérolémie
Une hypertriglycéridémie
En cas d’augmentation très élevée, c’est-à-dire au-delà de 100 mm la première heure, cela
peut signifier une modification des protéines présentes dans le sang et indiquer des
pathologies du type :
Insuffisance rénale
Anémie sévère, lorsque le volume globulaire moyen est inférieur à 30%
Un cancer
En cas de valeur basse de la VS cad en dessous de 10 mm
- Une anomalie des globules rouges, comme la polyglobulie
- Une augmentation de son taux de globules blancs dans le sang, aussi appelé
hyperleucocytose
- Un déficit en fibrinogène
NB : La VS ne suffit pas pour confirmer une infection. Comme examens complémentaires on
peut avoir la NFS, le dosage de la CRP, la recherche des antigènes et anticorps spécifique un
dosage de l’haptoglobine (sa baisse peut suspecter une inflammation), le fibrinogène
CHAPITRE 3 : L’UREE
Introduction
L’urée est le produit issu de la dégradation des protéines dans le sang. C’est la forme
d’élimination principale des déchets azotés par l’urine. L’urémie ou azotémie désigne la
quantité d’urée dans le sang. Elle peut donc être dosée pour déterminer des états
pathologiques.
I. BUT
Le dosage de l’urée est un test biochimique qui permet d’évaluer la fonction rénale,
particulièrement la présence d’une insuffisance rénale.
Indications
Il est prescrit lorsque
- Le patient présente une miction fréquente (polyurie), soif excessive (polydipsie), une
fatigue (asthénie)
- Un patient atteint de diabète.
II. Échantillon et prélèvement
Les échantillons peuvent être sang et l’urine.
- Le sang est prélevé à jeun dans un tube hépariné ou sans anticoagulant
- L’urine de 24 h est prélevée dans une boite stérile (prélever la première miction du
matin et attendre le lendemain pour prélever encore)
III. Le matériel utilisé
- Une centrifugeuse
- Un spectrophotomètre
- Les micropipettes et embouts
- Les réactifs : Uréase, salicylate, réactif alcalin, étalon
IV. Principe de dosage
Le principe est basé sur l’action de l’uréase qui hydrolyse l’urée en ion ammonium et
carbonate. Les ions ammoniums forment avec le chlore et le salicylate un complexe bleu-vert.
L’intensité de la coloration est mesurée à l’aide du spectrophotomètre.
V. Valeurs de références et interprétation des résultats
Les valeurs normales de l’urée sont comprises entre :
- Dans le sang
Age g/L mmol/L
1mois 0,07-0,33 1,17-5,50
1-3 ans 0,1-0,35 1,66-5,83
4-18 ans 0,15-0,40 2,5-6,66
18-55 ans 0,18-0,45 3,00-7,50
Plus de 55 ans 0,20-0,50 3,33-8,33
- Dans l’urine
Urines g/24h
Nouveau-né 0,15-1,00
Nourrisson 2-4
Enfant de moins de 8 ans 4-12
Enfant 8-15 ans 12-20
Adulte 15-35
L’urée varie en fonction du sexe (plus bas de 5% chez la femme), de l’âge, de l’état
physiologique (plus bas de 30 à 40% chez la femme enceinte) et de l’effort prolongé
En cas d’augmentation de l’urée dans le sang
- Insuffisance rénale ou lésions rénales
- Alimentation riche en nutriments
- Une déshydratation
En cas de baisse de l’urée
- Alimentation pauvre en protéine
- Une insuffisance hépatique sévère
NB : l’urée ne suffit pas pour confirmer un diagnostic de l’IR il faut des examens
complémentaires tel que le dosage de la créatinine
La créatinine est le produit de la dégradation de la créatine musculaire. Elle est normalement
éliminée dans l’urine par filtration au niveau des reins. Son taux dans l’organisme dépend
essentiellement de la fonction rénale et de la masse musculaire. Elle permet avec l’urée
d’avoir un bilan presque complet de la fonction rénale.
La valeur de référence chez l’adulte de la créatinine est comprise entre 6 à 11mg/L soit 50 à
100 µmol/L.
En cas de valeur supérieur on peut suspecter une insuffisance rénale dans le cas contraire il
s’agira plutôt d’une myopathie (maladie musculaire) ou une maladie du foie.
CHAPITRE 4 : LE TEMPS DE COAGULATION
Le temps de coagulation (TC) est un test d’hémostase permettent de mesurer le temps que met
le sang d’un patient à coaguler. La coagulation empêche le saignement excessif
VI. But
Le TC vise à détecter des anomalies dans le processus de coagulation afin diagnostiquer des
troubles de la coagulation ou de surveiller l’efficacité du traitement anticoagulant
Indications
Il est prescrit
- Lorsque le patient est suspecté d’un trouble de la coagulation tels que des
saignements anormaux, lors d’une ecchymose ou hématome.
- Pour surveiller un traitement sur anticoagulant tels que la warfarine, l’héparine
- Il est également prescrit avant toute opération chirurgicale
VII. Les méthodes de détermination du temps de coagulation
Il existe 3 méthodes majeurs pour la détermination du temps de coagulation. On a :
- Le temps de coagulation standard ou temps de prothrombine (TP)ou temps de Quick
- Le temps de céphaline activé (TCA)
- Le temps de thrombine
1) Temps de Quick (TQ)
C’est le temps de coagulation d’un plasma citraté déplaquetté
Obtention de l’échantillon
- Préparation du patient : Le patient doit être à jeun au moins 8h avant le prélèvement
- Réaliser la prise dans sang dans un tube citrate de Sodium comme anticoagulant car
elle empêche la coagulation du sang pendant le prélèvement
Matériel utilisé
- Aiguille et tube citraté (tube bleu)
- Chronomètre
- Coton, alcool, papier hygiénique
Procédure de réalisation
- Après avoir prélever le sang dans le tube citrate de sodium allumer directement le
chronomètre
- Attendre le temps que la coagulation s’effectue
- S’il y’a formation d’un caillot stopper le chronomètre et noter le temps en seconde
Valeurs de référence et interprétation des résultats
La valeur normale du temps de Quick est de 12-15s
- Lorsque la valeur est inferieur cela indique une forte coagulabilité sanguine et un
risque de formation de caillot sanguin
- Lorsque ce temps est supérieur il y’a une faible coagulabilité sanguine et un risque
de saignement excessif lors d’une blessure
2) Temps de céphaline activé
C’est la mesure du temps de coagulation en présence de la céphaline (substitut plaquettaire) et
d’un activateur (silice, kaolin).
Obtention de l’échantillon
- Préparation du patient : Le patient doit être à jeun au moins 8h avant le prélèvement
- Réaliser la prise dans sang dans un tube sans anticoagulant comme anticoagulant car
elle empêche la coagulation du sang pendant le prélèvement
Matériel utilisé
- Aiguille
- Tube sans anticoagulant
- Céphaline + activateur (Kaolin)
- Chronomètre
- Coton, alcool, papier hygiénique
Procédure de réalisation
- Après avoir prélever le sang dans le tube, ajouter la céphaline activée puis allumer
directement le chronomètre
- Attendre le temps que la coagulation s’effectue
- S’il y’a formation d’un caillot stopper le chronomètre et noter le temps en seconde
Valeurs de référence et interprétation des résultats
La valeur normale du temps de Quick est de 30-40s
- Lorsque la valeur est inferieur cela indique une forte coagulabilité sanguine et un
risque de formation de caillot sanguin
- Lorsque ce temps est supérieur il y’a une faible coagulabilité sanguine et un risque
de saignement excessif lors d’une blessure
3) Temps de thrombine
C’est le test qui mesure le temps de coagulation en présence de thrombine. Elle permet
d’évaluer le niveau de fibrinogène (une protéine de la coagulation) dans le sang. Le processus
est pareil à celui du temps de quick mais sa valeur de référence est située entre 7-12 s
NB : le temps de coagulation est également demandé avant toute opération chirurgicale pour
vérifier que le patient ne présente pas des troubles de la coagulation qui pourraient causer des
saignements excessifs pendant l’opération.
CHAPITRE 5 : LES TRIGLYCÉRIDES
INTRODUCTION
Les triglycérides sont des lipides constituant la forme de réserve de l’énergie dans
l’organisme. Ils sont stockés au niveau des adipocytes et sont formé de glycérol et 3 acides
gras. Les TG proviennent de l’alimentation et de la synthèse hépatique.
Structure d’un acide gras
I. But et indication du dosage des triglycérides
Le dosage des triglycérides est effectué dans le cadre d’un bilan lipidique, en même
temps que le cholestérol (total, LDL et HDL) pour détecter
- Une dyslipidémie
- Un risque cardiovasculaire
- Un diabète de type 2
- Hypertension artérielle
Le dosage des triglycérides est prescrit lorsque le patient peut avoir des facteurs de risque
suivant : l’obésité, une alimentation riche en mauvaise graisse et en sucres, le diabète, la
sédentarité, l’alcoolisme.
II. Matériel utilisé et procédure de réalisation
Matériel utilisé
- Sang prélevé à jeun en absence de traitement hormonal
- Réactifs de dosage des triglycérides
- Une micropipette et embouts
- Un spectrophotomètre
- Une centrifugeuse
Principe
Le dosage des triglycérides est basé sur la réaction entre les triglycérides et un
réactif qui produit une solution colorée. L’intensité de la coloration est proportionnelle à la
concentration de TG dans le plasma ou sérum
Mode opératoire
- Centrifuger le sang pour obtenir le plasma ou le sérum
- Ajouter le réactif de dosage des triglycérides au plasma ou sérum
- Incuber le mélange
- Mesurer la coloration produite à l’aide d’un spectrophotomètre
- Lire ou calculer la concentration de triglycérides
III. Valeurs de références et interprétation des résultats
A titre indicatif, le taux de triglycérides dans le sang devrait être :
- Inférieur à 1,30 g/L (1,6mmol/L) chez l’homme
- Inférieur à 1,2g/L (1,3mmol/L) chez la femme
Une valeur supérieure à ces valeurs de référence est une hypertriglycéridémie et un risque
élevé
- De maladie cardiovasculaire : infarctus du myocarde, AVC
- De l’obésité de type 2
- Une hypertension artérielle
Les causes d’une augmentation des triglycérides sont :
- Glycémie élévée
- Mauvaise alimentation
- Prise de médicament tels que les corticostéroïdes et les diurétiques car ils contiennent
du cholestérol
- Les antécédents d’hypertriglycéridémie
NB : le dosage des triglycérides ne suffit pas pour faire une bilan des lipides, nous avons
également le dosage du cholestérol total (inf à 2g/l), LDL-cholestérol (inf à 1,6g/L), le HDL-
cholestérol (sup à 0,40g/L). L’ensemble de ces 4 lipides forme le bilan lipidique
IV. Prise en charge d’une hypertriglycéridémie
- Régime alimentaire équilibré : consommation des aliments riche en oméga-3
(poissons gras, les noix et les graines), les fibres soluble (fruits, légumes), limitation
de l’alcool
- Pratique de l’activité physique régulière car permet d’augmenter la dépense des
graisses au lieu du stockage
- La prise de médicament tels que les fibrates ou les statines ou acide gras oméga 3
V. Les symptômes d’une hypertriglycéridémie
L’hypertriglycéridémie sont généralement asymptomatiques. Mais dans des cas grave (c’est à
dire triglycéride supérieur à 5g/L) le patient peut présenter des symptômes suivants :
- Douleurs abdominales
- Une altération de l’état générale
- Une xanthomatose éruptive, caractérisée par l’apparition des lésions cutanées jaunâtre
EXERCICE D’APPLICATION
Cas clinique
Mme Dupont, une femme de 45 ans, se plaint de fatigue persistante et de prise de poids
récente. Son médecin décide de réaliser une analyse sanguine pour évaluer son profil
lipidique.
Questions :
1. Quels paramètres lipidiques doivent être évalués pour établir un profil lipidique complet ?
2. Quelle est la méthode de dosage généralement utilisée pour mesurer les triglycérides dans
le sang ?
3. Quelles sont les valeurs de référence normales pour les triglycérides chez les adultes ?
4. En fonction des symptômes et des antécédents de Mme Dupont, quelles autres analyses
pourraient être nécessaires pour établir un diagnostic précis ?
5. Mme Dupont présente un taux de triglycérides de 250 mg/dL. Comment cela est-il
interprété ? Est-ce normal ?
6. Quelles peuvent être les causes de niveaux élevés de triglycérides chez un individu ?
7. Quels sont les facteurs de risque associés à des niveaux élevés de triglycérides ?
8. Quelles mesures de style de vie pourraient être recommandées à Mme Dupont pour réduire
ses niveaux de triglycérides ?
9. Si les niveaux de triglycérides de Mme Dupont ne diminuent pas malgré les changements
de mode de vie, quelles options de traitement médicamenteux pourraient être envisagées ?
CHAPITRE 6 : L’ACIDE URIQUE
INTRODUCTION
L’acide urique ou urate est le produit de la dégradation des acides nucléiques purique
(adénine et guanine) dans notre organisme. Ces dernières sont essentielles au renouvellement
de l’ADN et de l’ARN des cellules mortes. L'acide urique est produit par le foie et est éliminé
par les reins dans les urines.
Bien qu’elle soit considérée comme un déchet, l’acide urique remplit quelque fonction
essentielle dans l’organisme :
- Antioxydant naturel car protège nos cellules contre les dommages causés par les
radicaux libre
- Elle protège notre organisme contre les accidents cardiovasculaire
I. But du dosage de l’acide urique
Le dosage de l’urée est demandé pour évaluer la concentration de l’urée dans le sang ou
l’urine. Il est prescrit pour
- Diagnostiquer et surveiller les maladies liées à une concentration anormalement
élevée d'acide urique telles que la goutte
- Évaluer le fonctionnement des reins et du foie, la lithiase urinaire (présence des
particules solides dans l’appareil urinaire)
II. Echantillons utilisés et mode d’obtention
3 types d’échantillons peuvent être utilisé pour doser l’acide urique
- Le sang : prélevé à jeun au niveau du pli du coude dans un tube EDTA ou hépariné
- L’urine : prélevé sur 24h dans un pot stérile
- Le liquide synovial qui est le liquide permettent de lubrifier nos articulations. Il est
prélevé par une technique appelée l’arthrocentèse qui consiste a insérer un aiguille
dans l’articulation pour prélever le liquide synovial. Elle se fait généralement au
niveau du gros orteil
III. Matériel utilisé et procédure de réalisation
Matériel utilisé
Pour réaliser le dosage de l'acide urique, il faut : le sérum ou plasma, des tubes à essai, une
pipette graduée, une centrifugeuse, un spectrophotomètre, une solution standard d'acide
urique et des réactifs spécifiques.
Procédure de réalisation
Principe : L’uricase agit sur l’acide urique pour produire de l’allantoïne, du dioxyde de
carbone et du peroxyde d'hydrogène. En présence de peroxydase, le peroxyde d’hydrogène
réagit avec un chromogène pour former une quinonéimine, complexe de couleur rouge.
L’absorbance mesurée à 505 nm, est proportionnelle à la quantité d’acide urique dans le
spécimen.
Mode opératoire
- Centrifuger le sang pour obtenir le plasma ou le sérum
- Ajouter le réactif de dosage des triglycérides au plasma ou sérum
- Incuber le mélange
- Mesurer la coloration produite à l’aide d’un spectrophotomètre
- Lire ou calculer la concentration de triglycérides
IV. Valeurs de référence et interprétation des résultats
a) Valeur de référence
- Dans le sang ou sérum
Sérum ou plasma mg/L µmol/L
Enfant 20-55 119-327
Homme 35-72 208-428
Femme 26-60 155-357
- Dans l’urine 250-750 mg/24h soit 1,48-4,43mmol/24h
Le taux d’acide urique peut varier en fonction :
De l’âge : (- 20 % chez l’enfant) ;
Du sexe : (-20 % chez la femme) ; car les hormones ovariennes
D’une grossesse : le taux diminue (- 25 %) jusqu’au 6e mois ;
Du poids : le taux augmente chez les personnes obèses
b) Interprétation des résultats
En cas d’une augmentation de l’acide urique dans le sang on a une hyperuricémie.
Dans ce cas le diagnostic peut être
- Une goutte
- Une insuffisance rénale
- Une surconsommation d’aliment riche en purine (viande rouge, fruit de mer)
- Une arthrose (dont l’acide urique est élévée dans le liquide synovial
En cas de baisse de l’acide urique dan le sang on a une hypo uricémie.
Dans ce cas le diagnostic peut-être
- Une insuffisance hépatique
- Une sous-consommation d’aliment riche en purine
V. Symptômes des taux élevés d’acide urique (goutte)
La goutte est l'inflammation d'articulations due à des dépôts de cristaux d'acide urique. Les
symptômes de la goutte sont :
- Inflammation et Douleurs aux articulations généralement au niveau du gros orteil
- Fièvre, frissons et fatigue générale
VI. Prise en charge de la goutte
Le traitement la goutte inclut :
- Le changement alimentaire : éviter les aliments riches en purine comme les viandes
rouge, les fruits de mer et les boissons sucrées et alcoolisé
- Faire du sport
- S’hydrater
- Utiliser les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (pour aider à
soulager la douleur et l’inflammation), l’allopurinol (aide a baissé le taux d’urate dans
le sang
CHAPITRE 7 : LA CHLAMYDIA
INTRODUCTION
La chlamydia est une maladie sexuellement transmissible (MST) courante. Elle est
causée par une bactérie intracellulaire obligatoire appelée Chlamydia
trachomatis. N’importe qui peut contracter la chlamydia surtout les plus jeunes ;
Néanmoins on distingue 3 espèces pathogènes chez l’homme :
- Chlamydia trachomatis : responsable d’infection génitales et oculaires
- Chlamydia pneumoniae responsables des infections des voies respiratoires
- Chlamydia psittaci responsable de la pneumonie
I. Mode de Transmission de la chlamydia
- La chlamydia se transmet principalement par contact sexuel non protégé avec
une personne infectée. Cela peut inclure des rapports sexuels vaginaux, anaux ou
oraux.
- La transmission de la chlamydia peut également se produire de la mère à l'enfant
pendant l'accouchement, ce qui peut entraîner des complications pour le nouveau-
né.
II. Symptômes
La plupart des personnes infectées par la chlamydia ne présentent aucun symptôme :
elle est qualifiée de silencieuse. Cependant, lorsque des symptômes apparaissent, ils
peuvent inclure :
- Chez les hommes : une sensation de brûlure lors de la miction, des écoulements
anormaux du pénis, des douleurs ou gonflements des testicules.
- Chez les femmes : des pertes vaginales anormales, des douleurs pendant les
rapports sexuels, des douleurs abdominales basses, des saignements entre les
règles, la dyspareunie (douleur pendant l’acte sexuel
- Chez les deux sexes : une inflammation de l'urètre, des douleurs ou des brûlures
en urinant.
III. Complications
Les complications à long terme des chlamydioses sont surtout préoccupantes chez la femme.
En effet, une infection à Chlamydia non traitée peut provoquer une inflammation de l’utérus
et des trompes de Fallope, à l’origine d’infertilité ou de grossesses extra-utérines. L’infection
à Chlamydia peut aussi être transmise au moment de l'accouchement de la mère à l’enfant et
provoquer une pneumonie ou une infection des yeux chez le nouveau-né (conjontivite). Chez
l’homme, une infection à Chlamydia non traitée peut provoquer une inflammation de la
prostate, des testicules ou de l’épididyme. Chez la femme et l’homme, l’infection
à Chlamydia expose à un risque accru d’infection par le VIH
IV. Diagnostic