EXPOSE ORAL
THEME : LE PETROLE
SOMMAIRE :
I – Formation du Pétrole
II – Les différentes méthodes d’extraction du pétrole
III – Les méthodes de raffineries ou de raffinage
IV – Les différents gisements pétrolifères de Cote d’Ivoire
V – Les différents dérivés du pétrole et leurs intérêts
VI – Composition du pétrole et les gaz naturels
Introduction
En 1859, à Titusville, en Pennsylvanie, Edwin Drake a extrait pour la
première fois un liquide d’une valeur inestimable. Le pétrole fit alors sa
première apparition dans le monde à ce puits d’une vingtaine de mètre
de profondeur. Ce fut le début de la naissance de l’industrie
révolutionnaire de l’or noir. Cette découverte a suscité des questions
pour les plus curieux. Ceux-ci en viennent à se demander d’où sort ce
trésor ? Comment s’est-il constitué ? Comment le manipuler au profit de
l’Homme ? Nous exploiterons, dans cette présentation, la conception, la
constitution et les intérêts du pétrole.
I – La formation du pétrole
Le pétrole est l’huile minérale résultante de la dégradation thermique de
matières organiques contenues dans certaines roches appelées roches-
mères. Ce sont des résidus d’êtres vivants appelés kérogène et qui sont
préservés dans des milieux sans oxygène, se mêlant ainsi aux
sédiments minéraux pour former la roche-mère. Les sédiments vont
continuer à s’accumuler pendant des millions d’années et entrainer la
roche-mère dans de grandes profondeurs. Et sous l’action des hautes
températures, entre 2500 et 5000 mètres, le kérogène se transforme en
pétrole liquide et en gaz. Mais à plus de 5000 mètres, le pétrole finit par
se transformer en gaz. Maintenant plus légers que l’eau, le pétrole et le
gaz remontent vers des niveaux de roches réservoirs dans lesquels ils
sont conservés si ceux-ci sont surmontés de roches couvertures. Si rien
ne les arrête, ils remontent à la surface, d’où l’origine des mares de
pétrole. Lors de cette remontée, plusieurs hydrocarbures peuvent rester
coincés dans des pièges créés par des plis ou des failles. Et s’ils
s’accumulent suffisamment, cela créerait des gisements exploitables par
les explorateurs pétroliers.
II – Les différentes méthodes d’extraction du pétrole
Extraire du pétrole est un travail mécanique qui demande force et
stratégie et dépend surtout de facteurs géologiques. Nous pouvons
observer plusieurs méthodes pour l’extraire.
1 – Les méthodes de forage et de pompage
Ce sont des méthodes traditionnelles utilisées pour extraire le pétrole
classique qui est un liquide à température atmosphérique, ce qui lui
permet de s’écouler dans les puits et les pipelines. Il est plus facile et
moins coûteux d’extraire du pétrole classique et celui-ci nécessite moins
de traitement après l’extraction. La technique de forage la plus répandue
est celle du forage Rotary qui s’est beaucoup renouvelée, en particulier
avec les forages déviés, permettant de contourner un obstacle
souterrain, ou forages horizontaux, permettant de traverser le réservoir
sur toute sa longueur. Le pétrole classique peut aussi bien être terrestre
qu’extracôtier.
2 – L’extraction de surface
Cette récupération du pétrole utilise deux méthodes. Nous avons
d’abord l’exploitation minière est utilisée lorsque les gisements de sables
bitumineux se trouvent à moins de 70 mètres de la surface de la terre.
Vingt pour cent des réserves de sables bitumineux sont suffisamment
proches de la surface pour être exploitées. Le sable pétrolifère, après
avoir été transporté, est ensuite mélangé à de l’eau chaude et pompé
par pipeline vers une usine appelée valorisation, où le pétrole bitumé est
séparé des autres composants tels que le sable, l’argile et l’eau.
La seconde méthode est la technologie in situ qui permet de récupérer
le bitume plus profond. «In situ» signifie «en place», car le bitume est
séparé du sable sous terre, directement dans le gisement lui-même.
Ceci se fait en chauffant le bitume afin qu’il devienne assez fluide pour
qu’il puisse être pompé à la surface.
Il existe plusieurs façons de chauffer le bitume sous terre dont les deux
méthodes couramment utilisées, le drainage à gravité assisté par vapeur
(SAGD) et la stimulation cyclique de vapeur (CSS). L’extraction de
surface est utilisée sur le pétrole non classique qui ne peut être extrait
seulement de cette manière car le fait qu’il soit piégé dans des
formations rendent difficile son extraction. Ainsi, on ne peut pas avoir
recours aux méthodes traditionnelles de forage et de pompage.
3 – L’extraction de pétrole en mer
L’extraction de pétrole en mer est un processus unique par rapport à
l’extraction de pétrole sur les côtes. Au départ, les entreprises peuvent
commencer leur processus d’exploration en examinant les données
géologiques et géophysiques existantes pour en savoir plus sur les
réservoirs potentiels.
Ensuite, des levés sismiques sont effectués pour cartographier les
structures géologiques sous le fond marin. Si une analyse des données
sismiques révèle une structure géologique qui pourrait contenir des
ressources pétrolières et gazières, une entreprise peut décider de forer
un puits d’exploration. Des informations précises sont nécessaires avant
d’investir dans le forage d’un puits d’exploration étant donné le coût
élevé du forage en mer.
III – Les méthodes de raffineries ou de raffinage
Le raffinage des hydrocarbures consiste à mettre en œuvre des produits
chimiques, des catalyseurs, la chaleur et la pression pour séparer et
combiner les types fondamentaux de molécules d’hydrocarbures
présents à l’état naturel dans le pétrole brut en groupes similaires. Il
permet aussi de réarranger les structures et les liaisons moléculaires
pour obtenir des composés et des molécules d’hydrocarbures différents
et plus intéressants.
Les différentes méthodes sont le dessalage du brut, l'adoucissement
chimique, le traitement à l'acide, le traitement à la terre par contact,
l'hydrodésulfuration, le raffinage aux solvants, le lavage à la soude
caustique, l'hydrotraitement, le séchage, l'extraction par solvants et le
déparaffinage aux solvants.
IV – Les différents gisements pétrolifères de Côte d’Ivoire
Ce qui a inspiré les recherches pétrolières en Côte d’Ivoire fut la
découverte des sables bitumeux d'Eboïnda dans les années 40 avec le
forage de plus de 300 puits de 20 m de profondeur. Et les productions
étaient plutôt rentables, atteignant 10 tonnes par jour. Mais à partir des
années 50, après des travaux géophysiques, la SAP (Société Africaine
de Pétrole) exécute, des forages de 10 puits, sans succès éclatant. La
Côte d'Ivoire est alors déclarée stérile en matière d'hydrocarbures. Cette
affirmation est rendue obsolète dans les années 70 quand l’Etat décide
de relancer l’aventure pétrolière en attribuant des permis d’exploitation à
des groupes internationaux tels que Shell, Esso, Erap ; et en créant la
société nationale d’opérations pétrolières PETROCI. On assistera ainsi à
la découverte du premier gisement d'hydrocarbures offshore, dénommé
Bélier en 1974.
Il s’en est suivi de la découverte de plusieurs autres champs
d’exploitation tels que :
le champs Lion et Panthère en 1993 et 1994 sur le bloc CI-11 au
large de Grand-Lahou ;
le champs Foxtrot en 1981 sur le bloc CI-27 au large de
Jacqueville ;
le champs Espoir en 1980 sur le bloc CI-26 aussi situé au large
Jacqueville ;
le champs Baobab en 2001 sur le bloc CI-40 au bassin
sédimentaire ivoirien à environ 65 km au sud-ouest d'Abidjan.
La Côte d'Ivoire compte actuellement 51 champs pétroliers identifiés,
mais seulement 4 sont en production.
V – Les différents dérivés du pétrole et leurs intérêts
Le pétrole est une énergie fossile, utilisée notamment dans les
transports et la pétrochimie.
Ses dérivés et leurs applications sont donc :
le polychlorure de vinyle (PVC) utilisés les tuyaux rigides, les gaines
électriques, les profilés, huisseries ;
le polyéthylène utile dans l’industrie automobile, la fabrication de
sacs d’emballage de supermarché, tuyaux et profilés, sacs poubelles,
sacs congélation, bouteilles et corps creux, fibres, objets mouillés par
injection ;
le polytétrafluoroéthylène (PTFE) appliqué dans le revêtement des
poêles Tefal, autres applications en chimie, etc ;
le polypropylène utilisé dans les articles moulés par injection pour les
industries automobile, électroménager, ameublement, jouet,
électricité, alimentation boites et bouteilles diverses, fils, cordages,
films, sacs d’emballage, boitier de phare, etc ;
le polystyrène et copolymères associés (ABS) utile pour les
emballages, bâtiments, Bic Cristal, automobile, électroménager,
ameublement, jouets, emballages pour cosmétiques, médicaments et
produit alimentaire, contreporte de frigo ;
le poly-isobutène appliqué dans les chambres à air ; le polybutadiène
(BR) utilisé pour la fabrication des pneus ;
le styrène butadiène (SBR) utilisé pour les caoutchouc synthétiques,
les tapis transporteurs, les semelles, les garnitures de pompes ;
l’acrylates et méthacrylates appliqué en peinture, revêtement de
surface, fibres, adhésif, encre, verrière, verre de lunettes, lavabos,
baignoires, cabine de douches ;
le polyamides appliqué dans les fibres d’habillement, les pièces
mécaniques de frottement, les réservoirs à essence, les seringues ;
le polycarbonate rentre dans la composition des gilets pare-balles,
casques de motos, bidons, bouteilles, biberons, moulinets de canne
à pêche, verres de sécurité, boitiers photos et les feux clignotants.
VI – Composition du pétrole et les gaz naturels
Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures (molécules formées
d'atomes de carbone et d'hydrogène) et de molécules contenant
également d'autres atomes, principalement du soufre, de l'azote et de
l'oxygène. Le gaz naturel est également formé d’hydrocarbure,
principalement du méthane et d’autres gaz inerte.
Conclusion
L’or noir, huile minérale naturelle combustible, découvert au milieu du
XIXe siècle a été un grand cadeau de la nature car il à contribuer au
développement du monde. Son indispensabilité vient du fait qu’il nous
sert pour tout dans la vie quotidienne. En effet, avec les méthodes de
raffinage, il devient la principale matière première des carburants qui
alimentent les transports et est aussi utilisé par l'industrie de la
pétrochimie pour un grand nombre de produits de la vie quotidienne.
Heureusement la Côte d’Ivoire a aussi connu cette expérience. Et bien
qu’il n’y ait que 4 champs pétroliers ivoiriens en production sur les 51
identifiés, les productions restent rentables. Cependant, le pétrole n'est
pas une énergie renouvelable, mais une énergie fossile puisqu’il met des
milliers d'années à se former, et que bientôt nous ne pourrons plus
utiliser ses gisements car ceux-ci sont pratiquement tous exploités par
l'Homme.