Electro Magn Appl 02
Electro Magn Appl 02
ÉLECTROMAGNÉTISME
ET APPLICATIONS
ÉLECTROMAGNÉTISME ET
APPLICATIONS
KIKUNGA KASENDA Ivan
Introduction générale 7
1 Rappels d’Électrostatique 9
1.1 Interaction électrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.1 Charge électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.2 Lois sur la charge électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.3 Distribution des charges électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Loi de Coulomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Champ électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.1 Vecteur champ électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.2 Vecteur champ électrique créé par une charge ponctuelle . . . . . . 12
1.4 Vecteur densité de flux électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.5 Flux électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.6 Théorème de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.7 Travail effectué pour déplacer une charge ponctuelle . . . . . . . . . . . . . 15
1.8 Potentiel électrostatique et Différence de potentiel électrostatique (ddp) . . 16
1.8.1 Indépendance du chemin suivi et potentiel électrique . . . . . . . . 16
1.8.2 Potentiel électrostatique créé par une charge ponctuelle . . . . . . . 17
1.8.3 Potentiel électrostatique créé par une distribution de charges . . . . 17
1.9 Énergie potentielle électrostatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.9.1 Énergie potentielle électrostatique d’une charge ponctuelle dans un
champ électrique extérieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.9.2 Énergie potentielle électrostatique d’un système de charges ponctuelles 18
1.10 Équation de Poisson et Équation de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.11 Les condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.11.1 Capacité d’un conducteur en équilibre . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.11.2 Condensateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.12 Conditions aux limites à la surface de séparation de deux diélectriques . . . 21
2
TABLE DES MATIÈRES 3
Bibliographie 41
4
TABLE DES FIGURES 5
6
Introduction générale
L’électricité est une partie de la Physique qui étudie les phénomènes liés aux charges
électriques. Elle comprend trois parties :
7
LISTE DES TABLEAUX 8
- Étudier la dynamique des particules chargées dans les champs électriques et magné-
tiques ;
Rappels d’Électrostatique
1F r = 1statC ≃ 3, 34 × 10−10 C.
"Deux charges de même nom se repoussent tandis que deux charges de noms contraires
s’attirent."
Remarque 1.1 • L’origine des deux types d’électricité s’interprète aisément grâce à
la structure atomique de la matière. Les corps chargés positivement ont un excès
de protons (manque d’électrons) tandis que ceux chargés négativement ont un excès
d’électrons (manque de protons).
• La plus petite charge électrique isolable (en valeur absolue) est celle de l’électron
(charge élémentaire).
qe = e = −1, 602 × 10−19 C.
9
CHAPITRE 1. RAPPELS D’ÉLECTROSTATIQUE 10
dq Z
λ= =⇒ q = λ dl. (1.1)
dl (C)
où λ est la densité linéaire de charge (en C/m). Si λ = cste, on dit que la courbe
(C) est uniformément chargée.
b Distribution surfacique ou superficielle : la charge électrique est repartie
sur une surface (S).
dq x
σ= =⇒ q = σ dS. (1.2)
dS
(S)
dq y
ρ= =⇒ q = ρ dV. (1.3)
dV
(V )
→
− 1 q 1 q2 →
−
F 12 = 2
e r12 . (1.4)
4πε r12
Unité : Dans le SI, l’unité de la force est le newton (N). Dans la relation (1.4) :
→
−
• F 12 est le vecteur force (Force de Coulomb) traduisant l’action de la charge q1 sur
q2 ;
ε = ε0 εr .
Remarque 1.2 Dans le relation 1.4, dans le membre de droite, le pré-facteur est tel que
1 9 × 109 k
= ≡ .
4πε εr εr
Exercice 1.2 Calculer le rapport entre la force de répulsion électrique et la force de gra-
vitation attractive entre deux particules α. On rappelle que la particule α a la structure du
noyau de l’atome de Hélium.
Exercice 1.3 Aux deux extrémités d’un fil de longueur l = 2m, sont attachés deux ballons
sphériques gonflés avec de l’hélium (l’hélium étant plus léger que l’air), et portent la même
charge +q. On suspend au milieu du fil une masse m = 5g. Le système abandonné à lui
même dans l’atmosphère occupe alors une position d’équilibre stable dans un même plan
π
vertical, telle que chaque moitié du fil fait un angle α = rad avec l’horizontale. En
4
négligeant les masses du fil et des ballons, calculer la valeur de la charge q sur les ballons.
Exercice 1.4 Une minuscule goutte d’huile électrisée est pulvérisée entre deux armatures
→
−
métalliques entre lesquelles règne un champ électrique uniforme E . En utilisant une mo-
délisation simple des forces agissant sur la goutte :
Les lignes de champ électriques créées par une charge ponctuelle sont ra-
diales.
Figure 1.2 – Lignes de champ électrique créées par des charges ponctuelles.
Ceci permet une autre interprétation de l’action à distance des charges ponctuelles : les
lignes de champ électrique ont toujours leur origine sur une charge positive et se terminent
sur une charge négative.
Figure 1.3 – Interprétation de l’interaction électrostatique à partir des lignes de champ électrique.
[Link]
Lorsqu’on plonge une particule de charge électrique q dans un champ électrique uniforme
→
−
E , elle subit une accélération →
−
a donnée par :
→
− q →
−
a = E. (1.7)
m
Exercice 1.5 Une particule chargée, de masse m et de charge q, est placée dans un champ
→
− →
−
électrique uniforme E = E i . Au temps t = 0, la particule est lancée avec une vitesse
→
−
initiale →
−
v 0 = v0 i . Trouver le vecteur vitesse ainsi que le vecteur position au temps t > 0.
On considère le cas où la charge électrique est repartie sur, un ligne, une surface ou un
volume, en général, dans un domaine (D). Pour calculer le vecteur champ électrique créé
par cette distribution, on commence d’abord par calculer le champ électrique élémentaire
→
−
d E créé par une charge électrique élémentaire dq ; puis on intègre sur le domaine.
λ dl →
−
e r ≡ Distribution linéaire;
r 2
→
− 1
σ dS →
−
dE = e r ≡ Distribution surfacique; (1.8)
4πε
r 2
ρ dV →
−
e r ≡ Distribution volumique.
r2
Exercice 1.6 Trouver les expressions des vecteurs champs électriques créés par les distri-
butions de charges suivantes :
a Ligne infinie de charges ;
b Plan infini de charges ;
c Disque de rayon R (On calculera le vecteur champ en un point situé sur l’axe per-
pendiculaire au disque et passant par son centre).
Unité : Dans le SI, l’unité de l’induction électrique est le coulomb par mètre
carré(C/m2 ).
−
→ −
avec dS = → n dS est le vecteur surface élémen-
taire de vecteur normal →−n.
Unité : Dans le SI, l’unité du flux électrique est
Figure 1.5 – Illustration de la notion de flux le Coulomb (C).
électrique.
Licence 1 GI 2024-2025 - Électromagnétisme et Applications - Kikunga Kasenda Ivan
CHAPITRE 1. RAPPELS D’ÉLECTROSTATIQUE 15
"La divergence du vecteur induction électrique est égale à la densité des charges élec-
triques."
→
− →
− ρ
div D = ρ ⇐⇒ div E = . (1.11)
ε
Exercice 1.7 Utiliser le théorème de Gauss pour trouver les expressions des champs élec-
triques dans les cas suivants :
• Si W > 0 ; le travail doit être fourni par l’agent extérieur pour déplacer la charge
électrique ;
• Si W < 0 ; le travail est accompli par le champ électrique.
Remarque 1.3 En tenant compte du concept de travail des forces électrostatiques, le
champ électrique revêt une nouvelle unité ; le volt par mètre (V/m).
1N/C = 1V /m.
"Le travail accomplit pour déplacer une charge électrique ponctuelle d’un point A à un
point B ne dépend pas du chemin suivi mais il dépend des valeurs extrêmes du potentiel."
WAB Z A
− →
→ −
VAB = =− E · dl . (1.16)
q B
Ainsi, on définit le potentiel d’un point A à un point B est défini comme le travail
qu’il faut fournir pour déplacer une charge électrique positive unité q, de B jusqu’en A.
Corollaire 1.3 Travail des forces électrostatiques
VA = VA∞ = VA − V∞ =⇒ V∞ = 0.
Corollaire 1.4 "Le travail des forces électrostatiques le long d’un chemin fermé est nul."
I
− →
→ −
E · dl = 0. (1.18)
En vertu du théorème de l’énergie potentielle, on constate qu’il existe une énergie po-
tentielle électrostatique U donnée par :
U = qV. (1.22)
W1 = 0.
• Et inversement.
En sommant, on a :
1 X X 1 qi qj 1X
U= ≡ qi Vi . (1.23)
2 i j̸=i 4πε rij 2 i
On montre que :
−ρ
∇2 V = . (1.25)
ε
Exercice 1.9 Soit deux conducteurs plans parallèles, le premier plan est le plan z = 0
et le second en z = d > 0. La région entre ces deux plans est dépourvue de charges. En
négligent les effets de bord, trouver la fonction potentiel électrique V (z).
Exercice 1.10 Solution de l’équation de Laplace à deux dimensions - Méthode
de Fourier
Soit une plaque placée dans le plan horizontal xOy. en utilisant la méthode de Fou-
rier encore appelée méthode des séparation des variables, montrer que le potentiel
électrique de la plaque est donnée par :
V (x, y) = (A cosh kx + B sinh kx) (A cos kx + B sin kx) (1.27)
avec k, une constante réelle.
Étant donné qu’à tout conducteur auquel on applique une ddp voit apparaître une
charge +q sur un côté et −q sur l’autre côté. Alors, tout conducteur possède une capacité.
celle-ci ne dépend que de la géométrie du système et des propriétés du (ou des) diélec-
trique(s) impliqué(s). En ce moment, le conducteur emmagasine une énergie donnée par la
relation :
1 1
W = q V = C V 2. (1.29)
2 2
1.11.2 Condensateurs
a. Définition
1. Condensateur plan. Il s’agit d’un condensateur dont les armatures (d’aire S) sont
planes, parallèles et séparées d’une distance e.
S
C=ε .
e
1 1
C = 4πε − .
R1 R2
3. Condensateur plan. Il s’agit d’un condensateur dont les armatures (d’aire S) sont
planes, parallèles et séparées d’une distance e.
2πεl
C= .
R2
ln
R1
Représentation schématique
Capacité équivalente
1 1 1 1 Ceq = C1 + C2 + · · · + Cn .
= + + ··· + .
Ceq C1 C2 Cn (1.31)
(1.30)
avec →
−
r , le vecteur position.
Exercice 1.13 Du point de vue du potentiel et du champ électrique qu’ils créent, les noyaux
de certains atomes légers peuvent être modélisés par une distribution volumique de charge
−→
à l’intérieur d’une sphère de centre O et de rayon a. On désigne par →−r = OP , le vecteur
position d’un point P quelconque de l’espace. Pour r < a, la charge volumique ρ(r) qui
représente le noyau varie en fonction de r suivant la loi :
!
r2
ρ(r) = ρ0 1− 2 (1.36)
a
Exprimer la charge totale q du noyau.
Exercice 1.14 Une force électrique pousse un pendule chargé vers la droite et lui donne
une inclinaison de 30◦ avec la verticale. Dans cette configuration, déterminez la charge de
la masse au bout du pendule sachant que la masse du pendule est de 2g.
Exercice 1.15 Quel est le champ électrique (grandeur et direction) entre ces deux plaques
parallèles ?
Exercice 1.16 Quel est le champ électrique (grandeur et direction) entre la plaque n◦ 2 et
la plaque n◦ 3 ?
→
−
Exercice 1.17 Soit la densité de flux électrique D = 2x→ −e x + 3→
−e y (C/m2 ). Déterminer
le flux total traversant un cube de 2m de côté et centré à l’origine. Les côtés du cube sont
parallèles aux axes de coordonnées.
Exercice 1.18 En tenant compte du poids des électrons, montrer qu’il existe une ddp entre
deux points d’altitudes différentes d’un conducteur en équilibre. Calculer cette ddp pour une
altitude de 300m.
Exercice 1.20 Un électron se déplace vers la droite avec une vitesse initiale de 2×106 m/s.
Il entre alors dans un champ de 100N/C dirigé vers le bas fait par deux plaques char-
gées (On suppose que le champ est uniforme entre les plaques et qu’il commence abrupte-
ment quand l’électron arrive entre les plaques et se termine abruptement quand il sort de
plaques.).
b Quel est le déplacement vertical de l’électron à sa sortie des plaques (d sur la figure
1.11) ?
Exercice 1.21 Un objet de 100g est suspendu à un ressort qui n’est pas étiré initialement,
tel qu’illustré sur la figure 1.12. (Il n’y a pas de friction.) Quel sera l’étirement maximal
du ressort quand on laissera tomber la masse si on tient compte de la gravitation ?
b Quel est le déplacement vertical de l’électron à sa sortie des plaques (d sur la figure
1.11) ?
b
d Écrire la solution générale.
Exercice 1.23 Deux cônes co-axiaux sont respectivement portés aux potentiels V1 et V2
l’ouverture du premier cône est θ1 et le second est θ2 > θ1 . Montrer que la fonction potentiel
électrique est :
V (θ) = A ln cosecθ − cot θ + B (1.41)
avec A, B des constantes d’intégration.
Trouver les constantes d’intégration A et B en tenant compte des conditions aux limites.
On rappelle l’expression du laplacien en coordonnées sphériques :
! !
2 1 ∂ ∂ 1 ∂ ∂ 1 ∂2
∇ = 2 r2 + 2 sin θ + 2 2 .
r ∂r ∂r r sin θ ∂θ ∂θ r sin θ ∂φ2
→
−
Exercice 1.24 On donne le champ E 1 = 2→ −e x − 3→ −e y + 5→
−
e z (V /m) à la surface non
→
−
chargée des diélectriques. Trouver E 2 ainsi que les angles θ1 et θ2 , selon la figure 1.14.
Exercice 1.25 Un diélectrique sépare deux régions (1) et (2). Cette surface de séparation
est le plan yOz, la première région est telle que x < 0 et la seconde est telle que x > 0. On
→
− →
−
donne D 1 = 3→ −e x − 4→
−e y + 6→
−
e z (C/m2 ). Calculer le champ électrique E 2 et les angles θ1
et θ2 que les vecteurs champs forment avec l’axe des x. On donne εr1 = 3 et εr2 = 3, 4.
En ce moment, on a :
q
I= . (2.1)
t
26
CHAPITRE 2. LE RÉGIME VARIABLE EN COURANT CONTINU 27
dq
i= . (2.2)
dt
→
− −∂ρ
div J = . (2.3)
∂t
→
−
Le vecteur J est le vecteur densité de courant 1
Théorème 2.3 Les différences de potentiel aux bornes des deux éléments du circuit sont :
E
avec Imax = .
R
Remarque 2.1 1. La constante de temps a les dimensions du temps.
Figure 2.4 – Évolution de la charge q(t) et de l’intensité i(t) lors de la charge d’un condensateur dans
un circuit RC.
Figure 2.5 – Évolution des ddp vR (t) et vC (t) lors de la charge d’un condensateur dans un circuit RC.
Remarque 2.2 On peut montrer que l’énergie du condensateur est égale à la moitié de
celle fournit par la source. En effet ;
1
WC = CE 2 . (2.8)
2
Exercice 2.1 Définir le concept de demie-vie d’un circuit RC. Déterminer cette grandeur
dans le cas d’un circuit RC série.
Figure 2.7 – Évolution des ddp q(t) et i(t) lors de la décharge d’un condensateur dans un circuit RC.
Figure 2.8 – Évolution des ddp vR (t) et vC (t) lors de la décharge d’un condensateur dans un circuit
RC.
Au 19e siècle, on commença à installer des câbles sous-marins pour transmettre des
messages télégraphiques. C’était un simple fil métallique entouré d’une gaine isolante. Tou-
tefois, quand on envoyait des signaux dans ces fils, le courant variait très lentement, ce qui
faisait qu’il fallait un certain temps pour qu’on capte le signal à l’autre bout du fil. On
remarqua cela pour la première fois en 1853 dans un câble sous-marin entre l’Angleterre
et la Hollande. En fait, on venait de construire un circuit RC géant avec une énorme
constante de temps. Pourtant, c’était un simple fil. Où est le condensateur ? L’eau salée
est conductrice et qu’elle peut agir comme une armature. On avait donc un vaste conden-
sateur cylindrique formé d’une armature qui était le fil métallique et d’une autre armature
constituée de l’océan, séparé par la gaine isolante du fil. Quand on appliquait une différence
de potentiel, le courant montait lentement comme dans un circuit RC et il ne montait pas
assez vite pour qu’on puisse envoyer des signaux télégraphiques en faisant le code morse
très rapidement comme on pouvait le faire à l’époque. Il fallait faire ce code très lentement,
ce qui limitait le nombre de messages qu’on pouvait envoyer. On pouvait à peine faire 10
mots par minute. Comme on voulait faire un câble transatlantique, il fallait résoudre ce
problème. C’est Lord Kelvin qui analysa correctement ce qui se passait et proposa des solu-
tions pour corriger cet effet. En partenariat avec une compagnie, il procéda à l’installation
d’un fil transatlantique qui éliminait ce problème en 1867. C’est ce qui fit la fortune de
Kelvin.
1. À t = 0, la différence de potentiel aux bornes des condensateurs est nulle alors ils
agissent comme des courts-circuits.
2. À t = +∞, les condensateurs ont atteint leur charge d’équilibre et il n’y a pas de
courant dans les branches les contenant. Ils agissent en circuits ouverts.
a Quels sont les courants dans les branches de ce circuit immédiatement après la fer-
meture de l’interrupteur ?
b Quels sont les courants dans les branches de ce circuit et quelle est la charge du
condensateur de ce circuit au bout d’un temps très long après la fermeture de l’inter-
rupteur ?
Le pacemaker est en fait un générateur d’impulsions ; il peut être modélisé par le cir-
cuit électrique en dérivation, ci-contre, qui comprend un condensateur de capacité C, un
conducteur ohmique de résistance R, une pile spéciale et un transistor qui joue le rôle
d’interrupteur, K. Quand l’interrupteur est en position (1) le condensateur se charge de
façon quasi-instantanée. Puis, quand l’interrupteur bascule en position (2), le condensa-
teur se décharge lentement à travers le conducteur ohmique de résistance R, élevée, jusqu’à
une valeur limite ulimite . A cet instant, le circuit de déclenchement envoie une impulsion
électrique vers les sondes qui la transmettent au cœur : on obtient alors un battement !
Cette dernière opération terminée, l’interrupteur bascule à nouveau en position (1) et le
condensateur se charge, etc. . .
b. Écrans tactiles
Figure 2.14 – Évolution de l’intensité i(t) lors de l’établissement d’une ddp continue aux bornes d’une
bobine dans un circuit RL série.
Exercice 2.5 Définir le concept de demie-vie d’un circuit RL série. Déterminer cette
grandeur dans le cas d’un circuit RL série.
La baisse du courant sa fait à un rythme tel que la ddp aux bornes de la bobine est
égale à celle de la résistance ;
di
Ri = L .
dt
Ce courant qui continue peut devenir dangereux dans le cas où l’inductance est élevée.
1. À t = 0, l’intensité du courant traversant la bobine est nulle alors elle agit comme
un circuit ouvert.
2. À t = +∞, l’intensité atteint sa valeur maximale. La bobine se comporte comme un
court-circuit.
R q
avec 2α = , le coefficient d’amortissement 2 ; ω = ω02 − α2 3 , la pseudo-pulsation du cir-
L
1
cuit et ω0 = √ est la pulsation propre du circuit. La solution (2.19) est possible si
LC
ω0 > α.
Figure 2.18 – Évolution de la charge d’un condensateur dans un circuit RLC série.
Exercice 2.7 Trouver la solution dans le cas du circuit RLC série connecté à une source
de tension continue E.
2. Le coefficient d’amortissement s’exprime en s−1 .
3. La pseudo-pulsation s’exprime en rad/s.
Exercice 2.8 Dans un circuit RLC série, le courant initial est nul et la différence de
potentiel initiale aux bornes du condensateur est de 50V . On donne R = 5Ω, L = 1mF et
C = 80mH.
d Combien faudra-t-il de temps pour que le courant atteigne 90% de sa valeur maxi-
male ?
a Quelle est le courant dans l’inducteur 0, 5ms après qu’on ait mis l’interrupteur à la
position b ?
b Quelle est la différence de potentiel aux bornes de l’inducteur 0, 5ms après qu’on ait
mis l’interrupteur à la position b ?
Exercice 2.11 Dans le circuit suivant, quel est le courant fourni par la pile
Exercice 2.12 Dans le circuit suivant, quel est le courant fourni par la pile
Exercice 2.13 Soit le circuit ci-dessous. L’interrupteur est ouvert à l’instant t = 0. Trou-
ver i(t) pour t > 0.
Exercice 2.14 Soit le circuit ci-dessous. L’interrupteur est en position (1) à l’instant
t = 0. Trouver iR (t) et vR (t) pour t > 0.
[1] Moued, M. (2022). Électricité et Magnétisme. Cours et exercices corrigés. Cours UEG1.
Intitulé : Physique II, Centre Universitaire Nour Bachir El Bayadh.
[3] Benson, H. (2015). Physique II : Électricité et Magnétisme (Vol. 2). De Boeck Supé-
rieur.
[5] Arfken, G. B., Weber, H. J. (2005). Mathematical methods for physicists. Elsevier.
[6] Taillet, R., Villain, L., Febvre, P. (2018). Dictionnaire de physique. De Boeck Supé-
rieur.
[7] Sanz, M. N., Salamito, B. (2009). Physique tout-en-un PC-PC*-Le cours de référence.
Dunod.
[8] Queyrel, J. L., & Mesplède, J. (1987). Précis de physique : Classes préparatoires,
premier cycle universitaire : cours, exercices résolus. Électricité 1. Bréal.
[9] Queyrel, J. L., & Mesplède, J. (1987). Précis de physique : Classes préparatoires,
premier cycle universitaire : cours, exercices résolus. Électricité 1. Bréal.
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