0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues3 pages

Crises majeures de la guerre froide

Transféré par

Ablaye Dia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues3 pages

Crises majeures de la guerre froide

Transféré par

Ablaye Dia
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LA GUERRE FROIDE (PART 3)

II – Les crises de la guerre froide


2) La guerre de Corée
Depuis 1945, la Corée est coupée en deux : au nord du 38e
parallèle, c’est la zone d’occupation soviétique, au sud, la
zone d’occupation américaine. Le 25 juin 1950, la Corée du
Nord, encouragée par Staline et Mao, attaque la Corée du
Sud. La riposte américaine est immédiate : les Etats-Unis
organisent alors, avec l’accord de l’ONU, une coalition
internationale. Celle-ci repousse l’agression, mais se
heurte à 500 000 « volontaires » chinois. La guerre dure
trois ans et se révèle extrêmement meurtrière (1 400 000
morts). Truman désavoue le général Mac Arthur, qui
voulait utiliser l’arme atomique. Le front se stabilise à
proximité du 38e parallèle et l’armistice, signé en juillet
1953, marque le retour au statu quo. Si un conflit
généralisé a été évité, la guerre de Corée pousse les Etats-
Unis à conclure de nouvelles alliances. Ils intègrent le
Japon dans leur système de défense (1951), menacent
l’URSS de « représailles massives » en cas de nouvelle
agression communiste.
3) La crise de Cuba
En 1959, Fidel Castro et ses guérilleros renversent une
dictature corrompue soutenue par les Etats-Unis. Le
nouveau régime cubain nationalise les terres et les
grandes entreprises. Craignant la contagion
révolutionnaire en Amérique latine, les Américains
décident un embargo sur les exportations de sucre pour
asphyxier Cuba. Le président Kennedy cautionne même un
débarquement des anticastristes dans la baie des
Cochons, qui échoue en avril 1961. Castro se rapproche
alors de l’URSS, qui l’aide à installer des rampes de
lancement de missiles. En octobre 1962, Kennedy
découvre l’existence des rampes et apprend que des
bateaux soviétiques porteurs de fusées font route vers
Cuba. La sécurité des Etats-Unis est menacée et Kennedy
donne l’ordre à l’US Navy d’intercepter les navires. Le
monde semble au bord de la guerre nucléaire, mais l’URSS
recule. Les navires soviétiques battent en retraite, les
rampes sont démontées, les Américains s’engagent en
retour à ne pas renverser Fidel Castro.
De la coexistence à L’ébranlement des blocs
Le rapprochement entre les deux superpuissances s’opère
grâce à plusieurs facteurs :
Du coté soviétique ; la mort de Staline change les
données, Khrouchtchev élabore la doctrine de la«
coexistence pacifique » et du côté américain la perte du
monopole nucléaire et leur retard technologique dans le
domaine spatial (l’URSS lance Spoutnik en 1957). Alors la
logique bipolaire est contestée par l’émergence du Tiers-
Monde et par la contestation de la suprématie américano-
soviétique à l’intérieur de leurs blocs respectifs (depuis la
fin des années 1950, la Chine critique ouvertement la
politique de Khrouchtchev de la coexistence pacifique , le
leadership américain est lui aussi contesté à partir de
1958, par la France du général de Gaulle qui dénonce le
poids du dollar dans les échanges internationaux et
condamne l’intervention américaine au Vietnam. Elle
prône aussi une « Europe des Etats » indépendante des
Etats-Unis. Ce rejet de l’atlantisme la conduit à refuser
l’entrée du Royaume-Uni (considéré comme le « cheval de
Troie des américains») dans la CEE et à se retirer en 1966
des structures militaires de l’OTAN).

Vous aimerez peut-être aussi