Les
éoliennes
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Nive au lycée
d’Energy Observer
L A CHAÎNE ÉNERGÉTIQUE
1 · Énergie cinétique du vent en énergie de rotation
Le vent possède de l’énergie liée à sa vitesse. Lorsque le vent souffle dans les ailes de l’éolienne, il provoque leur
mise en mouvement. L’énergie du vent est convertie en énergie de rotation.
Les éoliennes du bateau Energy Observer sont dotées d’un axe vertical. La rotation des ailes se fait autour de
l’axe vertical appelé rotor.
Les pales de l'éolienne sont réalisées de manière à être aérodynamiques et pouvoir facilement réceptionner le
vent. Elles sont fabriquées avec des matériaux légers et résistants (fibres de verre et fibres de carbone).
2 · Énergie mécanique de rotation en énergie électrique
L’énergie du vent est transmise à l'arbre principal de
l’éolienne. Cependant, même avec un vent très fort,
la vitesse de rotation des pales est trop faible pour
produire de l'électricité, c'est pourquoi on utilise
un multiplicateur. Il est constitué d’un ensemble
d’engrenages et augmente la vitesse de rotation de ailes de l'éolienne
l'arbre principal en la multipliant.
Le multiplicateur est ensuite relié à l'arbre rapide qui
transmet la vitesse de rotation à un alternateur. La mise
en rotation d’aimants au voisinage des fils de cuivre rotor
d’une bobine produit de l’électricité.
multiplicateur
axe de l'alternateur j1 j2 j4 j6
bobine
alternateur
aimant aimant J6 représente le premier engrenage qui
est relié à l'arbre lent et au rotor et J1 qui
est le dernier engrenage qui a la vitesse
la plus rapide. Le multiplicateur a donc
un rôle essentiel dans le fonctionnement
de l'éolienne. j3 j5
axe de rotation
Département Éducation & Formation
reddy Minc, Professeur relais d’Universcience,
F
agrégé de physique-chimie.
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2 · Schéma de la chaine énergétique
énergie énergie
thermique thermique
vent rotor énergie électrique
Énergie du vent E 1 Énergie de rotation E2
Ailes de Multiplicateur et
l'éolienne alternateur
3 · Rendement énergétique
Le rendement énergétique R d’une éolienne
correspond au rapport de l’énergie électrique E2
récupérée sur l’énergie apportée par le vent E1.
Évolutions technologiques et performances
1 · éoliennes et aile de traction
a. De 2017 à 2019
Eoliennes à axe vertical
Bien qu’il constitue une ressource inépuisable en mer, le vent reste encore difficile à exploiter pour le transport
maritime à grande échelle, en dehors des gréements de voiliers traditionnels qui imposent de nombreuses
contraintes (câbles, renforts, structures, lests, etc…). Lors de ses deux premières campagnes de navigation en
France et en Méditerranée, Energy Observer a testé deux éoliennes à axe vertical pour la production d’énergie,
ainsi qu’un kit de traction pour la réduction des dépenses d’énergie.
Développées avec l’ICAM de Nantes, elles ont été Sur un bâtiment urbain, dans des flux irréguliers en
choisies pour l’absence de bruit, leur système direction comme en force, respectueuses de leur
antivibratoire et surtout la capacité à capter le flux environnement comme des habitants, ces éoliennes
quelle que soit sa direction. L’objectif était de miser méritent sans doute de poursuivre leur développement.
sur la mixité énergétique et de bénéficier d’un appoint
nocturne ou lorsque les conditions se dégradent.
Si cette solution reste intéressante en escale ou pour
le stationnaire, elle s’est révélée inefficace pendant les
navigations dès que le vent de face dépassait les 12
ou 13 nœuds : en raison d’un fardage trop important,
elles faisaient consommer au bateau plus qu’elles ne
produisaient. Dès que le vent apparent, composante
du vent vitesse et du vent réel, arrive de l’avant du
bateau, les éoliennes produisent plus mais leurs traînées
aérodynamiques freinent le navire. Inversement, lorsque
le vent apparent arrive de l’arrière, elles agissent comme
un gréement mais produisent peu d’électricité.
Avec une puissance fournie théorique de 1,5 kWh par
éolienne, et bien qu’elles soient efficaces en termes de
bruit et de vibrations, les éoliennes à axe vertical ont
donc été débarquées en 2019 : l’une a rejoint un projet
stationnaire développé pour AccorInvest, et la seconde
a été conservée à Saint-Malo pour d’autres projets
d’Energy Observer.
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Ailes de traction
Cette technologie d’aile dynamique (qui effectue des
8 en l’air à grande vitesse pour augmenter son pouvoir
de traction) est développée par Beyond the Sea, entre
autres. Destinée à soulager les dépenses énergétiques
du navire, elle a été testée lors du tour de France
d’Energy Observer.
Des navigations essentiellement côtières, de
nombreux changements de cap ont fait que le
bateau était peu adapté pour manœuvrer ces ailes,
qui représentaient trop de contraintes et de risques.
Avec un système de lancement et de pilotage
optimisé et sur de grandes traversées, l’équipage
continue de croire que cette technologie peut réduire
significativement les dépenses énergétiques du navire,
mais son développement mérite encore beaucoup
d’investissements.
C’est pourquoi ils ont embarqué de nouveau en 2020,
durant leur transatlantique, un « LibertyKite », une aile
stationnaire de secours qui a fait gagner 0,5 nœuds
au bateau lorsqu’elle était utilisée. Cette aile est très
simple à lancer, n’a pas besoin d’être pilotée et s’avère
être un système efficace et très sûr, notamment en cas
de panne totale.
Depuis 2019
Depuis 2019, le navire teste
un tout nouveau système
prometteur : des ailes de
propulsion automatique.
Ces Oceanwings®
permettent de réduire
la consommation
énergétique du navire,
d’accélérer sa vitesse
mais aussi de produire de
l’énergie et de l’hydrogène
tout en naviguant.
12 mètres d’envergure
Ces ailes Oceanwings® sont donc les plus grandes testées et développées à ce jour en conditions réelles. Elles
sont le fruit d’un concept breveté par VPLP design, construites en partenariat avec la CNIM. Energy Observer
va ainsi permettre un retour d’expérience inédit pour le transport maritime du futur. Les ailes, d’une surface de
31,5 m2 chacune, sont autoportées et rotatives à 360°. Elles puisent leur inspiration et leur expérience des ailes
rigides de l’America’s Cup dont l’efficacité aérodynamique est bien supérieure aux voiles traditionnelles.
Une raison fondamentale a néanmoins limité leur développement : leur rigidité, justement. Il leur manquait
jusqu’ici la capacité de réduction de surface, autrement dit l’arisage et l’affalage, comme sur un gréement
classique.
À bord d’Energy Observer, les Oceanwings® ne font pas seulement office de gréement, elles démultiplient
véritablement les performances du navire. Leur installation sur les deux flotteurs du navire permet de :
∙ Accélérer la vitesse, en complément des moteurs électriques. C’est un cercle vertueux, la propulsion électrique
permettant de stabiliser les flux aérodynamiques sur les ailes, qui à leur tour soulagent la propulsion.
∙ Réduire les dépenses énergétiques, en venant soulager les moteurs électriques
∙ Augmenter la production d’énergie pendant les navigations grâce à la production d’énergie hydrolienne
(inversion des moteurs électriques en hydrogénérateurs)
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2 ∙ Réduction des dépenses énergétiques
L’installation des Oceanwings® à bord d’Energy Observer constitue une première étape pour réduire l’impact
environnemental du transport maritime mondial. D’après des simulations réalisées sur un panel très large de
bateaux, les résultats sont extrêmement prometteurs : de 18 à 42 % de dépenses énergétiques en moins. A bord
d’Energy Observer, cette économie est évaluée à environ 35 % par les ingénieurs.
Un chiffre significatif lorsque l’on sait que 90 % du commerce mondial transite par la mer. Le transport maritime
est aussi responsable d’une forte pollution de l’air en rejetant dans l’atmosphère des polluants tels que les
particules fines, les oxydes d’azote (NOx) et de soufre (SOx).
3 ∙ Hydrogène vert (Encart «Focus sur un exemple d’hydrogène vert)
La région des Pouilles est la première région productrice d’énergie éolienne d’Italie. Un quart des parcs éoliens
s’y trouvent et produisent 4359 GWh, soit un quart de la production d’énergie éolienne italienne.
La crise économique, qui f rappe le pays depuis bientôt 10 ans, a mis à mal le réseau électrique. Dans les Pouilles,
région très rurale et marginalisée, 40 % de l’électricité éolienne se perd. Ce manque à gagner s’appelle Mancata
producion aeolica (Manque de Production Éolienne) et intéresse de nombreux chercheurs du secteur de
l’énergie.
L’équipe d’Energy Observer est allée rencontrer le professeur Nicola Conenna qui travaille depuis 3 ans sur le
sujet. Afin de profiter du MPA de la région, celui-ci prévoit d’installer une centrale de production d’hydrogène
vert, qui permettrait de conserver cette énergie gaspillée, et d’alimenter l’industrie en H2.
« Le projet Accadueaccadia (qui signifie H2 Accadia en italien) prévoit d’utiliser l’énergie actuellement
produite par des parcs éoliens au nord des Pouilles, explique le professeur Nicola Conenna, physicien expert en
hydrogène. Toutes les conditions y sont réunies pour y commencer une production d’hydrogène parmi les plus
importantes d’Europe ».
Ce projet prévoit d’utiliser les 4 parcs éoliens autour de la ville montagneuse d’Accadia, où sera implantée une
station de fabrication et de distribution d’hydrogène. Actuellement en cours de développement, il bénéficiera à
la fois à la communauté locale et à la planète.
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E nergy Observer : un modèle pédagogique
1. Projets pédagogiques
Nous vous proposons de mener un projet en équipe avec l’aide de votre professeur(e). La restitution prendra la
forme de votre choix (cahier de laboratoire, diaporama, photos, vidéos …) et sera valorisée lors de la semaine du
développement durable par Energy Observer et Universcience.
Existe-t-il des éoliennes autour de chez vous ou de votre lycée ? Sont-elles à axe vertical ou horizontal ? Quelle est
leur puissance ? Avec quels matériaux les ailes (ou pales) sont-elles fabriquées ?
Pouvez-vous fabriquer une éolienne au laboratoire de votre lycée avec votre professeur(e) ? Avec quels dispositifs
pouvez-vous convertir l’énergie du vent en énergie électrique ?
Quelle est la part d’électricité produite par les éoliennes en France ?
2. Programmes des Bulletins officiels BO de l’Education Nationale
→ Programme physique chimie seconde [Link]
→ Programme physique chimie première STL SPCL h ttp://[Link]/file/SP1-MEN-22-1-2019/86/4/spe645_annexe3_22-1_1063864.pdf
[Link]
→ Programme physique chimie première ST2S [Link]
→ Programme physique chimie première STI2D [Link]
→ Programme physique chimie première STI2A [Link]
→ Programme physique chimie première générale [Link]
→ Programme physique chimie terminale générale h ttps://[Link]/file/SPE8_MENJ_25_7_2019/92/9/spe249_annexe_1158929.pdf
Niveau Contenus Capacités Compétences
Seconde
1 ère technologique
1 ère générale
Terminale
3. Ressources sur lES ÉOLIENNES
→ Dessalement de l’eau de mer
[Link]
→ Dessalement de l’eau de mer et des eaux saumâtres
[Link]
l-eau-de-mer-et-des-eaux
→ L’osmose
[Link]
→ Énergie osmotique
[Link]
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