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Génétique

Réplication de l’ADN

1- Définition :

L'ADN est le support de l'information génétique. Il doit être transmis d’une façon
intégrale et fidèle de chaque cellule mère à chaque cellule fille. Pour cela, avant chaque
division cellulaire, la cellule mère duplique intégralement son matériel génétique ; ce
processus s’appelle : la réplication de l’ADN.

La réplication est donc définie comme étant le processus qui permet d'obtenir, à partir
d'une molécule d'ADN, deux molécules filles parfaitement identiques à la molécule mère.

Chez les cellules eucaryotes, la réplication de l’ADN se déroule pendant la phase S de


l’interphase ; phase qui précède la division cellulaire proprement dite (la mitose).

La réplication de l’ADN doit respecter deux principes :

 L’ensemble du génome doit être répliqué avant chaque division cellulaire.


 Chaque molécule d’ADN n’est répliquée qu’une seule fois par cycle cellulaire.

2- Caractéristiques de la réplication de l’ADN :

La réplication de l’ADN nécessite l’ouverture de la double hélice de l’ADN et la


séparation des deux brins « parentaux ». Chacun va servir de modèle pour la fabrication
d’un nouveau brin. La réplication de l’ADN se caractérise par :

 La réplication commence dans un site particulier appelé origine de réplication (Ori).


Chez les procaryotes, il existe un seul site Ori par molécules d’ADN. Chez les
eucaryotes la réplication commence dans plusieurs sites simultanément.

 A partir de l’origine, la réplication se déroule d’une manière bidirectionnelle: à droite


et à gauche, les deux brins d’ADN sont déroulées dans deux directions apposées, et
servent chacun de matrice. L’endroit où l’ADN est déroulé est dit : la fourche de
réplication. Au fur et à mesure, les deux fourches de réplication s’éloignent
progressivement l’une de l’autre et l’œil de réplication s’agrandit.

Figure 1 : Origine
de réplication,
Fourche et œil de
réplication chez les
procaryotes et les
eucaryotes.

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 La réplication est toujours orientée : chaque brin parental est lu dans le sens 3’-5’ et
sert de matrice à la synthèse d’un brin fils, complémentaire et antiparallèle,
synthétisé dans le sens 5’-3’.

 La réplication est semi-conservatrice : l’ADN se réplique selon un mode semi


conservatif. Ceci signifie que chaque molécule fille d’ADN est constituée à la fois d’un
brin parental (original) et d’un brin nouvellement synthétisé.

 La réplication est semi-discontinue: le brin fils synthétisé à partir du brin parental


orienté dans le sens 3’-5’ est synthétisé de façon continue, ce brin est appelé aussi : le
brin continu (précoce ou avancé). Le deuxième brin fils qui est synthétisé à partir du
brin orienté dans le sens 5’-3’, est synthétisé d’une façon tardive et discontinue, c’est-
à-dire sous forme de fragments. Ce brin est dit discontinu (tardif ou retardé).

Les brins discontinus sont dits aussi fragments d’Okazaki, ils seront, en fin de la
réplication réunis sous un seul et unique brin.

Figure 2 : la
réplication orientée,
bidirectionnelle et
semi-discontinue.

 La terminaison :

La réplication s’arrête lorsque deux fourches de réplication se rencontrent (procaryotes)


ou lorsqu’une fourche rencontre un signal de terminaison de la réplication à l’extrémité
5’P d’un segment d’ADN (eucaryotes).

3- Mécanisme et outils de la réplication :

La réplication est un processus complexe, catalysé par des enzymes spécifiques, dites
ADN polymérase, et qui fait intervenir plusieurs participants :

3-1- La matrice :

La matrice est représentée par le brin d’ADN parental qui servira de modèle pour la
synthèse d’un brin fils complémentaire et antiparallèle.

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3-2- L’amorce :

L’amorce est une courte séquence d’ARN ou d’ADN, liée par complémentarité à une
région spécifique située au début de la matrice. Sa longueur ne dépasse pas 60
nucléotides selon les espèces. Cette amorce doit avoir une extrémité 3’OH libre, à partir
de laquelle la synthèse du nouveau brin commence par addition de nucléotides. En effet,
l’enzyme clé de la réplication ; l’ADN polymérase, ne peut pas initier la synthèse de
l’ADN, elle peut seulement allonger une chaine préexistante.

Chez les procaryotes, l’amorce est une séquence d’ARN, synthétisée par une ARN
polymérase dite primase. Chez les eucaryotes, l’amorce est une séquence d’ADN,
synthétisée par une enzyme spécifique ADN polymérase α (distincte de celle qui assure
l’élongation).

Les amorces doivent être supprimées en fin de la réplication, les brèches temporairement
créées sont comblées par l’ADN.

3-3- Des désoxy-nucléosides triphosphates :

Les nucléotides qui vont servir pour la synthèse des nouveaux bris d’ADN sont apportés
sous forme de désoxy-nucléosides triphosphates (dNTP). Ils se caractérisent par la
présence de trois groupements phosphate attachés au carbone 5’ du désoxyribose.

Au cours de l’élongation, l’extrémité 3’OH libre du brin en cours de synthèse se lie au


groupement phosphate le plus interne du dNTP, formant ainsi une liaison
phosphodiester. Il y’a également libération et hydrolyse du pyrophosphate restant, ce qui
représente une source d’énergie indispensable pour la formation de cette liaison.

Figure 3 : désoxy-
nucléosides triphosphates
et liaison phosphodiester
au cours de la réplication

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3-4- Les protéines et les enzymes de la réplication :

La réplication fait intervenir de nombreuses protéines et enzymes spécifiques, chacune


intervient dans une étape particulière. Parmi lesquelles :

 Les protéines initiatrices :

Le rôle de ces protéines est de reconnaitre spécifiquement l’origine de la réplication et


d’activer la phase d’initiation. Chez les procaryotes, exemple chez l’E. coli c’est le DnaA.
Chez les eucaryotes, il s’agit d’un complexe de six protéines, appelé complexe de
reconnaissance de l’origine de réplication ORC.

 L’hélicase :

Il s’agit d’une enzyme qui déroule la double hélice d’ADN, en rampant les liaisons
hydrogène et en séparant ainsi les deux brins.

Remarque : L’ensemble hélicase+primase forme le primosome.

 La protéine SSB (Single Strand Binding) :

Elle fixe chacun des simples brins séparés, en évitant ainsi la refermeture de la double
hélice.

Figure 4 : positionnement des


protéines SSB

 L’ADN polymérase :

C’est un complexe enzymatique intervenant dans la réplication de l’ADN, mais aussi


dans des processus de réparation de l'ADN. Plusieurs types existent :

Chez les procaryotes :

Cinq types d’ADN polymérases ont été caractérisés, les plus étudiées sont :

- L’ADN Polymérase I : c’est un monomère, formé d’une seule chaine protéique,


avec à la fois : une activité polymérase5’-3’, une activité exo-nucléase 3’-5’ qui lui

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permet la réparation en cas de mésappariement (proof editing), et une activité


exo-nucléase 5’-3’ qui lui permet d'éliminer les amorces d'ARN pendant la
réplication
- L’ADN Polymérase II: possède une activité polymérase 5’ -3’ et une activité exo-
nucléase 3’ → 5’. Elle est peu processive.
- L’ADN Polymérase III : c’est la principale polymérase bactérienne. Très
processive. Constituée d’une dizaine de sous-unités. Elle intervient dans
l'élongation et la réparation aussi bien du brin avancé que des fragments
d’Okazaki.

Chez les eucaryotes :

On distingue essentiellement :

- L’ADN polymérase α : ayant une activité primase, elle synthétise des amorces à
l'origine de la réplication sur le brin avancé et pour les fragments d'Okazaki du
brin retardé. Elle ne possède pas d’activité exo-nucléasique 3’ - 5’.
- L’ADN polymérase β : impliquée essentiellement dans la réparation.
- L’ADN polymérase γ : de localisation mitochondriale, intervient dans la
réplication et la réparation de l’ADN mitochondrial.
- L’ADN polymérase δ : C'est la principale polymérase qui intervient dans la
réplication de l'ADN chez les eucaryotes, elle intervient dans la synthèse du brin
avancé et du brin retardé. Possède également une activité exo-nucléasique 3'-5'.
- L’ADN polymérase ε : Elle possède une activité polymérase 5’ -3’ ainsi qu’une
activité exo-nucléase 3’ -5’.

 La topoisomérase :

Au cours de la réplication, l’avancement d’une polymérase sur une molécule d’ADN,


déroule la double hélice derrière elle et l’enroule donc d’avantage devant elle, ceci va
créer des supertours positifs qui pourraient ralentir voir bloquer l’avancement des
enzymes. Les topoisomérases ont pour rôle de contrôler ce surenroulement de l’ADN

Remarque : l’ensemble des enzymes localisées dans la fourche de réplication constitue le


réplisome.

Figure 5 : le réplisome dans


une fourche de réplication.

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 L’ADN ligase :

Elle lie les fragments d’Okazaki pour former un brin unique, elle catalyse la formation
d’une liaison phosphodiester entre un 3’OH et un 5’phosphate adjacent.

4- Les étapes de la réplication :

La réplication de l’ADN double brin passe par les étapes suivantes :

 L’initiation
 L’élongation
 La terminaison

4-1- Réplication chez les procaryotes Ex : E. coli :

Chez l’E. coli, l’ADN est circulaire et présente une seule origine de réplication (OriC).
L’OriC se caractérise par une séquence répétée de 13 paires de bases riche en thymine,
ainsi qu’une séquence GATC répétée une dizaine de fois.

Les deux fourches réplicatives naissent alors à partir d’un unique point et migrent dans
deux sens opposés. L’ADN est synthétisé en suivant les règles citées ci-dessus.

La réplication se termine lorsque les fourches se rencontrent, les deux molécules d’ADN
se séparent. Chez l’E. coli, le terminateur (Ter) mesure environ 350 kb et il est composé
de 7 séquences quasi identiques de 23 paires de bases. Ce site Ter est reconnu par des
protéines spécifiques (Tus) qui marquent la fin de la réplication.

Figure 6 : Réplication chez


les procaryotes

4-2- Réplication chez les eucaryotes :

Chez les eucaryotes, la réplication est plus complexe, elle commence simultanément sur
plusieurs origines. Chez l’homme, on compte près de 10000 à 100000 fourches de
réplication par molécule d’ADN. La vitesse de la réplication est environ 40 à 50
nucléotides /seconde.

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Chez les eucaryotes, contrairement aux procaryotes, les molécules d’ADN ne sont pas
circulaires. Théoriquement, la forme linéaire de l’ADN pourrait être à l’origine d’un
problème majeur, représenté par la possibilité de raccourcissement des chromosomes à
chaque division cellulaire et donc la perte du matériel génétique.

Pour faire face à cette possibilité, les chromosomes des cellules eucaryotes ont une
particularité ; leurs extrémités sont protégées par des séquences particulières, non
codantes, appelées les télomères.

Après chaque réplication et division cellulaire, la taille des télomères raccourcit


progressivement, et lorsqu’ils disparaissent, la cellule meurt par apoptose.

Figure 8 : Etapes de la réplication chez les eucaryotes

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