Guide Histoire Cycle 3
Guide Histoire Cycle 3
petits CE2
CM1
Magellan CM2
sophie le callennec
Histoire
& Histoire des arts
Guide pédagogique
Sophie Le Callennec
Professeure d’histoire-géographie
Formation continue des enseignants du premier degré
La leçon peut être menée en une fois ou fractionnée en plusieurs séances dans la semaine.
Les différentes étapes proposées permettent de couvrir l’ensemble de la thématique, mais l’enseignant
peut librement choisir les thèmes à aborder, les documents à étudier et les questions à poser.
Certaines thématiques offrent l’opportunité de travailler en histoire des arts. Elles sont indiquées
dans le manuel comme dans ce guide pédagogique par le logo HisToirE DEs ArTs et par des
questions sur des puces vertes (les questions privilégient alors l’aspect artistique).
Les items des pages Histoires d’histoire peuvent être étudiés au fur et à mesure des leçons ou
en guise de conclusion d’une série d’apprentissages.
je fais le BilaN
je reTieNs…
Cette rubrique propose des résumés leçon par leçon. Ces résumés sont simples et concis, mais
plus difficiles à retenir qu’une trace écrite élaborée ensemble en classe.
je sais…
Cette rubrique propose une série de questions permettant d’élaborer en classe la trace écrite
ou servant d’évaluation orale ou écrite.
Elle propose également une série de mots de vocabulaire à maîtriser :
– ceux que les élèves doivent comprendre quand ils les entendent ou les lisent, sans nécessai-
rement être en capacité de les utiliser ;
– ceux qu’ils doivent pouvoir utiliser, sans nécessairement être capable de les expliquer ;
– ceux qu’ils doivent pouvoir expliquer avec des mots simples, éventuellement par des exemples,
sans nécessairement connaître par cœur une définition qui doit surtout être comprise.
je réfléchis…
Cette rubrique propose un temps de réflexion sur l’importance du passé, les changements opé-
rés depuis, les conséquences sur notre vie actuelle, de façon que l’enseignement de l’histoire
ne reste pas un apprentissage savant détaché de toute réalité concrète.
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1. Les Temps modernes :
une période de renouveau
En introduisant le renouveau intellectuel et l’esprit de curiosité de l’époque de la
Renaissance, cette leçon permet de faire la transition entre le Moyen Âge et les Temps
modernes.
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C. Une curiosité pour le monde
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■■Carte du monde imaginé par les Européens en 1489.
Au Moyen Âge, le monde connu allait des côtes atlantiques à la Chine, de l’Islande à
l’Afrique saharienne. Marco Polo avait révélé l’existence du Japon (Cipangu). On connais-
sait aussi le Groenland. L’Afrique noire était perçue à travers le filtre du monde musulman.
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Au-delà de cet espace se trouvait le domaine de l’imaginaire.
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4 93 Le Moyen Âge
2. Les grandes explorations
Directement en lien avec la leçon précédente, cette séquence présente les grandes explo-
rations du xve et xvie siècle, ce que l’on appelle communément les grandes « découvertes ».
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10 octobre. Les hommes n’en peuvent plus et se plaignent de la longueur du voyage. Je
les réconforte et leur dis qu’il est vain de se plaindre car j’entends poursuivre jusqu’à
ce que j’aie trouvé les Indes.
11 octobre. Grosse mer. Le navire en tête fait signe qu’il a découvert la terre. C’est un
marin nommé Rodrigo de Triana qui vit cette terre le premier.
12 octobre. La terre apparaît à deux heures du matin. Quelques heures plus tard, je
débarque dans une île. Je déploie le drapeau royal.
24 octobre. Je pars pour une île que les Indiens appellent Cuba. Si j’en crois les Indiens,
ce doit être le Japon. Ils disent qu’elle est bien pourvue de perles, d’or et d’épices.
D’après le journal de bord de Christophe Colomb, 1492
Question 7. Christophe Colomb vient de débarquer sur le continent américain (on voit ses
bateaux derrière lui). Il discute avec un homme armé d’une lance. Un marin, équipé
d’une armure, pose une croix sur la terre ferme. La présence d’équipements guerriers
s’explique par la crainte d’être attaqués par des « sauvages ».
Question 8. Le peintre a représenté Christophe Colomb dans une attitude fière : celle d’un
capitaine de navire qui est parvenu à atteindre son objectif. Ses marins semblent s’effon-
drer de joie et remercier Dieu (le sort) d’être arrivés sains et saufs jusqu’en ce lieu. Bien
comprendre l’angoisse dans laquelle se trouvaient ces marins, partis à l’aventure sur un
océan inconnu dans l’espoir d’atteindre l’Inde (l’Asie) par l’ouest.
Question 9. Christophe Colomb est parti d’Europe (Espagne) et a atteint les Antilles (et non
le continent américain comme on le croit souvent).
Question 10. Le voyage de Christophe Colomb, qui a duré un peu plus de trois mois, a eu
lieu en 1492, une date à retenir dans le cadre des programmes et du socle commun,
notamment parce qu’elle marque le début des Temps modernes.
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Avril 1521, océan Pacifique. Un Indien a jeté une lance empoisonnée au capitaine
Magellan et l’a tué. Nous avons dû fuir sur nos bateaux.
Avril 1522, océan Indien. Nous avons atteint le passage au sud de l’Afrique. Il nous fallut
neuf semaines pour le franchir tant il est dangereux. Puis nous avons navigué deux mois
sans trouver de ravitaillement et vingt et un hommes sont encore morts.
6 septembre 1522, Europe. Nous sommes arrivés en Espagne avec seulement 18
hommes et un seul bateau. Depuis que nous sommes partis, nous avons parcouru
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86 000 km, nous avons passé 1 080 jours en mer et accompli le tour du monde.
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LES GRANDS
monde : parti VOYAGES
de l’Espagne, il D’EXPLORATION
fit route vers l’ouest, contourna l’Amérique par le sud et
atteignit les Philippines. Il mourut en chemin mais, surmontant les difficultés, quelques
CE2 Complète la frise chronologique en indiquant la date de chacun des grands voyages
CM1
marins de son équipage poursuivirent le voyage et revinrent en Europe. Ce périple prouva
d’exploration et en écrivant le nom des explorateurs.
CM2 que la Terre est ronde.
Question 12. Magellan est parti depuis l’Espagne à travers l’océan Atlantique, il a contourné
le continent américain par le sud (le détroit de Magellan), puis a continué par l’océan
Pacifique. Mort sur l’une des îles de l’océan Pacifique, il n’a pas poursuivi sa route mais
son expédition a continué en contournant l’Afrique par le sud puis en remontant dans
l’océan Atlantique jusqu’à l’Espagne.
Question supplémentaire. Quelles épreuves les marins ont-ils endurées ? Les marins ont
enduré la peur, la faim, le manque d’eau potable et les attaques des populations qu’ils
ont rencontrées.
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LES
Question 13. IlsGRANDS
sont partis avecD’EXPLORATION
VOYAGES 5 bateaux et 237 hommes et sont revenus avec un seul
bateau et 18 hommes. Ils ont donc perdu en route 4 bateaux et 219 hommes (tous ne
CE2 Complète
sont pas la carte: des
morts grandes
certains ontexplorations.
abandonné tout espoir de rentrer chez eux et sont restés en
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CM2 différents lieux notamment
1. Repasse chaque dans le
voyage d’exploration sudcouleur.
d’une de l’Afrique).
2. Écris quelques noms : Amérique, Afrique, Europe, Asie, Inde, océan Atlantique,
océan Pacifique, océan Indien.
TITRE :
95 D e s Te m p s m o d e r n e s à l ’ E m p i r e n a p o l é o n i e n
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3. L’Europe, l’Amérique et l’Afrique
B. La colonisation de l’Amérique
■■Témoignage de Bartolomé de Las Casas (1474-1566) à propos des Européens en Amérique.
Premier prêtre espagnol du Nouveau Monde, devenu, par la suite, dominicain, Bartolomeu
de Las Casas (1474-1566) prit conscience de l’exploitation horrible des Indiens et prit alors
leur défense contre l’oppression brutale des « conquistadores ». Il obtint de Charles Quint
l’interdiction de l’esclavage des Indiens en 1548 (controverse de Valladolid), ce qui pro-
voqua une révolte des colons. Rentré en Espagne, il écrivit des ouvrages virulents contre
cette exploitation comme sa Très brève relation de la destruction des Indes.
Question 4. Les Européens ont fait disparaître les Indiens d’Amérique en les combattant par
les armes ou en les soumettant à un esclavage si terrible qu’ils mouraient d’épuisement.
Question 5. Leur objectif était de prendre le contrôle du continent américain et de ses
richesses.
Question 6. L’expression « à la manière des tigres et des lions cruels » montre que l’auteur
porte un jugement très négatif sur les Européens. Le passage « ces gens que l’on dit
chrétiens » montre qu’il ne considère pas que cette façon de se comporter convient à des
personnes disant suivre le message du christianisme.
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J’avais onze ans. Un jour, alors que tout le monde était parti travailler et que
je restai seul à la maison avec ma sœur, deux hommes escaladèrent notre clô-
ture, nous prirent, nous bâillonnèrent et nous emportèrent vers la forêt. Là, ils
nous lièrent les mains et nous transportèrent aussi loin qu’ils le purent, jusqu’à la
tombée de la nuit. Le jour suivant, ma sœur et moi fûmes arrachés l’un à l’autre.
On me fit marcher pendant des jours, étroitement ligoté. J’arrivai enfin sur un grand
fleuve couvert de pirogues. On me mit dans l’une de ces pirogues et nous descendîmes
le fleuve. Ainsi se poursuivit mon voyage, tantôt par terre, tantôt par eau, à travers des
pays différents jusqu’à ce que, six ou sept mois après mon enlèvement, j’arrive au bord
de la mer.
On me transporta à bord d’un grand bateau. Je vis une foule de gens de couleur, enchaî-
nés et désespérés. Ils me dirent qu’on nous transportait au pays des hommes blancs
pour travailler pour eux. Je compris que je ne reverrais jamais mon pays natal. Je fus
précipité dans la cale, où régnait une répugnante puanteur due à la chaleur et à la
manière dont nous étions entassés, au point que nous pouvions à peine nous retourner.
Nous transpirions abondamment et l’air était irrespirable, ce qui provoqua des maladies
dont beaucoup d’esclaves moururent. Cette situation était aggravée par les chaînes,
qui devenaient insupportables..
Pendant le voyage, du fait de mon jeune âge, on me garda finalement sur le pont et l’on
ne me mit pas de chaînes. Deux hommes blancs me donnèrent à manger et, devant mon
refus, ils m’attachèrent et me fouettèrent. J’aurais volontiers sauté par-dessus bord, si
j’avais pu enjamber le filet, mais l’équipage surveillait étroitement ce que nous faisions.
D’après La Véridique histoire d’Olaudah Equiano, 1789
■■Carte de la traite des Noirs.
Question 7. Ces hommes en blanc et rouge ont capturé une femme, mais laissé ses enfants
qui ne sont pas aptes au travail.
Question 8. On transportait les esclaves en Amérique par des bateaux que l’on voit à
l’arrière-plan.
■■Des esclaves coupent la canne à sucre dans une plantation sur l’île d’Antigua aux Antilles,
lithographie tirée de Ten Views in the Island of Antigua de William Clark, 1823, The British Library.
Question 9. Des esclaves noirs coupent les tiges de canne à sucre, d’autres les rassemblent
et les chargent sur un chariot. Un homme noir avec un chapeau à gauche de la gravure
semble diriger le travail. Un homme blanc sur un cheval interroge un esclave.
Question 10. La question invite à une réflexion en lien avec les questions civiques sur l’im-
portance de la liberté et de l’égalité entre tous, valeurs essentielles auxquelles l’esclavage
est contraire.
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LA TRAITE DES NOIRS
CE2 Découpe les dessins et remets-les dans l’ordre des étapes de la traite des Noirs.
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Enchaînés, ces hommes Des hommes et des Durant la vente, les familles
et ces femmes étaient femmes étaient capturés étaient souvent séparées
emmenés jusqu’à la côte. dans des villages en Afrique. pour toujours.
Les propriétaires pouvaient À leur arrivée en Amérique, Ils étaient embarqués sur
les vendre, les battre les survivants étaient soi- des navires pour traverser
et même les tuer. gnés pour avoir belle allure. l’océan Atlantique.
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Histoires d’histoire
je réfléchis
Question 1. La question invite à une réflexion sur l’importance de l’imprimerie dans notre
monde actuel : livre, journaux, affiche, prospectus… Au-delà, les élèves peuvent prendre
conscience que le numérique va provoquer à terme la mort de l’impression sur papier.
Question 2. De nos jours, on ne cherche plus tant à explorer les différentes régions du
monde terrestre que des régions plus inconnues : le fond des océans et l’espace.
Question 3. De nos jours, l’Europe ne contrôle plus le monde mais continue d’exercer sur
lui une influence prédominante, qu’elle partage désormais avec l’Amérique du Nord (les
États-Unis) et la Chine.
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4. La Renaissance scientifique
En lien avec les leçons qui précèdent, la Renaissance scientifique est présentée ici avant
la Renaissance artistique, même si, dans la réalité, elle a duré beaucoup plus longtemps
que cette dernière.
La Renaissance (xve et xvie siècle) apparaît comme une périoded’intérêt renouvelé pour les
sciences. Grâce à la curiosité des humanistes, à la protection des princes (qui aimaient à
s’entourer de mathématiciens, de médecins…), à la lecture des Anciens (en particulier Aristote
qui mettait en valeur l’observation des choses et leur classement) et à l’héritage scientifique
des Arabes, les savants fondèrent cette Renaissance scientifique et technique sur la valorisa-
tion des apports de la science antique. L’appui des autorités et l’intérêt du public ont encou-
ragé le travail des savants, surtout à partir de 1660 (fondation de l’Académie des sciences en
1665, construction de l’Observatoire à partir de 1667). Au xvie siècle, la plupart des savants,
comme le Dr Faust, pensaient agir sur l’Univers par des méthodes proches de la magie.
Progressivement, même si la science avait du mal à se dégager de la magie, elle s’est
davantage intéressée à la nature et à l’observation. Avec Galilée, Descartes et Newton, le
xviie siècle a vu naître la science moderne, fondée sur la méthode expérimentale et l’utilisa-
tion du langage mathématique : désormais, elle ne mélangeait plus les faits scientifiques,
l’imaginaire et les croyances religieuses, et se fondait sur l’observation, le raisonnement
et l’expérimentation pour fonder les découvertes sur des preuves.
A. La méthode scientifique
■■Lettre de l’astronome italien Galilée à un de ses anciens élèves, Benedetto Castelli, le
21 décembre 1613.
Galileo Galilei, dit Galilée (1564-1642), était un astronome italien. Il mit au point une
lunette astronomique qui lui permit de découvrir les volcans de la Lune, les taches à la
surface du Soleil, les étoiles qui composent la Voie lactée, les quatre lunes de Jupiter…
Question 1. La méthode prônée par Galilée proposait de ne plus mélanger les faits scien-
tifiques, l’imaginaire et les croyances religieuses.
Question 2. Galilée proposait de privilégier les observations, les expériences et le raison
nement, pour fonder les découvertes sur des preuves. C’est le fondement de la méthode
scientifique moderne.
Question 3. L’Église a critiqué la méthode scientifique, car à l’époque, pour elle, la vérité
était contenue dans la Bible.
B. L’astronomie
■■Carte astronomique du système solaire vu par Copernic, tirée de Harmonia Macrocosmica,
Atlas universalis et novus totius universi creati cosmographiam generalem et novam exhibens par
Andreas Cellarius, 1660, The British Library.
Nicolas Copernic (1473-1543), astronome polonais, comprit que la Terre est une planète
comme une autre, et non le centre de l’Univers comme on le croyait depuis l’Antiquité. Il
découvrit que le Soleil est l’élément central de notre système et que la Terre tourne sur
elle-même et autour du Soleil.
Question 4. Le Soleil se trouve au centre de la carte.
Question 5. Contrairement aux apparences d’un soleil qui tourne autour de la Terre (im-
pression donnée par la « course » du Soleil), la Terre tourne autour du Soleil (non pour
l’alternance jour nuit mais pour celle des saisons).
Question 6. Suivant leur connaissance, et en lien avec le cours de sciences, les élèves nom-
ment Mars, Vénus, Pluton, Saturne…
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Question 7. C’est la rotation de la Terre sur elle-même qui provoque l’alternance entre le
jour et la nuit.
Question 8. La Lune tourne autour de la Terre : c’est son satellite. Sur la carte, elle se trouve
à gauche de la Terre (troisième planète depuis le Soleil) et sa course est indiquée par un
cercle autour de la Terre.
C. L’anatomie
■■La dissection d’un cadavre par des médecins, illustration tirée de Barthélemyl’Anglais, Livre
des propriétés des Choses, 1475-1500, bibliothèque nationale de France, Paris.
Ambroise Paré (1509-1590) exerça d’abord comme barbier puis pratiqua des dissections
à l’Hôtel-Dieu avant de devenir « maître barbier-chirurgien » à l’armée pendant la cam-
pagne d’Italie. Il découvrit le moyen de réduire les fractures puis élabora sa technique
de ligatures des vaisseaux (connaissance utilisée par les Arabes mais non connue des
Européens), qui remplaça la cautérisation au fer rouge, après l’amputation des membres.
Plus tard, il travailla à la cour. Il est considéré comme le père de la chirurgie moderne.
Question 9. Ces médecins dissèquent un cadavre pour comprendre le fonctionnement du
corps humain.
Question 10. Cela peut notamment leur apprendre l’existence des différents organes, leur
position dans le corps, la forme et la place des différents os, la position et le fonctionne-
ment des muscles…
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tion : précision des détails de la proportion du corps, relief du ventre, dessins, boucles
de cheveux…
Question 9. Diane chasseresse tient dans sa main un arc.
Question 10. L’arc se trouve à droite de la statue, créant comme un équilibre avec la ramure
du cerf.
Question 11. Considérant que la statue représente également Diane de Poitiers, la maî-
tresse du roi Henri II, le cerf figure alors le roi et sa ramure la couronne.
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FRANÇOIS Ier
François Ier
Né en Mort en
Roi de France de à
de et fait venir
Léonard de en France.
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LA RENAISSANCE INTELLECTUELLE
Histoires d’histoire
je réfléchis
Question 1. La question invite à une réflexion critique sur la réalité observée. Le débat peut
notamment s’orienter sur les trompe-l’œil, la fiction, mais aussi sur les informations à
la télévision et sur Internet.
Question 2. La radiographie, l’échographie, le scanner…
Question 3. La démarche scientifique de la Renaissance est le fondement de la science
moderne : faire le lien avec le cours de sciences à l’école.
Question 4. La question a pour objectif de vérifier que les élèves n’idéalisent pas le passé.
Elle peut être complétée par une interrogation du type : et vous, où auriez-vous habité
durant la Renaissance ? Les élèves devant répondre en référence à leur niveau de vie et
non selon leur souhait.
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6. Catholiques et protestants
A. La naissance du protestantisme
■■Les mauvais chrétiens (caricature protestante), gravure sur bois de Lucas Cranach le Jeune
(1515-1586), xvie siècle.
À la fin du Moyen Âge, l’Église romaine était en crise (famines, guerres et épidémies
avaient créé un climat de profonde angoisse religieuse) et critiquée pour ses abus (relâ-
chement de la discipline monastique, ignorance et vie peu exemplaire du bas clergé, faste
des prélats…). Les humanistes réclamaient une réforme de l’Église et commençaient à
rechercher dans la Bible la source d’une foi plus vraie et plus individualiste, permettant
un dialogue entre l’homme et Dieu.
Question 1. Le pape se trouve à droite, assis à la table. Le moine se reconnaît à sa longue
bure marron. La religieuse porte une coiffe.
Question 2. Les trois sont en train de compter de l’argent.
Question 3. Jésus de Nazareth a délivré un message de fraternité, dans lequel il exhorte les
hommes à consacrer leur vie à Dieu et à se comporter comme des frères.
■■Les catholiques et les protestants, gravure du xvie siècle.
En 1517, la querelle des indulgences (rachat des péchés en contrepartie de dons à
l’Église) donna naissance au protestantisme. L’expansion du luthéranisme (1520-1555)
fut rapide en Allemagne. L’anticléricalisme y était fort et l’hostilité à Rome traditionnelle.
Le calvinisme mit en forme la réforme protestante, qui se répandit à travers l’Europe. En
Angleterre, l’Église anglicane fut un compromis entre le catholicisme et un protestantisme
de nuance calviniste.
Question 4. Du côté du catholicisme, à gauche, on trouve également une boîte renfermant
des reliques de saint.
Question 5. Le plateau droit ne comporte qu’un seul gros livre : La Bible.
Question 6. Le plateau penche du côté de la Bible, ce qui signifie que ce seul « outil » des
protestants a plus de poids que tous les « outils » des catholiques.
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C. L’édit de Nantes
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■■Extraits de l’édit pris par le roi Henri IV.
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HENRI IV
Henri de
Né en à
Mort en à
On rapporte que, lors de la bataille d’Ivry contre les Espagnols en 1590, Henri IV
aurait incité ses troupes à bien garder le rang en disant : « Ralliez-vous à mon
.»
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Histoires d’histoire
je réfléchis
Question 1. La question permet de faire le lien entre des faits historiques et la situation
contemporaine.
Question 2. La question permet de voir que, depuis l’édit de Nantes, d’autres religions se
sont implantées en France et que la tolérance est élargie à elles.
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7. La monarchie absolue
Depuis le Moyen Âge, les rois n’étaient pas totalement parvenus à contrôler le royaume de
France. Certaines personnes, parmi lesquelles des nobles, des protestants, contestaient
leur autorité.
B. L’agrandissement de la France
■■Carte : le royaume de France aux xvie, xviie et xviiie siècles.
Durant son long règne (1643-1715), Louis XIV fit de la France une grande puissance. Il
conquit de nouvelles régions, chargea Vauban de fortifier les frontières et certaines villes
et Colbert de développer les manufactures et le commerce. Il protégea les artistes et les
écrivains mais il leur demanda d’être au service de la grandeur de son règne. La France
était alors le royaume le plus puissant, le plus vaste, le plus peuplé et l’un des plus riches
d’Europe.
Question 3. Les Flandres, la Picardie, la Normandie, la Champagne, la Bretagne, la
Bourgogne, le Poitou, l’Auvergne, la Gascogne, une partie de la Provence.
Question 4. La Lorraine, l’Alsace, la Corse.
Question 5. La Savoie.
Question 6. La question permet de faire le lien entre l’histoire et le vécu des élèves.
Question 7. Sur la carte, le port de La Rochelle est indiqué par un carré rose : il s’agit bien
d’une ville fortifiée sous Louis XIV.
Question 8. La question permet de faire le lien avec l’environnement familier des élèves.
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Question 9. On notera que Louis XIV, selon la mode de l’époque, porte une perruque.
Question 10. Louis XIV porte le manteau à fleurs de lys, symbole des rois de France ; Philippe
Auguste a été le premier roi à le porter. Les fleurs de lys font allusion à celles qui ornaient
le temple de Salomon sur un fond bleu nuit cosmique et qui représentaient la pureté. Autres
éléments : la perruque, les chaussures à nœuds et talon haut montrant l’importance du per-
sonnage, les ornements du sacre (la couronne, le sceptre royal, la main de justice de Charles
V, l’épée de Charlemagne, appelée « Joyeuse »).
Question 11. Louis XIV s’appuie négligemment sur son sceptre qu’il tient à l’envers : le
tableau montre que la royauté relève davantage de sa personne que des symboles.
Question 12. La comparaison avec le Soleil (astre autour duquel, on le savait depuis peu,
tournaient les planètes, dont la nôtre) témoigne de l’orgueil du roi, qui se veut le centre
du royaume comme le Soleil est le centre du système solaire.
■■Extraits d’un texte écrit par Louis XIV à son fils pour le préparer à son futur métier de roi.
Question 13. « Sa volonté est que quiconque obéisse sans discuter » : il justifie son pouvoir
absolu par une décision divine. « La tête seule doit penser et prendre les décisions. Les
autres membres ne sont là que pour exécuter les ordres » : il justifie son pouvoir absolu
par le fait que l’autorité doit être unique comme la tête seule commande l’ensemble du
corps.
■■Le couronnement de Louis XIV le 7 juin 1654, tapisserie des Gobelins, d’après Charles Le
Brun, Suite de l’Histoire du Roi, réalisée par l’atelier de Jean-Baptiste Mozin (1667-1693) à la
manufacture des Gobelins, XVIIe siècle, 5,5 mètres de large, château de Versailles.
Question 14. Les rois de France étaient couronnés par un évêque.
Question 15. Les rois de France et l’Église catholique étaient alliés depuis le baptême de
Clovis en 496. Par la suite, de nombreux rois de France se sont fait sacrer à Reims, par
un évêque ou par le pape lui-même, avec l’huile sainte du baptême de Clovis. De cette
manière, ils ont affirmé être les héritiers de Clovis et détenir leur pouvoir de Dieu. Chaque
sacre a été comme une alliance entre l’Église chrétienne et le roi de France, « l’alliance
du trône et de l’autel », le roi protégeant l’Église, l’Église soutenant le roi.
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VOCABULAIRE
2. la monarchie absolue :
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LOUIS XIV
Fils de et d’
Né en Mort en
Roi de France de à :
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1. le grand collier
de chef de la noblesse
2. le manteau brodé
de fleurs de lys
3. le sceptre d’Henri IV
4. la couronne
5. la main de justice
de Saint Louis
6. l’épée
de Charlemagne
104 D e s Te m p s m o d e r n e s à l ’ E m p i r e n a p o l é o n i e n
22
8. La société française
sous la monarchie absolue
A. Un pays riche
■■Rapport de Marc Antonio Giustiniani, ambassadeur de Venise en France, à propos de la poli-
tique économique de Colbert.
Question 1. Le but de Louis XIV était de « rendre le pays supérieur à tout autre en richesses,
abondant en marchandises, n’ayant besoin de rien ».
Question 2. Pour y parvenir, le gouvernement a créé des manufactures (ce que l’auteur
appelle « un véritable palais » pour les ouvriers).
Question 3. « Supérieur », « abondant », « jusqu’à », « un véritable palais », « ce qu’il y a
de mieux », « toutes les parties du monde », « de toutes parts », « affluent ».
B. La misère du peuple
■■Scène d’intérieur, tableau de Sébastien Bourdon, xviie siècle.
Les paysans constituaient l’immense majorité de la population. Les gros fermiers, ou
laboureurs, vivaient dans l’aisance et cultivaient les terres du clergé et de la noblesse.
Ils possédaient de l’outillage, des bêtes de trait et d’élevage et étaient propriétaires de
parcelles de terre. La grande masse était constituée de paysans ou métayers, qui vivaient
chichement, et d’ouvriers agricoles qui travaillaient à la journée pour les laboureurs
et menaient une existence misérable. C’est sur le peuple, essentiellement sur les pay-
sans, que reposaient les lourds impôts payés au roi, aux nobles et au clergé. Même si les
conditions de vie du peuple s’amélioraient, une partie vivait dans la misère et les famines
poussaient encore, parfois, le peuple à la révolte, toujours violemment réprimée.
Dans les villes, le tiers état se composait des artisans, des domestiques, des ouvriers, qui
faisaient des travaux d’artisanat, à la journée, mais aussi des mendiants dont le nombre
était élevé.
Les pauvres n’étaient pas tous sans ressources, mais nombreux étaient les mendiants,
les vagabonds, les infirmes, les malades, les vieillards, les veuves sans travail, mais aussi
les manœuvriers, qui avaient des emplois précaires.
Question 4. L’intérieur de cette maison témoigne de la pauvreté de ses occupants. Le mobi-
lier, en bois, est limité : une petite table, un tonneau, un buffet simple. Les personnages,
un couple de paysans et un bébé, sont habillés simplement : une robe simple et une coiffe
pour la femme, un pantalon et une sorte de blouse pour l’homme. Il y a des ustensiles et
un peu de vaisselle, écuelles, pots, bassines en cuivre…
Question 5. Certains éléments rendent compte de la pauvreté et de la saleté de l’intérieur :
murs défraîchis, torchon sale, jambon qui pend au milieu de la pièce…
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style Louis XV, d’une table, certainement en marbre, d’une grande glace à l’arrière-plan ;
la vaisselle (des tasses en porcelaine pour boire le chocolat) ; les personnes présentes
boiventdu chocolat, très en vogue au xviiie siècle. Elles sont richement habillées.
Question 9. Les femmes portent d’immenses robes à panier couvertes de rubans, de pier-
reries et très représentatives des costumes portés à la Cour sous Louis XV. Les hommes
portent des redingotes en soie, avec des manchettes et des garnitures s’ouvrant sur des
gilets. Hommes et femmes portent des perruques, de couleur gris poudré.
Les fêtes, les voyages, les promenades particulières furent des moyens pour le Roi
de distinguer ou de mortifier les personnes qu’il nommait pour y participer ou non, et
pour tenir chacun attentif à lui plaire. Il nommait chaque jour un courtisan pour tenir le
bougeoir à son coucher. Le roi regardait à droite et à gauche, à son lever, à son coucher,
à ses repas, en passant dans les appartements, dans ses jardins ; il voyait et remarquait
tout le monde et distinguait bien les absences.
D’après Saint-Simon, Mémoires, xviiie siècle
Question 11. Identifier son caractère non défensif. Il n’a pas été construit pour résister aux
24
attaques : il n’est pas situé sur un site défensif naturel (hauteur, boucle d’une rivière…), n’a
pas de remparts ni de fossé empli d’eau autour, pas d’aménagements défensifs (absence
de mâchicoulis, de créneaux, de tours d’observation…), et possède de larges ouvertures
dans la façade…
Question 12. Comparer avec un château fort médiéval, et surtout un château de la
Renaissance. Les différences sont nombreuses avec les châteaux forts car Versailles
n’a aucune fonction défensive et s’ouvre sur un jardin d’agrément ; elles sont impor-
tantes également avec Azay-le-Rideau, car ce dernier, non construit dans un but défen-
sif, conserve certaines allures des châteaux médiévaux : tours, fossé même symbolique,
emprise massive au sol, tandis que le château de Versailles, dans son immensité, relève
davantage du palais royal…
■■Accueil du Grand Condé à Versailles par Louis XIV, tableau de Jean-Léon Gérôme, xixe siècle.
Question 13. Le roi se tient solennellement en haut de l’escalier, en habit princier, couleur
de soleil jaune et blanc.
Question 14. Le prince de Condé se tient sur les premières marches et se courbe pour
saluer le roi : sa tête se trouve à un niveau inférieur à celui des pieds du roi.
Question 15. La scène se passe dans l’escalier, richement orné de glaces, de bas-reliefs
en stuc et de dorures. De part et d’autre du prince, de nombreux drapeaux sont arborés.
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Les personnes de la Cour sont venues en foule accueillir le nouveau venu.
Question 16. Le peintre a éclairé le roi et fait comme si la lumière émanait de lui tandis que
le prince de Condé se situe en partie dans l’ombre. De cette manière, l’artiste a pleinement
représenté un « Roi Soleil ».
SÉQUENCE 47 La société française sous la monarchie absolue XVIII e siècle
E R CI
CE
EX
CE2 Parmi les personnes suivantes, entoure en vert celles qui faisaient partie
CM1
de la noblesse, en bleu celles qui faisaient partie du clergé et en rouge celles
CM2
qui faisaient partie du peuple (du tiers état).
CE2 Indique par une croix rouge les personnes qui payaient le principal impôt: la taille.
CM1
CM2
les comtes les paysans les religieuses les artisans les bergères
les duchesses les prêtres les évêques les soldats les marchands
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25
CE
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CE
EX
LA VIE À LA COUR
CM1 Colorie les scènes qui représentent la vie à la cour de Louis XIV.
CM2
E R CI
CE
EX
LE CHÂTEAU DE VERSAILLES
106 D e s Te m p s m o d e r n e s à l ’ E m p i r e n a p o l é o n i e n
26
Histoires d’histoire
Même sa femme se plaignait que le roi ne sentait pas bon, mais il est vrai qu’il vivait dans
une époque de peu d’hygiène.
je r
saé fi l
sé c h i s
Question 1. De nos jours, le président de la République n’a pas un pouvoir absolu : il ne peut
pas jeter quelqu’un en prison (c’est le pouvoir du juge, lequel peut condamner quelqu’un
à condition qu’une loi préalable au fait le permette). En France, le pouvoir appartient au
peuple qui l’exerce par ses représentants élus : les députés, le président de la République,
les maires…
Question 2. De nos jours, il n’y a plus de nobles mais il existe encore des membres du clergé
(clergé catholique, protestant, israélite, musulman…), qui n’ont pas de privilège particulier
au regard de la loi française puisque, depuis 1789, tous les citoyens sont égaux.
Question 3. De nos jours, le château de Versailles accueille principalement des touristes
qui viennent de toute la France et du monde entier pour le visiter. Il accueille aussi parfois
des fêtes et des cérémonies.
27
9. Les progrès techniques du xviiie siècle
La séquence prolongée poursuit la séquence 4 sur les progrès scientifiques de la
Renaissance.
28
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mis en valeur l’ensemble des connaissances du xviiie siècle, dans le domaine des sciences,
des techniques et des métiers et a permis une diffusion des idées des Lumières à travers
des articles sur la foi, la raison, le progrès, la monarchie, l’Église. Dans leurs écrits, les
auteurs mettaient en cause les institutions politiques et religieuses de l’époque. De ce
Les progrès techniques au
SÉQUENCE 46 fait, la parution de l’Encyclopédie, de 1751 siècle
ete 1772, a connu bien des vicissitudes du fait
XVIII
de la censure. L’Encyclopédie connut, en France et en Europe, un succès considérable et
E R CI
contribua à diffuser les grandes idées des Lumières.
CE
EX
1. 2. 3.
E R CI
CE
EX
CE2 Parmi les progrès suivants, souligne ceux qui datent du XVIIIe siècle :
CM1
CM2 1. la construction du premier engin volant
4. l’invention du paratonnerre
107 D e s Te m p s m o d e r n e s à l ’ E m p i r e n a p o l é o n i e n
29
10. Les idées des Lumières
A. Les philosophes
■■Buste de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), sculpture en terre cuite réalisée par Jean-
Antoine Houdon (1741-1828), musée du Louvre.
Né à Genève, Jean-Jacques Rousseau mena une existence errante et aventureuse, pauvre,
en marge de la société et, à la fin de sa vie, brouillé avec ses amis philosophes. Il a laissé
une œuvre considérable qui met en valeur une foi absolue dans l’homme et la supério-
rité de l’« état de nature » sur la civilisation qui corrompt l’homme. Rousseau entendait
revenir à une conception naturelle de la famille, de la société et proposait des principes
pédagogiques fondés sur le respect de la nature et les méthodes actives. Il était, en outre,
partisan d’une république démocratique fondée sur la liberté et l’égalité. Ses livres furent
condamnés par la monarchie absolue française et il dut s’exiler à la fin de sa vie.
■■Buste de François-Marie Arouet de Voltaire (1694-1778), sculpture en marbre de Jean-An-
toine Houdon, 1778, musée du Louvre.
François-Marie Arouet, fils de notaire, reçut une éducation classique et humaniste, avant
d’être clerc d’un procureur et de devenir célèbre à 24 ans pour la parution d’Œdipe. Il voya-
gea et séjourna un peu partout en Europe. Écrivain, dramaturge, historien, poète, polé-
miste, son combat a essentiellement porté sur la condamnation du fanatisme religieux
et sur la défense de la tolérance. Il fit plusieurs séjours à la Bastille pour avoir dénoncé
l’injustice, l’arbitraire et l’intolérance. Son œuvre est riche et abondante. Peu de temps
avant sa mort, il écrivit ces mots qui résumentbien sa pensée : « Je meurs en adorant
Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition. »
Question 1. Les élèves peuvent émettre des questions qu’eux-mêmes se posent sur l’orga-
nisation de la société, la justice, le sens de la vie…
30
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PourPage
la tolérance
110
mauvais fonctionnement de la justice à son époque mais aussi les atrocités commises au
LA VIE DES PRIVILÉGIÉS
nom de la religion dans d’autres pays et à d’autres époques.
CE2 Dans la liste suivante, souligne les privilèges
E.deLala diffusion
noblesse etdes idées sous
des Lumières
CM1
du clergé la monarchie
CM2
absolue.
■■Un colporteur, tableau de Jan Havicksz Steen, 1650.
Les colporteurs
1. Aucun étaient
ne payait des marchands
le principal ambulants qui portaient leur marchandise sur
impôt : la taille.
un petit éventaire suspendu autour du cou, d’où leur nom de « col-porteurs ». Ils ven-
2. Ils n’obéissaient pas aux mêmes lois que le peuple.
daient toutes sortes de choses : potions, objets de quincaillerie, de mercerie et, à partir
du3.xviii
Tous e
siècle, des journaux
menaient diffusés
une existence « sous le manteau » car la censure sévissait.
luxueuse.
Question 11. De nos jours, les idées se répandent toujours par la presse écritemais aussi
4. Tous exerçaient de hautes fonctions
par les médias audiovisuels.
dans l’administration.
CM1 Parmi les philosophes suivants, souligne ceux qui ont vécu à l’époque des Lumières.
CM2
1. Voltaire 3. Platon 5. Montesquieu 7. Rousseau
E R CI
CE
EX
CE2 Parmi les idées suivantes, souligne celles des philosophes des Lumières.
CM1
CM2 1. Le roi ne doit pas disposer d’un pouvoir absolu.
2. Ce n’est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre mais la Terre qui tourne sur elle-même.
3. Il faut créer une société dans laquelle les hommes seront libres et égaux.
4. Il n’est pas normal que certaines personnes bénéficient de privilèges aux dépens des
autres.
5. Il faut créer une société dans laquelle les femmes seront libres et égales aux hommes.
6. Les hommes doivent se montrer tolérants entre eux et supporter leurs différences.
110 D e s Te m p s m o d e r n e s à l ’ E m p i r e n a p o l é o n i e n 31
Histoires d’histoire
Question 1. Le hachis Parmentier contient de la purée de pomme de terre, d’où son nom.
je réfléchis
Question 1. La question invite les élèves à prendre la mesure de ce que les machines, nées
au xviiie siècle, ont transformé la vie quotidienne.
Question 2. On pourra éventuellement guider les élèves : l’imprimerie, la roue, l’ordinateur,
la voiture, la bicyclette, le microscope, la fusée, les antibiotiques, le téléphone…
Question 3. La devise de la République française reprend les idées des philosophes des
Lumières : le désir de liberté et d’égalité, le souhait de la fraternité.
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