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Troubles de la personnalité : classification et symptômes

Cours de biomecaniques ostéopathes

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Sémiologie des affections psychiatriques

Partie 1 : Les troubles de la personnalité

Dans les troubles de la personnalité on retrouve les troubles de l’humeur, anxieux et les psychoses.

Clusters

- Paranoïaque
Cluster A : - Schizoïde
Personnalités excentriques et bizarres - Schizotypique

- Anti-sociale
Cluster B : - Borderline
Personnalité dramatiques et émotionnelles - Histrionique
- Narcissique

- Évitantes
Cluster C : - Dépendante
Personnalités anxieuses et craintives - Obsessionnelle et compulsive

DSM : Manuel de diagnostique et statistique des troubles mentaux qui propose une description et une
classification des maladies mentales. Il caractérise les différents types de névroses.

CIM-11 : Classification internationale des maladies. Elle a été développée par l’OMS.

La psychanalyse a permis grâce à Freud de décomposer les états de psychose, névrose et l’état limite.

Névrose : Troubles avec des symptômes psychique et/ou somatique et/ou comportementale. Sans
perturbation anatomique et physiologique et sans altération du système de réalité (environnement et réalité).
Il y a une bonne adaptation sociale et aux thérapies non médicamenteuses. Exemple : Phobie, angoisse,
hystérie…

Psychose : Altération avec un trouble de la réalité accompagné de délires, troubles de l’humeur, pensées
paranoïaques et des hallucinations. Exemple : Schizophrénie, trouble paranoïaque…

État limite : Entre les caractéristiques de la psychose et de la névrose. Présente des états d’entre-deux. Pas
spécifique d’une pathologie.
Les topiques de Freud
 1 Topique
ère

En 1900, Freud a défini 3 « états » psychiques :


- Inconscient
- Préconscient
- Conscient
Lorsque certains souvenirs traumatisants refoulés ressurgissent, ils vont se manifester par des symptômes.
Ces symptômes vont exprimer des choses qui sont des « non-dit ». Cette observation a été faite sur les
personnes atteintes d’hystérie.

 2ème Topique
Après l’observation de souvenirs traumatisants pendant l’enfance qui ressurgissaient à l’âge adulte, Freud a
proposé un deuxième topique :
 Le Moi : Celui qui régit la vie relationnelle (relation avec les autres)
 Le Ça : C’est une pulsion instinctuelle. La manifestation des envies et des désirs (ex : je veux un
gâteau). Ça nous pousse à faire des choses non contrôlées.
 Le Sur-moi : L’exigence sociaux-culturelle (règle de vie appris). Vient réguler en sachant ce qu’on a
le droit de faire et de ne pas faire.

La névrose est une adaptation du Moi opposant le conflit interne du Ça et du Sur-moi. Ce tiraillement entre
les deux va se manifester par des symptômes. Le symptôme est un compromis dans cette lutte qui génère de
l’angoisse.

Les traits de personnalités sont ceux qui nous constituent. Un trait de personnalité est stable dans le temps
mais un trouble de la personnalité l’est encore plus. Un trouble de la personnalité à une répercussion sur la
vie quotidienne, ça impacte la vie personnelle, professionnelle et sociale. Il y a un gradient de ces
pathologies, quand ça concerne qu’une petite partie de notre personnalité on parle de trait de personnalité.

Dans ces troubles, les modes de pensées et les réactions sont rigides et inadaptées, cela va engendrer
de la souffrance. Les personnes qui en souffrent ne s’en rendent pas forcement compte mais se rendent
compte de la souffrance que ça engendre. C’est pour cela qu’elles vont consulter pour la souffrance que ça
créé et non pour l’origine du problème (trouble). Il y a une altération du comportement au niveau cognitif,
affectif, relationnel et au niveau du contrôle des impulsions qui sont caractérisés par des conduites et des
expériences vécues qui devient de ce qui est attendue par la société.
Ces troubles de la personnalités touchent 6 à 10 % de la population. Si on est en consultation
ambulatoire de type CMP (Centre médico-psychologique) il y a une augmentation de la prévalence à 20 à
30%. En hôpital psychiatrique la prévalence est de 40 à 50%.

Les troubles sont des adaptations, des tentatives de gérer la relation aux autres. Ces adaptations sont
protectrices et forme des mécanismes de défense. Ça leur permet de vivre et de créer un pseudo
« équilibre ». C’est pour ça qu’il ne faut pas enlever ça mais essayer de reconstruire autrement. De la même
façon que certaines addictions sont misent en place de façon protectrice. Si on essaie de l’enlever sans
s’occuper du reste ça peut être plus destructeur qu’autre chose. Pour déterminer un trouble il y a besoin d’au
moins 5 critères du DSM.

Personnalité : C’est à la jonction entre un tempérament et un caractère.


Le tempérament est inné, biologique et génétique, tous les bébés présentent un tempérament. Le caractère
est acquis lié à l’environnement et l’expérience de vie. La personnalité est un mixte de deux qui va se
construire au fil du temps. Une personnalité est vraiment stable à partir de 25ans. Avant on est en pleine
construction et maturation du cerveau, on ne peut pas parler de trouble de la personnalité.
Émotion : Réaction physiologique à une expérience particulière. Elle est brève.
L’humeur, vient du grec « cœur » : État de base qui régit nos états affectifs et émotionnels. Elle est plus
générale que l’émotion.
I. Cluster A : Personnalités excentriques et bizarres

1. Personnalité paranoïaque
C’est une personnalité méfiante et soupçonneuse. Personnes qui ne se sentent jamais en sécurité et pensent que les personnes
leurs veulent du mal, que toutes les actions sont contre lui. Ils vont auto-entretenir leurs craintes, car même si on les rassure
elles vont penser que c’est parce qu’on a quelque chose à cacher. Ce sont des personnes très vulnérables et sensibles même si en
apparence non, cela cache une grande insécurité. Il est selon lui victime du monde. Ils sont très procédurier c’est à dire à entamer
des procédures pour faire valoir leurs droits juridiquement. Donne une impression de supériorité mais se met en colère pour se
défendre. Ils vivent dans un monde dangereux pour eux donc ils doivent se protéger. Ce sont des personnalités rigides, donc
l’accès à la psychologie est très compliqué. Il y a une adhésion au délire, ça devient un cercle vicieux.
 Une présomption injustifiée selon laquelle les autres les exploitent, les blessent ou les trompent
 Une préoccupation des autres injustifiés quant à la fiabilité de leurs amis et collègues
 Une réticence à se confier de peur que les informations soient utilisées contre eux
 Une mauvaise interprétation des remarques ou des évènements sans importance comme ayant une signification
rabaissante, hostile ou menaçante
 Une rancune tenace en cas d’insultes, de blessures ou d’affronts
 Une prédisposition à penser que leur caractère ou leur réputation a été attaqué et une rapidité à réagir avec colère ou à
contre-attaquer
 Suspicions récidivantes et injustifiées que le conjoint ou le partenaire est infidèle

Même une proposition d’aide peut-être mal interprété. Être vigilant à ce que le thérapeute dit et fait. Il ne faut pas donner prise au
délire, il y a un risque décompensation. Lors d’une hospitalisation « forcée » il vaut mieux que ce soit fait par un tiers et non la
famille car il y a rupture de confiance par la suite. Exemple : Film « L’enfer » et « Taxi driver »

2. Personnalité schizoïde

Personne distante et sans émotion. Pour elle vivre loin du monde ne lui pose aucun problème, y compris avec les membres de sa
famille. L’expression des émotions est limitée dans les interactions interpersonnelles, tout est un peu anesthésié. Il y a un
détachement et désintérêt général pour les relations sociales, elles n’ont pas besoin des autres.
Ce modèle correspond à la présence de = ou + 4 des éléments suivants :

 Aucun désir de plaisir dans les relations étroites, y compris avec les membres de la famille
 Une forte préférence pour les activités solitaires
 Peu ou aucun intérêt pour le sexe
 Prendre plaisir dans de rares activités, le cas échéant
 L’absence d’amis proches ou de confidents, à l’exception peut-être des parents au 1 er degré
 Une indifférence apparente face aux compliments ou aux critiques
 Une froideur émotionnelle, un détachement ou un affect sans reliefs

3. Personnalité schizotypique

Ils présentent des pensées étranges et désorganisées. Concerne très peu de cas et peut-être une prêt entrer dans la
schizophrénie. Dans un schéma persistant d’inconfort intense lors des relations interpersonnelles et une diminution de leur
capacité à maintenir ces relations.
Se caractérise par des distorsions cognitives ou perceptives et une excentricité du comportement. Ce sont des personnes qui
nous désarçonne, qui sont étranges.
Il y a une absence de confident et d’amis proches. Ils réagissent de façon inadaptés comme par exemple rire dans une situation
traumatisante. Présentent une anxiété sociale excessive.
Ce modèle correspond à la présence de = ou + 5 des éléments suivants :

 Idées de référence (le fait que les évènements quotidiens ont une signification ou une importance spéciale pour le patient
ou adviennent spécialement à cause, ou, pour lui) mais pas des idées délirantes de référence (qui sont similaires mais
exprimés avec beaucoup plus de conviction)
 Croyances bizarres ou pensées magiques (croire en la clairvoyance, la télépathie, ou un sixième sens, se préoccuper de
phénomènes paranormaux)
 Expériences perceptives inhabituelles (entendre une voix chuchoter leur nom)
 Pensée et langage étrange (vague, métaphorique, trop complexe, ou stéréotypée)
 Suspicions ou pensées paranoïdes
 Affect incongru ou limité
 Comportement et/ou apparence bizarre excentrique ou particulier(ière)
 Absence d’amis proches ou de confidents, sauf pour les parents au 1er degré
 Anxiété sociale excessive qui ne diminue pas vis-à-vis des personnes familières et principalement liée aux craintes
paranoïaques.
II. Cluster B : Personnalités dramatiques et émotionnelles

 Trouble borderline : Au cours de la même journée, changement d’émotion.


 Trouble bipolaire : Même état/comportement pendant plusieurs jours.

1. Personnalité borderline

Le trouble borderline ou ex-état limite, se caractérise par une grande instabilité et intensité émotionnelle. Il y
a une succession d’émotion très forte et très rapide au cours de la même journée. Passage de quelqu’un
d’enjoué à une extrême détresse (la personne peut rire et pleurer 10min après). Derrière une personnalité
borderline il y a des traumatisme multiples. Quand on parle de traumatismes multiples ce n’est pas
forcément spectaculaire, c’est souvent des troubles de l’attachement précoce et tardive qui mettent le sujet
dans un état d’insécurité.
Il y a un sentiment de vide pour toutes les personnes borderline, c’est le symptôme majeur. La personne
lutte en permanence contre la dépression, ce qui peut engendrer une énorme tristesse. Il y a une impulsivité
dans les réactions ainsi que des comportements de conduite à risque et autodestructeur. Il y a également des
trouble de l’identité, la personne ne sait pas qui elle est. Elle ressent un sentiment d’abandon. Elle présente
aussi des excès d’allure psychotique transitoire qui peuvent se manifester par de la paranoïa ou par la
déréalisation.
Ces personnes peuvent être très déstabilisantes car elles soufflent le chaud et le froid.
Caractère : Instabilité émotionnel, traumas multiples, sentiment de vide, autodestructeur, perturbation
d’identité, quête de reconnaissance et d’amour, peur de l’abandon, excès psychotique transitoire
(décompensation psychotique brève). Exemple : Amy Winehouse.
Michel Delbrouck, parle de « mur chaud », c’est-à-dire un mélange de fermeté et d’empathie. Elles peuvent
déborder et demander des séances plus longues. Il faut savoir poser un cadre et les recadrer sans les rejeter,
rester bienveillant. Il ne faut pas renforcer le sentiment d’abandon. Faire attention aux situations de transfère
et de contre-transfère (projection sur le thérapeute et inversement). Ils nous demandent énormément de
souplesse, d’adaptabilité et aussi d’authenticité et de sincérité. Le patient se sert de nous comme figure
d’attachement. Elles sont aussi beaucoup dans la colère et si le praticien répond avec de la colère ça
renforcera l’énervement du patient.

C’est le trouble qui possède le meilleure pronostic, celle que l’on soigne le mieux. Si on arrive à restaurer
leur confiance en eux les symptômes seront diminués et elles vivront des expériences plus agréables.

On a une association dans les couples entre les personnalités borderlines et les personnalités narcissiques.
Ces couples se complètent mais forment une relation destructrice. Le narcissique utilise l’autre pour le
dévalorisé or le borderline a besoin de se sentir valorisé, elles sont en quête d’amour. Le narcissique exerce
une forme d’emprise, il a besoin d’un faire-valoir pour compenser ce qu’il n’a pas. Le narcissique va utiliser
les faiblesses de l’autre pour se surélever.

Déréalisation (hors du réel): L’altération de conscience ou de perception ou de l’expérience de réalité.


Sensation que l’extérieur n’est pas réel, c’est une perte de conscience de soi. Mécanisme de défense contre
l’angoisse.

Dépersonnalisation (hors de soi-même) : Perception altérée de soi. Sensation d’être déconnecté de son
corps. (je me vois au-dessus)
2. Personnalité histrionique

Ne pas confondre les troubles histrioniques avec l’hystérie. Ce trouble touche une majorité de femme. Il se
caractérise par une absence d’identité, les personnes s’adaptent à ce que les autres veulent. Personne
insécure dû à un trouble d’attachement dans l’enfance mais moins excessif que le borderline.
Ce sont des personnes qui se mettent en scène, qui vont jouer des rôles dans le but d’attirer l’attention. Les
comportements seront excessifs et séducteurs inadaptés. Il y a un schéma persistant d’émotivité et de
recherche d’attention excessive. Ils mettent un masque pour montrer qu’ils existent et cacher ce qu’ils ont à
l’intérieur d’eux. Être le centre de l’attention pour cacher ses faiblesses donc ils jouent un jeu de séduction
avec les autres. Les personnes pensent n’être RIEN et recherche de l’amour. Ces personnes sont
influençables car elles vont modifier leurs comportements en fonction des personnes qu’elles ont en face
d’elles.

La personne se sent idéalisée car l’autre lui apporte toute l’attention dont elle a besoin. Si la personne en
face ne la regarde plus alors elle la rejette (exemple : retard de 5min en consultation). La personne souffrant
du trouble va chercher à tester le lien. Tous les comportements sont surjoués donc on a tendance à ne pas les
croire sauf que ces personnes, dans le cas de la douleur, peuvent vraiment avoir mal. Ça ne sert à rien de
confronter la personne à son jeu et de lui dire qu’elle surjoue. Il ne faut pas juger car derrière ce
comportement il y a beaucoup de la souffrance. Elle a peur de l’abandon.

Caractère : Théâtralisation, séduction, utilisation de masque, comportement excessif.

Nicolas Danziger, neurologue et spécialiste de la douleur, dit que quand une personne est dans l’expression
intense de la douleur on peut ne pas la croire et passer à côté de quelque chose.
Quand une personne est dans une démonstration très intense de douleur et une verbalisation excessive on a
tendance à sous-estimer la douleur.

C’est plus compliqué de faire avancer ces personnes car il y a moins d’introspection. Si on met des mots sur
leurs douleurs alors tentent de les cacher, les confronter sera très compliqué pour elles et ça peut être
dévastateur. Exemple : Catte Blanchett, film Blue jasmine.

3. Personnalité narcissique

Ce trouble touche plus d’homme que de femme. Le narcissique va développer un égo surdimensionné pour
compenser le manque de base de son identité. Elles ont une grande éloquence, un schéma persistant de
grandiosité, un besoin d’admiration et un manque d’empathie. Ce sont des personnes qui n’ont pas de
limite dans leurs ambitions et qui se sentent légitime à un traitement de faveur. Ils exploitent les autres pour
atteindre leurs propres objectifs. Une obsession de succès, d’influence, de pouvoir d’intelligence, de beauté,
d’amour parfait illimités. Ils ont besoin d’être admirés pour pouvoir nourrir leurs egos. Ils ont la conviction
qu’ils sont spéciaux et uniques et qu’ils ne doivent s’associer qu’avec des personnes hors normes. Cela se
manifeste au niveau du comportement par de l’arrogance et de la fierté. Ils sont prêt a tout pour obtenir ce
qu’ils pensent leurs être dû du faite de leur supériorité même s’il faut écraser les autres, ils n’ont aucune
peine/pitié. Exploiter l’autre pour pallier à sa propre faille. Ils ont peu accès aux émotions. Il y a une cuirasse
(armure guerrier) chez le narcissique.

Caractère : Mégalomaniaque (désir obsessionnel de pouvoir), égocentrique, manque d’empathie.

Lorsqu’ils sont mis en échecs, c’est catastrophique. Il y a un risque de décompensation important avec des
risques suicidaires et peu de demande d’aide. Les autres doivent être là pour lui, doivent être au service de sa
personne.

En tant que thérapeute, il faut utiliser l’humour pour cassé l’emprise que l’autre à sur vous. Le trouble
narcissique est un des troubles les plus difficile à soigner car même s’ils viennent vers vous, ils vont trouver
des armes pour mieux manipuler les autres. Faire attention à ne pas être dans l’admiration de ces personnes
car on vient renforcer leur emprise et se mettre en danger par la même occasion. Le mieux c’est de s’en
éloigner. Exemple : Vincent Cassel, Film Mon roi. Leonardo DiCaprio, Film Le loup de Wall Street.
Les pervers narcissiques possèdent une jouissance de faire du mal à l’autre contrairement au narcissique qui
exploitent les autres mais ne pensent pas leurs faire de mal. Fréquent dans les cas de violences conjugales.

Dans les violences conjugales, il existe un violentomètre pour mesurer le niveau de maltraitance. Ces
personnes se mettent souvent avec des personnes empathiques notamment des femmes qui vont toujours se
remettre en question. Elles vont s’autoconvaincre qu’elles sont responsable de la situation et qu’elles le
mérite. Ça devient naturelle quand on est dans un engrenage. Il y a une énorme emprise et c’est compliqué
de les faire sortir de ce schéma car c’est un processus. Si la personne part c’est comme si c’était un échec,
elle est dans l’espoir que grâce à son amour elle va transformer l’autre. Or dans ce type de personnalité il n’y
a pas de remise en question et ils jurent même de ne pas recommencer. C’est un processus qui prend du
temps. Des fois les enfants aident la personne à quitter le foyer.
Chez une personne victime de violence conjugale il faut d’abord rétablir leur estime d’elle-même et les
croyances qui leurs ont été inculquées à tort avant de vouloir l’extraire de ce système.

4. Personnalité antisociale

Trouble antisociale ou ex-psychopathique, se caractérise par un mépris persistant du droit des autres, ils ne
respectent aucunes règles et font des actes de délinquance. Ils mentent pour leurs intérêts personnels. Ils se
foutent des autres contrairement au narcissique qui se sert des autres.

Ils ont un non-respect de la loi, indiqué par des actes répétés pour lesquels il existe des motifs d’arrestation.
Ils ne sont pas honnêtes, comme indiqué par le fait de mentir de façon répétée, d’utiliser des pseudonymes,
d’escroquer les autres à des fins d’intérêt personnel ou pour le plaisir. Ils agissent de façon impulsive ou
sans planifier à l’avance. Ils vont être facilement provoqué ou agressif, ce qui est indiqué par le fait de se
battre ou d’agresser constamment les autres. Ils ont un manque de respect flagrant pour leur sécurité ou
celle des autres. Ils agissent toujours de manière irresponsable, comme lorsqu’on quitte un emploi sans
avoir aucun autre travail en vue ou lorsqu’on ne paie pas ces factures. Ils n’ont aucune empathie, pas de
remords, ce qui est exprimé par l’indifférence ou la rationalisation lorsqu’on blesse ou lorsqu’on maltraite
les autres.

Caractère : Cynique, implacable, impulsive, mépris des règles, pas d’empathie

En outre, les patients doivent avoir la preuve qu’un trouble des conduites est présent avant l’âge de 15 ans.
Le trouble de la personnalité antisociale n’est diagnostiqué que chez les sujets de 18 ou plus (âge adulte).

Conclusion cluster B :

 Histrionique = Porte un masque


 Narcissique = Cuirasse, se nourrit de l’autre
 Borderline = Se rempli de l’autre pour exister « aime moi »
 Antisociale = Se fou de l’autre
III. Cluster C : Personnalités anxieuses et craintives

1. Personnalité obsessionnelle compulsive

La personnalité obsessionnelle compulsive est perfectionniste et rigide. Une tendance persistante à la


préoccupation de l’ordre, au perfectionnisme et au contrôle de soi, des autres et des situations. Elles ont un
grand sens de la responsabilité et un grand sens des détails. Elles font du mieux qu’elles peuvent, ont une
dévotion excessive au travail et à la productivité quitte à mettre de côté tous ces loisirs pour achever une
tache. Une réticence à jeter des objets usés ou sans valeur (syndrome de Diogène) , même ceux qui n’ont
aucune valeur sentimentale. Une réticence à déléguer ou à travailler avec d’autres personnes, à moins que
ces dernières acceptent de faire les choses exactement comme les patients le veulent.
Une tendance à ne pas vouloir dépenser pour eux-mêmes et pour les autres parce qu’ils voient l’argent
comme quelque chose à préserver en prévision de futures catastrophes.

Personnes tyrannisés par le Sur-moi qui les empêche de lâcher prise. Pour les soignants c’est difficile car les
patients ne veulent pas accepter le changement et s’agrippent à leurs habitudes. On leur proposent de se
laisser du temps, de faire les choses en différé en retardant les habitudes. Il faut valoriser chaque victoire.
Les rituels impactent les relations sociales, ça leurs permet de gérer des angoisses. Ces personnes ne sont pas
dans la demande d’aide mais risque une dépression plus tard.

Caractère : Perfectionniste, rigide, difficulté au lâcher prise, contrôle de soi, grand sens de la responsabilité,
difficulté à déléguer, mise en place de rituels rassurants, entêtement.

2. Personnalité dépendante

Ce sont des personnes en demande, qui ne peut pas prendre des décisions et qui ont besoin d’une validation.
Un besoin persistant et excessif d’être aidé, qui entraîne la soumission et l’attachement. Elles ont une
difficulté à prendre des décisions quotidiennes sans une quantité exagéré de conseils et de réassurance de
la part d’autres personnes.
Elles ont peur de ne pas être capable de prendre des décisions et elles ont peur de ne pas bien faire. Plus la
décision est importante plus elles ont du mal. Plus ces personnes vont demander de l’aide et plus elles seront
dépendantes de ça. Elles ne s’autorisent pas à faire les choses tant qu’elles n’ont pas eu la validation de
l’autre. Elles se contraignent à faire des choses dans la crainte de déplaire à l’autre (sortir alors qu’on est
fatigué…). Si elle rencontre une personne qui veut les exploiter elles vont accepter les taches qu’elle lui
confie, même si ça ne lui plait pas. Éprouve de la difficulté à exprimer un désaccord avec les autres par
crainte de perdre leur soutien ou leur approbation.

Elles ont une difficulté à commencer des projets de leur propre initiative parce qu’ils ne sont pas confiants
dans leurs jugements et /ou aptitudes (pas parce qu’il manquent de motivation ou d’énergie). Ils ressentent
une préoccupation irréaliste et la crainte d’être livrés à eux-mêmes pour s’occuper d’eux. C’est un
comportement d’autodestruction. Pour ce type de personne, c’est compliqué d’être célibataire. Lorsqu’elles
se séparent, elles vont tout faire pour retrouver quelqu’un d’autre.

Caractère : Incapacité de prendre des décisions, prête à tout pour ne pas perdre le lien avec la personne,
personne rarement célibataire, sentiment d’incapacité à s’occuper d’elle-même, peur de l’abandon.
3. Personnalité évitante

Ce sont des personnes qui vont éviter les contacts sociaux. Elles éprouvent une hypersensibilité au rejet des
autres et à la critique. Trouble souvent associé à une forme de dépression. Elles vont restreindre leur vie
sociale et professionnel pour ne pas être confronter aux autres dans le but de ne pas être jugé et critiqué. Ce
sont des personnes qui aimeraient être avec les autres mais qui sont tétanisés par la peur d’être rejeté. Pour
faire quelque chose elles doivent être sûre d’être acceptées. Elles s’enferment dans l’imaginaire pour ne pas
se confronter aux autres. Il y a beaucoup de solitude dans ce trouble. Ce sont des personnes qui ont une
estime de soi très fragile et font les choses de leurs côtés. Ils craignent d’être ridicule ou d’être humilié.
Ils se perçoivent comme socialement incompétents, sans attrait ou inférieurs aux autres. Il y a également une
peur de prendre des risques et de participer à de nouvelles activités car cela peut les mettre mal à l’aise.

Lien thérapeutique dans le but d’établir de la confiance pour qu’elles puissent parler et ne pas être bloqué.
L’alliance thérapeutique est nécessaire plus que pour les autres pathologies. Le travail en groupe permet de
dépasser ces craintes et d’aller vers les autres pour éviter le repliement sur soi. Exemple : Audrey Tautou,
Film Amélie Poulain.

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