0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues3 pages

Naissance et Enracinement de la IIIe République

Transféré par

Dd1429
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues3 pages

Naissance et Enracinement de la IIIe République

Transféré par

Dd1429
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La mise en œuvre du projet républicain

Introduction : L’Empereur Napoléon III est capturé par les Prussiens le 2 septembre
1870 après la défaite de Sedan. Il abdique en faveur de son fils mais dans la nuit du 3
au 4 septembre, les députés du Corps Législatif proclament la naissance de la IIIe
République, nouveau régime fragile dans une France en guerre et une capitale
encerclée dès le 19 septembre. Pourtant, cette république menacée et considérée par
Thiers comme « le régime qui nous divise le moins » va progressivement s’imposer

I. La conquête du pouvoir par les Républicains (1870-1879).


A. Un pays déchiré et occupé

La guerre contre la Prusse : La toute jeune république est entre les mains d’un
gouvernement de Défense Nationale dirigé par Gambetta qui tente d’inverser le rapport
de force contre la Prusse. Fin septembre, la ville de Paris est encerclée par les
Prussiens. Le gouvernement se réfugie à Tours pour mobiliser le pays. Face aux échecs
militaires et à l’agitation révolutionnaire qui touche les grandes villes, le gouvernement
fait le choix de signer le 28 janvier 1871 un armistice puis le 18 mai 1871 une paix aux
conditions très dures : annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, une indemnité
de guerre de 5 milliards de franc-or.

La Commune de Paris : A Paris, la tension est très forte. Après un hiver très difficile, la
capitale, encerclée et bombardée par les Prussiens, a tenu bon mais se sent trahie par
l’armistice puis par la majorité royaliste. Le 18 mars 1871, un mouvement républicain
révolutionnaire se met en place et la Commune de Paris est élue par la population
parisienne. Elle veut la poursuite de la guerre et la mise en place de profondes réformes
sociales et démocratiques. Parmi les communards, Louise Michel, institutrice s’impose
comme une grande figure de la révolution. Le gouvernement de Thiers, installé à
Versailles, envoie début avril plus de 100 000 soldats pour reprendre le contrôle de la
capitale. Du 21 au 28 mai 1871, c’est la semaine sanglante qui fait 25 000 victimes.
Louise Michel est arrêtée et déportée en Nouvelle-Calédonie.

II. L’enracinement de la République (1879-1914)

Les institutions de la IIIe République instaurent une démocratie parlementaire dans


laquelle le Président de la République ne joue qu’un rôle mineur. Ainsi, le président
Grévy renonce au droit de dissolution de la Chambre des députés. Le pouvoir se trouve
entre les mains des députés qui font voter une série de lois établissant les libertés
individuelles :
1881 : lois sur la liberté de la presse et liberté de réunion.

• 1884 : Liberté syndicale et élections municipales au suffrage universel masculin.

• En 1884 toujours la loi assure que « la forme républicaine du gouvernement ne peut


faire l’objet d’une proposition de révision », interdisant tout retour à la monarchie ou à
l’Empire.

B. Construire une nouvelle nation

Symboles et fêtes républicaines : Le régime républicain met en place une culture


politique républicaine basée sur les symboles de la Révolution Française

La Marseillaise devient l’hymne national en 1879

• La première fête nationale est célébrée le 14 juillet 1880

. • Le drapeau tricolore, la devise « Liberté, Égalité, fraternité » et le buste de Marianne,


symbole de la République, sont placés dans tous les bâtiments publics.

Le 22 mai 1885, Victor Hugo, grand écrivain et figure républicaine, meurt à l’âge de 83
ans. Monarchiste dans sa jeunesse, il a soutenu la IIe République avant de devenir le
grand opposant à Napoléon III et de s’exiler avant de faire un retour triomphal sous la
IIIe République. La chambre des députés vote l’organisation de funérailles nationales et
son inhumation au Panthéon qui devient un temple de la République.

Laïcisation de la société : L’école doit servir à la jeune République pour inculquer les
symboles et laïciser la société, c’est-à-dire la détacher de l’influence catholique (qui
soutient la monarchie…). Le ministre de l’Instruction Publique Jules Ferry fait voter en
1881-1882 une série de lois qui rendent l’école primaire obligatoire, gratuite et laïque
pour les enfants de 6 à 13 ans. La loi d’association de 1901 qui oblige la déclaration des
organisations.

Cette laïcisation aboutit en 1905 à la loi de séparation des Églises et de l’État qui met fin
au Concordat de 1801. La République ne reconnaît aucun culte mais garantit le libre
exercice des religions. Même si cette loi provoque des tensions très importantes (crise
des inventaires), elle marque la fin d’un siècle de conflits autour de la question religieuse
et de l’État.
Construire les citoyens français : Les programmes scolaires sont centrés sur les
sciences, la géographie de la France, sa langue qui devient la seule autorisée, l’histoire.
Les instituteurs, véritables « hussards noirs de la République » (Charles Péguy 1913)
doivent former de futurs citoyens dans les valeurs de la République française avec deux
ennemis : la religion et les Allemands. Par la loi de 1889, le service militaire de deux ans
devient obligatoire pour tous les jeunes hommes et va permettre un brassage social au
sein des régiments, avec un esprit de revanche sur l’ennemi allemand.

Vous aimerez peut-être aussi