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La notion d’administration recouvre des structures complexes.

Entité que l’on désigne sous


l’appellation « administration » ce distingue de l’entreprise par sa nalité qui est de satisfaire
l’intérêt général, de gérer les a aires publiques.

On retient généralement deux conceptions de la notion d’administration :

- Une conception organique : l’administration correspond à une organisation, à un ensemble


d’organismes, de services.
L’article 20 alinéa 2 de la Constitution retient ce sens, puisqu’il précise que le gouvernement
dispose de l’administration et de la force armée.

- Une conception fonctionnelle : renvoi à des fonctions, à des missions ou actions.

Dans ce contexte le mot « administration » est synonyme d’activité administrative.


Ce sens prouve son illustration dans l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du
Citoyen qui indique « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son
administration ».

Introduction : présentation du système administratif français

Paragraphe 1 : Les organes de l’administration

Juridiquement l’appareil administratif correspond à des personnes morales animés par des
organes administratifs.

A. Les personnes morales

Une personne morale est un groupement de personnes physiques poursuivant un objectif


commun, et doté d’une personnalité juridique distincte de celle de chacun des membres qui la
compose.

Le droit reconnait la personnalité juridique aux personnes morales, entité abstraite et incorporel.
Exemple : l’État

Une personne morale est une personne juridique, un sujet de droit. Elle dispose de la capacité
juridique, elle est ainsi titulaire de droits et d’obligations comme une personne physique.

Elle peut posséder des biens, conclure des contrats, agir en justice et même faire objet de
poursuites judiciaires.
Elle peut être déclarée responsable si elle cause un dommage et elle est en principe crée par le
législateur (loi) ou par le pouvoir réglementaire (pouvoir exécutif).

Il existe deux catégories de personnes morales :

- personne morale de droit public


- personne morale de droit privé

1. Les personnes publiques


A. Dé nition

L’administration publique en France est composée d’un ensemble de personne publique doté de
la personnalité morale (juridiquement distincte des personne physique).

L’intérêt de la personnalité morale pour une institution administrative est de disposer d’une
autonomie de gestion, d’organisation, d’un budget et d’un patrimoine propre pour mener à bien
une mission d’intérêt général.

Cette notion d’intérêt général échappe à toutes dé nition juridique et reste très subjective. Elle va
au-delà de la somme des intérêts particuliers.
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L’intérêt général est ce que la puissance publique estime correspondre aux besoins de la
population.
Cette notion subjective est interprétée par le juge au cas par cas. C’est le juge qui doit quali er
comme répondant ou non à l’intérêt général.

A n de mener à bien ces activités administratives, c’est-à-dire les personnes publiques disposent
de moyen propre, disposent de prérogatives de puissance publique.
Il s’agit de pouvoir de commandement que ne détiennent pas les personnes privées qui
permettent à l’administration d’imposer sa volonté et qu’ils lui sont transmis par le pouvoir
exécutif dont elle dépend.
Les prérogatives des personnes publiques sont des pouvoirs exorbitant du droit commun ce qui
signi e qu’il n’existe pas dans les relations de droit privé.
L’administration dispose ainsi seule du pouvoir d’adopter des décisions, des actes administratifs
unilatéraux.

Un acte administratif unilatéral est un acte de créateur de droit qui modi e l’ordonnancement
juridique, c’est-à-dire qui modi e les règles de droit en vigueur. Et ce indépendamment du
consentement du destinateur de la norme.

Ces actes sont pris par une autorité administrative de façon unilatérale, c’est-à-dire sans l’accord
de l’administré. Ils s’imposent même si ils sont contestés c’est ce que l’on appelle le privilège du
préalable, c’est-à-dire ces décisions produisent des e ets de droits dès quelles sont prises.

On peut voir que ces prérogatives de puissance publique mettent en avant le caractère
inégalitaire des rapports entre l’administration et les administrés.
Elle s’expliquer par l’objet même de l’administration qui est de satisfaire l’intérêt général, c’est-à-
dire l’intérêt du plus grand nombre.

B. Les di érentes catégories de personnes morales de droit public

Les personnes publiques sont :

- L’État
- Les collectivités territoriales
- Les établissement publics

Ils sont chargés de gérer les services publiques, nationaux, locaux.

Le droit internationale et le droit constitutionnel dé nissent l’État par trois éléments constitutifs
que sont :

- La nation
- Un territoire
- Une organisation politique qui exerce l’autorité de façon souveraine

L’État a une vocation administrative générale, ses compétences s’exercent sur l’ensemble du
territoire nationale. Elle est à la fois une institution politique mais aussi une institution
administrative.

Apres l’État, il existe plusieurs personnes publiques à vocation administrative générale qui
agissent sur un territoire déterminé et il s’agit des collectivités territoriales.

Une collectivité territoriale est une personne morale de droit public décentralisé, c’est-à-dire
disposant d’organe élu au su rage universel et doté de compétences propres dans un ressort
territorial déterminant.

Les collectivités disposent de la personnalité juridique, de budgets propres, de compétence et de


personnel.

L’article 72 alinéa 1 de la Constitution, dresse la liste des di érentes collectivités territoriales.


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Les collectivités territoriales se caractérisent par leurs complexités.
Le 1 janvier 2024 existe en France 34 935 communes, 93 départements 12 régions et il existe 3
collectivités territoriales à statuts particuliers (Collectivité de Corse, ville de Paris, métropole de
Lyon).

Il existe 5 collectivités d’outres mers (Saint Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, la


Polynésie française, les îles Wallis et Futuna).

A cité que ces personnes publiques ayant une vocation administrative générale, il existe une
multitudes de personnes publiques spécialisés dans l’exercice d’une mission spéci que.
Dans leur majorité ce sont les établissements publiques.

L’établissement public est une personne morale de droit public, à compétence spatiale crée pour
accomplir une ou plusieurs missions de services publics.

L’établissement public est doté d’une autonomie nancière et administrative, il gère un service
public dans une zone géographique clairement identi ée sous le contrôle de la collectivité qui l’a
créer soit l’État soit une collectivité territoriale (ils peuvent créer des établissements publiques).
Ces établissements publiques peuvent intervenir dans des domaines variés.

Par exemple : Les transports (RATP), le domaine de la santé (hôpitaux), l’éducation (université).

C. Le régime juridique

La quali cation de personne de droit public emporte certaines conséquences sur le plan juridique.
Ces personnes morales de droit public ont en commun d’être soumises au droit administratif et
c’est le juge administratif qui est compétent pour connaitre des litiges les concernants.

Le droit administratif peut se dé nir de façon extensible comme l’ensemble des règles applicables
à l’organisation et au fonctionnement de l’administration française.
La soumission de l’administration au droit, a un droit spécial distinct de celui applicable au
particuliers qui résulte d’un célèbre arrêt du tribunal des con its 8 Février 1873 « Blanco ».

Le droit administratif présente 1 caractéristique :

Le droit administratif est très protecteur de l’administration donc contrairement au droit privé, ce
droit n’est pas un droit égalitaire. Les droits de l’administration sont privilégiés au détriment des
droits des particuliers, il agit seul a n de promouvoir l’intérêt général.
Ce droit est jurisprudentiel, il est élaboré principalement par les juges et non principalement par la
loi ou le règlement.
Il existe en droit administratif des lois et des règlements et même des codes (code de
l’urbanisme, code marché public) mais les règles fondamentales sont jurisprudentiel.

Les institutions administratives sont soumises au droit administratif et sont placées sous le
contrôle du juge administratif.
En France le règlement des litiges entre administration et usagés s’e ectue devant un juge
spécialisé, c’est le juge administratif.
Les juridictions administratives constituent un ordre de juridiction distinct de l’ordre judiciaire.

(Organisation) Les tribunaux administratifs qui rendent des jugements, ensuite les cours
administratives d’appel (pour rendre des arrêts) en n le Conseil d’État. Il existe aussi des
juridictions administratives spécialisés compétentes pour juger mais dans des domaines
spécialisés : la Cour de compte.

2. Les personnes privés

Les personnes privés sont des groupements dotés de la personnalité juridique et qui disposent à
ce titre des droits et des obligations.
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Elles peuvent prendre la forme d’association, de syndicat, de société. Celles-ci sont soumises au
droit privé.
Par exemple : le droit civil, le droit commercial, le droit du travail.

Par conséquent les personnes privés ne sont pas en principe des institutions administratives.

Certaines activités de services publics peuvent être déléguées par des personnes publiques à une
personne privé par contrat, par la loi ou par règlement.

B. Les autorités administratives

Les personnes publiques disposent d’organes administratifs et les plus importants d’entre eux
disposent d’un pouvoir de décision, et il s’agit des autorités administratives.

Les autorités administratives sont comme toutes autorités, des personnes physiques habilité à
accomplir des actes juridiques à des personnes morales qu’elles admissent.
Ces autorités sont habilités à conclure des contrats au nom des personnes publiques et à prendre
des décisions au nom de la personne publique.

Les ministres et les préfets agissent au nom de l’État.

Les organes délibérants des collectivités territoriales, c’est-à-dire des conseils municipaux,
départementaux et régionaux et les exécutifs des collectivités territoriales, c’est-à-dire le maire,
président du conseil régional et départemental.

Les directeurs d’établissement publics au nom des établissement qu’ils dirigent.


Les compétences de ces autorités administratives sont variables, elles peuvent être générales
comme par exemple le Premier ministre ou le maire mais ces compétences peuvent être
spécialisés comme celle des ministres.

Paragraphe 2 : Les missions et les moyens de l’administration

A. Les missions de l’administration

Sous l’angle fonctionnel, l’administration est chargé de gérer les a aires publiques, c’est-à-dire
les activités dans lesquels une intervention des pouvoirs publics a été décidé.

De manière plus précise la fonction administrative s’analyse en deux fonctions :

- La fonction de réglementation dans le cadre de l’exécution des lois

- La fonction de prestation par exemple en agrandissant la bonne marche des services publics et
le maintient de l’ordre publique.

1. L’exécution de la loi

Au sein de l’État on distingue traditionnellement trois pouvoirs :

- Le pouvoir de faire des lois ( le pouvoir législatif)

- Le pouvoir d’exécuter les lois ( le pouvoir exécutif)

- Le pouvoir de régler les di érents ( le pouvoir juridictionnel)

Le Gouvernement est chargé de l’exécution des lois.


La fonction d’administrative se rattache au pouvoir exécutif.

L’administratif au sens de fonction administratif a vocation à faire appliquer les lois votés par le
Parlement. Et donc à cette n, elle peut édicter des actes administratifs.
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Le Gouvernement est chargé d’élaborer des mesures d’applications des lois en adoptant des
règlements (par exemple: des décrets, des arrêtés, des circulaires).
Et l’exécutif peut également prendre des mesures individuels.
Par exemple : la nomination de hauts fonctionnaires.

L’administration entendu comme un ensemble de services, est au service du pouvoir exécutif


dont elle dépend.
En France, l’administration est rattachée au pouvoir exécutif et lui est subordonné.
L’exécutif a autorité sur l’administration.

L’article 20 de la Constitution : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il


dispose de l’administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement dans les
conditions et suivants les procédures prévues aux articles 49 et 50 ».

L’administration n’est pas un quatrième pouvoir aux cotés du pouvoir législatif, exécutif et
juridictionnel.

L’administration ne précède pas de l’élection mais de la nomination.


L’administration est dépourvue de légitimité propre car elle ne précède pas de l’élection. Elle est
une structure soumise au gouvernement.

Cette fonction administrative d’exécution des lois est réalisé par tous les niveaux d’administratifs
mais aussi par les collectivités territoriales et les établissements publics.

2. Les objets des missions de l’administratif


A. Le service public

Toutes les activités de l’administratif sont des activités d’intérêt général mais toutes ne sont pas
des activités de services publics.

Au sens matérielle la notion de service public désigne toutes activités destinés à satisfaire l’intérêt
général et qui en tant que tel doit être assuré ou contrôlé par l’administration parce que la
satisfaction continue de ce besoin ne peut être garantit que par elle.

La notion de service public est fondamentale car elle justi e l’application du droit administratif et
la compétence du juge administratif.

Une activité peut être quali ée de service public par la Constitution, la loi, ou un acte
réglementaire.
Certains service public ont un fondement constitutionnel dont par exemple : la défense nationale,
la sécurité intérieur, la justice, la santé, l’éducation.
D’autres services publics sont dé nis par la loi c’est-à-dire adopté par le Parlement.
Par exemple : Pompe funèbre 8 Janvier 1993.

Un acte réglementaire d’administration tel qu’un décret du Premier ministre ou une délibération
d’une collectivité territorial peur créer un service public.

Les activités qui relèvent du service public ont évolué avec le temps selon les décisions prisent
par les pouvoirs publics.

Le champ des activités du service public s’est progressivement étendu.


On trouvait traditionnellement les activités régaliennes, c’est-à-dire des activités qui relèvent de
l’autorité souveraine qui sont réservé par nature à l’État.

Désormais on trouve des services publics dans de nombreux domaines comme par exemple :
dans l’économie, le social, les transport …

Le service public est une activité d’intérêt général qui peut être prise en charge directement par
une personne publique, c’est-à-dire l’État , les collectivités territoriales ou les établissements
publics ou assuré par le secteur privé.
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Certaines activités ne sont pas quali és par la Constitution, la loi ou un acte administratif, et
peuvent être gérées par une personne privé.
La quali cation de service public détermine le droit et la juridiction compétente pour connaitre les
litiges.

A défaut d’une quali cation par un texte, des critères élaborés par un juge permette de repérer
une activité de service public.
Il faut se référer aux critères de la jurisprudence.
Selon l’arrêt du Conseil d’État du 22 Février 2007 « Association du personnel relevant des
établissements pour inadaptés »

Il existe trois critères de quali cation du service public :

- Le critère de l’intérêt général de l’activité : tout service public a pour objet la satisfaction d’un
besoin d’intérêt général

- La gestion de l’activité par l’administratif : (par les personnes publiques) ou par une personne
privé sous le contrôle de l’administratif. Il faut toujours une présence administratif pour quali er
cette activité de service public.

- L’attribution aux gestionnaires de l’activité de prérogatives de puissance publique : c’est-à-dire


des prérogatives qui n’existent normalement pas dans des relations de droit privé.

Il est possible qu’un organisme de droit privé ne disposant pas de prérogatives de puissance
public puisse être regardé comme gérant un service public.

En e et le juge s’il ne trouve aucune prérogative de puissance publique peut se reposer sur un
ensemble d’indices pour le palier par exemple : son organisation, son fonctionnement.
Si ces éléments montrent que l’administratif a entendu con é une telle activité alors celle-ci
pourra alors être quali é de service public.

Le service public est une activité d’intérêt général assuré par une personne publique ou par une
personne privé sous le contrôle d’une personne publique, et régit au moins partiellement par des
règles de droit public.

La notion de service public est marquée par une importante distinction qui oppose les services
publics administratif (SPA) aux services publics industriel et commercial (SPIC).

À l’origine, la notion de service public été homogène car les personnes publiques ne prenaient
pas en charge que des missions de services publics soumise à un régime de droit public.

Mais la diversi cation des missions qui leurs sont assimilés notamment en matière économique et
sociale conduit à l’apparition de services publics industriels et commerciaux.
L’apparition des SPIC avec le célèbre arrêt du tribunal des con its du 21 Janvier 1921 intitulé
« Société commercial de l’Ouest africain » ou arrêt « bac d’eloka ».

Les SPIC sont bien distinct des autres services publics.

Selon la jurisprudence, un service public est un principe de nature à l’administratif, le juge résume
d’abord que tout service public géré par une personne publique est administratif car les SPA sont
les services publics originaires.

Cette présomption peut être renversée si trois conditions cumulatives dégagés par le Conseil
d’État dans un arrêt du 16 Novembre 1956 « Union syndicale des industries aéronautiques » sont
remplis, à savoir :

- Relative à l’objet d’un service public, est industriel et commercial si son activité est analog à
celle d’une entreprise privée. Mais si l’activité est pleinement désintéressée c’est-à-dire à but non
lucratif va se rendre présence d’un SPA.
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- Mode de nancement du service, si l’activité est nancé par une personne privé par exemple
des redevances par des usagers on sera en présence d’un SPIC mais si en revanche l’activité est
nancée par le contribuable on sera en présence d’un SPA.

- Si les modalités d’organisations et de fonctionnement du service se rapproche de celle des


entreprises commerciales, le juge va considérer qu’il s’agit d’un SPIC. En revanche si le service
est gratuit ou béné cie d’une monopole légal il sera considéré comme un SPA.

Les SPA sont soumis à l’administratif et les SPIC au droit privé.

b. La police administratif

La police administrative ne doit pas être confondu avec la police judiciaire.

La police administrative est une activité administrative qui vise à assurer le maintient de l’ordre
public sans tendre à la recherche ou l’arrestation des auteurs.
C’est une forme d’intervention qui exerce certaines autorités administratives et qui consistent à
imposer en vue d’assurer l’ordre public des limitations aux libertés des individus.

Les mesure de police administrative se distingue de la police juridique.


Les mesures de polices administratives sont préventives alors que celle de la police judiciaire
répriment les atteintes à l’ordre public.

La police administrative vise à limiter le désordre en prenant à l’avance les mesures nécessaires
alors que la police judiciaire vise à rechercher et à livrer à la justice les auteurs d’infractions déjà
commises.

Cette distinction est importante dans la mesure où le contentieux de la police administrative


relève de la juridiction administrative et le contentieux des activités de police judiciaire relèvent du
juge judiciaire.

La police administrative vise à assurer le maintient de l’ordre public dont la dé nition évolué.

L’ordre public se dé nit à l’aide des trois éléments qui la constitue :

- La tranquillité publique
C’est-à-dire l’absence de désordres ou de troubles

- La sécurité publique
C’est-à-dire l’absence de risque d’accident

- La salubrité publique
C’est-à-dire l’absence de risque de maladie

Mais les nalités de l’ordre public ont été comprise de manière plus large dans les années 90.
La notion d’ordre public s’est enrichi d’un nouvel élément : le respect de la dignité de la personne
humaine.

27 Octobre 1995 Conseil d’État = ajoute un nouvel critère. Le maire avait interdit préventivement
un spectacle jugé attentatoire au respect des personnes : le lancer de nain

L’ordre public constitue la nalité de la police administrative et justi e une atteinte proportionnée
et raisonnable aux libertés.

On peut distinguer la police administrative générale des polices administratives spéciales.

En dehors de la police administrative générale qui se dé nit par son but, c’est-à-dire la protection
de l’ordre public, il existe également de nombreuse police administratives spéciales.
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Elle se caractérise soit par un but spéci que, il s’agit pour les polices spéciales de maintenir un
ordre public particuliers à la di érence de la police administrative générale qui vise à maintenir
l’ordre public.
Exemple : police de la chasse, de la pêche….

Elle se caractérise soit par un régime juridique spécialement organisé par la loi.
Par exemple : loi du 23 mars 2020 « loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid 19 » qui a
mis en place des pouvoirs de police administratives spéciales.

Di érentes autorités détiennent le pouvoir de police administrative au nom de l’État : le Premier


ministre, le président de la République qui exerce cette compétence au niveau nationale.
Le préfet en tant qu’agent de l’État dans le département exerce le pouvoir de police
administrative générale, le maire exerce quant à lui de police générale au niveau de la commune.

Ce pouvoir de police administrative renvoi à un pouvoir normatif, c’est-à-dire un pouvoir qui


permet d’édicté les actes juridiques qui permettent aux autorités compétentes d’édicter des
mesures réglementaires et individuelles.

B. Les moyens de l’administration

L’administration dispose de di érents types de moyens pour assurer ses missions :

- Moyen matériel
Exemple: équipement

- Moyen juridique

- Moyen humain
Exemple : le personnel

1. Les moyens juridiques

Les personnes morales de droit public peuvent adopter des actes administratifs unilatéraux.
Il s’agit d’acte créateur de droit prit par une autorité administrative de façon unilatérale, c’est-à-
dire sans l’accord de l’administré.

Ces actes administratifs unilatéraux peuvent avoir un caractère réglementaire, c’est-à-dire il


peuvent avoir une portée générale et impersonnel, dans ce cas il ne s’adresse pas à des
personnes nommément désignés.

Un acte individuel est un acte s’adressant à une ou plusieurs personnes nommé par l’acte.

Au sein de ces actes, il existe di érentes catégories d’actes administratifs unilatéraux :

- Le décret
C’est un acte réglementaire ou individuel prit par le président de la République ou par le Premier
ministre.

On distingue 2 types de décrets :

- Le décret d’application qui précise les modalités d’application d’une loi

- Le décret autonome qui traite de sujets ne relevant pas du domaine de la loi

- L’arrêté administratif unilatéral, peut être réglementaire ou individuel. Il peut être adopté par des
ministres, les préfets, les maires, le président du Conseil départemental ou régional.

Le Premier ministre et le président de la République peuvent toute fois recourir aux arrêtés pour
organiser leurs services. Dans la hiérarchie des normes, les arrêtés sont inférieurs aux décrets.
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L’administration peut également recourir aux contrats pour ses prestations de service public.
Le contrat administratif résulte d’un accord de volonté créateur d’e ets juridique.

L’administration peut conclure des contrats administratifs, cette quali cation de contrat
administratif peut découler de la loi ou de la jurisprudence, selon la jurisprudence doivent être
présent : l’un des signateur du contrat, qui doit être une personne publique, le contrat vise à
l’exécution d’un service public, et le contrat contient des clauses exorbitantes du droit commun.

Sont considérés comme de telles clauses celles qui mettent en oeuvre des prérogatives de
puissance publique par exemple : le pouvoir de sanction comme la résiliation unilatéral.

2. Les moyens en personnels

Les personnes publiques sont dotées d’un nombre important d’agents publics béné ciant ou non
du statut de fonctionnaire.

On dénombre en France l’existence de près de 5,3 millions de fonctionnaires et assimilés répartis


dans les 3 branches de la fonction publique :

- La fonction publique d’État

- La fonction publique territoriale

- La fonction publique hospitalière

Les fonctionnaires sont des personnes ayant passés un concours de la fonction publique a n
d’être nommés titulaire de la fonction publique.
Ce sont des agents titulaires.
Chaque fonctionnaire est a lier à un corps de la fonction publique donc un corps regroupe des
agents soumis à un même statut.

Le fonctionnaire est un agent employé par une personne publique et il participe à l’exercice d’une
mission de service publique administrative.

Le fonctionnaire est soumis à un régime de droit public xé par la loi et le règlement dans le Code
général de la fonction publique.
Alors que le salarié est soumis à des règles de droit privé qui gurent dans le Code du travail.

Le fonctionnaire envoie une notion plus restrictive que celle d’agent public, le fonctionnaire est un
agent public titulaire qui béné cie de la garantie de l’emploi.

La fonction publique française est organisée selon le système de la carrière, dans ce système le
fonctionnaire entre dans un corps de fonctionnaire et y fait toute sa carrière.

Les personnels ne sont pas constitués exclusivement de fonctionnaires mais aussi d’agents non
titulaires.
Il y’a di érentes catégories d’agents non titulaires qui sont soumis à un régime bien plus précaire
que celui des fonctionnaires et qui ne béné cient pas de la garantie de l’emploi.

Exemple : Les universités vont recruter des agents non titulaire, c’est le cas des vacataires.

On constate que 30% des agents publics ne sont pas des fonctionnaires

Paragraphe 3 : L’organisation de l’administration

A. La situation de l’administration : une administration subordonnée

L’administration est dans une situation de subordination ce qui signi e quelle agit dans un cadre
déterminé par une autorité supérieur dont elle ne peut s’a ranchir.
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L’administration est classé sous l’autorité du gouvernement, c’est l’article 20 de la Constitution.
Le gouvernement dispose de l’administration qui est subordonnée au gouvernement.
Ce principe résulte d’une exigence démocratique, la démocratie exige que l’administration soit
subordonné aux autorités légitimes, c’est-à-dire au peuple.

L’administration est soumise au juge et il s’agit d’une exigence de l’État de droit.


Un contrôle juridictionnel est institué et est exercé par les juridictions administratives.

La subordination de l’administration se manifeste ensuite sur le plan interne, ce qui signi e que
les autorités administratives sont subordonnés les unes par rapport aux autres.
Le degrés le plus élevé de subordination est constituée par le pouvoir hiérarchique et un degré
moindre à parler avec le contrôle des tutelles.

Le pouvoir hiérarchique est celui que les supérieurs hiérarchiques exercent sur leurs
subordonnées
Par exemple : les ministres l’exercent sur les préfets, les maires sur les agents municipaux.

Ce pouvoir hiérarchique pèse sur l’ensemble des membres de l’administration à l’exception de


ceux qui se trouvent au sommet de la hiérarchie administrative. Ce pouvoir permet au supérieur
hiérarchique d’adresser des instructions et donner des ordres à ses subordonnés.
Le supérieur hiérarchique peut également annuler ou reformer les décisions prises par son
subordonné.

Ce pouvoir hiérarchique existe de plein droit, c’est-à-dire sans que les textes le prévoient.

Cette subordination existe aussi avec le contrôle de tutelle.


Le contrôle de tutelle est un droit administratif exercé par une personne morale de droit public sur
une autre personne morale publique ou privée.
On distingue la tutelle qui pese sur les personnes que celle qui pese sur les actes.

La tutelle sur les personnes portent sur les organes qui animent les personnes juridiques placées
sous leurs contraintes.
Par exemple : à l’égard des établissements publics, elles consistent à designer le dirigeant de
l’établissement ou à mettre n à ses fonctions.

La tutelle sur les actes porte sur les actes pris par les autorités agissant au nom des personnes
morales sous tutelle.
Ainsi ce pouvoir de tutelle peut consister à un pouvoir d’annulation, c’est-à-dire il permet à
l’autorité des tutelles de provoquer la disparition rétroactive d’un acte illégal.

B. Les évolutions de l’administration

Les institutions administratives traduisent au tant que les institutions c’est les préoccupations
politiques d’une époque.

Cette préoccupation explique ainsi pourquoi l’État est attaché a modi é le fonctionnement de ses
institutions administratives et procédé à des reformes régulières de celle-ci.
Malgré ses reformes l’appareil administratif suscite des critiques, des dysfonctionnements sont
régulièrement dénoncés dans des rapports o ciels comme ceux du Conseil d’État ou de la cour
des comptes.

Dans ce contexte la reforme de l’administration est un soucis permanent des gouvernants, ces
reformes portent sur di érentes aspect de l’action publique, notamment dans la fonction
publique, les collectivités territoriales, et l’État déconcentré.

À compter de 2007 a été entretenu la révision générale des politiques publiques.


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Partie 1 - Le cadre général de l’organisationnel administrative

L’administration française est le produit d’une longue histoire qui lui a donné sa physionomie
actuelle.
Son organisation répond à certains principes qui ont évolués.
Traditionnellement très centralisatrice, la France a progressivement consacré les principes de
déconcentration et de décentralisation.

Chapitre 1 : La centralisation

Section 1 : Le principe de la centralisation

Si la France est actuellement marquée par la volonté déconcentré et décentralisé, le pouvoir de


cette tradition centralisatrice reste toujours présente.

Paragraphe 1 : La dé nition de la centralisation

La centralisation est un mode d’organisationnelle administrative, dans lequel il n’existe qu’une


seule personne publique juridiquement capable de prendre toute les décisions publiques
nécessaire à l’administration.
Il s’agit de l’État, il est donc la seule personne morale de droit public qui va prendre l’ensemble
des décidons.

Toute décision administrative doit être demandé à l’État.


Il doit s’organiser pour exercer ses immenses responsabilités administratives.

La centralisation connaît di érents degrés : la concentration et la déconcentration sont les deux


modalités d’organisation de l’État centralisé.
Toute personne morale devant gérer un nombre aussi important d’a aires doit s’interroger sur le
mode de gestion reconnu, c’est-à-dire concentration ou déconcentration.

La France a opté pour la déconcentration qui ne doit pas être confondu avec la décentralisation.

Il y’a concentration de l’administration d’une personne morale quand toutes les décisions à
prendre au nom de cette personne sont à rapporter à un niveau unique de décisions.

Le niveau unique de décisions renvoi à ce que l’on appelle les organes centraux qui siègent pour
la plus part dans la capitale.
Il s’agit des autorités de pouvoir exécutif placé à la tête de la seule administration qui existe :
l’administration étatique.
Il s’agit du président de la République, du Premier ministre et des ministres, ces autorités ont une
compétence nationale. Seuls eux sont compétents à prendre des décisions au nom de l’État.

Mais ce système se heurte à des di cultés.


En e et, quand l’État doit prendre beaucoup de décisions ce système n’est pas viable.
L’État a opté pour une organisation déconcentré.
La déconcentration consiste à démultiplier le pouvoir de décision au sein de mêmes personnes
morales entre plusieurs autorités situés à des échelons di érentes.

Un État centralisé peut donc être concentré ou déconcentré.

Paragraphe 2 : Les di cultés découlant de la centralisation

Elle a principalement pour e et d’éloigner le pouvoir des préoccupations des administrés et ne


permet pas d’adapter des décisions aux circonstances locales.

La centralisation est à l’origine d’un encombrement des administrations centrales source d’une
gestion administrative lente.

La centralisation génère un phénomène de bureaucratie.


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Selon la dé nition de la science politique la bureaucratie c’est le gouvernement par les bureaux,
c’est-à-dire par un appareil d’État constitué de fonctionnaire nommé et non pas élus organisé
hiérarchiquement et dépendant d’une autorité souveraine.

Pour remédier à ces di cultés une autre organisation est considéré : la décentralisation.

La décentralisation territoriale est un procédé d’organisation administrative d’un État unitaire


consistant à transférer des compétences administratives de l’État vers des collectivités
territoriales distinctes de lui et disposant d’un pouvoir de décision et de la personnalité morale.

Section 2 : Les phases de la centralisation en France

L’Ancien Régime a instauré ce procédé de gestion de décision administrative qui sera ensuite
perpétué par les révolutionnaires.
Les révolutionnaires ont adopté la centralisation parce que celle-ci leur est apparu être le moins
bien de préserver l’égalité mais ce principe d’égalité primordiale à leurs yeux ne permet pas de
respecter les spéci cités locales.

Les révolutionnaires ont donc fait primer l’unité du pouvoir et l’indivisibilité au détriment de
l’autonomie locale.

La centralisation est historiquement perçu comme un procédé de gestion administrative qui


consolide l’unité de la nation et qui a rme l’autorité de l’État.

Les di érents régimes qui se sont ensuite succédés : La première République, l’Empire, le
Consulat.
On été marqué par une centralisation excessive. Certaines lois ont marqué durablement
l’organisation de l’administration française et c’est notamment le cas de la loi du 28 pluviale an 8,
cette loi met en place des agents soumis à un contrôle étroit de l’autorité centrale : les préfets
représentent l’autorité centrale au niveau du département.

Napoleon a vu la nécessité de conférer à ses fonctionnaires le pouvoir de trancher eux-mêmes


certaines questions sans les transmettre aux ministres et de cette nécessité apparait le
phénomène de déconcentration.
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Chapitre 2 : La déconcentration

Section 1 : Le principe de déconcentration

Paragraphe 1 : La dé nition de la déconcentration

La déconcentration relève de l’univers de la centralisation, c’est un processus par lequel l’autorité


centrale transfert a un ou plusieurs de ses agents locaux un pouvoir de décision jusque là exercé
par lui.
La déconcentration consiste donc à une redistribution du pouvoir de décision au sein d’une
même personne publique : l’État.

Les compétences sont exercées localement par des représentants du pouvoir central et il s’agit
donc d’un prolongement de l’administration centrale.

La déconcentration est un système d’administration consistant à con er des pouvoirs de décision


à des autorités administratives répartit sur le territoire et placé à la tête de circonscriptions.

Les circonscriptions administratives sont des zones géographiques obtenu par division du
territoire nationale sans personnalité morale.
Elles servent à délimiter la portée géographique d’un certains nombres d’acte ou d’action de
l’État.

Il existe di érentes circonscriptions administratives, tout d’abord les circonscriptions à vocation


d’administration générale.
Les circonscription de droit commun : la région, le département, l’arrondissement et la commune.
Il existe des circonscriptions spécialisés à l’image par exemple des académies qui regroupent
plusieurs départements et qui organisent l’éducation.

Les circonspections territoriales de l’État n’ont pas la personnalité morale mais elles peuvent
recouvrir exactement le territoire d’une collectivité territoire qui, elle est doté de la personnalité
morale. Et c’est le cas des circonscriptions régionales et départementales.

Les autorités qui représentent localement l’État restent soumise au pouvoir hiérarchique des
autorités centrales.
La déconcentration est donc une forme d’aménagement de la centralisation.

Paragraphe 2 : Les objectifs de la déconcentration

La déconcentration opère une reptation des compétences au sein d’une seule et même personne
publique a n de rapprocher l’administration des administrés.

Décret 25 Mars 1852

« C’est toujours le même marteau qui frappe seulement on a raccourcis le manche »

La déconcentration permet ainsi la réa rmation de l’autorité de l’État et facilite la prise de


décision en e et la prise de décision et plus rapide, aisé, l’autorité administrative étant plus au
président des septicité locales.

Les e ets de la déconcentration sont nombreux et important mais ils ne doivent toute fois pas
être surestimé.
La déconcentration répond à des exigences d’e cacité de l’administration étatique mais elle ne
s’inscrit dans aucune expression de liberté ou de démocratie locale et en ce sens la
décontraction est un processus qui doit être distingué de la décentralisation qui nécessite
l’organisation d’élections locales.

Paragraphe 3 : Les modalités de la déconcentration

La réussite de la déconcentration est soumise à di érentes conditions.


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Tout d’abord la délégation des prérogatives, des organes centraux vers les autorités
déconcentrés, doit poster sur des matières importantes, il faut donc que le pouvoir central
accepte de réduire ses interventions et accordent une pleine con ance à ses représentant locaux.

Cette délégation de compétence n’a de porté que si les moyens nanciers, humains et logistiques
l’accompagnent, ses moyens garantissent l’e cacité de l’action de l’État au plan local.

La déconcentration n’est parfois possible que si elle est associé à la mise en place de véritable
procédure de contrôle donc les fonctionnaires concerné sont placés sous le pouvoir hiérarchique
des autorités qui les ont nommés.

Section 2 : La consécration de la déconcentration

L’évolution générale de l’organisation administrative tend vers un renforcement du processus de


déconcentration tout au long de l’histoire administrative de la France.

La consécration de la déconcentration s’est déroulée en di érentes étapes, elle a été consacré


par 4 actes successifs.

Paragraphe 1 : La déconcentration acte 1

Les préfets institués par la loi du 28 pluviale an 8 incarne toujours l’administration déconcentré
mais les préfets lors de leur création été à l’époque soumis au pouvoir central, ceci ne disposant
pas alors de réel pouvoir de décision.

Les préfets été dans l’esprit de cette reforme les prêtes-nom des ministres.
Les véritables début de la déconcentration remonte au Second Empire, les décrets du 25 mars
1863 et 13 avril 1861 habilitent les préfets à prendre une centaine de mesures inclut dans les
prérogatives ministérielles.
Les préfets peuvent ainsi agir dans certaines matières sans en référer automatiquement aux
ministres.

Paragraphe 2 : La décontraction acte 2

En 1958, la déconcentration constitue par le général De Gaules un élément important de son


dispositif de modernisation de l’État.

1958 adoption de la Constitution de la V République.

L’acte 2 de la déconcentration s’appuie notamment sur deux décrets du 14 mars 1964, le premier
décret remet au préfet l’autorité sur l’ensemble des services territoriaux des ministères.
Ce premier décret fait du représentant de l’État dans le département, c’est-à-dire le préfet,
l’organe sur lequel repose l’administration et la coordination des services départementaux des
administrations civiles de l’État.

Le préfet a une vocation interministériel, il représente chacun des ministres.

Le deuxième décret, créer la fonction de préfet de région.


Ce deuxième décret institut une nouvelle circonscription administrative: la région.
Le préfet de région est chargé de mettre en oeuvre la politique de développement économique et
d’aménagements arrêtés par le Gouvernement.

Paragraphe 3 : La déconcentration acte 3

A partir de 1992, la déconcentration devient l’un des principaux piliers de la réforme de l’État.
L’appareil d’État doit se moderniser pour s’adapter à l’organisation décentralisé de la France.

Tout d’abord, la loi du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République


renverse les principes traditionnels. Cette loi limite désormais les missions des administrations
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centrales au seule mission qui présente un caractère nationale ou dont l’exécution en vertu de la
loi ne peut être délégue à un échelon territorial.
Les autres missions et notamment celles qui intéressent les relations entre l’État et les
collectivités territoriales sont con ées au service déconcentré.

Désormais la compétence de droit commun est con é aux représentants locaux de l’État, ce sont
les autorités centrales ne détenant plus qu’une compétence d’attribution.
Cette compétence d’attribution est limitée aux questions d’intérêt national et pour lesquels
l’exécution ne peut être délégué à un échelon territorial.

Cette loi de 1992 inverse le principe maintenant sont compétents les autorités locaux.

Les administrations centrales concentrent leurs activités sur la conception, l’animation,


l’évaluation et le contrôle des politiques étatiques.

Mais à la suite de cette loi, un autre texte a été adopté donc le décret du 1 juillet 1992 portant
charte de la déconcentration, précise que la déconcentration est la règle générale de répartition
des attributions et des moyens entre les di érents échelons des administrations civiles de l’État

Le département devient l’échelon de droit commun de la déconcentration.

Paragraphe 4 : La déconcentration acte 4

Depuis 1992, de nouvelles évolutions de la déconcentration sont intervenues notamment sous


l’e et de reforme engagé en 2007 par Nicolas Sarkozy.

Révision générale des politiques publiques, ce programme a été remplacé en 2012 par François
Hollande qui met n à cette révision générale des politiques publiques (RGPP) et lance un
nouveau programme « la modernisation de l’action publique ».

Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) a été mise en oeuvre à
partir de 2010 la réforme de l’administration territoriale de l’État, c’est-à-dire la RATE.

La RATE (réforme de l’administration territoriale de l’État) a pour réforme de mettre en place de


nouvelles structures régionales et départementales de l’administration de l’État.
Avec cette réforme le niveau régional devient le niveau de droit commun des pilotages des
politiques publiques de l’État dans les territoires.

A la suite de l’intervention de 2012 le premier ministre a annoncé la n de la RGPP (révision


générale des politiques publiques) et engager la modernisation de l’action de publique (MAP).

Dans un premier temps la MAP (modernisation de l’action publique) avait vocation à stabiliser
l’organisation de l’administration territoriale.
Mais les positions gouvernementales ont évolué à partir de 2014 et dans diverses mesures visant
à modi er l’organisation des services de l’État dans les territoires ont été décidé.

La MAP (modernisation de l’action publique) a consacré l’acte 3 de la décentralisation à partir de


2014 et il est apparut indispensable de restructurer l’administration déconcentrée.

Un décret du 31 juillet 2015 vient mettre en adéquation les circonscriptions régionales avec les 12
nouvelles régions, collectivités territoriales fusionnés à compter du 1 janvier 2013.

Il a été décider que dans chaque région fusionné il n’y aura qu’un seul préfet de région.
Dans le cadre de la MAP (modernisation de l’action publique) une nouvelle charte de la
déconcentration a été adopté avec le décret du 7 mai 2015 qui abroge la précédente du 1 juillet
1992.

Ce texte s’inscrit dans la continuité de la charte de 1992 mais celui-ci pour la première fois va
dé nir la déconcentration qui consiste à con er aux échelons territoriaux des administrations de
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l’État la capacité d’initiative pour mettre en oeuvre les politiques publiques dé nis au niveau
nationale.

Avec cette charte de 2015, le département redevient l’échelon territoriale de droit commun pour la
mise en oeuvre des politiques publiques.

A n de rendre l’État plus proche, plus sain, plus compétent, le Premier ministre a adopté plusieurs
circulaires en juin 2019 qui initient la reforme de l’organisation territoriale de l’État (OTE).

Un État peut donc être centralisé et concentré quand le pouvoir de décision n’appartient qu’aux
autorités administratives centrales, c’est-à-dire gouvernementale.

Un État peut être centralisé et déconcentré il y a qu’une seul personne morale = l’État, le pouvoir
de décision est détenue par les autorités administratives centrales et leur représentants
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Chapitre 3 : La décentralisation

Section 1 : Le principe de décentralisation

Paragraphe 1 : La dé nition

La décentralisation territoriale est un procédé d’organisation administrative d’un Etat unitaire


consistant à un transfert de compétence de l’État vers les collectivités territoriales.

Ces collectivités béné cient de la personnalité morale et sont titulaires de droits et d’obligations
au même titre que les personnes physiques.
La collectivité cesse d’être une simple circonscription administrative de l’État pour devenir une
entité relativement autonome.

La collectivité possède ainsi des organes distincts de l’État dispose de compétences propres et
propriétaire de bien, recrute du personnel et titulaire d’un patrimoine et établit son propre budget.

La décentralisation implique di érents éléments :

- Premier élément : les collectivités décentralisées sont dotées de la personnalité juridique.


L’organisme décentralisé est un sujet de droit, il a des droits et des obligations propres, il peut
agir en justice il a également des biens, un budget et un personnel propre. Ce qui n’était pas le
cas dans la déconcentration.

- Deuxième éléments : ces collectivités décentralisés doivent être dotées de compétences


propres.
L’État est dessaisit, les compétences sont exercées au nom de la collectivité décentralisé.
Les compétences sont exercées de manière autonome par les collectivités territoriales car il
existe pas de rapport de subordination entre les collectivités territoriales décentralisés et l’État à
la di érence de la déconcentration.

- Troisième éléments : Les collectivités territoriales doivent être gérées par des organes
autonomes, leur autonomie résulte du fait qu’ils sont librement choisit dans la collectivité locale.
Et cette liberté de choix s’exprime par l’élection.
L’article 72 alinéa 2 de la Constitution dispose ,les collectivités territoriales s’administre librement
par des conseils élus. La Constitution pose le principe de l’élection des conseils des collectivités
territoriales.

- Quatrième éléments : la décentralisation ne signi e pas indépendance. La collectivité


décentralisé est donc soumise à un contrôle. Ces collectivités territoriales sont soumises à un
contrôle de l’État et ce contrôle doit être exercé par le préfet.
Et le principe du contrôle gure dans la Constitution dans son article 72 alinéa 6.

- Cinquième éléments : une véritable décentralisation suppose une autonomie nancière des
collectivités territoriales. Les collectivités territoriales doivent béné cier de ressources su santes
pour mettre en oeuvre les compétences qui leurs sont transférées par l’État.

La décentralisation ne doit pas être confondu avec d’autres notions. Tout d’abord la
décentralisation ne doit pas être confondu avec la notion de déconcentration, le seul point
commun est l’intervention d’autorités implantés localement doté de compétences propres et elles
permettent ainsi le rapprochement entre administration et administré.

Pour le reste ces notions di èrent sur plusieurs plans.

Premier élément : la déconcentration e ectue une répartition des compétences au sein d’une
même personne morale: l’État.
La décentralisation implique la création de collectivités locales dotées de la personnalité morale.

Deuxième éléments : décentralisation et la déconcentration n’implique pas les même modalités


de fonctionnement, c’est-à-dire la décentralisation réalise un transfert de compétences dé nitifs
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au pro t d’autorités distinctes de l’État qui restent soumises à son contrôle, alors que les
autorités déconcentrés sont quant à elles soumises à une relation hiérarchique.

Troisième élément : les nalités de la décentralisation et de la déconcentration sont distinctes.


La déconcentration correspond à une division du travail et la décentralisation à un partage du
pouvoir. La décentralisation ne doit pas être confondu avec le fédéralisme, la décentralisation
constitue une modalité d’organisation administrative de l’État unitaire. Alors que le fédéralisme est
une modalité d’organisation entre plusieurs entités fédérales.

L’État unitaire se caractérise par l’existence d’un seul pouvoir politique détenu au niveau national
exerçant la souveraineté et dont les décisions s’appliquent sur l’ensemble du territoire nationale.
Le fédéralisme se caractérise par la coexistence d’ordre juridique propre aux états fédérés et d’un
ordre juridique supérieur qui est celui de l’État fédéral.

Le fédéralisme est un phénomène politique et la décentralisation est d’essence administrative.

Paragraphe 2 : Les di érentes formes de décentralisation

La décentralisation peut adopter deux formes. En France il existe deux types :

- La décentralisation territoriale : cette forme de décentralisation béné cie à des groupes locaux
de population, c’est-à-dire aux collectivités territoriales (commune, département, région
collectivités à statut particuliers et collectivités d’outre-mer).
La décentralisation territoriale reste bien entendu une technique d’organisation administrative elle
est pas de porter politique. En e et les citoyens des collectivités territoriales sont appelés a élire
des représentants qui auront la charge de gérer les a aires locales.

- La décentralisation fonctionnelle: décentralisation par service/ décentralisation technique : elle


désigne le transfert de prérogatives d’une collectivité c’est-à-dire soit l’État soit une collectivité
territoriale à des institutions spécialisés qui remplissent une mission de service public.
Les établissements locaux incarnent ces instituions, les établissements publics sont dotés de la
personnalité morale mais ils restent soumis à un stricte contrôle de la personne morale de
rattachement, c’est-à-dire de la personne morale qui a crée l’établissement public.
Le but recherché est une meilleure gestion des services publics. La décentralisation par service
repose sur des préoccupations d’ordre technique.

Section 2 : Le mouvement décentralisateur

La décentralisation quand elle est voulu par l’État est le signe d’un certain libéralisme politique.
L’État fait la démonstration démocratique.

L’existence et l’aménagement de la décentralisation résulte de choix politiques.


La décentralisation a été consacré au début des années 1980, même si celle-ci trouve ses
fondements sous la III République.

La décentralisation a fait l’objet de di érentes phases ou actes successifs.


L’acte 1 qui débute en 1982, l’acte 2 qui commence en 2003 et l’acte 3 à compter de 2014.

Paragraphe 1 : L’acte 1 de la décentralisation

La décentralisation contemporaine a été fondé par la loi du 2 mars 1982 relative au droit et liberté
des communes, des départements et des régions, loi appelé « De erre». Elle marque le début de
l’acte 1 de la décentralisation.

Elle pose plusieurs principes :

- la suppression de la tutelle administrative exercé par l’État pesant sur les collectivités
territoriales.
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Avant la loi de décentralisation du 2 mars 1982 l’État par la loi du préfet exerçait une tutelle sur les
collectivités territoriales. C’est-à-dire que tous les actes des collectivités territoriales par exemple
les délibérations devaient être transmis au préfet sans quoi il ne pouvait être exécutoire.
Le contrôle du préfet s’exerce a priori et le préfet pouvait annuler ou reformer les actes des
collectivités territoriales.
Cette loi du 2 mars 1982 supprime le contrôle des tutelles du préfet a priori, cette loi lui substitue
un contrôle de légalité a posteriori par la voie du déférer préfectoral au président du tribunal
administratif. Le préfet ne peux plus annuler de lui même un acte ou en suspendre l’application
mais il peut saisir à cette n le juge administratif.
Le législateur ne pouvait pas totalement supprimer les contrôles de l’État sur les collectivités
territoriales car ce contrôle est prévu par la Constitution article 72 alinéa 6.

- Statut de collectivité à la région, la région est une collectivité assez récente.

- Les départements et les régions sont dotés d’un exécutif élu comme les communes, avec la loi
du 2 mars 1982 l’exécutif département jusque là détenu par le préfet est transféré au président du
conseil général.

La loi du 2 mars 1982 a été compléter par les loi du 5 janvier et 22 juillet 1983 relative à la
répartition des compétences entre les collectivités territoriales qui réalisent un transfert massive
de compétence de l’État vers les collectivités territoriales.

Certains dominantes ressortent concernant la répartition des compétences, à la région revient le


dynamisme économique par l’État, au département est dévolue une responsabilité dans le
domaine de l’action sociale et de la solidarité, la commune assure l’administration de proximité.

Ces transferts de compétences se sont accompagnés de transferts de ressources scales.

Cette première période a permis de faire accepter le principe de décentralisation qui n’est
désormais plus remis en cause. Elle a renforcer le tissu économique locale mais n’a pas permis
de réduire les inégalités entre les territoires.

Paragraphe 2 : L’acte 2 de la décentralisation

L’acte 2 débute en 2003, avec la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 a inscrit dans l’article
1 de la Constitution que l’organisation de la République qui demeure indivisible est décentralisé.

Ce principe implique que l’organisation territoriale française ne peut s’orienter dans une logique
fédérale ni même régionale au sens étroit de ce terme, comme en l’Italie ou en Espagne.

Cette révision constitutionnelle a également modi é les articles 72 et suivant de la Constitution,


elle a donné une valeur constitutionnelle à certains principes régissant les collectivités
territoriales, comme par exemple le pouvoir réglementaire des collectivités territoriales, des
pouvoirs en matière scale.
Cette révision a introduit certaines innovations à l’image par exemple du référendum décisionnel
local, ou du principe selon lequel tout transfert de compétence s’accompagne de l’attribution de
ressource équivalente.

Di érentes lois organiques et ordinaires ont été adoptés et la loi la plus importante reste la loi du
13 aout 2004, relative aux libertés et responsabilités locales. Qui con ent aux élus locaux de
nouvelles responsabilités et accordent aux collectivités de nouvelles compétences et libertés.

Ces reformes ont fait l’objet de critique émanent notamment des élus locaux, qui ont estimé que
les transfert de compétences n’étaient pas accompagné de moyens su sants.
Les reformes des territoires se sont poursuis et il est ainsi possible de mentionner la loi du 16
décembre 2010 de reforme des collectivités territoriales.

Paragraphe 3 : L’acte 3 de la décentralisation


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Dans le cadre de la MAP (modernisation de l’action publique) les pouvoirs publics ont souhaité
procéder à la consécration de l’acte 3 de la décentralisation. Cette nouvelle phase de la
décentralisation intervient dans un cadre territoriale caractérisé par sa complexité et souvent
comparé à un mille-feuille territoriale.

Le Président de la République avait précisé lors du lancement de la MAP (modernisation de


l’action publique) en 2012 vouloir procéder à un choc de simpli cation, a n de simpli er cette
organisation territoriale les pouvoirs publics ont décidés d’axer les territoires autour de deux piles.
A savoir, les régions et les métropoles ou plus largement les intercommunalités à scalité propre.

Le 1 janvier 2024 il existe en France 34 935 communes.


La France est toujours caractérisé par un nombre très important de communes, ce trop grand
nombre de commune est source de di cultés notamment en ce qui concerne leur gestion et cela
engendre des inégalités entre les territoires.

Face à cette situation il est devenu nécessaire d’instaurer des mécanismes permettant aux
communes de coopérer et donc cette coopération prend la forme d’intercommunalté.
Le terme désigne d’une manière générale le processus de rapprochement entre commune a n de
remédier au problème engendré par le trop grand nombre de commune française.

Les communes se rassemblent dans des établissements publics de coopération intercommunale


(EPCI) (communauté de commune, communauté d’agglomération, communauté urbaine,
communauté métropole) a n de mutualisé leur moyens.

Ce nouvel acte de la décentralisation s’est adopté par trois lois:

- Loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique et d’a rmation des métropoles

« MAPTAM » (modernisation de l’action publique et d’a rmation des métropoles) elle réforme le
statut juridique des métropoles qui avaient été crée par la loi du 16 Décembre 2010 de réformes
des collectivités territoriales « RCT »

Au 1 Janvier 2017, il existait 15 métropoles, parmi lesquelles on trouve celle de Lyon, la métropole
du grand Paris, ou celle d’Aix-Marseille Provence.

- Loi du 16 Janvier 2015 relative à la délimitation des régions aux élections régionales et
départementales et modi ant le calendrier électoral.

Cette loi prévoit la fusion de certaines régions au 1 Janvier 2016 date à laquelle le nombre de
régions métropolitaines est passés de 22 à 12 en mettant de coté le cas de la Corse.

L’acte 3 de la décentralisation s’est poursuivi par la loi portant nouvelle organisation territoriale de
la République du 7 Aout 2015 « notre nouvelle organisation territoriale de la République ».
Cette loi aborde di érents aspects du droit des collectivités territoriales, reforme des inter-
communalité, reforme de la répartition des compétences entre les régions et les départements.

Ce texte renforce les compétences d’intercommunalité et des régions au détriment de celle de la


commune et du département.
Cette loi vient renforcer les compétences des régions et des inter-communalités.

- Loi du 28 Février 2017 relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain « SPAM ».

Elle prévoit que Paris devient une collectivité à statut particulier au 1 Janvier 2019, et ensuite
cette loi a revu les modalités de création des métropoles en abaissant leur seuil démographique
a n de permettre la création de nouvelles métropoles.
Elle a permit la création de 7 nouvelles métropoles, depuis le 1 Janvier 2018 on compte 22
métropoles en France.

Ces di érents textes ont été adoptés dans le cadre de la MAP qui s’est achevée en 2017 avec le
changement de majorité.
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Dans le cadre de l’action publique de 2022, de nouvelles lois ont été adoptés qui n’ont pas remise
en cause les orientations de l’acte 3 de la décentralisation, les territoires étant toujours organisés
autour de grandes régions et de puissantes métropoles.

Dans le cadre d’action publique 2022 a été adopté la loi du 21 Février 2022 relative à la
di érenciation la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de
simpli cation de l’action publique locale, le principe apport est la di érenciation des territoires.

Il s’agit ainsi de s’adapter aux relatifs locales et les collectivités ont par exemple plus de latitude
pour xer localement la réglementation des compétences qu’elles exercent dans le respect du
principe d’égalité.
L’idée est de simpli er l’action locale.

Théoriquement un État peut être décentralisé et concentré. Le pouvoir de décision appartient


d’une part aux autorités administratives centrales et d’autres part à des autorités représentants
des personnes morales distinctes de l’État et il s’agit la de la décentralisation.

Un Etat peut être également décentralisé et déconcentré c’est le cas de France, le pouvoir de
décision appartient aux autorités administratives centrales qui prendront des décisions au nom de
l’État et aussi aux représentants de ces autorités administratives centrales.
Le pouvoir de décision appartient également à des autorités di érentes car le pouvoir de décision
appartient aussi à des personnes morales distinctes de l’État.
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Partie 2 : le régime juridique des intitulions administratives

Chapitre 1 : Les administrations d’État

L’État est une personne morale de droit public, personne morale spéci que agissant sur
l’ensemble du territoire nationale.
L’État dispose d’administrations ayant la charge de pourvoir au besoin général de l’ensemble de
la population se trouvant dans les limites du territoire nationale.

Ces administrations sont constituées par l’ensemble des organismes administratifs chargés d’agir
au nom de l’État.

En fonction de leur attribution respective il est possible de répartir ces administrations en deux
catégories :

Les administration actives, c’est-à-dire les administrations qui décident et ensuite des
administrations d’accompagnements.

Section 1 : Les administrations actives

Les administrations actives de l’État ont fait l’objet d’importantes réformes.

En 2007 a été entreprise une Révision Générale des Politiques Publiques « RGPP » qui a été
remplacé en 2012 par la Modernisation de l’Action Publique « MAP » dont le but est d’améliorer la
qualité des services publics dans un contexte économique toujours plus contraint.

La « MAP » s’est achevé en 2017 et a été remplacé par un nouveau programme de reforme
administrative « Action Publique 2022 » initié en 2017.

Les administrations civiles de l’État sont placées sous l’autorité du Premier ministre et de chacun
des ministre, c’est l’article 20 de la Constitution.
Elles comprennent d’une part des administrations centrales, et d’autre part des services
déconcentrés.

Paragraphe 1 : Les administrations centrales

Au terme de l’article 3 du décret du 7 Mai 2015 portant charte de la déconcentration, les


administrations centrales ont au niveau nationale un rôle de conception, d’animation, d’appui des
services déconcentrés, d’orientation, d’évaluation et de contrôle.

Les administrations centrales exercent leur attribution sur l’ensemble du territoire nationale.

La V République est marquée par le bicéphalisme de son exécutif, on trouve le Président qui est
le chef de l’État et le Premier ministre qui est le chef du gouvernement.
Ces autorités exercent des fonctions politiques mais aussi administratives, il existe un
bicéphalisme administratif qui découle du bicéphalisme institutionnel organisé par la Constitution
de 1958.

Les administrations centrales regroupent un certi cat. Le nombre d’autorités administratives


forment ce que l’on appelle « le pouvoir exécutif » c’est-à-dire le Président et le Premier ministre
et les ministres.

A. Le président de la République et ses services

1. Le Président : autorité administrative

Elu au su rage universel direct, pour une durée de 5 ans le Président de la République est une
autorité au multiple facette le chef de l’État apparait notamment comme une autorité
administrative car il est chargé d’exercer des missions administratives.
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Le Président dispose du pouvoir réglementaire et un pouvoir de nomination publique.

Le pouvoir réglementaire est l’aptitude juridique, c’est-à-dire la compétence pour édicter des
règles, des normes dont les destinataires ne sont pas nommément désignés.
Ce pouvoir peut être dé nit comme étant une compétence.

En tant que compétence, le pouvoir réglementaire s’exerce bien sûr au moyen d’acte
réglementaire, comme de décret réglementaire et des arrêtés réglementaires qui émanent d’une
autorité administrative autre que le Président de la République.

Le pouvoir de nomination, est l’aptitude à con er un emploi à une personne.


Ce pouvoir est exercé par di érentes autorités administratives, cette compétence s’exerce au
moyen d’acte individuel celui-ci vise notamment les destinataires.

On distingue les décrets de nominations prit par le Premier ministre ou Président et il existe des
arrêtés de nominations qui émanent d’une autorité administrative autre que le Président ou le
Premier ministre.

L’exercice du pouvoir réglementaire et du pouvoir de nomination de certains fonctionnaires


relevant de façon inégales des attributions des deux tant de l’exécutif c’est-à-dire du Président et
du Premier ministre.

La Constitution précise les modalités de compétences administratives.

L’article 13 de la Constitution dispose « Le Président de la République signe les ordonnances et


les décrets délibérés en Conseil des ministres. Il nomme aux emplois civils et militaires de l’État. »
Ces dispositions investissent le Président de la République d’un pouvoir réglementaire et d’un
pouvoir de nomination.

La Constitution semble attribuer exactement les mêmes pouvoirs au Premier ministre puisqu’elle
précise dans son article 21 « Sous réserve des dispositions de l’article 13 le Premier ministre
exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires ».

Le Président dispose sur le fondement de l’article 13 de la Constitution du pouvoir administratif


de nomination aux emplois publics.

Le Président tient de l’article 13 de la Constitution, la compétence de principe de droit commun


en matière de nomination. Le Premier ministre n’est investit que d’une compétence d’attribution
ou d’exception.

Au terme de l’article 21 de la Constitution, le Premier ministre nomme aux emplois civils et


militaires sous réserve des dispositions de l’article.
En principe c’est le Président qui détient le pouvoir de nomination et donc le Premier ministre ne
peut procéder à des nominations que si est dans la mesure où le Président lui a délégué une
partie de son pouvoir de nomination.

Le Président est titulaire du pouvoir administratif réglementaire au niveau nationale, celui-ci


l’exerce par décret ou par ordonnance.

La solution retenu est à l’opposé de la présidence, le Premier ministre reçoit la compétence de


principe et le Président ne détient qu’une compétence d’attribution.
Le Président exerce le pouvoir réglementaire qu’en Conseil des ministres.

Le Conseil des ministres est une formation collégiale réunissant l’ensemble des ministres, en
vertu de l’article 9 de la Constitution, le Président préside le Conseil des ministres.
Le Président est l’auteur des seuls décrets délibérés en Conseil des ministres.

Mais en principe les décrets réglementaires ne sont pas délibérés en Conseil des ministres par
conséquent ce n’est pas le Président mais le Premier ministre qui en est l’auteur.
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2. Les services de la présidence de la République

Pour l’aider à accomplir ses missions le Président dispose de diverses services qui se trouvent à
l’Élysée.
Le président choisit ses collaborateurs en toute liberté au sein de l’Élysée.

On y retrouve trois structures :

- Le cabinet du Président

On trouve le secrétaire général de la présidence, c’est la personne de con ance du chef de l’État
dont il est le plus proche collaborateur.
Il joue un rôle de coordination qui en liaison avec le secrétaire général du gouvernement participe
notamment à la préparation du Conseil des ministres jusqu’à la xation de l’ordre du jour et il
assiste même à ce Conseil.
Le secrétaire général est un poste important qui peut servir de tremplin à une carrière.

Par exemple : Dominique De Villepin, Edouard Balladur, Emmanuel Macron

On trouve un directeur de cabinet, le cabinet est dirigé par un directeur qui est une personne de
con ance du chef de l’État.
Ce directeur est assisté par un chef de cabinet, un secrétariat particulier et de plusieurs autres
collaborateurs dont un attaché de presse.

Le Président a intégré dans son cabinet une dizaine de conseillers spéciaux auxquels s’ajoute une
quarantaine de conseillers à la présidence de la République.

Ces conseillers assurent le lien entre le Président et les autres décideurs, c’est-à-dire le Premier
ministre, les ministres et leurs cabinets ainsi que les directeurs des administrations centrales.
Ils ont pour mission d’assurer le traitement des demandes ou des informations provenant du
niveau gouvernementale ou ministérielle ou la transmission en retour des orientations ou des
directives présidentielles ainsi que le suivi de leur exécution.

Ces conseillers ont des pouvoirs in uents sur le chef de l’État, dont le rôle s’est considérablement
accru sous la V République.

Le cabinet in ue sur les décisions prises par le Président, ce qui soulève des questions d’ordre
démocratique dans la mesure ou celui-ci ne béné ce d’aucune légitimité propre, et il est
politiquement irresponsable.

- L’État major particulier du Président de la République

L’article 15 de la Constitution, dispose que le Président de la République est le chef des armées.
L’organisation du système de défense nationale repose donc sur le Président.
Le président est le chef des forces armées à la fois tout d’abord pour décider des actions
extérieurs non nucléaire par exemple l’engagement de la France dans la guerre du Golfe ou en
cas d’échec de la stratégie de dissuasion.
L’État major comprend sous l’autorité d’un chef d’État major des trois armées : terre, air, mer qui
sont traditionnellement o ciers généraux ou supérieurs.

Le chef d’État major est un proche collaborateur du Président et celui-ci est désormais membre
de son cabinet ce qui estompe la di érence entre le civil et le militaire.
Il est chargé d’assister et d’informer le Président pour toutes les questions militaires et
paramilitaires, il joue un rôle très important de conseil pour les problèmes de défense il peut aussi
proposer des nominations d’o ciers supérieurs, il prépare les conseils de défenses et participe
au rapport avec le Premier ministre et le ministre de la défense.

- La Coordination Nationale du Renseignement et de la Lutte contre le Terrorisme (CNRLT)


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Crée par décret le 14 Juin 2017 elle doit remplir 2 missions : tout d’abord la coordination des
services de renseignements dans leur activité générale et ensuite le pilotage de l’ensemble des
services contribuant à la lutte anti-terroriste.

Nos institutions imposent au Président de collaborer avec l’autre principal autorité administrative
de l’État c’est-à-dire le Premier ministre.

B. Le Premier ministre et ses services

1. Le Premier ministre : autorité administrative

Nommé par le Président, article 8 alinéa 1 de la Constitution, le Premier ministre apparait comme
une autorité administrative. C’est dans cette qualité d’autorité administrative qu’il exerce le
pouvoir administratif réglementaire et le pouvoir administratif de nomination aux emplois publics.

Selon l’article 21 de la Constitution, le Premier ministre assure l’exécution des loi et sous réserve
des dispositions de l’article 13 de la Constitution il exerce le pouvoir réglementaire.

Le Premier ministre est le titulaire en principe de ce pouvoir réglementaire car il n’est incompétent
que si le Président exerce ce pouvoir sur le fondement de l’article 13 de la Constitution en Conseil
des ministres.
Il ressort de la pratique que plus de 90% des décrets réglementaires ne sont pas délibérés en
Conseil des ministres et émane donc du Premier ministre.

Le Premier ministre exerce son pouvoir administratif de nomination aux emplois publics sur le
fondement de l’article 21 de la Constitution et sous réserve des dispositions de l’article 13 de la
Constitution relatif aux compétences du Président.

Le Premier ministre nomme aux emplois publics qui ne sont pas pourvu par le chef de l’État.

2. Les services du Premier ministre

Pour l’aider à accomplir ses missions le Premier ministre dispose de moyens et de services
beaucoup plus éto er que ceux de l’Élysée.
Il dispose de l’hôtel Matignon où il peut demeurer avec ses collaborateurs.

Plus de 5 000 personnes dépendent de Matignon, ces personnels travaillent dans divers services
chargés d’assister le chef du gouvernement et une centaine de services relèvent du Premier
ministre.

Tout ce qui concerne les services les plus important ils sont soit directement intégrés soit
rattachés à Matignon

A. Les services intégrés

Les services intégrés sont au nombre de trois :

- Le secrétariat général du gouvernement (SGG)

Crée en 1935, le secrétariat général du gouvernement est un organisme administratif qui a pour
principale fonction d’organiser le travail gouvernemental.

C’est organisme administratif dirigé par un secrétaire général qui est un membre du Conseil d’État
le secrétariat général du gouvernement est composé d’une petite équipe chargé de mission ayant
la responsabilité des divers secteurs de l’activité gouvernementale.
Cette institution se caractérise par sa stabilité car seul 11 secrétaires généraux ce sont succédés
depuis 1947, date à laquelle cette institution à adopter sa forme actuelle.

Ayan un vocation administrative le secrétariat général du gouvernement exerce 3 séries


d’attributions :
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il prépare organise et coordonne le travail du gouvernement. Le secrétariat général du
gouvernement intervient dans toutes les étapes de l’élaboration des décision du gouvernement.
Cela se traduit matériellement par la préparation convocation des réunions inter-ministérielle,
préparation des décrets du Premier ministre.
Il veille à l’exécution des décisions gouvernementales en organisant leurs di usions vers ceux qui
on a en connaître leur exécuter.

Une fois que la loi a été vote ou un décret adopter, il appartient au secrétariat général du
gouvernement d’assurer la publication du texte au journal o ciel ainsi que sa mise en ligne sur
légifrance.
Après l’adoption d’une loi le secrétariat général du gouvernement veille à ce que des décrets
d’application, c’est-à-dire ceux nécessaire à la xation de tous les détails que la loi n’a pu régler
soit prit dans un délai raisonnable et en rend compte au Premier ministre.

Le secrétariat général du gouvernement a un rôle de conseil juridique du gouvernement, il peut


être consulter par les ministres ou leur cabinet sur certaines questions juridiques, il défend devant
le Conseil d’État les décrets faisant l’objet d’un recours contentieux.
Il veille à tous les stades de la procédure législative aux di érents problèmes de constitutionnalité
que soulève les textes.

En cas de saisine du Conseil constitutionnel il rédige les observations du gouvernement.


Le secrétariat général du gouvernement est un organisme administratif permanent ses membres
ne sont pas remplacés lorsque le Premier ministre quitte ses fonctions et c’est au secrétariat
général du gouvernement qu’il appartient de guider le nouveau gouvernement lors de son
installation et il est ainsi le garant de l’action gouvernementale à travers les changements
politiques.

- Le cabinet

Il est composé d’un directeur et d’un chef de cabinet ainsi que de techniciens et de charger de
missions.
Il est en général un haut fonctionnaire. Il est composé à la discrétion du Premier ministre qui peut
nommer en fonction de leur orientation politique et qui se traduit souvent par le recours à des
hautes fonctionnaires et en particulier les célèbres « ENARK » c’est-à-dire issu de l’école
nationale de l’administration.
Elle a été remplacé au 1 Janvier 2022 par l’institut nationale du service public en application de
l’ordonnance du 2 Juin 2022 portant réforme de l’encadrement supérieur de la fonction publique
de l’État.

Le cabinet compte une soixantaine de membre et il est à la star de celui de la présidence de la


république organisé en di érents pôles (économie, diplomatie…)

Le cabinet a pour mission essentielle d’assister le Premier ministre dans la préparation et


l’exécution de la politique gouvernementale sa mission est de mener à bien les di érents projets
du gouvernement.
Il conseille le Premier ministre sur les décisions à prendre propose des arbitrages ainsi que des
reformes et transmet des instructions.
A cette n, il est en liaison avec les services de la présidence de la Républiqe avec les di érents
cabinets ministérielles, les structures de l’Assemblée Nationale, les partis et élu de la majorité
parlementaire ainsi que des acteurs de la vie économique, sociale et culturelle.

L’importance du rôle du cabinet découle de la montée en puissance de l’exécutif sous la V


République.

- Le cabinet militaire

Il est dirigé par un général et comprenant des o ciers du supérieur des trois armées.
Il conseille le Premier ministre dans ses fonctions en matière de défense nationale.
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L’article 21 de la Constitution « le Premier ministre dirige l’action du gouvernement il est
responsable de la défense nationale ».
Mais en pratique les pouvoir du Premier ministre sont réduits en la matière à l’essentiel de cette
fonction est exercer par le Président.

Il en écoule alors que le rôle de ce cabinet militaire est beaucoup moins important que celui de
l’État major particulier du Président.

B. Les services rattachés

Ce sont souvent des services exerçant des missions relevant de plusieurs ministères qui dans un
soucis de coordination ont été placés sous l’autorité du Premier ministre.
De nombreux services sont rattachés à Matignon, mais leurs nombres a diminué dans le cadre de
la RGPP qui avait pour but de réorganiser les services a n de réaliser des économies.

Exemple : Le secrétariat général des a aires eu il a pr mission de coordonner et de def la pol fr a


l’égard de l’union européenne, le haut conseil à l’egatie entre ls h et ls femme, la direction inter
ministériel du numérique, la haute autorité pr la transparence de la vie publique, le conseil
d’aurientation ^pr ls retraites.

C. Les ministres et les ministères

1. Autorité administrative

Les ministres se voit con er des missions qui sont souvent de nature administrative, ils
apparaissent comme des autorités administratives.

Les ministres peuvent disposer du pouvoir réglementaire, la Constitution ne leur reconnait pas ce
pouvoir et il n’en dispose donc pas en principe.
Mais il existe des exceptions à ce principe.

La première exception, en vertu de l’article 21 de la Constitution le Premier ministre peut déléguer


certains de ses pouvoir au ministre et donc cette délégation peut concerner le pouvoir
réglementaire.

La deuxième exception est que la loi peut attribuer le pouvoir réglementaire à un ministre, le Code
de l’éducation donne compétence au ministre de l’enseignement de supprimer par dé nition par
arrêtes les conditions d’obtention des titres universitaires et des diplômes nationaux.

La troisième exception est sur le fondement de la décision du Conseil d’État du 7 Février 1936
arrêt « Jamart » les ministres disposent du pouvoir réglementaire a n de prendre des mesures
nécessaires au bon fonctionnement de l’administration placer sous leur autorité.

Les ministres peuvent disposer du pouvoir nomination aux emplois publics, en vertu de l’article 4
de la loi organique du 28 novembre 1958, les ministres peuvent recevoir des dispositions
législatives ou réglementaires particulières, un pouvoir de nomination.

Les ministres sont invertis du pouvoir de nommer les personnels des services relevant de leur
ministère.

2. Les ministères

A. Dé nition

Les ministères sont des groupes de services divisés sur une base fonctionnelle et correspondant
à un même domaine. Ils sont en e et di érenciés à partir du champ d’intervention des missions
administratives exercées.
Par exemple : la santé, l’économie , la défense de l’intérieur
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Leurs nombres de même qui leurs attributions relèvent du pouvoir réglementaire qui dispose ici
d’une large liberté.
Le nombre de ministère n’est pas xé par la loi. L’exécutif dispose d’une grande liberté.

Depuis la monarchie de Juillet 1830-48, qui ne comptait que 6 ministères la tendance générale du
fait du renforcement de l’interventionnisme étatique celle d’un accroissement du nombre de
ministères. On en compte actuellement 41.

Depuis la monarchie de Juillet le rôle de l’État a évolué et ses pouvoirs et missions se sont
étendu.

Dans le gouvernement actuel, on compte 19 ministres, 15 ministres délégués et 7 secrétaires


d’État. Il y’a donc 42 membres en comptant le Premier ministre.

Les services ministérielles sont les principales administrations centralisées de l’État et ce sont
d’ailleurs ces services que l’on désigne généralement lorsque l’on parle des administrations
centrales.

Les ministères sont des administrations d’État car ils ne disposent d’aucune personnalité
juridique distincte de l’État.

B. L’organisation des ministères

L’organisation interne des ministères est variable d’un département ministériel à un autre. Mais il
existe cependant un schéma de principe que l’on retrouve toujours.

Au sommet de l’organigramme ministériel se trouve le ministre il exerce le pouvoir hiérarchique


sur l’ensemble des agents attachés à son ministère.
C’est lui qui représente l’État dans la vie juridique pour les a aires rentrant dans ses attributions, il
signe au niveau central les contrats conclus au nom de l’État et il le représente en justice.
Placé sous l’autorité du ministre on trouve d’une part un organisme à vocation politique le cabinet
et d’autres part divers services à vocation administrative, les services ministériels.

Le cabinet est composé de collaborateurs personnels du ministre placé sous l’autorité d’un
directeur de cabinet assisté par un chef de cabinet.
Le directeur de cabinet a autorité sur les autres membres du cabinet, il organise le travail de ses
membres et le chef de cabinet occupe une place moins exposé que celle du directeur.

Le chef de cabinet est chargé par exemple de l’agenda du ministre et de questions politiques
liées à la circonscription électorale du ministre.
Les membres du cabinet sont nommés discrètement par le ministre, ils lui sont liés par a nités
politiques.
Quand le ministre change on assiste à la constitution au moins partielle d’un nouveau cabinet.
Le cabinet conseille et assiste le ministre dans ses missions, par exemple le cabinet est chargé de
préparer les décisions du ministres et de veiller à ce qu’elles soit exécutées par les services
administratifs.
Le cabinet occupe une place importante car il peut in uencer le ministre dans ses décisions.

Ainsi un membre du cabinet peut assister en lieu et place du ministre à des réunions inter
ministérielles chargés de prendre des décisions gouvernementale.
Les membres du cabinet sont en outres les interlocuteurs privilégiés des services de
l’administration centrale rôle en principe tenu par les directeurs d’administration centrale.
Les membres du cabinet sont politiquement irresponsables.

Les services ministériels sont composés de fonctionnaires chargés d’assister administrativement


le ministre.
Ces fonctionnaires sont regroupés en bureaux qui sont les unités de base du cabinet.
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Ses services ministérielles dont les agents ne sont pas à l’exception des postes de direction
a ectés par des changements de gouvernement permettent d’assurer une certaine continuité des
l’actions ministérielles.

« Si les ministres passent les bureaux restent ».

Paragraphe 2 : Les services déconcentrés

Dans un pays comme la France qui compte plus de 60 millions d’habitants le pouvoir administratif
ne peut pas être exercé exclusivement par les administrations centrales qui siègent en principe
dans la capitale.

Les administrations centrales sont relayés dans le territoire par des services extérieurs ou services
déconcentrés qui irriguent dans le territoire nationale.

Selon la loi du 76 février 1992, les services décentrés sont organisés dans le cadre des
circonscriptions territoriales suivantes : département, région, arrondissement.

A. Les administrations de l’État dans la région

1. Les services de l’État dans la région

Lors de leurs création en 1964 les circonscriptions régionales avaient seulement vocation à
répondre aux besoins de l’interventionnisme économique et de l’aménagement du territoire.

La région avait que à accueillir le prolongement de certaines administrations centrales.


Les services qui dans la région constituent les prolongements des administrations centrales sont
le plus souvent désignées comme étant des directions régionales.
On peut citer la direction régionale des a aires sanitaires et sociales, des a aires culturelles, de
l’industrie, de la recherche et de l’environnement.

Cette organisation a évolué ainsi le décret du 29 avril 2004 a fait de la région le niveau de droit
commun pour la mise en oeuvre des politiques publiques de l’État dans les territoires.
La région est devenu au dépend du département, la circonscription où se trouve en principe les
services déconcentrés de l’État.

Par conséquent, la réforme de l’administration territoriale de l’État (REACT) a procédé a un


renforcement des services déconcentrés au niveau régional avec le décret du 16 février 2010.
La RGPP avait vocation a réaliser des économies et le but de cette politique n’était donc pas de
multiplier les services de l’État au niveau régional.

Le décret du 16 février 2010 a donné naissance à 5 directions régionales qui regroupent des
services relevant de plusieurs ministères.

La MAP a procédé à certains ajustement dans cette organisation issu de la réforme territoriale de
l’État, la fusion de régions dans le cadre de la réforme territoriale obligent a repensé et a adapté
les services régionaux de l’État.

Par conséquent les directions des régions fusionnés sont regroupées pour ne former qu’une seule
direction pour chaque réseau ministériel dans la nouvelle région fusionné.
A n d’éviter une dispersion des services de nombreux rapprochement ont été e ectués et il
existe désormais 5 directions régionales.

- les directions régionales de l’économie de l’emploi du travail et des solidarités, ils exercent des
missions relatives à la concurrence, à la consommation, du travail et de l’emploi.
Celle-ci présente une dimension inter ministériel.

- les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement. I


ls sont les relais des ministères de l’écologie de l’aménagement du territoire et du ministères
chargés du logement.
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- les directions régionales de l’alimentation, l’agriculture, et de la foret.

- les directions régionales des a aires culturelles

- les directions régionales des nances publiques.

A coté de ces services déconcentrés le 1 avril 2010 ont été crée les agences régionales de santé
par fusion des anciennes agences régionales de l’hospitalisation et des anciennes directions
régionales des a aires sanitaires et sociales.

Les services de l’État dans la région sont en principe placés sous l’autorité du préfet de région

2. Le préfet de région
A. L’institution préfectoral

Le préfet est une institution ancienne instauré par la loi 28 pluviôse an 8 dont le statut est xé par
le décret du 39 juillet 1964 ultérieurement modi é.

Le préfet est l’un des rares fonctionnaire dont le rôle est su samment important pour être
directement mentionné par la Constitution.
Dans les collectivités territoriales de la République le représentant de l’État, représentant de
chacun des membres du gouvernement à la charge des intérêts nationaux du contrôle
administratif et du respect des lois.

Les préfets sont traditionnellement des fonctionnaires dont l’emploi est à la décision c’est-à-dire à
la discrétion du Gouvernement.
Ils sont nommés par le Président de République par décret en conseil des ministres sur
proposition du Premier ministre et du ministre de l’intérieur.

Il est en principe recruté par le biais du concours de l’ENA.


Le décret du 6 avril 2022 relatif aux emplois de préfets et de sous-préfets est à l’origine de
certaines innovations, ce décret instaure une durée maximale d’exercice continue des fonctions
de préfet de 9 ans quelques soit le nombre d’emplois occupés pendant cette période.

Ces emplois de préfets peuvent être occupés par des fonctionnaires mais également par des
agents contractuels.

Les préfets sont soumis à des règles particulières qui dérogent au statut général de la fonction
publique.
Leurs libertés sont réduites, ils ne disposent pas de la liberté d’expression ils ne peuvent pas
prendre publiquement position contre le gouvernement.
Ils ne disposent pas non plus de droit de grève et du droit syndical, alors que les autres
fonctionnaires la majorité possèdent ces droits.

B. Le statut et les attributions du préfet de région

Crée par le décret du 14 mars 1964, le préfet de région comme le préfet de département est le
dépositaire de l’autorité de l’État.
Il est le représentant du Premier ministre et de chacun des ministres.

Le préfet de région et du département dans lequel se situe le chef lieu de la région.


Il rempli à cet égard la totalité des prérogatives d’un préfet de département.
Il est ainsi soumis au même statut que le préfet du département. Le préfet de région est donc un
préfet de département.

Dans le cadre de la MAP (modernisation de l’action publique) il a été décidé que dans chaque
région fusionné il n’y a qu’un seul préfet de région.
Les attributions du préfets de régions sont actuellement régis par le décret du 29 avril 2004
modi é par le décret du 16 février 2010.
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Le préfet de région est le garant de la cohérence de l’action de l’État dans la région, il a autorité
sur les préfets de départements sauf en matière de droit des étrangers, de police administrative et
de contrôle de l’égalité.
Le décret du 16 février 2010 = con t le pilotage des politiques publiques au préfet de région

Il dirige les services déconcentrés régionaux de l’État, il est responsable de l’exécution des
politiques de l’État dans la région et il contrôle la légalité et le respect des règles budgétaires des
actes de la région et de ses établissement publics.

C. Les collaborateurs du préfet de région

Le préfet de région dispose en cette qualité de collaborateurs spéci ques, à la préfecture du chef
lieu de région on trouve tout d’abord un secrétariat général pour les a aires régionales, il est
composé d’un secrétaire qui est assisté d’un adjoint et de chargés de missions.

Il est notamment chargé de coordonner l’action des services régionaux de l’État et de veiller à
l’articulation de celles-ci avec celles des services départementaux.

Le principal organisme chargé d’assister le préfet de région est le comité de l’administration


général.
Il réunit les préfets de département et les chefs de services déconcentrés régionaux de l’État et
les textes font de ce comité un organisme de consultation, d’évaluation et de prospective.

B. Les administrations de l’État dans le département

Le décret du 7 mais 2015 = précise que le département est l’échelon privilégié de mise en oeuvre
des politiques publiques.

1. Les services de l’État dans le département

En dehors des services de préfectures, les services de l’État dans le département constitue le
prolongement des services centraux et sont désignés comme étant des directions
départementales.

Ces directions départementales ont longtemps été assez nombreuses est constituant chacune le
prolongement d’un seul ministère.
On peut citer la direction départementale des équipements, les directions départementales des
a aires sanitaires et sociales (DASS).

Il en va désormais la réforme de l’administration territoriale de l’État (RACTE) a été à l’origine d’un


profond bouleversement de cette organisation.

Le décret du 3 décembre 2009 relatif aux directions départementales inter-ministériel à procéder


à des fusions de certains services déconcentrés.
Les services de l’État dans le département sont désormais organisés indépendamment de la
structure du gouvernement en fonction des besoins des citoyens dans les territoires.

Cette réforme a réorganisée les services de l’État dans le département autour de 3 grandes
missions : protection des populations, cohésion sociale, aménagement durable du territoire.

Dans chaque département il y a un ou deux des directions départementales inter-ministériel (DDI)


créer au 1 janvier 2010

Par exemple : la direction départementale des territoires de la mer pour les départements situés
sur le littoral qui regroupe notamment des services de l’équipement et de l’agriculture.
La direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités qui contribue à la mise en
oeuvre des politiques publiques notamment en matière de logement, de cohésion sociale,
d’emploi, de formation professionnelle, politique du travail, égalité homme femme.
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La direction départementale de la protection des populations, celle-ci regroupe notamment des
services vétérinaires, de l’administration de la concurrence et de la consommation, de la
répression des fraudes.

Dans les départements de moins de 400 milles habitants les directions départementales du
travail, de l’emplois et des solidarités et de la protection des populations sont fusionnés.
2. Le préfet de département
A. Les attributions du préfets

Le rôle du préfet est précisé par la loi de décentralisation du 2 mars 1982 ainsi que par le décret
du 29 avril 2004 modi e par le décret du 16 février 2010.

En vertu de ces textes le préfet de département exerce 4 séries d’attributions :

- Le préfet de département est le dépositaire de l’autorité de l’État dans le département il


représente le Premier ministre et chacun des ministres.
Le préfet de département représente d’abord l’État politiquement.
Il doit informer le Premier ministre et chacun des ministres des di érents problèmes politiques
économiques et sociaux de sa circonscription.
Il doit informer les administrés de la politique gouvernementale et éventuellement défendre cette
politique.

- Le préfet de département assure ensuite le représentation juridique de l’État, il prend au nom de


l’État les décisions administratives applicables dans le département.
Il peut s’agir d’acte réglementaire, il peut conclure des contrats au nom de l’État par exemple
avec les collectivités territoriales.

Sous l’autorité des ministres le préfet dirige dans son département les services déconcentrés des
administrations civiles de l’État.

Si la très grande majorité des services déconcentrés est placés sous l’autorité du préfet certains
d’entre eux lui échappent.
C’est notamment le cas, des services relevant du ministère de la justice, des services relevant du
ministère de la défense c’est-à-dire les armées, c’est le cas des services nanciers placés sous
l’autorité de l’administrateur général des nances publiques, c’est le cas des services relevant du
ministère de l’éducation nationale qui sont placés sous l’autorité du recteur d’académie qui est
une autorité déconcentré qui a une vocation spécialisé.

- Le préfet veille à l’exécution des règlements et des décisions gouvernementales, il a la charge


des intérêts nationaux et du respect des lois. Il dispose de di érents pouvoirs de police
administrative

- Le préfet de département assure le contrôle administratif du département des communes et des


établissements publics.
Le préfet ne peut plus annuler les actes des autorités locales il ne peut que les déférés à la
juridiction administrative si ils les estiment contraire à la l’égalité. C’est l’objet du déféré
préfectoral.

B. Les collaborateurs du préfet de département

Le préfet de département a 2 collaborateurs :

- le cabinet, dirigé par un directeur de cabinet il s’occupe notamment des questions relatives à
l’ordre public et à la sécurité civile et ainsi que des relations avec la presse.

- les services de la préfecture dirigés par un secrétaire général ces services sont chargés d’une
manière générale des a aires administratives.
Dans l’esprit des organigrammes ministériels, ils sont organisaient en bureau et regroupé en
direction.
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C. Les administrations de l’Etat dans l’arrondissement
1. Les services déconcentrés dans l’arrondissement

L’arrondissement est une subdivision des départements, la France compte environ 340
arrondissements.

L’arrondissement est le cadre territoriale de l’animation du développement local et de l’action


administrative locale de l’État.
Décrétée le 7 mai 2015 portant charte de la déconcentration.
Il s’agit d’une circonscription de moindre importante que les deux premières seules les services
qui expriment le plus nettement l’autorité de l’Etat sont déconcentrés dans l’arrondissement.

On y trouve les perceptions et les recettes des impôts et une compagnie de gendarmerie.
Dans la ville chef lieu de l’arrondissement se trouve également le sous-préfet.

2. Le sous-préfet

Le sous-préfet été traditionnellement recruté par le biais du concours de l’ENA.


Il est nommé par décret du Président de la République.

Le sous-préfet est placé sous l’autorité du préfet de département.


Il anime et coordonne l’action des services de l’État dans l’arrondissement et veille au respect des
lois et règlements et concours au maintient de l’ordre public.
Il participe à l’exercice du contrôle administratif et collectivité territoriale en n il peut être amené à
conseiller juridiquement les élus locaux et les maires de petite commune.

COURS

D. Les autres administrations d’État déconcentrés

1. Les communes

Les services déconcentrés de l’État à l’échelon communal sont assez peu nombreux, ils sont
placés sous l’autorité du maire.
En situation de dédoublement fonctionnel le maire est à la fois agent de l’État et agent de la
commune.

Agent de l’État le maire apparait d’abord comme une autorité administrative il est chargé de la
publication et de l’exécution des lois et règlements ainsi que de l’exécution des mesures de
sécurité générale, il est également à ce titre chargeait d’organiser les élections.

Le maire lorsqu’il agit en qualité d’autorité administrative de l’État est soumis au pouvoir
hiérarchique du préfet.

Agent de l’État le maire dispose également de la qualité d’o cier de police judiciaire et de la
qualité d’o cier de l’État civil.

Tout d’abord en qualité d’o cier de police judiciaire le maire est compétent pour constater les
infractions à la loi pénale et en rechercher les preuves et les auteurs.
En qualité d’o cier de l’État civil, le maire est chargé d’assurer l’exécution du service de l’État
civil, c’est-à-dire par exemple la célébration des mariages, l’établissement des actes de mariages,
de décès …

Dans ces deux derniers hypothèses le maire agit non pas sous l’autorité du préfet mais sous la
direction du procureur de la République.

2. Les circonscriptions dérogatoires spécialisés


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Il est possible de se référer aux circonscriptions suivantes : les services du ministère de
l’éducation nationale sont déconcentré dans le cadre des circonscriptions académiques qui sont
administrées par un recteur.
Ils sont au nombre de 26 en France métropolitaine.

Les services de la justice sont également repartis sur le territoire national selon des modalités
dérogatoires et spéci ques.

Pour ce qui concerne la juridiction administrative, il existe en France métropolitaine 31 tribunaux


administratifs dont le ressort regroupe plusieurs départements sans pour autant respecter la
délimitation des régions et des 9 Cours administratives d’appel.

Section 2 : Les administrations d’accompagnement

Du fait du développement de l’interventionnisme public l’ampleur de la tache de l’administrative


est tel qu’elle doivent être aidées par des organismes administratifs chargeaient de les
accompagner dans l’exercice de leurs missions.
Ces administrations d’accompagnement doivent être distinguées des administrations actives.

Les administrations d’accompagnement vont seulement aider les administrations actives en


intervenant soit en amont soit en aval de la prise de décision.
En amont certains organismes administratifs vont éclairer les autorités administratives en leur
fournissant les informations dont elle ont besoins.

Elles vont ensuite conseiller les autorités administratives en leur donnant des avis il s’agit des
administrations consultatives.

En aval, c’est-à-dire une fois que les décisions ont été prises d’autres organismes administratifs
vont intervenir pour véri er leur bonne application il s’agit des administrations d’inspection et de
contrôle.

Paragraphe 1 : Les administrations informatrices

Prendre une bonne décision nécessite le mise en disposition d’une information de qualité.

De nombreux services spécialisés dans l’extraction, le stockage, et le traitement de l’information


ont été institué généralement placés au près des administrations centrales, ces services
apparaissent souvent au sein des organismes ministériels.

Les administrations informatrices à vocation générale sont assez rare mais elles sont cependant
importantes.

- Le Service d’Information du Gouvernement (SIG)

Il est chargeait d’une manière très générale d’informer le Gouvernement, et à cette n il procède à
des analyses de l’État de l’opinion publique et du contenu des médias ainsi qu’à des actions
d’informations à caractère interministérielle.
Ce service est ensuite chargé d’informer sur l’action gouvernementale, il di use notamment au
près de la presse et du public les informations relatives à la politiques du Gouvernement.

- L’Institut Nationale de la Statistique et des Études Économiques (INSEE)

Elle est crée en 1946 pour fournir au Gouvernement tous les éléments nécessaires à l’élaboration
et à la conduite politique et économique.

Les administrations informatrices spécialisées dans un domaine particulier et celles-ci sont


beaucoup plus nombreuse.
On les retrouvent dans les domaines suivants : la démographie française

- L’Institut Nationale d’Étude Démographique (INED)


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Crée en 1945. C’est un établissement public chargeait d’e ecteur des travaux de recherches sur
les di érents aspects des problèmes démographiques (mortalité, fécondité …).

- La Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI)

Elle est chargée sur l’ensemble du territoire de la République de rechercher, de centraliser et


d’exploiter le renseignement interessant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la
nation.

Paragraphe 2 : Les administrations consultatives

A. Le rose des organismes consultatifs

A n d’améliorer la décision publique il est devenu habituelle d’entourer les administrations actives
d’organisme chargées de les éclairer par leur conseil.
Leur mission se caractérise généralement par les missions d’avis ou de proposition.

Il est habituel de distinguer 3 types d’avis :

- l’avis simple : le décideur est libre de le solliciter et si il le sollicite il n’est pas obliger de le suivre.
- l’avis obligatoire : le décideur doit le demander mais il n’est pas obliger de le suivre
- l’avis conforme : le décideur doit le solliciter et il ne peut décider que conformément à l’avis

Les propositions que les organismes consultatifs ont la possibilité d’e ectuer peuvent être général
et elles se traduisent principalement par la rédaction d’études ou de rapports.

Mais le plus souvent les propositions des organismes consultatifs sont formulés à propos de
décision individuel c’est le cas en matière de nomination normalement l’autorité administrative
conserve juridiquement la possibilité de ne pas suivre la proposition de l’organisme consultatif.

Mais la pratique montre cependant, que les propositions e ectuées sont le plus souvent suivis.

B. La diversité des organismes consultatifs

Ces organismes répondent à di érentes dénominations : Conseil, Conseil supérieur, Commission,


Comité…
Ils sont chargés de conseiller les administrations actives.

Ces organismes sont très nombreux.


Ces missions entrainent d’importants couts nanciers, et les pouvoirs publics entreprennent de
réduire leur nombre.

Dans leur grande majorité, il s’agit d’organismes spécialisés composer de représentants


d’organisation syndicale et professionnelle auquel s’ajoutent des personnalités quali és (choisit
en raison de leur compétence).

Exemple : Le conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche il s’agit d’un organe


consultatif présidé par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche mais aussi d’une
juridiction administrative spécialisée notamment pour juger les enseignements chercheurs.

Il donne aussi son avis par exemple sur les stratégies nationales de l’enseignement supérieur et
de la recherche, sur la répartition des emplois et des moyens entre les di érents établissements.
Il est aussi consultait sur les projets de réformes concernant l’organisation de la recherche.

Le conseil national de l’alimentation, il s’agit d’une instance consultative placer au près des
ministères de l’environnement de la santé de la consommation et de l’agriculture et celui-ci par
exemple est consulté notamment sur les grandes orientations de la politique relative à la sécurité
alimentaire concernant l’information des consommateurs à la prévention des risques.
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Les organismes consultatifs ayant une vocation plus large sont moins nombreux mais sont toute
fois très important.
Leur importance est accru, quand il béné cie d’une reconnaissance constitutionnelle, il en va
ainsi qu’un Conseil Économique Sociale et Environnementale (CESE) et surtout du Conseil d’État.

1. Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE)

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) est un organisme consultatif important


dont l’existence est garantit par le titre 11 de la Constitution.
Il a fait l’objet d’une importante reforme avec la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui lui
a conférée des compétences en matière environnementale.

Il compte 175 membres qui sont principalement des représentants de di érentes catégories
socio-professionnel de la nation, c’est-à-dire des salariés, des entrepreneurs, des artisans
exploitant agricole, des professions libérales …
Mais aussi des représentants au titre de la cohésion sociale et territoriale et de la vie associative
et des représentants au titre de la protection de la nature et de l’environnement.

Le CESE est chargé de conseiller le Gouvernement et le Parlement en matière politique,


économique et sociale et de favoriser à travers sa composition le dialogue entre les catégories
socio-professionnel.

Le CESE n’a qu’un rôle de conseiller.

Le CESE est consulté par les plus haute autorités de l’État dans les conditions prévu aux articles
69 et 70 de la Constitution.

Par exemple, il est saisit par le Gouvernement a n de donner son avis sur les projets de loi,
d’ordonnances, de décrets ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumises.
Il peut être consulté à la demande du Gouvernement ou du Parlement sur tout problème de
caractère économie sociale ou environnementale.

2. Le Conseil d’État

Institué par la Constitution du 22 frimaire an 8, le Conseil d’État est à la fois le principal conseiller
du Gouvernement et la plus haute des juridictions administratives.

Le Conseil d’État a d’abord été crée comme un organe consultatif et ce n’est que plus tard avec
la loi du 24 mai 1872 que lui a été con é la mission de juger les litiges m’étant en cause
l’administration.

A. L’organisation du Conseil d’État

Le Conseil d’État est divisé en 7 sections : une section du contentieux, et six sections
administratives. Ces sections sont dirigées par un Président.

La section du contentieux est celle chargée de juger l’administration.

Ce sont les sections administratives qui exercent les attributions consultatives impartie au Conseil
d’Etat.
Leur dénomination donne une idée de leur spécialité : section intérieur, section des nances,
section de travaux publics, section sociale, section administrative.

Il existe une section des études de la prospective et de la coopération qui avant le décret du 1
mars 2024 été renommé section du rapport et des études.

Les membres du Conseil d’État sont environ 300, et les deux tiers de ces membres sont recrutés
par la voie du concours de l’École Nationale d’Administration (ENA) et désormais de l’Institut
Nationale du Service Public (INSP).
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Un tiers des membres sont ensuite recrutés au tour extérieur, c’est-à-dire selon une procédure de
sélection au choix du Gouvernement qui concerne les magistrats des tribunaux administratifs, et
des Cours d’appel administratif mais aussi des fonctionnaires de catégorie 1 qui ont postulé.
Il s’agit d’une voix de promotion pour ces fonctionnaires qui permet de diversi er la composition
du Conseil d’État.

Il existe di érentes catégories de membre : les auditeurs, les maitres des requêtes et les
conseillers.
Les membres sont nommés par décret du Président de la République et le Conseil d’État est
présidé par le Premier ministre.

Le Premier ministre ne préside cependant que les assemblées solennelles réunis à l’ouverture de
l’année judiciaire ou pour commémorer un événement important.
La présidence e ective du Conseil d’État est assurée par son vice président.

B. Les attributions consultatives du Conseil d’État

Ces attributions le conduise à rendre des avis ainsi qu’à réaliser des études et à rédiger un
rapport public.

Le Conseil d’État peut tout d’abord être consulté sur di érents textes et donc va rendre des avis
relatifs à certains textes.
Il faut distinguer les cas dans lequel la consultation du Conseil d’État porte sur la loi ou sur les
décrets.

La consultation du Conseil d’État relative aux lois est soit obligatoire soit consultative.

En vertu des articles 38 et 39 de la Constitution, le Conseil d’État est obligatoirement saisit de


tous les projets de loi avant leur adoption par le Conseil des ministres et leur dépôt devant le
Parlement.
Tous les projets de loi sont concernés sans distinction d’objet (loi ordinaire, organique, loi de
nance) ni de procédure (loi voté par le Parlement, loi référendaire) sont également concernés les
projets d’ordonnances par le Conseil des ministres.

Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 le président de l’Assemblée nationale ou du


Sénat peut en application de l’article 39 de la Constitution sollicité l’avis du Conseil d’État sur les
propositions de lois donc d’origine parlementaire.

Le Conseil d’État peut également être saisit en amont de la publication de certains décrets
lorsque cela est prévu par une disposition constitutionnelle un texte législatif ou réglementaire.
On parle alors de décret en Conseil d’État.
Le Conseil d’État examine le projet de décret et s’assure de sa régularité juridique il rend un avis
que l’exécutif peut choisit de suivre ou de ne pas suivre

La demande d’avis vient ralentir et alourdir la procédure administrative, a n de simpli er la prise


de décision administrative l’avis du Conseil d’État n’est plus requis dans certains domaines.

Le Conseil d’État peut rendre des avis sur des di cultés qui s’élèvent en matière administrative
en étant saisi par le Premier ministre ou les ministres concernés.

Le Conseil d’État joue un rôle de bureau juridique. Ses avis ont des nalités variés par exemple
éclairer le Gouvernement sur la porter de dispositions anciennes ou nouvelles ou par exemple de
répondre à une question qui suscite des débats dans l’opinion publique.
Avis du 27 novembre 1989 sur le port du foulard islamique dans les écoles.

L’avis du Conseil d’État est seulement une analyse juridique. Il ne se prononce pas sur les choix
politique du Gouvernement ou des parlementaires.
Cette attribution est con ée à la section des études de la prospective et de la coopération.
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Le Conseil d’État publie chaque année un rapport d’activité dans sa première partie retrace
l’activité de juridictions administratives et du Conseil d’État, il analyse les décisions les plus
marquantes de l’année.
La deuxième partie rend compte des avis rendu par le Conseil d’État dans sa mission
consultative.
Dans sa troisième partie, il fait le point sur les études conduites par le Conseil d’État ainsi que sur
l’actualité des colloques et de la coopération européenne et internationale de la juridiction
administrative.

Il publie aussi des études réalisées à son initiale ou à la demande du Gouvernement, les études
du Conseil d’Etat propose des diagnostics pour améliorer le droit et formule diverse proposition
notamment pour améliorer les politiques publiques dans l’intérêt général.
Ainsi il rédige une étude annuelle par exemple l’étude réalisé en 2024 relative à la souveraineté,
ou en 2022 concernant l’étude sur les réseaux sociaux. Et encore en 2011 consulté autrement
participé e ectivement

Il rédige en outre d’autres études par exemple intelligence arti cielle action public construire la
con ance et servir la performance

Les études du Conseil d’Etat peuvent avoir un aboutissement législatif ou réglementaire

Paragraphe 3 : Les administrations d’inspection et de contrôle

Les administrations actives doivent être contrôlées elle le sont d’abord par le peuple et ses
représentants il s’agit d’une exigence de la démocratie.

Elles le sont ensuite par le juge, il contrôle la conformité de leurs actes à la règle juridique il s’agit
d’une exigence de l’État de droit.

Ces administrations sont également contrôlées par l’administration elle même et il s’agit d’une
exigence d’e cacité et de cohérence administrative.

Le contrôle administratif de l’administration prend des formes variés.


Ce contrôle peut être exercé par l’administration active, c’est le cas par exemple du contrôle
exercé par le supérieur hiérarchie sur ces subordonnés.
Ce contrôle peut aussi être exercé par des organismes spéci ques crées spécialement pour
accomplir des missions d’inspection et de contrôle.

A. Les inspections ministérielles

Apparu sous l’Empire (1804-14) les inspections sont des structures internes des ministères, elles
sont placés sous l’autorité du ministre et on en trouve parfois plusieurs au sein d’un même
ministère.
Ces inspections sont très disparaitre et le plus souvent ces inspections sont spécialisées et on
une vocation ministérielle.

Exemple : l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) appelée aussi la police des polices.
Elle veille au respect par les fonctionnaires de polices, des lois, des règlements et du code de
déontologie de la police nationale.

Plus rarement les cours d’inspections ont une vocation générale et interministériel (Inspection
Générale des A aires Sociales). Placé sous l’autorité du ministre chargé des a aires sociales
(IGAS) est aussi à la disposition du Premier ministre et des autres membres du Gouvernement

L’Inspection Générale des A aires Sociales contrôle, et évalue des structures et des politiques,
conseille les pouvoirs publics et apporte son concours à di érents projets.
Elle intervient sur des sujets variés comme l’emploi, le travail et la formation, la santé, l’action
sociale et la politique familiale …

B. Les autres organismes d’inspection et de contrôle


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L’organisme le plus prestigieux reste la Cour des comptes crée en 1807.

La Cour des comptes est à la fois une juridiction administrative spécialisée lorsqu’elle juge les
comptes des comptables publiques et une administration d’inspection et de contrôle lorsqu’elle
véri e la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités publiques.

Elle dispose de compétence étendu en matière de contrôle, elle exerce ainsi un contrôle de
gestion destiné à véri er le bon emploi des fonds publics, elle assiste le Parlement et le
Gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de nance.

La Cour des comptes établit aussi un rapport annuel dans lequel elle attire l’attention des
pouvoirs publics sur certains dysfonctionnements administratifs.

La Cour des comptes est relayé localement par les chambres régionales et territoriales des
comptes, elles ont été mise en place par la loi du 2 mars 1982, qui marque le début de l’acte de la
décentralisation.

Les chambres régionales et territoriales des comptes s’agit de juridictions chargées de contrôler
les comptes locaux et elles exercent aussi un contrôle de gestion sur les collectivités qui vise
notamment à garantir le respect par les collectivités des contraintes pesant sur leurs budgets.

Par exemple : en matière de délai, d’équilibre budgétaire


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Chapitre 2 : Les collectivités territoriales

La déconcentration ne permet pas de répondre à tous les besoins locaux des administrés, l’État a
donc intérêt à con er l’exercice de compétences administratives à des personnes morales plus
proche des particuliers. C’est-à-dire les collectivités territoriales.

Les collectivités territoriales sont depuis 1982 décentralisés.

L’alinéa 1 de l’article 72 de la Constitution, dispose que les collectivités territoriales de la


République sont : les communes, les régions, les département, les collectivité à statut particulier
et les collectivités d’outre-mer.

Depuis le 1 janvier 2024 il existe en France, 34 935 communes, 93 départements en métropole,


12 régions, 3 collectivités à statut particuliers (collectivité de Corse, métropole de Lyon et la ville
de Paris).

En outre mer 5 départements et régions d’outre-mer, régit par l’article 73 de la Constitution, 5


collectivités d’outre-mer c’est l’article 74 de la Constitution.

Contrairement à l’État qui est surtout une institution politique, les collectivités territoriales sont
seulement des institutions administratives.
Elles ne sont pas régit par une Constitution propre, elles sont seulement chargés d’exercer des
missions administratives, c’est-à-dire des missions du service public, de police administrative.

Le législateur est compétent pour xer le statut des collectivités territoriales, voir l’article 34 de la
Constitution.

La France est un État unitaire, il en résulte que le Parlement détermine les principes
fondamentaux de la libre administration des collectivités territoriales, il intervient aussi pour dé nir
leurs compétences, leurs ressources et leurs obligations qui pèsent sur elles.

Le fonctionnement des collectivités a évolué avec la consécration de l’acte 3 de la


décentralisation et l’organisation des territoires est désormais axé sur les régions et les
métropoles, c’est les intercommunalités

Section 1 : L’organisation des collectivités territoriales

Paragraphe 1 : Les di érentes catégories de collectivités territoriales

A. Les collectivités de droit commun

1. La commune

La commune est une collectivité ancienne dont l’ancêtre est la paroisse dans l’Ancien régime.
Elle préexistait à la Révolution qui a uni é le régime juridique par le décret du 14 décembre 1789.
Ce texte a ainsi crée 44 000 municipalités sur le territoire des anciennes paroisses baptisées
communes en 1793.

La loi du 5 avril 1884 relative à l’organisation municipale uni e le statut juridique des communes
qui dispose toutes des mêmes compétences.
Elle prévoit également que le maire est élu par le conseil municipal sauf à Paris et attribue une
clause de compétences générales de communes.

L’histoire de cette collectivité explique leur nombre actuel qui s’élève à 34 935 communes au 1
janvier 2024.
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Elles sont les véritable unité politique de la France, elles constituent un échelon de proximité, un
lieu de démocratie auquel les citoyens restent attachés.
Elles béné cient d’un fort ancrage qui limite encore le législateur dans sa volonté de réformes.

Contenu de cet attachement aux communes, l’Etat a donc renoncé à procéder à des fusions de
communes.

Ce paysage communale génère des di cultés, la majorité des communes se caractérisant par la
dimension modeste de leurs territoires, de leurs populations et de leurs moyens.
La France a fait le choix de l’intercommunalité.
Les intercommunalités regroupent des communes dans des établissements publics de
coopération intercommunale (EPCI) a n de réaliser des économies.

Exemple : les syndicats de communes, les communautés de communes, les communautés


d’agglomérations, les communautés urbaines et les métropoles (exception de celle de Lyon)

L’acte 3 de la décentralisation a pour objectif de simpli er l’organisation des territoires, la place


de la commune a donc évolué.
Leurs compétences sont progressivement absorbées par les intercommunalités.

La loi du 7 aout 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République « NOTRE » a


procédé à d’importants transferts de compétences des communes vers les intercommunalités à
scalité propre.

2. Le département

Le département fait également parti des collectivités les plus anciennes, il a était crée par les lois
du 14 et 22 décembres 1789 sur la base du découpage des provinces de l’Ancien régime.

Ils sont alors conçus comme des échelons de l’administration d’Etat.


Le département s’est vu attribuer la personnalité juridique par la loi du 10 aout 1871, c’est avec
cette loi que le département devient une collectivité territoriale.

Les lois de décentralisation de 1982 et 1983 ont transféré des compétences de l’État aux
départements qui est depuis présidé par le président de l’assemblée délibérante et non plus par
le préfet.
L’acte 3 de la décentralisation a revu la place du département dans les territoires et la loi du 7
aout 2015 « NOTRE » a ainsi transféré des compétences du département aux régions et aux
métropoles.

3. La région

La région a était initialement conçu dans les années 1950-60 comme le cadre du développement
économique.
Le décret du 14 mars 1964 a fait de la région une nouvelle circonscription administrative.
La région devient une collectivité territoriale grâce à la loi du 2 mars 1982.

Le général De Gaules souhaitait en faire une collectivité territoriale dès 1969, mais ce projet a été
rejetait par référendum, suite à cela la démission du général De Gaules à cause de l’échec de ce
référendum.

A la suite de cet échec, la région a donc était conçu de manière modeste, ainsi la loi du 5 juillet
1972 a crée des régions sous forme d’établissements publics qui ont pour mission de contribuer
au développement économique.
La région est donc devenu une collectivité territoriale, qui est relativement récente.
La région gure dans la Constitution depuis la révision constitutionnelle du 23 mars 2003, il
résulte de se statut constitutionnel qu’elles ne peuvent désormais plus être supprimées par le
législateur.
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La région a vu son rôle évoluait car elle constitue l’un des pivots de l’acte 3 de la décentralisation.
La loi du 16 janvier 2015 revoit la fusion de certaines régions au 1 janvier 2016.

La loi « NOTRE » du 7 aout 2015 a renforcé leurs compétences au détriment du département.

B. Les collectivités à statut particuliers

Certaines collectivités territoriales sont régis sous un régime de collectivité à statut particulier au
sens de l’article 72 de la Constitution.
Cette notion de collectivité territoriales a été introduite dans l’article 72 de la Constitution par la
révision constitutionnelle du 28 mars 2003.

Cette notion ne renvoie pas à un statut juridique homogène.

1. La ville de Paris

Ville capitale, Paris doit à cette particularité historique son statut spéci que, en raison d’une
certaine tradition insurrectionnelle. La commune de Paris fut pendant longtemps sous la tutelle
politique et et administrative de l’État.
Son statut présente des spéci cités et celui-ci a connu certaines évolutions.

À partir de la loi du 10 juillet 1964 on trouve deux niveaux de collectivités sur le territoire de Paris :

- La commune de Paris
- Le département de Paris

Ces deux collectivités étaient régis selon des modalités spéci ques et dérogatoires du droit
commun.
Par exemple : il a fallut attendre la loi du 31 décembre 1975 pour que le maire de Paris soit élus
par le conseil municipal.
(Le premier maire de Paris fut Chirac)
Le maire de Paris disposait des attributions propres aux exécutifs municipaux et
départementaux .

Comme toutes collectivités territoriales, Paris dispose d’une assemblée délibérante : le conseil de
Paris
Selon les a aires à régler, il délibère en qualité de conseil municipal ou de conseil départemental.

Le statut de Paris a évolué à la suite de la loi du 28 février 2017 relative au statut de Paris e à
l’aménagement métropolitain « SPAM », cette loi prévoit la création d’une collectivité unique à
statut particulier au sens de l’article 72 de la Constitution dénoué ville de Paris.

Cette nouvelle ville de Paris s’est substitué à la commune et aux départements de Paris au 1
janvier 2019.

La ville de Paris exerce les compétences à la fois de la commune et du département.

2. La collectivité de Corse

Le statut de la Corse présente certaines spéci cités faisant suite aux revendications locales en
faveur de plus d’autotomie. Ce statut a connu certaines évolutions.

La loi du 15 mais 1975 a d’abord crée les deux départements de Corse du sud et de haute Corse.
Elle est ensuite devenu une région métropolitaine avec la loi du 2 mars 1982 portant statut
particulier de la région Corse.

La loi du 13 mai 1991 portant statut de la collectivité territoriale de Corse fait de la Corse une
collectivité territoriale de la République.
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Cette loi fait sortir la Corse de la catégorie des régions mais si elle n’est plus une véritable région,
elle est malgré tout régit dans tout les cas ou il n’existe aucune disposition spéci que par le droit
applicable aux régions.

La loi « NOTRE » a de nouveau fait évoluer le statut juridique de la Corse , au 1 janvier 2018 elle
est devenu une collectivité à statut particulier au sens de l’article 72 de la Constitution, en lieu et
place de la collectivité territoriale de Corse et des départements de Corse de sud et de haute
Corse.

3. La métropole de Lyon

La métropole de Lyon a été crée par la loi du 27 janvier 2014 « MAPTAM ».


Il s’agit d’une collectivité à statut particulier au sens de l’article 72 de la Constitution, elle a été
crée d’o ce par la loi au 1 janvier 2015.

La métropole de Lyon remplace l’ancienne communauté urbaine et le département du Rhône sur


l’ensemble de son territoire.
Par conséquent la métropole de Lyon exerce de nombreuses compétences communales ainsi
que sur son territoire l’ensemble des compétences du département.

En raison de ce transfert de compétence, le conseil de la métropole fait également gure de


conseil départemental.
Par conséquent il n’y pas d’élection départementale sur le territoire de la métropole.

Il s’agit de la seule métropole à disposer de ce statut.

C. Les collectivités situés outre-mer

Le statut des collectivités situés outre mer, se caractérise par un compromis entre assimilation qui
résulte du caractère indivisible de la République et adaptation a n de tenir compte des
spéci cités de ces territoires.

Le résultat de ce compromis est la soumission de ces collectivités à des statuts qui dérogent du
droit commun et qui sont xés aux articles 73 et 74 de la Constitution.

1. Les collectivités régis par l’article 73 de la Constitution

Ces collectivités sont les départements et régions d’outre-mer c’est-à-dire les DROM.
La loi du 19 mars 1946 a crée les DOM (départements d’outre-mer) et ils étaient alors au nombre
de 4 (Guadeloupe, Guyane, Martinique et la Réunion).

La loi du 31 décembre 1982 a crée les régions d’outre-mer (ROM) qui gèrent les mêmes territoires
que les DOM (départements d’outre-mer) mais avec des institutions séparées et superposées.

La révision constitutionnelle du 28 mars 2003 a modi er l’article 73 de la Constitution qui prévoit


désormais dans son septième alinéa que les DOM (départements) et les ROM (régions) peuvent
évoluer vers le statut de collectivité unique destiné à se substituer au département et à la région
en suivant la procédure d’un référendum.

On trouve des départements et des régions d’outre-mer : Guadeloupe, Réunion, Mayotte, et


chacun de ces territoires forment un DOM et une ROM.

Il existe ensuite deux collectivités uniques : Guyane et Martinique (département et région on


fusionnés)

Du point de vue de leur statut le principe est celui de l’assimilation des DROM à leur homologue
métropolitain ce qui signi e que les textes législatifs et réglementaires relatif aux régions et
départements métropolitains leurs sont applicables.
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Ces textes peuvent faire l’objet d’adaptation tenant aux caractéristiques et contraintes
particulières de ces collectivités sans que ces adaptations ne puissent pour autant porter atteinte
à l’indivisibilité de la République.

2. Les collectivités régis par l’article 74 de la Constitution

Les collectivités régis par l’article 74 de la Constitution sont : les collectivités d’outre-mer (COM)
qui se substituent au ancien territoire d’outre-mer depuis la révision constitutionnelle du 28 mars
2003.

Les COM : Saint-Pierre et Miquelon, Polynésie française, Wallis et Futuna , Saint Barthélemy et
Saint-Martin.

Les COM sont dotés d’un statut xé par la loi organique qui tient compte des intérêts propres de
chacune d’elles au sein de la République.
Leurs statuts juridiques les éloignent du droit commun et les modalités de ce statut sont
di érente d’une COM à l’autre.
Cette notion de COM n’est pas une catégorie homogène, car chaque COM à son propre statut et
donc di érent d’une COM à l’autre.

La nouvelle Calédonie n’est pas une collectivité territoriale mais relève d’un régime constitutionnel
qui lui est propre xé par le titre 13 de la Constitution.
En application de l’accord « Nouméa » du 5 mais 1998, trois referendums sur l’indépendance de
la Nouvelle-Calédonie ont été organisé entre novembre 2018 et décembre 2021.

Les électeurs ont eu a répondre par oui ou par non à la question suivante :Voulez-vous que la
Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?
Lors des trois referendums la réponse a été négative, la Nouvelle-Calédonie reste française.

Le nom ayant remporté cette élection il est prévu qu’un nouveau statut doit être établit.

Paragraphe 2 : Les principes constitutionnels régissant : les collectivités territoriales


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