Installation hybrides (solaire – gaz)
Définition : Un système d’énergie hybride fait appel à deux technologies complémentaires:
une ou plusieurs sources de production d’énergie classique (groupe diesel en général) et au
moins une source de production d’énergies renouvelables.
Les systèmes d’énergie hybride sont en général constitués de sources d’énergie classique
(Groupe Électrogène par exemple), des sources d’énergie renouvelable (éolienne, solaire,
hydroélectricité, marémotrice, géothermique etc.), des convertisseurs statiques et dynamiques,
des systèmes de stockage (Batterie, volant d’inertie, le stockage hydrogène…), des charges
principales et de délestages et un système de surveillance.
(Chaudière hybride)
Une chaudière hybride est définie comme un mode de chauffage combinant deux énergies
dont l’une est renouvelable.
Intégrer ces deux énergies dans une solution compacte cohérente et rationnelle ne manque
donc pas d’intérêt. Nous faisons le point sur les caractéristiques de cette chaudière hybride.
Avantages de la chaudière hybride gaz/solaire
Posséder une chaudière hybride gaz/solaire ne manque pas d'avantages :
Elle couvre 100 % des besoins de la maison en chauffage et eau chaude sanitaire.
Elle a une très faible émission de gaz polluant (10 fois moins que le taux admissible). Elle est
compatible avec le biogaz et est économe en énergie.
Elle ne nécessite pas de stockage combustible (gaz naturel).
Sa gestion et sa régulation sont centralisées.
Elle est utilisable aussi bien neuve, en rénovation, qu'en remplacement de chaudière.
En cas de panne de combustible, il n'y a pas d’arrêt total de la chaudière.
Bon à savoir : ce type d’installation est conforme aux exigences de la réglementation
thermique RT 2012, pour les habitations neuves.
Chaudière gaz/solaire : ses inconvénients
Une telle chaudière a toutefois quelques limites :
Elle nécessite une citerne de stockage propane, pour les sites d’installations non desservis par
le gaz naturel.
Le temps d’ensoleillement est inégalement réparti. Le rendement du solaire est donc très
variable selon les régions.
Des diffuseurs à basse température sont nécessaires, pour profiter pleinement du rendement de
ces deux énergies.
Le ballon tampon est encombrant.
Installation d'une chaudière mixte gaz solaire
La chaudière hybride est composée :
d’une chaudière gaz à condensation ;
d’un ballon d’eau chaude sanitaire ;
d’un ballon tampon, servant d’accumulateur en mode solaire ;
de capteurs thermiques solaires ;
d’un système de gestion chaudière électronique.
Les constructeurs proposent deux solutions hybrides gaz/solaire :
Chauffage au gaz + chauffe-eau sanitaire solaire : 100 % du chauffage est assuré par le gaz
et en moyenne 70 % de la production d’eau chaude sanitaire est assurée par l’énergie solaire.
En cas de besoin, l’énergie solaire est complémentée par le gaz.
Chauffage et eau chaude sanitaire bénéficiant de l’assistance solaire : dans ce type de
montage, le solaire couvre entre 50 et 80 % des besoins thermiques suivant la surface de
capteurs et l’isolation du bâtiment.
À noter : dans les deux cas, le changement d’énergie est modulé en fonction des besoins, de
façon transparente pour l’utilisateur.
COGENERATION
Principe
La cogénération (ou « co-génération ») est la production simultanée de deux formes
d’énergie différentes dans la même centrale. Le cas le plus fréquent est la production
d'électricité et de chaleur utile, la chaleur étant issue de la production électrique. Plus
généralement, un cogénérateur valorise une forme d’énergie habituellement considérée
comme un déchet et inexploitée.
La cogénération est une technique efficace d'utilisation des énergies fossiles et renouvelables,
en valorisant une énergie rejetée généralement dans l'environnement, comme la chaleur
L'idée de cogénération repose sur le fait que la production électrique dégage une grande
quantité de chaleur à température moyenne, habituellement dissipée dans l'environnement. En
réponse à une demande thermique (chauffage, eau chaude sanitaire, processus industriel, etc.),
elle propose de valoriser la chaleur du cycle de génération électrique comme source
thermique.
Pour l'illustrer dans la pratique, dans un cas de besoin simultané d'électricité et de chaleur :
Une configuration classique pourrait être une turbine à gaz (productions d'électricité) et une
chaudière à gaz naturel (production de chaleur) séparées.
Une configuration de cogénération serait une turbine à gaz couplée à un récupérateur de
chaleur alimenté par les gaz d'échappement (productions d'électricité et de chaleur
cogénérées).
Rendement
Les hauts rendements affichés par les unités de cogénération sont calculés de la façon
suivante :
où :
est la puissance électrique produite.
est la puissance thermique extraite des gaz d'échappement.
est la puissance thermique fournie par le combustible: pouvoir calorifique
supérieur
Scientifiquement, l'addition d'une grandeur électrique et thermique est licite car ce sont deux
formes d'énergie, mesurées en joules.
Avec l'équation : ( + )<
Une approche consiste à considérer deux rendements, respectivement électrique et thermique.
Cela permet également de garder l'information concernant le ratio d'électricité et de chaleur.
et
Cogénération par turbine à vapeur
La cogénération par turbine à vapeur permet la production simultanée d'énergie électrique et
d'énergie thermique, et permet d'atteindre des rendements globaux qui peuvent dépasser 90 %.
La production électrique est assurée par une turbine à vapeur alimentée par de la vapeur haute
pression (jusqu'à 130 bar) et haute température (plus de500 °C), ladite vapeur étant détendue
et refroidie dans la turbine jusqu'à des températures compatibles avec le besoin thermique
d'un utilisateur de chaleur. Il peut s'agir d'une industrie, d'un réseau de chaleur, mais aussi de
serres agricoles ou de toute autre application (ex : séchoir). Les puissances de ce type
d'installation vont de 5 MW thermiques jusqu'à plus de 1 000 MW, avec des rendements
électriques moyens de 25 %, mais qui peuvent dépasser 30 % si la chaleur peut être livrée
avec des températures inférieures à50 °C. La cogénération par turbine à vapeur est la solution
la plus courante lorsque la biomasse est utilisée comme énergie primaire, permettant
d'atteindre les rendements globaux les plus élevés.
Centrale nucléaire
Une centrale nucléaire est un site industriel destiné à la production d'électricité, qui utilise
comme chaudière au moins un réacteur nucléaire alimenté en combustible nucléaire pour
produire de la chaleur. L'énergie d'une centrale nucléaire provient de la fission de noyaux
d'atomes lourds. L'énergie cinétique des produits de fission génère alors de la chaleur qui,
comme pour toute centrale thermique conventionnelle, vaporise de l'eau, la vapeur
d'eau entraînant en rotation une turbine accouplée à un alternateur qui produit à son tour de
l'électricité. C'est la principale application de l'énergie nucléaire dans le domaine civil.
Figure : station nucléaire
Description
Une centrale nucléaire regroupe l'ensemble des installations permettant la production
d'électricité sur un site donné. Elle comprend fréquemment plusieurs tranches, identiques ou
non ; chaque tranche correspond à un groupe d'installations conçues pour fournir une
puissance électrique donnée (par exemple 990 MWe, 1 300 MWe ou 1 450 MWe).
Une centrale nucléaire est équipée d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires, ceux-ci peuvent
appartenir à diverses filières :
réacteur à eau bouillante, modéré au graphite de conception soviétique (RBMK) ;
réacteur à uranium naturel, modéré par du graphite, refroidi par du dioxyde de carbone
(filière uranium naturel graphite gaz ou UNGG) ; dont le premier réacteur à usage civil en
France (EDF1). Cette filière fut abandonnée pour la filière REP pour des raisons
économiques. Les centrales françaises de ce type sont actuellement toutes à l'arrêt ; par contre,
certaines centrales britanniques du même type (Magnox, AGR) sont encore en service ;
réacteur utilisant de l'uranium naturel modéré par de l'eau lourde (filière
canadienne CANDU) ;
réacteur à eau pressurisée (REP) (PWR en anglais) ; ce type de réacteur utilise de l'oxyde
d'uranium enrichi comme combustible, et est modéré et refroidi par de l'eau ordinaire sous
pression. Les REP constituent l'essentiel du parc actuel : 60 % dans le monde et 80 % en
Europe. Une variante en est le réacteur à eau pressurisée de conception soviétique (WWER) ;
réacteur à eau bouillante (REB) (BWR en anglais) ; ce type de réacteur est assez semblable à
un réacteur à eau pressurisée, à la différence importante que l'eau primaire se vaporise dans le
cœur du réacteur et alimente directement la turbine, ceci en fonctionnement normal ;
réacteur à eau lourde pressurisée (PHWR) ;
réacteur avancé à gaz (AGR) ;
réacteur nucléaire à neutrons rapides et à caloporteur sodium, comme
le Superphénix européen ou le BN-600 russe ;