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Autonomisation des Déplacés du Kasaï au Kwilu

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DRAFT 1 PROJET FH RDC

Cible du projet :

- XXXX Ménages vivant dans l’aire couvert par la zone de santé de Mutena
- XXXX Ménages vivant dans l’aire de la zone de santé de Yangala

Problèmes ayant conduits à la mise en œuvre de ce projet

1. TITRE DU PROJET : Projet d’appui à l’autonomisation des


familles ayant fui les atrocités du Kasaï et immigrés dans la province
du Kwilu, pour une satisfaction maximale de leurs besoins essentiels
en vue d’une amélioration durable de leurs conditions de vie dans
leur nouveau milieu d’accueil. « PAAFKIK »

2. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La crise dans le Kasaï, causée en effet par les conflits du Kasaï


central nés autour de l’exercice du pouvoir coutumier dans le
groupement de KAMUENA-NSAPU, a pris des dimensions ethniques.
Un conflit entre les Pende et les Tshokwe d’un côté et les Luba de
l’autre côté s’est installée. Ce qui a conduit à un mouvement de masse
de populations vers les provinces voisines de Kwango et Kwilu.

Dans leur fuite, les familles ont abandonné presque tous leurs biens
derrière elles. Dans leur nouveau milieu de vie, la vie n’est pas aussi
facile comme on peut l’imaginer tant bien même que les congolais se
caractérisent par leur hospitalité légendaire.

Malheureusement, face à la pauvreté généralisée observée dans les


cités de Gungu et Idiofa et dans la ville de Kikwit (et plus
généralement dans la province du Kwilu), il est difficile aux déplacés
de pouvoir dans un temps assez court trouver un travail aussi modeste
soit-il pour s’offrir des moyens de survie les plus basiques tel que
l’eau et les vivres et abri.
Leur situation actuelle nécessite donc une réponse rapide,
multisectorielle, dans les domaines de la Santé, la Nutrition, la
Protection, l’Eau, Hygiène et Assainissement, Protection de l’enfance,
l’abri et en articles divers non alimentaires (NFI) et Education dans le
contexte d’urgence.

Cependant, même si certaines organisations pourraient intervenir en


urgence par des aides alimentaires, des soins de santé et un appui en
logement aux déplacés etc, il y a certains de leurs besoins que les
humanitaires ne pourront peut-être pas satisfaire. Et c’est cela qui fait
l’objet du présent projet.

En effet, les déplacés ont tout abandonné dans leur fuite des zones
d’atrocité. Au moment actuel, certaines femmes ou certaines jeunes
filles parmi eux ont peut-être besoin d’un slip, d’un soutien-gorge, d’un
peu de pommade pour leurs cheveux, d’un savon de toilette et d’une
lotion de beauté à appliquer sur leur corps. Comment pourront-elles
satisfaire ce besoin qui s’avère être essentiel pour elles en ce moment
qu’elles n’ont aucun sous pour s’en procurer ?

Il a été donc pensé ce projet d’appui à l’autonomisation des familles


ayant fui les atrocités du Kasaï et immigrés dans la province du Kwilu,
pour une satisfaction maximale de leurs besoins essentiels en vue
d’une amélioration durable de leurs conditions de vie dans leur
nouveau milieu d’accueil. « PAAFKIK ». Ce projet est axé sur la
résilience communautaire dans le but d’alléger les déplacés d’une
totale dépendance des aides extérieures tout en les initiant à
développer des AGR (activités génératrices de revenu) lesquelles
pensons-nous, pourraient les rendre capables de subvenir à certains
de leurs besoins non satisfaits par les humanitaires.

A cet effet, le dit projet consisterait à :

 Accorder des AGR à quelques-uns des ménages des déplacés les


plus vulnérables
 Accompagner les familles des déplacés à bannir des
comportements rétrogrades dans leur nouveau milieu de vie et la
population qui les accueille à leur réserver un bon accueil.
 Aider l’équipe chargée de la mise en œuvre du projet, à assurer une
gestion efficace des activités permettant aux déplacés à revenir à
une vie normale.

Le soutien aux déplacés du Kasaï immigrés dans le Kwilu nécessite


pas seulement une prise en charge alimentaire et en hébergement,
mais aussi une action de soutien susceptible d’accorder à chacune de
ces familles, le moyen de s’auto prendre en charge pour d’autres
problèmes qui ne peuvent être résolus par les appuis humanitaires.

En effet, un ménage d’immigrés sans ressources, est très vulnérable


et exposé à plusieurs risques dont la mendicité des enfants à travers
les rues qui exposerait certains d’entre eux, surtout les filles aux
potentiels prédateurs sexuels.

Les dites activités se rapportent dans leur ensemble à la « Résilience


Communautaire ». En effet, la résilience est un terme qui vient de la
physique. Il s’agit de la capacité d’un matériau à revenir à sa forme
initiale après un choc.

Dans le cadre de notre présent projet, « la résilience


communautaire » sous-entend la capacité des déplacés du Kasaï qui
ont immigrés la province du Kwilu de continuer à vivre, fonctionner, se
développer et s'épanouir après la situation traumatisante et les
atrocités qu’ils ont vécu. De continuer à vivre comme avant la triste
situation que l’on déplore.

Développer la résilience communautaire passe donc inévitablement


par le développement de l'autonomie du groupe.

L'homme est un être social, étroitement lié à son entourage. Il


s'épanouit et s'organise en groupe. Dans le cadre de notre présent
projet, les déplacés ont subi des traumatismes d'ordre personnel
(comme la perte d'un proche, la maladie), mais aussi de choc
économique par la perte de tous leurs biens qu’ils ont laissés derrière
eux dans leur fuite. De ce fait, leur autonomie au sein de la nouvelle
société dans laquelle ils vont s’intégrer est relative et surtout fragile.
En développant la résilience communautaire, nous entendons aussi
développer la résilience individuelle dont inévitablement l'autonomie
de chaque chef de famille des déplacés, par un travail qui l’aiderait à
résoudre tous les problèmes cruciaux, freins à son mieux être et le
ferait oublier tous les traumatismes subis. L’accord à chacun d’eux des
AGR (activités génératrices des revenus est donc un des passages
obligés. Pour mieux pratiquer des AGR dans leur nouveau milieu de
vie, chacun des déplacés doit absolument connaitre la langue
principale du milieu. Au-delà de l’accord des AGR vient le changement
des comportements rétrogrades et enfin la bonne gestion du projet par
les animateurs de l’organisation porteuse sont autant des préalables
qui doivent être réunis pour aider les déplacés à mieux s’intégrer dans
leur nouvelles société et oublier tout le mal vécu.

(1) Par rapport à l’accord des AGR aux déplacés. Les échanges
entre nos animateurs et certaines familles autour des actions diverses
que les déplacés pouvaient mettre en œuvre a permis de lister les
quelques activités ci-après : - élevage parcellaire des poules pour
presque toutes les familles, - coupe et couture pour les jeunes filles ou
femmes vivant seules ( environ 75 femmes retenues), - cordonnerie
pour environ 150 jeunes gens, - fabrication des beignets (presque
toutes les familles), - et enfin l’apprentissage de la langue locale pour
toutes les familles. En effet, l’apprentissage de la langue locale est
très important pour aider les nouveaux venus à s'adapter rapidement
au changement et leur garantir une continuité dans la nouvelle
communauté d’accueil. La langue locale aiderait à cet effet les
déplacés à conserver des liens avec « les autres », les populations
de leur milieu d’accueil qui devient leur nouveau milieu de vie. Aussi,
la mise en œuvre des différentes activités du projet, nécessiterait pour
les déplacés, un apprentissage de la gestion de ces différentes
activités. Et pour assurer la pérennité des activités à la fin du projet; la
mise sur pieds d’une association d’entraide entre les déplacés rendrait
accessibles certains services dont elles auront besoin.
L’apprentissage de la langue locale tout comme la mise en place
d’une association d’entraide entre déplacés les aide à éviter le repli
sur soi, tant au niveau individuel que collectif.

Enfin, en développant des AGR, les déplacés se libèrent de leur totale


dépendance des autres, retrouvent un équilibre et une certaine
stabilité et un peu plus de dignité humaine, au lieu que les autres les
traitent des éternels mendiants. Etant autonomes à certains niveaux,
les déplacés vont sans doute améliorer leur quotidien et dans la
mesure du possible s’épanouir.
(2) S’agissant du bannissement des comportements rétrogrades.
En effet, les kasaïens sont connus dans le Kwilu et accusés peut-être
à tort comme des personnes négligentes sur certaines questions
d’hygiène et de salubrité. Un certain conformisme est utile pour
maintenir le lien avec les membres de leur nouveau milieu de vie, à
travers les codes communs qu’ils mettent en place ; à savoir le respect
de l’hygiène et la salubrité dans les milieux où ils vivent. Aussi, l’on
envisage conscientiser les déplacés sur le comportement sexuel à
adopter pour s’éviter les IST et le VIH/Sida. Au-delà de tout cela, il
convient aussi de penser à une sensibilisation de la population locale
pour qu’elle réserve un bon accueil aux immigrés et ne soit pas
jalouse d’eux en voyant les organismes humanitaires les soutenir.
Cette population locale qui accueille ces nouveaux venus doit vraiment
accepter la diversité du groupe. Il est vrai que, les différences soient-
elles culturelles ou autres nuisent à la cohérence de la communauté
lorsqu'elles sont mal acceptées et intégrées. D’où le grand rôle à jouer
par la communauté d’accueil. Les Kwilois qui accueillent chez eux
leurs confrères Kasaïens se retrouvant dans une situation qu’ils n’ont
jamais souhaité vivre un seul jour de leur vie, doivent se mettre à la
place des autres et se mettre en tête que cela peut aussi leur arriver
un jour. Car, tel que stipulé dans la sainte bible en ecclésiaste 9 : 11,
je cite : « je me suis retourné pour voir sous le soleil que la course
n’est pas aux hommes rapides, ni la bataille aux hommes forts, et non
plus la nourriture aux sages, et non plus la richesse aux intelligents, ni
même la faveur à ceux qui ont de la connaissance, car temps et
événement imprévu leur arrivent à tous » fin de citation. Les Kwilois
doivent donc comprendre que tout pourrait aussi basculer dans leur
milieu soit à travers une catastrophe naturelle. Une forte campagne de
sensibilisation de la population d’accueil doit-être menée pour les
amener à avoir des égards et à bien considérer les nouveaux
arrivants.

(3) S’agissant de la gestion efficace et efficiente des activités.


Cela sous entend l’établissement et le respect stricte des règles pour
une bonne gestion d’un projet dont un suivi permanent, une mise en
examen régulière, c’est-à-dire des évaluations –mi-parcours et à la fin
du projet) ; puis un audit des comptes.

3. Durée totale de l'action (mois): 9 mois

4. Objectifs de l'action :
Objectif général : Accompagner endéans 9 mois, les familles ayant
fui les atrocités du Kasaï et immigrés dans la province du Kwilu, à
s’intégrer dans la vie normale de leur société d’accueil, par la
résilience communautaire, le bannissement de certains
comportements rétrogrades puis une gestion efficace et efficiente des
activités par l’équipe du projet, en vue de l’amélioration durable des
conditions de vie des déplacés.

Objectifs spécifiques :

OS1. Accorder des AGR à quelques-uns des ménages des déplacés


les plus vulnérables

OS2. Accompagner les familles des déplacés à bannir des


comportements rétrogrades dans leur nouveau milieu de vie et la
population qui accueille à réserver un bon accueil à leurs hôtes.
OS3. Aider l’équipe chargée de la mise en œuvre du projet, à assurer
une gestion efficace des activités permettant aux déplacés à
revenir à une vie normale.

5. Groupe(s) cible(s) : plus au moins 500 ménages des déplacés les


plus vulnérables nécessitant un appui en AGR. 150 jeunes
cordonniers, 75 couturières.

6. Bénéficiaires finaux : Environ 4997 membres issus de 500


ménages les plus vulnérables, bénéficiaires des AGR.

7. Résultats estimés :

ROS1. Des AGR accordées à quelques-uns des ménages des


déplacés les plus vulnérables

ROS2. Les familles des déplacés accompagnées à bannir des


comportements rétrogrades dans leur nouveau milieu de vie et la
population qui accueille à réserver un bon accueil à leurs hôtes.

ROS3. L’équipe chargée de la mise en œuvre du projet aidée à


assurer une gestion efficace des activités permettant aux déplacés à
revenir à une vie normale.
8. Activités principales :

AROS1 : Résilience communautaire : Des AGR accordées à 500


ménages des déplacés les plus vulnérables.
- Accorder aux 500 ménages d’immigrés des AGR.
- Suivre l’évolution des AGR
- Assurer la formation pratique de l’apprentissage de la langue locale
aux immigrés
- Organiser un atelier sur l’opportunité de mise en place d’une
association d’entraide entre immigrés
- Assurer la formation en élevage domestique, jardinage parcellaire,
cordonnerie et sur la bonne gestion des AGR

AROS2. Bannissement des comportements rétrogrades :

- Mener de sensibilisation sur l’hygiène et les autres pratiques


familiales essentielles.
- Assurer une formation sur le genre
- Assurer une formation sur les IST et VIH/SIDA.

AROS3. Gestion efficiente et efficace du projet : coordination et


gestion des activités du projet bien assurées.
- Assurer une bonne visibilité des activités du projet
- Assurer le suivi régulier des activités du projet
- Evaluer la mise en œuvre des activités du projet
- Diligenter un Audit de la gestion financière du projet

1. PRESENTATION DES LIEUX D’EXECUTION DU PROJET

1.1. KIKWIT

Kikwit est une ville de l’actuelle province du Kwiliu. Selon le Rapport de


Recensement Administratif de la Population, Bureau de la Mairie de
Kikwit, Mars 2016 qui ressort de la mise à jour du le 15 avril 2016
élaboré par la Cellule d’Analyse des Indicateurs de Développement
« CAID », Kikwit a une superficie de 92 km² et compte 1 326 068 hab.
Kikwit est subdivisée en quatre communes dont la commune de
Kazamba, la commune de Lukolela, la commune de Lukemie et la
commune de Nzinda. L’intérieur de la ville est arrosé par des cours d’eau
comme Lukemie, située entre la cité et le quartier Kanzombi. Lwini qui
sépare la cité et le quartier Kikwit 3 et enfin Sopu et Nzinda qui séparent
Kikwit 3 et Kikwit 4.

La ville est sinistrée avec beaucoup des ravins, des pentes glissantes
qui laissent couler beaucoup d’eau de pluie. Le sol est sablo-argileux
avec une faible résistance aux effets d’érosion.

La ville de Kikwit est principalement baignée par la rivière Kwilu et ses


affluents : Nzinda, Lukemi, Sopo, Luini, Misengi, Loano, Yonsi et
Tamukombo. A cause de la diversité de ressources halieutiques et
hydrographiques telles que la rivière Kwilu et d’autres ruisseaux
notamment rivières Nzinda, Lukemi, Sopo, Luini, Misengi, Loano, Yonsi
et Tamukombo. La ville de Kikwit possède beaucoup des eaux donnant
lieu à une forte possibilité de développement ayant trait à la pêche,
pisciculture et tourisme ainsi que des échanges commerciaux à cause de
sa navigabilité.

Sa population est semi rurale parce qu’au moins 80% de ses habitants
vivent des activités de production agricole qu’elles pratiquent à travers
les zones rurales périphériques à la ville.

Le commerce et autres activités économiques y sont aussi pratiqués et


ont provoqué la présence dans cette ville ; des populations venues de
tous les coins de la République Démocratique du Congo avec toutes les
tribus confondues.

Kikwit est aussi la porte d’entrée vers le sud et l’Est de la RDC et elle
constitue un grand centre d’approvisionnement en divers produits
alimentaires locaux pour les populations des provinces qui l’entourent
dont le Kasaï à laquelle elle est ouverte par la route nationale asphaltée
qui conduit à l’actuelle ville de Tshikapa en traversant le long pont de
loange, puis à la ville d’Ilebo en passant par Idiofa et Mapangu.

En effet, Kikwit constitue le passage routier obligé pour atteindre


Kinshasa pour toute personne en provenance de l’ancienne province du
Katanga qui passe par le Kasaï et aussi toute personne en provenance
de la république voisine d’Angola lorsqu’on sort par Kahemba.

Kikwit demeure donc l’un des principaux greniers de la Ville de Kinshasa,


en matière d’approvisionnement en produits vivriers, principalement le
maïs, l’arachide et l’huile de palme. C’est aussi par Kikwit que transitent
les congolais qui partent de la Province du Kasaï pour la capitale. Elle
constitue un point stratégique du point de vue sécuritaire entre la ville
province de Kinshasa et les Kasaï.

La ville de Kikwit est une ville économique et commerciale remplie de


toute catégorie des opérateurs : commerciaux, artisanaux, services ainsi
que de production et transformation.

Sur le plan culturel, Kikwit est le centre des diverses danses folkloriques,
nous pouvons signaler la présence quelques orchestres folkloriques,
entre autres : Mumembo 2, Mumembo Diazz, Gahunia, Ngemba
Nationale, Shindanzugu, Mundundu, Gibwilayala, Mundundu,
Gimonasombi, Tuzolana, Luzolo-Lunzambi, Système Pende, Langungu,
Kumayumbu, Mbapindu, Seya Wafa 1 et 2, Langu, Yako, Kayindula,
Bidunda-dunda, Mozar et Buanzi.

Les principales ethnies et tribus dominants sont : les Bunda, les Mbala,
les Pende, les Pindi et les Yansi. Le reste des tribus sont minoritaires
(les Suku, les Kwese, les Tshokwe,…).

Les langues parlées dans cette ville sont le Kikongo, le Lingala, le


Tshiluba, le Shayili et le Kitetela.

Dans la Ville de Kikwit, le Kikongo est parlé par la majorité de la


population. Le Lingala est plus parlé par les migrants venus de
Kinshasa, Kasaï et même par les natifs de Kikwit eux-mêmes. Le
Tshiluba est plus parlé par les migrants venus du Kasaï, les Shayili par
les Militaire venant de L’Est de la République. Le Kitetela est plus parlé
dans le quartier Muangadibaya par les Tetela qui font leur petit
commerce dans la ville.

La ville de Kikwit a un grand centre commercial situé en ville basse dans


le quartier Lunia, Commune de Lukolela. Le commerce est l’activité la
plus importante dans la ville, suivi de l’artisanat et le service avec la
présence de plusieurs magasins, boutiques, pharmacies, alimentations,
bars, Kadhafi, forgerons, menuisiers, scieurs, réparateurs des appareils
électroménagers, garagistes, agences de voyage, agences de transfert,
cabines téléphoniques, boulangeries, bureautiques,…
L’agriculture et la pisciculture occupent aussi une place de choix dans
les activités de la population, la ville produit en grande quantité les
produits tels que le Manioc, Maïs, Arachide et cela grâce à la fertilité de
son sol. L’élevage du gros bétail très pratiqué par les pères jésuite et aux
périphériques de la ville.

La Ville de Kikwit est une ville économique et commerciale remplie de


toute catégorie des opérateurs : commercial (58%), service artisanale
(27%), ainsi que production et transformation (15%).

La ville de Kikwit n’a pas des industries mais seulement quelques PMI
qui existent.

Les produits non agricoles les plus consommées dans la Ville de Kikwit
sont des produits forestiers non ligneux (chenilles, Mfumbwa et
champignons).

Les principales sources d’énergie : le carburant pour les groupes


électrogènes, rayonnement solaire (panneaux solaires) et charbon de
bois.

La Société Nationale d’Electricité (SNEL) est présente dans la ville de


Kikwit disposant d’un groupe électrogène de 900 KVa avec la capacité
de desservir 939 ménages en BT et 1 MT. La consommation du groupe
est de 150 litres de gasoil par heure en pleine charge et 90 litres de
gasoil par heure en faible charge. Notons que la SNEL éprouve de
nombreuses difficultés pour desservir la population de Kikwit en énergie,
c’est depuis le mois d’octobre 2015 qu’elle n’est plus opérationnelle faute
de carburant. Quelques particuliers (auto producteur) distribuent les
courants aux ménages, commerçants moyennant une somme d’argent.

Fertilité de son sol et climat favorable pourrait favoriser l’agriculture, la


pèche et l’élevage qui sont encore artisanaux mais la production est
encourageante et si on pouvait les mécaniser (industrialiser) elle sera
exceptionnelle et si la circulation par bief navigable augmente avec des
pirogues et bateaux de bon état cela pourrait donner un impact positif
sur les revenus des ménages.

Enfin la situation sécuritaire et l’état d’esprit de la population de la Ville


de Kikwit est généralement calme, hormis les quelques cas isolés.
Notons aussi qu’il y a un sérieux Problème d’urbanisme et
d’aménagement de la ville qui provoque des tète d’érosion dans la ville.
Cette année, 202 têtes d’érosions ont été recensées dans la ville de
Kikwit dont 44 dans la commune de Kazamba.

1.2. IDIOFA

Idiofa est un territoire (dont le chef-lieu portant le même nom est une cité
en pleine expansion) de la province du Kwilu, issue de l’éclatement de
l’ex province de Bandundu en République démocratique du Congo.

Le territoire d’idiofa fut créé par l’ordonnance loi n° 35/ affaire intérieure
et main d’œuvre (aimo) du 15 mars 1935, portant changement du nom
du territoire de kamtsha-lubwe en territoire d’idiofa. Ce territoire est une
entité décentralisée de la province du kwilu, il est à 861 km de la ville de
kinshasa,

Administrativement, le territoire d'Idiofa a une superficie de 20 000 km² et


fait frontière avec les territoires d'Oshwe au Nord par la rivière Kasaï,
Gungu au Sud, Bulungu à l'Est et La province de Kasaï-Occidental à
l'Ouest par la rivière Loange.

La population D'Idiofa est de 1 450 035 hab itants nationaux. Idiofa


compte 4 cités, 12 secteurs, 89 groupements, 25 quartiers et 1517
villages. C’est le plus grand territoire et le plus peuplé de la province du
Kwilu. Les 12 secteurs sont : Musanga, Banga, Kalanganda, Bulwem,
Sedzo, Mateko, Kapia, Kipuku, Belo, Madimbi, Kanga, Yassa-Lokwa.
Les 5 cités : Idiofa (devenue ville), Dibaya-Lubwe, Mangai I, Mangai II,
Panu, Kalo. - 88 groupements coutumiers et - 1518 villages.

Il partage ses limites avec cinq territoires, à savoir: au nord : Oshwe ; au


sud : Gungu ; à l’ouest : Bulungu et Bagata ; à l’est: Ilebo.
Le territoire d’Idiofa est formé des 8 tribus, à savoir: bunda, dinga (Dinga
Mbensie, Dinga Kamtsha),lori, lele, wongo, ngoli, ngwili, nzadi, pende et
wongo. Cependant, nous avons 5 grandes tribus, qui sont: les bunda
(67%), les dinga (50%), les ngoli, pende et wongo (33%). Nous avons
au-moins 2 tribus par secteur dans le territoire d’idiofa. Hormis le
kikongo, il y a le Bunda qui est parlée dans 7 secteurs du territoire, qui
sont: banga, belo, kalanganda, kanga, kipuku, mandimbi, idiofa-
musanga, et yassa-lokwa. Le dinga quant à elle, est parlée dans 6
secteurs du territoire, à savoir: banga, bulwem, kalanganda, kapia,
mateko, et sedzo. Le pende, dans les secteurs de belo, kipuku, madimbi
et yassa-lokwa. Le ngoli, dans les secteurs de bulwem, kapia, mateko et
sedzo. Cependant, le Lingala est de plus en plus utilisé par les jeunes
gens.

Le territoire d’Idiofa est baigné par plusieurs rivières : kamtsha, lubwe,


kasaï (qui est très riche en poisson). Le sol de ce territoire est favorable
à la culture de tous produits agricoles.

La majorité de la population d’Idiofa s’adonne à l’agriculture vivrière et


l’élevage. Le territoire produit le manioc, le maïs, l’arachide, le millet, le
soja, la courge et bien d’autres produits agricoles. La population du
territoire d’idiofa utilise 5 types d’élevage: volaille, caprin, porcin, ovin et
bovin rependu à travers tout le territoire. L’activité de la pêche est
concentrée dans le nord du territoire.

Les principaux produits agricoles sont le manioc , le maïs, l’arachide, le


milet, la courge.

Le manioc est cultivé dans tous les 12 secteurs du territoire d’idiofa, c’est
la principale culture de tous les secteurs du territoire. Notons que la plus
grande production des produits agricoles provient des secteurs se
trouvant au nord. Les principaux produits non agricoles sont le bandindi,
Mikungu, Fougères, Chenilles, Champignons

Les principales sources d’énergie sont le bois, le pétrole, le micro-


turbine, le panneau solaire, le groupe électrogène. Une fois la nuit
tombée, le territoire d’Idiofa se plonge dans l’obscurité totale car il n’y a
pas d’électricité dans ce coin du pays.

La cité d’Idiofa affiche toujours une hospitalité légéndaire aux non


originaires de ce territoire ou de la province. On y trouve des Baluba et
des Batetela venant des provinces du Kasaï ; et aussi des expatriés
comme des Chinois qui s’y sont installés pour le commerce voir même
en détail de la vente d’eau potable.

Le territoire d’Idiofa n’est pas totalement enclavé, on peut y accéder et y


sortir sans difficultés. Mais le problème réel, c’est l’entretien de ces voies
de communication, et surtout les routes de desserte agricole. Car, aux
fins fonds du territoire, les produits des paysans pourrissent faute de
moyen d’évacuation vers les points de vente.
Le territoire compte quelques ONG, pour la plupart, ils œuvrent dans
l’agriculture, la santé et les infrastructures. Concernant le secteur
agricole, ces ONG œuvrent dans l’encadrement des organisations
paysannes et dans la production des produits agricoles.

L’économie du territoire d’Idiofa dépend fortement de l’agriculture


vivrière, la production d’huile de palme et du bois. L’agriculture vivrière
est très pratiquée par la population mais elle utilise des outils
rudimentaires ce qui ne lui permet pas d’élargir son champ de rendement
c’est-à-dire produire au maximum de ses capacités.

Jadis, le territoire comptait plusieurs filières de productions dont l’huile de


palme était la principale mais à ce jour, toutes les industries évoluant
dans la production d’huile de palme ont abandonné et d’autres encore
sont tombés en faillite suite à la mauvaise politique du gouvernement
Mobutu.

Il y a la COMBILIM qui produit de l’huile végétale et du riz mais le


mauvais état des appareils de son industrie ne lui permet plus de tourner
à plein régime comme autrefois.

L’installation des sociétés de microfinances et banques commerciales


permettrait aux pme de renforcer et d’élargir leurs activités.

Concernant la situation sécuritaire, le territoire d’idiofa vit dans le calme


et la tranquillité.

1.3. GUNGU

Le territoire de gungu est une entité décentralisée de la province de


kwilu, l’ex bandundu démembré. Il a été créé par l’ordonnance
n°81/affaire intérieure et main d’œuvre (aimo) du 29 septembre 1933,
revue par ordonnance n°35/aimo du 15 mars 1935 complétée par celle
du n°21/405 du 27 décembre 1935. Il a connu son implantation
successive à kilembe, kandale et gungu actuel.

Il se localise au sud-ouest de la république démocratique du congo et


partage ses limites avec d’autres entités territoriales à savoir, au nord
par ceux de bulungu et d’idiofa, au sud par les territoires de kahemba et
feshi, à l’est par kamonia dans le Kasaï enfin à l’ouest par feshi et masi-
manimba.

Des nombreux cours d’eaux traversent ledit territoire dont les principaux
sont entre autre: les rivières loange, kwilu, lufuku, lutshima, kwenge,
lubwe et yembesi.

Le relief de gungu est caractérisé par des collines élevées et des hauts
plateaux dans les secteurs de kisunzu, mudikalunga, gungu, kilamba et
mungindu. Il y a une forte prédominance des plaines dans le sud. Le sol
est du type sablo-argileux dans les savanes et argileux dans les forêts et
les galeries forestières. Ce type de sol convient pour les cultures de
manioc, maïs, arachides, courges, haricots, millet, etc.

Gungu est un territoire culturel, qui organise chaque année des festivals
du nom de festival national de gungu (fesnag). Festival est un
évènement socioculturel et touristique favorisant la rencontre des artistes
traditionnels de la république démocratique du congo, de l’afrique et du
monde.

L’initiative du festival date de 1925, sous l’appellation de « saga ou luvidi


» en pende signifiant « jeux, spectacle, défile, festivité » que
présentaient les artistes pende devant l’autorité territoriale coloniale
chaque 21 juillet en vue de commémorer l’indépendance du royaume de
belgique au chef-lieu du territoire de gungu. Après une interruption en
1960, le festival relance en 1998 sous l’appellation de « festival
socioculturel de gungu ». Depuis 2008, le festival porte le nom de «
festival national de gungu (fesnag).

Hormis son caractère culturel, gungu est un territoire agricole disposant


des multiples bassins de production agricole ainsi que des vastes
plantations d’huile de palme rependus dans toute son étendue. Mais
aussi, il contient plusieurs zones savanicoles du type kalahari facilitant
l’élevage bovin.
Le territoire de gungu compte 7 grandes tribus ci-après: les pende
(91%), les bunda (17%), les kwese (17%), les mbala (8,3%), les wongo
(17%), les lunda (17%) et les pindji (8,3%). Les pende sont majoritaires,
ils se localisent dans la cité gungu, les secteurs gungu, kondo, kobo,
mudikalunga, lozo, kandale, kilembe, ngudi et lukamba. Les bunda sont
dans les secteurs gungu et lukamba. Les kwese se trouvent dans les
secteurs kisunzu et mudikalunga. Les mbala se focalisent dans le
kisunzu. Les wongo restent dans les secteurs kilembe et ngudi. Les
lunda sont dans les secteurs kandale et kobo. Et les pindji se retrouvent
dans le secteur ngudi. Toutes pratiquent la pèche, petit élevage et la
cueillette.

Les langues parlées dans ce territoire sont le kikongo 81% ; pende 80% ;
bunda 3% ; kwese 2% ; mbala 2%.

Parmi les langues parlées, celles qui prédominent sont les kikongo et
kipende. Le kikongo est parlée dans tous les 12 secteurs du territoire et
le pende par contre est parlée dans 10 secteurs à savoir: gungu,
khondo, kobo, mungindu, lozo, kandale, kilamba, kilembe, ngudi, et
lukamba. Le bunda est parlée dans les secteurs gungu et lukamba. Le
kwese, dans les secteurs kisunzu et mudikalunga. Le mbale, dans le
secteur kisunzu.

Les principales activités sont l’agro-pastorales et le commerce.

En dehors de l’agriculture vivrière, le territoire dispose des plusieurs


plantations des palmiers pour les usines huilières qui demeurent jusqu’à
présent abandonnées suite à une mauvaise gestion des acquéreurs.

Plus de 15 usines huilières sont en état d’abandon à savoir: madail,


huilerie de kasonga, huilerie de kazamba, ets xavier, huilerie de
kindembo, sampedro freres, huilerie de baaba, cke, huilerie de kitombe,
huilerie de punza, huilerie de kimbanda, huilerie de bangi, huilerie vegas,
etc.

Toutes reparties à travers 7 secteurs tels que: secteurs mungindu,


mudikalunga, kisunzu, ngudi, kilembe, lukamba, kilamba.

Cependant, ces plantations constitueraient la principale source de


richesse pour le territoire. Etant donné que le sous-sol de celui-ci est
pauvre et ne regorge aucune richesse.
Dans le domaine d’élevage, le territoire en dispose 5 types en
occurrence: volaille, caprin, porcin, ovin et bovin répandu à travers le
territoire. L’élevage de volaille et de caprin est pratique dans tout le
territoire et aident les parents à la scolarisation des enfants. L’élevage
porcin est pratiqué en zone de foret et savane mais en faible quantité.

L’élevage bovin est important dans toutes les zones en savane


principalement dans les secteurs mudkalunga kobo gungu une partie de
kandale.

Le territoire ne dispose d’aucune grande entreprise actuellement. Celles


qui existaient jadis demeurent en faillite et abandonnées a ces jours,
suite à la zaïrianisation.

Tous les grands entrepreneurs expatries propriétaires des grandes


usines de fabrication d’huile de palme ont été chassés du pays depuis
1983 par le feu président Mobutu suite à la zaïrianisation.

Ainsi donc, la gestion de ces usines était confiée entre les mains des
nationaux qui, par leur me gestion, les ont conduits en faillite.

Actuellement, gungu est en manque des grandes entreprises,


l’implantation des celles-ci contribuerait à son développement et reverrait
a la baisse le taux de chômage.

Gungu a 3 principaux secteurs de productions agricoles, comptant un


multiple bassin de production à savoir: mungindu, ngudi et mudikalunga.

Ces secteurs pourraient nourrir tout le territoire en produits agricoles


mais qui jusqu’à présent connaissent un problème d’accessibilité. Les
routes de dessertes agricoles ne sont ni entretenues, ni réhabilitées et
sont au final en mauvais état.

Par conséquent, la production se détériore dans les centres de


production fautes de manque de faciliter d’évacuation des produits dans
toute l’étendue du territoire impliquant ainsi le découragement des petits
producteurs (révision de production à la baisse).

La production arrive en très faible quantité dans d’autres secteurs


principalement secteur gungu, par vélo appelé communément kikweta.

Et le reste est vendu à kikwit par voie navigable sur la rivière lutshima via
les pirogues ne pouvant transporter qu’en moyenne 15 sacs de produits.
L’huile de palme qui jadis était la principale source de richesse pour
gungu est actuellement en baisse voire en voie de disparition mais
demeure le principal produit agricole avec des grandes étendues de
palmeraies abandonnées.

Le manioc et le maïs sont produits dans tous les secteurs. Les arachides
dans les secteurs en forêt mungindu, kisungi, mudikalunga, ngudi, une
partie de kandale et kilembe. Par contre le millet est produit en zone de
savane entre autre gungu, kilamba, lukamba, kandale, lozo, une partie
de mungindu et mudikalunga.

Le niébé est produit en faible quantité par la fondation hanns seidel


œuvrant dans la lutte pour la sécurité alimentaire dans les secteurs les
plus touches à savoir: lozo, gungu, kobo, kandale, lukamba et kilamba.

Les principaux produits non agricoles sont les chenilles ; le charbon de


bois ; les fruits ; la pierre ; l’argile. Les chenilles sont prélevées dans le
territoire de kahemba lors des campagnes des chenilles en vue d’être
consommée à gungu. Les fruits, dans le secteur mungindu.

Le charbon de bois est produit en faible quantité dans des villages.


L’argile se trouve dans la zone en forêt. La pierre se localise dans les
secteurs lukamba et lozo.

Les principales sources d’énergie sont le panneau solaire ; le groupe


électrogène ; la batterie ; le charbon de bois ; l’électricité.

Les panneaux solaires sont plus utilisés pour des fins commerciales
aussi pour l’éclairage à la tombée de la nuit par les habitants. Le groupe
électrogène est utilisé par les entreprises de construction ainsi que
d’autres structures de la place qui en font l’usage journalier. La batterie
est utilisée pour les services de bureautique. Le charbon de bois par sa
part est utilisé pour la cuisine dans les ménages.

Le territoire de gungu a en son sein la snel mais qui ne fait pas bien son
travail dans la mesure où toute l’étendue du territoire est dans l’obscurité
et sans électricité. Elle ne livre du courant qu’en raison de deux fois la
semaine, voire une fois le mois et uniquement qu’a une partie de gungu
cité. Elle se sert d’un générateur de 440 kva don du chef de l’état pour
servir du courant électrique à la population.
Il sied à noter l’existence de deux petits barrages privés produisant de
l’énergie électrique: le barrage électrique de kasanza trappiste et celui
de gula. Kasanza trappiste appartient aux pères trappistes et gula au
ministre honoraire kapanzi. Tous dans le secteur mudikalunga. Ces
barrages ne profitent qu’à eux-mêmes et nullement à la population
locale.

Gungu compte 53 ong avec comme principales activités: l’agriculture, la


pisciculture, l’élevage, l’entretien des routes de dessertes agricoles et
l’organisation des marches ruraux.

Elles sont toutes en voie de disparition étant donné le niveau faible de


leur budget leur empêchant de mener à bien les différentes activités
supra citées et qui plus est la malhonnêteté des équipes dirigeantes.

Il est à noter qu’avant l’arrivée des ong, la production agricole se faisait


d’une manière artisanale sans tenir compte de certaines mesures entre
autre: la superficie agricole, la quantité produite en termes de tonne, etc.
Dès leur arrivée, la production se fait d’une façon plus ou moins
moderne. Ces ong sont confrontées au problème d’évacuation des
produits pour la consommation. La pratique d’élevage des gros bétails
se fait en communauté principalement dans les secteurs (kisunzu,
mudikalunga et lozo) en savane herbeuse choisie en fonction de nombre
de têtes des bétails qu’ils comptent.

Et ce type d’élevage a permis à certains fermiers du secteur lozo de se


construire des maisons en matériaux durables et semi-durables. La
pisciculture se pratique dans les secteurs gungu, kobo, lukamba et lozo
dits secteurs en savane herbeuse, pour la consommation locale étant
donne le niveau faible de production.

Les routes de dessertes agricoles sont aménagées sur base des axes
prioritaires et les marches ruraux s’organisent après chaque récolte.

L’accès au territoire de gungu se fait par voies routières, aérienne et par


biefs navigables.

Les routes permettant d’entrer et de sortir du territoire sont les routes


nationales: batshamba-loange 114 km et gungu-kahemba-frontière
angola avec plus ou moins 294 km.

Par voie aérienne, le territoire compte 3 pistes d’atterrissage d’au plus


1km dans les secteurs gungu, kandale et mukedi. Elles sont toutes
abandonnées depuis un certain nombre d’années à cause des
compagnies aériennes. Ces pistes appartenaient aux missionnaires
Protestants canadiens mais le gouvernement s’en servait aussi. Depuis
leur départ suite à la zaïrianisation, aucune compagnie aérienne
n’accepte d’en faire usage.

Par voie navigable, les pirogues motorisées quittent de kikwit pour bangi
pour effectuer des petits commerces des produits agricoles
principalement le manioc et ne peuvent transporter qu’au plus 15 sacs.

Par voie routière, hormis son usage de facilitation de déplacement des


voyageurs, elle permet l’évacuation ainsi que le ravitaillement des
produits commerciaux tels que: les produits manufactures, du carburant
en provenance de kikwit, les produits alimentaires.

Concenrnat la situation sécuritaire, le calme règne sur toute l’étendue du


territoire de gungu. Malgré la découverte d’un corps, les mois derniers,
d’un taximan, élève de l’institut kitembo 2 dans le village mahela entre
les secteurs lozo et kondo avec des blessures graves.

2. PRESENTATION DU PROJET

[Link] DU PROJET : Action concertée pour soutien aux


déplacés du Kasaï immigrés dans la province du Kwilu, cités de
Gungu, Idiofa et ville de Kikwit et environs.

[Link] ET JUSTIFICATION

La crise dans le Kasaï, causée en effet par les conflits du Kasaï central
nés autour de l’exercice du pouvoir coutumier dans le groupement de
KAMUENA-NSAPU, a pris des dimensions ethniques. Un conflit entre les
Pende et les Tshokwe d’un côté et les Luba de l’autre côté s’est
installée. Ce qui a conduit à un mouvement de masse de populations
vers les provinces voisines de Kwango et Kwilu.

Les déplacés internes à Kikwit sont dispersés dans de multiples sites en


nombre de quelques dizaines jusqu’à un maximum estimé de 1800. Le
dernier chiffre consolidé par le comité de crise le 11 juillet indique un
nombre total de déplacés dans la ville de Kikwit de plus que 8.000
personnes.
Les données recueillies dans la seule ville de Kikwit se présentent comme suit :

SYNTHESE DES IDPs PAR TRANCHE D'AGE, SEXES ET


SITE HEBERGEMENT
PERIODE DU 25.05.2017 AU 10.07.2017
Tranches 0 - 4 5 - 11 12 - 17 18 - 59 60 ans
d'âges ans ans ans ans et +
Sexe H F H F H F H F H F TOTA
SITES L
21 24 28 27 27
KAZAMBA 16 7 9 240 5 245 6 260 7 23 2088
18 21 20 23 20
KANZOMBI 8 4 6 271 4 244 6 275 21 20 1879
PLATEAU 12 10 16
D'OZONE 7 1 2 71 32 81 54 24 3 0 655
11
KIMPWANZA 82 5 76 169 65 257 71 216 6 7 1064
MUANGA 10 15 10
DIBAYA 1 96 7 181 83 94 6 215 8 31 1072
ST
MONIQUE 27 19 28 33 15 14 14 46 0 1 197
MALAWI 17 34 34 25 24 18 22 44 4 4 226
SIMBA 12
MOSALA 50 97 86 100 81 97 7 123 27 13 801
60 89 99 109 81 105 87 120 34
TOTAL 8 3 8 0 9 0 6 3 6 99 7982
TOTAL
GENERALE 7982

A Idiofa, en date du 01er juin au 23 juillet 2017, les données partielles recueillies étaient les
suivantes :

SYNTHESE DES IDPs PAR TRANCHE D'AGE, SEXES ET SITE


HEBERGEMENT
PERIODE DU 01.06.2017 AU 23.07.2017
60 TOT
enceintes

orphelins

18 - ans
Femmes

AL
Enfants

Tranches 0 - 4 5 - 11 12 - 17 59 et
d'âges ans ans ans ans +
Sexe H F H F H F H F H F
Cité 44 0 41 12 47 31 20 2 3 5 7 14 2039
d’Idiofa 9 5 5 9 7 0 5

Secteur MADIMBI

Village 30 5 15 10 23 37 15 1 0 0 0 0 145
Musala 0

Village 0 0 8 6 10 8 14 1 0 0 5 0 69
Dumbi 8

Village 10 7 17 9 0 5 16 2 0 0 6 0 92
Luka 2

Village 0 2 5 0 5 0 0 1 2 0 0 0 31
Ingundu 7

Secteur KIPUKU

Village 2 3 4 7 2 5 5 6 8 0 0 0 42
Mikano-
Pen

Village 4 10 7 7 0 12 6 1 0 0 0 0 60
Kasembe 4

Secteur YASSA LOKWA

Village 0 0 3 7 12 16 7 1 0 0 0 0 55
Dibata 0

Village 0 5 0 0 0 0 7 7 0 0 0 0 17
Insunga

TOTAL 49 54 10 5 18 14 2550
5 0 9

Le manque de coordination de gestion de crise dans les cités d’Idiofa et


de Gungu qui accueille les déplacés n’a pas permis de connaitre avec
exactitude et détail, le nombre total des déplacés et de sites constitués.

Ces chiffres représentent les déplacés regroupés dans les quelques


différents sites connus, tandis que d’autres restent dans des centaines
de « familles d’accueil » (dont le chiffre exacte pas encore connu) qui
abritent les personnes de façon volontaire et auto-organisée.
Il convient d’indiquer qu’au moment où nous terminions la rédaction du
présent document de projet, d’autres déplacés arrivaient et continuent de
venir…

Une réponse aux besoins des déplacés dans toutes ces cités qui
accueillent les déplacés est jusqu’à présent presqu’absente de la part du
gouvernement et des partenaires internationales. Pour l’instant, le seul
soutien est offert par des individus privés, tels que les multiples familles
d’accueil (qui ne reçoivent aucun appui des tierces parties). Les
déplacés sont donc dépendants de la bonne volonté des membres des
communautés d’accueil qui acceptent d’ouvrir leur portes au nombre
grandissant des personnes qui viennent.

Le fait que la résilience de la population autour de ces cités semble très


faible indique que la situation deviendra prochainement peu soutenable.
L’état des lieux dans les quelques sites visitées sont tout simplement
désastreux avec un manque quasi-total d’eau potable, de nourriture, de
toilettes et d’autres facilités d’hygiène et de possibilité de prise en charge
médicale.

Il est aussi à noter qu’un nombre élevé de personnes est sûrement


affecté par des traumatismes (suite au nombre de témoignages de
violences graves : décapitations, tortures, violences sexuelles etc.) qui
demandent une prise en charge psycho-sociale qui est pourtant pas
accessible.

Il est clair que les autorités gouvernementales locales n’ont aucune


capacité de réponse et de la part du gouvernement national qui n’est
qu’à quelques mois de son installation, avec multiples problèmes qu’il
connait, son intervention doit se faire attendre, mais entretemps, la
situation de ces déplacés nécessite une intervention prompte.

A l’issue de l’évaluation de l’état nutritionnel réalisée par les ONG


FONLIV et ADSSE, sous le lead du coordonnateur du comité de gestion
de crise, à KIKWIT, la situation nutritionnelle auprès des déplacés est
telle que, parmi les déplacés rencontrés dans différents sites, sur qui le
screening a été réalisé, le nombre des cas avec malnutrition modérée
se lève a 1562 soit 20% du total de déplacés déjà enregistrés, tandis
que 792 personnes ont été dépistés cas de malnutrition aigüe sévère,
ce qui représente 10%.

DONNEES NUTRITIONNELLES DES DEPLACES DU KASAI


SELON LES TRANCHES D'AGES ET LE SEXE
Catégorie Cas malnutrition aigue modérées (MAM )
de
malnutriti
on
60
N° ans
Tranche 6 - 59 5 -11 12-17 18-59 et
d'age mois ans ans ans plus
IMC ≥
Critères P/T ≥ -3 P/T ≥ -3 P/T ≥ IMC ≥ 16 et
d'admissi ET et ˂ ET et ˂ 70% et 16 et ≤ ≤
on -2 ET -2 ET ≤ 79,9% 16,9 16,9
Sexe M F M F M F M F M F
TOTA
Sites L
01 1
. Kazamba 18 20 22 30 22 24 24 28 8 2 208
02 1
. Kanzombi 38 42 48 48 32 35 24 42 8 0 327
03 Plateau 1
. d'Ozone 20 30 16 32 16 32 25 48 5 2 236
04 Kimpwanz
. a 19 17 21 19 16 21 20 24 3 6 166
05 Muanga-
. Dibaya 17 13 15 17 14 16 12 18 5 4 131
06 Sainte
. Monique 16 14 17 20 17 20 11 20 7 6 148
07
. Malawi 19 23 23 21 15 18 12 10 8 6 155
Simba
08 Mosala 21 28 27 31 22 23 10 14 6 9 191
16 18 18 21 15 18 13 20 5 6
TOTAL 8 7 9 8 4 9 8 4 0 5 1562
DONNEES NUTRITIONNELLES DES DEPLACES DU KASAI
SELON LES TRANCHES D'AGES ET LE SEXE
Catégorie de Cas de malnutrition aigüe sévère
malnutrition (MAS)
12- 18- 60
6 - 59 5 -11 17 59 ans et
Tranche d'age mois ans ans ans plus
P/T
P/T ˂ - ˂
3 ET et 70%
PB ˂ P/T et
Critères 115 P/T ˂ ˂ 70 IMC IMC ˂
d'admission mm -3 ET % ˂ 16 16
Sexe M F M F M F M F M F
N° TOT
Sites AL
1 1 2 1 1
01. Kazamba 22 18 8 25 6 1 6 8 1 2 157
2 1 2 1 2
02. Kanzombi 19 21 4 15 6 0 7 1 2 5 160
1 2 1 1 2
03. Plateau d'Ozone 18 23 7 26 2 7 7 4 5 4 173
04. Kimpwanza 8 13 3 4 2 3 6 8 1 2 50
05. Muanga-Dibaya 7 12 4 6 1 2 7 9 2 2 52
1 1 2 1 1
06. Sainte Monique 16 18 4 16 3 1 1 3 1 3 126
07. Malawi 12 14 4 7 2 3 1 0 0 0 43
08. Simba Mosala 8 9 5 4 2 2 1 0 0 0 31
TOTAL 11 12 8 10 7 8 7 9 1
0 8 9 3 4 9 6 3 2 18 792

Vu la pauvreté généralisée observée dans les cités de Gungu et Idiofa


et dans la ville de Kikwit (et plus généralement dans la province du
Kwilu), il est difficile aux déplacés de pouvoir dans un temps assez court
trouver un travail aussi modeste soit-il pour s’offrir des moyens de survie
les plus basiques tel que l’eau et les vivres et abri.

Les conditions sanitaires dans lesquelles vivent ces nombreux déplacés


sont précaires, laissant craindre l’apparition d’épidémie dans les
semaines voir les mois à venir à moins qu’une intervention puisse
survenir.

Pour couvrir leurs besoins alimentaires journaliers, certains parents


envoient leurs plus jeunes enfants dans la rue, mendier, avec risque
que ces enfants dont les filles mineures tombent dans les mains de
prédateurs sexuels.
Plusieurs cas des blessés arrivés depuis des semaines n’ont pas
encore pu accéder à des services de santé. En effet, même ceux qui
arrivent dans les hôpitaux reçoivent souvent un minimum de service
déplorable (ou aucun service) étant donné que les institutions de santé
(publics et privés) ont presque aucune marge de manœuvre pour soigner
ces indulgents sans payer le traitement. Une prise en charge médicale
est donc actuellement quasi-inexistante pour les déplacés qui manquent
l’argent.

La problématique des déplacés dans tous les trois grandes


agglomérations de la province du Kwilu, telle décrite dans les lignes ci-
dessus, nécessite une réponse rapide, multisectorielle, dans les
domaines de la Santé, la Nutrition, la Protection, l’Eau, Hygiène et
Assainissement, Protection de l’enfance, l’abri et en articles divers non
alimentaires (NFI) et Education dans le contexte d’urgence.

Ce projet se voit multisectoriel et sa mise en œuvre se fera dans un


consortium d’ONG intervenants déjà dans les zones en crise. Chaque
ONG membre du consortium, devant apporter la réponse dans son
domaine d’intervention et d’expertise.

En effet, tel que présenté à travers ces lignes, le projet consiste :

 À appuyer la prise en charge médicale des déplacés les plus


nécessiteux, cas de blessés graves et enfants non accompagnés ;

 À prendre en charge les enfants de 0-59 mois et femmes enceintes


et allaitantes atteints de malnutrition aigüe sévère avec l’approche
PCIMA.

 À Appuyer les ménages en articles non vivres de base en leur


accordant un cash voucher.
 À Faciliter l’accès a l’eau potable des ménages regroupés dans les
sites, surtout que dans toutes ces agglomérations, la Regideso n’est
pas accessible à tous.

 À Apporter un appui et assistance psycho-sociale et juridique aux


victimes des viols et assistance aux enfants non accompagnés.

 À Apporter aux ménages des AGR pour soutenir la résilience, la


sécurité alimentaire et l’intégration dans la vie sociale de leurs
nouvelles villes.

2.1.3. Lieu(x) de l'action: République Démocratique du Congo –


province : Kwilu – villes : Gungu, Idiofa et Kikwit

2.1.4. Durée totale de l'action (mois): 9 mois

2.1.5. Objectifs de l'action :

Objectif global (général) : D’ici 9 mois, au moins 15000 ménages


déplacés du Kasaï se sont intégrés dans la vie normale de leur société
d’accueil.

Objectifs spécifiques :

OS1. SANTE : Fournir à environ 2500 personnes les plus vulnérables


parmi les déplacés les soins appropriés dans 12 CS et 4 Hôpitaux (2
CS de la cité d’Idiofa, 2 CS de la cité de Gungu, 8 CS de la ville de
Kikwit ; 1 hôpital d’Idiofa, 1 hôpital de Gungu et 2 hôpitaux de Kikwit). .

OS2. Nutrition : Prendre en charge environ 1200 cas MAS dépistés


parmi les déplacés (792 cas à Kikwit, 310 cas à Idiofa et 98 cas à
Gungu).

OS3. Articles non alimentaires : Accorder à 1330 ménages les plus


vulnérables le cash voucher pour s’approprier les articles non vivres
de base.

OS4. Eau Hygiène et Assainissement : Accorder l’accès à l’eau


potable à environ 1330 ménages de déplacés.
OS5. Protection de l’enfance : Apporter l’assistance psycho-sociale
a 1200 enfants non accompagnés et 2000 cas de violences basées
sur le genre.

OS6. Résilience communautaire : Accorder a 500 ménages les plus


vulnérables des AGR.

OS7. Gestion efficace et efficiente du projet : Assurer une bonne


coordination et bonne gestion des activités du projet

[Link](s) cible(s) : 2500 personnes les plus vulnérables


nécessitant les soins de santé appropriés, 1200 cas MAS
dépistés parmi les déplacés, 1330 ménages les plus vulnérables
nécessitant le cash voucher et de l’eau potable ; 1200 enfants
non accompagnés et 2000 cas de violences basées sur le
genre ; 500 ménages les plus vulnérables nécessitant un appui
en AGR.

2.1.7. Bénéficiaires finaux : Environ 4997 membres de 1330


ménages les plus vulnérables

2.1.8. Résultats estimés :

ROS1. SANTE : Les soins appropriés fournis à environ 2500 personnes


les plus vulnérables parmi les déplacés dans 12 CS et 4 Hôpitaux (2 CS
de la cité d’Idiofa, 2 CS de la cité de Gungu, 8 CS de la ville de Kikwit ; 1
hôpital d’Idiofa, 1 hôpital de Gungu et 2 hôpitaux de Kikwit).

ROS2. Nutrition : Environ 1200 cas MAS dépistés parmi les déplacés
pris en charge ( 792 cas à Kikwit, 310 cas à Idiofa et 98 cas à Gungu).

ROS3. Articles non alimentaires : Le cash voucher accordé à environ


1330 ménages les plus vulnérables pour s’approprier les articles non
vivres de base

ROS4. Eau Hygiène et Assainissement : L’accès à l’eau potable


accordée à environ 1330 ménages de déplacés.

ROS5. Protection de l’enfance : L’assistance psycho-sociale apportée


à 1200 enfants non accompagnés et 2000 cas de violences basées sur
le genre.
ROS6. Résilience communautaire : Des AGR accordées à 500
ménages les plus vulnérables.

ROS7. Gestion efficace et efficiente du projet : coordination et gestion


des activités du projet bien assurées.

2.1.9. Activités principales :

Pour l’atteinte du résultat :

ROS1: SANTE : Les soins appropriés fournis à environ 2500 personnes


les plus vulnérables parmi les déplacés dans 12 CS et 4 Hôpitaux (2 CS
de la cité d’Idiofa, 2 CS de la cité de Gungu, 8 CS de la ville de Kikwit ; 1
hôpital d’Idiofa, 1 hôpital de Gungu et 2 hôpitaux de Kikwit).

- Approvisionnement de 12 structures sanitaires et 4 HGR en


médicaments essentiels pour la prise en charge de blessures
graves et plaies infectées.
- Distribution dans les sites de déplacés en kit PCIME
Communautaire
- Couvrir les frais médicaux supplémentaires pour les plus
vulnérables.

ROS2 : Nutrition : Environ 1200 cas MAS dépistés parmi les déplacés
pris en charge ( 792 cas à Kikwit, 310 cas à Idiofa et 98 cas à Gungu).

- Approvisionner 12 structures sanitaires en intrants de prise en


charge nutritionnelle.
- Accorder aux ménages des enfants malnutris une ration de
protection
- Formation des prestataires et relais communautaires sur l’ANJE
dans le contexte d’urgence.
- Mener de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’alimentation et
nutrition dans le contexte d’urgence
- Assurer le suivi de croissance
- Assurer le suivi de l’utilisation de multi micronutriments en poudre
donnés aux ménages dans le kit familial de PCIME communautaire.

ROS3 : Articles non alimentaires : Le cash voucher accordé à environ


1330 ménages les plus vulnérables pour s’approprier les articles non
vivres de base.
- Accorder aux bénéficiaires le cash voucher
- Apporter les tentes ou bâches ;
- Assurer le suivi de l’utilisation de cash voucher.

ROS4 : Eau Hygiène et Assainissement : L’accès à l’eau potable


accordée à environ 1330 ménages de déplacés.
- Aménager les sources locales
- Apporter les dalles pour construction des latrines hygiéniques
- Distribuer le purifiant d’eau, bidons, savons
- Apporter le chlore pour désinfection des endroits où il y a eu
défécation a l’air libre
- Mener une camapgne de sensibilisation sur l’hygiène et les autres
pratiques familiales essentielles.

RSO5 : Protection de l’enfance : L’assistance psycho-sociale apportée


à 1200 enfants non accompagnés et 2000 cas de violences basées sur
le genre.
- Former les assistants sociaux sur la prise en charge des enfants
dans le contexte d’urgence.
- Apporter un appui financier pour veille juridique pour les cas de
viols.
- Apporter assistance pour les familles d’accueil (placement) des
enfants non accompagnés.

RSO6 : Résilience communautaire : Des AGR accordées à 500


ménages les plus vulnérables.
- Accorder aux 500 ménages des AGR.
- Suivre l’évolution des AGRs
- Assurer la formation pratique dans différents domaines pour la
bonne gestion de l’AGR accordée (élevage domestique, jardinage
parcellaire, couture, informatique, cordonnerie, entreprenariat, la
langue locale) pour l’insertion des déplacés dans la vie sociale

ROS7. Gestion efficiente et efficace du projet : coordination et gestion


des activités du projet bien assurées.
- Assurer une forte visibilité du projet
- Assurer un suivi régulier de la mise en œuvre des activités dans
chaque site
- Evaluer le déroulement des activités du projet
- Diligenter l’audit de la gestion du projet

Objectif général du projet :

contribuer à l’amélioration du statut nutritionnel de la population de Maluku II, dans le


District de

Objectifs spécifiques

1. Contribuer à l’amélioration des conditions de vie d’environ xxxxx personnes de


YYY ménages affectées par la crise, et en priorité les plus vulnérables. (quelle
crise)

2. Accompagner la protection de xxxx personnes de xxx ménages affectées par


la crise humanitaire, et l’assurance du respect de leurs droits humains.

3. Appuyer la diminution de la sur mortalité et de la sur morbidité des personnes


affectées par la crise.

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