Granitoïdes du Protérozoïque Terminal en Anti-Atlas
Granitoïdes du Protérozoïque Terminal en Anti-Atlas
THESE
Présentée à
LA FACULTÉ DES SCIENCES D’AGADIR
pour obtenir le titre de
DOCTEUR Ès-SCIENCES
Spécialité : « Pétrologie-Géochimie-Géochronologie »
par
Abdeslam TOUMMITE
Président
M. Mohamed BOUTALEB Professeur ENIM, Ex-Ministre d’Energie et des Mines.
Directeur de thèse :
M. Moha IKENNE Professeur, Doyen de la Faculté polydisciplinaire de Taroudant.
Rapporteurs :
M. Omar SADDIQI Professeur, Faculté des Sciences, Ain Chok, Université Hassan II - Casablanca.
M. Nasreddine YOUBI Professeur, Faculté des Sciences, Université Cadi Ayad - Marrakech.
M. Abdelaziz MORTAJI Professeur, Faculté des Sciences, Université Ibn Zohr Agadir
Examinateurs :
M. Jean Paul LIEGEOIS Professeur, Musée Royal de l'Afrique Centrale, Tervuren, Belgique.
M. Dominique GASQUET Professeur, EDYTEM, Université de Savoie, Chambery, France.
2012
AVANT PROPOS
Je tiens à remercier aussi le professeur M. El Hassan EL AOULI pour son aide qui m a
permet de bénéficier d’un stage scientifique dans le cadre de l’action intégrée entre
l’université ibn Zohr et l’université de Savoie (France).
long de ces années de thèse, ainsi que les deux techniciens du département A. Migati et A.
Kerkaou pour la confection des lames minces.
Enfin, une thèse n’aboutit que grâce au soutien de l’entourage personnel. Merci à Said
Boutaleb professeur à la faculté des Sciences Agadir, à Tarik Tagma professeur à la faculté
polydisciplinaire de Khouribga pour leurs encouragements et leurs aides durant de cette
période de thèse, un grand merci aussi à mes amis et collègues thésards du LAGAGE ; Z.
Lgourna, M. Hssaissoune, M. Beraaouz, L. Chanouane, N. Doulati, M. Boumizar, J. Bejaoui,
N. Ettayfi, A. El Bahat, S. Belkacem. Pour leurs appui, leurs aides leurs encouragements.
Mes dernières pensées iront vers ma famille, et surtout mes parents, mes frères et mes sœurs
qui m’auront permis de poursuivre mes études jusqu’à aujourd’hui avec un soutien permanant
et patience particulière.
Veuillez trouver ici le témoignage de mon plus profond respect et de ma plus vive
reconnaissance.
Résumé :
Dans la vallée de Tifnoute, trois unités plutoniques ont été définies: (i) l'intrusion d’Askaoun
dans laquelle deux principaux faciès ont été reconnus : les diorites quartziques et les granodiorites, (2)
l'intrusion d’Imourkhssen, plus homogène, est formée de granite à grains grossiers et (3) les petites
intrusions de type Ougougane constituées de granite à grains fins. Ces intrusions renferment
d’abondantes enclaves magmatiques microgrenues (MME).
Les datations des zircons par la méthode U-Pb par ablation laser / ICP-MS ont donné des âges
de 558 ± 2 Ma et de 558 ± 3 Ma sur deux échantillons différents de la granodiorite d’Askaoun et de
561 ± 3 Ma pour le granite d’Imourkhssen (Ediacarien terminal). Ces intrusions granitiques sont
subcontemporaines des roches volcaniques et volcano-détritiques du Groupe de Ouarzazate (580-545
Ma), marquant la fin de la période transtentionelle post-collisionnelle de l'Anti-Atlas évoluant vers la
période extensionnelle de la transition Ediacarien – Cambrien marquée par l’apparition de laves
alcalines et tholéiitiques et exprimant le début de la période intraplaque et anorogénique.
Géochimiquement, les granitoïdes de la vallée de Tifnoute appartiennent à une série alcali-
calcique (calco-alcaline fortement potassique) avec des anomalies négatives en Nb-Ta et dépourvue de
caractères alcalins. Leurs εNd(560Ma) sont positifs (+1 à +3,5) avec des âges modèles Nd-TDM jeunes
entre 800 et 1200 Ma, couplés à des faibles rapport initiaux des isotopes du Sr (Sri: 0,7031 à 0,7061).
Ces valeurs indiquent une source principalement juvénile correspondant soit à un manteau
lithosphérique panafricain métasomatisé partiellement mélangé à la vieille croûte sous-jacente
éburnéenne du craton ouest-africain (COA).
La présence de marqueurs pré-panafricains bien préservés (le socle éburnéen c. 2 Ga, les
sédiments légèrement métamorphisés de la marge passive de 800 Ma, les séquences ophiolitiques
allochtones de 750 - 700 Ma), permet de conclure à l’absence d’épaississement lithosphérique et
crustal et de marge active panafricaine au cours du Panafricain dans l’Anti-Atlas. Après une période
transpressive initiale, l’Ediacarien dans sa phase terminale (580-545 Ma) est marqué par d’importants
mouvements verticaux, transtensifs puis extensifs, synchrones avec la mise en place du Groupe
d’Ouarzazate d’épaisseur très variable (0 – 2000 m) et des granitoïdes de la vallée de Tifnoute.
Les granitoïdes de Tifnoute se situent dans le promontoire d’Ouzellarh-Sirwa, considéré
comme une structure panafricaine, une avancée rigide au sein des terrains périgondwaniens bordant le
craton ouest-africain à cette époque. Nous proposons donc un modèle géodynamique où les
granitoïdes de la vallée Tifnoute et les roches volcaniques d’Ouarzazate associées ont été engendrés au
cours de l’évolution metacratonique post-collisionnelle de la marge nord du Craton Ouest Africain : la
convergence initialement transpressive avec la marge active péri-gondwanienne a induit une
fracturation de cette bordure cratonique sans épaississement permettant la montée de magmas
particulièrement en grands volumes lors de la phase transtensive fini-édiacarienne. La localisation des
granitoïdes de la vallée Tifnoute au sein du promontoire Ouzillarh-Sirwa explique pourquoi leur
source est principalement juvénile, le manteau lithosphérique périgondwanien métasomatisé étant
adjacent. Le pôle ancien de la source Tifnoute correspond à la lithosphère éburnéenne sous-jascente du
COA. A plus grande distance de la bordure cratonique (ex: Saghro), la contribution du COA dans la
source des granites édiacariens est plus importante.
In the Tifnoute Valley, three plutonic units have been defined: the Askaoun intrusion,
the Imourkhssen intrusion and the Ougougane group of small intrusions. They are made of
quartz diorite, granodiorite and granite and all contain abundant mafic magmatic enclaves
(MME). The Askaoun granodiorite and the Imourkhssen granite have been dated by LA-ICP-
MS on zircon at 558 ±2 Ma and 561 ±3 Ma respectively. These granitic intrusions are
subcontemporaneous to the volcanic and volcano-detritic rocks from the huge Ouarzazate
Group (580-545 Ma), marking the post-collisional transtensional period in the Anti-Atlas and
which evolved towards alkaline and tholeiitic lavas in minor volume at the beginning of the
Cambrian anorogenic intraplate extensional period.
Geochemically, the Tifnoute Valley granitoids belong to an alkali-calcic series (high-
K calc-alkaline) with typical Nb-Ta negative anomalies and no alkaline affinities. Granitoids
and enclaves display positive εNd-560Ma (+1 to +3.5) with young Nd-TDM between 800 and
1200 Ma and relatively low 87Sr/86Sr initial ratios (Sri: 0.7031 to 0.7061). These values
indicate a mainly juvenile source corresponding to a Pan-African metasomatized lithospheric
mantle partly mixed with an old crustal component from the underlying West African Craton
(WAC).
Preservation in the Anti-Atlas of pre-Pan-African lithologies (c. 2.03 Ga basement, c.
800 Ma passive margin unmetamorphozed sediments, allochthonous 750-700 Ma ophiolitic
sequences) indicates that the Anti-Atlas lithosphere has not been thickened and was never an
active margin during the Neoproterozoic. After a transpressive period, the late Ediacaran
period (580-545 Ma) is mostly marked by major vertical movements even within a
transtensive context, synchronous with the emplacement of the huge Ouarzazate Group and
the Tifnoute Valley granitoids.
We propose here a geodynamical model where the Tifnoute Valley granitoids as well
as the Ouarzazate Group were generated during the post-collisional metacratonic evolution of
the northern boundary of the West African Craton. The convergence with the peri-
Gondwanan active margin induced a fracturation of the cratonic boundary without thickening,
allowing rising of magmas. The Tifnoute Valley granitoids belong to the Ouzellarh-Sirwa
promontory, a cratonic protuberance, which explains why their source is mainly the Pan-
African, probably peri-Gondwanan, metasomatized lithospheric mantle mixed with a minor
old continental crust component from the underlying 2 Ga old WAC. Outside this
promontory, more inside the craton, the contribution from the WAC basement in magmas
increases.
VII. Ages des granitoïdes étudiés (méthode U/Pb sur zircon) --------------------------------- 70
VII-1 : La Granodiorite d’Askaoun : ---------------------------------------------------------------------------------- 70
VII-2 : Le Granite d’Imourkhssen ------------------------------------------------------------------------------------- 72
I. Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------- 74
VIII.Conclusion------------------------------------------------------------------------------------------ 99
C. Résultats------------------------------------------------------------------------------------------- 109
a.Diagrammes εNd vs (87Sr/86Sr)i & εNd vs TDM : ------------------------------------------------------------109
b.Diagrammes Sri et εNd vs SiO2 : ----------------------------------------------------------------------------------- 111
III. Modélisation par les éléments traces : Terres rares. ------------------------------------ 117
Introduction
Chapitre I
Chapitre II
Figure II- 1: Répartition des faciès plutoniques et ses roches associées dans le diagramme Q-
A-P de Streckeisen (1976). .................................................................................... 45
Figure II- 2: Composition et classification (Leake 1997) des amphiboles des granitoïdes et
des enclaves magmatiques microgrenues. ............................................................. 49
Figure II- 3: Diagramme XFe = Fe /(Fe+Mg) en fonction de Si (Abdel-Rahman, 1994)....... 50
Figure II- 4: Compositions chimiques des biotites de granodiorite d’Askaoun et ses enclaves
magmatiques microgrenues (MME) dans les diagrammes de typologie des biotites
d’Abdel Rahman (1994) . ...................................................................................... 51
Figure II- 5: Composition chimique des plagioclases des granitoïdes et des enclaves
associées. ............................................................................................................... 52
Chapitre III
Chapitre IV
Figure IV- 1: Diagrammes de variation des éléments majeurs (en %pds) en fonction de SiO2
(%pds) ................................................................................................................... 78
Liste des figures
Figure IV- 2 : Diagrammes de variation des éléments traces (en ppm) en fonction de SiO2
(%pds). .................................................................................................................. 81
Figure IV- 3: Diagrammes de variation des éléments traces (en ppm) en fonction de SiO2
(%pds). (même symbole que les figures au dessus). .............................................. 82
Figure IV- 4: La composition chimique des granitoïdes et ses roches associées dans le
diagramme A/NK {Al/(Na+K)} versus A/CNK {Al/(2*Ca+Na+K)} de Maniar &
Piccoli (1989). ....................................................................................................... 84
Figure IV- 5: Les granitoïdes et les roches associées dans le diagramme de classification
chimique des granitoïdes de Frost et al. (2001). ................................................... 84
Figure IV- 6: Diagramme (MALI) (Frost 2001 & Frost, 2008) .............................................. 86
Figure IV- 7: Diagramme SiO2 vs K2O. Les limites entre les séries calco-alcalines sont de
Peccerillo & Taylor, (1976). ................................................................................. 86
Figure IV- 8: Projection des roches étudiées dans le diagramme SNX–SNY de Liégeois et al.,
1998. ...................................................................................................................... 88
Figure IV- 9: Spectres des terres rares normalisés par rapport aux chondrites (Evensen et al.,
1978) pour les granitoïdes et roches associées de la vallée de Tifnoute. ............. 90
Figure IV- 10: Diagrammes multi-élémentaires : normalisation / ORG (Pearce et al., 1984)
de compositions des roches étudiées de la vallée de Tifnoute et comparaison avec
des granites de références. .................................................................................... 92
Figure IV- 11: Normalisation des éléments traces et terres rares par rapport aux MORB
(Pearce, 1980, Pearce et al. 1984) des filons basiques de Zaghar. ...................... 93
Figure IV- 12: Position des roches de la vallée de Tifnoute dans les diagrammes de Pearce et
al., (1984) ; A : Rb – (Yb+Nb) ; B : Rb – (Yb+Ta) ; C : Nb-Y.............................. 96
Figure IV- 13: Distribution des roches étudiées dans le diagramme R1_R2 de De La Roche et
al., (1980) modifié par Batchelor et Bowden (1985)............................................. 97
Figure IV- 14: Répartition des roches étudiées dans le diagramme de Haris et al., (1986). .. 97
Figure IV- 15: Diagramme La/Yb en fonction de Th/Yb d’après Condie (1989). ................... 98
Figure IV- 16: Répartition des roches étudiées dans le diagramme (Nb/Zr)n vs Zr de
Thiéblemont et Tégyey (1994). .............................................................................. 99
Liste des figures
Chapitre V
Figure V- 1: Effet de la fusion partielle du manteau sur l’évolution isotopique de Nd dans les
roches de la croûte continentales et dans le manteau residuel. (in Faure G. et
Teresa M.M. 2005, modifié) ................................................................................ 104
Figure V- 2: A et B: Diagramme εNd 560Ma vs Sri C : diagramme εNd 560 Ma vs TDM.. 111
Figure V- 3: D : Diagramme Sri (560 Ma) vs SiO2 %. E : εNd (560Ma) vs SiO2 ............... 112
Chapitre VI
Figure VI- 1: Diagramme SiO2 vs K2O montrant les différentes tendances (1 à 5) possibles
par différenciation et cristallisation fractionnée à partir du magma initial (TA1).
............................................................................................................................. 114
Figure VI- 2: Résultats des spectres des terres rares par la modélisation des terres rares. . 119
Figure VI- 3: A : Diagramme K2O vs SiO2 illustrant les cinq évolutions et les cumulats
calculés (E1 à E5) comparés aux teneurs en MME. B : Diagramme comparant les
spectres des terres rares des MME (Ta6a, TA7, Ab1encl, AB6, Ta6b, IM2) et les
cumulâts calculés (E1, E2, E3, E5) représenté par la zone rose). ...................... 120
Chapitre VII
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre II
Introduction
1
Introduction
2
Introduction
L'utilisation des diagrammes tectoniques courants de discrimination est ainsi en grande partie
remise en cause, en particulier pour la période post-collisionnelle durant laquelle une large
variété de types de magma peut être produite.
La composition des granitoïdes résulte de la nature de leur source possible et
d’éventuels processus de mélange. L’environnement géotectonique contrôle la nature des
matériaux qui sont impliqués dans les processus de fusion. Ceci implique la variabilité du
potentiel géochimique dans un site donné. C’est particulièrement vrai dans les sites post-
collisionnels, qui regroupent tous les granitoïdes préservés dans les anciennes orogénèses. Le
site post-collisionnel comme il a été défini au dessus, est en effet une période complexe qui
peut inclure des événements géologiques comme de larges mouvements le long des zones de
cisaillements, collision oblique, délamination de la lithosphère, la subduction des petites
plaques océaniques et la genèse de rift. Comme ces événements incluent un régime extensif
continu ou épisodique, différents types de magmatisme sont produits dans un tel site.
Chimiquement ces garanitoïdes sont de type calco-alcalins hautement potassiques à
shoshonitiques, parfois le magmatisme post-collisionnel inclus quelques granitoïdes fortement
hyperalumineux et se termine souvent par un magmatisme alcalin-peralcalin sursaturé en
silice, annonçant une période intraplaque calme comme c’est le cas du Saghro (Anti-Atlas
oriental).
3
Introduction
4
Introduction
leurs sont associées. Les analyses isotopiques radiogéniques ont été réalisées au laboratoire de
Musée Royal de l’Afrique Central de Tervuren (Belgique).
Le Chapitre VI consiste en un essai de modélisation pétrogénétique afin de préciser les
processus de différenciation qui ont donné naissance aux roches étudiées. L’approche
pétrogénétique a été réalisée grâce à l’utilisation des logiciels (PETROMODE Christiansen ;
Comm. Pres) et le programme Excel mis au point par le professeur Hervé Martin.
Le Chapitre VII comporte un rappel des principaux apports de ce travail, discussion ainsi
que le modèle de mise en place des granitoïdes de la vallée de Tifnoute étudiés.
Le mémoire se termine par une conclusion générale.
Ces travaux analytiques ont été réalisés grâce au soutien et avec la collaboration des
professeurs J. P. Liégeois du Muséum d’Afrique de Tervuren en Belgique, D. Gasquet de
l’Université de Savoie, France et Olivier. Bruguier de l’université de Montpelier 2.
5
CHAPITRE I
Géologie et Contexte
géodynamique de l’Anti-Atlas
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
Les travaux pionniers réalisés par Choubert et ses collaborateurs ont très tôt conduit à
subdiviser le Maroc en trois domaines structuraux (Choubert 1947, Choubert et Marçais 1956,
Michard, 1976 ; Michard et al., 2008), on distingue du Nord au Sud (Fig. I-1):
Le domaine rifain : correspond à une succession de nappes tertiaires à vergence sud
liées à l'orogénèse alpine.
Le domaine atlasique et mésétien: caractérisé par deux unités structurales : (i) l'unité
mesetienne comprend un socle hercynien et une couverture secondaire tabulaire, (ii) l'unité
atlasique formée par les chaines intracontinentales du Haut et du Moyen-Atlas.
Le domaine anti-atlasique et saharien: caractérisé par un socle précambrien et une
couverture paléozoïque localement soulevée au cours de l'orogénèse alpine. Il comporte la
chaine de l'Anti-Atlas et son prolongement saharien.
A-2 : L’Anti-Atlas : Une chaîne métacratonique sur la bordure Nord du craton ouest
africain
7
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
8
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
9
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
10
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
12
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
Le Supergroupe de l’Anti-Atlas :
Il correspond à l'ensemble des formations post-éburnéennes et antérieures à la phase
panafricaine précoce et couvre une période allant de 800 Ma à environ 680 Ma. Il reflète
l’ensemble d’un cycle extension – océanisation – subduction. Sa base présente d’importantes
variations latérales de faciès, et trois groupes sont distingués :
1) Le groupe de Taghdout : Correspond au groupe de Bleïda de Thomas et al.,(2002). Dans la
feuille de Taghdout (1/50 000), il affleure au Nord de la boutonnière de Zenaga (Fig. I-3). Il
repose directement sur le socle paléoprotérozoique et représente l’enregistrement d’une
sédimentation sous faible tranche d’eau à l’arrière d’une marge passive, avec une séquence de
basaltes, argiles, dolomies et quartzites de près de 1500 m d’épaisseur.
2) Le groupe de Bou Azzer : Il est représenté par les cortèges ophiolitiques des boutonnières
de Bou-Azzer et du massif du Sirwa (Fig. I-3). Ils comportent tous les termes d’un plancher
océanique : harzburgites, gabbros, dykes, pillow-lavas, intrudés par des plagiogranites.
L’ensemble est décollé du socle et mis en place tectoniquement durant l’orogenèse
panafricaine.
3) Le groupe d’Iriri comprend un ensemble de roches formées dans un contexte d’arc
insulaire lié à la subduction d’une croûte océanique au Nord du Craton Ouest Africain :
schistes, orthogneiss et migmatites principalement. Ce groupe est lui aussi en position
allochthone.
Au dessus de ces trois unités basales du Supergroupe de l’Anti-Atlas se trouve le groupe du
Saghro. Il est constitué d’une très importante série de flyschs turbiditiques associée à des
faciès volcaniques et volcano-sédimentaires à la base, passant ensuite à des roches
uniquement détritiques, le tout reflétant des faciès de bassin océanique. L’épaisseur initiale de
ces séries est supposée supérieure à 8000 m (Thomas et al., 2002). Le passage à des roches
détritiques marque un changement géodynamique majeur depuis un système en extension,
avec océanisation, à un système en compression, correspondant à l’orogenèse panafricaine
dont le paroxysme est daté à 660 Ma (Thomas et al., 2002). Autrefois le groupe de Saghro est
considéré comme des séries d’arc insulaires à 700 Ma (Saquaque et al., 1989 ; Hefferan et al.
2002) mais des études récentes montrent que ce groupe est formé par des séries turbiditiques
avec des intercallations des basaltes tholeitiques de type rift avec une épaisseur de 6 km
(Fekkak et al. 2003) et déposés dans un intervalle du temps entre 630 et 610 Ma (Liégeois et
al., 2006 ; Gasquet et al., 2008 ; Abati et al., 2010).
13
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
Le Supergroupe d’Ouarzazate :
La sédimentation cesse ensuite dans l’Anti-Atlas pendant près de 45 Ma, entre 660 et
615 Ma, pour reprendre avec le Supergroupe de Ouarzazate. Il s’agit principalement d’une
succession de laves et de roches volcano-sédimentaires reposant en discordance sur le
Supergroupe de l’Anti-Atlas et dont l’épaisseur varie fortement d’une localité à l’autre. Elles
sont chronologiquement associées à de nombreuses formations intrusives dans le Supergroupe
de l’Anti-Atlas (Fig. I-5; Thomas et al., 2004). Ces formations magmatiques ont fait l'objet de
nombreuses études géochronologiques, notamment ces dix dernières années avec le
développement des techniques de datation de précision (ex : géochronologie U-Pb in-situ sur
zircon). Les âges obtenus sont compris entre 615 et 550 Ma et peuvent être séparés en deux
grands évènements magmatiques (Figure I-5) ; Gasquet et al., (2005) :
(i) un magmatisme majeur entre 595-570 Ma représenté par des intrusions
plurikilométriques de granites, granodiorites et tonalites associées à des gabbros, diorites et
quelques coulées basaltiques et andésitiques. Toutes ces roches montrent dans la plus part de
temps un caractère métalumineux (50% < SiO2< 75%), ainsi qu’une affinité calco-alcaline
hautement potassique.
(i) un magmatisme important (plus de 2 km d'épaisseur dans la région d’Ouarzazate)
entre 570-550 Ma associé au développement d'une tectonique distensive.
Le développement du Supergroupe d’Ouarzazate se produit dans un contexte
géodynamique particulier puisque l'on passe d'une tectonique globalement compressive à une
tectonique extensive. Cette inversion tectonique se produit à la fin du Néoprotérozoïque (vers
550 Ma) dans l'Anti-Atlas et se poursuit dans la Meseta au Cambrien. Elle se traduit par
l'ouverture de nombreux bassins en transtension de type "pull-apart" (Thomas et al., 2004).
Le Supergroupe d’Ouarzazate représente un immense événement magmatique de
l’Ediacarien terminal allant de 610 à 545 Ma mis en place lors d’un régime tectonique
transtensif avec une intense activité hydrothermale qui a généré des gisements minérales
importants déposés dans plusieurs sites à savoir : Imiter et Zgounder (Ag-Hg) ; Bou-Azzer
(Co, Ni, As, Ag, Au), Iourirn (Au) ; Bou Madine (Cu, Pb ; Zn ; Au ; Ag), (Gasquet et al.,
2008 et références cités). Cet événement hydrothermal induit aussi l’altération des schistes
verts du socle éburnéen, y compris la mobilité des terres rares (Ennih et Liégeois 2008). Des
mouvements verticaux importants liés à ce régime transtensif provoquant une variabilité
d’épaisseur dans le groupe d’Ouarzazate entre 0 et au moins 2500 m.
Les études géochimiques effectuées sur les formations magmatiques du Supergroupe
d’Ouarzazate indique que le volcanisme d’Ouarzazate appartient aux séries alcali-calcique,
14
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
15
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
16
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
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CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
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CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
Nord selon Saquaque et al., 1989 ; Benziane et Yazidi, 1992 ; Hefferan et al., 1992 ;
Soulaimani et al., 2006). (Fig.I-7 ; Fig.I-8).
• Une phase majeure de l’orogénèse panafricaine ou phase tectonique tangentielle (B1)
(phase d’obduction) a été essentiellement décrite dans l’Anti-Atlas central au niveau des
boutonnières du Sirwa et de Bou-Azzer (Leblanc et Lancelot, 1980). Cette phase de
déformation majeure d’intensité variable, datée à 685 ± 15 Ma (Clauer, 1974, Rb/Sr) et à
663 ± 13Ma (Thomas et al. 2002 ; U/Pb) a affecté toutes les formations antérieures au
groupe de Saghro. Cette phase (B1) est à l’origine du développement de plis isoclinaux
dont le plan axial de direction moyenne nord-sud, est légèrement déversé vers l’ouest. La
mise en place d’intrusions syn à tardi-tectoniques de diorites, granodiorites, granites. Des
dykes acides et basiques accompagnent cette phase tectonique majeur (Leblanc et
Lancelot, 1980 ; Saquaque et al. 1992).
• Un épisode tardi-panafricain affecte les terrains antérieurs au Supergroupe de
Ouarzazate dans l’Anti-Atlas central au niveau des boutonnières du Sirwa et de Bou-
Azzer (Leblanc, 1975). Les sédiments appartenant au groupe de Saghro sont affectés par
cette phase appelée B2 (Leblanc et Lancelot, 1980). Certains auteurs font correspondre
cet événement à une collision, entre le Craton Ouest Africain et le continent septentrional
Avalonia-Cadomia. Cet épisode est responsable de la formation de plis orientés WNW-
ESE et dont le plan axial sub-vertical est souligné par une schistosité de fracture.
Demange (1977) a signalé que les intrusions de granodiorites peuvent recouper des séries
du type Tidiline attribuées au groupe du Saghro. A Bleida, au Sud-Est de la boutonnière
de Bou-Azzer, Ducrot (1979) considère que la mise en place de granite et granodiorite
datés à 615 ± 12 Ma (Ducrot, 1979, U/Pb sur zircons) serait synchrone de l’événement
B2. Dans l’Anti-Atlas occidental, ce même épisode est daté aux alentours de 578 Ma
(Jeannette et al., 1981).
(Attention : les âges cités ci-dessus semblent être remis en question par des données
nouvelles obtenues au cours du levé des cartes de Bou Azzer au 1/50 000 (sous presse)).
• Une phase de magmatisme intermédiaire à acide clôture le Néoprotérozoïque. Des
datations d’ignimbrites et de rhyolites de la série de Ouarzazate par méthode U/Pb sur
zircons ont fourni des âges compris entre 545 et 567 ± 7 Ma (Levresse, 2001; Walsh et
al., 2002, Thomas et al. 2002 ).
• Enfin, une phase de volcanisme alcalin, datée à 531 ± 5 Ma, débute le cycle
Paléozoïque (Ducrot et Lancelot, 1977).
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CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
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CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
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CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
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CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
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CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
A-3-1 : Introduction
Le promontoire d’Ouzellarh-Sirwa (POS) constitue un prolongement de l’Anti-Atlas
dans le Haut atlas (Fig. I-10). La partie nord est représentée par le promontoire Ouzellarh ss.
(Choubert 1942 ; 1952) dans la limite avec le Haut Atlas. Cette partie nord est formée par des
roches précambriennes appartenant au socle de l’Anti-Atlas situé entre le «Front Nord du Haut
Atlas» (NHAF) et «l’Accident Sud Atlasique» (SAF). En fait ce socle s’étend au Sud du (SAF)
où il est nommé massif de Sirwa. Le promontoire d’Ouzellarh et le massif de Sirwa séparent
le bassin cénozoïque d’Ouarzazate au NE et le bassin de Souss au SW qui s’étend jusqu’au
l’océan atlantique. Comme les deux sont élevés de la même manière nous proposons ici la
notion de promontoire pour le massif de Sirwa et de les intégrer dans un seul promontoire
appelé « Promontoire Ouzellarh-Sirwa ». Ceci est justifié par la continuité du socle
d’Ouzellarh dans la zone de Sirwa comme observé dans la région d’étude de la vallée de
Tifnoute (Fig. I-10).
Le (POS) est limité au Sud par l’accident majeur de l’Anti-Atlas, et couvert vers le SE
par le grand volcan cenozoique de Sirwa dont le point culminant est plus de 3300 m
(Berrahma and Delaloye, 1989; Liégeois et al., 2005). Ce promontoire est aussi le lieu des
plus grands affleurements des granitoïdes panafricains de l’Anti-Atlas indiquant qu’il était un
lieu privilégié pour des intrusions magmatiques.
24
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
Finalement, le tout est couvert par le groupe d’Ouarzazate qui s’est manifesté entre
(580 et 545 Ma) (Thomas et al. 2004 ; Gasquet et al. 2005 ; 2008). Sur le terrain le groupe de
Bou-Salda (610-580 Ma) et le groupe d’Ouarzazate (580-545Ma) sont encore difficile à
distinguer. Pour cette raison ils sont rassemblés dans le Supergroupe d’Ouarzazate, Thomas et
al. (2002).
Dans le promontoire d’Ouzellarh-Sirwa les roches plutoniques sont représentées par
des granites édiacariens (Fig. I-10) représentés par trois suites à savoir la suite d’Assarag
(pluton d’Askaoun et de Tamtattarn), la suite d’Amassine (pluton d’Imourkhssen) et la suite
d’Ougougane (les petites intrusions tardives) :
.
25
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
26
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
savoir : groupe d’Achkoukchi, Tafrant, Bouljma et de Touine, Les parties inferieures sont à
dominance basaltiques et andésitiques et elles évoluent vers des roches acides dans les
niveaux supérieurs.
Les roches plutoniques associées aux séries d’Ediacarien terminal sont subdivisées en
trois unités (Thomas et al. 2002):
La suite d’Assarag : représentée par deux intrusions, le grand batholithe
granodioritique d’Askaoun et la diorite de Tamtattarn. Le granodiorite d’Askaoun occupe la
grande partie de la région (Fig. I-11). Elle est intrusive dans les formations volcano-
sédimentaires du groupe de Saghro. Des données radiométriques, U/Pb par la méthode
SHRIMP, sur ce granodiorite a fournit un âge de 575 ±8 Ma (Thomas et al., 2002).
La suite d’Amassine représentée par le granite d’Imourkhssen. Il affleure au centre de
la région d’étude, il est intrusif dans les roches volcanoclastiques du Super-groupe
d’Ouarzazate.
La suite d’Ougougane est représentée par les petites intrusions tardives dispersées
dans la région d’étude (Fig. I-11).
Tous ces granitoïdes contiennent des enclaves magmatiques microgrenues. Ils sont
recoupés par d’importants filons basiques de Zaghar (en grande partie des dolérites altérées)
d’une direction générale SW-NE et N-S. Ces filons ont généralement une largeur d’un mètre
mais peut atteindre 25 m dans certains cas. La longueur de ces filons peut atteindre des
distances kilométriques. Ces essaims de filons basiques de Zaghar sont non datés, ils sont
considérés comme des manifestations tardives du groupe d’Ouarzazate (Thomas et al., 2002).
27
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
Figure I- 11: Carte géologique de la vallée de Tifnoute avec localisation des échantillons
(modifiée d’après les cartes géologiques de Thomas et al. (2002) et Choubert (1957).
28
CHAPITRE I : Géologie et Contexte géodynamique de l’Anti-Atlas
29
CHAPITRE II
Caractérisations pétrographiques
et minéralogiques
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
A. Caractérisations pétrographiques
A-I : Massif d’Askaoun
30
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
31
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
32
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
33
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
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CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
35
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
36
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
A-III : Les petites intrusions granitiques tardives : Granite à grains fins d’Ougougane
(PLANCHE IV)
37
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
38
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
39
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
40
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
41
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
42
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
Les filons basiques de Zaghar se présentent sous forme des essaims avec deux directions
générales : SSW-NNE et NW-SE (Fig. I-11). Ils recoupent la granodiorite d’Askaoun et le
granite d’Imourkhssen. Certains dykes de dolérite recoupent les formations du Groupe de
Ouarzazate, mais il est probable que des dykes mafiques pré-Ouarzazate sont aussi présents
(Thomas et al, 2002).
43
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
A : Photo montrant les filons basiques de Zaghar avec une direction NNE-SSW intrudant les
roches volcaniques.
B et C: Photos d’aspect microscopique des deux échantillons des filons basiques de Zaghar
(Ab3 et AZ2) montrant la texture microlitique porphyrique.
44
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
A-VI : Conclusion
L’étude pétrographique des granitoïdes (Massif d’Askaoun, Massif d’Imourkhssen,
petites intrusions granitiques type Ougougane) du Néoprotérozoïque terminal de la vallée de
Tifnoute a mis en évidence (par comptage des points) des diorites quartziques, Granodiorites,
et des granites (Fig. II-1) :
Figure II- 1: Répartition des faciès plutoniques et ses roches associées dans le diagramme Q-
A-P de Streckeisen (1976).
45
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
Apatite ----------
Zircon ----------
Amphibole -------------------
Biotite, -----------------------
Plagioclase ----------------------------------------------------------------
Quartz -------
46
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
B-II-1 : L’amphibole :
L’amphibole est présente en proportions variables dans presque tous les faciès du
massif d’Askaoun et d’Imourkhssen, le granite d’Ougougane ainsi que dans les enclaves
microgrenues associées.
Habitus et nomenclature:
Pour l’étude chimique des amphiboles, nous avons adopté la nomenclature de l’I.M.A
(Leake 1997) basé sur la formule structurale générale :
A0-1 X2 Y5 Z8 O22 (OH, F, Cl)2, calculée sur la base de 23 oxygènes.
La distribution cationique dans les différents sites de cette structure se fait de la
manière suivante :
- le site tétraédrique Z, est occupé par Si, Al et éventuellement par Fe3+ et Ti4+ jusqu’à
une saturation de 8.
- Le site octaédrique Y, occupé par Al excédent dans le site Z et éventuellement Fe3+,
Cr, Ti, Mg, Mn et Ca pour avoir une saturation de 5.
- Le site X à coordination 8, avec une saturation maximale de 2 qui correspond à Ca,
Na, et éventuellement Fe2+, Mg et Mn excédents du site Y.
- Le site vacant A, occupé essentiellement par K et par les résidus de Ca, Na et Li, avec
une saturation qui sera pas supérieure à 1.
Les amphiboles de diorite quartzique d’Askaoun
Les amphiboles analysées sont de formes soit subautomorphes soit losangiques de
couleur brune verdâtre. Les résultats analytiques et les formules structurales de ces
amphiboles calculées sur la base de 23 oxygènes (Annexe. II-1) montrent qu’il s’agit d’une
amphibole calcique (CaB> 1,50) suivant la classification de Leake et al., (1997) (Fig. II-2).
47
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
48
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
1
Tremolite
Magnésohornblende Tschermakite
Actinolite
Mg/Mg+Fe2+
0.5
Ferrohornblende
Ferro-actinolite
Ferrotschermakite
0
8 7.5 7 6.5 6 5.5
Si
Granodiorite d'Askaoun Diorite quartzique d'askaoun Granite d'Ougougane MME
Figure II- 2: Composition et classification (Leake 1997) des amphiboles des granitoïdes et
des enclaves magmatiques microgrenues.
B-II-2 : La biotite
Abdel-Rahmane (1994) a établi une classification typologique basée sur les teneurs en
Al2O3, MgO, et FeO et sur les rapports FeO*/MgO; (FeO*=FeOt). Selon ces diagrammes les
compositions des biotites de granodiorite d’Askaoun et leurs enclaves correspondent à celles
des granites calco-alcalins orogéniques (Fig. II-4), caractérisés par des teneurs élevées en Mg
≠ = (Mg/Mg+Fe) est
et par de faibles rapports FeO*/MgO voisins de (1,76), Le rapport Mg
similaire aussi bien dans les enclaves que dans les roches encaissantes. Il varie entre 0,4 et
0,5.
49
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
Siderophylite Annite
1
0.8
0.6
XFe
0.4
0.2
Eastonite Phlogopite
0
5 5.5 6
Si
50
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
30
25
20 P
Al2O3
15 C
10
A
5
0
0 5 10 15 20
MgO
20
16 C
A
12
MgO
8
P
FeO*
0
5 15 25 35
30
25
P
20
Al2O3
15
C
10
A
0
5 15 25 35 45
FeO*
51
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
Les analyses des plagioclases et leurs formules structurales sont données dans le
tableau (Annexe. II-3). Les plagioclases cristallisent sous forme de phénocristaux ou en lattes
automorphes dans les enclaves magmatiques microgrenues et sous forme de phénocristaux
zonés dans les granitoïdes. La composition de plagioclase oscille entre An05 (Albite) à An28
(Oligoclase) dans les enclaves et entre An02 (Albite) à An40 (Andésine) dans les granitoïdes
(Fig. II-5).
Or
Diorite qz Askaoun
Granodiorite Askaoun
Granite Imourkhssen
Enclave microgrenue basique
Ab An
Figure II- 5: Composition chimique des plagioclases des granitoïdes et les enclaves
associées.
52
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
53
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
0,677 P − 48,98 + Y Si − 4
T= K =(
p lg
avec ) X Ab
− 0,0429 − 0,008314 LnK 8 − Si
P en kbar
54
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
T en °K
Si : le nombre d’atome par unité de formule.
Y = 0 pour Xab >0,5
Y = -8,06 + 25,5 (1-XAb)2
Ce géothermomètre donne des températures qui varient entre une température moyenne de
651 à 732 °C dans les granitoïdes et de 683 à 696°C dans les enclaves magmatiques
microgrenues (Tab. II-2).
B-IV : Conclusion
L’étude minéralogique des granitoïdes et ses enclaves magmatiques microgrenues de
la vallée de Tifnoute montre que :
- la minéralogie des roches étudiées est assez homogène. Elle correspond à celles de
roches calco-alcalines hautement potassiques.
55
CHAPITRE II : Caractérisations pétrographiques et minéralogiques
56
CHAPITRE III
Géochronologie : Méthode de
datation U/Pb sur zircon
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Un atome X est constitué d’un noyau, contenant des protons et des neutrons, entouré
d’électrons ; il est noté avec M = Z + N.
Z : nombre de protons = nombre d’électrons (numéro atomique)
N : nombre de neutrons
M : nombre total de neutrons et des protons de l’atome X (masse atomique).
Dans la nature, il existe de nombreux éléments radioactifs, surtout parmi les éléments
de numéro atomique élevé (Z>82). Les isotopes d’un élément chimique X ont tous le même
nombre de protons et des nombres de neutrons différents. La plupart des éléments possèdent
plusieurs isotopes.
57
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Les noyaux des atomes instables subissent des transformations spontanées qui
impliquent l'émission de particules et de l'énergie sous forme d’une radiation. Ce processus
donne lieu au phénomène de la radioactivité. Il en résulte une variation dans les nombres Z et
N de ces atomes. Il existe plusieurs formes de radioactivités naturelles :
Radioactivité α : Le rayonnement «
Alpha» est constitué d'un noyau d'Hélium
comprenant 2 protons et 2 neutrons. Il porte 2 charges positives. Des atomes dont les noyaux
radioactifs sont trop chargés en protons et en neutrons émettent souvent un rayonnement
alpha. Ils se transforment en un autre élément chimique dont le noyau est plus petit.
→ +
atomes dont les noyaux sont trop chargés en neutrons émettent un rayonnement bêta moins.
Un des neutrons au sein du noyau se désintègre en un proton plus un électron, ce dernier étant
éjecté. Ainsi l'atome s'est transformé en un autre élément chimique.
→ + e-
Exemple → + e-
+»
Radioactivité β + : Le rayonnement «Bêta est constitué d'un positron (particule de
même masse que l'électron mais chargée positivement). Certains atomes dont les noyaux sont
trop chargés en protons émettent un rayonnement bêta plus. Un des protons au sein du noyau
se désintègre en un neutron plus un positron, ce dernier étant éjecté. Ainsi l'atome s'est
transformé en un autre élément chimique.
→
Notons que pour les deux types de désintégration bêta, le noyau garde le même nombre de
nucléons (donc la même masse atomique) : de telles désintégrations sont dites isobariques.
58
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Exemple : →
Cette transformation peut aboutir à la formation d’un atome instable, le retour de cet
atome à l’état stable, par le remplacement de l’électron capturé par un électron des couches
externes, s’accompagne de la libération d’une énergie sous forme d’ondes
électromagnétiques : c’est l’émission «Gamma» ou photon γ.
Fission spontanée : le noyau de certains isotopes des éléments ont des nombres
atomiques lourdes se désintègre spontanément en deux noyaux de masses voisines avec
émission de neutrons.
Exemple : 235U
59
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
235
U → 207Pb + 7α + 4β- (λ235 = 0,98485. 10-9 ans-1, T1/2 = 704 Ma)
Où λ238 et λ235 sont les constantes de désintégrations respectives de l’238U et 235U et T1/2 les
périodes de demi-vie de chaque élément radioactif.
60
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
61
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Lorsque les âges sont discordants, c'est à dire qu'ils ne se positionnent pas sur la
Concordia, ils peuvent former un nuage de points ou s’aligner selon une droite qui intercepte
la Concordia en deux points. Ces deux points sont appelés «Intercept supérieur» et «intercept
inférieur». Les âges discordants sont interprétés comme l’expression d’un déséquilibre du
système isotopique du minéral analysé. Ce déséquilibre peut être dû soit à une perte de
produits radiogéniques (par altération et par dilution), soit à la formation de nouvelles zones
de croissance. Si le grain présente deux phases de cristallisation, alors la droite formée par les
âges discordants représente une droite de mélange dont les «intercepts», supérieur et inférieur,
donnent respectivement l’âge des deux phases. Si le grain est formé de plus de deux zones,
alors les «intercepts» n’ont pas de réalité géologique. D’où l’importance extrême du choix des
zircons à analyser, et de la possibilité d’analyses in-situ.
Le diagramme de Tera-Wasserburg (Fig. III-2), permet d’illustrer les rapports isotopiques
mesurés, non corrigés. Par conséquent il est possible de mettre en évidence la présence de
plomb commun, et / ou de pertes récentes de plomb radiogénique. Le plomb commun tend à
déplacer les résultats sur une ligne presque verticale, tandis que les pertes de plomb
radiogénique induisent un décalage horizontal. En outre, ce diagramme est bien adapté pour
62
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
238
les âges phanérozoïques, puisque le rapport U/206Pb varie beaucoup dans cette gamme
d’âge.
Les minéraux utilisés pour les datations U/Pb, sont le zircon (ZrSiO4), l’apatite
(CaPO4), la baddeleyite (ZrO2), la monazite (CePO4), la titanite (CaTiSiO3), le rutile (TiO2),
la perovskite (CaTiO3), l’allanite (CaFeAl2Si3O12), le xenotime (YPO4). Ces minéraux sont
favorables car ils ne renferment que peu ou pas de très gros cations pouvant être substitués par
Pb2+ et sont riches en terres rares auxquelles se substitue facilement l’Uranium. Le minéral le
plus utilisé pour la méthode U/Pb est le zircon.
Le zircon est ubiquiste dans toutes les roches magmatiques y compris dans les roches
basiques. Il s'agit d'un nésosilicate ZrSiO4 composé de 67,1 % de ZrO2 et de 32,9 % de SiO2.
L’U, le Th et des terre rares sont présents en éléments traces. Le zircon appartient au système
quadratique et forme soit des prismes soit des aiguilles automorphes. Le zircon et le hafnon
(HfSiO4) constituent les deux pôles d’une solution solide. Les atomes d’U et de Zr ont des
diamètres (1,05 Å ; 0,87Å respectivement) et des charges similaires, ce qui favorise leur
substitution mutuelle. Dans un liquide silicaté, le zircon cristallise précocement et de ce fait,
63
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
on le retrouve souvent en inclusion dans d’autres minéraux (quartz, feldspath, biotite...). C’est
un minéral qui résiste particulièrement bien à l’érosion physique et chimique, ce qui lui
confère une pérennité exceptionnelle (Wayne et Sinha, 1988; Sinha et al., 1992 ; Leroux et al.,
1999). Pupin (1980, 1992) démontre une dépendance entre la morphologie du grain de zircon
et le chimisme et la température du magma au sein duquel le grain se forme. Watson, 1980 ;
Watson & Harrison, 1983 ; Vavra, 1990 ; 1994 ; Benisek & Finger, 1993 confirment la
dépendance de la cristallographie envers le chimisme du magma, et notamment envers la
saturation en Zr et à la présence éventuelle d'eau. Le zircon est utilisé comme indicateur des
conditions physico chimiques lors de cristallisation du magma (Caironi et al., 2000 ; Hoskin.,
2000).
La résistance des grains de zircon aux différentes perturbations physico-chimiques en
fait des objets complexes. En effet, chaque nouvel événement va imprimer sa marque dans le
grain soit sous la forme de zones de croissance soit sous la forme de zones d'altération. La
formation d’une nouvelle zone de croissance dans des conditions physico-chimiques
différentes du milieu initial (milieu où cristallisent les zones de croissance antérieures),
perturbe les zones antérieures (Lee et al., 1997 ; Watson et al., 1995 ; 1997 ; Cherniak et al.,
1997). Ces perturbations, ou même altérations dans le cas de solutions hydrothermales, sont
accentuées quand le grain est fracturé (Hartman et al., 1997 ; Levchenko et al., 1996). Dans le
cas de l'altération hydrothermale, la perte d'uranium est accompagnée par l'apparition de
Baddeleyite (Levchenko et al., 1996). Pour s’affranchir de la complexité des structures
internes des zircons, il faut pouvoir analyser uniquement les cristaux de structure et de
morphologies homogènes. Pour cela, les observations au MEB et/ou par cathodoluminescence
sont incontournables (Hanchar et Miller, 1993). La microscopie électronique fournit une aide
importante dans la sélection des grains, car elle permet de déterminer avec certitude les grains
ou les zones de grains dont la structure interne est simple et/ou homogène, donc témoin d'un
événement géologique unique.
64
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
%) (Horn et al., 2000) et plus récemment pour la mesure des rapports Pb/U (avec une
précision ≤ 5 %) (Bruguier et al., 2001).
Le faisceau photonique généré par les atomes excités est dirigé puis focalisé sur la
surface de l’échantillon par l’intermédiaire d’un jeu de lentilles (Fig. III-3). L’interaction
entre les photons et l’échantillon permet de vaporiser les atomes ou les molécules qui le
composent. L’ablation de l’échantillon se produit dans une cellule étanche, sous pression
d’argon ou d’hélium, munie d’un hublot transparent à la longueur d’onde du laser. Le contrôle
de l’ablation s’effectue en temps réel sur un moniteur à l’aide d’une caméra associée à un
microscope optique. L’aérosol est ensuite transféré depuis la cellule vers l’ICP-MS via un gaz
de transport (Argon). Les particules contenues dans l’aérosol sont alors ionisées par le plasma
de L’ICP. Ces ions sont extraits du plasma par un système de vide différentiel, focalisés, puis
séparés dans l’analyseur en fonction de leur rapport masse/charge (m/e). Enfin le détecteur
convertit le faisceau ionique en un nombre qui sera traité par informatique pour fournir un
résultat en coups par seconde (cps).
65
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Figure III- 3: Dispositif d’ablation laser couplé à un ICP-MS d’après Dhuime (2003).
Le faisceau laser est dirigé sur l’échantillon, ce dernier est ablaté dans une cellule étanche
sous pression. Une caméra permet de suivre le processus d’ablation en temps réel. L’aérosol
résultant de l’ablation est transféré via un gaz de transport en direction du plasma de l’ICP-
MS dans lequel les constituants sont ionisés. Depuis le plasma les ions sont extraits, et
séparés par l’analyseur en fonction de leur rapport charge/masse.
66
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
fraction allant de 200 à 400µm, peut être éventuellement utilisée aussi en cas de recherche de
zircons de plus grande taille par exemple.
La séparation s’effectue à l’aide de liqueurs denses, le zircon étant un minéral
beaucoup plus dense que la quasi-totalité des autres silicates (densité : 3,9 à 4,8).
Contrairement aux autres oxydes et hydroxydes de fer dont la densité est également élevée, le
zircon n’est pas magnétique. Les liqueurs denses utilisées sont le bromoforme, de densité 2,89
à 20°C, et l’iodure de méthyle de densité environ 3,4.
La séparation au bromoforme se fait de la même façon que la séparation à l’iodure de
méthyle. Cependant, entre la première séparation au bromoforme et celle qui se fait au iodure
de méthyle, on procède à une séparation magnétique, ce qui permet de se débarrasser d’une
quantité de matériel inutile pour la recherche du zircon. C’est pourquoi, la séparation à
l’iodure de méthyle se fera avec des instruments de plus petite dimension. Les solvants
utilisés sont l’alcool pour le bromoforme et l’éther pour l’iodure de méthyle. Le matériel de
séparation est constitué d’ampoules à décanter (dont la taille dépend de la quantité de produit
à trier), d’entonnoirs et de fioles. L’entonnoir tapissé d’un filtre est placé au dessus d’une
fiole, la pointe de l’entonnoir plongeant dans la fiole de la partie évasée de l’entonnoir étant
placée sous le robinet de l’ampoule à décanter. L’ampoule à décanter est elle-même fixée à un
trépied métallique ou en bois. Tout ce montage est placé sous hotte.
Une quantité suffisante de liqueur dense (à peu près la moitié de l’ampoule) est versée
dans l’ampoule à décanter dont le robinet est préalablement fermé. Le volume restant permet
ainsi de verser de la poudre de roche sur la liqueur dense. On remue le contenu de l’ampoule à
décanter à l’aide d’une tige (plastique ou métallique) et on attend que la décantation s’opère.
De temps en temps, on ouvre le robinet pour que la matière décantée se déverse sur le
filtre de l’entonnoir. On peut alors rajouter une quantité équivalente de poudre de roche. Une
fois l’ensemble entonnoir-filtre rempli, on le remplace par un autre. Lorsque le ballon est
rempli (généralement de silicates légers), on le vide dans un ensemble entonnoir-filtre préparé
spécialement pour cela. Ce dernier ensemble entonnoir-filtre, contrairement aux précédents ne
contient pas de zircon.
La liqueur qui est passée à travers les filtres et qui se retrouve dans les fioles est
immédiatement récupérée pour être réutilisée. Les contenus des filtres, qu’ils contiennent ou
non du zircon, sont abondamment arrosés de solvant (alcool ou éther) pour les débarrasser des
particules de liqueur piégée dans le matériau. Dans le cas de bromoforme (bromoforme plus
67
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
68
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
alcool), le liquide de lavage est versé dans une grande fiole contenant de l’eau. Le
bromoforme, lourd et insoluble dans l’eau, passe ainsi sous l’eau alors que l’alcool est dissout.
Dans le cas de l’iodure de méthyle, le liquide de lavage (iodure de méthyle + éther) est
conservé sous hotte jusqu’à évaporation de l’éther.
Un tri manuel sous la loupe binoculaire est effectué sur la fraction non magnétique.
Les zircons sont séparés selon des critères physiques et optiques (morphologie, état de
surface, héritages et/ou de zonations, limpidité, couleur, structure, inclusions, fractures, etc.).
A l’issue de ce dernier tri les grains destinés à être datés.
Les grains des zircons d’âges inconnus ainsi que le standard zircon G91500
(Wiedenbeck et al., 1995) sont monté au sein d’un plot rempli de résine de type Epoxy puis
polis afin d’exposer les structures internes.
Les analyses par «ablation laser» ont été réalisé à l’aide d’un laser à excimères
CompEx 102 de Lambda Physik opérant dans l’ultra-violet profond à 193 nm qui est relié à
un élément XR ICP-MS de ThermoFinnigan au laboratoire ICP-MS de Géosciences
UMR5243-CNRS- Montpellier (France). Les détails de la procédure analytique sont décrits
par Neves et al. (2006) et Dhuime et al. (2007), et ne sont que brièvement résumés ci-dessous.
Les données ont été acquises en mode «Peak Jumping» avec le laser qui fonctionne à
une densité d’énergie de 15 J cm-2 et une fréquence de 3 Hz. La taille du spot laser est 26 µm.
Les rapports isotopiques ont été contrôlés à l’aide du standard de zircon G91500. Les
rapports Pb/Pb des zircons inconnus ont été corrigé en utilisant la loi de puissance dont les
paramètres ont été déterminés par des analyses répétitives du matériel de référence mesuré
pendant toute la séance d’analyse. Ce facteur de biais en masse a été utilisé pour corriger les
207
rapports Pb/206Pb mesurés sur les zircons inconnus et son erreur associé a été ajouté la
207
quadrature aux rapports Pb/206Pb sur chaque inconnu suivant la procédure décrite dans
Horstwood et al. (2003).
Le fractionnement inter-élémentaire pour l’U et Pb est plus sensible aux conditions
analytiques et les rapports Pb/U de chaque lot de cinq inconnus ont été standardisés contre le
facteur de biais calculé en utilisant quatre standards du groupe du cinq inconnus.
Le rapport moyen de Pb/U des quatre standards mesurés a été utilisé pour calculer le
fractionnement inter-élémentaire et son erreur a été ensuite ajouter en quadrature à l’erreur
individuelle mesurée sur chaque rapport 206Pb/238U inconnu.
69
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
La reproductibilité du standard Pb/U est de 0,9 % (RSD ; n = 24) pour toutes les
séances d’analyse LA-ICP-MS nécessaires pour analyser les échantillons et le biais de masse
est 0,21 %. La correction du plomb commun précise est difficile à réaliser principalement à
cause de l’interférence isobarique du 204Hg sur 204Pb. La contribution du 204Hg sur 204Pb a été
202
estimée en mesurant le Hg et en supposant que la composition isotopique naturelle du
204 202
rapport Hg/ Hg est 0,2298. Cela permet de contrôler la teneur du Pb commun de grain
analysé mais les corrections se traduisent souvent par des âges faux. Les analyses présentant
204
une proportion détectable de Pb sont rejetées. Le tableau (Annexe : III-1) ne présente que
204
les analyses pour lesquelles aucun Pb n’a été détecté. Les proportions données
correspondent aux rapports mesurés et corrigés à partir du fond et de discrimination en masse
(+ fractionnement élémentaire pour le rapport (206Pb/208U)).
Tous les âges ont été calculés en utilisant les constantes de désintégration de l’U et Th
recommandées par Steiger et Jaeger (1977).
Le calcul des âges à partir des rapports obtenus a été effectué à l’aide du logiciel
Isoplot/Ex, (Ludwig ; 2000).
Les cristaux de zircon des deux échantillons datés montrent une morphologie
automorphe à subautomorphe avec une couleur jaune clair à translucide.
Seize analyses ont été réalisées sur douze grains de zircons pour l’échantillon (DZB).
Tous les points analytiques sont concordants à environ 560 Ma (Fig. III-5) et fournissent un
âge concordant de 558 ±2Ma avec (MSWD = 6,7) Toummite et al. (2012).
L’échantillon (MS7) est plus complexe (Fig. III-6), car il inclut un groupe de dix
analyses produisant un âge de 558 ± 3Ma, Toummite et al. (2012), des cœurs hérités ont été
montré par des fractions des zircons magmatiques (Analyses #6-1 ; #6-2) donnent des âges de
l’ordre de 588 ±6Ma, Toummite et al. (2012) qui reflète une assimilation de matériel crustal
dans la région source du magma en profondeur.
Les analyses des deux échantillons donnent un âge identique de 558 Ma interprété
comme l’âge de mise en place et de cristallisation du granodiorite d’Askaoun.
70
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Figure III- 5: Diagramme Concordia pour l’échantillon (DZB) (granodiorite d’Askaoun) daté
par la méthode U/Pb sur zircon par LA-ICP-MS., Toummite et al. (2012)
Figure III- 6: Diagramme Concordia pour l’échantillon (MS7) (granodiorite d’Askaoun) daté
par la méthode U/Pb sur zircon par LA-ICP-MS., Toummite et al. (2012).
71
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Dans l’échantillon «PH10» du granite d’Imourkhssen qui a été l’objet de cette datation,
les grains de zircon sont automorphes à subautomorphes et translucide. Onze analyses ont été
faites sur neuf grains de zircons. Les grains analysés ne montrent aucune variation d’âge, et ils
sont tous étroitement concordant à un âge de 561 ±3Ma avec un MSWD (=0,67), Toummite et
al. (2012). (Fig. III-7).
La morphologie des grains des zircons suggère une origine ignée. A partir des résultats
analytiques il n’existe aucune preuve montrant que les populations des zircons contiennent
des grains plus vieux hérités dans cet échantillon. Par conséquent, l’âge 561 Ma est interprété
comme l’âge de cristallisation des zircons et de la mise en place de granite. En considération
de l’erreur, cet âge est identique à l’âge de la Granodiorite d’Askaoun.
Figure III- 7 : Diagramme Concordia l’échantillon (PH10) granite d’Imourkhssen daté par la
méthode U/Pb sur zircon par LA-ICP-MS. Toummite et al. (2012).
72
CHAPITRE III : Géochronologie : Méthode de datation U/Pb sur zircon
Les deux âges 558 ±3Ma et 558 ±2Ma obtenus dans le granodiorite d’Askaoun sont
plus jeunes que l’âge de 575 ± 8Ma obtenu par Thomas et al. (2002). Si on considère la
propagation des spots individuels le long de la Concordia obtenu par Thomas et al. (2002) et
l’existence des zircons hérités à 588 ±6Ma dans l’échantillon (MS7) Toummite et al. (2012),
donc il est probable que l’âge le plus vieux de Thomas et al. (2002) a été influencé par une
composante de Pb héritée. Nous considérons que l’âge de mise en place de granodiorite
d’Askaoun est 558 ± 2Ma.
L’âge de 561 ±3Ma obtenu sur le granite d’Imourkhssen, Toummite et al. (2012), est
identique en considérant l’erreur avec l’âge de 562 ±5Ma obtenu par Thomas et al. (2002)
pour le même granite. Cet âge implique que les deux massifs d’Askaoun et Imourkhssen ont
été intrudés dans une période de temps courte dans quelques millions d’années.
Ces âges de 560 Ma sont similaires à l’âge obtenu sur le quartz porphyrique syn-
Ouarzazate de Tazoult (559 ±6Ma ; Thomas et al. (2002)), à l’âge des rhyolites du groupe
d’Ouarzazate sur le membre d’Aguins près de socle de Zenaga (577 ±6Ma ; Thomas et al.
2002 ), au formation de Tifkhist à l’Est de promontoire de Ouzellarh-Sirwa (571 ±8Ma ;
Thomas et al ; 2002), à Bou-Madine et la dôme d’Ougnat dans l’est du Saghro (552 ±5Ma ;
Gasquet et al. 2005) et au dôme de Tachkach au saghro (543 ±9Ma ; Gasquet et al. 2005).
Les âges obtenus à 560 Ma, Toummite et al. (2012), sont contemporains à la période
d’activité magmatique intense d’Ouarzazate et suggèrent que les plutons étudiées sont des
manifestations subvolcaniques du groupe d’Ouarzazate. Les zircons hérités légèrement plus
vieux peuvent être rapproché au groupe de Bou-Salda, le groupe le plus ancien du
Supergroupe d’Ouarzazate.
73
CHAPITRE IV
I. Introduction
Ce chapitre est consacré à l’étude géochimique des roches étudiées incluant les
éléments majeurs, les éléments traces et les terres rares. Nous essayerons de comprendre la
distribution des éléments chimiques entre les différents faciès et d’en déduire les facteurs et
les processus qui contrôlent cette distribution. Cette étude permettra de préciser les liens
génétiques éventuels qui existent entre les faciès, de ressortir la nature de la (ou les) souche
(s) magmatique (s) et de reconstituer l’environnement géodynamique de mise en place.
Dans cette optique, 22 échantillons ont été analysés : 14 échantillons de granitoïdes, 6
enclaves magmatiques microgrenues et deux filons basiques.
Les analyses chimiques ont été effectuées au Musée Royal de l’Afrique Centrale,
Tervuren ; Belgique. Les résultats analytiques sont compilés en annexe de ce mémoire
(Annexe IV-1).
74
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Les teneurs en TiO2 et P2O5 varient respectivement de 0,6 à 0,78 % et 0,1 à 0,15 %.
Ces teneurs reflètent les faible taux des minéraux ferromagnésiens et le plagioclase dans ce
faciès.
Ces roches présentent des teneurs plus faibles que les diorites quartziques en Sr, Zr et
plus fortes en Rb, Nb, Ba. L’échantillon (AZ5) est plus pauvre en Rb et le Ba, (Rb = 5,17% ;
Ba = 30,14%) que les autres faciès granodioritiques.
Le granite d’Imourkhsane est plus différencié que les faciès du massif d’Askaoun et le
granite à grains fins du type Ougougane, il se distingue par des teneurs plus fortes en SiO2 (74
à 77 %) et plus faibles en Al2O3 (12,7 à 12,8 %), CaO (0,12 à 0.34 %), MgO (0,27 à 0,45 %),
Fe2O3t (0,76 à 1,89 %) et TiO2 (0,15 à 0,19 %). Il montre également des teneurs plus fortes en
Nb (12,72 à 12,81 ppm), Zr (130,02 à 162,15 ppm) et en Ta (1,13 à 1,23 ppm). Des teneurs
plus faibles en Rb (80,76 à 114,50 ppm), en Ba (364,30 à 605,21ppm), et en Sr (36,85 à 82,14
ppm) sont en relation avec des taux plus faibles en plagioclase et en feldspaths alcalins par
rapport à ces faciès. Leur caractère plus différencié est également marqué par des teneurs plus
faible en éléments de transition V (4,50 à 6,11ppm).
Parmi ces roches échantillonnées uniquement dans le massif d’Askaoun, six enclaves
ont été analysées.
Les teneurs en silice des enclaves varient de 54 à 66 %. Elles présentent des teneures
élevées en Fe2O3t et MgO (5,4 à 9,4 % et 1,77 à 3,4 %) traduisant le caractère globalement
basique de ces roches. L’échantillon (TA7) se distingue par sa teneur élevée en MgO (8,98
%) Les teneurs en K2O sont variables (2,5 à 6,63 %). Les enclaves magmatiques
75
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
microgrenues montrent des teneurs élevées en Al2O3 (14,10 à 16,6 %), en CaO et en Na2O
reflètent l’abondance de plagioclase et de la hornblende dans ces enclaves.
Elles sont très riches en éléments de transition V, et les éléments incompatibles Sr, Y,
Nb et le Ba, (Annexe IV-1).
Les deux filons analysés dans le cadre de cette étude montrent un caractère basique
avec de faibles teneurs en silice 48 à 49 % et des teneurs élevées en Fe2O3t et MgO qui varient
respectivement de 10 à 11,4 % et de 9 à 10,7 %. Les fortes teneurs en pertes au feu et qui
peuvent atteindre 4,8 %, traduisent l’abondance des ferromagnésiens hydroxylés et le fort
degré d’altération (PF= 4,8 %) de ces filons. Les roches filoniennes sont riches en V (186,13 à
204,32 ppm), en Sr (265,25 à 498,26 ppm) et en Zr (12,09 à 186,19 ppm). L’échantillon
(AB3) montre des taux élevés en Ba (1009,38ppm) et Ce (145,53ppm) par rapport à
l’échantillon (AZ2) avec : Ba (185,42 ppm) et Ce (35,61ppm).
Dans le but de suivre les variations des éléments chimiques dans les différentes unités
pétrographiques définies, nous avons utilisé les diagrammes de type Harker, les diagrammes
les plus simples et les plus fréquemment utilisés pour mettre en évidence les relations
génétiques entre des roches issues d’un même magma initial. La variation des teneurs en
oxydes et de quelques éléments traces sont ainsi reportés en fonction de la silice comme
élément de différenciation (Fig. IV-1).
76
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
K2O est corrélé positivement avec SiO2 pour les granitoïdes (Fig. IV-1) exprimant
l’enrichissement des faciès en ce dernier au cours de la différenciation conformément aux
observations pétrographiques. Par contre dans les MME, la distribution de K2O est aléatoire,
cela peut être lié à une certaine mobilité alcaline. La somme (Na2O + K2O) étant relativement
constant (7,4 – 8 %, à l’exception de l’échantillon (TA7), 54 % en SiO2, 4,7 % en K2O).
Na2O ne montre aucune corrélation avec la silice (Fig. IV-1) en raison d’une
perturbation probable des teneurs en cet élément par les processus secondaires.
Les teneurs en alcalins sont élevées dans l’ensemble des roches étudiées (granitoïdes
et enclaves associées) (Na2O + K2O >5% contrairement aux filons basiques dont la somme
Na2O + K2O ne dépasse pas 3,7 %. Globalement la somme des alcalins montrent une
corrélation positive avec la silice.
77
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
19 9
Al2O3 Filon basique CaO
MME 8
18
Diorite qz d'Askaoun 7
17 Granodiorite d'Askaoun
Granite d'Ougougane 6
16 Granite d'Imourkhssen 5
15
4
3
14
2
13
1
12 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
SiO2 SiO2
12 12
Fe2O3 MgO
10 10
8 8
6 6
4 4
2 2
0 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
SiO2 SiO2
1.5 0.8
TiO2 P2O5
0.7
0.6
1
0.5
0.4
0.3
0.5
0.2
0.1
0 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
SiO2 SiO2
Figure IV- 1: Diagrammes de variation des éléments majeurs (en %pds) en fonction de SiO2
(%pds)
78
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
0.3 5
MnO K2O
4.5
4
3.5
0.2
3
2.5
2
0.1
1.5
1
0.5
Az5
0 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
SiO2 SiO2
7 9
Na2O Na2O + K2O
6
8
5
7
4
6
3
5
2
1 4
0 3
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
SiO2 SiO2
Figure IV-1: Diagrammes de variation des éléments majeurs (en %pds) en fonction de SiO2
(%pds) (Suite).°
79
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Les projections des principaux éléments traces en fonction de la silice sur les
diagrammes Harker permettent de relever un certain nombre de points essentiels :
- Les éléments incompatibles Zr, Y, et Hf montrent une corrélation négative avec
l’augmentation de la silice (Fig. IV-2). Cette diminution traduit la cristallisation des
minéraux accessoires tels que le zircon. Deux échantillons d’enclaves (Ta6-a, Ta6-b)
se montrent particulièrement riches en ces éléments à l’image de l’Yttriumm dont les
teneurs sont respectivement de 52,35 ppm et 47,90 ppm.
- Le Strontium et l’Europium définissent une évolution suivant une corrélation négative
avec SiO2 (Fig. IV-2). Ceci serait la richesse en plagioclase dans les termes les moins
différenciés par rapport aux plus différenciés. Quant au Vanadium (élément de transition)
évolue négativement avec la silice.
- Les rapports Rb/Ba et Rb/Sr des roches étudiées augmentent relativement avec la
silice (Fig. IV-3). L’augmentation des ces deux rapports avec la silice suggèrent que
les liens entre ces roches sont régis par des processus de la cristallisation fractionnée.
- Le Nb et le Th illustrent une tendance positive avec l’augmentation en silice (Fig.IV-
3) avec des teneurs élevées dans les termes les plus différenciés par rapport aux moins
différenciés.
80
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
450 600
Zr (ppm) Sr (ppm)
400 500
350
400
300
300
250
200
200
150 100
100 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
% SiO2 % SiO2
5
Eu (ppm) 14 Hf (ppm)
4 12
10
3
8
2 6
4
1
2
0 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
% SiO2 % SiO2
60
Y (ppm) 200 V(ppm) Filon basique
Ta6-a
180 MME
50 Diorite qz d'Askaoun
Ta6-b 160 Granodiorite d'Askaoun
40 140 Granite d'Ougougane
Granite d'Imourkhssen
120
30 100
80
20
60
10 40
20
0 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
% SiO2 % SiO2
Figure IV- 2 : Diagrammes de variation des éléments traces (en ppm) en fonction de SiO2
(%pds).
81
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
25 30
Nb (ppm) Ta6-a Th (ppm)
25
20
Ta6-b
20
15
15
10
10
5
5
0 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
% SiO2 % SiO2
0,5 2,5
Rb/Ba Rb/Sr
0,4 2
0,3 1,5
0,2 1
0,1 0,5
Az5
0 0
45 50 55 60 65 70 75 80 45 50 55 60 65 70 75 80
% SiO2 % SiO2
Figure IV- 3: Diagrammes de variation des éléments traces (en ppm) en fonction de SiO2
(%pds). (même symbole que les figures au dessus).
82
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
La projection des analyses des différentes faciès dans le diagramme A/NK en fonction
de A/CNK (Fig. IV-4) montre que :
Les diorites quartziques et les granodiorites à amphibole et biotite d’Askaoun ont une
affinité méta-alumineuse à faiblement hyper-alumineuse avec un ASI qui varie
respectivement entre (0,99 à 1,10) et (0,87 à 1,29).
Les granites d’Imourkhssen (avec ASI : 1,07 à 1,10) et d’Ougougane (ASI = 1,01 à
1,06) occupent le champ des granitoïdes hyper-alumineux,
Les enclaves et les filons basiques de Zaghar se repartissent sur les deux domaines
méta-alumineux et hyperalumineux avec un ASI qui varie respectivement entre 0,81 à 1,17 et
entre 0,77 à 1,25.
83
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
3.5
Filon basique
Hyperalumineux
Metalumineux
3 MME
Diorite qz d'Askaoun
2.5
Granodiorite d'Askaoun
Granite d'Ougougane
2
Granite d'Imourkhssen
A/NK
1.5
1
Peralcalin
0.5
0
0.5 1 A/CNK 1.5 2
Figure IV- 4: La composition chimique des granitoïdes et ses roches associées dans le
diagramme A/NK {Al/(Na+K)} versus A/CNK {Al/(2*Ca+Na+K)} de Maniar & Piccoli
(1989).
1
FeOt/(FeOt+MgO)
0.9 Ferrifères
0.8
0.7
0.6 Magnesiens
0.5
0.4
40 45 50 55 60 65 70 75 80
SiO2
Figure IV- 5: Les granitoïdes et ses roches associées dans le diagramme de classification
chimique des granitoïdes de Frost et al. (2001).
84
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Les faciès granitiques que ce soit d’Imourkhssen ou d’Ougougane sont à cheval entre
les deux domaines des granites alcali-calcique et calco-alcalins.
Les enclaves magmatiques microgrenues et les filons basiques de Zaghar occupent le
champ des séries alcali-calciques.
Ces caractères, magnésiens et alcali-calciques à calco-alcalins rapprochent les
granitoïdes néoprotérozoïques du la vallée de Tifnoute et les roches associées aux granitoïdes
calédoniens post-collisionnels plus que des granites d’arc également magnésiens mais plus
calicique (calcique à calco-alcalins).
A l’échelle de l’Anti-Atlas occidental, d’autres granitoïdes de même âges présentent
un caractère magnésien et une affinité alcali-calcique à calco-alcaline, ils sont représentés
dans la boutonnière d’Ifni (Mortaji et al, 2007), dans le Bas Drâa par les diorites quartziques
de L’Guelta Lkehla (Ikenne, 1997), et dans le Kerdous (Nachit, 1994 ; Barbey et al., 2001).
85
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
12
MALI (%K2O+%Na2O-%CaO)
10
2 A
0
A-C
-2
C-A
-4
-6 C
%SiO2
-8
45 50 55 60 65 70 75 80
Figure IV- 6: Diagramme (MALI) (Frost 2001 & Frost, 2008)
A : Granitoïdes alcalins; C-A : Granitoïdes calco-alcalin; A-C ; Granitoïdes alcali-calciques;
C : Granitoïdes calciques
5
%K2O
4
Shoshonitic
High-K calc-alkaline
Medium-K calc-alkaline
1
Az5
Low-K calc-alkaline %SiO2
0
45 50 55 60 65 70 75 80
Figure IV- 7: Diagramme SiO2 vs K2O. Les limites entre les séries calco-alcalines sont de
Peccerillo & Taylor, (1976).
86
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Sur la base des données géochimique des granitoïdes panafricains du Hoggar, Liégeois
et al., (1998) proposent un diagramme binaire qui utilise certains éléments traces et terres
rares normalisés à la série de référence Yenchichi-Tilabet (NYTS). Dans cette représentation,
les axes suggérés sont appelés SNX et SNY (Sliding normalised X et Y) et correspondent aux
valeurs moyennes normalisées à la série de référence (NYTS) avec SNX = moyenne (Zr, Ce,
Sm, Y, Yb)NYTS et SNY = moyenne (Rb, Th, U, Ta) NYTS. Dans ce diagramme les suites calco-
alcalines hautement potassiques (HKCA), TTG (faiblement potassiques) et alcaline occupent
des différentes domaines suivant les valeurs des paramètres SNX et SNY.
Le report des valeurs SNX et SNY des roches étudiées dans ce diagramme (Fig. IV-8)
confirme leur caractère calco-alcalin hautement potassique y compris les deux échantillons
(IM4) et (Az5), ce dernier a cependant une faible moyenne [Rb-Th-U-Ta]NYTS, qui est du a
une très faible teneur en Rb, (5 ppm) associée à de faibles teneurs en K et en Ba qui est une
conséquence de l’albitisation (Annexe IV-1, Fig. IV-10). La forte moyenne de [Rb-Th-U-
Ta]NYTS de l’échantillon des enclaves (IM2) est du à la teneur élevée en U (8,42 ppm). Cette
concentration élevée en U peut être du à une forte mobilité de cet élément dans des conditions
de subsurface. La position particulière des deux échantillons (Ta6a) et (Ta6b) est du à la
faible valeur en Rb et à la forte valeur en Y et en Yb.
87
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Figure IV- 8: Projection des roches étudiées dans le diagramme SNX–SNY de Liégeois et al.,
1998.
88
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Les spectres de granite d’Ougougane (Fig. IV-9) sont comparables à ceux des
granodiorites d’Askaoun avec des teneurs globales en REE semblables (ΣREE : 115-133
ppm). Ils s’en distinguent par un enrichissement en LREE (LaN : 85 - 107) et de faibles
teneurs et sensiblement constante en HREE (DyN/LuN : 0,93 – 1,08), ce qui se traduit par
des spectres un peu plus fractionnés (LaN/LuN : 12,6 – 14,6) et une anomalie négative
modérée en Europium (Eu*/Eu : 0,57 à 0,66).
Les spectres des terres rares de granite d’Imourkhssen (Fig. IV-9) montrent des
similitudes avec ceux des granites d’Ougougane mais avec des teneurs globales des terres
rares plus élevées, (ΣREE : 150 – 154). Ils sont plus enrichis en LREE (LaN : 105 – 117) et
moins fractionnés avec (LaN/LuN : 7,9 à 8,8) du à une légère concavité des HREE
(DyN/LuN : 0,83 – 0,85). Les anomalies négatives en europium y sont plus marquées avec
des valeurs comprises entre 0,37 et 0,49.
Les enclaves magmatiques microgrenues ont des teneurs plus élevées en terres rares
(89 à 208 ppm). Elles sont modérément mais variablement enrichies en terres rares légères
(LaN : 42 à 104). Leurs spectres sont moyennement fractionnés (LaN/LuN : 4,5 à 7,4) et
relativement plats dans la partie «HREE» (DyN/YbN: 1,12 à 1,12) (Fig. IV-9).
L’échantillon (TA7) qui est le plus basique (SiO2 = 54 %) et le plus pauvre en terres
rares (ΣREE : 89 ppm). Les spectres des deux échantillons TA6a et TA6b montrent le
même enrichissement en terres rares lourdes mais avec un appauvrissement en terres rares
légères pour l’échantillon (TA6b). L’anomalie négative en europium devient de plus en
plus importante et passe de 0,81 à 0,42.
La somme des teneurs en terres rares des filons basiques de Zaghar est relativement
élevée (94 à 353 ppm). Les spectres ont un fractionnement variable (LaN/LuN = 4,9 à 17,5)
(Fig. IV-9). L’anomalie en europium est faible ou presque absente avec (Eu/Eu* = 1 et
0,87). A teneurs sensiblement égales en HREE (Lu : 0,34 - 0,36 ppm), l’échantillon (AB3)
est nettement plus enrichi en terres rares légères par rapport à l’échantillon (AZ2).
89
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
1000 1000
Granodiorite d'Askaoun As8 Diorite quartzique d'Askaoun
Az1
Ab1
IM3
Ab2
PTN
IM4
100 Az5 100
TA1
TA2
10 10
1 1
La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Dy Ho Er Yb Lu La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Dy Ho Er Yb Lu
1000 1000
Granite d'Ougougane Granite d'Imourkhssen AM3
AM4
LT1
TA4
100 100
10 10
1 1
La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Dy Ho Er Yb Lu La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Dy Ho Er Yb Lu
1000 1000
TA 7
MME Filon basique de Zaghar AB3
Ab 1 Encl
Az2
Ab6
IM2 Encl
TA-6b
TA 6a
100 100
10 10
1 1
La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Dy Ho Er Yb Lu La Ce Pr Nd Sm Eu Gd Dy Ho Er Yb Lu
Figure IV- 9: Spectres des terres rares normalisés par rapport aux chondrites (Evensen et al.,
1978) pour les granitoïdes et roches associées de la vallée de Tifnoute.
90
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
91
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
100 100
Granodiorite d'Askaoun As8
Diorite quartzique d'Askaoun TA1
Az1
Ab1
TA2
IM3
10 10 Ab2
PTN
IM4
Az5
1 1
0 0
K2O Rb Ba Th Ta Nb Ce Hf Zr Sm Y Yb K2O Rb Ba Th Ta Nb Ce Hf Zr Sm Y Yb
100 100
1 1
0 0
K2O Rb Ba Th Ta Nb Ce Hf Zr Sm Y Yb K2O Rb Ba Th Ta Nb Ce Hf Zr Sm Y Yb
100
Enclaves microgrenues basiques TA 7
Ab 1 Encl
Ab6
10 IM2
TA 6a
TA-6b
0
K2O Rb Ba Th Ta Nb Ce Hf Zr Sm Y Yb
Figure IV- 10: Diagrammes multi-élémentaires : normalisation / ORG (Pearce et al., 1984) de
compositions des roches étudiées de la vallée de Tifnoute et comparaison avec des granites de
références (in Mortaji, 2007).
92
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Vu le caractère basique des filons de Zaghar, nous essayons de les normaliser par
rapport aux MORB (Basalte de Rides Médio-Océanique). Ils s’illustrent par des
spidergrammes subparallèles malgré leur différence importante en abondance absolue avec un
fort enrichissement de Sr à Ba et Th, une anomalie négative majeure en Nb et Ta et une légère
diminution de Ce à Yb. L’anomalie positive de Sm de l’échantillon (AB3) est reliée à
l’enrichissement en LREE dans cet échantillon (Fig. IV-11).
Figure IV- 11: Normalisation des éléments traces et terres rares par rapport aux MORB
(Pearce, 1980, Pearce et al. 1984) des filons basiques de Zaghar.
Nous remarquons que dans les spectres normalisés aux ORG l’anomalie Nb-Ta est
présente dans tous les échantillons étudiés, mais avec une importance variable. Elle est plus
faible dans le granite d’Imourkhssen, c’est une conséquence de son caractère felsique, et dans
les deux échantillons d’enclave (Ta6a) et (Ta6b). Elle est plus élevée dans l’échantillon des
MME (TA7) et dans les deux filons basiques de Zaghar (normalisé par rapport aux MORB)
confirmant que les anomalies Nb et Ta dans les roches de la vallée de Tifnoute est une
caractéristique de la source.
93
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
94
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
b) sont cependant entrainés dans le champ des granites intraplaques en raison de leurs teneurs
légèrement élevées en Y, Yb et Nb.
Dans ce diagramme Nb vs Y les roches étudiées se répartissent dans les champs de
granites d’arc et de syn-collision à l’exception des deux enclaves mentionnées en haut qui
occupent le domaine de granite intraplaque.
Diagramme : R1 – R2
95
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
1000 1000
Rb A Rb B
Syn-COLG Syn-COLG
WPG
WPG
100 100
VAG
ORG
10 10
ORG
VAG
1 1
1 10 100 1000 1 10 100 1000
(Y + Nb) (Yb + Ta)
10000
Nb Filon basique de Zaghar C
MME
Diorite qz d'Askaoun
1000
Granodiorite d'Askaoun
Granite d'Ougougane
WPG Granite d'Imourkhssen
100
VAG +
10 Syn-COLG
ORG
Y
1
1 10 100 1000
Figure IV- 12: Position des roches de la vallée de Tifnoute dans les diagrammes de Pearce et al., (1984) ; A : Rb – (Yb+Nb) ; B : Rb – (Yb+Ta) ;
C : Nb-Y
96
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Plagiogranite
Figure IV- 13: Distribution des roches étudiées dans le diagramme R1_R2 de De La Roche et
al., (1980) modifié par Batchelor et Bowden (1985).
10
Rb/Zr Filon mafique
MME
Diorite qz d'Askaoun
Granodiorite d'Askaoun
Syn-COLG Granite d'Ougougane
Granite d'Imourkhssen
Post-COLG + VAG
0,1
45 50 55 60 65 70 75 80
% SiO2
Figure IV- 14: Répartition des roches étudiées dans le diagramme de Haris et al., (1986).
97
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Figure IV- 15: Diagramme La/Yb en fonction de Th/Yb d’après Condie (1989).
98
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
Figure IV- 16: Répartition des roches étudiées dans le diagramme (Nb/Zr)n vs Zr de
Thiéblemont et Tégyey (1994).
A : domaine des roches magmatiques des zones de subduction B : domaines des séries calco-
alcalines de collision, C : domaine des granites et des rhyolites alcalines intraplaques, D :
domaines des leucogranites hyperalumineux.
VIII. Conclusion
L’étude géochimique (éléments majeurs, traces et terres rares) des granitoïdes de la
vallée de Tifnoute et des roches qui leurs sont associées (MME et filons basiques) permet de
relever un certains nombre de points essentiels :
• l’évolution des compositions chimiques en éléments majeurs, traces et terres rares
permettent de conclure que les roches étudiées sont issus d’une même source et que
les liens entres les différents faciès sont régis par des processus de cristallisation
fractionnée.
• Ces roches ont des caractères magnésiens alcali-calcique à calco-alcalin. Elles
appartiennent aux séries calco-alcalins hautement potassiques. Elles sont de caractère
méta-alumineux à faiblement hyper-alumineux. La comparaison avec d’autre
granitoïdes de différents âges et orogène panafricains, calédoniens et actuels mettent
en relief la génération de ce magmatisme dans un contexte post-collisionnel.
• Toutes ces roches montrent des signatures géochimiques d’arc, ce qui suppose leur
formation sous l’influence d’une zone de subduction. Cependant de nombreuses
études récentes sur le magmatisme à caractère d’arc (Hooper et al., 1995 ; Cousens,
99
CHAPITRE IV: Géochimie des éléments majeurs, traces et terres rares
1996 ; Marquez et al., 1999; Morris et al., 2000) montrent que ces caractères ne sont
pas automatiquement liés à une subduction contemporaine au magmatisme mais
peuvent être hérités. Les données géologiques (Gasquet et al. 2005, Ikenne et al,
2007 ; Ennih et Liégeois 2008 et références cités par ces auteurs) montrent que le
magmatisme calco-alcalin hautement potassique du Néoproterozoique terminal est mis
en place dans un contexte tectonique distensif en relation avec une fusion mantellique
dans un environnement post-collisionnel comparable à celui proposé pour le
magmatisme tardi-panafricain de la bordure Est du Craton West-africain (Liégeois et
al., 1998). Ces signatures d’arc peuvent être le résultat soit de la présence de matériaux
subductés (croûte océanique) et préservés depuis les événements panafricains et qui
contamine ce magmatisme, soit des effets de la contamination du manteau par une
subduction antérieure panafricaine ou même éburnéenne.
Ces signatures géochimiques d’arc reflètent donc un caractère de la source, et nous
aborderons dans le chapitre suivant cette problématique de la source des matériaux en se
basant sur les données isotopiques du Strontium et du Néodyme.
100
CHAPITRE V
A. Généralités
I. Introduction
Avant de présenter les résultats que nous avons obtenus sur les roches étudiées, nous
proposons de faire un rappel des principes et des notions de base sur les isotopes de Strontium
et de Néodyme et de leurs utilisations comme traceurs dans le domaine de la géochimie des
roches magmatiques.
101
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
légèrement supérieur à celui de Ca2+ (0,99 Ǻ), où il peut le remplacer dans de nombreux
minéraux.
Le Strontium possède quatre isotopes naturels : ; ; et ; qui sont
tous stables. Leurs abondances isotopiques sont approximativement 82,53 ; 7,04 ; 9,87 ; et
0,56 %, respectivement. L’abondance isotopique des isotopes de Sr sont variables en raison
de la formation radiogénique de 87Sr par la désintégration naturelle de 87Rb. Pour cette raison,
la composition isotopique du Sr dans une roche ou un minéral qui contient du Rb dépend de
l’âge et le rapport Rb/Sr de cette roche ou du minéral.
Durant la cristallisation fractionnée du magma, le Sr tend être fractionnée par le
plagioclase calcique à se concentrer dans la phase solide, par contre le Rb, par son caractère
incompatible se concentre dans liquide résiduel. Par conséquent le rapport Rb/Sr dans le
liquide résiduel augmente progressivement au cours de la cristallisation du magma.
Le Samarium (Sm, Z = 62) et le Néodyme (Nd, Z = 60) sont des terres rares du groupe
IIIB du tableau périodique avec l’Y et le Sc, qu’on trouve dans les roches silicatées, dans les
phosphates et dans les minéraux carbonatés. L’un des isotopes de Sm, le est radioactif
et se désintègre par l’émission de la particule alpha en un isotope stable de Nd: . Bien
que la demi de vie de 147Sm est très longue (T1/2 = 1,06 x 1011 ans, λ = 6,54 x 10-12 an-1), cette
désintégration permet de dater les roches terrestres, les météorites ainsi que les roches
lunaires.
→ + +E
Avec est la particule α et E est l’énergie totale de désintégration.
Le Sm et le Nd sont tout les deux des terres rares légères:
Valence RI (Rayon ionique) Abondance dans le système
solaire
102
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
εNd = 0 pour les roches dont le rapport 143Nd/144Nd est égal à 0,512638.
En résumé, les roches ignées issues d’une source mantellique (appauvrie) ont un epsilon
positif alors que les roches issues de la croûte continentale ont des valeurs négatives. La
143
figure (VI-1) illustre bien l’évolution des rapports isotopiques Nd/144Nd des sources
103
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
Figure V- 1: Effet de la fusion partielle du manteau sur l’évolution isotopique de Nd dans les
roches de la croûte continentales et dans le manteau résiduel. (in Faure G. et Teresa M.M.
2005, modifié)
V. Age model :
L’âge modèle est une mesure de temps écoulé depuis la séparation de l’échantillon du
manteau dont il est originalement dérivé. Les âges modèles sont plus généralement cités pour
le système Sm-Nd et sont de valeur parce qu’ils peuvent être calculé pour une roche
individuelle à partir d’une seule paire du rapport isotopique Parent-fils. Ils doivent, cependant
interprété avec prudence.
La base de tous les calcules des âges modèles est une hypothèse concernant les
compositions isotopiques de la région mantellique source à partir de laquelle les échantillons
ont été dérivé originalement.
Dans le cas de Néodyme, il y a deux modèles fréquemment cités pour les réservoirs
mantelliques : Model-CHUR (Chondritic Uniform Reservoir) et Model- DM (Manteau
appauvri).
Le model-CHUR suppose que le manteau primitif de la terre ait la même composition
isotopique que la composition moyenne de météorite chondritique à la formation de la terre
qui est dans ce cas : 4,6 Ga.
104
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
L’âge model calculé par rapport au CHUR est par conséquent, le temps dans le passé
au cours de lequel la suite des échantillons séparé du réservoir mantellique a acquis un rapport
isotopique Sm/Nd différent.
L’âge model T-CHUR est calculé à partir des rapports isotopiques actuels de
147
Sm/144Nd et de 143Nd/144Nd pour chaque échantillon selon l’équation suivante :
= ln
Où λ est la constante de désintégration de 147Sm au 143Nd est égal : 6,54 x 10-12 an-1.
(143Nd/144Nd)CHUR, actuel = 0,512638 (Goldstein et al. (1984)).
(147Sm/144Nd)CHUR, actuel = 0,1966 (Goldstein et al. (1984)).
Age Model T-DM (Manteau appauvri) : les études des rapports initiaux 143Nd/144Nd
des terrains précambriens suggèrent que le manteau qui a fourni la croûte continentale a
évolué depuis les premier temps avec un rapport isotopique Sm/Nd supérieur à celui de
CHUR. Pour cette raison les âges model de la croûte continentale sont généralement calculés
en référence au réservoir du manteau appauvri plutôt que de CHUR.
L’âge model T-DM est calculé en remplaçant les rapports 143Nd/144Nd et 147Sm/144Nd
de CHUR par ceux du manteau appauvri dans l’équation précédente.
Taylor et al. (1984) ont reconnu trois réservoirs isotopiques dans la croûte continentale
qui se caractérisent chacun par ses compositions isotopique en Nd, Sr et Pb (Tab. VI-1), Sur la
base des compositions isotopiques des basaltes océaniques (MORB et OIB) et en interprétant
leurs diversité Zindler et Hart (1986) ont mis en évidence cinq réservoirs sources pour ces
basaltes. Le tableau (VI-1) présente les compositions isotopiques de ces différentes sources :
105
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
87
Rb/86Sr 147
Sm - 143Nd 238
U - 206Pb 235
U-207Pb 232
Th-208Pb
Sources Croûte continentale
Croûte sup. Rb/Sr élevé U/Pb élevé ; U/Pb élevé ;
87 Sm/Nd faible; Th/Pb élevé ;
Sr/86Sr élevé 206
Pb/204Pb élevé 207
Pb/204Pb élevé
143 144 208
Nd/ Nd faible Pb/204Pb élevé
(Epsilon negative)
Croûte moy. Rb/Sr élevé L’évolution de Nd Riche en Th ;
Pauvre en U ; Pauvre en U ; 208
(0,2-0,4) ; est retardée dans la Pb/204Pb
206
87
Sr/86Sr = croûte relativement Pb/204Pb faible 207
Pb/204Pb faible mod.élevé
(0,72-0,74) à la source
chondritique
Croûte inf. Pauvre en Rb Très pauvre en U ; Très pauvre en U ; Très pauvre en Th ;
Rb/Sr<0,04 ; 206
Pb/204Pb très faible 206
Pb/204Pb très 208
Pb/204Pb très
87 faible (ca.14.0) faible
Sr/86Sr faible
(0,702-0,705) (ca.14.0)
Lithosphère Sub-Continental
Manteau enrichi
EM I Rb/Sr faible Sm/Nd faible ; Th/Pb faible ;
87 U/Pb faible ; U/Pb faible ;
Sr/86Sr=±0,705 143
Nd/144Nd<0,5112* 208
206
Pb/204Pb = 207
Pb/204Pb = Pb/204Pb =
(17,6-17,7) (15,46-15,49) (38,0-38,2)
EM II Rb/Sr élevé Sm/Nd faible ;
87
Sr/86Sr > 0,722 143
Nd/144Nd =
(0,5111-0,5121)*
87
PREMA Sr/86Sr 143
Nd/144Nd 206
Pb/204Pb =
=0,7033 =0,5130* (18,2-18,5)
87
Bulk Earth Sr/86Sr 143
Nd/144Nd 206
Pb/204Pb 207
Pb/204Pb Th/U = 4,2 ;
208
=0,7052 =0,51224* = 18,4 ± 0,3 = 15,58 – 0,08 Pb/204Pb
(=Chondrite) =38,9 ± 0,3
106
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
B. Méthodes analytiques :
• Préparations des échantillons :
Avant de procéder aux analyses isotopiques au spectromètre de masse, et afin
d’éliminer les interférences entre les différents isotopes, il est nécessaire de procéder à la
séparation du Sr et du Nd. Cette opération nécessite un traitement chimique des échantillons
qui doit être mené avec beaucoup de précaution.
• Lavages des colonnes :
Il consiste à laver le bord des colonnes avec du HCl (6M non distillé) puis on verse à
l’intérieur de cette même colonne 100 cc de HCl (6M). Le lendemain on récupère les 100 ml
de HCl (6M) dans une éprouvette. De nouveau, on verse 100 cc de HCl (2,5M) et on branche
un tuyau relié à une bonbonne d’azote 3 à 4 mn. Cette manipulation a pour but d’agiter la
résine contenue dans la colonne. Lorsque les 100 cc de HCl (2,5M) sont passés, on tasse avec
100 cc de HCl (2,5M). Les colonnes sont prêtes pour à recevoir le produit des attaques.
A. Méthode Rb-Sr :
A partir de la concentration en Sr de l’échantillon, on défini la quantité de poudre à
utiliser de 100 à 600 mg de roche (plus la roche est riche en Sr moins on prend de poudre).
Pour la séparation de Sr, deux techniques d’attaque sont utilisées, en bombe pour minéraux
qui s’attaquent difficilement (voir méthode Sm-Nd) ou en capsule.
• Attaque en capsule :
Une fois pesée, la poudre est mouillée avec 1 à 2g de HClO4 (acide perchlorique)
auquel on ajoute 10g d’acide fluorhydrique (HF). La préparation ainsi obtenue est mise à
chauffer à 6°C durant toute une nuit dans un tank téflon sous atmosphère d’azote.
107
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
Le lendemain matin, dans le cas d’une composition isotopique, l’échantillon sec une
fois pesé est repris avec une demi capsule de HCl (2,5M) que l’on liasse reposer 24h.
Lorsque la concentration en Rb ou Sr est inferieur à 10 ppm dans la roche, on procède
à une concentration. Lors de la pesée, on sépare ¼ du poids total de la solution à laquelle on
ajoute un aliquote pour la concentration :
- 1cc de spike pour la concentration du Sr.
- 0,3 cc de spike pour la concentration du Rb.
Et les ¾ restants sont utilisés pour la composition isotopique.
- Les préparations pour les concentrations (Srcc et Rbcc) et les compositions (Srcp) sont
mises à évaporer dans un tank en verre sous arrivée d’azote jusqu’à séchage complet.
-Le lendemain matin, reprise des échantillons avec 3cc de HCl (2,5M) que l’on fixe sur les
colonnes, 1cc pour le rinçage de la capsule et 1cc pour rincer le borde de la colonne. Une fois
l’échantillon fixé sur la colonne, on verse la fraction de rinçage (HCl 2,5M) sur cette même
colonne la quantité d’acide à verser est déterminée lors de l’étalonnage et varie d’une colonne
à l’autre (de 50 à 90 cc).
-Pour la récupération du Rb, on prend les 15 derniers ml de HCl (2,5M) situés juste avant le
Sr.
- Pour le Sr, on le récupère dans la fraction des 10 à 20 cc de HCl (2,5M) selon l’étalonnage
de la colonne que l’on a rajouté après le passage du Rb.
- Les fractions Sr cp, Sr cc, Rb cc, sont mises à évaporer dans le tank en verre sous azote en
fin d’évaporation et on transverse la solution dans un petit bécher pour stocker l’échantillon
avant la mesure.
Après cela, l’échantillon est passé au spectromètre de masse pour les mesures isotopiques.
B. Méthode Sm-Nd :
• Attaque en bombe :
Les bombes, préalablement rincées à l’eau distillée, sont mises à chauffer 2h sur une
plaque chauffante avec du HCl (6M) et sont vidées et rincées à l’eau puis lavées une
deuxième fois à l’acide nitrique (HNO3).
On ajoute 3g d’HF et 1 g de HNO3 et on ferme pour ensuite les mettre dans l’étuve.
L’attaque en bombe est utilisée pour les échantillons présentant une concentration en
Nd correspondant à 150 mg de roche ou moins et/ou des minéraux réfractaires sont présents.
Dans le cas où la concentration nécessite une plus grande quantité de poudre, une attaque en
capsule est utilisée.
108
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
C. Résultats
Les analyses isotopiques du Sr et de Nd ont été faites au Musé Royal de l’Afrique
Central (Belgique) par la spectrométrie de masse à thermo-ionisation (TIMS, VG Sector 54).
87
Les rapports isotopiques Sr/86Sr moyen du Standard NBS SRM987 et 143
Nd/144Nd du
standard Nd de Rennes durant la période des analyses sont respectivement de l’ordre de
0,710258 ± 10 (2σ sur 12 mesures) et de 0,511956 ± 9 (2σ sur 16 mesures).
Les échantillons analysés sont normalisés à la valeur 0,710250 pour NBS987 et à
0,511963 le standard Merck (correspond à une valeur de LaJolla 0,511858). Les compositions
isotopiques (Sr, Nd) des échantillons analysés sont données dans le tableau (Annexe V-1).
109
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
Durant la fusion partielle, un magma devrait avoir le même caractère isotopique que
celui de sa (ou ses) région (s) source (s). Le problème c’est qu’il existe souvent des processus
de mélange ou/et de contamination entre les sources et des phénomènes géologiques tardifs
(métamorphisme, tectonique, altération) peuvent altérer la signature isotopique.
Les sources mantelliques et crustales participent ensemble ou séparément à
l’élaboration des magmas primaires.
Afin d’évaluer le taux de participation des différentes sources dans les granitoïdes et
ses roches associées de la vallée de Tifnoute, les données isotopiques de Strontium et de
Néodyme sont projetées dans le diagramme εNd en fonction de Sri (Fig. V-2).
La majorité des points présentent des signatures isotopiques appauvries avec εNd560Ma
positive et des rapports isotopiques initiales de strontium relativement faibles indiquant une
source juvénile, Toummite et al. (2012), soit le manteau ou une croûte inferieure jeune
récemment formée dans le manteau.
Les εNd (560Ma) ont des valeurs de +1 à +3,5 (peuvent aller jusqu’au +6 pour les
filons basiques de Zaghar), Toummite et al. (2012). Les rapports Sri varient de 0,7034 à
0,7065 (excepté les deux échantillons de granite d’Imourkhssen vu leurs rapports élevés en
Rb/Sr). (Fig. V-2). Ces rapports isotopiques initiaux du Sr et Nd sont plus juvénile Toummite
et al. (2012), que ceux mesurés dans la partie orientale de l’Anti-Atlas dans la région de
Saghro par (Errami et al., 2009) (Fig. V-2). Ils sont aussi loin de signature du socle éburnéen
(à proximité du complexe de Zenaga ; Ennih et Liégeois, 2008), (Fig. V-2 C) indiquant une
légère participation de ce dernier dans la génération des granitoïdes de la vallée de Tifnoute.
Ces granitoïdes montrent des âges modèles de Nd , TDM varient entre 800 et 1200 Ma
alors que ceux des filons basiques de Zaghar peuvent aller à 650 Ma Toummite et al. (2012),
(Fig. V-2, C).
110
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
présentent des εNd(560Ma) nettement élevés (+5 à +6) (Fig. V-3 E). Les variations relativement
importantes observées dans les rapports isotopiques de Sr initiaux (Fig. V-2 D) même dans un
seul pluton indiquent une mobilité des éléments alcalins et alcalino-terreux. Ceci peut être
attribué au Supergroupe volcanique sub-contemporain d’Ouarzazate sous-jacent comme il a
été démontré dans le socle de Zenaga (Ennih et Liégeois, 2008) ou aux événements plus
111
CHAPITRE V : Géochimie isotopique : Couples Rb/Sr et Sm/Nd
jeunes tel que l’orogénèse varisque, dont des témoins d’événements hydrothermaux ont été
reconnus dans certains gisements de l’Anti-Atlas (Gasquet et al. 2005).
D. Conclusion :
112
CHAPITRE VI
Modélisation petrogénétique
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
I. Introduction :
Les granitoïdes de la vallée de Tifnoute sont mis en place dans un intervalle de temps
très court (erreur limite des âges ± 3Ma) et présentent les mêmes signatures isotopiques et
géochimiques. Il nous est donc apparu intéressant d’examiner si ces ensembles granitiques
sont liés par des processus différenciation magmatique et de cristallisation fractionnée. Dans
cet objectif nous avons procédé à une modélisation des évolutions géochimiques en utilisant:
(1) des éléments majeurs avec le calcul de bilan de masse par le logiciel (PETROMODE ;
Christiansen ; Comm. Pres.) et (2) le calcul de l’évolution des éléments traces (terres rares) à
l’aide des coefficients de partage disponibles dans la littérature et les proportions modales
obtenues à partir des éléments majeurs, Cela nous permet ainsi de tester de manière
indépendante les résultats obtenus par le bilan de masse des éléments majeurs.
Le calcul de bilan de masse a été basé sur le choix de l’échantillon le plus basique des
granitoïdes comme magma initial : il s’agit de la diorite quartzique (TA1) qui présente une
teneur en SiO2 de 59%. Puisque les éléments alcalins et alcalino-terreux sont partiellement
mobiles, les échantillons affectés par les altérations ont été exclus de cette modélisation,
comme l’échantillon (Az5) avec (6,3% en Na2O ; et 0,25% en K2O). Après cette présélection,
comme le montre le diagramme (K2O vs SiO2) qui a été choisi pour matérialiser ces
évolutions (Fig. VI-1), cinq tendances évolutives se dessinent à partir du magma initial: Trois
tendances représentées par les granodiorites d’Askaoun (AS8, AZ1, et IM3); une par le
granite d’Ougougane (LT1) et une tendance formé par le granite d’Imourkhssen (AM3). Une
autre tendance peut être envisagée à partir du granite d’Ougougane (LT1) vers le granite
d’Imourkhssen (AM3), mais la somme des carrées de résidus est supérieure à 1 (Σr2 >1) ne
permet pas de retenir cette tendance.
113
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
Figure VI- 1: Diagramme SiO2 vs K2O montrant les différentes tendances (1 à 5) possibles
par différenciation et cristallisation fractionnée à partir du magma initial (TA1).
Trois échantillons ont été utilisés pour modéliser un éventuel lien génétique par
différenciation entre la diorite quartzique d’Askaoun (TA1) et les granodiorites AS8 ; Az1 ;
IM3 d’Askaoun représentées respectivement par les tendances (1), (2) ; et (3) (Tab.1-VI).
L’assemblage minéral utilisé dans les calcules est fixé conformément aux compositions
modales des roches étudiées : Plagioclase, clinopyroxène, Biotite, Hornblende, Ilménite,
magnétite, apatite, Feldspath potassique et du quartz. Les trois tendances vers les
granodiorites d’Askaoun correspondent à des taux de cristallisation fractionnée compris entre
57 et 62 % avec de faible sommes des carrées des résidus (Σr2 ; 0,03 – 0, 29), et un
fractionnement de cumulats qui ont des compostions de diorites à quartz et biotite: 66 à 77%
de plagioclase ; 9 à 11 % de quartz ; 13 à 14% de biotite ; 3 à 5 % de magnétite et 0,2 à 0,7%
d’apatite. Une différence apparaît aux niveaux des teneurs de ces cumulats en amphibole et en
pyroxène : 0,7 et 6,2 % pour l’hornblende dans les évolutions AS8 et AZ1 respectivement, et
2,9 % pour le clinopyroxène dans l’évolution de l’échantillon IM3. (Tab.4-VI).
114
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
SiO2 TiO2 Al2O3 Fe2O3 FeO MnO MgO CaO Na2O K2O P2O5
Roche Parent 60,10 0,87 18,45 6,49 0,00 0,13 2,27 5,02 4,32 2,17 0,18
Roche Fils 62,71 0,79 15,71 6,76 0,00 0,11 3,00 3,92 3,65 3,21 0,15
Solide Calculé 57,31 0,96 20,72 6,21 0,00 0,05 1,58 6,01 4,87 1,29 0,15
Parent Calculé 59,82 0,88 18,39 6,46 0,00 0,08 2,24 5,04 4,30 2,18 0,15
Liquide calculé 62,69 0,75 15,70 6,74 0,00 0,22 3,03 3,85 3,66 3,14 0,21
Roche Parent 60,10 0,87 18,45 6,49 0,00 0,13 2,27 5,02 4,32 2,17 0,18
Roche Fils 64,96 0,73 15,29 6,08 0,00 0,07 2,30 3,12 3,75 3,57 0,13
Solide Calculé 56,60 1,00 20,16 6,67 0,00 0,09 2,18 6,20 4,69 1,38 0,10
Parent Calculé 59,73 0,90 18,34 6,45 0,00 0,09 2,22 5,05 4,34 2,20 0,11
Liquide calculé 64,97 0,63 15,36 6,09 0,00 0,19 2,39 3,00 3,66 3,42 0,29
Roche Parent 60,10 0,87 18,45 6,49 0,00 0,13 2,27 5,02 4,32 2,17 0,18
Roche Fils 65,24 0,74 15,45 5,50 0,00 0,11 2,92 2,67 3,86 3,38 0,13
Solide Calculé 55,97 1,01 20,33 7,08 0,00 0,06 1,86 6,51 4,90 1,19 0,29
Parent Calculé 59,78 0,90 18,32 6,43 0,00 0,08 2,30 4,93 4,47 2,09 0,22
Liquide calculé 65,28 0,66 15,59 5,57 0,00 0,23 2,83 2,84 3,46 3,53 0,01
Cette évolution, dans laquelle le liquide produit par la différenciation est représenté
par le granite LT1 (72,6% en SiO2), est illustrée par la tendance (4) (Fig. VI-1). D’après les
résultats du test (Tab. VI-2 et Tab. VI-4), cette évolution montre une somme des carrées de
résidus inferieure à 1 (Σr2 = 0,5), (Tab. VI-4), elle peut être considérée de bonne qualité. Le
granite d’Ougougane constitue un prolongement de la tendance définie par la granodiorite
d’Askaoun (AZ1) (65% SiO2) avec un taux de cristallisation de 79 %. Le cumulat
hypothétique est semblable à celui formé par le fractionnement produisant la granodiorite
d’Askaoune. (Tab. VI-4). Il est formé de 63 % de plagioclase, (66 % pour AZ1) ; 10 % de
quartz, (10%) ; 15% de biotite, (14%) ; 8,6 % d’hornblende, (6,2%) ; 0,27% de l’apatite,
115
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
(0,24%) ; 2,77 % de la magnétite, (2,75%). Ceci est en accord avec la relation de terrain,
montrant que le granite d’Ougougane est un produit local différencié de la granodiorite
d’Askaoun sur tout le massif (Fig. I-11).
SiO2 TiO2 Al2O3 Fe2O3 FeO MnO MgO CaO Na2O K2O P2O5
Roche Parent 60,10 0,87 18,45 6,49 0,00 0,13 2,27 5,02 4,32 2,17 0,18
Roche Fils 72,60 0,35 13,90 2,76 0,00 0,05 0,87 1,02 3,75 4,66 0,04
Solide Calculé 55,97 1,10 19,53 7,46 0,00 0,11 2,56 6,17 4,47 1,52 0,11
Parent Calculé 59,53 0,94 18,33 6,45 0,00 0,10 2,20 5,06 4,32 2,19 0,10
Liquide calculé 72,62 0,00 13,99 2,84 0,00 0,18 1,18 0,78 3,64 4,39 0,38
La tendance (5) (Fig. VI-1) traduit la dérive du granite d’Imourkhssen (AM3 ; 75,72 %
SiO2) à partir de la diorite quartique (AT1, 60,10 % SiO2) (Tab. VI-3). Le calcul, permet de
déterminer un taux de cristallisation fractionnée de 66% avec une somme des carrés de
résidus inferieur à 1 (Σr2 = 0,6 ) et (Tab. VI-4).
Le cumulat est de même nature que les précédents avec des taux plus faible en quartz
et plus élevé en biotite (Tab. VI-4) indiquant des conditions légèrement différentes de la
différenciation magmatique ou une source légèrement différente. Bien que ce pluton soit
affecté par un degré plus élevé d’altération (Développement local de molybdène, Thomas et
al. 2002), et nous avons travaillé sur des échantillons faiblement altérés. Nous attribuons cette
légère différence dans la différenciation à son développement comme un grand pluton
probablement très proche de l’accident sud atlasique (South Atalsic Fault : SAF).
116
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
SiO2 TiO2 Al2O3 Fe2O3 FeO MnO MgO CaO Na2O K2O P2O5
Roche Parent 60,10 0,87 18,45 6,49 0,00 0,13 2,27 5,02 4,32 2,17 0,18
Roche Fils 75,72 0,19 13,05 1,93 0,00 0,03 0,46 0,35 4,06 4,18 0,03
Solide Calculé 51,65 1,17 20,90 8,70 0,00 0,17 3,02 7,50 4,57 1,32 0,06
Parent Calculé 59,61 0,85 18,31 6,46 0,00 0,12 2,18 5,13 4,40 2,27 0,05
Liquide calculé 75,79 0,24 13,25 1,97 0,00 0,06 0,73 0,00 3,76 3,80 0,40
117
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
118
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
Figure VI- 2: Résultats des spectres des terres rares par la modélisation des terres rares.
A ; B ; C: Granodiorite d’Askaoun ; D : Granite d’Ougougane ; E : Granite d’Imourkhssen ; F
(Coefficient de partage des REE) ; C0 : magma initial (échantillon TA1) ; C calculé : le
liquide calculé ; Cl réel : le liquide réel.
119
Chapitre VI : Modélisation petrogénétique
Les spectres des terres rares calculés sont très proches des spectres des terres rares
mesurés (Fig.VI-2 ; A, B, C, D, E) indiquant la parfaite conformité des compositions des
cumulats et des taux de cristallisation fractionnée calculés à l’aide des éléments majeurs avec
les résultats de modélisation des terres rares.
Pour comparaison, nous avons comparé les cumulats calculés (éléments majeurs et
terres rares) avec les teneurs des enclaves magmatiques microgrenues (MME) dans le
diagramme K2O vs SiO2 et les spectres des terres rares des MME (Fig. VI-3; A et B). La
grande variation des teneurs en K2O des MME indiquent des interactions avec le magma hôte
et/ou une modification par les fluides tardifs en introduisant l’albitisation (montré par la
teneur très faible de l’échantillon AZ5 en K2O) (Fig. VI-3). En considération de ces deux
modélisations (éléments majeurs et traces) seule l’enclave (Ab1) peut représenter une phase
cumulative.
Figure VI- 3: A : Diagramme K2O vs SiO2 illustrant les cinq évolutions et les cumulats
calculés (E1 à E5) comparés aux teneurs en MME. B : Diagramme comparant les spectres des
terres rares des MME (Ta6a, TA7, Ab1encl, AB6, Ta6b, IM2) et les cumulats calculés (E1,
E2, E3, E5) représenté par la zone rose).
IV. Conclusion :
Les tests de modélisation combinant les éléments majeurs et les éléments traces
permettent de conclure à un lien génétique entre les granitoïdes de la vallée de Tifnoute par un
processus de différenciation et de cristallisation fractionnée. Ces modélisations corroborent
les tendances évolutives et les liens mis en évidence par les éléments majeurs et les éléments
trace et qui ont été discutés en détail dans le chapitre (V) consacré à l’étude géochimique.
120
CHAPITRE VII
Discussion et contexte
géodynamique de mise en place
CHAPITRE VII : Discussion et contexte géodynamique de mise en place
122
CHAPITRE VII : Discussion et contexte géodynamique de mise en place
importante empreinte héritée. Cette signature est signalée dans la plupart des travaux menés
sur le Néoproterozoique de l’Anti-Atlas (Bajja. 1998, Ikenne et al. 2007).
123
CHAPITRE VII : Discussion et contexte géodynamique de mise en place
Le groupe d’Ouarzazate a été mis en place dans un contexte transtensif. Dans les
boutonnières de Bou-Azzer et Imiter (Anti Atlas occidental et oriental) les séries de
Néoproterozoique terminal ont été mises en place pendant un événement extensif NNW-SSE
qui a évolué vers un régime tectonique extensif senestre (Azizi et al., 1990; Leistel &
Quadroussi, 1991; Ouguir et al., 1994; Levresse, 2001). Les discontinuités préexistantes ont
contrôlé la géométrie des failles normales. Dans la partie occidentale de l’Anti-Atlas les
coulées volcaniques du Néoproterozoique terminal sont affectées par des failles listriques N
170° qui correspondent aux bordures de demi-grabens. Ces bassins sont comblés par des
sédiments durant le Cambrien inferieur (Piqué et al., 1999). Les données magmatiques et
structurales dans la région d’Agoudis-Ounain et de Toubkal plaident en faveur d’un contexte
de rift de marge passive marqué par des failles normales NE-SW et par un système fissural
N30° E, (Pouclet et al., 2007).
Les granitoïdes de la vallée de Tifnoute, alcali-calciques, appartiennent à la série
calco-alcaline hautement potassique. La modélisation de leurs compositions géochimiques
indique que ces granitoïdes sont cogénétiques et sont liés par le processus de la cristallisation
fractionnée. Les données isotopiques de Sr et Nd excluent tout processus d’Assimilation-
Cristallisation Fractionnée (AFC).
Les analyses isotopiques de Sr et de Nd montrent que les granitoïdes de la vallée de
Tifnoute et ses enclaves magmatiques microgrenues ont des valeurs εNd560Ma positives (+
0,8 et + 3,5) plaidant principalement pour une source juvénile qui correspond soit à un
manteau lithosphérique ou à une croûte inferieure jeune, avec une légère participation par le
socle du craton ouest africain (NdTDM varie entre 800 et 1200 Ma). Cette participation est
moins importante que celle rencontrée dans la boutonnière de Saghro avecεNd 570 Ma entre
+ 0,6 et – 4 calculé à 560 Ma et des âges modèles NdTDM variant entre 1000 et 1800 Ma ;
(Errami et al., 2009).
Les filons basiques de Zaghar tardifs montrent des caractères géochimiques distinctes
mais avec une anomalie négative de Nb-Ta plus importante montrant qu’ils appartiennent au
même contexte tectonique que les granitoïdes de la vallée de Tifnoute. Leurs εNd(560 Ma)
fortement positives (+5 et +6) et leur âge modèle jeune (NdTDM (640 – 750 Ma)) montrent
qu’ils sont issus de la fusion partielle du manteau lithosphérique. Sachant que nous avons
travaillé uniquement sur deux échantillons, une étude sur un échantillonnage plus élargi est
nécessaire pour une caractérisation plus fiable de cette source.
124
CHAPITRE VII : Discussion et contexte géodynamique de mise en place
Pour expliquer cette activité magmatique à l’échelle régionale sur la bordure nord du
craton ouest africain nous proposons un modèle géodynamique s’intégrant dans une évolution
métacratonique postcollisionnelle de la marge passive (COA) mais près d’une marge active
représentée par les blocs Pré-Gondwaniens. Autrement dit, nous interprétons la mise en place
des granitoïdes de la vallée de Tifnoute et le groupe d’Ouarzazate contemporain comme une
réponse magmatique le long des frontières de l’évolution métacratonique panafricaine de la
partie nord du craton ouest africain pendant un contexte transtensif. La délamination linaire
(Bird, 1979; Black and Liégeois, 1993) de la lithosphère continentale du craton ouest africain
a probablement commencé durant le paroxysme de la convergence panafricaine marqué par la
transpression (Ennih et al., 2001) mais elle a continué durant la période transtensive de
l’Ediacarien terminal. La protubérance du promontoire d’Ouzellarh-Sirwa implique la
proximité de la lithosphère générée par la subduction de l’ancienne marge active (Blocs Peri-
Gondwaniennes). La fusion partielle de la source juvénile peut ainsi envahir la lithosphère
fracturée de COA, contaminant légèrement ce matériel magmatique et se met en place sous
forme de plutons subvolcaniques (granitoïdes de la vallée de Tifnoute) ou sous forme de
roches pyroclastiques (Groupe d’Ouarzazate) durant les mouvements verticaux liés au rift
(Fig. VII-1). Cet événement devrait probablement laisser du matériel dans la lithosphère de
l’Anti-Atlas qui pourrait correspondre aux anomalies à résistivité faible localisés dans la
croûte inferieure récemment démontré par (Ledo et al., 2011). Ces auteurs suggèrent que ces
anomalies peuvent correspondre soit aux reliques des sédiments océaniques subductés liés aux
restes ophiolitiques, soit au groupe d’Ouarzazate dont la mise en place est liée aux grands
mouvements des fluides mantéliques responsables de la mobilisation des terres rares (Ennih
and Liégeois, 2008) et le dépôt des gisements des métaux précieux de classe mondial et des
métaux de base de type porphyre et SEDEX (Gasquet et al., 2005). Cette étude favorise le
deuxième modèle qui est soutenue par la présence du socle éburnéen au dessous de l’Anti-
Atlas vers le front Nord de l’Anti-Atlas (Ledo et al., 2011).
D’autres intrusions similaires des granitoïdes de la vallée de Tifnoute sont connues dans
l’Anti-Atlas à caractère alcali-calcique à savoir le pluton de Sidi Lhoucine (ou Tilsakht) (579
± 7Ma) dans la boutonnière de Zenaga, le pluton de Taourgha de la boutonnière de Bas Draa,
le pluton de Tafraout dans la boutonnière de Kerdous et les plutons d’Amassine et
d’Imourghane dans la boutonnière de Sirwa. Ce magmatisme évolue vers des plutons alcalins
au début de cambrien (Pluton alcalin de Jbel Boho ; 529 ± 3Ma ; Gasquet et al. 2005). On
peut proposer un modèle semblable à l’Est dans la boutonnière de Saghro, où les plutons sont
125
CHAPITRE VII : Discussion et contexte géodynamique de mise en place
plus contaminés à cause de leur emplacement plus loin du proto-NHAF, frontière du craton
ouest africain.
En fin de ce processus, les essaims des filons basiques de Zaghar peuvent être
considérer comme l’image brute de la source du manteau lithosphérique comme le cas des
basaltes de Malagasy (Bardintzeff et al., 2010). Ils marquent le processus de délamination
(Lustrino, 2005) mais près de sa fin, juste avant l’extension cambrienne et la mise en place
des laves alcalines, qui représentent les dernières impulsions du manteau asthénosphérique.
126
CHAPITRE VII : Discussion et contexte géodynamique de mise en place
127
Conclusions générales
Conclusions générales
Conclusions générales
Ce présent travail avait pour objectifs de caractériser pétrographiquement et
géochimiquement le magmatisme édiacarien (granitoïdes et roches associées de la vallée de
Tifnoute) situé dans le promontoire d’Ouzellarh-Sirwa au nord de l’Anti-Atlas, d’identifier la
source de ces matériaux en se basant sur les isotopes de Sr et Nd, et de le dater par la méthode
géochronologique U/Pb sur zircon. Nous avons aussi cherché le rôle joué par le promontoire
d’Ouzellarh-Sirwa pendant l’orogénèse panafricain.
Les principales conclusions suivantes sont :
Les granitoïdes de la vallée de Tifnoute sont localisés dans le promontoire
d’Ouzellarh-Sirwa traversés par l’accident sud atlasique. Ils sont situés juste au nord de
l’accident majeur de l’Anti-Atlas où il y a les séquences ophiolitiques de Bou-Azzer (700 –
750 Ma) et le socle éburnéen (boutonnière de Zenaga) avec les sédiments non métamorphisés
de marge passive (~800 Ma). Des séquences volcaniques et des granitoïdes similaires sont
connus partout dans l’Anti-Atlas et surtout dans l’Anti-Atlas oriental dans le Saghro.
Les granitoïdes de la vallée de Tifnoute sont constitués par le grand pluton du
granodiorite d’Askaoun, le granite d’Imourkhssen et les petits plutons dispersés du granite
d’Ougougane. Ils sont intrusifs dans les roches volcano-sédimentaires du Saghro et
d’Ouarzazate. Tous ces granitoïdes contiennent des abondantes enclaves magmatiques
microgrenues. Ils sont recoupés par des essaims de filons basiques de Zaghar essentiellement
orientés NE-SW.
L’étude pétrographique nous a permis de mettre en évidence trois faciès des
granitoïdes à savoir : diorite quartzique et granodiorite (Askaoun), et granite (Imourkhssen et
Ougougane) constitué par une paragenèse minérale primaire formée par le plagioclase, les
feldspaths potassiques, l’amphibole, la biotite, le quartz, minéraux opaques et les minéraux
accessoires (zircons, apatite). Les faciès des enclaves magmatiques microgrenues sont : les
microdiorites, les microdiorites quartziques et les micromonzodiorites. Ces enclaves montrent
les mêmes paragenèses minérales que les granitoïdes mais avec des proportions différentes.
La paragenèse secondaire dans ces roches est formée par la chlorite, l’épidote, la séricite et les
minéraux opaques secondaires.
Les datations des granitoïdes de la vallée de Tifnoute par la méthode LA-ICP-MS sur
zircon donnent des âges de 558 ±3Ma et 558 ±2Ma pour les deux échantillons analysés dans
la granodiorite d’Askaoun, et un âge de 561 ± 3Ma du granite d’Imourkhssen. Ces âges
obtenus dans ce travail (moyenne 560 Ma) sont similaires avec d’autres âges obtenus dans le
128
Conclusions générales
groupe d’Ouarzazate. Cela signifie que les granitoïdes de la vallée de Tifnoute sont
contemporains à l’immense activité volcanique du groupe d’Ouarzazate (580 – 545 Ma).
Géochimiquement, les granitoïdes de la vallée de Tifnoute et ses roches associées sont
des roches à caractère magnésien, alcali-calcique, méta-alumineux à faiblement
hyperhalumineux. Ils ont une affinité calco-alcaline hautement potassique. La modélisation
pétrogénétique par les éléments majeurs et traces indique que les diorites quartziques, le
granodiorite d’Askaoun ainsi que le granite d’Ougougane dispersé forment une tendance de
différenciation magmatique en formant un cumulât de diorite à biotite. Une seule partie des
enclaves magmatiques microgrenues pourrait correspondre à ces cumulats (Fig. VI-3). Le
granite d’Imourkhssen est géochimiquement très proche aux précédents mais il exige une
tendance de différenciation légèrement distincte. Cette distinction pourrait probablement être
lié à sa position le long de l’accident sud atlasique (SAF).
L’étude isotopique donne des εNd positive (+1 à + 3,5) et des âges modèles (Nd-TDM :
0,8 à 1,2 Ga), couplé à des rapports initiaux de Sr (87Sr/86Sr) variant de 0,7031 à 0,7061. Ils
confirment qu’il n’y a pas de processus d’Assimilation (AFC). Cette étude prouve que la
source de ces roches est principalement juvénile correspondant au manteau lithosphérique
métasomatisé, mais une ancienne composante crustale sous-jacente telle que le craton ouest
africain est exigée. Cette composante est moins importante que celle abordée dans l’Est du
Saghro (Errami et al., 2009). L’étude isotopique des filons basiques de Zaghar montre des
εNd fortement positive (+5
à +6) et des âges modèles jeunes (643 à 748 Ma), ce qui
correspond à une source mantellique sans aucune contribution crustale.
Les datations précises par la méthode U/Pb montrent que les roches étudiées de la
vallée de Tifnoute représentent un magmatisme de la fin du panafricain lié au groupe
d’Ouarzazate qui est connu par sa mise en place dans un contexte transtensif. La géologie
régionale démontre que la lithosphère cratonique de l’Anti-Atlas a préservé des lithologies
pré-panafricaines à savoir les sédiments de la marge passive (~800 Ma), les séries
ophiolitiques allochtones (750-700 Ma). Même si ces deux derniers sont verticalisés et
partiellement cisaillé le long de l’accident majeurs de l’Anti-Atlas, aucune zone de subduction
n’a été connu dans l’Anti-Atlas, ce qui est en accord avec un contexte géodynamique d’une
marge métacratonique (Ennih et Liégeois, 2001, 2008). La marge panafricaine active était
située dans les terrains péri-gondwaniens qui s’est éloigné par la suite, sauf le bloc de la
meseta, (Fig. VII-1, A). Les granitoïdes de la vallée de Tifnoute représentent un cas
particulier en raison de leur localisation dans le promontoire d’Ouzellarh-Sirwa, très proche
de la limite de plaque au cours de temps panafricains, (Fig IV-1, A et B).
129
Conclusions générales
Le modèle proposé dans ce travail montre que les granitoïdes de la vallée de Tifnoute
sont résultés par la fracturation de la lithosphère au frontière nord du craton ouest africain
(Evolution métacratonique), permettant la montée du matériel magmatique, dont la source
correspond à la fois au manteau lithosphérique métasomatisé panafricain et à la lithosphère
ancien du craton ouest africain.
130
Références bibliographiques
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Annexes
Annexes
Annexes
Annexe II-1 : Analys e chimique et formules structurales des amphiboles des granitoides et enclave s de la val lée de Tifnoute
Fe2+(calculé 14.82 14.92 13.95 13.31 15.53 16.02 9.86 10.30 10.65 10.55 10.11 17.35 16.69 15.81 16.91 17.14 17.43 17.61
Fe3+(calculé 0.00 0.24 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Mg* 0.60 0.59 0.61 0.62 0.59 0.58 0.76 0.74 0.74 0.74 0.75 0.54 0.57 0.59 0.55 0.55 0.55 0.54
Fe/(Fe+Mg) 0.40 0.41 0.39 0.38 0.41 0.42 0.24 0.26 0.26 0.26 0.25 0.46 0.43 0.41 0.45 0.45 0.45 0.46
149
Annexes
Annexe II-2 : Analys e chimique et formules structurales des biotites des granodiorites d'Askaoun et ses enclave s.
Granodiorite d'Askaoun MME
N°Ech DZA Ab6 IM2
N°Analyse 64 / 1 . 65 / 1 . 68 / 1 . 69 / 1 . 5/1. 6/1. 7/1. 10 / 1 . 11 / 1 . 13 / 1 . 17 / 1 . 18 / 1 . 58 / 1 . 59 / 1 . 62 / 1 . 63 / 1 .
SiO2 36.22 36.52 36.47 36.17 37.29 37.03 37.05 37.38 37.20 37.18 35.78 37.36 36.70 36.97 35.84 37.38
Al2O 3 12.89 12.90 12.79 12.90 12.37 12.07 12.24 12.26 12.33 12.30 12.24 12.32 12.65 12.84 12.04 12.39
TiO2 3.60 3.65 3.99 3.61 4.97 4.82 4.73 4.77 4.75 4.73 4.91 4.82 4.28 4.16 4.60 4.66
FeO 19.92 20.47 20.57 20.17 18.14 19.40 19.29 18.48 19.57 19.03 18.55 18.03 20.48 20.51 19.19 20.68
MnO 0.27 0.24 0.19 0.20 0.12 0.14 0.16 0.06 0.11 0.14 0.08 0.18 0.25 0.26 0.30 0.17
MgO 11.26 11.62 11.18 11.33 12.34 11.36 11.70 12.06 11.51 12.32 12.07 12.43 11.52 11.09 10.83 11.06
CaO 0.08 0.05 0.00 0.13 0.01 0.00 0.00 0.00 0.02 0.15 0.94 0.03 0.02 0.01 0.01 0.03
Cr2O3 0.01 0.00 0.00 0.00 0.01 0.01 0.02 0.00 0.00 0.01 0.00 0.01 0.00 0.00 0.02 0.01
NiO 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Na2O 0.12 0.13 0.14 0.10 0.13 0.13 0.16 0.20 0.09 0.14 0.12 0.14 0.08 0.12 0.19 0.07
K2O 8.90 8.91 9.13 9.07 8.82 9.38 9.26 9.19 9.28 9.15 7.91 9.46 8.56 9.31 8.57 9.15
TOTAL 93.27 94.49 94.46 93.67 94.20 94.33 94.60 94.39 94.85 95.14 92.60 94.77 94.54 95.26 91.59 95.60
FORMULE STRUCTURALE (22 Oxygè nes)
Si 5.68 5.66 5.67 5.66 5.72 5.74 5.71 5.75 5.72 5.69 5.61 5.72 5.68 5.69 5.71 5.73
AlIV 2.32 2.34 2.33 2.34 2.24 2.20 2.22 2.22 2.24 2.22 2.26 2.22 2.31 2.31 2.26 2.24
Z 8.00 8.00 8.00 8.00 7.96 7.94 7.94 7.97 7.96 7.91 7.87 7.94 7.98 8.00 7.98 7.97
AlVI 0.07 0.02 0.01 0.04 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.02 0.00 0.00
Cr 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Fe 2.61 2.65 2.67 2.64 2.33 2.51 2.49 2.38 2.52 2.44 2.43 2.31 2.65 2.64 2.56 2.65
Ni 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Mg 2.63 2.69 2.59 2.64 2.82 2.62 2.69 2.76 2.64 2.81 2.82 2.84 2.66 2.55 2.57 2.53
Mn 0.04 0.03 0.02 0.03 0.02 0.02 0.02 0.01 0.01 0.02 0.01 0.02 0.03 0.03 0.04 0.02
Ti 0.42 0.43 0.47 0.42 0.57 0.56 0.55 0.55 0.55 0.54 0.58 0.56 0.50 0.48 0.55 0.54
Y 5.78 5.82 5.77 5.78 5.74 5.72 5.75 5.70 5.72 5.81 5.84 5.72 5.83 5.73 5.73 5.74
Ca 0.01 0.01 0.00 0.02 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.02 0.16 0.01 0.00 0.00 0.00 0.01
Na 0.04 0.04 0.04 0.03 0.04 0.04 0.05 0.06 0.03 0.04 0.04 0.04 0.02 0.04 0.06 0.02
K 1.78 1.76 1.81 1.81 1.73 1.85 1.82 1.80 1.82 1.79 1.58 1.85 1.69 1.83 1.74 1.79
X 1.83 1.81 1.85 1.86 1.77 1.89 1.87 1.86 1.85 1.85 1.78 1.89 1.72 1.87 1.80 1.81
XYZ 15.61 15.63 15.62 15.64 15.47 15.55 15.56 15.52 15.53 15.57 15.49 15.56 15.53 15.59 15.50 15.52
XFe 0.50 0.50 0.51 0.50 0.45 0.49 0.48 0.46 0.49 0.46 0.46 0.45 0.50 0.51 0.50 0.51
fe/fe+mg 0.50 0.50 0.51 0.50 0.45 0.49 0.48 0.46 0.49 0.46 0.46 0.45 0.50 0.51 0.50 0.51
mg/mg+fe 0.50 0.50 0.49 0.50 0.55 0.51 0.52 0.54 0.51 0.54 0.54 0.55 0.50 0.49 0.50 0.49
150
Annexes
Annexe II-3 : analyse chimique et formule structurales des plagioclases des granitoides et ses enclaves de la vallée de Tifnoute
Diorite quartzique d'Askaoun Granodiorite d'Askaoun Granite d'Imourkhsane Granite Ougougane MME
N°Anal. 82 / 1 . 83 / 1 . 85 / 1 . 86 / 1 . 87 / 1 . 70 / 1 . 72 / 1 . 75 / 1 . 76 / 1 . 78 / 1 . 79 / 1 . 80 / 1 . 81 / 1 . 23 / 1 . 24 / 1 . 25 / 1 . 26 / 1 . 28 / 1 . 29 / 1 . 92 / 1 . 93 / 1 . 99 / 1 . 3 / 1 . 4 / 1 . 15 / 1 . 31 / 1 . 32 / 1 . 34 / 1 . 36 / 1 . 37 / 1 . 46 / 1 . 49 / 1 .
SiO2 64.94 63.74 63.85 61.30 63.15 61.79 57.35 60.64 57.26 58.43 61.25 65.90 66.45 66.74 67.26 67.22 67.34 67.32 65.46 65.39 67.35 63.73 73.99 63.94 66.98 66.14 59.11 66.07 64.75 61.34 62.12 65.66
Al2O3 21.65 22.77 22.92 25.01 22.26 23.92 26.17 24.27 25.58 25.77 24.07 20.87 20.49 20.55 20.11 20.17 19.97 19.94 20.67 20.71 20.11 22.75 16.40 23.39 19.51 21.06 26.93 20.73 22.27 24.36 22.02 21.32
TiO2 0.01 0.01 0.00 0.00 0.00 0.00 0.03 0.02 0.01 0.02 0.00 0.00 0.00 0.01 0.00 0.00 0.00 0.02 0.02 0.01 0.00 0.01 0.02 0.00 0.00 0.00 0.00 0.04 0.02 0.00 0.00 0.00
FeO 0.21 0.10 0.22 0.17 0.38 0.28 0.28 0.29 1.09 0.27 0.14 0.00 0.01 0.18 0.25 0.09 0.16 0.11 0.21 0.02 0.02 0.04 0.00 0.26 0.13 0.05 0.25 0.07 0.31 0.18 0.77 0.14
MnO 0.00 0.00 0.00 0.02 0.01 0.00 0.07 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.04 0.00 0.03 0.00 0.02 0.03 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.04 0.06 0.00 0.00 0.02
MgO 0.07 0.08 0.10 0.12 0.23 0.16 0.00 0.15 0.49 0.04 0.02 0.01 0.00 0.02 0.09 0.01 0.01 0.12 0.11 0.03 0.01 0.00 0.00 0.16 0.02 0.00 0.08 0.00 0.10 0.00 0.05 0.01
CaO 1.91 2.20 1.61 1.38 1.78 2.40 8.15 1.76 0.61 7.76 6.05 2.00 1.76 0.42 0.38 0.44 0.51 0.39 0.70 1.72 1.09 3.07 2.38 1.57 0.97 1.96 1.62 1.51 2.24 5.86 4.52 2.38
Cr2O3 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.03 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.01 0.00 0.00 0.01 0.00 0.00 0.00 0.00 0.01 0.00 0.01 0.00 0.00 0.00 0.00 0.02
NiO 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Na2O 10.13 9.11 9.56 7.64 8.73 8.14 6.66 7.52 3.47 7.16 8.01 10.37 10.39 10.52 10.43 10.71 10.85 10.65 9.88 10.39 10.35 9.30 7.20 8.85 10.75 10.37 6.47 10.31 9.70 7.87 8.94 10.09
K2O 0.64 1.29 1.40 3.10 2.06 2.02 0.25 2.70 8.58 0.24 0.30 0.27 0.13 0.82 0.75 0.53 0.37 0.38 1.00 0.19 0.20 0.44 0.11 1.64 0.04 0.12 4.26 0.06 0.87 0.27 0.33 0.07
TOTAL 99.57 99.30 99.66 98.73 98.60 98.71 98.94 97.34 97.08 99.68 99.87 99.42 99.22 99.26 99.29 99.17 99.26 98.92 98.04 98.49 99.12 99.34 100.09 99.81 98.40 99.70 98.74 98.83 100.30 99.88 98.76 99.70
Si 2.87 2.83 2.83 2.75 2.84 2.78 2.60 2.76 2.68 2.62 2.73 2.91 2.93 2.95 2.97 2.96 2.97 2.97 2.93 2.91 2.97 2.83 3.17 2.83 2.98 2.91 2.67 2.93 2.85 2.73 2.80 2.89
Al 1.13 1.19 1.20 1.32 1.18 1.27 1.40 1.30 1.41 1.36 1.26 1.09 1.07 1.07 1.04 1.05 1.04 1.04 1.09 1.09 1.04 1.19 0.83 1.22 1.02 1.09 1.44 1.08 1.16 1.28 1.17 1.11
Fe 0.01 0.00 0.01 0.01 0.01 0.01 0.01 0.01 0.04 0.01 0.01 0.00 0.00 0.01 0.01 0.00 0.01 0.00 0.01 0.00 0.00 0.00 0.00 0.01 0.00 0.00 0.01 0.00 0.01 0.01 0.03 0.01
Ca 0.09 0.10 0.08 0.07 0.09 0.12 0.40 0.09 0.03 0.37 0.29 0.09 0.08 0.02 0.02 0.02 0.02 0.02 0.03 0.08 0.05 0.15 0.11 0.07 0.05 0.09 0.08 0.07 0.11 0.28 0.22 0.11
Na 0.87 0.79 0.82 0.67 0.76 0.71 0.58 0.66 0.31 0.62 0.69 0.89 0.89 0.90 0.89 0.92 0.93 0.91 0.86 0.90 0.88 0.80 0.60 0.76 0.93 0.88 0.57 0.89 0.83 0.68 0.78 0.86
K 0.04 0.07 0.08 0.18 0.12 0.12 0.01 0.16 0.51 0.01 0.02 0.02 0.01 0.05 0.04 0.03 0.02 0.02 0.06 0.01 0.01 0.02 0.01 0.09 0.00 0.01 0.25 0.00 0.05 0.02 0.02 0.00
SOMME 5.01 4.99 5.01 5.00 5.00 4.99 5.00 4.98 4.99 5.01 4.99 5.00 4.98 4.99 4.97 4.98 4.98 4.97 4.97 4.99 4.96 4.99 4.71 4.98 4.98 4.99 5.01 4.97 5.00 4.98 5.01 4.98
%An 9.11 10.89 7.83 7.28 8.90 12.30 39.78 9.47 3.58 36.97 28.95 9.48 8.48 2.06 1.87 2.13 2.47 1.95 3.52 8.30 5.43 15.01 15.30 8.05 4.75 9.41 8.80 7.47 10.76 28.68 21.43 11.48
%Ab 87.25 81.55 84.06 73.19 78.88 75.39 58.79 73.25 36.72 61.68 69.33 89.00 90.79 93.14 93.72 94.78 95.38 95.82 90.43 90.62 93.38 82.42 83.87 81.96 95.03 89.94 63.65 92.19 84.29 69.75 76.70 88.11
%Or 3.64 7.57 8.11 19.53 12.22 12.31 1.44 17.28 59.70 1.36 1.72 1.52 0.72 4.80 4.41 3.09 2.15 2.22 6.05 1.07 1.19 2.57 0.83 10.00 0.22 0.66 27.55 0.34 4.95 1.57 1.87 0.41
151
Annexes
Annexe II-4 : Analys e chimique et formule structurales des feldspaths potas siques des granitoides et ses enclave s de la val lée de Tifnoute
SiO2 64.181 65.748 63.502 63.557 63.773 63.409 63.346 63.878 64.973 65.028 63.716 64.483 64.296 64.645 63.575 63.672 63.843 64.179 64.289 64.818
Al2O3 18.024 18.324 17.808 17.991 17.859 18.225 18.255 18.199 18.397 18.470 17.887 18.192 18.338 18.220 18.090 17.968 18.255 17.965 18.281 18.122
TiO2 0.000 0.000 0.000 0.007 0.000 0.000 0.000 0.000 0.014 0.034 0.007 0.000 0.000 0.000 0.000 0.004 0.000 0.000 0.000 0.000
FeO 0.007 0.019 0.005 0.049 0.105 0.101 0.023 0.014 0.000 0.100 0.047 0.129 0.086 0.069 0.129 0.145 0.077 0.092 0.046 0.182
MnO 0.000 0.000 0.000 0.057 0.000 0.002 0.000 0.000 0.000 0.035 0.040 0.000 0.000 0.032 0.000 0.034 0.000 0.000 0.113 0.000
MgO 0.000 0.000 0.005 0.014 0.000 0.000 0.014 0.000 0.000 0.003 0.019 0.000 0.019 0.024 0.000 0.005 0.000 0.018 0.001 0.000
CaO 0.009 0.211 0.118 0.050 0.243 0.000 0.372 0.044 0.236 0.104 0.204 0.063 0.082 0.207 0.088 0.130 0.000 0.043 0.022 0.058
Cr2O3 0.009 0.000 0.021 0.018 0.000 0.000 0.005 0.000 0.000 0.000 0.010 0.007 0.000 0.028 0.000 0.002 0.000 0.000 0.000 0.000
NiO 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000 0.000
Na2O 0.461 3.441 0.222 0.296 0.303 0.262 0.902 0.268 2.609 2.493 0.356 0.912 0.871 2.375 0.692 0.939 0.437 0.446 0.410 0.902
K2O 15.995 11.566 16.534 16.294 16.216 16.289 15.244 16.604 12.238 12.678 15.880 15.342 15.662 12.681 15.578 15.534 16.142 16.229 16.182 15.667
TOTAL 98.685 99.309 98.215 98.332 98.499 98.288 98.160 99.007 98.466 98.945 98.168 99.127 99.353 98.281 98.153 98.432 98.753 98.974 99.345 99.750
Si 3.004 3.008 2.999 2.995 2.999 2.988 2.981 2.991 3.003 2.999 3.001 3.000 2.990 3.002 2.993 2.992 2.991 3.002 2.994 3.002
Al 0.994 0.988 0.991 0.999 0.990 1.012 1.012 1.004 1.002 1.004 0.993 0.997 1.005 0.997 1.004 0.995 1.008 0.990 1.003 0.989
Fe 0.000 0.001 0.000 0.002 0.004 0.004 0.001 0.001 0.000 0.004 0.002 0.005 0.003 0.003 0.005 0.006 0.003 0.004 0.002 0.007
Ca 0.000 0.010 0.006 0.003 0.012 0.000 0.019 0.002 0.012 0.005 0.010 0.003 0.004 0.010 0.004 0.007 0.000 0.002 0.001 0.003
Na 0.042 0.305 0.020 0.027 0.028 0.024 0.082 0.024 0.234 0.223 0.033 0.082 0.079 0.214 0.063 0.086 0.040 0.040 0.037 0.081
K 0.955 0.675 0.996 0.979 0.973 0.979 0.915 0.992 0.722 0.746 0.954 0.910 0.929 0.751 0.935 0.931 0.965 0.968 0.961 0.925
SOMME 4.996 4.988 5.012 5.004 5.006 5.007 5.010 5.015 4.972 4.980 4.992 4.998 5.010 4.977 5.005 5.016 5.007 5.006 4.999 5.007
%An 0.045 1.044 0.584 0.250 1.209 0.000 1.846 0.217 1.209 0.528 1.033 0.315 0.404 1.056 0.442 0.640 0.000 0.213 0.110 0.285
%Ab 4.195 30.813 1.988 2.680 2.728 2.386 8.099 2.389 24.177 22.889 3.261 8.260 7.762 21.925 6.297 8.361 3.952 4.001 3.704 8.024
%Or 95.760 68.142 97.428 97.070 96.063 97.614 90.055 97.394 74.614 76.583 95.706 91.424 91.834 77.019 93.261 91.000 96.048 95.786 96.186 91.691
152
Annexes
Annexe III -1 : Analys es des zircons par (U/Pb; LA-ICP-MS) de Granodiorite d'Askaoun (Ech DZB et MS7) et de Granite d'Imourkhssen (Ech. PH10), Vallée de Tifnoute
Ech. DZB
#4-1 287 78 26 0.27 0.081 0.0589 0.0007 0.7265 0.0104 0.0895 0.0006 0.49 552.6 ± 3.7 562.5 ± 26.9 98.2
#6-1 308 97 28 0.31 0.093 0.0592 0.0007 0.7312 0.0108 0.0895 0.0007 0.54 552.8 ± 4.2 575.6 ± 26.8 96.0
#10-1 473 131 42 0.28 0.087 0.0588 0.0005 0.7270 0.0100 0.0896 0.0010 0.81 553.3 ± 5.9 560.9 ± 17.5 98.7
#2-2 291 59 25 0.20 0.063 0.0589 0.0005 0.7283 0.0094 0.0897 0.0008 0.70 554.0 ± 4.8 561.9 ± 19.9 98.6
#8-1 287 70 25 0.24 0.074 0.0585 0.0007 0.7235 0.0107 0.0898 0.0008 0.61 554.1 ± 4.8 547.3 ± 25.2 101.2
#2-1 278 75 25 0.27 0.085 0.0594 0.0005 0.7367 0.0109 0.0900 0.0011 0.79 555.3 ± 6.3 581.5 ± 19.4 95.5
#3-2 223 57 20 0.26 0.079 0.0595 0.0006 0.7382 0.0082 0.0900 0.0005 0.47 555.6 ± 2.8 584.7 ± 21.1 95.0
#11-1 618 212 56 0.34 0.119 0.0598 0.0005 0.7427 0.0101 0.0901 0.0010 0.81 556.2 ± 5.8 595.4 ± 17.3 93.4
#3-1 250 65 22 0.26 0.080 0.0589 0.0005 0.7319 0.0093 0.0902 0.0008 0.72 556.7 ± 4.9 561.7 ± 19.0 99.1
#1-2 248 72 23 0.29 0.101 0.0596 0.0006 0.7421 0.0086 0.0903 0.0005 0.51 557.2 ± 3.2 589.8 ± 21.4 94.5
#12-1 443 120 41 0.27 0.117 0.0589 0.0005 0.7348 0.0094 0.0905 0.0008 0.68 558.3 ± 4.7 563.7 ± 20.2 99.0
#5-1 334 121 31 0.36 0.112 0.0592 0.0007 0.7394 0.0110 0.0906 0.0009 0.66 558.8 ± 5.3 575.1 ± 24.2 97.2
#7-1 272 75 25 0.27 0.086 0.0590 0.0008 0.7375 0.0119 0.0907 0.0008 0.55 559.6 ± 4.8 566.6 ± 29.2 98.8
#10-2 484 110 44 0.23 0.071 0.0589 0.0005 0.7436 0.0084 0.0916 0.0008 0.73 565.2 ± 4.5 561.8 ± 16.9 100.6
#1-1 276 80 25 0.29 0.091 0.0593 0.0006 0.7514 0.0112 0.0919 0.0009 0.69 566.5 ± 5.5 579.1 ± 23.3 97.8
#9-1 603 206 56 0.34 0.102 0.0595 0.0006 0.7542 0.0108 0.0919 0.0010 0.75 566.6 ± 5.8 587.0 ± 20.2 96.5
Ech PH10
#1-1 174 24 15 0.14 0.041 0.0584 0.0007 0.7347 0.0118 0.0912 0.0010 0.68 562.6 ± 5.9 546.0 ± 25.4 103.0
#1-2 168 23 15 0.14 0.044 0.0597 0.0007 0.7458 0.0115 0.0907 0.0009 0.64 559.5 ± 5.3 591.2 ± 25.6 94.6
#2-1 643 168 58 0.26 0.082 0.0590 0.0005 0.7397 0.0112 0.0909 0.0011 0.82 561.1 ± 6.7 566.8 ± 18.9 99.0
#3-1 171 59 16 0.35 0.106 0.0594 0.0006 0.7349 0.0088 0.0897 0.0007 0.61 553.9 ± 3.9 581.8 ± 20.4 95.2
#3-2 192 74 18 0.39 0.122 0.0589 0.0005 0.7276 0.0090 0.0897 0.0008 0.69 553.5 ± 4.5 562.0 ± 19.3 98.5
#4-1 487 118 45 0.24 0.077 0.0589 0.0005 0.7411 0.0087 0.0912 0.0008 0.71 562.7 ± 4.5 564.6 ± 18.1 99.7
#5-1 423 133 39 0.31 0.098 0.0591 0.0005 0.7430 0.0132 0.0912 0.0015 0.89 562.5 ± 8.6 570.9 ± 17.2 98.5
#6-1 590 212 55 0.36 0.109 0.0589 0.0004 0.7435 0.0107 0.0915 0.0011 0.86 564.5 ± 6.6 564.2 ± 16.1 100.0
#7-1 186 70 17 0.38 0.114 0.0590 0.0007 0.7424 0.0142 0.0912 0.0013 0.77 562.9 ± 7.9 567.6 ± 26.5 99.2
#8-1 586 243 55 0.41 0.125 0.0589 0.0005 0.7455 0.0121 0.0918 0.0013 0.86 566.2 ± 7.6 563.1 ± 17.8 100.6
#9-1 616 113 54 0.18 0.057 0.0587 0.0004 0.7426 0.0076 0.0918 0.0007 0.73 565.9 ± 4.0 555.7 ± 15.3 101.8
Ech. MS7
#12-1 1724 777 160 0.45 0.138 0.0596 0.0008 0.7328 0.0132 0.0892 0.0011 0.69 550.6 ± 6.5 589.5 ± 28.1 93.4
#10-1 1860 916 174 0.49 0.138 0.0582 0.0005 0.7179 0.0088 0.0895 0.0007 0.68 552.5 ± 4.4 536.7 ± 19.5 102.9
#5-1 1209 392 110 0.32 0.095 0.0596 0.0006 0.7366 0.0106 0.0896 0.0010 0.76 553.2 ± 5.8 589.7 ± 20.4 93.8
#11-1 379 101 33 0.27 0.076 0.0576 0.0006 0.7118 0.0093 0.0896 0.0007 0.63 553.2 ± 4.4 514.9 ± 22.2 107.4
#6-2 rim 1759 155 150 0.09 0.045 0.0596 0.0006 0.7397 0.0134 0.0900 0.0013 0.81 555.8 ± 7.8 588.3 ± 22.6 94.5
#4-1 274 58 24 0.21 0.062 0.0583 0.0006 0.7246 0.0105 0.0901 0.0009 0.70 556.3 ± 5.4 541.4 ± 22.6 102.8
#2-1 857 231 77 0.27 0.082 0.0586 0.0005 0.7367 0.0097 0.0912 0.0010 0.81 562.9 ± 5.7 550.9 ± 16.7 102.2
#9-1 253 65 23 0.26 0.073 0.0579 0.0006 0.7293 0.0102 0.0914 0.0008 0.63 563.7 ± 4.8 525.6 ± 23.7 107.2
#8-1 312 73 28 0.23 0.067 0.0578 0.0007 0.7298 0.0107 0.0915 0.0007 0.53 564.5 ± 4.2 523.4 ± 26.9 107.9
#7-1 1978 975 189 0.49 0.149 0.0594 0.0006 0.7526 0.0121 0.0919 0.0011 0.76 566.7 ± 6.7 581.7 ± 22.3 97.4
#1-1 325 79 30 0.24 0.076 0.0593 0.0006 0.7779 0.0101 0.0951 0.0007 0.60 585.7 ± 4.4 578.6 ± 22.3 101.2
#6-1 core 884 308 83 0.35 0.101 0.0595 0.0006 0.7807 0.0112 0.0952 0.0010 0.75 586.1 ± 6.0 584.9 ± 20.5 100.2
#1-2 258 69 24 0.27 0.083 0.0588 0.0006 0.7830 0.0103 0.0965 0.0008 0.66 593.9 ± 5.0 561.3 ± 21.3 105.8
#3-1 1285 429 120 0.33 0.099 0.0611 0.0005 0.8173 0.0132 0.0970 0.0013 0.86 596.6 ± 7.9 644.0 ± 17.8 92.6
153
Annexes
Annexe IV - 1 : Analyses géochimiques des élements majeurs (en pds) et traces (en ppm) des granitoides et ses roches associées de la vallée de Tifnoute.
Ech. TA1 TA2 As8 PTN IM3 IM4 Ab1 Ab2 Az1 Az5 AM3 AM4 LT1 TA4 IM2 TA 6a TA 7 Ab 1 Encl Ab6 TA-6b AB3 Az2
Elements majeur (pds)
SiO2 59.25 62.46 61.95 65.52 64.57 65.54 63.94 65.28 63.34 66.99 74.20 76.79 70.76 73.85 57.98 64.07 54.21 57.30 57.79 65.81 48.36 49.00
Al2O3 18.19 16.79 15.52 14.10 15.29 14.81 14.92 14.25 14.91 15.10 12.79 12.70 13.55 13.51 16.17 16.01 14.10 17.10 16.59 15.79 15.09 15.70
Fe2O3t 6.40 4.95 6.68 4.78 5.45 6.04 4.40 4.78 5.92 4.50 1.89 0.76 2.69 1.96 7.97 5.74 9.39 8.20 8.00 5.37 10.16 11.38
MnO 0.13 0.08 0.11 0.04 0.11 0.08 0.07 0.09 0.07 0.05 0.03 0.02 0.05 0.02 0.13 0.08 0.24 0.23 0.15 0.12 0.21 0.20
MgO 2.24 2.24 2.97 1.88 2.89 2.41 1.96 1.99 2.24 3.30 0.45 0.27 0.85 0.69 3.54 1.59 8.98 3.27 3.37 1.77 9.10 10.71
CaO 4.95 2.82 3.87 3.38 2.64 0.59 4.09 2.70 3.04 1.10 0.34 0.12 0.99 1.56 5.31 0.73 6.08 4.13 4.92 2.08 7.76 3.92
Na2O 4.26 4.22 3.60 3.39 3.82 4.20 3.54 3.49 3.65 6.31 3.98 4.90 3.66 3.55 3.78 6.63 2.49 5.88 4.15 5.41 2.69 3.07
K2O 2.14 2.94 3.17 3.66 3.35 3.27 3.64 4.00 3.48 0.25 4.10 3.35 4.54 4.37 3.58 1.37 2.17 1.76 3.23 2.17 0.96 0.33
TiO2 0.58 0.69 0.78 0.59 0.73 0.64 0.67 0.64 0.71 0.67 0.19 0.15 0.34 0.28 0.84 0.62 0.67 1.01 0.89 0.53 1.14 1.00
P2O5 0.17 0.13 0.15 0.10 0.13 0.11 0.12 0.11 0.12 0.13 0.03 0.01 0.04 0.04 0.19 0.25 0.11 0.20 0.17 0.27 0.57 0.19
L.O.I 2.15 2.25 1.81 1.31 1.71 1.87 1.18 1.30 1.38 2.03 0.78 1.28 1.10 0.87 1.18 1.52 2.30 1.44 1.44 1.46 4.83 4.81
Total 100.73 99.58 100.60 98.75 100.69 99.55 98.54 98.63 98.88 100.44 98.77 100.35 98.56 100.70 100.68 98.62 100.74 100.52 100.69 100.79 100.87 100.31
ASI 0.99 1.10 0.95 0.90 1.04 1.29 0.87 0.95 0.97 1.19 1.10 1.07 1.06 1.01 0.82 1.17 0.81 0.90 0.86 1.05 0.77 1.25
Elements traces (ppm)
V 91 76 103 73 91 80 79 74 93 66 6 5 31 24 118 29 141 138 120 30 204 186
Rb 88 73 100 139 102 90 80 108 113 5.2 115 81 146 146 121 46 74 55 129 82 18 6.6
Sr 544 368 380 254 230 128 319 273 308 109 82 37 153 175 311 99 285 325 357 280 498 265
Y 19.2 17.0 19.5 19.4 18.0 16.5 20.6 24.8 19.9 13.8 18.5 21.3 10.8 9.9 37.3 52.3 18.7 24.6 19.7 47.9 30.9 19.2
Zr 404 340 257 256 277 245 237 274 234 240 162 130 169 162 208 342 164 202 209 291 186 122
Nb 7.91 7.94 8.65 9.32 11.52 10.33 9.47 9.93 8.94 9.19 12.72 12.81 8.74 7.27 12.03 23.85 5.88 11.39 8.57 19.05 3.88 4.55
Ba 598 817 883 836 907 657 1154 992 840 30.1 605 364 886 706 1010 263 448 358 916 668 1009 185
Hf 9.71 8.46 7.09 7.88 7.69 7.25 7.03 8.20 6.71 6.95 5.39 4.33 5.24 5.18 6 9 4 6 5 7 5 3
Ta 0.45 0.47 0.58 0.62 0.68 0.84 0.61 0.77 0.62 0.63 1.23 1.13 0.94 0.73 1 2 0 1 0 1 0 0
W 1.13 0.36 1.91 0.94 1.40 1.37 0.68 0.97 1.05 1.05 0.40 0.89 0.57 0.63 3.36 0.93 0.01 1.86 3.27 0.88 0.71 1.01
Pb 22.75 9.60 24.37 9.23 8.00 18.15 12.12 11.47 13.40 0.82 3.56 0.16 11.42 11.36 12.97 1.89 5.35 14.31 21.56 13.32 7.70 3.07
Th 6.19 8.49 12.41 19.42 14.35 20.12 14.54 17.17 14.81 16.90 15.87 18.52 22.50 25.96 11.72 12.57 4.58 8.50 9.00 9.22 7.86 3.61
U 4.26 4.91 7.16 7.22 7.91 11.61 6.72 8.75 5.44 4.12 6.53 5.21 9.58 8.28 8.42 5.54 2.39 3.16 3.25 3.97 5.97 3.20
La 21.01 19.59 24.7 30.1 23.8 32.9 32.8 35.7 22.7 20.0 34.3 32.5 26.4 33.0 36.57 17.42 13.97 29.07 25.52 33.01 59.80 16.01
Ce 45.73 42.83 53.6 62.6 53.0 73.6 68.3 75.4 51.4 45.9 67.2 65.1 51.4 60.4 84.00 41.51 33.66 64.87 54.21 75.94 145.53 35.61
Pr 5.54 5.09 6.52 7.15 6.35 7.74 7.63 8.97 6.32 5.41 7.42 7.23 5.41 6.18 10.62 5.91 4.36 8.17 6.66 10.06 18.93 4.51
Nd 22.26 19.94 24.62 25.66 24.15 26.66 27.64 33.15 24.03 20.49 25.60 25.45 18.16 20.36 41.39 26.25 17.96 31.55 25.90 41.02 81.94 19.03
Sm 5.09 4.49 5.39 5.10 5.41 5.32 5.62 6.56 5.18 3.89 4.95 4.81 3.62 3.57 9.06 7.27 4.44 6.55 5.65 9.56 16.20 4.13
Eu 1.54 1.32 1.09 0.92 1.14 0.96 1.07 1.03 1.05 0.67 0.75 0.56 0.73 0.63 1.21 0.91 1.12 0.97 1.21 1.12 4.22 1.39
Gd 4.78 4.12 4.81 4.66 4.52 4.70 4.88 5.75 4.62 3.62 4.28 4.29 3.03 2.98 8.27 7.55 3.89 5.96 5.06 8.93 12.44 4.32
Dy 3.93 3.45 3.88 3.75 3.78 3.68 4.00 4.66 3.87 3.03 3.45 3.57 2.34 2.19 6.86 7.98 3.76 4.74 4.04 8.25 6.59 3.68
Ho 0.83 0.75 0.85 0.80 0.80 0.77 0.85 1.02 0.83 0.67 0.76 0.80 0.49 0.45 1.49 1.81 0.80 1.01 0.82 1.88 1.24 0.83
Er 2.30 2.07 2.26 2.33 2.21 2.19 2.39 2.77 2.27 1.88 2.26 2.38 1.43 1.30 4.05 5.15 2.18 2.82 2.33 5.21 3.00 2.32
Yb 2.30 2.19 2.28 2.27 2.14 2.22 2.36 2.74 2.38 1.90 2.77 2.79 1.48 1.50 3.78 5.49 2.26 2.77 2.28 5.67 2.50 2.21
Lu 0.35 0.33 0.35 0.36 0.33 0.35 0.35 0.40 0.34 0.29 0.41 0.43 0.22 0.23 0.56 0.86 0.32 0.43 0.36 0.86 0.36 0.34
SREE 116 106 130 146 128 161 158 178 125 108 154 150 115 133 208 128 89 159 134 202 353 94
Eu/Eu* 0.94 0.92 0.64 0.57 0.68 0.57 0.61 0.50 0.64 0.54 0.49 0.37 0.66 0.57 0.42 0.37 0.81 0.46 0.68 0.36 0.87 1.00
NYTS - X 0.77 0.72 0.75 0.77 0.72 0.75 0.74 0.89 0.69 0.65 1.05 1.21 0.65 0.71 0.87 1.20 0.49 0.68 0.60 1.23 1.04 0.45
NYTS - Y 1.35 1.09 1.74 1.49 1.58 1.86 1.35 1.56 1.36 0.82 0.94 0.80 1.36 1.20 2.95 1.29 1.41 1.51 1.64 1.05 14.93 2.78
154
Annexes
Annexe V - 1 : Données isotopiques Sm-Nd et Rb-Sr des granitoides et ses roches associées de la vallée de Tifnoute
Rb Sr 87
Rb/ 86 Sr 87
Sr/86 Sr 2σ Sri 560 Ma Sm Nd 147
Sm/ 144 Nd 143
Nd/ 144 Nd 2σ εNd (560 Ma) TDM (Ma)
Diorite quartzique d'Askaoun
TA1 88.5 544 0.4707 0.708663 0.000010 0.704905 5.09 22.26 0.13844 0.512567 0.000008 2.79 969
TA2 73.4 368 0.5784 0.710019 0.000009 0.705401 4.49 19.94 0.13625 0.512532 0.000008 2.25 1010
Granodiorite d'Askaoun
PTN 139 254 1.5840 0.716860 0.000007 0.704214 5.10 25.66 0.12024 0.512459 0.000008 1.98 957
IM3 102 230 1.2816 0.715028 0.000013 0.704796 5.41 24.15 0.13547 0.512592 0.000012 3.49 886
IM4 90.5 128 2.0513 0.719770 0.000010 0.703393 5.32 26.66 0.12081 0.512433 0.000009 1.44 1004
Ab1 80.1 319 0.7262 0.710469 0.000008 0.704671 5.62 27.64 0.12300 0.512475 0.000010 2.10 959
Ab2 108 273 1.1448 0.714680 0.000008 0.705540 6.56 33.15 0.11967 0.512450 0.000010 1.85 966
Az1 113 308 1.0637 0.714135 0.000009 0.705643 5.18 24.03 0.13041 0.512494 0.000010 1.93 1009
Az5 5.2 109 0.1379 0.706086 0.000010 0.704985 3.89 20.49 0.11480 0.512511 0.000011 3.39 828
As8 99.8 380 0.7607 0.711108 0.000009 0.705035 5.39 24.62 0.13231 0.512499 0.000011 1.90 1022
Granite d'Imourkhssen
AM3 115 82 4.0445 0.734146 0.000010 0.701855 4.95 25.60 0.11693 0.512486 0.000013 2.74 885
AM4 80.8 37 6.3651 0.743954 0.000009 0.693137 4.81 25.45 0.11440 0.512482 0.000009 2.84 869
Granite d'Ougougane
LT1 146 153 2.7788 0.726105 0.000008 0.703920 3.62 18.16 0.12045 0.512400 0.000007 0.81 1054
TA4 146 175 2.4140 0.724464 0.000010 0.705192 3.57 20.36 0.10618 0.512412 0.000011 2.06 901
MME
IM2 121 311 1.1246 0.713296 0.000007 0.704318 9.06 41.39 0.13235 0.512499 0.000012 1.90 1022
TA 6a 46.3 99 1.3499 0.714552 0.000016 0.703775 7.27 26.25 0.16756 0.512673 0.000007 2.77 1218
TA 7 74.4 285 0.7566 0.709844 0.000009 0.703803 4.44 17.96 0.14970 0.512594 0.000008 2.51 1071
Ab 1 Encl 54.6 325 0.4865 0.710366 0.000008 0.706482 6.55 31.55 0.12557 0.512462 0.000010 1.66 1008
Ab6 129 357 1.0493 0.714101 0.000008 0.705724 5.65 25.90 0.13197 0.512479 0.000011 1.53 1054
TA-6b 82.2 280 0.8505 0.713040 0.000009 0.706250 9.56 41.02 0.14101 0.512599 0.000010 3.23 937
Filons basiques de Zaghar
AB3 18.3 498 0.1065 0.705317 0.000008 0.704467 16.20 81.94 0.11962 0.512656 0.000010 5.87 643
Az2 6.6 265 0.0722 0.705518 0.000011 0.704942 4.13 19.03 0.13117 0.512645 0.000010 4.83 748
155
Annexes
Annexe - VI-1 : Tableaux des résultats de test de cristallisation fractionnée par les terres rares
et la normalisation par rapport à la chondrite (valeurs de normalisation; Evensen et al. 1978).
156