Introduction
Anthropocentrée = centré sur l'homme
Qu'est-ce que la philosophie ?
Qu'est ce que = chercher le sens, la signification
définir -> délimiter -> caractéristiques -> essentielles
Présocratique exemple : Pythagore, Thalès
Carte mentale (bas de page):
Attention il ne faut pas confondre raisonner, réfléchir mais dans les deux cas, il s'agit d'une activité de
la pensée.
La réflexion consiste en un mouvement de repli de l'esprit sur les connaissances qu'il possède.
Exemple : Lorsqu'on cherche une réponse à une question ou une solution à un problème, il faut
réfléchir
Le raisonnement est une activité de la pensée qui consiste à enchainer les idées les unes avec les
autres de manière logique et cohérente dans le but d'accéder à la vérité. Chaque fois qu'on veut
démontrer quelque chose, il faut raisonner.
"les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde"
Note complémentaire différence verbe persuader et convaincre.
Dans les deux cas on cherche à faire adhérer notre interlocuteur à notre propos. En nous adressant à
ses sentiments, à sa sensibilité à sa personnalité, on tente de le persuader. Au contraire, lorsque nous
nous adressons à sa raison en utilisant des arguments logiques, on tente de le convaincre. Le sophiste
cherche plutôt à persuader, alors que le philosophe essaie davantage à convaincre
Selon Héraclite "on ne baigne jamais deux fois dans le même fleuve" (écoulement de l'eau)
"rien n'est permanent sauf le changement"
Dialogue = au travers(dia) logos -> raison-parole
Aristophane : Nuées ou il caricature Socrate
Définition de la spéculation : La spéculation est une forme de réflexion qui ne s'intéressent qu'au
problèmes abstrait or certains y voient une perte de temps parce qu'elle ne permet pas de résoudre
les problèmes concrets du quotidien.
Être pragmatique c'est refuser de réfléchir pendant longtemps si ça ne permet pas de réussir à
résoudre les problèmes concrets, il faut que l'action de réflexion soit rapide, rentable
Note complémentaire universel/général/particulier/singulier
Ce qui est universel, c'est ce qui est valable pour la totalité des éléments d'une même catégorie sans
exception. Exemple : De façon universelle, tous les vivants sont mortels
Ce qui est général, c'est ce qui est valable pour la majorité des cas mais qui peut admettre des
exceptions. Exemple : Parmi les vivants, en général, les mammifères ont un nombril, Exception
l'ornithorynque
Ce qui est particulier, c'est ce qui est valable pour quelques éléments Exemple : Chez les mammifères,
certains font la philosophie
Ce qui est singulier, c'est ce qui n'est valable que pour un seul cas. Exemple : Le premier philosophe
s'appelle Socrate
Le préjugé est une idée conçue, préconçu par un autre esprit que le mien à laquelle j'adhère sans
avoir accompli l'effort intellectuel d'examiner par moi-même le bien-fondé de son contenu
Une opinion est l'affirmation, la formulation d'un avis personnel, d'une croyance qui ne résulte pas
d'un véritable raisonnement
Chapitre 1 : L’existence humaine
"l'existence prècède l'essence" J.P Satre
Pour l'homme, exister ne signifie pas simplement vivre pour l'homme au sens biologique du terme.
Être en vie est une condition nécessaire pour exister mais il ne s'agit pas d'une condition suffisante
REP: Contingent/nécessaire
La contingence correspond à ce qu'il peut ne pas être ou être autrement alors que la nécessité, c'est
ce qu'il ne peut pas ne pas être ou être autrement. Par exemple, pour que l'homme reste en bonne
santé, il est nécessaire qu'il dorme mais dormir dans un lit relève de la contingence
L'homme est un être vivant qui existe mais tous les êtres vivants n’existent pas pour autant. En effet
l'être humain se distingue de l'animal dans le sens où il vit d'une façon tout à fait spécifique (propre à
une espèce) : alors que l'animal se contente de suivre ce que son instinct lui dicte de façon naturelle.
L'homme au contraire agit à partir de sa pensée
D'une part l'homme perçoit le monde, et en cela, il n'est pas différent de l'animal. Mais d'autre part,
l'homme en a conscience et il peut à partir de là réfléchir aux conditions de sa propre vie et peux à
partir de là s'interrogeaient sur le sens de sa présence dans le monde
-> Par conséquent, dans ce contexte, il va falloir comprendre ce que signifie être conscient et en quoi
la capacité à prendre conscience est propre à l'homme
Etymologiquement exister =
Latin : ex : en dehors - hors de
sistere : se placer, se tenir debout
En cela exister caractérise la façon tout à fait particulière qu'ont les hommes de vivre : il s'agit pour
eux de déployer d'inventer leur vie à mesure que le temps avance. Exister c'est donc se tenir hors de
ce qu'il se passe dans le moment présent. Par conséquent, de ce point de vue, nous devons examiner
en quoi la conscience du temps est inséparable de l'existence humaine. De plus parce qu'il existe, il
ne se contente pas simplement de vivre, l'homme est capable de se projeter en essayant autant que
possible de donner satisfaction à ses désirs.
-> Dès lors nous pouvons nous interroger sur la provenance de ces désirs, sommes-nous toujours
conscients de ce qui nous pousse à désirer telle chose plutôt que telle autre ? N'auriez-t-il pas en
chacun d'entre nous, une part d'inconscient qui orienterait nos choix sans que nous le sachions ?
Bilan : Si vivre en tant qu'homme, c'est existé, il semble alors que cela relève d'un projet, d'une
attention, d'une conquête qui revient à chacun de construire. En d’autres termes, exister, c'est
chercher à inventer à sa propre vie au cours du temps, c'est tenter de son propre chemin mais
comment faire ?
Chapitre 2 : La conscience et l'inconscient
Epistémologie : grec -> logos -> raison parole
Grec -> épistémie -> la science
Introduction :
L'idée de conscience est d'un usage assez courant. On peut par exemple, prendre conscience d'un
problème, être conscient d'une situation, avoir bonne mauvaise conscience, avoir la conscience
tranquille ou encore perdre conscience. A partir de là, il semblerait que la conscience soit le foyer de
notre identité de notre pensée et de nos perceptions
Dire de l'homme que c'est un être conscient nous amène à nous interroger sur les mécanismes
internes qui accompagne et qui guident nos expériences. En effet, comment cette conscience se
structure - t-elle et en quoi fit-elle de l'homme, un être à part des autres puisqu'il existe?
Cependant, admettre que nous sommes des êtres conscients n'implique pas pour autant que nous
soyons toujours conscient de tous, par conséquent ne faudrait-il pas admettre qu'une partie de nous
échappe au contrôle de notre conscience.
Si tel est le cas, il faudra alors probablement envisager l'existence d'une part d'inconscient en chacun
de nous, ce qui peut sembler énigmatique car comment pourrions être conscient de ce qui se dérode
à la conscience. Par ailleurs si l'on admet l'existence de l'inconscient, comment comprendre la
complexité de la relation entre la conscience et ce qu'il n'en dépend pas ? Si l'inconscient cohabite
avec la conscience, la connaissance que nous pensons avoir de nous-même est du monde qui nous
entoure est-elle fiable. S'agit-il de deux réalités distinctes et antagonistes ou au contraire, existe-t-il
entre elle, une interaction subtile qui façonne nos expériences et notre existence?
1. La conscience fait-elle de l'homme un être différent des autres ?
a. Comment définir la conscience
Le mot conscience vient du latin cumscientia signifie avec savoir, connaissance
Cum -> avec
Sientia -> savoir, connaissance
On peut attribuer 2 signification majeure à la notion de conscience : d'une part, lorsqu'elle produit
des représentation mentale à partir de ce qui nous entoure, on parle de conscience psychologique,
d'autre part lorsqu'elle produit des jugements de valeur, on parle de conscience morale. Il s'agit en
quelque sorte d'une espèce de juge intérieur qui évalue si une pensée ou une action est juste ou
injuste.
Toutefois, la dimension morale de la conscience est toujours seconde à la dimension psychologique,
en effet, celui qui agit de façon immorale n'est pas privé de la capacité à se représenter les choses, il
est juste incapable de discerner ce qui est bien et ce qui ne l'est pas.
On peut donc définir la conscience comme étant la condition grâce à laquelle nous sommes en
mesure d'appréhender ce qui se passe autour de nous et en nous de façon plus ou moins clair.
Dès lors, il faut admettre que la conscience se manifeste de différente façon, nos états de consciences
sont ni uniforme, ni homogène mais il sont parfaitement variable. De ce point de vue, on distingue
traditionnellement différents degrés de conscience au cœur même de la conscience psychologique :
La conscience spontanée. Elle correspond à l'intuition immédiate qui accompagne les pensée
et les action d'un individu dès qu'il se réveille. C'est grâce à ce niveau de conscience que nous
entrons en relation avec le monde, nous pouvons le percevoir, nous pouvons y agir, nous
pouvons le penser
Par conséquent pour agir de façon volontaire et pour penser, il faut d'abord être conscient.
Le second niveau de conscience, c'est ce qu'on appelle la conscience réfléchie. Elle consiste à
prendre conscience de soi-même, ici l'individu se prend lui-même comme objet de réflexion
ce qui lui permet d'accéder à une certaine connaissance de son moi.
Par exemple : lorsque je dis que j'ai froid, je ne saisis pas seulement la sensation de froids, mais je me
perçois moi-même comme ayant froid
Ici, on se contente pas d'être simplement conscient, mais on prend conscience qu'on est conscient.
Attention : il ne s'agit pas de deux conscience distinctes, mais bien de deux aspects d'un seule et
même conscience.
Sous ces deux aspects comme conscience spontanée et réfléchi, la conscience apparait comme une
caractéristique essentiel qui fait de l'homme, un sujet, être un sujet conscient, c'est être capable de
se penser comme un être pensant
Ni une chose, ni un animal, ni une intelligence artificielle ne sont capable de penser de cette façon
De ce point de vue, le sujet, c'est donc celui qui est capable de prendre conscience de ce qu'il vit de
ce qu'il fait et de ce qu'il est et c'est bien ce qui donne à l'existence humaine sa dimension hors
norme
En ce sens, les philosophes français du XVIIème siècle Pascal, affirme dans Pensée "L'homme est un
roseau le plus faible de la nature mais c'est un roseau pensant"
Même si cette capacité à prendre à prendre conscience de soi peut être conçu comme le signe et la
manifestation de notre grandeur, elle peut être aussi pensé comme le drame de notre existence
puisqu'elle est ce par quoi l'homme accède à la finitude. La finitude, c'est la capacité qu'à l'homme à
prendre conscience du caractère fini de l'existence :
Par la conscience qu'il a de lui-même. L'homme sait qu'il est mortel.
Remarques : Se posera alors le problème du caractère angoissant de l'existence (chapitre sur le
temps)
Jusqu'ici nous avons expliqué que nous ne pouvons rien connaître sans l'intervention, en effet
comment pourrions prétendre savoir quoique ce soit sans d'abord être conscient ? Comment
pourrions-nous prendre conscience de nous sans d'abord être conscient ?
Qu'est ce qui nous garantit que ce à quoi notre conscience nous fait accéder est absolument fiable?
2. De quelle(s) certitudes l'homme peut-il être conscient ?
Descartes fu le premier dans l'histoire des idées à l'intrigue de ce problème majeur. Même si son
projet n'était pas de proposé une description générale de la conscience, c'est en cherchant à donner
un fondement assuré à la connaissance qu'il a fini par établir que la conscience et ce qu'il y a de plus
facile à connaître et en cela, elle constitue la première certitude à laquelle l'homme est en mesure
d'accéder.
Descartes développe ses idées dans deux œuvres majeures : le Discours de la méthode (1637) et Les
méditations métaphysiques (1641)
La métaphysique est une branche particulière de la philosophie qui a pour objectif de réfléchir à ce
qu'il se situe au-delà (du grec meta) de la nature (du grec phusis) :
Dieu existe-il ?
L'âme survit-elle à la mort du corps ?
Qu'est-ce que la liberté?
Pourquoi il y a-t-il de l'être plutôt que rien ?
Le projet de Descartes est extrêmement ambitieux puisqu'il cherche à fonder la science en faisant
table rase de toutes les connaissances accumulé par le passé
Dans un premier temps, Descartes examine les différents moyens dont nous disposons pour élaborer
la connaissance:
les sens. Ici en tant qu'intuition sensible à ne pas confondre avec la signification , elle
correspond à l'ensemble des moyens dont nous disposons pour percevoir ce qui nous
entoure
L'imagination. C'est la faculté d'esprit à penser au travers des images, autrement dit l'esprit
visualise ce qui n'est pas immédiatement présent dans l'environnement du sujet.
Remarques : attention l'imagination est une faculté limitée, on ne peut pas tout imaginer, elle dépend
nécessairement de notre expérience de ce que nous percevons et de ce que nous mémorisons
Dans la sixième méditation métaphysique, Descartes prend l'exemple du chiliogone pour illustrer le
caractère limité de l'imagination. Ce polygone à mille cotés est bien trop complexe pour que l'esprit
parvienne à le visualiser précisément et exactement. On peut distinguer deux formes d'imagination
reproductrices qui se contente de se remémorer ce qui a été entièrement perçu et l'imagination
créatrice grâce à laquelle nous visualisons ce qui n'a jamais été perçu, mais qui est le résultat, la
synthèse d'éléments antérieurement perçus.
La raison, c'est la capacité qu'à l'esprit à penser au travers des idées, grâce à elle, l'esprit
conçoit des abstractions générales
Dans un deuxième Descartes explique qu'il est toutefois nécessaire de prendre nos distances avec ce
que l'on croit connaître. En effet :
Rien ne me prouve que les choses sont bien tels que je les perçois car les sens peuvent
toujours nous tromper et générer des illusions
Rien ne m'assure que les choses soit bien tels que je l'ai imaginé puisque l'imagination prend
appui sur la perception et parce qu'elle est toujours parfaite lorsque mon esprit visualise, il
peut toujours déformer la réalité
Rien ne me garantit que les choses sont bien tels que je les conçois puisque lorsque je
raisonne, je peux toujours commettre des erreurs
Dans ces circonstances, on peut donc se demander, comment faire pour être sûr d'être dans
le vrai ? Comment s'assurer que ceux à quoi notre conscience nous donne accès est certain?
Descartes considère qu'il est nécessaire de tout remettre en question, selon lui, il faut douter de tout,
cette démarche est ce qu'on appelle le doute cartésien, il est à la fois provisoire, méthodique et
hyperbolique. Le doute cartésien est provisoire puisqu'il constitue qu'un moment de la
démonstration dès l'instant où on est en mesure de découvrir une vérité indubitable, c’est-à-dire qu'il
résiste au doute alors il n'est nécessaire de remettre en question.
Le doute cartésien ne doit pas être confondu avec le doute sceptique, le scepticisme est un courant
philosophique grec du quatrième siècle avant J-C fondé par Pyrrhon d'Elis qui défend l'idée selon
laquelle la vérité absolue est inaccessible si bien qu'il faut toujours douter de tout. Par conséquent
pour les sceptiques, le doute est une fin en soi alors que pour Descartes, il n'est qu'un outil pour
accéder à une vérité.
Le doute cartésien est méthodique puisqu'il s'applique de façon rigoureuse en respectant une
certaine logique
Le doute cartésien est hyperbolique puisqu'il s'applique à toute chose sans exception.
A ce moment du raisonnement à quelle vérité assurait Descartes parvient-il à accéder ? Puisque tout
à était soumis à l'épreuve du doute, ce qui apparait, c'est que tout est douteux au moment même où
je doute de tout, une vérité dont je ne peux pas douter surgit malgré tout, c'est que je doute or si je
doute, c'est bien la preuve que je suis en train de penser. Descartes formule cette idée de la façon
suivante "je pense donc je suis" dans le discours de la méthode et "cette proposition, je suis, j'existe
est nécessairement vrai toute les fois que je la prononce où que je la conçois en mon esprit".
Descartes a donc réussi à établir que c'est en doutant que nous découvrons notre existence en tant
être pensant ce qui fait de nous des êtres différents des autres. La pensée ne serait donc que la
connaissance immédiate de tous ce qui se produit dans la conscience ce qui apparait comme une
caractéristique constructive de l'essence de l'homme contrairement aux autres espèces vivantes ,
l'homme en tant que sujet, c'est celui qui est capable d'accéder à la conscience à la connaissance de
soi.
Transition : Affirmer que seuls l'homme est réellement conscient est une chose, prendre conscience
de la certitude selon laquelle le sujet conscient, c'est celui qui sait, qui connaît qu'il y est, à savoir une
chose pensante en est une autre. Toutefois, encore faut-il comprendre comment la conscience se
développe, n'est-ce pas par la présence des autres sujet qui m'entoure que je vais pouvoir me
structurer en tant que sujet conscient qui sait qu'il existe ?
II. Comment la conscience se structure-t-elle ?
1. L'influence des groupes sociaux sur le développement de la conscience du sujet
Affirmer que le sujet, c'est l'individu par lui-même , autrement dit celui qui s'est faire preuve
d'autonomie parce qu'il est conscient, n'implique pas pour autant que la façon dont il pense et agit
est indépendante de l'environnement dans lequel elle s'exprime, dans ce cas, la conscience pourrait-
être pensée comme le résultat d'un certain déterminisme social
Le déterminisme est un principe qu'on appelle aussi principe de causalité selon lequel certains effets
sont nécessairement liés à certaines causes si bien qu'en fonction de ce principe quand les même
circonstances sont réunis, les mêmes effets se produisent
Principe cause, fin : un principe est une proposition première indémontrable qui sert de fondement à
une réflexion à un raisonnement. Une cause est ce qui précède et déclenche un phénomène, elle
produit des effets quant à la fin, elle correspond au but à l'objectif que l'on se fixe mais c'est aussi ce
qui correspond à l'achèvement autrement dit ce qui est arrivé à son terme
Un groupe social, c'est une structure qui est constitué par un ensemble d'individus qui généralement
partage le même idéal et vise le même objectifs
Chaque groupe social s'appuie dans ce qu'on appelle des stéréotypes ou des modèles culturels qui
correspondent à une façon d'être et de penser qui nous est imposé par le groupe auquel on
appartient.
Dès l'instant où l'individu désobéit au modèles il s'expose au risque d'être sanctionné. En effet celui-ci
apparait comme une menace pour la pérennité du bon fonctionnement du groupe.
La sanction peut s'étendre du simple avertissement à la sanction définitif qu'est la peine de mort
À travers des modèles culturels chaque groupe va déterminer sa norme, c'est donc à eux que l'on se
refaire pour s'avoir ce qui est normal
Toutefois ce qui pose problème c'est que la norme est parfaitement relative puisqu'elle varie en
fonction du temps et de l'espace et du lieu dans lesquels elle se manifeste
Ce qui caractérise la norme, ça n'est pas forcément ce qui semble le plus souhaitable mais elle tire sa
force sa légitimité de ce qui se manifeste le plus fréquemment. Si le modèle culturel fixe la norme, on
le qualifie alors de normal, le sujet qui s'y conforme puisque la norme n'est pas universalisable, celui
qu'on qualifie d'anormal de marginal, se soumet en fait à d'autres normes qui ne sont pas les nôtres
qui sont tout aussi contraignantes de celle qui refuse
De ce point de vue, on peut comprendre en quoi la société est coercitive. La coercition est l'action qui
consiste à exercer une certaine forme de contrainte. En effet, elle aurait pour vocation de modeler la
conscience des sujets afin qu'ils agissent et qu'ils pensent dans le sens des valeurs qu'elle cherche à
instaurer, tout en instaurant, tout en limitant autant que possible le phénomène de marginalisation
dans le but de maintenir un certain consensus social. Les modèles culturel façonnent donc les
consciences au travers de normes qui leur sont extérieures. Si bien que nous devons admettre le
caractère illusoires de l'aspect personnel de notre conscience. Chaque conscience serait donc le reflet
des normes qui lui sont imposés mais chacune se détermine soit par opposition, soit par imitation
des modèles mais en tous cas toujours par rapport à autrui. Dans Critique de l'économie politique, le
penseur allemand du XIXème siècle Marx affirme "ça n'est pas la conscience des hommes qui
détermine leur être, c'est au contraire leur être social qui détermine leur conscience"
La relation à l'autre, c’est-à-dire aussi ce qu'on appelle aussi l'intersubjectivité apparait comme le
milieu dans lequel, la conscience de chacun va pouvoir se développer,
Repère : objectif, subjectif, intersubjectif
On qualifie un jugement de façon objectif lorsqu'on ne prend en considération que l'objet dont on dit
quelque chose donc ce qui est objectif du latin ob -> devant ; jectum -> posé, jeté ce qui est posé,
jeté devant moi ne tient compte que de la réalité qui m'est extérieur.
Au contraire ce qui est subjectif est relatif au sujet du latin sub -> sous ; jectum-> jeté posé, sous le
regard de ma conscience. C'est donc ce qui dépend de notre propre antériorité
Ce qui est intersubjectif dépend de la construction d'un accord rationnel et méthodique entre
plusieurs sujet qui mène une recherche commune, par conséquent, l'objectivité provient donc
l'intersubjectivité qui elle-même dépend de la subjectivité
Parce que la conscience de soi se bâtit en compagnie de d'autres conscience et grâce à elle une
conscience sans modèle est une conscience vide sans référence sans culture autrement dit c'est une
conscience qui n'a rien d'humain
Dans le film L'enfant sauvage de F. Truffaut, Truffaut mets en image les notes du journal du médecin
du docteur Jean Itard qui vers 1800 a pris en charge la tentative de socialisation d'un enfant d'une
dizaines d'années qui a vécu dans les bois et qu'on qualifie donc de sauvage après onze années de
travail, l'expérience s'avert décevante et demeure inaboutie
Finalement, ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que nous naissons pas sujet, nous pouvons le
devenir à condition d'être accompagné
Contenu de ce qu'il a été développer précédemment nous pouvons nous interrogeait sur autrui qui
est-il ? La difficulté pour répondre à cette question est probablement liés au fait qui est en même
temps, un autre moi, autrement dit un alter ego et un autre que moi. Par conséquent, quelle relation
puis-je espérer établir entre moi et cette autre moi qui n'est pas moi?
2. Puis-je connaître une autre conscience que la mienne ?
Même si comme nous l'avons vu la conscience du sujet dois nécessairement entrer en relation avec
autrui pour se structurer cela n'implique pas pour autant que nous ayons la capacité d'accéder à la
connaissance de l'autre comme nous prétendons nous connaître nous même
Si telle est le cas, il faut alors admettre l'idée selon laquelle chaque sujet est condamnée au
solipsisme (≠solitude)
Le solipsisme du latin solus -> seul et ipse -> soi-même renvoie à l'idée selon laquelle le sujet pensant
individuel autrement dit le moi est la seule véritable réalité à laquelle chacun d'entre nous est en
mesure d'accéder. Descartes dans sa démarche de doute hyperbolique réalise l'expérience du
solipsisme. Attention il ne faut pas le confondre avec la solitude qui elle s'apparente davantage à la
prise de conscience de l'absence des autres là où le solipsisme correspond à une relation de soi à soi,
la solitude se mesure par rapport aux autres, le solipsisme provient de la subjectivité alors que la
solitude est une réalité objective.
En effet chaque est caractérisée par sa propre subjectivité de telle sorte que tout individu constitue
une unicité ≠ unité et une unité pensante et agissante parfaitement hermétique et donc inaccessible
à la conscience qui n'est pas la sienne.
L'unicité, c'est la caractère de ce qui est unique autrement dit irremplaçable alors que l'unité, c'est
l'ensemble des éléments physique physiologique et organique qui forme de moi un tout.
Par principe je ne peux accéder à une autre conscience que la mienne si bien qu'autrui ne me sera
jamais donné tel qu'il est présent à lui-même c'est un peu comme si chacun d'entre nous était
enfermé en lui-même
Par conséquent on peut alors dissocier l'altérité de l'ipséité
L'altérité correspond à tous ceux qui ne sont pas moi alors que l'ipséité c'est tout ce qui fait qu'un
sujet est irréductible à qui que ce soit d'autre compte tenu de l'ensemble des caractéristiques qui lui
sont absolument propre
L'identité qui me caractérise, c'est ce qui me fait rester le même au travers des changements qui
parcourt mon existence au cours du temps
Texte de LOCKE : Identité et différence. L'invention de la conscience.
La mémoire apparait selon lui comme la condition de la préservation de l'identité
Dans L'être et le néant 1943. JP Sartre (1905-1980), le philosophe propose une analyse du regard et
une réflexion sur la relation amoureuse pour montrer à quel point nous sommes dans l'illusion
lorsque nous pensons avoir la possibilité d'entrer en communication directe avec autrui ou entretenir
avec lui une relation réellement authentique.
a. L'analyse du regard
En règle général, le regard peut-être pensé comme un moyen de communication simple et immédiat
pour lequel l'usage de la parole n'est pas nécessaire, dans certains cas, il suffirait de regarder l'autre
pour savoir ce qu'il pense ou percevoir ce qu'il ressent.
Toutefois selon Sartre, le regard ne constitue pas une mise en commun rendant possible la
communication avec l'autre pour lui il s'agit juste d'un outil qui permet de saisir autrui comme un
objet.