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CNAM 2002-2003

Mathématiques actuarielles fondamentales (assurance non vie)

Troisième série d'exercices – éléments de corrigé


(cf. également classeur Excel : [Link])

A – Coefficient de sécurité

Un risque présente les caractéristiques suivantes :


la charge annuelle des sinistres X a une espérance mathématique de 500 euros et un
écart type de 2000 euros. Un assureur, disposant d’une marge de sécurité K, se
propose de gérer n contrats couvrant des risques indépendants et identiques à celui
que l’on vient de décrire, en ajoutant à la prime pure un chargement de sécurité dont le
pourcentage est .

1) Quel est la valeur du coefficient de sécurité  lorsque K = 200 000 euros,  = 5% et


n = 3000 ?

Rappel de la théorie

Proba(non ruine après un an) = P(R > -K) avec R = Résultat et K = richesse
disponible
= Proba(nP+nP-Xi > -K) ou P représente la prime pure,  le taux de chargement
de sécurité et Xi les sinistres individuels
= Proba(Xi - nP < K+nP)
= Proba( (Xi – nP)/Xi < (K+nP)/Xi ) et ici Xi =n.X = car les risques sont
indépendants. En remplaçant cette expression, puis en divisant les parties gauche et
droite de l’inégalité par n, on obtient :

= Proba( (moyenne(X) – P)/X < (K+nP)/nX )

La partie gauche converge vers une loi normale N(0,1) (théorème central limite). La
partie droite correspond à la définition du coefficient  .

= () ou  est la fonction de répartition de la loi de Gauss (ou loi normale).


Remarque : sous Excel, correspond à la fonction [Link]()

Application numérique :

 = (200 000 + 3000.5%.500) / (racine(3000).2000) =2,51

() = 0,994 ou encore une probabilité de ruine de 0,6% ce qui est trop élevé.
2) On veut avoir un coefficient de sécurité  > 4.

Un coefficient de sécurité  > 4 correspond à une probabilité de ruine inférieure à


1/10000 ((4) = 0,0032%).

Un cherche donc  = (K+nP)/nX  4.

a. Quel doit être la marge K pour  = 5% et n = 3000 ?

K  4.nX - nP = [Link](3000).500 – 3000.5%.500 = 363 178.

b. Quel doit être le coefficient de sécurité  pour K = 200 000 euros et n =


3000 ?

  (4.nX – K) / nP = ([Link](3000).500 – 200 000)/(3000.500) = 15,9%.

c. Quel devrait être le nombre de risques à gérer n pour K = 200 000 euros
et  = 5% ?

n.P – 4.nX + K 0.

Soit une inéquation du second degré en racine(n).


Le déterminant (4.X)² – 4.P.K = 44 000 000 est positif : deux solutions.

(4.X  racine(determinant))/(2. P)

racine(n)  27, soit n  747 (c’est pratiquement l’inactivité)

racine(n)  293, soit n  85 653 (c’est un objectif sans doute impossible)

Deux remarques :
- aucune des trois solutions n’est vraiment réaliste. La véritable solution à ce
genre de problèmes réside dans la souscription d’une réassurance (diminuer
beaucoup le risque en perdant un peu d’espérance de bénéfice).

- la partie difficile de cette modélisation réside dans l’estimation de X. Une


part importante du cours sera consacrée à ce problème.
B – Fusion d’activités

Une entreprise gère un risque en allouant à cette activité un montant K1 de fonds


propres.
L’espérance des résultats annuels globaux de cette catégorie d’assurance est 1U1 , en
notant U1 l’espérance annuelle de la charge des sinistres , et leur variance est T1².

1) Donner l’expression du coefficient de sécurité 1 lorsque K1 = 20%.U1. Application


numérique pour U1 = 1000, 1 = 15% et T1 = 100 ?

Rappel de la théorie

 = (K+nP)/Xi = (Fonds propres + E(résultat annuel)) / résultat annuel

 = (K1+1U1)/T1 = 35%.U1/T1 = 3,5

() = 0,9998 ou encore une probabilité de ruine de 0,023%.

2) L’entreprise absorbe une compagnie qui exerçait le même type d’activité, avec un
montant de primes pures U2 = 750, une allocation de fonds propres de K2=20%, un
taux moyen de chargements de sécurité 2 =10% et T = 87. Quel était le coefficient
de sécurité 2 pour cette société ?

 = (K2+2U2)/T2 = 30%.U2/T2 = 2,586

() = 0,9951 ou encore une probabilité de ruine de 0,485%.

Les résultats vont s’ajouter après fusion et on considère qu’on peut allouer à la garantie
des opérations globales K1+ K2. Quel est le coefficient de sécurité correspondant ?

 = (K1+ K2+1U1+2U2)/racine(T1²+T2²) = 4,338

() = 0,999993 ou encore une probabilité de ruine de 0,0007%.

3) Considérant qu’un coefficient de sécurité = 4 est suffisant, quel montant de fonds


propres peut être libéré grâce à la fusion ?

K  .résultat annuel - E(résultat annuel)


K = 4. racine(T1²+T2²) – 1U1 – 2U2 = 305,2

On peut donc « libérer » 200 + 150 – 305,2 = 44,8 tout en conservant un ensemble
plus sûr que la plus sûre des deux entreprises initiales.

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