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Contexte
Un vaste territoire
Près de 7,5 millions de personnes vivent au Québec, vaste péninsule Le français, langue
continentale dont la superficie (1,7 million de km2) équivaut à trois fois d’enseignement
celle de la France ou cinq fois celle du Japon. Recouvert en grande
Au Québec, la plupart
partie par la forêt boréale, parsemé de milliers de lacs et de rivières, le
des établissements dispensent
Québec est traversé d’ouest en est par le fleuve Saint-Laurent, l’une des
l’enseignement en français.
plus grandes voies navigables au monde et le principal axe fluvial du
Conformément à la Charte de la
continent nord-américain. Environ 80 p. 100 de la population québécoise langue française, l’enseignement se
vit le long de la vallée du Saint-Laurent. C’est là que se trouvent Montréal, donne en français dans les classes
la métropole, dont l’agglomération regroupe près de la moitié de la maternelles et dans les écoles pri-
population du Québec, et la ville de Québec, capitale nationale, qui, maires et secondaires. Cependant,
avec sa banlieue, compte environ 700 000 habitants. des élèves peuvent être admis à
l’école anglophone s’ils remplissent
les exigences prescrites par la
Les gens du pays Charte. Ces élèves comptent pour
D’abord occupé par une population autochtone, le Québec a environ 11,2 p. 100 de l’effectif des
successivement accueilli des arrivants de France, des îles Britanniques, écoles primaires et secondaires du
puis d’un nombre toujours croissant de pays. Il reçoit plus de 38 000 Québec. Les étudiants et étudiantes
nouveaux arrivants par année. Ces immigrants, originaires de plus de du collégial et de l’université
peuvent, quant à eux, choisir
150 pays, se trouvent principalement dans la région de Montréal. Ils y
de fréquenter un établissement
forment 18,4 p. 100 de la population, par comparaison à 9,9 p. 100 dans
francophone ou anglophone.
l’ensemble du Québec.
Le français est la langue officielle du Québec. Pour 83,1 p.100 de la popu-
lation, le français est la langue le plus souvent parlée à la maison, tandis
que 10,5 p. 100 parle l’anglais et 6,5 p. 100, une autre langue. Le taux de
bilinguisme français anglais se situe à 40,8 p. 100. Les nations autochtones
reçoivent pour la plupart des services éducatifs dans leur langue.
Une compétence exclusive du Québec
Le Québec est l’un des treize membres de la fédération canadienne, Le Conseil des ministres de
une monarchie constitutionnelle de type britannique. En vertu de la l’Éducation (Canada), créé en
Constitution canadienne de 1867, le Québec, comme les autres provinces 1967, permet aux ministres de
l’Éducation des provinces et des
et les territoires, a le pouvoir exclusif d’adopter des lois en matière d’éducation.
territoires d’agir de concert dans
Il n’y a pas de ministère fédéral de l’Éducation, mais uniquement des des domaines d’intérêt commun.
ministères provinciaux et territoriaux. Au Québec, c’est le ministère de
l’Éducation, du Loisir et du Sport qui est l’instance gouvernementale
chargée de favoriser l’accès à l’éducation sous toutes ses formes à
quiconque a la volonté et la capacité de s’instruire. Il veille aussi à
harmoniser les orientations et les activités des milieux de l’éducation avec
l’ensemble des politiques gouvernementales et en fonction des besoins
économiques, sociaux et culturels de la société québécoise. Le système
d’éducation du Québec repose sur un partage de responsabilités entre
le gouvernement, les universités, les collèges, les commissions scolaires
et les écoles.
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DES PARCOURS
SCOLAIRES
DIVERSIFIÉS
Le réseau de l’éducation est formé d’établissements
publics et privés, francophones et anglophones. Le
gouvernement du Québec engage des sommes
considérables dans le secteur de l’éducation, jugé
d’importance primordiale, soit 7,8 p. 100 du PIB en 2003, comparativement
à 6,3 p. 100 en moyenne dans les autres provinces canadiennes. L’édu-
cation est le deuxième poste budgétaire en importance, après la santé.
Le système d’éducation comporte quatre ordres d’enseignement : le
primaire (y compris l’éducation préscolaire), le secondaire, le collégial et
l’enseignement universitaire. Environ 1,8 million de personnes sont inscrites
à l’un ou l’autre à temps plein ou à temps partiel. L’enseignement est gratuit
au primaire, au secondaire et au collégial. À l’université, des droits de
scolarité – relativement faibles, dans le contexte nord-américain – sont exigés.
Le système scolaire au Québec
ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
Éducation préscolaire
Maternelle Maternelle 1re 2e 3e 4e 5e 6e
4 ans 5 ans
ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
Diplôme F O R M A T I O N G É N É R A L E
d’études
secondaires
DES 5 e
4 e
3 e
2e 1re
F O R M A T I O N P R O F E S S I O N N E L L E
ASP DEP AFP
Attestation de Diplôme Attestation
spécialisation d’études de formation
professionnelle professionnelles professionnelle
MARCHÉ DU TRAVAIL
* AEC : on peut accéder à cette formation sans avoir
Formation exigée pour passer au collégial : obtenu un DES ; on doit toutefois avoir interrompu
Mathématique de 5e sec., anglais de 5e sec. et sciences physiques de 4e sec. ses études pendant deux trimestres consécutifs.
Attestation d’études collégiales MARCHÉ
ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL AEC* DU TRAVAIL
MARCHÉ
F O R M A T I O N T E C H N I Q U E
DEC DU TRAVAIL OU
Diplôme
F O R M A T I O N P R É U N I V E R S I T A I R E
DEC d’études
collégiales
E N S E I G N E M E N T U N I V E R S I TA I R E
D O C T O R A T M A Î T R I S E BACCALAURÉAT
3 ans ou plus 2 ans ou plus 3 ou 4 ans
MARCHÉ DU TRAVAIL
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L’éducation préscolaire et l’enseignement primaire
Le primaire compte six années de scolarité, divisées en trois cycles de
deux ans. L’âge d’admission en première année est fixé à six ans, et la
fréquentation scolaire est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. Toutefois,
la plupart des enfants entrent à l’école une année plus tôt, pour une
année facultative de maternelle à temps complet. Certains enfants
handicapés ou issus de milieux défavorisés peuvent également fréquenter
la maternelle à mi-temps dès l’âge de quatre ans.
L’enseignement primaire se concentre sur les matières de base de la
formation générale et favorise le développement global de l’enfant. Il
vise le développement progressif de son autonomie et prépare l’entrée
au secondaire. Les écoles primaires et les écoles secondaires publiques
sont placées sous l’autorité des commissions scolaires, organismes dirigés
par un conseil de commissaires élus au suffrage universel.
L’enseignement secondaire
Le secondaire offre une formation générale de cinq ans, divisée en Des visées précises
deux cycles. Le premier cycle, qui est d’une durée de trois ans, permet
L’école primaire vise ultimement
aux élèves de consolider la formation reçue au primaire et de commencer à permettre à l’élève de participer
à s’orienter sur le plan professionnel. À partir de la troisième secondaire, pleinement à l’évolution de la
la formation générale s’enrichit de matières à option, grâce auxquelles société en en faisant une citoyenne
les élèves explorent différentes disciplines (sciences, arts, etc.). Au terme ou un citoyen à part entière. Pour
des cinq années du secondaire, les élèves obtiennent un diplôme d’études ce faire, on favorise non seulement
secondaires (DES) qui leur donne accès aux études collégiales, et non l’acquisition de connaissances par
pas directement à l’université. Il est à noter qu’en 2003 le taux d’obtention l’élève, mais également la maîtrise
d’un premier diplôme d’études secondaires s’élève à 82 p. 100, jeunes et progressive des compétences qui
lui donneront l’occasion de trouver
adultes confondus. Ce taux se compare favorablement à la moyenne de
réponse à des questions issues de
78 p. 100 constatée dans l’ensemble des pays de l’OCDE.
ses expériences quotidiennes,
Le deuxième cycle du secondaire offre également des programmes d’acquérir des valeurs personnelles
de formation professionnelle qui conduisent à l’exercice d’un métier. et sociales et d’adopter des com-
Certains de ces programmes commencent dès la troisième secondaire. portements responsables et de
Plus de 170 programmes de formation professionnelle, répartis dans plus en plus autonomes.
21 secteurs de formation, permettent aux jeunes et aux adultes d’obte-
nir un diplôme d’études professionnelles (DEP) suivi éventuellement d’une
attestation de spécialisation professionnelle (ASP). Après la troisième
secondaire, il est également possible d’entreprendre un programme de
formation menant à une attestation de formation professionnelle (AFP)
habilitant à exercer un métier semi-spécialisé.
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L’enseignement collégial
L’une des particularités du système d’éducation du Québec est le collé-
gial, un ordre d’enseignement qui se situe entre l’éducation obligatoire,
constituée du primaire et du secondaire, et les études universitaires.
Le Québec compte une cinquantaine de collèges d’enseignement
général et professionnel (ou cégeps), qui sont des établissements
publics. Il compte également vingt et un établissements d’enseigne-
ment collégial privés et subventionnés qui, comme les cégeps,
dispensent des programmes de formation préuniversitaire de
deux ans et des programmes de formation technique de trois ans,
conduisant à l’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC).
Tous ces établissements offrent également des programmes de formation
technique de plus courte durée sanctionnés par une attestation d’études
collégiales (AEC).
Un diplôme d’études collégiales est obligatoire pour l’admission à
Une orientation l’université. Si la formation préuniversitaire y donne accès directement, la
tout en souplesse formation technique, elle, vise d’abord le marché du travail, mais elle
permet aussi d’accéder à l’université à certaines conditions.
Au terme du secondaire, les élèves
qui souhaitent poursuivre leurs études Les cégeps sont régis par une loi qui leur est propre et sont administrés
font un premier choix d’orientation par un conseil d’administration composé d’enseignantes et d’enseignants,
en s’inscrivant à l’un ou l’autre des
d’étudiantes et d’étudiants et de différentes personnes issues de la
programmes d’études techniques
ou préuniversitaires offerts par les
communauté locale.
cégeps. L’expérience montre que
ce choix s’affirme ou se précise très
souvent pendant les études collé- Une formation professionnelle et technique
giales. En effet, beaucoup de jeunes
vérifient leur choix d’orientation
pertinente et efficace
professionnelle au cours de leurs Depuis quelques années, le Québec doit faire face à une demande
études collégiales, aidés en cela
accrue dans de nombreux métiers, en particulier les métiers spécialisés.
par la cœxistence, dans les éta-
blissements, d’une vaste gamme de
C’est pourquoi il accorde une
programmes d’études techniques importance particulière à la
et de programmes préuniversitaires. formation professionnelle et
La possibilité de passer des uns technique. L’élaboration des
aux autres est aisée. programmes se fait en colla-
boration avec le monde du
Un rôle économique travail, afin d’assurer la perti-
important nence de la formation offerte
et d’adapter les programmes
Comme ils sont présents dans
toutes les régions du Québec et
aux nouveaux besoins.
collaborent étroitement avec les Il existe au total près de 300
représentants des milieux socio-
programmes de formation
économiques, les cégeps jouent un
rôle dynamique dans le dévelop- professionnelle et technique,
pement économique du Québec. regroupés dans 21 secteurs. Ils
Ainsi, ils ont créé trente et un centres sont offerts au secondaire ou
collégiaux de transfert de techno- au collégial, selon le niveau de
logie qui effectuent des activités
complexité du métier auquel
de recherche appliquée et d’aide
ils mènent et les habiletés lan-
technique aux entreprises, chacun
dans un domaine particulier. Ces gagières, mathématiques ou
centres sont actifs à l’échelle scientifiques qu’ils exigent. Les
nationale et internationale. programmes de la formation
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professionnelle sont offerts au secondaire, dans des
établissements appelés centres de formation profes-
sionnelle. Ils préparent à l’exercice de métiers spécialisés
ou semi-spécialisés mais, dans certains cas, les titulaires
d’un diplôme d’études professionnelles peuvent poursui-
vre leurs études au collégial. Les programmes de la formation technique
se donnent au collégial, dans les cégeps et les établissements privés.
Ils mènent à des emplois de techniciens, au terme d’une formation plus
longue et aussi plus diversifiée.
L’enseignement et la recherche universitaires
Le Québec compte neuf établissements universitaires, dont l’Université
du Québec, elle-même organisée en un réseau de dix constituantes. Celles-
ci sont réparties dans sept régions, ce qui favorise l’accès de l’ensemble Agir de concert
des Québécoises et des Québécois aux études universitaires. Les établis-
L’action du gouvernement du
sements d’enseignement universitaire sont des entités juridiques indépen-
Québec en faveur d’une plus grande
dantes et ils jouissent d’une très grande autonomie.
harmonisation de la formation
Les universités ont des facultés dans toutes les disciplines ainsi que des professionnelle, de la formation
écoles professionnelles (hautes études commerciales, génie, etc.). La technique et du monde du travail
structure des études universitaires est proche de celle qui a cours en est le résultat d’une concertation
entre le ministère de l’Éducation,
Amérique du Nord en général, à cette exception près que les baccalau-
du Loisir et du Sport, les ministères
réats exigent généralement trois années d’études plutôt que quatre, responsables du travail et de la
tenant ainsi compte de l’amorce de spécialisation faite au collégial. main-d’œuvre ainsi que les
L’enseignement universitaire est divisé en trois cycles. Le premier conduit partenaires du réseau de l’éducation
et du monde du travail.
à l’obtention du baccalauréat. Le deuxième cycle correspond à deux
années d’études supplémentaires et conduit à l’obtention d’une maîtrise.
Le troisième cycle, d’une durée d’environ trois ans, est sanctionné par un
doctorat. Divers programmes de premier cycle, comme les certificats L’accessibilité
d’études universitaires, permettent en outre aux universités d’offrir des
financière aux études
formations professionnelles complémentaires. Les droits de scolarité
exigés dans les universités québécoises sont parmi les plus faibles en Pour que le manque d’argent ne
Amérique du Nord. soit pas un obstacle aux études, le
ministère de l’Éducation, du Loisir et
Les taux d’obtention d’un diplôme universitaire du Québec comptent du Sport s’est donné un programme
parmi les plus élevés de tous les pays industrialisés. Sur cent personnes d’aide financière. Celui-ci permet,
d’une même génération, près du tiers (29,3 p. 100) peuvent espérer obte- chaque année, à environ 133 000
nir un baccalauréat. personnes de poursuivre des études
secondaires en formation profes-
sionnelle ou des études postsecon-
daires. Ce programme, l’un des
plus avantageux au Canada, et
même en Amérique du Nord, n’est
toutefois accessible qu’aux résidentes
et résidents du Québec inscrits à
temps plein dans des établissements
reconnus.
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À la grandeur Une formation continue accessible
du Québec
L’éducation des adultes, vue dans une perspective de formation
Certains programmes de forma- continue, est fortement développée au Québec. Elle permet aux adultes
tion technique et universitaire sont de compléter tout autant leur formation de base primaire ou secondaire
offerts exclusivement à l’extérieur que de suivre des programmes d’enseignement collégial ou universitaire.
des grands centres pour utiliser au
À une époque où le savoir évolue rapidement, la formation continue
maximum le potentiel des régions.
permet aussi de remettre à jour des compétences techniques ou tech-
C’est le cas notamment des pro-
nologiques ou de s’initier à de nouvelles disciplines et d’acquérir des
grammes de transformation des
produits de la mer et d’exploration et
compétences professionnelles. Elle contribue également à répondre à
production des ressources marines, divers besoins personnels en matière de culture et de promotion sociale.
offerts par le cégep de la Gaspésie Grâce à l’accessibilité de la formation continue, celle-ci est devenue une
et des Îles, sur les rives du golfe composante de la vie des Québécois et des Québécoises tout au long
du Saint-Laurent, ou encore du de leur existence.
programme de technologie du Des services de francisation et d’alphabétisation sont aussi offerts à la
meuble et du bois ouvré offert par
population en général, soit par les établissements d’enseignement, soit
le cégep de Victoriaville, dans la
par des groupes d’action communautaire autonome qui reçoivent un
région dite des Bois-Francs.
financement public.
L’Université du Québec, pour sa
part, a établi dans la plupart des
En 2002, le Québec a rendu publique la Politique gouvernementale
régions du Québec des unités d’éducation des adultes et de formation continue visant l’apprentissage
correspondant aux dominantes de tout au long de la vie.
leur profil économique respectif, Cette politique, accompagnée d’un plan d’action quinquennal, vise
notamment l’océanographie à à construire, à partir de ce qui est déjà en place, à consolider certains
Rimouski, les pâtes et papiers à dispositifs, à en orienter d’autres et à leur donner un nouveau souffle.
Trois-Rivières et les mines
Il s’agit moins d’ajouter aux services actuels que de répondre à l’expression
à Rouyn-Noranda.
de la demande en pratiquant une approche cohérente et adaptée aux
besoins diversifiés des adultes et de différents groupes de la population.
La mise en œuvre de la Politique gouvernementale d’éducation des
adultes et de formation continue constitue, pour le Québec, un élément
essentiel favorisant l’épanouissement du plein potentiel de tous les
Québécois et Québécoises.
8
Les orientations et les
priorités gouvernementales
en éducation
Par son programme d’action Briller parmi les meilleurs, le gouvernement
du Québec vise à orienter l’éducation vers la réussite et se donne les
priorités suivantes :
• soutenir le cheminement de l’élève vers la réussite;
• améliorer la connaissance des langues;
• renforcer la formation professionnelle et technique;
• tracer l’avenir de l’enseignement collégial;
• assurer la qualité, l’accessibilité et le financement à long terme des
universités;
• accroître le rôle de l’éducation dans le développement économique,
culturel et social des régions.
La réussite de l’élève, de l’étudiante et de l’étudiant constitue la pierre
angulaire de l’action gouvernementale en éducation. Tous les acteurs
des réseaux de l’éducation se rallient autour de cet objectif commun et
rassembleur.
Par ailleurs, le gouvernement du Québec a modifié la Loi sur l’instruc-
tion publique en vue de donner plus de pouvoirs et d’autonomie aux
établissements du primaire et du secondaire, notamment par la création
d’un conseil d’établissement. Cet organisme, auquel siègent un nombre
égal de parents et de membres du personnel scolaire, est maintenant
un partenaire privilégié de la direction de l’école, laquelle dispose
dorénavant de pouvoirs accrus en matière de choix pédagogiques et
budgétaires.
Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a également entrepris
une grande réforme des programmes qui mise principalement sur un
renforcement des matières de base, un rehaussement du contenu culturel
des disciplines enseignées, ainsi qu’une participation plus active de l’élève
à ses propres apprentissages.
Enfin, le Ministère a récemment instauré dans tout le réseau scolaire
du Québec un mécanisme de planification stratégique axé sur la déter-
mination de moyens concrets d’améliorer encore la qualité de l’école
québécoise et de favoriser la réussite du plus grand nombre d’élèves.
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Le monde
comme horizon
À un moment de l’histoire où la construction du village planétaire
s’accélère sans cesse, l’éveil à d’autres cultures et la connaissance des
autres pays sont des éléments essentiels de l’éducation des citoyennes
et citoyens. C’est pourquoi, en 2002, à la suite d’une importante consul-
tation de ses partenaires, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
a fait connaître ses orientations en matière d’internationalisation de
l’éducation québécoise. La stratégie élaborée s’articule autour de la
prise en compte de la dimension internationale dans la formation des
Québécoises et des Québécois, de la mobilité étudiante et professorale,
de l’exportation du savoir-faire et du rayonnement du Québec à l’étranger.
Dans ce contexte, les écoles primaires et secondaires du Québec sont
encouragées à mettre l’accent sur une éducation interculturelle et une
éducation à la citoyenneté qui s’appuient sur la grande diversité des
origines géographiques,
des langues maternelles
et des enracinements
culturels des élèves qui
les fréquentent. L’aug-
mentation de la mobilité
étudiante et des échan-
ges axés notamment sur
l’apprentissage des lan-
gues est devenue une
priorité. Ainsi, il existe plu-
sieurs programmes qui
permettent aux étudian-
tes et étudiants du Québec de poursuivre leurs études à l’extérieur et,
inversement, à ceux et celles de l’extérieur de venir étudier au Québec.
Le milieu universitaire est particulièrement actif à cet égard, et de nombreux
protocoles d’entente ont été conclus entre les établissements québécois et
leurs vis-à-vis de tous les continents. Les universités québécoises accueillent
annuellement plus de 21 300 étudiantes et étudiants de l’étranger et près
de 15 800 des autres provinces canadiennes.
Les établissements d’enseignement collégial reçoivent également des
étudiantes et étudiants d’autres pays. Plusieurs d’entre eux sont particu-
lièrement actifs à l’étranger dans le domaine de la formation technique,
notamment en Amérique du Sud et en Afrique du Nord.
Enfin, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport réalise également
de nombreuses activités internationales soit par l’intermédiaire d’ententes
bilatérales de coopération soit en participant à des travaux et à des forums
d’organisations internationales, dont ceux de la Francophonie.
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10
L’éducation, un enjeu fondamental de l’avenir
collectif des citoyens du Québec
La grande diversité qu’offre le système d’éducation du Québec et la
qualité de celui-ci sont des atouts précieux pour une société qui veut
s’ouvrir sur le monde, dans des rapports de respect, de coopération et
d’échanges dynamiques. Le Québec d’aujourd’hui a un excellent système
d’éducation et l’un des meilleurs taux de scolarisation et de diplomation
au sein de l’OCDE. Les jeunes du Québec font très bonne figure aux
épreuves internationales de mathématiques et de sciences notamment,
leurs résultats se situant systématiquement au-dessus de la moyenne des
pays de l’OCDE et de la moyenne canadienne. Bien que ces résultats
soient très encourageants, le Québec a l’ambition et la volonté de relever
de nouveaux défis qui rehausseront encore le niveau de son éducation.
Pour en savoir davantage sur l’éducation
au Québec, veuillez vous adresser au :
Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
Direction des affaires internationales et canadiennes
1035, rue De La Chevrotière, 13e étage
Québec (Québec) G1R 5A5
Canada
Téléphone : (418) 644-1259
Télécopieur : (418) 646-9170
ou visitez le site Internet
www.mels.gouv.qc.ca
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© Gouvernement du Québec
Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, 2006, 06-00198
ISBN 2-550-47380-9 (version imprimée)
ISBN 978-2-550-47380-0
ISBN 2-550-47381-7 (PDF)
ISBN 978-2-550-47381-7
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2006
49-1395