Boîte de vitesses automatique : fonctionnement et maintenance
Boîte de vitesses automatique : fonctionnement et maintenance
AUTOMATIQUE NOM :
VL A2 ET VL B2 Cellule pédagogique
Plan :
Introduction
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M.DIENG
Remarque :
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Par leur conception, les transmissions automatiques sont de plus en plus compactes et
légères et ne nécessitent plus d’entretien.
– Une clé ou une carte, qui permet la mise sous tension des éléments électriques
du système,
– Un levier, qui permet de sélectionner le rapport et le mode de conduite de la
boîte de vitesses,
– Une pédale d’accélérateur, dont l’analyse de la position permet au calculateur
de définir le style de conduite et de gérer les
changements de rapports,
– Une pédale de frein, qui envoie l’information
STOP au calculateur, afin de gérer des
stratégies comme le déverrouillage du levier
de sélection,
– L’affichage des voyants au tableau de bord
ou sur la console centrale, qui informe le
conducteur du rapport engagé et du mode
sélectionné (figure 2).
Figure 2. L’affichage des voyants au tableau de bord.
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Les commandes impulsionnelles sont des positions de fonctionnement en mode manuel.
Elles permettent d’imposer un rapport supérieur ou inférieur, dans la limite des
possibilités du moteur. Il est par exemple possible d’obtenir rapidement un frein moteur,
lors d’un passage imposé au rapport inférieur.
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Figure 6. La fonction “Shift Lock.
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• le mécanisme (2), qui permet de réaliser les différents rapports,
• le pont (4), qui assure le même rôle que sur une boîte de vitesses mécanique.
Au même titre qu’un embrayage sur une boîte de vitesses mécanique, le convertisseur
assure une liaison hydraulique entre le moteur et la boîte de vitesses automatique.
Cette liaison est basée sur le principe de la force centrifuge (figure 9).
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Si la vitesse augmente, le liquide est projeté hors du récipient.
Si l’on ajoute des palettes à ce récipient, le phénomène est amplifié.
Le mécanisme
Il s’agit d’un ensemble de pignons dont la vitesse de rotation et la manière dont ils sont
sollicités permettent d’obtenir les différents rapports. Ce type de transmission présente
différents avantages.
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Sur une boîte de vitesses automatique, chaque élément d’un train épicycloïdal peut
devenir élément moteur, élément de réaction ou élément de sortie.
Pour piloter les différents éléments des trains épicycloïdaux, on utilise des freins et des
embrayages, appelés récepteurs hydrauliques.
Un flux d’huile sous pression, appelé pression de ligne, permet d’actionner les récepteurs
et de lubrifier le mécanisme.
Le rôle du distributeur hydraulique est de piloter la pression de ligne vers les récepteurs
grâce à des vannes et des électrovannes.
L’application d’une pression d’huile sur un frein permet de bloquer la rotation d’un
pignon en le reliant au carter de la boîte de vitesses. Il devient alors élément de réaction.
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LE FONCTIONNEMENT DE LA BOÎTEDE VITESSES
AUTOMATIQUE
Le convertisseur
Le mouvement du moteur est transmis à l’arbre d’entrée de la boîte de vitesses
automatique par l’intermédiaire du convertisseur, grâce à une
liaison hydraulique. Le convertisseur est composé des éléments
suivants (figure 14) :
Lorsque le moteur est au ralenti et qu’un rapport est engagé, les projections d’huile dans le
convertisseur sont suffisantes pour entraîner la turbine. C’est le phénomène du rampage.
Le réacteur a pour rôle de modifier la direction de ce flux, pour supprimer l’effet du freinage, et
d’ajouter un effet multiplicateur en orientant le flux dans le sens de rotation de l’impulseur. Dans
cette phase le réacteur est fixe par rapport au carter de boite de vitesses.
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La phase convertisseur désigne le moment pendant lequel le convertisseur multiplie le couple
moteur.
A mi- régime moteur, le flux d’huile allant de la turbine vers le réacteur change d’orientation. Le
flux d’huile percute l’arête puis l’arrière des aubages du réacteur.
Une roue libre, située dans le réacteur, permet à celui-ci de se mettre en rotation afin de supprimer
l’effet négatif du freinage. C’est le début de la phase coupleur. Le réacteur étant en roue libre, il n’y
a plus de multiplication du couple.
A haut régime moteur, l’huile ne circule presque plus entre la turbine et l’impulseur. Le
convertisseur transmet alors le couple moteur au mécanisme. Le régime de la turbine est alors
presque égal au régime de l’impulseur (figure 16).
La roue libre du réacteur est constituée d’un moyeu, de galets inclinés et de ressorts.
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Pendant la phase convertisseur, les galets sont dressés, la roue libre est bloquée (figure 17).
Pendant la phase coupleur les galets s’inclinent, la rotation du réacteur devient possible.
Durant la phase coupleur du convertisseur, le régime du moteur n’est pas égal au régime turbine.
La perte de la puissance motrice est due à un phénomène de glissement qui se produit dans la
liaison hydraulique entre la turbine et l’impulseur.
Le glissement engendre une surconsommation de carburant ainsi qu’une réduction du frein moteur.
Le pontage consiste à remplacer la liaison hydraulique par une liaison mécanique, grâce à un disque
mobile.
Afin d’éviter les chocs au moment du pontage, le distributeur régule les pressions de chaque côté du
disque pendant la phase de progressivité (figure 18).
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Figure 18. Le distributeur régule les pressions de chaque côté du disque.
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Les trains épicycloïdaux et les éléments mécaniques
Le train épicycloïdal simple
Un train épicycloïdal simple comporte les éléments suivants (figure 19) :
• un porte-satellites (3),
• un porte-satellites (2),
Avec un train épicycloïdal de type “Ravigneaux”, il est possible d’obtenir jusqu’à six
rapports de multiplication.
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Selon le rapport désiré par le conducteur, la couronne, le porte-satellites et le planétaire deviennent
élément moteur, élément de réaction ou élément de sortie.
Pour obtenir une démultiplication, l’élément de réaction est la couronne et l’élément moteur est
le planétaire. Pour bloquer ou entraîner ces éléments, le système pilote les freins et embrayages
correspondants.
La vitesse de rotation en sortie de boîte est inférieure à la vitesse de rotation en entrée (figure 21).
Pour obtenir une surmultiplication, l’élément de réaction est la couronne et l’élément moteur est le
porte-satellites.
La vitesse de rotation en sortie de boîte est supérieure à la vitesse de rotation en entrée (figure 22).
La vitesse de rotation en sortie de boîte est égale à la vitesse de rotation en entrée (figure 23).
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Figure 23. La vitesse de rotation en sortie de boîte (prise directe).
Pour obtenir la marche arrière, par inversion du sens de rotation, l’élément de réaction est le porte-
satellites et l’élément moteur est la couronne.
Le sens de rotation en sortie de boîte est inverse au sens de rotation en entrée (figure 24).
Lorsque le véhicule est en circulation urbaine, la présence d’un frein moteur important en première
engendre un manque de confort.
Pour éliminer ce désagrément, certaines boîtes de vitesses automatiques disposent d’un élément
supplémentaire : la roue libre.
La roue libre permet de disposer d’une première automatique sans frein moteur.
Le moteur entraîne les roues mais les roues n’entraînent pas le moteur (figure 25).
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Figure 25. La roue libre.
Lorsque que le levier est en position “Parking”, la roue de parc permet d’immobiliser le véhicule
par un blocage mécanique de l’arbre de sortie.
La forme des dents de la roue de parc permet d’éviter un engrènement accidentel en roulage.
Un ressort sur le poussoir permet d’exercer une contrainte sur le doigt de parc pour l’obliger à
s’enclencher au moindre déplacement du véhicule.
Un deuxième ressort, situé sur l’axe du doigt de la roue parc, assure le dégagement du doigt et
interdit son entraînement en roulage (figure 26).
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Les éléments de la fonction hydraulique
Le circuit hydraulique d’une boîte de vitesses automatique est composé des éléments suivants
(figure 27) :
La pompe située entre le convertisseur et le carter de boîte est entraînée par le moteur. Son débit
est donc proportionnel au régime moteur. L’huile est aspirée dans le carter inférieur à travers une
crépine, puis elle est refoulée vers le distributeur hydraulique (figure 28).
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Lors d’une intervention sur une boîte de vitesses automatique, il faut savoir que l’huile contenue
dans les boîtes de vitesses automatiques est spécifique à chaque famille de boîte.
Par ailleurs, l’huile est un élément de diagnostic en fonction de sa quantité, de sa couleur, de son
odeur et de sa texture.
La vanne manuelle est un tiroir du distributeur hydraulique déplacé par le levier de sélection.
Selon la position de la vanne manuelle, les récepteurs concernés sont alimentés par le distributeur
hydraulique (figure 30).
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Figure 30. Les récepteurs concernés sont alimentés par le distributeur hydraulique.
Le débit et la pression que la pompe à huile fournit ne sont pas constants car la pompe est entraînée
par le moteur.
La vanne de limitation de pression assure une pression constante et exploitable quelles que soient
les conditions de fonctionnement.
Le distributeur hydraulique utilise cette pression constante pour alimenter le circuit de graissage,
le convertisseur et l’échangeur, et pour déplacer les vannes de séquence et de régulation.
Par ailleurs, un clapet de sécurité permet, en cas de surpression, de rediriger l’huile vers le carter
(figure 31).
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Figure 32. L’activation des vannes et des électrovannes.
Les vannes de séquence sélectionnent le parcours de l’huile afin d’alimenter les récepteurs.
Les vannes de progressivité assurent un maximum d’agrément de conduite lors des changements de
rapports.
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Toutes ces électrovannes sont pilotées par le calculateur de boîte de vitesses automatique.
Suivant l’état des électrovannes, ouvertes ou fermées, les vannes de séquence prendront des
positions telles que les embrayages et les freins seront ou non mis sous pression.
La combinaison de l’ensemble permet au calculateur d’alimenter les embrayages et les freins pour
réaliser les différents rapports (figure 34).
Pour réaliser un rapport, il faut en général deux éléments : un frein et un ou deux embrayages.
Lors d’un changement de rapport, le système conserve l’un de ces deux éléments et remplace
l’autre.
Le pilotage de l’électrovanne est réalisé par le calculateur, grâce à un courant à Rapport Cyclique
d’Ouverture.
Pour cela, le calculateur prend en compte certains paramètres tels que la durée de passage des
rapports et la pression de consigne.
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Figure 35. Le calculateur pilote l’électrovanne.
Des vannes couplées à des électrovannes assurent la progressivité des changements de rapports.
Le passage d’un rapport à l’autre est un moment critique durant lequel il faut trouver le juste
compromis entre le glissement et le blocage du mécanisme.
Le système de progressivité assure une coordination entre la charge et la décharge des récepteurs
hydrauliques, afin d’obtenir un maximum d’agrément de conduite.
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La pression plaque le disque de pontage sur le corps du convertisseur.
Par ailleurs, une électrovanne de débit d’échangeur régule la température de l’huile. Cette
électrovanne est placée à proximité de l’échangeur (figure 38).
L’électrovanne de débit d’échangeur est pilotée par le calculateur de boîte de vitesses automatique,
en fonction de la température de l’huile.
La gestion électronique
En fonction des informations reçues par des capteurs ou des liaisons inter-systèmes, le
calculateur de boîte de vitesses automatique assure les fonctions suivantes (figure 39) :
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– il détermine la pression de ligne et pilote les électrovannes du distributeur hydraulique
afin de réaliser les changements de rapport,
– il gère le couple moteur, afin d’assurer une progressivité dans les changements de rapport,
– il gère le pontage du convertisseur,
– il détermine des lois de passage de vitesses,
– il informe le conducteur de l’état et des défauts du système,
– il gère les modes dégradés en cas de défaut dans le système.
Un seuil de passage est un instant déterminé par le calculateur pendant lequel se produit un
changement de rapport.
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Le calculateur est dit “auto-adaptatif” lorsque les stratégies de changement de rapport évoluent en
fonction des conditions de roulage.
Le système prend en compte de nombreux paramètres tels que les vitesses d’enfoncement des
pédales, la position moyenne de la pédale d’accélérateur, les différences de couple moteur et la
vitesse du véhicule (figure 41).
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La fonction “Pied à Fond” permet d’obtenir le régime moteur nécessaire lors d’une manœuvre de
dépassement. Par ailleurs, un relevé de pied rapide permet de bloquer le rapport montant.
L’information “régime moteur” est utilisée par le calculateur pour réaliser les opérations suivantes
(figure 43) :
L’information “vitesse turbine” est utilisée par le calculateur pour réaliser les opérations suivantes
(figure 44) :
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Lors d’un changement de rapport, les commandes du calculateur de boîte de vitesses automatique
sont prioritaires pour la gestion du couple moteur.
L’information “vitesse de sortie de boîte” est utilisée par le calculateur pour réaliser les opérations
suivantes (figure 46) :
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Figure 47. L’information “température d’huile”.
Le mode dégradé
En cas de défaillance électrique majeure, le calculateur bascule automatiquement en mode dégradé.
– la marche avant,
– la marche arrière,
– le neutre.
Le calculateur signale au conducteur la présence d’une panne en allumant les voyants "défaut“ au
tableau de bord. De plus, le calculateur mémorise le code de certaines pannes et les conserve
après coupure du contact.
A la mise sous tension, le calculateur effectue des tests statiques. La lampe "défaut“ reste allumée si
le calculateur découvre une panne.
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