REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
Peace – Work – Fatherland
Paix – Travail – Patrie *******
******* UNIVERSITY OF YAOUNDÉ I
UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ I Sapienta – Collativia – Cognitio
Sapienta – Collativia – Cognitio *******
******* NATIONAL ADVANCED
ECOLE NATIONALE SCHOOL OF ENGINEERING
SUPÉRIEURE POLYTECHNIQUE OF YAOUNDE
DE YAOUNDE *******
******* DEPARTMENT OF ELECTRICAL
DÉPARTEMENT DES GÉNIES AND TELECOMMUNICATIONS
ELECTRIQUE ET ENGINEERING
TELECOMMUNICATIONS *******
*******
ELECTRONIQUE MEDICALE
CONCEPTION THEORIQUE DE LA CHAINE
D’ACQUISTIONN D’UN SIGNAL ECG
Rédigé et réalisé par le GROUPE 6 :
• EVOUNA SERGE FRANKY JUNIOR (Matricule: 20P191)
• ONDJA’A TCHOUMBA PAULE ALEXANDRA (Matricule : 20P182)
• TELLA GUTEMBERG (Matricule : 20P409)
Sous la supervision de :
Dr. NGOUNOU GUY
Année académique: 2024-2025
SOMMAIRE
Table des matières
SOMMAIRE .......................................................................................................................................... 2
INTRODUCTION ................................................................................................................................. 3
I. PHYSIOLOGIE DE L’ECG ......................................................................................................... 4
1. Le signal électrocardiogramme (ECG)...................................................................................... 4
2. Structure d’un signal ECG ........................................................................................................ 4
3. Caractéristiques du signal ECG ................................................................................................ 6
II. CHAINE D’ACQUISITION DU SIGNAL................................................................................ 7
1. Les capteurs ............................................................................................................................... 7
2. Amplification.............................................................................................................................. 9
2.1. Appareil d’instrumentation ............................................................................................. 10
2.2. Montage à deux amplificateurs ........................................................................................... 11
2.3. Amplificateur d’instrumentation à trois étages .................................................................... 12
3. Filtrage ..................................................................................................................................... 14
4. Conclusions partielles .............................................................................................................. 16
CONCLUSION.................................................................................................................................... 17
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INTRODUCTION
La conception d'une chaîne d'acquisition pour un signal électrocardiographique (ECG) est un
domaine crucial en médecine et en ingénierie biomédicale, visant à capturer avec précision les
variations électriques du cœur. Cette tâche implique non seulement la compréhension des
caractéristiques fondamentales d'un signal ECG, comme son amplitude, sa bande de fréquence et
son niveau de tension, mais aussi la maîtrise des techniques d'acquisition de signaux biologiques.
Une chaîne d'acquisition d'ECG bien conçue doit être capable de filtrer efficacement le bruit
environnemental, amplifier correctement les faibles signaux biologiques, et convertir ces signaux
en données numériques exploitables pour l'analyse diagnostique. Dans ce rapport, il sera question
pour nous de dimensionner les éléments de la chaine d’acquisition d’un signal ECG permettant de
garantir une possession fiable et précise des données ECG pour la gestion des pathologies
cardiaques.
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I. PHYSIOLOGIE DE L’ECG
1. Le signal électrocardiogramme (ECG)
Le signal électrocardiogramme ECG est l’enregistrement de l’activité électrique du cœur. Ce
signal électro physiologique est sous forme d’une série d’ondes électriques, caractérisées par des
formes et des durées particulières, qui se répètent à chaque cycle cardiaque. En réalité, ces ondes
traduisent les différents phénomènes mécaniques et électriques relatifs au parcours du potentiel
d’action et dont les étapes sont successives comme illustré par la figure 1.
Figure 1: Exemple d'un signal ECG
2. Structure d’un signal ECG
Le processus de contraction et de décontraction du myocarde se présentent dans l'ECG comme une
séquence de déflexions ou ondes superposées à une ligne de potentiel zéro (appelée ligne
isoélectrique ou ligne de base) qui correspond à l’absence des phénomènes cardiaques. Ces
déflexions sont dites positives si elles sont situées au-dessus de la ligne isoélectrique, sinon elles
sont dites négatives. Pour chaque battement cardiaque l'ECG enregistre principalement trois ondes
successives comme illustré par la figure suivante. Par convention, nous attribuons aux ondes
principales de l’ECG les lettres P, Q, R, S, T.
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Figure 2: Ondes d'un signal ECG
• La ligne isoélectrique : c’est la ligne de base qui correspond à l’absence de l’activité
électrique. Au-dessus de celle-ci, nous parlons des ondes positives et au-dessous nous
parlons des ondes négatives.
• L’onde P : elle désigne la dépolarisation auriculaire, ayant une durée de l’ordre de 90
ms. L’onde est située au-dessus de la ligne isoélectrique, et son amplitude est
généralement inférieure à 0.25 mV.
• Le segment PR (ou PQ) : il est mesuré du début de l'onde P jusqu’au début du complexe
QRS. La durée de l'intervalle PR varie de 0,012 à 0,020 secondes en fonction de la
fréquence cardiaque et de l'âge. Chez l'adulte d'âge moyen, la limite supérieure de la
durée normale est de l’ordre de 0,021 secondes
• Le complexe QRS : il correspond à la dépolarisation ventriculaire précédant l’effet
mécanique de contraction. La durée du QRS est dépendante du sexe et de l’âge, elle est
normalement comprise entre 0,06 et 0,10 secondes. Le complexe comprend trois parties :
l'onde négative initiale est appelée onde Q, avec une durée inférieure à 0,04 secondes
avec une amplitude qui dépasse rarement 0,2 mV. La première onde positive est appelée
onde R, tandis que l'onde négative qui suit l'onde R est appelée onde S.
• Le segment ST : la partie de la trace ECG comprise entre la fin du complexe QRS et le
début de l'onde T. Le segment ST est normalement isoélectrique : son déplacement vers
le haut ("surdécalage") ou vers le bas ("sous-décalage") indique généralement un état
pathologique. Cependant le segment ST normal peut être légèrement décalé, vers le haut
au repos ou vers le bas à l'effort : dans ce dernier cas, il a habituellement une pente
oblique ascendante.
• L’onde T : elle correspond à la phase trois terminales de la dépolarisation ventriculaire.
Elle a normalement un aspect asymétrique avec une pente initiale plus faible que son
versant descendant, c'est-à-dire une montée plus lente que la descente. Normalement,
l’amplitude de l’onde T est inférieure à celle du complexe QRS.
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3. Caractéristiques du signal ECG
La lecture d’un signal ECG se fait à partir de certaines caractéristiques qui permettent de le
définir. Elles sont : l’amplitude, la bande de fréquence et le niveau de tension.
L’amplitude :
L'amplitude typique d'un signal ECG varie entre 0,1 mV et 5 mV.
Bande de fréquences :
La bande de fréquences utile pour un signal ECG se situe généralement entre 0,05 Hz et 100 Hz.
Cependant, pour des applications standard, une bande de 0,5 Hz à 50 Hz est souvent suffisante.
Niveau de tension :
Les niveaux de tension peuvent varier selon le dispositif de mesure, mais les signaux ECG ont
habituellement des amplitudes millivolt (mV).
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II. CHAINE D’ACQUISITION DU SIGNAL
L’instrumentation est une discipline fort répandue chez l’ingénieur : un processus de contrôle
ou de régulation nécessite, quel que soit le domaine concerné, la mesure de grandeurs physiques
aussi variées qu’une température, une grandeur mécanique (pression, accélération, …), la
puissance d’un rayonnement ou l’énergie de particules ionisantes. La chaîne d’acquisition est un
ensemble de dispositifs qui permet la mesure de ces grandeurs physiques et qui assure le traitement
du signal mesuré jusqu’à un organe d’acquisition numérique (fig 1). En amont de cette chaîne, le
capteur transforme la grandeur physique désirée en une grandeur électrique "brute" (courant,
charge, tension, impédance, …).
Figure 3: Chaine d'acquisition
1. Les capteurs
Premier élément de la chaîne d’acquisition, le capteur a pour fonction de délivrer un signal
électrique de sortie s fonction du mesurande m, autrement dit il transforme la mesure de la
grandeur physique en grandeur électrique s(m). Il est à noter que certains capteurs sont passifs
(i.e. fonctionnent sans alimentation électrique) et d’autres actifs (nécessitent une alimentation
électrique).
a. Caractéristiques déterminantes dans le choix d’un capteur
Pour une application donnée, il est fréquent que plusieurs technologies de capteur puissent
convenir. Leur choix dépendra des performances visées en termes de caractéristiques de mesure,
dont les principales sont définies ci-après.
Etendue de mesure : (E.M.) différence entre la valeur minimale mmin et maximale mmax du
mesurande à obtenir : E.M. = mmax - mmin. L’étendue de mesure est définie par la courbe
d’étalonnage du capteur (figure 3) qui à chaque valeur du mesurande m fait correspondre un
signal de sortie s unique.
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Figure 4: Etendue de mesure d'un capteur
Dynamique de mesure : C’est la différence entre les valeurs extrêmes mesurables par le capteur
pour une marge d’erreur fixée. Les mesures ne sont pas entachées d’une erreur supérieure à celle
tolérée, elles sont données avec la notion de précision.
Résolution : Plus petite valeur que le capteur est en mesure d’identifier. La résolution est
dépendante du niveau de bruit. Sensibilité : Facteur de proportionnalité entre le signal de sortie
du capteur s et la grandeur mesurée. Pour une valeur donnée m du mesurande, la sensibilité S(m)
du capteur est égale au rapport entre la variation de la sortie électrique et la variation du
mesurande
Si s(m) est, dans l’étendue de mesure, une fonction linéaire du mesurande m, le capteur est dit
linéaire. Sa sensibilité S(m) est alors constante sur l’étendue de mesure (figure 4).
Figure 5: Domaine de linéarité d'un capteur
Précision : L’incertitude sur chaque résultat de mesure M doit être quantifiée par une estimation
de l’erreur possible exprimée par ± M. On sait alors que m = M ± M. L’erreur de précision est
une erreur relative p ramenée à l’étendue de mesure :
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Trois caractéristiques métrologiques définissent les erreurs de mesure : la justesse, la fidélité et la
précision (figure 5). La justesse est la qualité d'un capteur dont les erreurs systématiques sont
faibles. Un capteur juste est un capteur dont la valeur moyenne de mesures répétées (Vmoy)
correspond à la valeur vraie du mesurande (Vm).
La fidélité est la qualité d'un capteur dont les erreurs accidentelles sont faibles. Il donne des
résultats peu dispersés autour de la valeur moyenne (Vmoy). On dit également que les mesures
sont reproductibles. Enfin la précision est la qualité d'un appareil dont chaque mesure est proche
de la valeur réelle du mesurande. Il est donc à la fois fidèle et juste.
Figure 6: Illustration des notions de fidélité et de justesse
2. Amplification
Lorsque les signaux électriques issus des capteurs sont de faible amplitude, il peut être nécessaire
de les amplifier pour les adapter à la chaîne de transmission. Il faut savoir que l’amplification (en
tension ou en puissance) du signal électrique issu du capteur est un phénomène bruyant : elle
s’accompagne d’une dégradation du rapport signal sur bruit. Cela signifie que si l’amplitude du
signal utile issue du capteur se trouve augmentée, les parasites (bruit) le sont également mais dans
des proportions plus grandes encore.
Les amplificateurs d’instrumentation sont conçus de manière à optimiser le rapport signal sur bruit,
c’est à dire à « peu » le dégrader. Ils sont caractérisés par un gain d’amplification (en tension ou
en puissance) ratio du signal électrique de sortie de l’amplificateur sur le signal d’entrée, ainsi que
par un facteur fruit F >1 qui quantifie la dégradation du rapport signal sur bruit entre l’entrée et la
sortie.
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2.1. Appareil d’instrumentation
Généralement les signaux électrophysiologiques sont des signaux de faibles niveaux. Pour avoir
une bonne précision il est nécessaire de les amplifier. Mais cette amplification ne doit concerner
que le signal utile. Mais souvent on a une présence d’une tension parasite ainsi qu’une tension de
mode commun due au conditionneur associé au capteur. Pour éliminer ou atténuer fortement tout
signal ne contenant pas d’information et pour ne garder que le signal utile on fait appel à un
amplificateur d’instrumentation. C’est amplificateur différentiel à fort taux de rejection du mode
commun.
a. Caractéristiques de l’amplificateur d’instrumentation
L’amplificateur d’instrumentation a les caractéristiques suivantes :
• Une impédance d’entrée infinie
• Une impédance de sortie nulle
• Un taux de réjection du mode commun TRMC infinie
• Un Gain différentiel Gd réglable.
b. Mode commun et différentiel
Figure 7: Montage amplificateur quelconque
Considérons le montage de la (Figure 2.3.1), à savoir un amplificateur à deux entrées et une
sortie. Dans le cas général, sa fonction de transfert sera de la forme :
Par définition, on va appeler tension différentielle d’entrée la valeur :
De la même manière, on définit une tension de mode commun :
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A partir des équations précédentes on peut définir la tension différentielle comme étant la
différence des deux signaux ; et la tension de mode commun est la moyenne arithmétique des
deux signaux.
2.2. Montage à deux amplificateurs
Le circuit de la figure suivante illustre un amplificateur d’instrumentation à base de deux
amplificateurs opérationnels.
Figure 8: Montage différentiel à deux amplis
En considérant tous les éléments comme parfait, nous pouvons écrire :
D’où,
Le gain différentiel est donc donné par :
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Nous obtenons une amplification différentielle dont le gain est lié à quatre résistances (identiques
deux à deux). Les impédances d’entrées sont très élevées et dépendent essentiellement des
propriétés des amplificateurs opérationnels.
2.3. Amplificateur d’instrumentation à trois étages
C’est une configuration d’amplificateur d’instrumentation à base de trois amplificateurs
opérationnels. Le schéma suivant illustre les deux buffers analogiques permettant de recueillir les
deux entrées analogiques dont la différence sera assurée par un circuit suivant.
Figure 9: 1er étage différentiel à deux amplis
Les impédances d’entrées des amplificateurs sont considérées infinies. Dans le cas idéal, nous
pouvons écrire et V += V − Le courant circulant dans la résistance r et dans les deux résistances
R sera donc le même, ce qui permet d’écrire :
La tension de mode commun à l’entrée du montage est :
D’autre part, le mode commun en sortie vaut :
On peut calculer les valeurs de Vs1 et Vs2 facilement :
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On peut calculer les valeurs de Vs1 et Vs2 facilement :
La figure suivante illustre un amplificateur d’instrumentation à trois amplificateurs
opérationnels. Le dernier amplificateur donne en sa sortie la différence entre les deux signaux
d’entrée.
Figure 10: Montage différentiel à trois amplis
Où AV d2est le gain du deuxième étage et T RMC2 son taux de réjection de mode commun
global. Si on remplace (Vs1 − Vs2) = Vsd par sa valeur, et en posant :
Nous obtenons :
Le signal d’erreur généré par la tension de mode commun est divisé par le gain du premier étage.
Le TRMC2 du deuxième étage est multiplié par le gain Avd1 du premier étage. Le premier étage
assurera le gain du montage au complet, et le deuxième étage aura un gain unité. Le TRMC
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global aura alors une valeur élevée, en particulier lorsque ce schéma sera intégré dans une puce
de silicium. Un ajustement par laser des résistances de l’étage de sortie lui donnera un bon
TRMC.
3. Filtrage
Le filtrage peut avoir différentes applications. Il peut en particulier être pratiqué afin de réduire
le bruit (signal parasite « large bande » ou haute fréquence) entachant le signal utile. Ainsi un
filtrage passe-bas éliminera le bruit haute fréquence et produira un effet de lissage utile. Placé
avant l’échantillonnage de la conversion analogique/numérique, le filtre d’entrée appelé filtre
anti-repliement, contraint le signal à avoir un spectre limité tel que fmax< 2fe. Placé en sortie de
la conversion analogique/numérique, le filtrage lisse le signal de sortie pour restituer le signal
utile
Un filtre est un circuit électronique dont le gain dépend de la fréquence. Il laisse passer certaines
raies spectrales et en atténuer d’autres.
a. Filtre passif et actif
Un filtre est passif lorsqu’il ne peut qu’atténuer le signal de sortie. Il est composé d’éléments
passif (résistances, condensateurs, inductances). A l’opposé, un filtre actif peut amplifier le
signal issu du filtre. Il est composé de transistors ou de circuit d’amplification.
b. Filtre passe bas
Tant que la fréquence du signal d’entrée est inférieure à la fréquence de coupure fc du filtre, le
signal d’entrée passe vers la sortie ce qui définit la bande fréquentielle. Au-delà de cette
fréquence de coupure, le signal est atténué (Figure 8).
Figure 11: Réponse fréquentielle d'un filtre passe bas
La réponse fréquentielle d’un filtre est généralement représentée par le gain en décibel (dB) comme
donné par : HdB = 20Log10H. Cette échelle logarithmique permet d’apprécier l’ordre de grandeur
des composantes de faible et de forte magnitude par rapport à la fréquence. La fréquence de
coupure correspond à une chute du gain de 3dB par rapport à la bande passante.
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Figure 12: Réponse en décibels d'un filtre passe bas
L’ordre d’un filtre détermine la capacité de celui-ci à atténuer les fréquences de manière
plus ou moins importante. Un filtre RC passe-bas est illustré dans la figure suivante. A fréquence
faible, la tension aux bornes du condensateur suit la tension d’entrée. A fréquence élevée le
condensateur présente une impédance très faible et la tension de sortie et donc fortement atténuée.
Figure 13: Filtre passe bas (passif)
La fonction de transfert de ce filtre est donnée par :
Avec ω représente la pulsation, ω= 2πf, et f représente la fréquence. La fonction de transfert de
ce filtre est alors donnée par :
c. Filtre rejecteur
Un filtre réjecteur est un filtre coupe bande, il empêche le passage d’une seule fréquence.
Cependant le voisinage de cette fréquence filtrée est relativement atténué en comparaison à la
bande passante.
Le filtre coupe bande est composé d’un filtre passe haut et d’un filtre passe bas dont les
fréquences de coupure sont souvent proches mais différentes, la fréquence de coupure du filtre
passe-bas est systématiquement inférieure à la fréquence de coupure du filtre passe-haut
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Figure 14: Filtre rejecteur passif
La fonction de transfert de ce filtre est donnée par :
Alors le gain de ce circuit est donné par :
4. Conclusions partielles
Le dimensionnement des éléments de la chaîne d'acquisition d'un signal ECG nécessite une
attention particulière à plusieurs aspects critiques pour garantir la qualité et la fiabilité des
données recueillies. Voici quelques conclusions clés à considérer :
➢ Les capteurs : Les capteurs doivent être suffisamment sensibles pour capter les signaux
électriques faibles émis par le cœur tout en étant résistantes aux interférences extérieures.
Leur dimensionnement prend en compte l’étendue de mesure, la fidélité et la justesse afin
que les erreurs accidentelles soient très faibles.
➢ Amplificateurs : Les amplificateurs doivent avoir un gain élevé pour amplifier les
signaux faibles captés par les électrodes sans introduire de bruit supplémentaire. Le choix
des amplificateurs implique une balance entre gain, bande passante et consommation
d'énergie pour assurer des performances optimales dans des environnements cliniques ou
ambulatoires.
➢ Filtres : Les filtres sont dimensionnés pour éliminer les bruits et les interférences, comme
les bruits musculaires et les interférences de la ligne électrique (50/60 Hz). Les filtres
passe-bas, passe-haut et passe-bande sont configurés pour préserver les composants
importants du signal ECG tout en supprimant les composants indésirables.
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CONCLUSION
Parvenus au terme de notre travail, il était question pour nous de concevoir une chaine
d’acquisition d’un signal ECG. La conception théorique d'une chaîne d'acquisition de signal ECG
requiert une compréhension approfondie des caractéristiques électriques du cœur ainsi qu'une
expertise en électronique appliquée à la biomédecine. Par un dimensionnement judicieux des
composants, allant des électrodes de contact à l'amplification, en passant par le filtrage et la
conversion analogique-numérique, nous pouvons créer un système capable de capturer avec
fidélité les nuances subtiles du signal cardiaque. Cette chaîne doit non seulement rejeter le bruit et
les interférences pour garantir un signal clair, mais aussi être adaptable aux besoins cliniques
variés, qu'il s'agisse de surveillance de routine ou de diagnostics spécialisés. La précision de cette
conception influence directement la qualité des données recueillies, impactant ainsi la capacité des
professionnels de santé à diagnostiquer et à traiter les pathologies cardiaques. En avançant dans ce
domaine, il est crucial de continuer à innover en termes de technologie de capteurs, d'algorithmes
de traitement de signal et de miniaturisation des systèmes pour non seulement améliorer l'efficacité
diagnostique mais aussi pour rendre les solutions de monitoring cardiaque plus accessibles et
moins invasives
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