Licence 1
Licence 1
NIVEAU : TS1
DOCUMENTS : AUTORISES
Durée : 2JOURS
Exercice 2 : (7pts)
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
Exercice 3 (7pts)
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
NIVEAU : TS1
THEME 1
THEME 2
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
THEME 4
CHAPITRE I: RAPPELS MATHÉMATIQUE
ON UTILISE AUSSI:
I.3 LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON
• Il n’est pas faux par exemple de dire que le soleil est en mouvement par rapport à la terre si
l’observateur est fixe sur terre. Il faut donc à chaque fois préciser par rapport à quoi l’étude du
mouvement est effectuée.
Le mouvement d’un point est donc relatif à un observateur fixe dans un référentiel d’étude.
En mécanique, pour qu’il n’y ait pas de doute possible, il est impératif de préciser par rapport à quoi l’étude du mouvement
sera effectuée c’est-à-dire indiquer le référentiel choisi.
1.1 NOTION DE RÉFÉRENTIEL
• Un référentiel (ou solide de référence) est un ensemble de points tous fixes les uns par rapport aux
autres. L’observateur qui étudie le mouvement d’un point est lui-même immobile dans ce référentiel.
Exemple : l’observateur est dans le train, le référentiel est le train. L’observateur est sur le quai, le
référentiel est la Terre
• Un référentiel peut être caractérisé par son nom. Dans les exemples précédents on peut parler du
référentiel « train » (constitué de tout ce qui est fixe par rapport au train) ou du référentiel « Terrestre
» (constitué de tout ce qui est fixe par rapport à la Terre) sans qu’il y ait d’ambiguïté.
• Un référentiel peut aussi être caractérisé par un point O et trois directions fixes dans ce référentiel
c’est-à-dire par un repère (O, x, y, z). Tout ce qui est fixe dans ce repère constitue le référentiel.
1.2 EXEMPLES DE RÉFÉRENTIEL À CONNAÎTRE
Un référentiel est défini soit par son nom (exemple : référentiel terrestre) soit par un de ses
repères R(O, x, y, z)
1.3- REPÈRES
• L’étude cinématique du mouvement d’un point revient à pouvoir répondre aux questions «
où ? » (où se trouve le point ?) et « Quand ? » (à quel moment dans le temps ?). pour
répondre à ces questions il est nécessaire de définir un repère d’espace et un repère de
temps.
➢ Repère d’espace
Un repère d’espace est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés
1.4. REPÈRE DE TEMPS
• Dans le référentiel R d’étude, la base associée à ce système d’axe est une base
orthonormée qui ne change pas au cours du (u x , u y , u z ) temps. On dit encore que la
base est fixe dans R.
• Le point M est parfaitement repéré si on connaît la distance OM= ρ et l’angle θ que fait le
segment OM avec l’axe Ox
Le point origine O correspond au « pôle » d’où le terme coordonné polaire. La longueur du
segment OM correspond à sa coordonnée radiale. Elle est notée ρ
L’autre coordonnée est la coordonnée angulaire également appelée angle polaire ou azimut
et noté θ .Cet angle est mesuré par rapport à l’axe des abscisses Ox appelé alors axe polaire.
Soit un cercle de rayon R, de centre Oet un angle αde sommet O exprimé en radian. La
mesure s de la longueur de l’arc de cercle intercepté par cet angle est donnée par : s= Rα.
L’angle αapparaît comme le rapport de 2 longueurs et est donc sans dimension.
Mesure s de l’arc de cercle :
s
s = R =
R
• Pour exprimer le vecteur position OM il est commode d’introduire une nouvelle base
orthonormée directe (u , uz ) naturellement associée à ce système de coordonnées et
définie de la façon suivante est le vecteur unitaire suivant la direction et le sens de O vers M.
c’est le vecteur radial (suivant le rayon). C’est le vecteur orthoradial (perpendiculaire au
rayon).
• Exercice ?
1.7 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CYLINDRIQUES
• Si le point doit être repéré dans l’espace il est possible d’utiliser les coordonnées
cylindriques. Il suffit de compléter le système de coordonnées polaires par un
troisième axe : l’axe oz avec sa coordonnée cartésienne z (appelée la cote).
La projection P du point M dans le plan (O, x, y) est repérée en coordonnées polaires
(ρ,θ). La projection de M sur l’axe Oz donne la cote z
uz
La base associée est composée de la base polaire et du vecteur unitaire suivant
l’axe Oz.
OM
• Le vecteur position OM s’obtient en utilisant la relation de Chasles :
OM = OP + PM = u + zu z
OM =OM= ρ 2 +z 2 = x 2 +y 2 +z 2
CE SYSTÈME DE COORDONNÉES , ILLUSTRÉ SUR LA FIGURE 3, EST TRÈS UTILE DANS TOUS LES PROBLÈMES À SYMÉTRIE SPHÉRIQUE DONT
LE VECTEUR 𝑂𝑀 EST UN VECTEUR RADIAL. IL PEUT S’EXPRIMER EN FONCTION DU VECTEUR UNITAIRE RADIAL 𝑢𝑟 QUI LUI EST COLINÉAIRE :
20 07/02/2019
M EST FORMÉE DES TROIS VECTEURS UNITAIRES (𝑢𝑟 , 𝑢𝜃 , 𝑢𝜑 ). CES TROIS VECTEURS UNITAIRES SONT ASSOCIÉS DE
FAÇON À FORMER UNE BASE ORTHONORMÉE DIRECTE. NOUS NOTERONS QUE CES VECTEURS DÉPENDENT DE LA
POSITION DU POINT M ET DONC VARIENT D’UN POINT À L’AUTRE DE L’ESPACE. SEULE LEUR NORME RESTE
CONSTANTE PUISQU’ILS SONT UNITAIRES. LE POINT M EST REPÉRÉ DANS CE SYSTÈME DE COORDONNÉES PAR TROIS
21
07/02/2019
Figure 3 : Illustration des grandeurs utilisées
dans le système de coordonnées sphériques.
22 07/02/2019
2. VECTEUR VITESSE D’UN POINT
2.1 VITESSE MOYENNE
• Le même déplacement d’un point M entre 2 positions peut se faire pendant des durées différentes.
• Si la position du point mobile M à l’instant t1 correspond au point M(t1) = M1 et à l’instant
T2 au point M(t2) = M2 le vecteur vitesse moyenne se définit par :
M 1M 2 OM 2 − OM 1
Vm = =
t2 − t1 t
.
• La vitesse instantanée (vitesse à un instant t, celle par exemple qui apparaît sur le
compteur de vitesse d’un véhicule) peut se définir comme une vitesse moyenne entre la
position M1= M(t) du point mobile à la date t et la position M2 = M(t+ Δt) de ce même
point à la date t+ Δt où Δt représente une durée très faible. Cette vitesse moyenne tend
d’autant plus vers la vitesse instantanée à la date t que la durée Δt tend vers zéro. Le
vecteur position OM = OM (t ) est une fonction du temps et la vitesse
instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur position
OM (t + t ) − OM (t ) dOM
V (t ) = lim V (t ) =
t →0 t dt
Lorsque le point M’ tend vers le point M, la corde MM’ tend vers la tangente à la trajectoire
au point M. Le vecteur vitesse est un vecteur tangent à la trajectoire au point considéré.
dOM
dOM = V (t )dt = dl
1.3 EXPRESSION EN COORDONNÉES CARTÉSIENNES
Par convention on a:
V = xu x + yu y + zu z
La valeur Vde la vitesse correspond à la norme de ce vecteur :
1.4 EXPRESSION EN COORDONNÉES POLAIRES
Pour dériver ce vecteur par rapport au temps il faut appliquer les règles de dérivation d’une fonction composée.
On aura donc :
La quantité caractérise la variation de l’angle polaire au cours du temps et correspond à la définition de la vitesse
angulaire. Elle est souvent notée ω et s’exprime en radian/ seconde (rad⋅s–1).
Dérivation d’un vecteur tournant de norme constante
Les vecteurs de la base polaire apparaissent comme des fonctions de l’angle polaire θ. Il est
possible alors de les dériver par rapport à cet angle. L’application des règles de dérivation
donne :
De même on obtient :
D’où
1.5 VECTEUR ACCÉLÉRATION D’UN POINT
a) Définition
Tout comme le vecteur vitesse qui rend compte de la variation du vecteur position par
rapport au temps, le vecteur accélération va rendre compte des variations du vecteur vitesse
par rapport au temps.
Le vecteur accélération correspond donc à la dérivée par rapport au temps du vecteur
vitesse c’est-à-dire aussi à la dérivée seconde du vecteur position :
b) expression en coordonnées cartésiennes
Définition
Un point M est animé d'un MRU si son vecteur vitesse est constant et son accélération est nulle
Un point mobile est animé d'un MRUV si sa trajectoire est une droite et
son vecteur accélération est constant.
1.7.2 Equations horaires
0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖 : Vecteur position
𝑎Ԧ = 𝑎0 = 𝑎0 𝑖Ԧ: Vecteur accélération
Remarque:
• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣<0,
Ԧ on a un mru retardé. La vitesse décroit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ sont de sens opposé.
• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣=0,
Ԧ on a un mru. Le vecteur vitesse 𝑣Ԧ reste constant.
Thermodynamique
M. BAILOU Oumar
[Link]@[Link]
79665984/76102238
Fondements de la thermodynamique
I . Introduction générale
La thermodynamique est une science qui nait à la fin du 17ème siècle. L’essentiel à l’époque était de
La motivation initiale était donc de répondre à un besoin industriel essentiel à l’époque : trouver les
conditions optimales pour transformer la chaleur en travail. Ce nom (thermodynamique) vient du grec
signifiant respectivement chaleur et force. On peut décrire la thermodynamique de deux (02) manières ou
3
• L’aspect macroscopique : on s’intéresse aux propriétés de la matière à l’échelle globale ou macroscopique.
Ainsi donc on s’intéresse aux propriétés qui décrivent les variables d’état macroscopiques (P, V, T, m,…).
atomique en utilisant comme variables les grandeurs cinétiques individuelles des molécules ou des atomes
Selon que l’on considère l’un ou l’autre de ces deux aspects, on distingue alors entre la thermodynamique
classique ou statique.
4
❑ Thermodynamique classique
Elle explique le comportement de la matière ou des systèmes en fonction de leurs variations d’énergie et
d’entropie. Elle décrit uniquement les états initiaux et finaux des systèmes en évolution et dresse le bilan
énergétique du système. Le chemin suivi par la transformation du système peut jouer un rôle (la notion de
❑ Thermodynamique statique
Elle cherche à expliquer l’origine et la signification des variables macroscopiques (P, T) et des notions de
chaleurs, de travail et l’entropie en les reliant directement au mécanisme de l’agitation moléculaire. Ainsi on
5
I.1 Définition d’un système thermodynamiques
Un système thermodynamique est une partie de l'univers limitée par une surface fermée réelle
ou fictive. A travers cette surface, se font les échanges d’énergie.
7
I.5. Transformation d’un système
Lorsqu’une ou plusieurs variables d’état d’un système sont modifiées, on dit que le système subit un changement d’état. La
succession des états par lequel passe un système entre un état initial et un état final est appelée transformation ou évolution du
système.
- le système évolue spontanément selon un processus naturel irréversible jusqu'à un nouvel état d'équilibre stable.
- le système évolue infiniment lentement selon une transformation quasi-statique, constituée d'une suite d'états
d'équilibre thermodynamique infiniment proches les uns des autres, dans un processus réversible.
NB: Lorsqu’au cours d’une transformation, un système retourne finalement à son état initial après une succession d’états
intermédiaires distincts, la transformation est appelée cycle. Au contraire, si l’état final diffère de l’état initial, on parle de
transformation ouverte.
8
Les transformations peuvent être : isobare, isotherme et isochore lorsque la pression, la
I. 6 Thermométrie
La notion de température trouve son origine dans la sensation de chaud ou froid que nous
ressentons lorsque nous touchons un objet. Pour évaluer une température, nous ferons appel
Exemple : fil métallique que l'on chauffe : sa température s‘ élève. Nous constatons que ses
propriétés varient :
x = x0 (1 + k )
On a alors
𝑥 − 𝑥0
𝜃 = 100
𝑥100 − 𝑥0
Il y a autant d'échelles centésimales que de phénomènes thermométriques
Pour différentes échelles centésimales seuls O° et 100° coïncident.
13
• L’échelle Celsius est une échelle centésimale construite sur un phénomène
• L’échelle Fahrenheit a deux points fixes : 32° F glace fondante et 212°F eau
bouillante
Les échelles absolues permettent une mesure des températures. Elles ont une réalité
Echelle Kelvin : Cette échelle considère que la limite inférieure d'agitation des molécules
On a la relation suivante :
16
On distingue entre pression absolue et relative et entre pression totale et partielle
17
I.9. Unités
18
CHAPITRE II : ETUDES DES GAZ PARFAITS ET RÉELS
Un gaz parfait est un gaz dont les molécules n'ont aucune action mutuelle. Lorsque
l’on fait croitre le volume occupé par le gaz, la pression du gaz décroit tandis
que les interactions entre molécules diminuent. Sous certaines conditions, un
gaz réel peut être considéré comme un gaz parfait, par exemple : sous une très
faible pression ou sous haute température.
Sous les hypothèses citées ci-dessus, nous abordons l’étude des fluides moteurs
(constituants les systèmes thermiques) comme étant des gaz parfaits.
19
L’étude des gaz nécessite de rappeler les variables d’état suivantes :
La pression:
La température :
La température T est un paramètre qui caractérise l'état thermique du gaz, c.à.d. son degré
d'agitation thermique. 20
II.1.1 Equations d’Etat des Gaz parfaits
Tous les gaz à des pressions suffisamment basses et des températures élevées (faible
densité) sont considérés des gaz parfaits et obéissent à trois lois : Boyle-Mariotte,
Charles et Gay-Lussac.
3° La loi de Gay-Lussac :
22
II.1.2 Equation d’état des gaz parfaits
La constante dans l’équation précédente est dite constante universelle des gaz
parfait est désignée par R, c’est une propriété liée à la masse molaire (M) en
Cette équation est dite aussi équation de Clapeyron, elle est valide pour une mole du
gaz, pour n moles, elle devient :
23
II.1.3 Représentations graphiques de l’équation de Clapeyron
L’équation d’état comporte trois variables, c’est pourquoi elle ne peut être
représentée dans l’espace que par une surface caractéristique du gaz parfait d'ans
l'espace PVT dont chaque point figure un état du gaz. Les diagrammes les plus
utilisées sont (P-V) donnant les courbes des isothermes.
24
II.2 Gaz semi-parfaits
P.V = n.R.T,
25
II.3 GAZ REELS
Dans les gaz réels les forces d’interaction intermoléculaires et les volumes mêmes
compliquée.
26
En introduisant dans l’équation des gaz parfaits des corrections qui tiennent
d’interaction par . Pour n mole du gaz, l’équation résultante est dite équation
27
On peut remarquer que pour des volumes très grands on retrouve l'équation des
gaz parfaits. Pour une mole de gaz on a
𝑎
𝑃+ 2 𝑉 − 𝑏 = 𝑅𝑇
𝑉
où les constantes a et b sont relatives à une mole. Avec le développement de
l'informatique et de la modélisation, les équations d'état des gaz réels présentent
un intérêt évident : on ne peut utiliser un diagramme dans un modèle
informatique. Il faut disposer d'une équation représentative du phénomène
étudié.
28
II.3.2 représentation graphique de l'équation de VAN DER WALLS
On peut constater (figure 11) que la corrélation théorique de Van der Walls explique
A l'intérieur de cette courbe l'équation de Van der Walls présente deux extremums au lieu
d'un palier à pression constante comme nous l'avons constaté au cour de la description
expérimentale.
29
II.3.3 coordonnée du point critique C (Pc, Vc, Tc)
Une des particularités des relations décrivant le comportement des gaz réels est la
définition commune du point critique C. Pour toute isotherme Tc il existe un point
𝜕𝑃 𝜕2 𝑝
C tel que : ቚ = 0 et 2ቚ = 0
𝜕𝑣 𝑇 𝜕𝑣 𝑇
On a d'autre part pour le même point C la relation
𝑎
𝑃𝑐 + 2 𝑉𝑐 − 𝑏 = 𝑅𝑇𝑐
𝑉𝑐
Ces 3 équations permettent de calculer Pc, Vc et Tc :
𝑅𝑇 𝑎
𝑃= − (1)
𝑉−𝑏 𝑉2
𝜕𝑃 𝑅𝑇 2𝑎
ቚ =− + (2)
𝜕𝑣 𝑇 𝑉−𝑏 2 𝑉3
𝜕2 𝑝 2𝑅𝑇 6𝑎
ቚ= − (3)
𝜕𝑣 2 𝑉−𝑏 3 𝑉4 𝑇
30
A partir des équations (2) et (3) on déduit au point C :
2 3𝑎
=
𝑉𝑐 − 𝑏 𝑉𝐶
D’où on tire Vc = 3b
Ainsi
2𝑎 3𝑏 − 𝑏 2
𝑅𝑇𝑐 =
(3𝑏)3
8𝑎
𝑇𝑐 =
27𝑏𝑅
Sachant que l'équation (1) donne :
𝑅𝑇𝑐 𝑎
𝑃𝑐 = − 2 On a alors :
𝑉𝑐 −𝑏 𝑉𝑐
𝑎
𝑃𝑐 =
27𝑏 2
31
I-10 REPRESENTATION GRAPHIQUE DES GAZ PARFAITS : DIAGRAMME DE CLAPEYRON
32
Remarque : Pour la vapeur d'eau a = 5,36 (1/mole)2 et b = 0,0305 l/mole. On peut
en déduire les coordonnées du point critique. En pratique, c'est le calcul des
coordonnées du point critique C (Pc Vc Tc) qui permet celui des constantes a et b et
par suite l'utilisation de l'équation pour un fluide particulier.
I. Chaleur
Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte déformable. Une résistance électrique placée
dans l’enceinte fournit une quantité de chaleur Q, et chauffe le gaz d’une température initiale T1 à
une température finale T2 . Comme le gaz se dilate le volume de l’enceinte augmente mais la
pression du gaz reste constante. La chaleur massique Q qui a été fournie au gaz pour élever sa
température est :
37
T2
Q = nC p dT Q = nC p dT Q = nC p dT = nCP (T2 − T1 )
T1
Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte non-déformable. La quantité de chaleur Q chauffe le gaz
d’une température initiale T1 à une température finale T2 . Comme le gaz se dilate mais le volume de l’enceinte reste
constant, la pression du gaz augmente. Dans ce cas, la chaleur qui a été échangée
T2
I.2. Travail
Le travail est une autre forme d’énergie que la chaleur, c’est l’énergie qui intervient dès qu’il y a mouvement ou
déformation d’un corps.
40
I. 7.2.1. Travail échangé pour un système fermé
W = − PdV W = − PdV
V2
L’énergie interne notée U est une fonction d’état. Elle est constituée par la somme des énergies cinétiques et des
énergies potentielles d’interaction entre les molécules. L’énergie interne d’un gaz parfait, ne dépend que de la
température, soit U = f (T) .
II 2. Enthalpie H
Par définition, l’enthalpie d’un système thermodynamique est donnée par la relation
L’enthalpie d’un gaz parfait ne dépend que de la température, soit H=f (T). La variation élémentaire de
l’enthalpie est: dH = nC p dT 42
II.3 Enoncé du premier principe
43
II. 4. Relation de Mayer
On introduit alors le rapport γ des capacités thermiques isobare et isochore. Ainsi le rapport est sans
dimension. On a les relation suivantes:
44
III. Transformations réversibles des gaz parfaits
Le fonctionnement d’une machine thermique est décrit par un cycle thermodynamique formé d’une succession de
plusieurs transformations, supposées réversibles. Dans ce qui suit, on va étudier uniquement les systèmes fermés
subissant des transformations réversibles.
Dans le cas d’une transformation isochore le volume reste constant (V1 = V2).
Le travail
La chaleur
45
La variation de l’énergie interne se traduit en chaleur.
Les échanges thermiques accompagnant une transformation isochore est égale à la variation de l’énergie interne du
système
Le travail
On introduit la grandeur H, qui est l’enthalpie du système. Elle est définie par la relation ܅
46
III.1.3. Transformation isotherme
Le travail
La pression varie suivant la loi PV = nRT => P 1 V 1 = P 2 V 2 , d'ou l'expression du travail pour une transformation
isotherme :
47
I.4. Transformation adiabatique (isentropique S = 0)
La transformation adiabatique s'effectue sans échange de chaleur (système thermiquement isolé) alors Q 12 = 0.
48
49
50
51
CHAPITRE IV : 2ème PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE
Une transformation thermodynamique pour un système est le passage d'un état d'équilibre initial à
un autre final. On sait que les variables d'état du système sont bien définies dans l'état initial et
dans l'état final du système. Elles ne le sont pas en général au cours de la transformation, sauf si
on suppose que les états intermédiaires du système constituent une succession d'états infiniment
voisins d'un état d'équilibre : on dit alors que les états intermédiaires sont en quasi-équilibre
et que la transformation est quasi-statique.
Remarque :
Une transformation quasi statique est une notion idéale. Elle exclut tout frottement, elle est infiniment lente. Une
représentation commode d'une telle transformation est le diagramme de Clapeyron, soit la trajectoire décrite dans le
52
système de coordonnées (P, V) le long de laquelle tous les points sont définis.
IV.2 Enoncé de Clausius
Une quantité de chaleur ne peut jamais être transférée spontanément d'une source froide
(BT) vers une source chaude (HT).
Les travaux de Clausius sur les cycles de Carnot l’ont amené à définir une fonction d’état, S dite
entropie, telle que pour toute transformation passant d’un état 1 à un état 2,elle peut être définit
comme suit : 53
VI.3 Enoncé de Kelvin-Plank
Il est impossible de prélever une quantité de chaleur Q d'une source d'énergie et de la transformer
intégralement en travail W.
54
VI.4 Deuxième principe de la thermodynamique
55
• Le bilan énergétique effectué sur cette machine s’écrit comme suit:
56
• Etant donné que le processus de transférer une quantité de chaleur d’une source
froide et la céder intégralement à une autre source chaude est impossible selon
Clausius, on déduit que pour un cycle réel d’une machine, il faut donc :
57
VI.5 Notion d’entropie
L’entropie est une fonction d’état qui sert à mesurer le degré de désordre d’un
système. Elle nous permet de pouvoir définir le sens d’une transformation. Plus on a
de variation d’Entropie, plus il faut d’énergie pour avoir un échange entre deux
systèmes, c’est à dire a voir une différence de température.
Exemple
59
60
• Considérant maintenant un cycle irréversible formé d’une transformation irréversible de l’état
initial (A) à l’état final (B) et d’une transformation réversible de (B) à (A).
61
VI.5 Calcul de la variation d’entropie
On peut calculer l’entropie d’un système thermodynamique selon le type et la nature de la
transformation qu’il subisse.
62
VI. 5. 2. Transformation réversible isobare
63
VI. 5. 3. Transformation réversible isochore
64
VI. 5. 5. Au cours d’un changement d’état
La quantité de chaleur qui accompagne un changement d’état physique de matière est la
chaleur latente.
65
IV. 5. 6. Nouvelles expressions de l’entropie
IV.5.6.1 Entropie en fonction des variables T et V
66
VI.5.6.2 Entropie en fonction des variables T et P
67
VI.5.6.3 Entropie en fonction des variables V et P
68
Ou bien :
69
VI.5.6.4. La notion d’entropie créée
En effet, toute transformation réelle d'un système doit s'effectuer dans le sens d'un bilan
entropique global sur le système et son échange avec le milieu extérieur positif, autrement dit
d'une création d'entropie.
L’entropie créée ne peut pas être calculée directement mais simplement déduite des deux
entropies (du système et l’échangé avec le milieu extérieur).
70
71
VI.6 Application du deuxième principe aux cycles thermodynamiques
L'énoncé général du deuxième principe contient implicitement tous les énoncés classiques
basés sur les cycles monothermes (énoncés de Clausius et Kelvin) ou basée sur les cycles
72
VI.6.1 Cycles monothermes
Un cycle monotherme ne fait intervenir des échanges d'énergie (Q, W) qu'avec une seule source
de chaleur. L'entropie étant une fonction d'état, sa variation au cours d’un cycle est nulle, de
même que celle de l'énergie interne. Pour un système échangeant une quantité de chaleur Q au
cours d'un cycle non nulle, avec une seule source thermique à la température T, le 1er et le 2ème
principe donnent respectivement :
Avec, W est le travail échangé au cours du cycle. On en déduit que et par conséquent :
73
On en déduit qu'un système thermodynamique subissant une transformation
termes, un tel système ne peut pas se comporter comme un moteur (il n’existe pas).
74
VI.6.2 Cycles dithermes
Un cycle dithermes (machine dithermes) fait intervenir des échanges d'énergie (Q,
W) entre deux sources de chaleur.
75
Une machine thermodynamique doit donc nécessairement fonctionner entre au
moins deux (02) sources de chaleur :
❑ cette chaleur rejetée est donc perdue et influera sur les performances de la
machine thermique: d'où la notion de rendement thermique. Ce que ce
précède est considéré comme une conséquence du deuxième principe.
76
A partir de ce schéma à deux sources (source chaude et source froide), on définit
deux types de machines thermiques:
77
a) Machines thermo-dynamiques
Les machines thermo-dynamiques transformant de
la chaleur en un travail mécanique,
elles sont productrices du travail (machines motrices),
c'est le cas :
❑Des moteurs thermiques à combustion interne
❑Des machines à vapeur (moteur à vapeur, turbine à vapeur...)
78
b) Machines dynamo-thermiques
Les machines dynamo-thermiques transformant du travail mécanique reçu en une
Chaleur, elles sont par contre des machines de transfert de chaleur, c'est le cas des
machines frigorifiques ou les pompes à chaleur.
b.1.) Cas d’une machine frigorifique (le réfrigérateur)
1. Définitions
On appelle source de chaleur, un objet en contact avec le système et susceptible de n'échanger avec lui que de la chaleur. Si
on a deux sources, celles-ci sont distinguées en source froide et source chaude par leurs températures relatives.
On appelle machine thermique, un dispositif permettant de transformer une énergie sous forme de chaleur en une énergie
sous forme de travail et réciproquement. Pratiquement, une machine thermique fonctionne à l'aide d'un agent thermique
(qui constitue le système) subissant une transformation cyclique et échangeant avec l'extérieur du travail et de la chaleur.
On peut notamment distinguer les machines les plus simples où les échanges de chaleur se font avec un nombre réduit de
sources de chaleur. Ainsi, une machine ditherme, est une machine n'échangeant de la chaleur qu'avec deux sources de
chaleur.
I.2. Différents types de machines thermiques
On définit un moteur thermique comme une machine qui transforme la chaleur en travail:
- si le cycle est décrit dans le sens des aiguilles d'une montre, alors le travail est négatif (W<0) et le cycle est dit
moteur.
- si le cycle est décrit dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, alors le travail est positif (W>0) et le cycle
est dit cycle récepteur
I. 3. Rendement
On appelle rendement Ș>0 d'une machine thermique le rapport d‘énergie utile à l‘ énergie consommée
(dépensée) pour la faire fonctionner.
On appelle cycle de Carnot, le cycle réversible décrit par une machine thermique idéale. Il est constitué de deux
portions d'isothermes ( à la température des sources froides Tf et chaude Tc ) et de deux portions adiabatiques
séparant les deux isothermes.
II. [Link] de Carnot
Un moteur thermique (W<0) fonctionnant suivant le cycle de Carnot entre deux sources de
chaleur (de températures respectives T 1 et T 2 <T 1 ) et décrivant le cycle ABCD correspondant aux
- Transformation CD: compression isotherme à température T2 pendant laquelle le système fluide fournit de la
chaleur Q F à la source froide T2
le cycle de Carnot, pour un gaz parfait, est représenté respectivement dans le diagramme de Clapeyron PV et
le diagramme entropique TS
I. 2. Machine frigorifique de Carnot
La réversibilité du cycle de Carnot autorise l'inversion du sens des transformations, conduisant à une inversion de tous
les signes des énergies échangées et constituant une machine frigorifique.
Pour un moteur, le rendement défini précédemment est le rapport entre l'énergie utile (travail fourni par le système) et
l'énergie consommée (chaleur Qc ou Q1 ) et il vient:
Pour une machine frigorifique, la quantité importante est le rapport entre la chaleur prélevée à la source froide Q 2 et
le travail nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:
Pour une pompe à chaleur, on s'intéresse au rapport entre la chaleur fournie à la source chaude Q1 et le travail
nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:
I.4. Théorème de Carnot
Le théorème de Carnot stipule que: "aucune machine ditherme ne peut être plus efficace qu'une machine de Carnot
fonctionnant entre les deux mêmes sources"
Le théorème de Carnot nous fournit ainsi un rendement (ou une efficacité) théorique maximale (et donc impossible à
dépasser)
NIVEAU : TS1
THEME 1
THEME 2
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
THEME 4
Les adjuvants
1 Généralités
1-1 Historique
1-2 Définition
1-3 Classification
2 Adjuvants modifiant l’ouvrabilité du béton
2-1 Fonction principale
2-2 Principe d’action
2-3 Effets secondaires
2-4 Domaine d’utilisation
3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement
3-1 Retardateurs de prise
3-2 Accélérateurs de prise et accélérateurs de durcissement
4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières
4-1 Entraîneurs d’air
4-2 Hydrofuges de masse
4-3 Rétenteurs d’eau
5 Produits de cure
1 Généralités
1-1 Historique
Dès 1850, date de fabrication du ciment Portland, des recherches sont
menées pour agir sur :
- la maniabilité des pâtes de ciment,
- les temps de prise,
- les caractéristiques mécaniques,
- la porosité.
• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Ses effets
Un adjuvant ne peut entraîner :
- une diminution des caractéristiques du béton que dans les limites
précisées par la norme,
- une altération des armatures de BA ou aciers de précontrainte.
Un adjuvant est défini par :
- une fonction principale et une seule, dont l’efficacité dépend du
dosage,
- une ou plusieurs fonctions secondaires, souvent indépendantes de la
fonction principale.
Accélérateur
de prise
Béton
témoin
Fin de prise
Début de prise
Fin de prise
Début de prise
• Effets secondaires
- Risque d’avoir une résistance mécanique finale légèrement diminuée.
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétonnage par temps froid,
- béton manufacturé nécessitant des décoffrages rapides (blocs, pavés,
tuyaux…),
- besoin d’augmentation de productivité en usine de préfabrication,
- bétons à hautes résistances initiales…
• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons d’ouvrages hydrauliques (canaux, retenues d’eau, réservoirs…),
- galeries de tunnels,
- les mortiers d’étanchéité (chapes, coupure de capillarité sur
maçonnerie).
• Effets secondaires
La diminution des résistances à 28 jours par rapport à un béton témoin
est de l’ordre de 20 %.
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les ouvrages présentant un fort risque de ressuage
(dallage).
5 Produits de cure
• Fonction principale
- Protéger le béton frais après sa mise en œuvre, d’une dessiccation par
évaporation trop rapide de l’eau.
→ Evite la formation de fissures de retrait avant prise.
Mise en œuvre :
Par pulvérisation sur le béton frais. Il se forme après application un film
continu imperméable.
• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont recommandés pour les bétonnages :
- de routes, pistes,
- bordures de trottoir en continu,
- dallages, planchers.
Ecole D’Architecture et de
Génie-Civil de Ouagadougou
(EAGCO)
Année académique 2020 - 2021
PROGRAMME
Chapitre I : Généralités
I. Introduction
II. Mesure directe de distance
III. Mesure indirecte de distance
IV. Fautes et erreurs 2
Chapitre III : Nivellement direct
I. Introduction
II. Principe
III. Types de cheminements
IV. Fermeture et compensation du cheminement
V. Instruments utilisé pour une opération de nivellement
3
Chapitre V : Gisement et transmission de gisement
A. Courbes de niveau
B. Modèle numérique du terrain
BIBLIOGRAPHIE
OBJECTIF DU COUR
5
Chapitre I : Généralités
INTRODUCTION
La Topographie, dans son sens le plus général, est une science très
vaste qui a pour objet tout ce qui concerne l’établissement des plans et
cartes ainsi que leur utilisation.
Le Topographe:
• Intervient dans différents projets d’aménagement;
• Identifie les limites;
• Mesure et évalue la propriété immobilière public ou privée;
• Indique tout ce qui est sur la surface;
• Réalise des plans cotés, des profils, etc;
• Établit des cartes;
• etc. 6
I. Définition des termes
1. La Topographie:
La topographie vient des mots grec , topos qui signifie lieu et graphein qui veut
dire dessiner, on peut dire alors que la topographie est la sciences qui permet la
mesure puis la représentation sur un plan ou une carte des formes et détails visibles
sur le terrain, qu'ils soient naturels (notamment le relief et l'hydrographie) ou
artificiels (comme les bâtiments, les routes, etc.).
3. La Planimétrie :
La planimétrie est la représentation en projection plane de l’ensemble des détails à
deux dimensions (X, Y) du plan topographique, par extension c’est aussi l’exécution
des observations correspondantes et leurs exploitations.
4. Altimétrie :
L’altimétrie est la représentation du relief sur un plan ou une carte, par extension,
elle permet la détermination des altitudes des points par des opérations de
nivellements à partir des repères connus.
5. Canevas :
Ensemble des points connus en planimétrie et/ou en altimétrie avec une précision
absolue homogène.
8
II. DEFINITIONS DES SCIENCES GEODESIQUES
2. La Photogrammétrie :
science qui consiste à l’étude et à la définition précise des formes, des
dimensions et la position dans l’espace d’un objet quelconque en utilisant
seulement des mesures faites sur une ou plusieurs photographies aériennes ou 9
terrestres.
3. La cartographie :
La cartographie est l’ensemble des études et opérations techniques et artistiques qui
interviennent à partir d’observations direct (données topographiques) ou de
l’exploitation de documents (photographie aérienne) en vue de l’élaboration d’une
carte ou d’un plan.
4. La carte :
La carte est la représentation fidèle de l’information géographique sur un support
plan. C’est donc une image géométrique réduite d’une partie de la terre, qui grâce à
une symbolique conventionnelle permet une lecture et exploitation simplifié de
l’information géographique.
5. La télédétection :
▪ Le mot télédétection ( en anglais remote sensing) désigne
l’ensemble des techniques qui permettent d’étudier à distance
Des objets ou des phénomènes.
▪ Ensemble des connaissances et techniques nécessaires pour
Interpréter divers objets par leurs comportements spectraux et
et leur distributions spatiales à l’aide de mesures spécifiques
Effectuées à distance.
10
6. Systèmes d’Information Géographiques (SIG) :
le SIG est un système composé de matériel et de logiciels ainsi que de procédures
pour supporter l’acquisition, la gestion, la manipulation, la modélisation et la
représentation de données spatiales pour résoudre les
problèmes complexes de planification et d’aménagement.
Les composants d’un SIG sont : Les logiciels ; Les données ; Les matériels
informatiques ; La ressource humaine :
11
III. LES GRANDES CATEGORIE DE TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES
Les travaux topographiques peuvent être classés en six (06) grandes catégorie
suivant l’ordre chronologique de leur exécution.
1. Le levé Topographique :
Ensemble des opérations destinées à recueillir sur le terrain les éléments du sol,
mais aussi du sous-sol et du sursol (digue, dalot) nécessaires à l’établissement
d’un plan ou d’une carte.
2. Les Calculs Topométriques :
Il traite numériquement les observations d’angles, de distances et de dénivelées
pour fournir les coordonnées rectangulaires X (abscisse),Y (ordonnée) et Z
(altitudes) des points du terrain ainsi que les superficies ; en retour, les calculs
topométriques exploitent ces valeurs pour déterminer les angles, distances, et
dénivelées non mesurées.
3. Les dessins topométriques :
C’est la représentation conventionnelle des détails du terrain. Selon le mode de
saisie et de traitement des données mises en œuvre, on peut distinguer deux
types de plan que sont : les plans graphiques et les plans numériques.
12
4. Les Projets d’aménagement :
Ce sont les projets qui modifient la planimétrie et l’altimétrie d’un terrain : les
aménagements fonciers, les VRD (voirie et Réseau Divers), etc….
5. Implantation :
13
IV. LE PLAN ET LA CARTE
1. Définition
1.1 La Carte
Une carte est une représentation qui, généralement, est réalisée sur un espace plane
et qui montre, soit toute la planète Terre, soit des parties de celle-ci. Elle peut en
outre montrer une série de particularités spécifiques concernant la position
géographique et la taille. Même si, aujourd'hui, il existe différentes définitions d'une
carte, la majorité de celles-ci s'accordent à dire qu'une carte représente une partie de
la Terre ou sa totalité.
1.2 Le Plan
Le plan est une représentation schématique, à une certaine échelle et en deux
dimensions, d'une population, d'une construction, d'un terrain, d'une maison, etc.
L'importance d'un plan se concentre sur la représentation à l'échelle de quelque
chose.
14
2. Les cartes et plans topographique
Plans et cartes topographiques permettent de représenter graphiquement les
principaux objets du terrain, tels que bâtiments, clôtures, routes, cours d'eau, lacs
et forêts, ainsi que les variations de niveau présentées par les reliefs, tels que les
vallées et les collines (c'est-à-dire le relief vertical). L'établissement de ces plans ou
de ces cartes repose sur les données recueillies lors des levés topographiques.
✓ L’échelle est dite grande lorsque le facteur d’échelle est relativement petit (1/100)
✓ L’échelle est dite petite lorsque le facteur d’échelle est relativement grand
(1/50000)
16
3.2 Importance de l’échelle pour un topographe
17
3.3 Classification des cartes en fonction de leur échelle et de leur finalité
18
V. PRECISION DES OBSERVATIONS
1. Généralité
Les mesures topométriques, comme toutes les mesures physiques, sont
inévitablement inexactes. Ces inexactitudes proviennent des instruments de mesure,
des sens de l'observateur et parfois des méthodes de mesure. En topométrie, on les
classe en deux grandes catégories : les fautes et les erreurs.
2. Les erreurs
Par définition, une erreur est l'inexactitude qui découle de l'imperfection des
instruments et de nos sens. Les erreurs sont généralement petites mais leur
accumulation peut devenir importante. La connaissance des lois de leur combinaison
est fondamentale pour le géomètre topographe, car ce sont celles qui conditionnent
l’organisation même de leurs travaux. On distingue deux types d’erreur à savoir les
erreurs accidentelles et les erreurs systématique.
➢ Les erreurs accidentelles : Les erreurs accidentelles ou fortuites sont des
inexactitudes de faibles valeurs, variables en grandeur et en signe, tantôt positive,
tantôt négative, indépendantes les unes des autres, qui affectent le résultat des
mesures. Elles ont des causes complexes, multiples qui échappent à une analyse
précise. Cependant, lorsqu’une opération est réitérée un grand nombre de fois, les
erreurs accidentelles tentent à se produire et à se composer suivant des lois 19
remarquables dont l’étude constitue la théorie des erreurs accidentelles.
➢ Les erreurs systématiques : Une erreur est dite systématique lorsque dans
l’exécution d’une suite de mesures effectuées dans des conditions absolument
identiques, ces mesures sont affectées d’une erreur toujours là même en grandeur
et en signe. Il en résulte que les erreurs systématiques sont cumulatives par voie
d’addition, et en conséquence, qu’elles sont particulièrement à craindre. Si une
détermination comporte n mesures entachés chacune d’une erreur systématique
es, la détermination est entachée d’une erreur finale E telle que Es = es x n.
3. Les fautes
Les fautes, au sens des mesures physiques et topographiques, sont des imperfections
évitables, généralement grossières, dues à des inadvertances opératoires qu’une
organisation judicieuse et une discipline plus stricte dans les travaux permet de les
déceler et d’éliminer. Les fautes proviennent d'une étourderie, d'une maladresse ou
d'un oubli. Ces fautes risquent de ne pas être décelées si aucune mesure
surabondante ou répétition de mesures n’est réalisée.
20
Exemples :
•faute de 1m sur une lecture sur mire en nivellement
•oubli d'une portée de chaîne en mesure de distance
Il est donc indispensable de les éliminer.
Pour cela on utilise :
−le contrôle direct qui consiste à recommencer la mesure par le même procédé ;
−le contrôle indirect avec une mesure ou un calcul avec une méthode différente.
4. La tolérance
Par définition, la tolérance est la limite maximale dans lesquelles doivent être
contenues les résultats des mesures effectuées. La Tolérance est donc une valeur
normée de critères de validité de résultats. Elle est fonction du type de matériels
utilisée et de la précision cherchée.
21
VI. UNITÉS ET CONVERSION ANGULAIRE
A. LES UNITES
Kilomètre Km 103
hectomètre hm 102
décamètre dam 10
Mètre m 1
Décimètre dm 10-1
Centimètre cm 10-2
Millimètre mm 10-3
Micromètre µ 10-6
22
2. Unités de surface
hectare ha 104
are a 102
centiare ca 1
23
3. Unités angulaire
24
B. Conversion angulaire
1. Tableau
25
B. Conversion angulaire
2. Degrés sexagésimaux à degrés décimaux
1 1 1
60’ = 1° → 1’= ; 60’’ = 1’ → 1’’ = =
60° 60′ 3600°
24 33
Partie décimale : + = 0.4092° ; → 93° 24’ 33’’ = 93.4092°
60 3600
10 10
90° = 100gon → 1° = gon → x° = 𝑥 gon
9 9
10
93.4092° = ∗ 93.4092 = 103.7880gon
9
26
10 y Z
De même on a : X° Y’ Z’’ = ∗ (x + + )
9 60 3600
4. De grade à degré sexagésimaux
1ère étape : on converti en degré décimaux l’angle en grade en le multipliant par 9/10
9
Exemple : A= 103.7880gon → A = 10 ∗ 103.7880 = 93.4092°
27
VII. FORMES DIMENSIONS DE LA TERRE ET SYSTÈME DE
PROJECTION
En apparence la Terre a la forme d’une sphère. En fait, elle est légèrement déformée
par la force centrifuge induite par sa rotation autour de l’axe des pôles. Cette
déformation est relativement faible : « tassement » de 11 km au niveau des pôles par
rapport à un rayon moyen de 6 367 km et « renflement » de 11 km au niveau de
l’équateur. Elle a donc l’aspect d’un ellipsoïde de révolution dont le petit axe est l’axe
de rotation : l’axe des pôles
28
2. Système de projection
Impossible de projeter une surface courbe sur un plan sans la déformer, sauf pour
une portion dont les plus grandes dimensions ne dépassent pas quelques
kilomètres.
La géodésie est la science qui a pour but de transformer la surface courbe de
l’ellipsoïde en surface plane.
L’objectif des projections cartographiques est d’obtenir une représentation plane
du modèle ellipsoïdal de la surface de la Terre.
Par calcul, il est possible de définir le type et les paramètres d’une projection dans
le but de minimiser certaines
déformations.
On choisit alors :
• soit de conserver les surfaces (projections équivalentes)
• soit de conserver localement les angles (projections conformes)
• soit de conserver les distances à partir d’un point donné (projections
équidistantes)
• soit d’opter pour une représentation ne conservant ni les angles ni les surfaces
29
(projections dites aphylactiques).
Une projection possède une et une seule de ces caractéristiques
VIII. QUELQUE INSTRUMENTS TOPOGRAPHIQUES
Le niveau : appareil
définissant un plan de visé
horizontal il est utilisé pour
les opérations de
nivellement
La chaine :
instrument utilisé
La mire : c’est une règle pour la mesure
graduée (plus souvent en directe de
centimètre) utilisée pour distance
déterminer une distance
ou une hauteur
(dénivelée)
30
Les jalons
Un crapaud : Support utilisé lors
des opérations de nivellement
La canne
Le prisme 31
33
34
Chapitre II : MESURE LINEAIRE
INTRODUCTION
35
Une mesure est indirecte lorsqu'on l'obtient sans avoir à parcourir la longueur à
mesurer en comptant le nombre de fois qu'elle contient la longueur étalon. On
utilise le procédés stadimétriques parallactiques.
Pour exécuter la mesure directe d'une distance, il existe plusieurs méthodes rapides
et approximatives et d'autres rapides et précises:
✓ le compteur kilométrique :
c'est un moyen permettant d'avoir rapidement et approximativement la distance
entre deux points, mais cette distance est suivant le chemin parcouru et non
horizontale. Il est utilisé surtout pour les travaux de reconnaissance.
✓ Mesure au pas:
c'est une méthode approximative pour évaluer des distances courtes et pour vérifier
grossièrement le chaînage en cas de fautes. Ce procédé est valable sur un terrain
relativement plat et dégagé.
Cependant, le procédé le plus utilisé et le plus courant pour mesurer directement
une distance est le chaînage qui est une opération importante (elle donne la distance
sur le terrain) et délicate (introduction de fautes et d'erreurs dans les mesures).
36
A. MESURES DIRECTE A L’AIDE D’UN RUBAN
Une mesure de distance est dite directe lorsqu’on parcourt la ligne à mesurer en
appliquant bout à bout un certain nombre de fois, autant qu’il le faut un étalon de
mesure. C’est un procédé donnant la distance sur le terrain entre
deux points A et B. Parmi les instruments utilisés en
chaînage on peut distinguer:
1. Généralités
Le chaînage s'effectue par deux opérateurs, le chaîneur arrière (celui qui occupe
initialement le point de départ et qui tient le zéro du ruban) et le chaîneur avant
(celui qui avance vers le point en déroulant le ruban). Pour des mesures longues, les
chaîneurs doivent effectuer plusieurs portées ayant la longueur nominale du ruban.
Le chaineur arrière doit vérifier l’alignement du chaineur avant pour chaque portée.
La précision de la mesure de longue portée est limitée et dépend fortement des
opérateurs. La technique de chainage adoptée dépend des conditions dans lesquelles
la mesure doit être effectuée.
La distance D est donnée par la formule suivante :
D = (e*10*L) + (f*L) + appoint ;
avec :
e = le nombre d’échange,
L = la longueur nominale du ruban et
f = le nombre de fiches
39
2. Les étapes nécessaire à la réalisation d’un bon chaînage
• procéder à un alignement entre les deux points, soit à l’œil ou avec l'appareil;
• ne jamais tirer sur la chaîne si on sent une certaine résistance car elle peut être
bloquée par un obstacle.
40
II. MODES DE CHAINAGE
1. Le chaînage supportée
Lorsque le terrain est plat et horizontal, la chaine peut être supportée dans toute sa longueur
cette technique ne peut être utilisée que dans des conditions idéales que l'on retrouve surtout en
laboratoire ou sur une route horizontale. De plus il ne doit pas y avoir d'obstacles entre les deux
points à mesurer. On peut aussi mesurer avec une chaîne supportée lorsque le terrain a une
pente uniforme entre les points. Il suffira alors de corriger les observations pour les ramener à
l'horizontale.
41
2. Le chaînage suspendu
Il est bien rare que les conditions idéales (surface plane, horizontale et sans
obstacles) prévalent lors de la prise de mesures. Souvent les chaînages doivent
être effectués sur une surface relativement plane mais comportant des obstacles.
Les opérateurs doivent alors suspendre le ruban au-dessus des obstacles
suffisamment hauts pour que le ruban ne soit pas en contact avec eux. Il est
préférable d'utiliser des jalons. On placera le zéro sur le jalon placé à côté du
premier point. L'autre jalon sera placé vis-à-vis de la graduation indiquant la
longueur nominale du ruban. Les opérateurs peuvent combiner des portées de
chaîne supportée avec des portées de chaîne suspendue à condition de l'indiquer
clairement dans les notes. Les portées de chaîne suspendue devront être corrigées
par calcul afin d'éliminer l'effet de la chaînette.
42
3. Le chaînage suspendu par cultellation ou ressauts
horizontaux
En plus des obstacles, il arrive souvent que les chaînages doivent être effectués
sur un terrain accidenté. Le chaînage par cultellation consiste à morceler le travail
en sections horizontales. Dans ce cas-ci, c'est la pente qui oblige le chaîneur avant
à suspendre la chaîne dans les airs. Le chaîneur arrière met en coïncidence le zéro
de la chaîne avec le point au sol. Le chaîneur avant suspend le ruban au-dessus du
sol à la même élévation que le chaîneur arrière. La longueur de la portée est
habituellement inférieure à la longueur du ruban. Elle dépend de la pente sur
laquelle le chaînage s'effectue. Plus la pente est forte, plus les portées sont courtes
et plus le nombre de portées augmente.
43
4. Le chaînage suspendu en pente
En terrain accidenté, on peut mesurer une distance par le chaînage en pente. Pour
chaque portée, on évalue l'angle d'inclinaison du ruban avec un inclinomètre.
Celui-ci est assez précis pour la plupart des travaux. L'inclinomètre peut aussi
servir à contrôler l'horizontalité du chaînage puisqu'une nivelle y est intégrée.
Pour un chaînage de plus grande précision, le théodolite peut remplacer
l'inclinomètre. La précision est supérieure avec le théodolite.
46
2. Les erreurs accidentelles lors d'un chaînage
Par définition, une erreur est l'inexactitude qui découle de l'imperfection des
instruments et de nos sens. Les erreurs sont généralement petites mais leur
accumulation peut devenir importante. Les erreurs accidentelles sont difficiles à
éliminer et à quantifier parce qu'elles sont de nature aléatoire. De plus elles peuvent
avoir des valeurs positives ou négatives. Pour quantifier une erreur accidentelle, il
faut procéder à une analyse de précision. Seule une bonne technique et un travail
minutieux permettent de minimiser ce type d'erreurs. La seule consolation, face aux
erreurs accidentelles, est qu'elles ont tendance à s'annuler entre elles.
2.1 Le défaut de verticalité du jalon
Malgré les efforts fournis pour poser un jalon verticalement il existe toujours un
angle, si petit soit-il, entre e jalon et la verticale du lieu. Cette erreur angulaire
provoque une erreur linéaire plus grande dans le haut du jalon que dans le bas. Il est
donc toujours préférable de faire les lectures dans le bas du jalon pour minimiser
cette erreur.
Ici on ne parle pas de faute de lecture mais plutôt d'une certaine imprécision de
fabrication du ruban. En effet certaines graduations peuvent amener des lectures
trop courtes alors que d'autres provoquent des lectures trop longues. Par exemple, si
le système de marquage du ruban est précis à 0.1 mm près, une lecture de 20 mètres
pourrait avoir une valeur située de 19.9999 m alors que la graduation à 15m
mesurerait en réalité 15.0001 m.
Malgré tous les efforts pour appliquer une tension uniforme lors d'un chaînage il peut
arriver que les chaîneurs appliquent une tension inférieure ou supérieure à la tension
d'étalonnage. Seule l'expérience peut arriver à minimiser ces erreurs.
3.1 L'étalonnage
Aucun ruban ne possède de traits parfaitement exacts. L'écart entre la valeur vraie
et la valeur inscrite sur le ruban pour une graduation donnée est ce que l'on nomme
l'erreur d'étalonnage. Pour être en mesure de calculer l'erreur d'étalonnage, il faut
que les traits utilisés soient étalonnés. L'étalonnage consiste à comparer le ruban à
un étalon connu avec une plus grande précision.
La correction d'étalonnage Ce est donnée par la relation suivante :
Lorsqu'un chaînage n'a pas été effectué à la température d'étalonnage (20°C), il faut
apporter une correction pour éliminer le biais introduit par la dilatation thermique du
matériau que l'on nomme correction de température. Si la température d'observation est
supérieure à 20°C, le ruban est dilaté et la mesure doit être augmentée. Dans le cas
contraire (T < 20°C), le ruban est contracté et la mesure doit être réduite.
51
3.5 Correction de l'erreur due à l'élasticité du ruban
Lorsqu'un chaînage n'a pas été effectué à la tension d'étalonnage, il faut apporter
une correction pour éliminer le biais introduit par l'élasticité du ruban. L'élasticité
du ruban est une caractéristique du matériau dont il est constitué. L'élasticité est
quantifiée par une grandeur physique que l'on nomme module d'élasticité E ou
module de Young.
La correction d'élasticité est donnée par la relation suivante :
𝑷−𝑷𝟎 𝑳
Cp = 𝑨𝑬
52
3.6 Correction de l'erreur due à la chaînette
Lorsqu'un chaînage a été effectué avec un ruban suspendu, une correction doit être apportée à
la mesure pour éliminer le biais introduit par la courbure de la chaîne, ce que l'on nomme la
chaînette. La chaînette prend la forme d'une courbe qui tend vers la parabole. La correction
de chaînette est la différence entre la longueur de la courbe (valeur observée) et la ligne droite
entre deux (2) points (corde).
La correction de chaînette est donnée par la relation suivante :
𝒘².𝑳𝟑
Cc = -
𝟐𝟒.𝑷²
D = L+Ce+Ca+Ch+Ct+Cp+Cc avec :
54
B. MESURES DE DISTANCE A L’AIDE D’UN INSTRUMENT
ELECTRONIQUE
Une mesure est indirecte lorsqu’on l'obtient sans avoir à parcourir la longueur à
mesurer en comptant le nombre de fois qu'elle contient la longueur étalon. On
utilise le procédés stadimétriques parallactiques.
La mesure indirecte des distances est un procédé beaucoup plus rapide pour les
grandes distances et il a surtout le gros avantage de permettre des mesures en
terrain accidenté. Les mesures s'effectuent soit avec:
▪ un stadimétre et une mire (la stadia) : méthode stadimétrique;
▪ des appareils électroniques
1 La stadimétrie
55
D’où la distance entre A et B sera
D = d x 100
56
2. Mesure de distance à l’aide d’un appareil électronique
57
Station totale
Télémètre laser Leica FlexLine
Leica Disto D2 l'un TS06 PLUS c'est
Télémètre laser des plus petit un clavier
Zavarius : lasermètre il est alphanumérique,
Appareil de mesure pratique et simple une mémoire
distance et vitesse. d'utilisation, idéal interne de plus
Mesure jusqu'à 600 m pour des mesures 60000 mesure,
et 300 km/h précises en une portée de
intérieur. Transfert 1000m, interfac
par bluetooth avec e USB et
portée de 100m. bluetooth et de 58
nombreuses
autres fonctions.
Chapitre III : NIVELLEMENT DIRECTE
1. INTRODUCTION
59
2. DEFINITION GENERALE
60
3. PRINCIPE DU NIVELLEMENT DIRECT OU
GEOMETRIQUE
61
62
3.2 Calcul de l’altitude
Par définition l’altitude est l’élévation verticale d’un lieu ou d’un objet par
rapport à un niveau de référence. Si l’altitude du point A ( noté Alt A) est
connue, on peut en déduire celle du point B par la formule suivante :
Alt B = Alt A + Dn AB
La mire est une échelle linéaire qui doit être tenue verticalement (elle comporte
une nivelle sphérique) sur le point intervenant dans la dénivelée à mesurer. La
précision de sa graduation et de son maintien en position verticale influent
fortement sur la précision de la dénivelée mesurée.
4. Le fil vertical
1. Le fil stadimétriques supérieur ;
2. Le fil niveleur ;
3. Le fil stadimétriques inférieur
64
5. LES TYPES de CHEMINEMENT
▪ Le cheminement encadré :
On dit qu’un cheminement est encadré s’il part d’un « point origine » connu en
altitude, passe par un certain nombre de points intermédiaires et se referme sur un
« point extrémité» différent du point d’origine et également connu en altitude.
66
▪ Le cheminement fermé :
Un cheminement est dit fermé s’il part d’un point connu en altitude, constitue une
boucle et retourne à son point de départ.
▪ Le cheminement aller-retour :
Lorsque l’on cherche à déterminer l’altitude d’un point extrémité B à partir de celle
connue d’un repère A, on effectue généralement un cheminement de A vers A
en passant par B. Ceci permet de calculer l’altitude de B et de vérifier la validité
des mesures en retrouvant l’altitude de A. Ce type de cheminement est appelé
cheminement aller-retour.
67
▪ Le cheminement double :
Il consiste à faire deux cheminement parallèle avec deux support de mire pour
palier aux fautes de stabilités des points de retournement.
68
Tableau de calcul d’un cheminement de nivellement
➢ Calcul de la dénivelée entre les points à partir des lectures arrière et avant effectuées
sur ces points
Dn (AB) = LAR (A) – LAV (B) ; Dn (BC) = LAR (B) – LAV (C) ;
Dn (CD) = LAR (C) – LAV (D) ; Dn (DE) = LAR (D) – LAV (E)
➢ Calcul de l’altitude des points B, C, D, E à partir de celle du point A
Altitude (B) = Altitude (A) + Dn (AB) ; Altitude (C) = Altitude (B) + Dn (BC) 69
Altitude (D) = Altitude (C) + Dn (CD) ; Altitude (E) = Altitude (D) + Dn (DE)
5.2 Cheminement de nivellement par rayonnement
Cette méthode consiste à effectuer la première mesure sur un point d’altitude
connue, de façon à déterminer l’altitude du plan de visée. A partir de là, toutes les
altitudes sont déterminées par différence par rapport à ce plan. Cette méthode
permet de lever rapidement un semis de points matérialisés (sondages, points de
berges, de fonds...). Elle présente néanmoins l’inconvénient de n’offrir aucun
contrôle sur les déterminations : toute erreur de lecture est indétectable et fatale.
Sur la figure ci-dessous, à partir de la station ST on vise le point R (repère) en
lecture arrière et on effectue une série de lectures avant sur les points 1, 2 et 3. Les
altitudes des points rayonnés (1, 2, 3) seront calculées à partir de l’altitude du
repère R et de la lecture arrière faite sur ce point.
70
TABLEAU DE CALCUL
71
➢ Calcul de la dénivelée entre les points à partir des lectures arrière et avant effectuées
sur ces points
Dn (A1) = LAR (A) – LAV (1); Dn (A2) = LAR (A) – LAV (2);
Dn (A3) = LAR (A) – LAV (3);
➢ Calcul de l’altitude des points 1, 2, 3, à partir de celle du point A ( 1er CAS)
Altitude (1) = Altitude (A) + Dn (A1) ; Altitude (2) = Altitude (A) + Dn (A2)
Altitude (3) = Altitude (A) + Dn (A3)
Il suffit de calculer une fois pour toute l’altitude de la lunette qui est
égale à l’altitude du point de repère plus la lecture arrière fait sur celui-ci
(Alt lunette = Alt A + LAR A) et de retrancher successivement les
lectures avants sur les différents points pour obtenir leur altitudes.
73
6. FERMETURE DU CHEMINEMENT ET COMPENSATION
➢ Fermeture du cheminement
Connaissant l’altitude du point A, on peut calculer celle de B à partir des mesures de
terrain : on appelle cette valeur de Alt B la valeur observée, notée Alt B obs. Elle est
définie par : Alt B = Alt A + Δ Hi. La dénivelée totale ΔHAB de A vers B est égale à
la somme des lectures arrière diminuée de la somme des lectures avant.
ƩLar – Ʃlav =ƩΔH i = ΔHAB.
Si les mesures étaient exemptes d’erreurs, on retrouverait exactement l’altitude
connue de B (Alt B). En réalité, il existe un écart appelé erreur de fermeture du
cheminement (ou plus simplement fermeture) qui est soumis à tolérance. Cette
fermeture notée fH et vaut : fH= Alt B obs - Alt B. L’écart de fermeture peut provenir
: d’une ou plusieurs lectures fausses, d’une mauvaise horizontalité de l’appareil, d’un
dérèglement de l’appareil.
➢ Compensation du cheminement
La compensation est l’opération qui consiste à répartir la fermeture sur toutes les
mesures. La compensation, notée CH, est donc l’opposée de la fermeture, c’est-à- 74
dire: CH = – fH. Cet ajustement consiste modifier les dénivelées partielles en
répartissant la compensation totale CH sur chacune d’elle.
7. INSTRUMENTS UTILISES POUR UNE OPERATION DE
NIVELLEMENT
Le niveau : appareil
définissant un plan de Le trépied :
visé horizontal il est support sur
utilisé pour les lequel se repose
opérations de le niveau
nivellement
Le crapaud :
Support utilisé
lors des
opérations de 75
nivellement
Niveau électronique Leica DNA3
Chapitre IV : Mesure des angles horizontaux et verticaux
I. Généralité
76
Les mesures angulaires sont indispensables pour les travaux
topographiques. L’angle est l’une des grandeurs utilisées dans les
calculs topométriques. L’angle horizontal (AH) appelé aussi angle
azimutal (AZ) se définit également comme étant l’angle plan d'un
dièdre (en géométrie dièdre : qui est déterminé par la rencontre de
deux plan) formé par la verticale locale d’un lieu et les deux (2)
points visés. En pratique cet angle est calculé par différence de
lectures effectuées sur un cercle horizontal gradué de 0 à 400 grades
dans le sens des aiguilles d’une montre appelé "limbe ". Les angles
peuvent être obtenus soit en mode goniométrique en mesurant les
angles que les côtés font entre eux soit en mode décliné en mesurant
les angles que chaque côté fait avec une direction origine donnée par
une aiguille aimantée.
Les Théodolites dont les lectures ne se font plus sur des verniers mais
à l'aide de microscopes permettant d'apprécier, suivant le degré de
précision de l’instrument : le cgon, le mgon, le dmgon.
Le choix de la méthode d'observation angulaire dépendra de
l'instrument utilisé et de la précision recherchée.
En topographie on utilise deux types d’angle à savoir les angles
horizontaux et les angles verticaux.
78
II. LES INSTRUMENTS DE MESURES ANGULAIRES
1. Généralité
L’instrument le plus utilisé pour mesurer les angles est le théodolite
(angle seulement) ou le tachéomètre (angle et distance) ou Station Totale
(mesure indirecte des angles, des distances et des dénivelées). Le terme
tachéomètre signifie « mesure rapide ». Un tachéomètre est par
conséquent un « instrument de mesure rapide ». C’est un théodolite
muni d’un distancemètre qui relève simultanément les angles et les
distances.
Les tachéomètres électroniques modernes disposent tous d’un
distancemètre électro-optique (EDM) et d’un système de saisie d’angles
électroniques. Ce procédé assure un balayage de la division codée des
cercles horizontal et vertical.
79
2. Les différent groupe d’instrument de mesure angulaire
Il existe quatre groupes d’instrument de mesures angulaires que sont :
➢ Les goniomètres : Un goniomètre est tout instrument ou appareil
permettant de mesurer des angles horizontaux ou verticaux. Les
appareils constituant la gamme des goniomètres sont notamment les
cercles, l’éclimètre, les théodolites et les tachéomètres.
80
83
Présentation Théodolite optico-mécanique Wild T2 1 Poignée amovible
2 Viseur d’approche
3 Vis de blocage de la lunette
4 Oculaire de la lunette
5 Vis de fin pointé
6 Control d’automatisme
7 Embase amovible
8 Plomb optique
9 Micromètre optique
10 Bague de mise au point
11 Microscope de lecture
12 Commutateur de lecture HZ-
V
13 Nivelle d’alidade
14 Vis de fin pointé
15 Nivelle sphérique
16 Débrayage du limbe
17 Cercle vertical
18 Cercle horizontal
19 Vis calante
20 Objectif
21 Blocage de l’embase 84
22 Eclairage des cercles
3. Mesure des angles horizontaux à l’aide d’un théodolite
L’angle horizontal observé à l’aide d’un théodolite est un angle plan,
compté positivement dans le sens horaire. La lunette d’observation
pivote dans un plan vertical, quelque soient les positions altimétriques
des points A et B, l’angle observé est identique " AH".
85
4) Lecture sur les verniers
Par exemple, dans le théodolite T16, les deux cercles sont lisibles en même temps ; on
peut lire : V = 95,985 gon et Hz = 17,965 gon. La dernière décimale (mgon) est
appréciée par l’opérateur. Dans le théodolite T2, un seul cercle est visible à la fois, un
86
bouton permet de basculer du cercle horizontal vers le cercle vertical.
5. Les Modes d’observations angulaire
Lorsque le théodolite est dans sa position normale le cercle vertical doit
être à gauche ; on l’appel cercle à gauche (CG), en retournant la lunette
de 200 grades au tour de son axe, le cercle vertical se trouve alors à
droite, on parle de cercle à droite (CD). La mesure des angles
horizontaux en mode goniométrique sont faites par divers mode dont on
peut citer entre autres :
la répétition,
le retournement,
le double retournement,
la réitération, l’alternance,
la séquence,
la paire de séquence,
le tour d’horizon.
Cependant, les modes d’observations dépendent du nombre de directions
à mesurer et de la précision cherchée. 87
IV. LES ERREURS LORS DES MESURES ANGULAIRES
1. Erreurs systématiques
89
B. MESURE DES ANGLES VERTICAUX
L’angle vertical d’une direction est l’angle donné par la position de cette
direction par rapport à la verticale du lieu. Comme les angles
horizontaux, les angles verticaux sont utilisés dans les calculs
topométriques. L’angle d’inclinaison ou site indique la position du visé
par rapport à l’horizontal.
V + i = 100gon
V + n = 200gon
n - i = 100gon
Points Lectures CG et
Angle zénithal Correction
visés CD
97,1850 CV=
𝟒𝟎𝟎−(𝟗𝟕,𝟏𝟖𝟓+𝟑𝟎𝟐,𝟖𝟐𝟕)
𝟐
1 97,1790
302,8270
CV = - 0,006
106,406 CV=
𝟒𝟎𝟎−(𝟏𝟎𝟔,𝟒𝟎𝟔+𝟐𝟗𝟑,𝟔𝟎𝟕)
𝟐
2 106,399
293,607
CV = - 0,007
92
Chapitre V : Gisement et transmission de gisement
94
2. Le gisement d’une direction
Le gisement d’une droite (AB) est l’angle mesuré dans le sens des
aiguilles d’une montre entre l’axe positif de Y et la direction considérée.
Le gisement AB s’écrit GAB dans le sens contraire on l’appelle
l’orientement. L’axe positif des Y dans un système de coordonnées
rattaché à un système général indique la direction du Nord carte.
➢ Le Nord magnétique est donné par la direction de l’aiguille aimantée
d’une boussole ou d’un déclinatoire.
➢ Le Nord géographique est donné par la direction de l’étoile polaire.
➢ L’angle que fait une direction avec le nord magnétique est appelé
Azimut géographique.
95
3. Calcul du gisement d’un segment connaissant les cordonnées
de ses extrémités
96
Considérons le triangle ABC
𝑩𝑪
tg GAB = , BC = XB – XA = ΔX, AC = YB – YA = ΔY,
𝑨𝑪
𝚫𝐗
Posons que : tg g =
𝚫𝐘
97
TABLEAU RECAPITULATIF
98
4. Calcul de la distance (D) entre deux points
ΔX = D * Sinus G , ΔY = D * Cosinus G
𝚫𝑿 𝚫𝒀
D= = = 𝚫𝑿𝟐 + 𝚫𝒀𝟐
𝒔𝒊𝒏 𝑮 𝒄𝒐𝒔 𝑮
A XA YA
B XB YB
99
Application : Soit les coordonnées rectangulaires d’une propriété P1,P2,P3 et P4
consigné dans le tableau ci-dessous, on vous demande de calculer les gisements et
distances entre les points.
NB: les gisements seront calculé à quatre chiffres après la virgule et les distances à
deux chiffres. Les calculs de gisements et distances se feront dans un tableau.
I. Le point et la droite
1. Le point
Un point est défini dans un plan si l’on connaît en grandeur et en
signe les distances de ce point aux deux axes.
2. La droite
Une droite est définie dans le plan :
- Lorsque l’on connaît deux points de cette droite
- Lorsque l’on connaît un point et le gisement de sa direction
101
II. Calcul des coordonnées rectangulaires d’un point
Les données du problème sont :
- Les coordonnées rectangulaires du point A
- Le gisement de la droite AM- La longueur AM Il s'agit de déterminer
les coordonnées rectangulaires du point M.
102
On sait que :
XM – XA = HM XM = XA + HM
YM – YA = AH YM = YA + AH
Sin GAM =
𝐇𝐌
𝐀𝐌
→ HM = AM Sin GAM
𝐀𝐇
Cos GAM = → AH = AM Cos GAM
𝐀𝐌
104
III. Cheminements polygonaux
1. Définition
Un cheminement est une ligne brisée dont on a mesuré tous les angles et
cotés en vue de déterminer les coordonnées de chaque sommet.
Lorsque l’on a un cheminement polygonal ABCDE…etc. Le gisement de
chaque côté s’obtient à partir du gisement du côté précédent.
105
GBC = GAB + αg B ± 200gon
En calcul topométriques le sens des aiguilles d’une montre (sens + ) est
appelé sens du gisement, le sens contraire est celui de l’orientement.
➢ Les cheminements fermés : C’est une polygonale qui se referme sur elle-même,
c’est-à-dire une polygonale dont l’extrémité est confondue avec l’origine 106
3. Tableau de calcul
107
4. COMPENSATION
4.1 Introduction
108
4.2 Ecart de fermeture angulaire
110
Chapitre VII : Représentation du relief et exploitation des coordonnées
altimétrique
A. COURBES DE NIVEAUX
1. Définition
- Une courbe de niveau est le lieu géométrique des points qui ont une même
altitude.
- Une courbe de niveau est une ligne courbe fermée qui joint les points qui ont une
même altitude.
Un ensemble de courbes de niveau donne une représentation du relief.
2. But
Ne pouvant pas représenter le relief du terrain par une échelle en hauteur, on le
représente par un signe conventionnel qu’on appelle courbes de niveau.
111
3. Equidistance
L’équidistance est la distance verticale qui sépare deux courbes de
niveau. Elle dépend de l’échelle et du but du levé. Plus l’équidistance
est faible mieux le terrain est représenté ; cependant on ne peut pas
augmenter le nombre de courbes de niveau au delà d’une certaine
limite sans augmenter de façon excessive le levé et sans surcharger le
dessin. La densité à l’hectare des points nécessaires pour obtenir une
représentation fiable du terrain est fonction des changements de
déclivités de terrain et de l’échelle du plan.
112
4. Les courbes maitresses
Les courbes de niveau sont tracées le plus finement possible de façon à
ne pas surcharger le dessin, toute fois afin de permettre à l’œil de
mieux suivre les formes du terrain, toutes les courbes de rang cinq (05)
appelés courbes maitresse sont dessinées d’un trait fort.
113
5. Les courbes intercalaires
Il est possible que certains mouvements du sol présentant un intérêt
particulier échappent à la représentation par les courbes maitresses à
cause de leur densité trop faible, pour ce faire, le topographe fait usage
des courbes intercalaires d’équidistance moindre limité au mouvement
de terrain et tracé en trait interrompu.
114
6. Avantages des courbes de niveau
Les courbes de niveau définissent géométriquement le terrain avec autant plus de
détails que leur équidistance est plus faible. On peut donc avec ce mode de
représentation déterminer les éléments de la surface du sol et en particulier
déterminer l’altitude d’un point quelconque situé entre deux courbes de niveau. De
même à partir des altitudes de deux points A et B, on peut déterminer la pente
moyenne de la droite AB.
𝐀𝐥𝐭 𝐀−𝐀𝐥𝐭 𝐁
𝐏=
𝐀𝐁
115
B. MODÈLE NUMÉRIQUE DE TERRAIN
1.Définition
116
MNT du relief
MNE ou MNS : Le Modèle Numérique d’Élévation ou de Surface
(Digital Elévation Model DEM)
MNT + Représentation numérique du sursol(végétation, bâtiments,…)
MNT MNE
117
2. Représentation des données
118
C. PROFIL EN LONG ET EN TRAVERS
I) LE PROFIL EN LONG
Le tracé d’un projet de route, de voie ferré ou de canal a été fixé. Il n’est pas possible que
le tracé suive exactement les ondulations du terrain : Si l’on doit surélever le terrain, il faut
apporter de la terre (remblai), et si on doit abaisser le niveau il faut enlever de la terre
(déblai). Pour se rendre compte de l’ampleur des terrassements, on dresse des profils en
long et en travers qui permettent de calculer les volumes de remblais et de déblais.
Le tracé d’une route en profil en long est une succession de pente et de rampes et rarement
de paliers.
1. Définitions
Le profil en long est une coupe longitudinale du terrain passant par l’axe du tracé. Ce
document indique si le profil en long du terrain naturel (état actuel) et est obtenu soit par
nivellement direct ou indirect soit par interprétation ou interpolation de courbes de niveau.
Il permettra en plus l’établissement du profil en long du projet. La représentation du profil
en long obéi à des règles qu’il convient de respecter pour permettre une bonne
interprétation du plan.
119
Le plan horizontal de référence (plan de comparaison ou de référence) doit être choisi de
sorte à être en dessous du point le plus bas de la zone et de cote ronde de préférence, ceci
pour faciliter les calculs indispensables au report.
120
II) LE PROFIL EN TRAVERS
1. Définition
Le profil en travers est une coupe transversale du terrain, mené selon un plan verticale et
perpendiculaire à l’axe de la route projetée. Les profils en travers sont donc des sections
transversales correspondant à chaque point du profil en long. Ils sont séparés, alors que le
profil en long est section longitudinale continue. Les profils en travers sont indispensables
pour le calcul des volumes de terrassement suivant le terrain naturel et le projet. On peut
classer les profils en travers en trois catégories que sont :
✓ Les Profils en remblais,
✓ Les Profils en déblais,
✓ Les Profils mixte
121
2. Dessin des profils en travers
En général, l’échelle adoptée pour le profil en travers est le 1/100 ou 1/200. Elle est la
même pour les hauteurs et pour les longueurs. Le dessin doit être exécuté de telle sorte que
la partie gauche du profil corresponde au côté gauche de la voie pour un observateur
tournant le dos à l’origine du profil en long et allant vers l’extrémité du projet. Cette
orientation est appelé rabattement du profil en travers vers l’extrémité du tracé.
122
3. Indications du profil en travers
123
MERCI POUR VOTRE ATTENTION
124
BIBLIOGRAPHIE
125
CHAPITRE II : Caractéristiques géométriques des sections planes
CHAPITRE III : TRACTION –COMPRESSION
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
__________________________________________________________________________________________
1. DEFINITIONS ET NOMENCLATURE
Figure 1
Infrastructure : l’infrastructure d’une voie de circulation peut être définie comme le résultat
des travaux de terrassement nécessaires à la constitution de l’assise de la superstructure. Le
sol d’infrastructure peut être soit le terrain naturel (après évacuation de la terre végétale), soit
le sol du fond d’une tranchée (route en déblai), soit le sol d’un remblai.
Superstructure : la superstructure est constituée par l’ensemble des couches de matériaux
mis en œuvre au-dessus de l’infrastructure pour constituer la surface de roulement et les
accotements.
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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 1 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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2. CONSTITUTION DE LA CHAUSSEE
Les chaussées se présentent comme des structures multicouches mises en œuvre sur le
sol-support de chaussée. Parmi ces couches, on a généralement la couche de roulement ou de
surface et la couche d’assise constituée des couches de base et de fondation (figure 1).
S1 : CBR < 5
S2 : 5 < CBR < 10
S3 : 10 < CBR < 15
S4 : 15 < CBR < 30
S5 : CBR > 30
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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 2 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 3 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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matériaux suffisamment durs pour résister à l’attrition et avoir un grand indice portant ou
stabilité.
Les matériaux de qualité faisant de plus en plus défaut, les couches de base sont
souvent en matériaux traités au ciment. Il est spécifié que le matériau présente d’abord un
CBR supérieur à 60 et le mélange un CBR supérieur à 160 après traitement. Il est important
de veiller à la répartition du ciment. En effet une forte concentration rigidifie la chaussée. Si
elle possède une rigidité élevée, comme dans le cas de couches stabilisées, il se produit un
effet de dalle et des contraintes de traction se développent à sa base. Par ailleurs, la
compatibilité chimique du liant avec le matériau à traiter doit faire l’objet d’une étude assez
poussée.
Tous ces éléments font que les caractéristiques physiques et mécaniques exigées pour
un matériau utilisé en couche de base sont sévères, comparées à celles d’une couche de
fondation.
La figure 3 montre les différentes exigences auxquelles doit répondre une couche de
base
- Homogénéité
- Continuité
- Compacité
Exigences - Reposer sur un appui
- Décohésion - Epaisseur
- Pression verticale
Effet thermique
Traction par flexion sous trafic
Elle peut être constituée d’un revêtement souple (Enduits superficiel en mono ou multicouche,
Béton bitumineux ou enrobé denses) ou d’une simple dalle de béton dans le cas des chaussées
rigides.
La couche de surface doit être :
- plane et assurer une adhérence entre les pneumatiques et la chaussée
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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 4 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 5 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 6 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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I. GENERALITES
Une chaussée est une structure plane et imperméable, conçue et dimensionnée pour
garantir l’écoulement du trafic dans de bonnes conditions de sécurité et de confort pour les
usagers. Elle doit assurer sa fonction pour une période de service minimal fixée au stade de
l’élaboration du projet appelée durée de vie.
Le rôle du corps de la chaussée est de ramener les contraintes exercées par les
pneumatiques à un niveau compatible à la contrainte de rupture du sol support.
La réalisation d'une chaussée fait appel à des critères économiques, techniques et
écologiques. Les aspects techniques portent sur le choix de la structure et des matériaux
(liants, granulats, etc.) des différentes couches constituant la chaussée. Les aspects
économiques portent sur le coût de l’investissement mais aussi sur le coût d’usage et
d’entretien pendant la période de service donnée. Les aspects écologiques sont relatifs à son
impact sur l’environnement.
1.2. DIFFICULTES:
Les difficultés résident essentiellement dans :
- Nécessite des investissements lourds pour la réalisation
- Coûts d'entretien élevés (un manque d'entretien entraîne une augmentation du coût des
transport de 20%)
- Un volume important de matériaux : raréfaction des matériaux de bonne qualité et
recours à des procédés de traitement onéreux
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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 1 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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Jusqu'à la fin du 19ième siècle, le choix d’un tracé d’une route dépendait surtout :
- de la recherche du chemin le plus court
- de la limitation des rampes adaptées à la traction animale
L’invention et le rapide perfectionnement du véhicule automobile introduit dans la technique
routière des préoccupations relatives à un meilleur rendement. Entre autres :
- la recherche d’un uni de plus en plus parfait
- des caractéristiques générales adaptées à la circulation rapide
- une résistance accrue due au développement des poids lourds
- la nécessité d’un débit suffisant dû au nombre de plus en plus élevé de véhicules
- des mesures de sécurité pour diminuer les accidents
Tous ces problèmes ont entraîné une évolution rapide de la technique routière
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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 2 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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grandes caractéristiques dont la chaussée, dans un premier temps, ne soit pas revêtue
(construction par étape) mais simplement constituée d’une couche d’assise.
On distingue généralement les types de routes suivants :
➢ Piste rudimentaire
C’est une adaptation à l’automobile d’anciennes pistes piétonnes et/ou charretières. C’est
une trace sur le sol naturel, balisée en région désertique ou sommairement débroussaillée en
en savane ou en forêt.
➢ Piste améliorée
Ce sont les pistes de desserte ou rudimentaires sur lesquelles, les zones de passage
difficiles ont été aménagées (réalisation de petits ouvrages, exhaussement de la route en
terrain marécageux, renforcement de la chaussée par apport partiel de matériaux plus portant)
➢ Route en terre
Elle est constituée d’une couche de matériau d’apport sélectionné ou amélioré (graveleux
naturel, latérite etc.). Avec différents stades d’aménagement, ce type de route possède des
caractéristiques larges, des ouvrages définitifs, une assise de qualité, convenablement
drainée, une couche de surface régulièrement entretenue pour éviter les tôles ondulées.
Une telle route permet déjà le passage d’un trafic important ave une vitesse de base élevée
➢ Route revêtue
C’est une route entièrement aménagée. Son assise et son revêtement peuvent être plus ou
moins perfectionnés ; on distingue : les chaussées souples (assise granulaire et revêtement
bitumineux), les chaussées semi-rigides (fondation granulaire, base traité au liant
hydraulique et revêtement bitumineux) et les chaussées rigides (c’est une dalle de béton
reposant sur le sol support ou sur une fondation)
Le choix du type de route dépend de l’importance, de la nature et de la composition du
trafic, mais aussi du terrain, du relief et du climat.
4.1. LA GEOLOGIE
Les infrastructures de génie civil reposent sur le sol, la connaissance du sol support est un
préalable à toute construction routière. On doit procéder à une reconnaissance du sol en place,
afin de déterminer sa nature, sa texture, sa granulométrie et sa consistance.
Une identification complète (Essai granulométrique, limites d’atterberg, essai proctor, essai
CBR, Equivalent de sable, essai au bleu de méthylène etc.) du matériau en place permettrait
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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 3 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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de faire la classification du sol support afin de bien connaître les conditions dans lesquelles on
peut les solliciter sans désordre ni risque de rupture.
Les variations climatiques ont un grand impact sur le processus de formation des matériaux
utilisés en technique routière. En effet ces matériaux sont issus d’un processus soit de
formation soit de consolidation, soit d’épanchement entre blocs, ou de dégradation + érosion
+ transport (aqueux ou éolien) + dépôt. Tous ces phénomènes étant favorisés par :
- La température
C’est un catalyseur dans le processus formation des matériaux, il est établi que la
vitesse de l’altération chimique est multipliée par 2.5 pour chaque accroissement de 10 ° C.
La latérite issue d’un processus d’altération est présente dans les zones de haute température.
La température et les précipitations ont une grande influence dans le processus de formation
des latérites. La formation des latérites est favorable au-delà d’une pluviométrie de 750 mm.
Ce qui pourrait expliquer la raréfaction des latérites de bonne qualité dans notre pays qui se
trouve entre les isohyètes 500 et 750 avec la baisse de la pluviométrie constatée depuis les
années 70. En outre les formations latéritiques, suivant la zone climatique, présentent de
grandes différences (latérite ferrugineuse en zone sèche et ferralitique en zone humide). On
constate que les climats humides ont un effet néfaste sur les caractéristiques géotechniques
des latérites. L’indice de plasticité dépasse de loin les spécifications et l’indice portant CBR
présente un grand écart par rapport au CBR des latérites dans les zones sèches.
Notons aussi que le niveau de précipitation agit sur la nappe phréatique et sur les teneurs
en eau
- La végétation
La végétation est un des facteurs d’altération agissant sur la nature du sol et sur les
constructions en général.
Ainsi, les latérites molles se développent dans la forêt dense et humide. On les trouve
durcis en quelques années en zone de savane.
Les couverts végétaux, allant de la forêt dense à la savane herbeuse pourraient abriter des
formations latéritiques.
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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 4 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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- La roche mère
La connaissance de la roche mère père de mieux identifié la nature du sol. Avec les agents
climatiques, la roche mère a une influence sur les propriétés du matériau. Cependant,
suivant la durée de formation, cette influence de la roche mère peut être inhibée par
l’action des agents pédologiques qui contrebalance la géologie de la roche mère.
- La topographie et le drainage
Dans les constructions routières, la topographie des terrains est un facteur à prendre en
compte.
Les relevés topographiques permettent en général de déterminer la nature des pentes à
adopter, de calculer le volume de déblais et de remblais et d’évaluer les coûts de la
construction.
La topographie du terrain influe sur la vitesse d’écoulement des eaux, donc sur la quantité
d’eau disponible à l’infiltration par conséquent sur la dureté et le drainage des sols.
4.3. L’HYDROLOGIE
L’eau est l’ennemie N° 1 de la route, l’on mettra ainsi toujours au devant la mise hors d’eau
de la route pour garantir sa durée de vie. Les études hydrologiques permettent en grande
partie d’atteindre cet objectif par la détermination de l’emplacement des ouvrages
d’assainissement et d’évacuation des eaux pluviales. Par les études hydrologiques, on
déterminera aussi les bassins versants afin de calculer les dimensions de ces ouvrages
d’assainissement.
4.4. LE TRAFIC
___________________________________________________________________________
Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 5 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
__________________________________________________________________________________________
CONCLUSION
Ce qui précède décrit d’une manière générale les routes, leur importance, les facteurs
qui influent directement sur leur dimensionnement et leur construction.
Dans les paragraphes suivants, nous traiterons d’abord des différentes structures routières, des
matériaux entrant dans leur constitution ainsi que des différentes parties géométriques les
composant. Ensuite nous aborderons les dossiers techniques d’exécution des travaux,
l’organisation et le suivi de ces travaux. Nous allons terminer par le contrôle topographie et la
gestion du matériel de Travaux Publiques
___________________________________________________________________________
Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 6 IST / Février 2022
Chapitre 3
Le moment cinétique A du point matériel M en un point A quelconque de l’espace est donné par
Le moment cinétique A du système matériel (S) en un point A quelconque de l’espace est donné par le
moment de la quantité de mouvement en A, il a pour grandeur vectorielle : A i AM i mi V M i
i i
- Le A du système matériel continu (S) en un point A quelconque de l’espace est donné par le moment de
la quantité de mouvement en A, il a pour grandeur vectorielle : A AM V M dm
S
2.3. Torseur cinétique
A partir de la résultante cinétique (quantité de mouvement) et du moment cinétique nous pouvons alors
construire un torseur cinétique dont les éléments de réduction sont la résultante cinétique et le moment
cinétique :
P V M dm : resultante cinétique
C
S
RG G , x , y, z est le référentiel lié au centre d’inertie du solide dont les axes sont parallèles à ceux du repère
Soit M un point du système matériel dont sa vitesse dans le repère Ro est donnée par :
V M / R V G / R V M / R
o o G
Or nous avons par définition du centre d’inertie : GMdm 0 par rapport à R o (moment statique par rapport
S
Le moment cinétique en G centre d’inertie du système est le même qu’il soit présenté dans le repère Ro ou dans
le repère RG .
En un point A quelconque de l’espace nous aurons par la formule de transport :
A/ R G / R AG mV G / R = G / R AG mV G / R avec G / R G / R
o G 0 G 0
o o
2.3.2. Moment cinétique d’un solide (S) indéformable, lié à un repère Rk en mouvement quelconque
par rapport à un repère fixe Ri
Soit M un point du solide, sa vitesse est donnée par la cinématique du solide, elle a pour expression :
VRi M VRi Ok ik Ok M , avec ik la vitesse de rotation du repère Rk par rapport au repère Ri .
R Ok Ok M VR M dm
i i
S
R Ok Ok M VR Ok ik Ok M dm Ok M VR Ok dm Ok M ik Ok M dm 1 2
i i i
S s s
1 Ok M VR Ok dm et 2 Ok M ik Ok M dm
i
S s
Expression de 1 :
i
1 Ok M VR Ok dm Ok G GM VR Ok dm Ok G VR Ok dm GMdm VR Ok
i i i
S S S S
1 Ok G VR Ok dm GMdm VR Ok
i i
S S
Comme G est le centre d’inertie du solide, nous avons alors : GMdm 0 , d’où : 1 Ok G mVRi Ok
S
Expression de 2 : 2 Ok M ik Ok M dm
s
Afin de développer cette expression, nous utilisons les coordonnées du point M dans le repère Rk et les composantes
du vecteur vitesse de rotation ik dans le repère Rk .
x x x x
y 2 z 2 y xy z xz
x x
Ok M y ; k y
i
et
Ok M ik Ok M y y y x xy y x 2 z 2 z yz
z z z
z z x xz y yz z x z
2 2
x y z dm y xydm z xzdm
2 2
S S S
2 Ok M k Ok M dm x xydm y x z dm z yzdm
i 2 2
S S S S
xzdm yzdm x 2 z 2 dm
x y z
S S S
I xx I xy I xz x
2 I xy I yy I yz y 2 I ok ik
I xz I yz I zz z
Cas particuliers :
Nous pouvons ainsi écrire la relation sous la forme : Ri M I G ik MG mVRi G où I G est le
moment d’inertie du système en son centre d’inertie.
dV M
M est donnée par : M
dt
On appelle résultante dynamique ou (quantité d’accélération) du point M :
D M dm ou D mi M i Fext M i
S i i
On construit le torseur dynamique avec ces deux grandeurs comme éléments de réduction de ce torseur. Le
torseur dynamique en un point A du repère R s’exprime sous la forme :
D M dm D mi M i Fext M i
S
D A ou
i i
A AM M dm A AM i mi M i AM i Fext M i
S i i
Le système étudié n’est pas nécessairement indéformable (solide) comme pour le torseur cinétique. Le
moment dynamique obéit aussi de la même manière à la formule de transport des moments. Les moments
dynamiques en deux points quelconques A et B sont liés par : A B AB D
Si la masse du système est constante, la résultante dynamique est égale au produit de la masse par
La résultante du torseur dynamique est égale à la quantité d’accélération du centre d’inertie du système
affectée de la masse totale.
d A d AM
V M / R dm A
dt / R0 S dt / R0 0
Or nous avons :
d AM
d OM OA V M R V A R
dt / R0 dt / R0
0 0
d A
dt / R0 S
0 0
V M R V A R V M / R dm A
0
d A
dt / R0
V A R mV M R A
0 0
dF dF M dm
S
i
S
e
S
En un point A quelconque de l’espace les moments, de ces forces, sont donnés par :
AP dF AP dF AP M dm
S
i
S
e
S
Nous supposons que le système matériel (S) n’échange pas de matière avec d’autres systèmes et que sa masse
totale est constante.
Les actions mécaniques extérieures qui s’exercent sur (S) sont représentées par un torseur Fext A : appelé
F
torseur des forces extérieures dont les éléments de réduction au point A sont : Fext A ext où Fext est
M Aext
la résultante des forces extérieures s’exerçant sur le système (S) et M Aext est le moment au point A des
forces extérieures s’exerçant sur le système (S).
Le principe fondamental de la dynamique montre que dans tout référentiel Galiléen, le torseur dynamique
D A du système (S) est égal au torseur des forces extérieures Fext A calculé au même point A.
Les éléments de réduction du torseur dynamique D A du système (S) dans le repère Galiléen R0 O, x0 , y0 , z0
D
sont : D A avec D la résultante dynamique et A le moment dynamique au point A .
A
L’égalité des deux torseurs induit l’égalité de leurs éléments de réduction. Ce principe équivaut à la
généralisation des lois de Newton. Les éléments des deux torseurs peuvent être calculés séparément au même
point et ensuite faire l’égalité des expressions obtenues.
Le point A par rapport auquel on calcul les moments est un point quelconque, il faut faire un choix judicieux
pour faciliter l’écriture des équations. Souvent dans les problèmes de mécanique, on choisit le centre de masse
du système car le moment d’inertie intervenant dans les calculs est plus facile à déterminer.
extérieures. La résultante dynamique du système matériel (S) est égale à la résultante des actions (forces)
La résultante des forces extérieures est égale à la masse du système par l’accélération de son centre d’inertie.
Soit un système matériel (S) en mouvement dans un repère Galiléen R0 O, x0 , y0 , z0 et soumis à des actions
extérieures. Le moment dynamique du système matériel (S) en un point A quelconque est égale au moment
d G S / R0
Au centre d’inertie du système cette égalité s’écrirait : G S / R0 M G S / R0
dt
Remarque : Le moment dynamique d’un système composé est égal à la somme des moments dynamiques
des éléments qui le compose par rapport au même point.
Exercice
1
Table des matières
Chapitre 1 : Calcul vectoriel ................................................................................................... 3
1. Grandeurs vectorielles.................................................................................................................. 3
2. Addition vectorielle...................................................................................................................... 4
[Link] scalaire de deux vecteurs .................................................................................................. 4
3.1 Définition ............................................................................................................................... 4
3.2 Propriétés ............................................................................................................................... 4
4. Représentation analytique de vecteurs ......................................................................................... 4
5. Produit vectoriel de deux vecteurs ............................................................................................... 5
5.1 Définition ............................................................................................................................... 5
5.2 Propriétés ............................................................................................................................... 5
5.3 Produit vectoriel des vecteurs de base ................................................................................... 5
5.4 Expression analytique d’un produit vectoriel ........................................................................ 5
6. Produit mixte ................................................................................................................................ 6
7. Double produit vectoriel .............................................................................................................. 7
Chapitre 1 : Les repères en mécanique .................................................................................. 9
1. Cadre spatio-temporel de la mécanique galiléenne.................................................................. 9
1.1 Notion d’évènement ......................................................................................................... 9
1.2 Mesure du temps .............................................................................................................. 9
1.3 Repère d’espace ............................................................................................................. 10
1.3.1 Notion de mouvement et de référentiel .......................................................................... 10
1.3.2 Repère d’espace ............................................................................................................. 10
1.3.3 Distinction entre référentiel et repère.................................... Erreur ! Signet non défini.
1.3.4 Différents types de référentiels. ..................................................................................... 10
2. Détermination des composantes d’un vecteur ....................................................................... 14
2.1 Technique de projection ................................................................................................. 14
2.2 Systèmes usuels de coordonnées.................................................................................... 15
a) Coordonnées cartésiennes .................................................................................................. 15
b) Coordonnées polaires ......................................................................................................... 16
c) Coordonnées cylindriques .................................................................................................. 17
d) Coordonnées sphériques .................................................................................................... 18
3°) Coordonnées curvilignes : généralisation. ............................................................................... 21
a) Définitions.............................................................................................................................. 21
b) Exemple : système de coordonnées sphériques ................................................................... 21
Chapitre 3 : Cinématique du point matériel. Vitesse de rotation d’un repère. ................ 22
1. Vitesse d’un point par rapport à un référentiel R. .................................................................. 22
1.1. Définition de la vitesse d’un point matériel A ............................................................... 22
1.2. Les composantes de la vitesse ........................................................................................ 22
2.1. Définition de l’accélération d’un point matériel. ........................................................... 24
2.2. Les composantes de l’accélération ................................................................................. 24
2. Exemples de mouvements simples ........................................................................................ 25
3.1 Mouvement rectiligne ................................................................................................... 25
3.2 Mouvement circulaire .................................................................................................... 25
3.3 Mouvement hélicoïdal.................................................................................................... 26
3. Mouvement d’un repère R’ par rapport à un référentiel R ................................................... 27
3.1 Différents mouvements particuliers de R’ par rapport à R. .......................................... 27
Mouvement le plus général de R’ par rapport à R .................................................................... 28
2
Chapitre 1: Calculs vectoriels.
Chapitre 3: Cinématique.
1. Grandeurs vectorielles
corps qui est modélisé par le vecteur poids ⃗ qui a pour caractéristiques :
Toute grandeur vectorielle peut être modélisée par un vecteur ; exemple de force le poids d’un
Toutes les grandeurs vectorielles peuvent être modélisées par un vecteur avec des caractéristiques
bien déterminées.
3
Ces grandeurs sont des vecteurs, donc obéissent aux propriétés des vecteurs.
2. Addition vectorielle
⃗= ⃗+ ⃗
- Relation de Chasles
⃗+ ⃗= ⃗+ ⃗
- L’addition vectorielle est commutative
⃗+ ⃗+ ⃗ = ⃗+ ⃗ + ⃗= ⃗
- L’addition vectorielle est associative
vecteur nul : ⃗ + ⃗ = 0⃗
- La somme de deux (2) vecteurs colinéaires de même module et de sens opposés est le
Commutativité : ⃗ . ⃗ = ⃗ . ⃗
3.2 Propriétés
Associativité : . ⃗ . ⃗ = ( ⃗). ⃗ = ⃗. ( ⃗)
-
Attention : ⃗. ⃗. ⃗ ≠ ⃗. ⃗ . ⃗
-
- Distributivité : a⃗ + b⃗ . c⃗ = a⃗ . c⃗ + b⃗ . c⃗
‖ ⃗‖ = 0 ⟹ ⃗ = 0⃗
- Produit scalaire nul :
⎧
= ⃗ . ⃗ = ‖ ⃗‖. ⃗ cos ⃗. ⃗ ! = 0 si ⃗ = 0 ⟹ ⃗ = 0⃗
⎨
⃗ ⃗
⎩cos ⃗, ! = 0 ⇒ ⃗ ⊥
Soient )⃗* , )⃗+ et )⃗, trois vecteurs unitaires constituant une base orthonormée donnée de l’espace.
Soit le vecteur -⃗ de coordonnées .* , .+ et ., dans la base précédente. Dans cette base, le vecteur
-⃗ s’exprime : -⃗ = .* )⃗* + .+ )⃗+ + ., )⃗, .
Le vecteur /0⃗ s’exprime :/0⃗ = 1)⃗* + 2)⃗+ + 3)⃗, ,x, y et z, les coordonnées de /0⃗ dans cette base.
4
5. Produit vectoriel de deux vecteurs
Le produit vectoriel de 4⃗ par -⃗ est 4⃗ ∧ -⃗ dont le module est = ‖4⃗‖. ‖-⃗‖ sin 4⃗. -⃗ .
Le sens est tel que (4⃗, -⃗, 4⃗ ∧ -⃗) ait le même sens que ()⃗8 , )⃗9 , )⃗: )
u v
v +
5.2 Propriétés
Anti-commutativité : 4⃗ ∧ -⃗ = − -⃗ ∧ 4⃗
u
‖4⃗‖ = 0 ⟹ 4⃗ = 0⃗
- Produit vectoriel nul :
Généralisation
)⃗B ; DE E ≠ F ≠ G
)⃗? ∧ )⃗@ = A
0⃗ ; DE E = F
Soient ⃗ = 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: et ⃗ = 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: , deux vecteurs.
⃗ = ⃗∧ ⃗ =( 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: ) ∧( 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: )
5
⃗= 9 : − : 9 )⃗8 + ( : 8 − 8 : ))
⃗9 + 8 9 − 9 8 )⃗:
⃗=H 9 9
H )⃗8 + H : :
H )⃗9 + H
8 8
H )⃗:
: : 8 8 9 9
On peut écrire :
, ,
⃗=I ?)
⃗? ; ⃗=I @)
⃗@ ; E, F = 1, 2, 3 ⟶ (1, 2, 3)
?J* @J*
, , , ,
⃗∧ ⃗ =I ?)
⃗? ∧I @)
⃗@ = I ? @ ()
⃗? ∧ )⃗@ ) = I ? @ O?@B )
⃗B
?J* @J* ?,@J* ?,@J*
] ⃗, ⃗, ⃗^ = ⃗∧ ⃗ . ⃗ = ⃗∧ ⃗ . ⃗= ⃗∧ ⃗ . ⃗
Démonstration :
⃗ ∧ ⃗ . \⃗ = c a ⃗ + b ⃗ ∧ ⃗ d. ⃗ = ca ⃗ ∧ ⃗ + b ⃗ ∧ ⃗ d. ⃗ = 0 + 0 = 0
En effet, ⃗ ∧ ⃗ = 0⃗ et ⃗ ∧ ⃗ . ⃗ = 0 car ⃗ ∧ ⃗ ⊥ ⃗
6
e⃗. ⃗ = ⃗ ∧ ⃗ . ⃗ = e⃗ . gh
⃗hih
. cos
hja , c’est le volume du parallélépipède construit sur( ⃗, ⃗ , ⃗)
klmnomp
V
S= A B
α B
⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = ⃗ ⃗. ⃗ − ⃗ ( ⃗. ⃗ )
NB : Il est important de préciser la place des parenthèses car le double produit vectoriel n’est pas
associatif.
Exemple : ⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = − ⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = − ⃗ ⃗ . ⃗ + ⃗ ( ⃗. ⃗)
Démonstration :
⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = ⃗ ∧ ⃗ avec ⃗ = ⃗ ∧ ⃗
⃗ ∧ ⃗ est orthogonal à ⃗, donc ⃗ ∧ ⃗ est contenu dans le plan ⃗ , ⃗ , on peut donc écrire que
⃗ ∧ ⃗ = a ⃗ + b ⃗ ⇒ a = ⃗. ⃗ et b = − ⃗. ⃗
Les cosinus directeur d’un vecteur ou d’un axe ce sont les composantes du vecteur unitaire de ce
vecteur ou de cet axe.
7
Exercices d’application
Exercice1
a) Leur longueur
b) Leur produit scalaire
c) L’angle formé par ces deux vecteurs V1 , V2
d) Les cosinus directeurs de ces vecteurs
e) Leur produit vectoriel.
Exercice 2
Soit / ⃗ et / ⃗ deux vecteurs situés dans le plan (O; )1⃗, )2⃗) tel que : ()1⃗ , / ⃗)=α=30° ;
()1⃗ , / ⃗)=β=180° et OA =10 et OB =6.
8
Chapitre 1 : Les repères en mécanique
Introduction à la mécanique
L’objet de la mécanique est l’étude des mouvements des corps en relation avec les actions
qui les déterminent ou qui en résultent. Son objet est donc extrêmement vaste puisque relève de la
mécanique tout ce qui procède du mouvement des corps célestes ou terrestres, solides déformables,
solides indéformables ou fluides.
Leurs applications sont donc innombrables et on peut citer au hasard : les lois de la
gravitation, la trajectoire et la poussée d’une fusée, la stabilité du navire, le fonctionnement des
appareils propulsifs, la résistance et la déformation des structures (coque, aile), leurs vibrations, la
portance et la traînée des ailes d’avion, les mouvement de la mer (marées, houle, courants)…
Mais qu’est-ce qu’un mouvement ? C’est le changement de position d’un corps, par rapport à
un repère d’espace, changement s’effectuant dans le temps. L’association de deux notions
fondamentales, espace et temps, indépendantes (ou autonomes) en mécanique classique introduit la
notion de mouvement.
La description d’un mouvement suppose la présence d’un observateur muni d’une horloge et un
solide de référence auquel sera généralement lié un système d’axes orthogonaux.
Pour étudier le mouvement d’un corps, l’observateur doit rendre ces notions objectives en utilisant
d’autres corps pris comme repères d’espace et de temps.
Pour être complet, la mesure exige le choix d’une origine; celle-ci sera prise
conventionnellement à un instant donné de l’évolution du phénomène étudié. Il est donc naturel
d’adopter comme instant initial l’instant pour lequel l’état du système est connu ; les instants
ultérieurs correspondent alors à l’évolution du système vers le futur où le mouvement est encore
inconnu.
9
On mesure le temps à l’aide d’horloges qui sont des systèmes physiques dont on se donne la loi
d’évolution en fonction du temps.
Un point est fixe par rapport à un référentiel si ses coordonnées dans ce référentiel sont constantes
au cours du temps ; dans le cas contraire il est en mouvement. Insistons sur le fait que la notion de
mouvement n’a pas de caractère absolu mais est essentiellement relative au référentiel par rapport
auquel il est décrit.
On caractérise un tel repère d’espace par un point O pris conventionnellement comme origine du
repère et une base formée des trois vecteurs ex , e y , ez . On note R (O; ex , ey , ez ) ou plus
brièvement R Oxyz , le repère associé à l’espace physique.
a) Référentiel de Copernic
Le Référentiel de Copernic est un repère centré sur le centre de masse du système solaire (centre du
soleil) et dont les axes pointent vers trois étoiles éloignées. Le Référentiel de Copernic est postulé
galiléen et est adapté à l'étude du système solaire.
b) Référentiel galiléens.
Dans un référentiel galiléen, la 1ère loi de Newton (principe d’inertie) est vérifiée, l’espace est
homogène et isotrope et le temps est uniforme et absolu.
Les repères galiléens sont en mouvement par rapport au repère de Copernic ; ils ont une
accélération nulle.
Les repères relatifs peuvent avoir des mouvements accélérés ou de rotations finies par rapport au
repère de Copernic qui est le repère de référence.
10
Le référentiel terrestre : tout objet immobile par rapport au sol est un repère terrestre.
Le Référentiel géocentrique : origine le centre de la Terre et 3 axes dirigés vers 3 étoiles lointaines
(donc ‘fixes’)
(T, ex0 , ey0 , ez 0 ) est le repère géocentrique qui a pour origine le centre T de la terre et dont les axes
sont parallèles à ceux du repère de Copernic. Désignons par (T , ex0 , ey0 ) le plan équatorial :
- On appelle plan méridien ou cercle méridien le cercle passant par un point M situé à la surface de
la terre et dont le diamètre est l’axe des pôles.
- On appelle cercle parallèle le cercle parallèle au plan équatorial passant par le point M.
Le Référentiel héliocentrique : origine le centre du Soleil, 3 axes dirigés vers 3 étoiles lointaines.
c) Référentiel sidéral
Il existe en fait deux repères sidéraux dans lesquels sont étudiés les mouvements des astres. Pour
ces deux repères sidéraux, les axes sont dirigés vers des étoiles fixes. L’origine peut être :
11
- le centre de masse du soleil : repère héliocentrique
- le centre de masse du système solaire : repère de Copernic.
En fait ces deux repères sont pratiquement identiques car la masse du soleil est plus de 500fois
supérieure à celle de tout le reste du système solaire.
On appelle longitude ou azimut l’angle du demi méridien contenant M par rapport au méridien
contenant ex0 : (ex , ex ) où ex vecteur unitaire de la projection du rayon vecteur OM sur le
0
N.B. Dans les différents calculs, les angles de longitude ouest et de latitude sud sont négatifs.
12
13
2. Détermination des composantes d’un vecteur
Bien que purement technique, la détermination des composantes d’un vecteur est capitale pour
traduire les lois physiques de nature vectorielle. Dans la suite, pour la commodité des calculs, nous
ne considérerons que des bases orthonormées directes.
Il arrive souvent que l’on doive projeter un vecteur unitaire )⃗p situé dans un plan orienté. Il convient
2.1 Technique de projection
alors de localiser d’abord l’axe polaire, c'est-à-dire l’axe qui, par une rotation de / 2 , se confond
)⃗p avec cet axe. Ainsi les expressions des vecteurs )⃗p et )⃗q sont données (voir figures ci-dessous) ci-
avec le second axe du plan, puis d’évaluer algébriquement l’angle que fait le vecteur unitaire
dessous.
ey0 ey0
eθ
eθ
a)
θ b)
er θ
θ ex 0 ex 0
o o
ez 0 θ
ez 0 er
e⃗u = cos v e⃗wr + sin v e⃗xr e⃗u = cos v e⃗wr − sin v e⃗xr
a) s b) s
e⃗q = − sin v e⃗wr + cos v e⃗xr e⃗q = sin v e⃗wr + cos v e⃗xr
X)⃗p
= v| − sin v e⃗wr + cos v e⃗xr = v| e⃗q
XU /zr
X)⃗p X)⃗p
= v|e⃗q ⟹ = e⃗q
XU /zr Xv
€
Retenons : Dériver un vecteur par rapport à son angle polaire, reviens à le tourner de +
14
Angle polaire : v est un angle polaire pour un vecteur unitaire )⃗p si pendant cette rotation qui
s’effectue, autour d’un axe de vecteur)⃗• ; le vecteur )⃗p se déplace dans le plan P qui admet
)⃗• comme normal
a) Coordonnées cartésiennes
- Le repère peut être caractérisé par un système de coordonnées cartésiennes : c’est dans le plan,
c’est un ensemble de deux axes rectangulaires OxetOy. La position d’un point M est déterminé par
composantes du vecteur/0⃗.
2 nombres algébriques (x, y) appelées coordonnées cartésiennes de M : ce sont aussi les
Soient ()⃗8 , )⃗9 ) les vecteurs unitaires des axes Ox et Oy, on a :/0⃗ = 1)⃗8 + 2)⃗9 .
- Dans l’espace ordinaire de dimension 3, la position de M sera déterminée en adjoignant aux deux
repère sera défini par trois axes rectangulaires de vecteurs unitaires()⃗8 , )⃗9 , )⃗: ) .
coordonnées précédentes (x, y), une troisième coordonnée z mesurant la côte du point M. Le
/0⃗ = 1)⃗8 + 2)⃗9 + 3)⃗: , le déplacement élémentaire s’écrit alors : X0⃗ = X1)⃗8 + X2)⃗9 + X3)⃗:
15
Repère associé aux coordonnées cartésiennes
‚ƒ = (/, )⃗8 , )⃗9 , )⃗: )Est le repère cartésien associé aux coordonnées cartésiennes:
/0⃗ = 1)⃗8 + 2)⃗9 + 3)⃗: Où (x ,y, z) sont les coordonnées cartésiennes du point M, alors
Les vecteurs de la base cartésienne sont obtenus par dérivation du rayon vecteur par rapport aux
„…†⃗ „…†⃗ „…†⃗
coordonnées cartésiennes :)⃗8 = „8
; )⃗9 = „9
; )⃗: = „:
b) Coordonnées polaires.
- La détermination de la position du point M du plan O x y par (x, y), n’est pas le seul mode de
= ˆ/0⃗ˆest la longueur du vecteur /0⃗ et ‡ est l’angle que fait le vecteur unitaire )⃗8 avec le
vecteur /0⃗ . L’origine O est appelée pôle et l’axe Ox l’axe polaire.
- On a les relations suivantes :/0⃗ = )⃗‰ = cos ‡ )⃗8 + sin ‡ )⃗9 = 1)⃗8 + 2)⃗9 qui donne par
identification: 1 = cos ‡, 2 = sin ‡ et vice versa : = Š1 + + 2 +,‡ = ‹ U T !.
9
8
16
c) Coordonnées cylindriques
Lorsque le problème étudié présente une symétrie de révolution autour d’un axe, les coordonnées
associant aux deux coordonnées polaires( , ‡), une troisième z fixant la côte du point M. (Figure
cylindriques sont les plus indiquées. On détermine la position d’un point M de l’espace ordinaire en
4). ( , ‡, 3) sont les coordonnées cylindriques. Le déplacement élémentaire s’écrit avec les
coordonnées cylindriques :X/0⃗ = X )⃗‰ + X‡)⃗Œ + X3)⃗:
‚• = 0; )⃗‰ , )⃗Œ , )⃗: est le repère local associé aux coordonnées cylindriques ( , ‡, 3).
17
„…†⃗ „…†⃗
)⃗: = et)⃗‰ = = cos ‡ )⃗8 + sin ‡ )⃗9 .
„: „‰
C’est un vecteur unitaire donc de module constant : dériver un vecteur de module constant revient à
= − sin ‡ )⃗8 + cos ‡ )⃗9 : ce qui donne le vecteur unitaire :
€ „o⃗•
le tourner de + ; „Œ
Le repère cylindrique se déduit du repère cartésien par une rotation d’angle ‡ autour de )⃗:
p‘nln?‘• }’ l•“”o Œ lmn‘mp }o o⃗•
()⃗8 , )⃗9 , )⃗: ) –⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯˜ ()⃗: , )⃗‰ , )⃗Œ )
La vitesse de rotation instantanée ou taux de rotation du repère cylindrique ‚• par rapport au repère
cartésien ‚ƒ est : Ω⃗(‚• ⁄‚ƒ ) = ‡| )⃗:
d) Coordonnées sphériques
v et ‡ sont des angles fixant la position du rayon vecteur /0⃗ dans l’espace. L’angle ‡ défini à
méridien contenant l’axe Ox tandis que v fixe la position du rayon vecteur /0⃗ dans le demi
chaque instant, la position du demi méridien zMz’ contenant le point M par rapport au demi
méridien contenant l’axe Ox, et v sont les coordonnées polaires de M dans le plan zMz’. On a les
relations suivantes :
18
⎧ ‹ = Š1 + 2 + 3
+ + +
1 = ‹ sin v cos ‡ ⎪ Š1 + + 2 +
A 2 = ‹ sin v sin ‡ v = ‹ U T œ •
3
3 = ‹ cos v ⎨ 2
⎪
⎩ ‡ = ‹ U T !
1
Les domaines de variation des coordonnées sphériques sont :
Le repère local associé aux coordonnées sphériques (‹, v, ‡ ) est ‚ž = (0; )⃗p , )⃗q , )⃗Œ )
/0⃗ = ‹)⃗p où )⃗p est le vecteur unitaire situé dans le plan méridien faisant un angle vavec)⃗: , il se
projette alors selon)⃗‰ et )⃗: et sur la base cartésienne )⃗8 , )⃗9 , )⃗: .
)⃗p = sin v )⃗‰ + cos v )⃗: = sin v cos ‡ )⃗8 + sin ‡ )⃗9 + cos v )⃗:
)⃗q est un vecteur situé dans le même plan que le vecteur)⃗p (‹et v désignent les coordonnées
polaires de M dans le même méridien) : )⃗q = cos v )⃗‰ − sin v )⃗:
. Ce vecteur )⃗q est égal à la dérivée du vecteur )⃗p par rapport à la variable v, )⃗q =
}o⃗Ÿ
}q
.
19
Le vecteur )⃗Œ est un vecteur du plan (/, )⃗8 , )⃗9 ) se déduit de )⃗‰ par rotation d’angle autour de
€
+
Le repère sphérique se déduit du repère cylindrique par une rotation d’angle v autour de )⃗Œ
Le repère sphérique se déduit du repère cartésien à la suite de deux rotations, une d’angle ‡
autour de )⃗: et l’autre d’angle v autour de)⃗Œ .
|
Ω⃗(‚ž ⁄‚ƒ ) = Ω⃗(‚ž ⁄‚• ) + Ω⃗(‚• ⁄‚ƒ ) = v|)⃗Œ + ‡| )⃗:
20
3°) Coordonnées curvilignes : généralisation.
a) Définitions
mode de définition d’un point M de cet espace en fonction de n scalaires W? qu’on appelle
- Soit M un point de l’espace affine, on appelle système de coordonnées dans l’espace affine tout
- Les lignes ou courbes coordonnées pour un tel système sont les trajectoires des points M
lorsqu’une seule coordonnée varie.
3 = W* sin W+ = ‹ cos v
En faisant varier une coordonnée, les deux autres étant constantes, M décrit une courbe.
Si maintenant on fait varier deux coordonnées en laissant la 3ème fixe, M décrit une surface
Exercice d’application
a) Exprimer en fonction des coordonnées sphériques (r, θ, φ) les composantes cartésiennes du rayon
vecteur r OM dans le repère R O; ex , e y , ez orthonormé direct.
c) Calculer l’angle des verticales situées respectivement à Ouagadougou (latitude : 12.333° Nord,
longitude 1.667° Ouest) et Moroni (latitude : 11.667° Sud ; longitude 43.267° Est).
d) Calculer la distance séparant ces deux villes sachant que le rayon de la terre est 6400 km.
21
Chapitre 3 : Cinématique du point matériel.
Vitesse de rotation d’un repère.
La cinématique est l’étude des mouvements des corps indépendamment des causes qui les
produisent. Elle s’appuie uniquement sur les notions d’espace et de temps que tout observateur
possède intuitivement. Pour étudier le mouvement d’un corps, l’observateur doit rendre ces notions
objectives en utilisant d’autres corps pris comme repères d’espace et de temps.
Notant / ⃗, le vecteur position d’un point A compté à partir de l’origine O d’un référentiel R, la
1.1. Définition de la vitesse d’un point matériel A
Il est souvent commode d’exprimer la vitesse précédente à l’aide des coordonnées cylindriques
de de
comme OA e ze z , il vient avec ɺ ɺ e ,
dt d e étant un vecteur
R R
perpendiculaire à e et parallèle au plan Oxy , il en résulte : VA / R ɺ e ɺ e zɺ ez .
Composantes de Frenet ou composantes intrinsèques de la vitesse
i) Les composantes de Frenet sont relatives au trièdre défini, en un point de la trajectoire C, par les
trois vecteurs unitaires :
22
- e n est normal à la trajectoire tel que det / ds e n en / R où s représente l’abscisse
curviligne sur C orienté, 1 / R la courbure et R le rayon de courbure et
- eb et en .
Le plan A et e n est appelé plan osculateur. Ces composantes sont les plus adaptées à la résolution
des problèmes qui se posent en mécanique du point matériel lorsqu’on connaît la trajectoire.
D’après la définition de VA / R , on écrit : V A / R dOA d OA ds . La signification du vecteur
dt
R ds R dt
dOA
s’obtient aisément : A’ étant un point tendant vers A, ce vecteur est la limite du vecteur
ds
R
AA' / ds, dont la norme tend vers l’unité et le support tend vers la tangente à C. Il s’identifie au
vecteur unitaire donc à e t . Quant à ds / dt , appelé vitesse scalaire v, il s’identifie au signe près, à la
norme de la vitesse suivant que s est orienté dans le sens du mouvement ou non :
ds/ dt AA' / dt v . D’où : V A / R vet
Le rayon de courbure R est R0 du cercle intérieur tangent à la trajectoire; 1 / R est la
courbure.
- 1ère formule :
det
en en / R
ds
où est la courbure toujours positive.
- 2ème formule :
de b
en en / T
ds
où est la torsion qui peut être négative ou positive et T est le rayon de torsion. La torsion est une
courbe caractéristique des courbes gauches c'est-à-dire les courbes non planes.
de n de de
- 3ème formule : e n e b e t b e t e b t , alors
ds ds ds
den
e b e t
ds
Accélération d’un point par rapport à un référentiel R
23
2.1. Définition de l’accélération d’un point matériel.
L’accélération du point A par rapport à un référentiel R est le vecteur suivant, noté a A / R ou plus
d 2 OA
brièvement a : a A / R d v A
dt R dt 2
R
de de
a A / R ɺɺ e ɺ ɺ ɺ e ɺ ɺzɺ e z . Comme
dt R dt R
de de
ɺ ɺ e et
dt R d R
de de
ɺ ɺ e . L’expression de l’accélération est la suivante :
dt R d R
dv de det de ds v
aA/ R et v t avec t en .
dt dt dt ds dt R
v2
Donc a A / R at an avec a t
dv
e t et a n en
dt R
24
Ainsi l’accélération comporte deux termes, le premier a t est l’accélération tangentielle, le second
a n est l’accélération normale. Cette écriture permet de distinguer deux grandes catégories de
mouvements d’un point matériel: les mouvements rectilignes pour lesquels R est infini et les
mouvements uniformes définis par dv / dt 0 .
-⃗ = /¡⃗
L’hodographe en un point quelconque O’ est une droite parallèle à Ox . L’abscisse du point H sur
cette droite est égal à la vitesse du point M. L’accélération du point M est un vecteur porté par Ox
de module a dv/ dt d 2 x / dt2 ɺxɺ.
Cas particuliers :
1
d 2 x / dt 2 a v at v0 x at 2 v0t x0
2
La vitesse du mobile M est porté par la tangente en M à la circonférence, elle a pour valeur en
grandeur et en signe : v ds/ dt Rd / dt Rɺ ce qui s’écrit encore v R avec
d / dt ɺ est la vitesse angulaire du mobile, elle est exprimée en radians par seconde. Les
propriétés du vecteur vitesse peuvent être résumées par la relation vectorielle : v Ret .
L’accélération du point M est donc a d v / dt R
ɺ e ( v 2 / R ) e . Ses composantes scalaires
t n
sont :
1 = ‹ sin £U
/ ⃗ A2 = ‹(1 − cos £U) avec ‹, £, ℎ des constantes
3 = ℎ£U
La trajectoire de la projection de A dans le plan Oxy est bien un cercle puisque :
1 + 2−‹ +
! + ! =1 ⟺ 1 + + (2 − ‹)+ = ‹ +
‹ ‹
C’est un cercle de centre C (0 ; r) de rayon r.
= Š1 + + 2 + = 2‹ sin ! ; ‡= ‹ U T != 3 = ℎ£U
ªn 9 ªn
+ 8 +
;
Il résulte que :
£U £U
⎧ | = ‹£ cos « ¬ ⎧ © − ‡| + = −‹£+ sin « ¬
⎪ 2 ⎪ 2
¦⃗§ £U ¨⃗§ £U
⎨ ‡| = ‹£ sin « ¬ ⎨ ‡© + 2 | ‡| = ‹£+ cos « ¬
⎪ 2 ⎪ 2
⎩ 3| = ℎ£ ⎩ 3© = 0
La vitesse et l’accélération en coordonnées de Frenet ou intrinsèques
La courbe n’étant pas contenue dans un plan, le vecteur binormal )⃗± = )⃗n ⋀)⃗• n’est pas constant
=
}o⃗³ o⃗µ
}´ ¶
puisque sa direction change. Aussi définit-on la torsion T de la courbe par l’équation: .
Quand le point A fait un tour, sa cote z varie de 2Žℎ : c’est le pas de l’hélice (h est le pas réduit)
26
Exercice d’application
On considère un point matériel 0 se déplaçant dans un référentiel ℜ (/, 1 2 3) muni de la base (i , j,
G ). Les coordonnées du point 0 dans le référentiel ℜ sont données par :
x(U) =U+1, y(U) =U2+1 et z(U)=0. (t étant le temps).
Tous les points de R’ ont donc même vitesse et même accélération par rapport à R, cette même
vitesse et cette même accélération peuvent être quelconques.
27
Lorsque le repère R’ tourne autour d’un axe du référentiel R, par exemple Oz , un point A, fixe
dans R’, décrit par rapport à R, un cercle de centre H et de rayon HA, H étant la projection de A sur
l’axe de rotation. Sa vitesse est V A / R (ds / dt )et HAɺ et est donc portée par le vecteur unitaire
e t de la tangente à ce cercle. Notons que tous les points situés sur l’axe Oz commun à R et R’ ont
une vitesse nulle.
Les points O et A appartenant au repère R’, la vitesse du point A par rapport à R s’écrit aussi :
0 0 HA
V A / R OA car HAɺ 0 0
R'
0 ɺ R ' OH
La grandeur se présente comme un vecteur porté par l’axe de rotation; sa mesure algébrique est
égale à ɺ , lorsque l’orientation du plan et celle de normale sont reliées par la règle du Bonhomme
d’Ampère ou du tire bouchon de Maxwell.
Dans un mouvement de rotation, la distribution des vitesses de R’, à la date t, est complètement
déterminée par un vecteur appelée vitesse angulaire ou de rotation de R’ par rapport à R :
V A / R OA avec ɺ e z .
c) Mouvement hélicoïdal
Considérons le mouvement de R’ par rapport à R tels que les axes Oz et Oz' coïncident et qu’un
point de R’, non situé sur Oz décrive une hélice ; la trajectoire de la projection P de A dans un plan
perpendiculaire à Oz est cercle. Comme OA OH HA OH OP , H projection de A sur Oz ;
on a : V A / R V H / R V P / R avec VH / R VH / R ez et V P / R OP
La distribution des vitesses des points de R’, dans un tel mouvement, est donc caractérisé par la
relation vectorielle : V A / R V H / R HA car OP HA . Ce mouvement est qualifié d’hélicoïdal
car les points situés en dehors de l’axe décrivent des hélices. Pour un autre point
Considérons deux points quelconques A et B appartenant à R’. Les mouvements de ces points par
rapport à R sont tels que le carré de la distance AB séparant ces deux points est une constante. On a
AB. AB Cte , ce qui par dérivation par rapport au temps :
dAB d OB
2 AB 2 AB dOA 2 AB[VB / R V A / R ] 0 . Ainsi AB.V A / R AB.V B / R . On montre
dt dt R dt R
28
que cette propriété d’équiprojectivité implique la relation suivante entre les vecteurs vitesses des
points A et B de R’ : V A / R V B / R BA ou V A / R V B / R AB .
Ainsi d’après l’équation vectorielle, qui donne le champ des vitesses de R’ par rapport à R, le
mouvement le plus général de R’ par rapport à R peut être considéré à chaque instant, comme un
mouvement hélicoïdal dont le vecteur vitesse de rotation est précisément .
b) Degrés de liberté de R’
On appelle degrés de liberté d’un système le nombre de paramètres qu’il faut se donner pour
connaître, de manière non ambiguë, la position de ce système. Pour connaître la position de R’ par
rapport à R, il suffit de se donner trois points non alignés A, B C : d’abord trois paramètres pour la
position de A, par exemple x A , y A , z A ; ensuite la position de B est déterminée par deux nouvelles
coordonnées, puisque B évolue sur la surface de centre A et de rayon B ; enfin la position de C est
fixée par une dernière coordonnée, car ce point se déplace sur la courbe intersection de deux
sphères, l’une de centre A et de rayon AC, l’autre de centre B et de rayon BC. On a donc besoin de
six paramètres pour situer R’ par rapport à R.
Conclusion : Rappelons que la cinématique permet de décrire le mouvement de points par rapport
à un référentiel d’analyse. On introduit naturellement les concepts vectoriels de vitesse et
d’accélération que l’on peut exprimer par leurs composantes dans différentes bases.
d OA
VA/ R Vet de composantes cartésiennes ( xɺ , yɺ , zɺ ) dans R
dt
R
d 2 OA 2
aA/ R dV e V e de composantes cartésiennes ( ɺxɺ, ɺyɺ, ɺzɺ) dans R
dt 2
dt
t
R
n
R
Le repère d’analyse par rapport auquel on étudie le mouvement, peut donc être différent du
repère de projection des différents vecteurs. Dans ce contexte, on retiendra aussi les expressions de
la vitesse et de l’accélération, d’un point en coordonnées cylindriques.
Le mouvement de rotation d’un repère d’espace R’ par rapport au repère d’analyse R est
caractérisé par un vecteur axial appelé vecteur vitesse de rotation de R’ par rapport à R Le
mouvement le plus général de R’ par rapport à R est un mouvement hélicoïdal caractérisé par la
relation suivante entre les vitesses de deux points quelconques de R’ par rapport à R
d AB
V A / R V B / R BA qui s’écrit aussi : BA .
dt
R
29
Lorsque le mouvement de R’ par rapport à R est une translation alors ' R '/ R 0.
4. HODOGRAPHE DE POLE
30
COURS DE ROUTES
David OUEDRAOGO
Ingénieur de Génie Civil
SOMMAIRE
I-1 Introduction
Utilisé comme moyen de communication entre les hommes, les quartiers, les
villes, les pays… etc, la route est un puissant facteur de civilisation et de
développement.
Ne dit-on pas que "Si longue que soit la route, elle conduit à un lieu habité". C'est à dire
que la relation qui existe entre l'homme, la route et l'économie est tellement évidente
que l'on serait tenté de dire que la route est le précurseur de la civilisation, du
développement et d'une manière générale du bien être. Elle est le moyen le plus utilisé
comme support de transport parmi les moyens connus qui sont :
♦ Le transport par câbles
♦ Le transport par l'air
♦ Le transport fluvial, par l'eau ou maritime
♦ Le transport par route
♦ Le transport ferroviaire
Pour jouer pleinement son rôle, la route a besoin d'être performante dans tous les
sens du terme. c 'est à dire qu'elle doit :
♦ Répondre à l'ensemble des sollicitations qui lui sont soumises ;
♦ Générer le minimum d'accident ;
♦ Joindre par le chemin le plus court deux points précis ;
♦ Coûter le moins cher possible à la communauté.
D'autre part, l'évolution globale des techniques a conduit aussi à une évolution de la
technologie routière, ainsi on est passé de la traction animale à l'automobile ce qui a
conduit à des préoccupations relatives à la vitesse, donc à la recherche d'un UNI et plus
en plus parfait et les caractéristiques d'une route géométrique nouvelle adaptée à la
circulation rapide.
De plus l'augmentation du trafic des poids lourds a nécessité une remise en
quantité de la résistance mécanique des chaussées, et l'augmentation du trafic général
qui amène la congestion des artères pose des problèmes complexes de débit surtout
dans les grandes agglomérations urbaines.
Ainsi, le concepteur routier se doit d'être doté d'un minimum de connaissances
techniques à même d'offrir à son client le meilleur produit au moindre coût.
L'objectif de ce cours est dont de procurer à l'étudiant, un ensemble de bases techniques
et surtout la rigueur, d'une démarche scientifique et professionnelle à même de lui
permettre d'atteindre les objectifs ci-dessus cités.
On parle alors de :
o Rues de voiries ou voies urbaines (en ville)
o Routes en rase campagne
o Pistes en campagne , etc.
L’analyse de la circulation est utile sur 2 points : Sur le plan de l'économie générale
et sur le plan de la construction routière.
a) Statistique générale
Elle dispose de 4 moyens de prospectives :
- L'immatriculation des véhicules ;
- La production des véhicules ;
- La consommation de carburant ;
- La vente de pneumatiques
Cela permet le calcul moyen annuel des différentes catégories de véhicules (TMJA)
et les kilométrages moyens annuels estimés de ces véhicules.
Afin d'effectuer les prévisions à moyen et long terme relativement justes, deux
éléments principaux sont à prendre en compte à savoir :
Donc les problèmes d'équipements routiers doivent aussi être traités en liaison
avec les services responsables de l'aménagement du territoire.
On distingue généralement :
En rase campagne (brousse), les plus gros obstacles sont souvent d'ordre naturel.
La principale préoccupation et d'éviter les longs alignements (Rompre avec la
monotonie pour éviter l'éblouissement des phares), par des courbes de grands rayons.
En terrain vallonné, il faut utiliser les thalwegs existants. Dans le cas contraire,
le tracé doit être sensiblement parallèle aux courbes de niveau.
Pour intégrer la route au paysage, le projecteur utilisera le relief naturel, en
évitant la route trop rectiligne.
Pour la création de voies naturelles, il est indispensable de consulter la carte
géologique de la région pour étudier, apprécier la nature de sols traversés.
Après le tracé, le projeteur exécute ensuite un profil en long assujetti à certaines
contraintes :
- le coût d'investissement ;
- la faisabilité ou factibilité;
- le fonctionnement ;
- l'environnement et l'urbanisme
Le choix d'une des variantes étant arrêté on procède à l'établissement
de l'A.P.S. (Avant projet sommaire).
C'est un dossier officiel qui devrait être approuvé. Il faudra arrêter les grandes
lignes du tracé possible, on procède à un levé le plan qui n'a pas toujours besoin d'être
très détaillé.
Une polygonale avec profil en long et quelques profils en travers bien choisis
suffisent en paysage vierge.
Dans d'autres cas, il faut beaucoup plus de détails et on fait procéder à des levés
précis. Il faut chercher un tracé court, éviter les dénivellations alternées, les longues et
fortes rampes.
Les résultats de l'étude et l'évaluation de la solution retenue sont présentés sous
forme d'un A.P.S. permettant une décision définitive sur le choix du tracé.
L'APS étant approuvé, l'avant projet détaillé (A.P.D) est dressé, les dossiers seront
ensuite utilisés pour la conception du projet définitif.
Il définit complètement les divers ouvrages à exécuter. Il est rédigé en vue d'une
adjudication exceptionnelle ou d'un concours. Il comprend essentiellement les pièces
servant de base au marché.
On dresse s'il y a lieu le cahier des profils en travers et l'on met au point le calcul de
terrassement.
Les dispositions des O.A. sont étudiées en détail.
L'étude du projet comporte souvent celle de la planification des chantiers en vue de la
fixation et du respect d'un délai convenable.
Chapitre 2 : LE RESEAU ROUTIER BURKINABE -
¾ RB = 2 654,482 km
¾ RM = 278,035 km
¾ RO = 2 728,534 km
¾ PA = 3 932,960 km
¾ PB = 3 250,159 km
¾ PO = 2 427,410 km
Paramètres RB RM RO PA PB PO
Emprise (m) 20 20 20 20 15 10
Plate forme (m) 10 10.60 7 6 5 3à5
Revêtement (m) 7
Couche de base 15
(cm)
Couche de 20 20 20 15 15
fondation (cm)
(roulement)
Couche de forme 30 30 30 30
(cm)
Vr (km/h) 100 100 80 80 60 50
Rayon minimal 600 600
(m)
Rayon minimal 425 425 300 300 300 100
absolu (m)
Ouvrages Obligatoire Obligatoire Obligatoire Principaux Principaux Très peu
d'assainissement d'assainissement
Chapitre 3 : DEFINTION DES ELEMENTS
CONSTITUTIFS DE LA ROUTE
III.1 Introduction
Le profil en long est une coupe longitudinale de la route. Il est définit en 2 échelles.
L'échelle des longueurs sera de préférence celle de la vue en plan et celle des hauteurs
le décuple de la première. Il indique les pentes longitudinales, les raccordements
altimétriques, les hauteurs des remblais des déblais au niveau de l'axe.
- Terrain naturel :C'est le terrain tel qu'il se présentant avant les travaux
- Divergents : Ils ont pour rôle d'éloigner l'eau contenue dans les fossés
longitudinaux du bord immédiat de la route, de limiter la quantité d'eau
accumulée dans les fossés longitudinaux, de casser la vitesse de l'eau dans les
fossés longitudinaux en limitant la distance parcourue. Ils constituent l'un des
principaux procédés pour protéger une route contre les effets destructeurs de
l'eau.
- Saignée :Tranchée large ou peu profonde, inclinée en plan par rapport à l'axe
longitudinale de la chaussée exécutée dans les accotements. Elle est destinée à
collecter les eaux de ruissellement de la chaussée et les évacuer vers les fossés et
exutoires.
- Remblai : Une route est dite en remblai, lorsque le niveau de la chaussée est
plus haut que celui du T.N.
- Déblai : Une route est dite en déblai lorsque le niveau de la chaussée est plus
bas que celui du T.N.
- Profil mixte : Une route est dite en profil mixte, lorsqu'une partie de la chaussée
dans le profil transversal est en déblai et l'autre en remblai.
- Trottoir : Accotement des traversées bitumées des villes.
Généralement revêtue pour recevoir une circulation intense des piétons. Quelque
fois des aménagements spéciaux permettent de recevoir le stationnement des
véhicules.
- Rampe : une section de route qui monte par rapport à l'observateur est dite en
rampe.
- Pente : Une section de route qui descend par rapport à l'observateur est dite en
pente.
- Para fouille : Ouvrage construit (en maçonnerie, béton en gabion etc) dans le lit
des cours d'eau naturels ou dans le lit des ouvrages linéaires construit des mains
d'hommes (fossées, canaux etc…) et destiné à protéger le fond de ces cours
d'eau des érosions dues aux écoulements hydrauliques plus ou moins turbulents.
Ces ouvrages ponctuels sont le plus souvent placés dans des zones où les
affouillements et érosions sont susceptibles de mettre en danger la vie ou la
bonne tenue d'un ouvrage d'art, (appuis de pont, aval d'ouvrage à déversoir,
radiers submersibles etc).
Les paramètres fondamentaux des projets routiers sont définis à partir d'un paramètre de
référence appelé vitesse de référence.
Les routes sont classées en 5 catégories dites catégorie exceptionnelle, 1ère, 2e, 3e, 4e
catégorie suivant les caractéristiques géométriques de leur point singulier.
Les points singuliers d'une route sont ceux des caractéristiques géométriques les plus
contraignants. Ce sont en particulier les virages, les sommets ou les points bas.
Les valeurs moyennes des principales données physiques sont utilisées pour évaluer les
paramètres fondamentaux des projets routiers.
Les valeurs minimales et normales ont été proposées conformément aux résultats
expérimentaux :
- Durée minimale = 7 à 8 secondes
- Durée normale = 11 à 12 secondes
Pour l'évacuation des paramètres fondamentaux, les projets routiers, on admet que la
vitesse des véhicules isolés rapides ne dépasse pas 120 km/h
Et do = v²
2gf
d2= 1.25 do + d1
NB = Pour V < 100 km/h, les distances sont majorées pour tenir compte de la moindre
reprise des véhicules par rapport à leur accélération (vitesse)
Chapitre 4 : LE PROJET ROUTIER
IV-1- RECHERCHE DU TRACE
IV-1-1 – Introduction
Le tracé d'une route, d'une voie ferrée, d'un canal, ou selon un terme général, le tracé
d'un projet linéaire est caractérisé par :
Le plan et le profil en long doivent être prévus pour donner à la circulation la sécurité,
le confort et la rapidité désirable, tout en maintenant les dépenses du projet dans des
limites raisonnables. Ces conditions sont en général difficilement compatibles, et l'on
cherchera un compromis, acceptable compte tenu du caractère important de la voie à
construire. Bien entendu, la route doit répondre à un besoin, qui aurait été déterminé
notamment par des études de trafic, et la dépense à engager devra être rentable, c'est à
dire produire des améliorations chiffrables de la circulation par une économie de km ou
de temps ou par une diminution des accidents.
D'une façon générale, il faudrait essayer de concilier deux points de vue différents, celui
du service constructeur et celui de l’usager futur.
- La plus petite dépense d'entretien ultérieur, obtenue par un tracé court, par
l'établissement de la route sur un bon sous-sol (sans parties argileuses ou humides), par
la suppression des points singuliers ou l'entretien de la route sera délicat (courbes de
petit rayon, fortes déclivités).
Il faut noter que dans certains cas, au prix d'un léger supplément de dépenses pour le
premier établissement on pourrait diminuer notablement les dépenses d'entretien, ce qui
serait en fin de compte avantageux.
Quant à l'usager, il désirera qu'on lui offre :
- La plus petite dépense pour le transport qu'on obtiendra par un trajet court, des
déclivités faibles, des courbes à grand rayon, (pour éviter les ralentissements) et
l'atténuation des successions de pentes celles-ci provoquant des dépenses d'énergie.
L'usager cherche en effet l'économie de temps et de carburant.
- La sécurité et la commodité de la circulation, obtenue par une route large, une grande
visibilité en tous les points du tracé, la suppression de tous les croisements à niveaux
avec les voies ferrées, et les carrefours biens dégagés au croisement des voies
importantes.
Ces deux points de vue ne doivent pas être considérés comme opposés et le
service constructeur doit se placer au point de vue de l'intérêt général pour la
détermination des caractéristiques de son projet.
Une voie de communication bien dessinée, bien construite, facilite les
déplacements des personnes et les échanges des marchandises, c'est un enrichissement
du pays et quand on étudie l'aspect économique d'un travail routier capital, on s'aperçoit
qu'il offre une rentabilité élevée.
Il ne s'agit donc pas de rechercher à réduire la dépense à l'excès sinon, on
n'arriverait à offrir aux véhicules qu'une mauvaise piste pierreuse.
Le projeteur devra faire preuve de talent pour satisfaire ces différents principes qu'il
devra avoir présents à l'esprit lors de l'étude générale du tracé. Il devra avoir la notion
de l'intérêt public général, des intérêts des contribuables ainsi que ceux des usagers
futurs de l'ouvrage qu'il projette.
On procède tout d'abord à l'étude de l'axe de la route sur les cartes à petites échelles
(1/200 000 ou 1/50 000 par exemple), s'il s'agit d'un tracé assez long (au m oins 10 km).
On doit faire entrer en ligne de compte :
- Les considérations de géographie politique : villes à relier par l'itinéraire ;
- Les considérations de géographie physique : massifs montagneux à traverser ou à
contourner, cours d'eau à traverser ou à suivre.
- Les considérations de géographie économique : localités dont les habitants seront les
usagers de la route, industries à desservir (usines, carrières, mines) dont la route
assurera l'écoulement des produits, points de commerces importants (foires, marchés)
- Les considérations géologiques : On évitera les parties humides, les fonds de vallée,
partie marécageuse, les points de formation des brouillards, les couloirs d'avalanche, les
parties soumises en montagnes aux chutes de pierres, ainsi que quand on a le choix, les
parties rocheuses qui conduiraient à des terrassements coûteux ;
On pourra avoir à déterminer la région possible le franchissement d'un ravin escarpé ou
d'un autre point particulier.
- Les considérations stratégiques imposées par les autorités militaires lorsqu'elles sont
appelées à donner leur avis sur le tracé ;
- Les considérations touristiques et esthétiques : mise en valeur des sites touristiques tel
que les sites naturels et monuments historiques.
On aura alors recours à des documents à plus grande échelle (1/20 000 , 1/10000
, ou de cadastre par exemple pour préciser les points déjà déterminés.
Les études de détails sont ensuite entreprises. D'une façon générale, on recherchera les
parties droites qui seront reliées par des courbes dont le rayon sera le plus grand
possible.
Sauf lorsqu'il en sera spécifié autrement, il sera traité d'une façon générale sur les voies
de 60 à 80 km/h la mise en œuvre des dispositions suivantes :
- de s'adapter au relief du TN
- d'écouler les eaux de pluie.
6) Tracé en plaine
On convient d'appeler plaine un pays où les déclivités naturelles du terrain ne
dépassent pas 4 %. Dans ce cas, il n'y a aucune difficulté pour déterminer l'axe d'une
route. On adopte généralement le tracé le plus court, c'est-à-dire la ligne droite entre les
points obligés du tracé. Les obstacles, s'il en existe, sont contournés par des courbes de
rayon convenable.
Cependant, on devrait éviter les trop longues lignes droites, pour éviter la
monotonie relâchant la vigilance des conducteurs, et pour éviter, la nuit, l'éblouissement
prolongé dû aux phares.
Il est recommandé que les parties droites d'un tracé représentent 60% au plus de
la longueur totale du trajet, mais aussi au moins 20% de cette même longueur totale.
A. Tracé théorique
Pour l'étude du tracé , on a recours aux plans sur lesquels sont tracés les courbes
de niveau et l'on cherche à tracer une ligne (représentant l'axe approximative de la
route) respectant la déclivité maximale que l'on s'est fixée.
Exemple :
(2) Équidistances des
courbes de niveaux
On va alors, depuis le point A fixé, décrire sur le plan un arc de cercle de 0,02
m de rayon (2cm) qui va couper la courbe de niveau suivante en des points (2 en
général) d'où l'on continuera les arcs de cercles jusqu'à la prochaine courbe de niveau.
On voit immédiatement qu'il y aura un nombre élevé de solutions égale à 2n-1, n
étant le nombre de courbes de niveau du plan.
Mais on va tout de suite rejeter même les dessiner, les trajets qui ne peuvent
conduire à aucune solution pratique.
C'est ainsi que l'on rejettera les tracés en zigzag (A,B,C,D, F, N) pour ne
conserver que ABCEGN). On va également rejeter les tracés qui n'auraient pas
tendance à se diriger vers des points de passage obligé du tracé ou qui, au contraire,
iraient vers les régions à éviter telles que les marais ou les zones bâties.
On ne conserverait finalement qu'un nombre limité de solutions.
Ces tracés ainsi déterminés s'appellent des tracées théoriques.
B. Tracé réel
II faut également tenir compte, au moment du projet d'exécution d'une route, d'une surlargeur à
donner dans les virages.
En effet, les conducteurs sont moins habiles à se croiser sur une partie courbe que sur une partie
droite, et il convient de leur réserver une plus grande marge de sécurité. De plus, un véhicule occupe
par lui-même une largeur plus importante , le surplus étant représenté par la distance BC, d'autant plus
marquée que le véhicule est plus long, et le rayon du virage plus petit.
On donne généralement une surlargeur de 5 à 10 % (avec minimum de 1,00 m) pour les rayons de 250
à 100 m, de 20 % pour les rayons de 50 m, et de 40 % pour les plus petits rayons. Cette surlargeur est
prise
- soit du côté extérieur du virage
- soit du côté intérieur
- soit des deux côtés en conservant l'axe
26
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Une route est une suite d'alignements raccordés par des courbes. Un véhicule se déplaçant dans
un virage est soumis à plusieurs forces dont son poids P et sa force centrifuge C. La direction de la
force résultante T doit être le plus proche possible de la perpendiculaire à la surface de la route. D'où,
la nécessité de l'incliner d'un angle α par rapport à l'horizontale.
Ces deux forces se composent en OM, et l'on sait que si la composante passe en dehors du
polygone des roues, le véhicule se renverse
Cette partie de raccordement sur laquelle le dévers va en croissant, doit permettre d'introduire
progressivement, les changements d'équilibre subis par le véhicule. Ceci n'est possible que si le
raccordement est progressif. Sa courbure varie de zéro à la fin de l'alignement droit à 1 au début de
la courbe circulaire de rayon R. R
Pour les routes nationales, on considère les caractéristiques techniques données par les
paramètres fondamentaux des projets routiers au chapitre "Tracé en Plan". Le dévers maximum p est
donné par la formule :
p%=7 x RH’ - R
RH’ - RHm
27
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Sur les projets routiers, on procède au dévers sans modification du profil en long de l'aire de la
route : il y a abaissement de la partie de rayon intérieure et exhaussement (relèvement) de la partie de
rayon extérieure (pour les routes nouvelles). Il faut tenir compte de l'inclinaison I de la chaussée en
alignement droit qui est de l'ordre de 2 % ou 2,5 % selon les constituants utilisés.
I= - 2,5% I= - 2,5%
Lm ≥ (I% - p%) x Vr = δ + p . Vr
7,2 2 3,6
Remarque importante : La longueur L de la clothoïde doit être telle que les conditions de confort par
rapport à la vitesse de roulis (mouvement d’auscillation d’un bord sur l’autre que prend un véhicule
autour d’un axe longitudinal sous l’influence d’une force perturbatrice) soient respectées.
δ% + p% Vr (km/h)
L ≥ .
2%/s 3,6
Par contre, sur les routes rapides, le dévers sera prévu sur des virages de rayons plus importants.
On donne au dévers des valeurs progressives 0, 1, 2, 3 %, etc... dans .les zones de raccordement aux
extrémités des virages pour que le dévers ait sa pleine valeur au début de la partie circulaire.
28
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Ces raccordements peuvent être de simples parties droites, des courbes paraboliques ou encore
d'autres courbes à courbure progressive. On adopte pour les voies ferrées une parabole, une parabole
cubique, une lemniscate ou une clothoide.
Dans les projets d'autoroute, on a choisi la clothoide pour ces raccordements progressifs en plan
entre ligne droite et virages circulaires. Le cercle du virage n'est plus tangent à la partie droite, mais il
en est déporté d'une certaine distance, qui permet de placer la clothoide ; il est d'ailleurs recommandé
que, pour des questions d'aspect perspectif, ce déport soit supérieur à 0,50 m .
On ne prévoit ces raccordements progressifs que sur les routes importantes, autoroutes et routes
nationales, et pour des virages dont le rayon est inférieur à une certaine valeur dépendant de la vitesse
de référence. Ce sera 1 800 m pour 120 km/h et 400 m pour 40 km/h sur les routes nationales nouvelles
ou modernisées.
L3 L4 L8 avec L = A
Y = A (1 - + ) R
6 56 7040
Autres relations
L 200
τ = .
2R π
Xm = X - R sin τ
ΔR = Y - 2 R sin² τ
2
TL = X - U cotg τ
TK = Y
sin τ
29
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
La courbe de transition est un tronçon de clothoïde dont le rayon varie entre ∞ (jonction avec un
élément droit) et le rayon de l'arc circulaire sur lequel se fait le raccord.
Pour chaque arc de cercle, deux courbes de transition sont nécessaires, l'une précédent l'arc
circulaire, l'autre le suivant. Dans l'emploi de la clothoïde comme courbe de transition, il faut
distinguer une forme symétrique et une dissymétrique. Dans la forme symétrique, le couple de
clothoïdes se compose de branches égales ayant les même éléments. Dans la forme dissymétrique,
interviennent deux branches inégales avec des éléments différents. Le calcul des segments ST et ST' est
différent dans les deux cas.
De la formule, il résulte :
π - θ
* ST = ST' = tg ( ) . ( R + ΔR) + Xm
2
* θ = θ' - 2 τ
* θ' = π - 2 a
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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Pour calculer les longueurs des segments ST1 et ST2, il faut déterminer les quantités t1, t2 et d. On a :
π - θ
T1 = tg ( ) . ( R + ΔR1 )
2
π - θ
T2 = tg ( ) . ( R + ΔR2 )
2
ΔR2 - ΔR1
d =
sin ( n - θ
On tire alors les longueurs des segments ST1 et ST2 des relations
ST1 = Xm 1 + t1 + d
ST2 = Xm 2 + t2 - d
2 a = π - θ'
avec θ = θ' - ( t1 + t2 )
31
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
La courbe à inflexion est une courbe en S, qui relie sans élément droit deux arcs de cercle V'
1V 1 et V' 2 V 2 de courbures opposées. Elle se compose de deux branches de clothoïde, qui, à leur
point origine commun Tw1 et Tw2 ont le même rayon R = ∞ et une tangente commune S1S2.
Ces deux branches peuvent être de paramètres différents, mais en général, on choisira des
paramètres égaux Aw2 = Aw1 donc une courbe à inflexion de parcours idéal.
Pour le calcul, on a aussi besoin des deux branches de clothoïde T1V'1 et V2T2 qui se raccordent
à l'extérieur avec les arcs de cercle. La ligne complète se compose donc d'une succession comprenant :
clothoïde T1V'1 - arc de cercle V' 1V1 - courbe à inflexion V1 Tw1 Tw2 V' 2 - cercle V2V2 -
clothoïde V2T2.
Aussi bien les paramètres A1, Aw, A2 que les rayons R1 et R2 peuvent être différents. '(Aw
paramètre de la courbe à inflexion).
T1S1 et Tw1S1 se fait comme pour une clothoïde de forme dissymétrique utilisée comme
courbe de transition.
La valeur des angles au centre est obtenue à l'aide des formules données en V.2…. (la forme
dissymétrique).
32
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
La clothoïde à sommet constitue le raccordement entre les deux éléments droits de direction
différente sans interposition d'arc circulaire. Elle combine deux branches de clothoïde, qui ont à leur
point de jonction le même rayon de courbure Re . Re est pour chacune des branches de clothoïde le
plus petit rayon de courbure.
En employant deux branches égales de clothoïde avec des éléments égaux, on a la clothoïde à
sommet symétrique. Avec des branches inégales et des éléments inégaux, on obtient la clothoïde à
sommet dissymétrique.
33
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Les longueurs des segments ST1 et ST2 se calcule au moyen des relations suivantes :
Remarque :L'utilisation de la clothoïde à sommet est recommandée lorsque θ est grand (θ ≥ 100 g ).
34
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
IV-6- 1 GENERALITES
Le profil en long (PL) d’une route constitue un des trois éléments fondamentaux qui permettent de la
définir.
Il représente la coupe longitudinale du terrain suivant le plan vertical passant par l’axe du tracé en plan
permettant ainsi de définir le niveau de chaque point et de toutes les couches constitutives de la
chaussée.
Le profil en long est défini par une succession de droites dont on connaît les déclivités (rampes ou
pentes) , ainsi que certaines côtes indispensables. Le profil en long économique suivra au plus près le
profil du terrain naturel (TN).
Un dispositif en léger remblai est préférable au léger déblai qui complique l’évacuation des eaux et
isole la route du paysage.
Le profil en long qui n’est pas une véritable « représentation » en section du terrain et des ses
aménagements, mais un simple graphique établi pour les besoins de l’étude, dépend étroitement du
tracé en plan.
Pour l’établissement du profil en long TN, on considère les points régulièrement répartis le long de
l’axe du tracé en plan et qui correspondent à un profil en travers chacun.
L’intervalle couramment employé entre 2 profils en travers successifs est de 40m (jusqu’à 50 m)
en alignement droit et de 30m dans les courbes.
En principe, on place un profil en travers (PT) ou droit de chaque point caractéristique du tracée en
plan c’est à dire l’origine, l’extrémité, les origines et fins de courbes, les origines et extrémités des
clothoïdes de raccordement progressif et les milieux de courbes. Puis on complète la répartition des
P.T. en fractionnant chacun des éléments de l’axe du tracé en plan en tronçons de longueurs
sensiblement égales à la distance moyenne choisie la répartition des P.T.
- par nivellement direct sur le site (tous les 50m en alignement droit et 30m dans les courbes)
- en bureau d’études (B.E.) par interpolation entre les courbes de niveau pour obtenir l’altitude
des points désirés.
On choisit les rampes et les pentes en tenant compte de la puissance des véhicules, du type de véhicule,
de l’intensité de la circulation (gêne pour les véhicules lents en côte), de la capacité de freinage dans
les pentes.
Les pentes et les rampes sont toujours < 6% sur toute section de route nouvelle.
On limitera les rampes à 4% si la longueur est supérieure à 500 m. On limitera les rampes à 5% quel
que soit la longueur dans les courbes.
On évitera les paliers (0 ,5% pour l’écoulement des eaux).
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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
On voit sur ce schéma que la visibilité tangente à la route pour le véhicule adverse permet de voir
l'obstacle fixe de faible hauteur (branche tombée, petit animal, ilôt séparateur, ou autre).
D D
2D
On peut conjuguer cette disposition avec celle qui consiste à diviser la chaussée par un terre-
plein central, planté d'arbustes, de façon à éviter à la fois les collisions de véhicules roulant en sens
inverse, et, la nuit, l'éblouissement par les phares.
2R h1=l12
2R h2= l2 2
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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Pour les points bas, la condition de visibilité est toujours satisfaite. Le rayon de la courbe est
fonction des conditions de confort par limitation de l’accélération verticale à g/40 pour les vitesses
Vr=80 km/h. .
Le rayon RVm’ découle de considérations relatives à la visibilité de nuit (échange de faisceau
des phares) pour les vitesses < 80 km/h. On limite la force centrifuge à 1/20 de l’accélération due à la
pesanteur.
Dans les points bas on raccorde avec des cercles mais pour des raisons dites de calcul on a
avantage à prendre des raccordements paraboliques, ce qui d’ailleurs compte tenu des grands rayons ne
s’aperçoit pas sur le terrain.
Le rayon minimal en angle rentrant est aussi calculé soit à partir des distances d'arrêt, soit à
partir d'une condition de confort selon la vitesse de référence. Pour Vr < 70 km/h, le rayon minimal en
angle rentrant doit permettre de voir dans le faisceau des phares d'axe horizontal situé à 0,75 m et de 1
degré d'ouverture, la distance d'arrêt en courbe d2.
37
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Si Vr = 80 km/h, c'est la distance d'arrêt en ligne droite d1 qui est prise en compte en remplaçant d2.
Pour Vr = 80 km/h
R = 0,5625 + d1² + 0,026 d1
1,5 + 0,035 d1
Voici un tableau récapitulatif des rayons minimaux de raccordement au point bas par rapport à des
vitesses de référence adoptées.
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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
2. Echelles
Pour la représentation graphique du T.N, on prendra comme abscisse, l’abscisse du tracé en plan et
comme ordonnée, les côtes des lignes de niveau, qu’on pourra multiplier par 10 à souhait. Le but de
cette multiplication est d’avoir un document plus lisible.
Habituellement, pour les projets routiers de grandes longueurs, on utilise les échelles 1/2000 en
abscisse et 1/200 en ordonnée ; pour les projets de petites dimensions et les voiries urbaines, on utilise
les échelles 1/1000 et 1/100 ; pour les VRD , on utilise les échelles 1/500 et 1/50
3. Représentation graphique
Le niveau zéro conventionnel est le niveau de la mer.
Mais en partant de ce niveau, les hauteurs peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres. C’est
pourquoi, pour une bonne représentation on choisit un plan de comparaison qui est un plan artificiel.
4. Remarque
Il est inutile de représenter les profils qui ne sont pas obtenus par intersection avec les courbes de
niveau.
En effet, on suppose que entre 2 courbes de niveau, la pente est régulière et on représente le TN par
un segment de droite.
Si on ne dispose pas de courbes de niveaux, mais simplement des points côtés on doit :
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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
Au départ, le profil en long de la future route se trouvera défini par une succession de droites dont on
connaît les rampes ou le pentes ainsi que certaines côtes indispensables pour fixer leur position. On
connaît en outre les rayons des raccordements à appliquer entre ces rampes et pentes.
Les profils en travers ont pour but de calculer un volume de terrassement. Ils sont établis normalement à
l'axe du projet et aux points caractéristiques du terrain (changement de pente, points bas, talwegs, points
hauts).
En terrain uniformément accidenté, on établira un profil tous les 30 à 50 m, en zone urbaine, leur
écartement sera au maximum de 25 m. (parce qu'en ville, il faut plus de détails ; il faut souvent en plus
des levés ,de détails).
En général, le profil est levé sur une longueur double de celle de la plate-forme du projet (le profil
type). Traditionnellement, les profils en travers sont supposés rabattus vers l'origine du projet ( le côté
gauche du projet devient le côté droit du profil et vis-versa).
Actuellement, on préconise l'inverse soit le rabattement vers la fin du projet et de cette façon, le côté
droit du projet correspond au côté droit du profil.
P0 P1 P2 P3 P4
Sens du rabattement
Rabattement en regardant l'origine (côté droit du profil = côté gauche de l'axe du projet)
Rabattement en regardant l'extrémité (côté droit du profil = côté droit de l'axe du projet)
Les profils sont montés à l'échelle du 1/100è en longueur et en hauteur (ceci afin de conserver les
angles, donc les pentes des talus).
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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
La surface totale du terrain se trouvant ainsi englobée dans le projet, prend aussi le nom de surface
d'emprise des terrassements.
Le profil en travers n'est pas complètement défini par le relevé des cotes du terrain naturel et
l'application du profil type correspondant sur le graphique établi.
La position des points de passage de part et d'autre de l'axe reste à déterminer. Elle est obtenue par le
calcul en appliquant les formules relatives aux pentes et points de passage. En général, on planimètre
les surfaces en déblai et les surfaces en remblai entre les lignes du projet et les lignes de terrain naturel.
La cubature est l'évaluation des volumes de terre à déblayer et à remblayer. Cette évaluation est
nécessaire pour l'estimation de la dépense et la réalisation du travail. (cubature = 80 à 85 % du coût du
projet).
Éléments de calcul des volumes : Aires de profils en travers, surface, longueurs entre les profils en
travers (distance partielle). La surface du PT est la partie comprise entre la ligne du projet et la ligne du
TN. La surface respective des déblais et remblais est évaluée séparément en chacun des profils.
Méthode de la moyenne des aires : C'est la méthode la plus généralement employée dans les travaux
publics. Elle consiste dans l'évaluation approximative du cube des terres compris entre deux profils en
faisant le produit de la moyenne des sections de chacun d'eux par la longueur de l'entre profil (distance
partielle).
Soit à évaluer le volume V compris entre le TN et la ligne du projet. Soit les profils en travers P, P1, P2,
P3, P4 et les surfaces correspondantes S, S1,S2, S3, S4. l, l1, l2, l3, l4 étant les distances entre-profils.
41
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008
C'est sous cette forme qui apporte une simplification dans les calculs et dans la rédaction des tableaux
de métré qu'elle est généralement employée. Cette disposition admet implicitement que les volumes
peuvent être évalués comme s'ils étaient des solides prismatiques ayant pour base la surface du profil
considéré et pour hauteur la demi-somme des distances des deux profils entre lesquels se trouvent les
profils.
On constate qu'une partie des terrassements est l'une en remblai et l'autre en déblai.
On calcule la distance du point de passage (intersection du TN et du projet) à chacun des profils voisins.
42
Les granulats
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
1-3 Différents types de granulats
1 Généralités
2 Origine minéralogique
3 Production des granulats
4-1 Extraction des granulats de roches massives
4-2 Extraction des granulats de roches meubles
4-3 Granulats de recyclage
4-4 Granulats artificiels
4-5 Traitement des granulats
1 Généralités
3 Gisements de granulats
4 Production des granulats
4-1 Extraction des granulats de roches massives
4-2 Extraction des granulats de roches meubles
4-3 Granulats de recyclage
4-4 Granulats artificiels
4-5 Traitement des granulats
4-6 Stockage et transport
4-7 Remise en état du site
5 Caractéristiques des granulats
5-1 Granulométrie - Granularité
5-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
5-3 Teneur en fines – Propreté
5-4 Masses volumiques
5.5 Foisonnement d’un sable
5.6 Autres propriétés
1 Généralités
2 Origine minéralogique
3 Gisements de granulats
4 Production des granulats
5 Caractéristiques des granulats
5-1 Granulométrie - Granularité
5-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
5-3 Teneur en fines – Propreté
5-4 Masses volumiques
5.5 Foisonnement d’un sable
5.6 Autres propriétés
6 Principales normes d’essais sur les granulats
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
Les granulats sont constitués:
- de grains minéraux,
- de dimensions n’excédant pas 125 mm,
- s’ajoutent les enrochements de D>125 mm mais M< 15 tonnes.
Ils sont désignés par d et D,
→l’étendue d/D = classe granulaire.
On définit 7 familles de granulat :
Familles Dimensions Caractéristiques
D ≤ 2 mm avec au moins
Fillers (farine) 0/D 85% de passant à 1,25 mm
70% de passant à 0,063mm
Graves 0/D 2 mm ≤ D ≤ 45 mm
d 2 mm
Gravillons d/D
D ≤ 63 mm
d 31,5 mm
Ballast d/D
D ≤ 63 mm
Enrochements D D 125 mm
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.
ouvrages concernés :
- Bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, éléments
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
- ouvrages de génie civil (centrales électriques, ponts)
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.
Granulats et viabilité
Les granulats peuvent être utilisés :
- non traités (sans liant),
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
1-3 Différents types de granulats
Un granulat, en fonction de sa nature et de son origine, peut être…
• Naturel :
- issu de roches meubles (alluvions)
- issu de roches massives, n’ayant subi aucune transformation autre
que mécaniques (tels que concassage, broyage, criblage, lavage).
• Artificiel :
d’origine minérale résultant d’un procédé industriel comprenant des
transformations thermiques ou autres.
• Recyclé :
obtenu par traitement d’une matière inorganique utilisée précédemment
dans la construction, tels que des bétons de démolition.
2 Production des granulats
L’accès au gisement représente une tâche administrative et
environnementale de grande ampleur qui peut facilement durer 5 à 10
ans.
En fin d’exploitation du gisement le site fait l’objet d’une remise en
état.
L’exploitation d’un gisement comprend les cinq étapes suivantes :
- décapage des niveaux non exploitables,
- extraction des matériaux,
- transfert sur les lieux de traitement,
- traitement des granulats pour obtenir les produits finis,
- remise en état du site exploité.
• L’abattage
But : réduction de la roche en blocs
→ un tir à l’explosif,
→ onde de choc,
→ blocs broyés.
Hauteur du front de taille = 15 m,
Largeur de 3 à 6m.
• Le transport
- tombereaux rigides (dumpers).
2 -2 Extraction des granulats de roches meubles
• En site terrestre (milieu sec)
- gisement de granulats alluvionnaires au-dessus du niveau d’eau
(nappe phréatique, eau de la rivière…)
→ exploitation directe,
→ engins traditionnels.
Utilisation :
- constituant élémentaire de mélanges hydrocarbonés.
3-4 Granulats artificiels
Des granulats artificiels peuvent être employés pour réaliser des bétons
à usages spécifiques.
• Sous-produits de la sidérurgie (Laitier)
- le laitier de haut-fourneau
Après refroidissement, il est concassé et calibré pour être conforme aux
souhaits du client.
refus
cumulé
refus partiel
tamisât
cumulé
Analyse granulométrique
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.
• Module de finesse
Les sables sont caractérisés par le module de finesse (MF).
MF = (refus cumulés sur tamis 4 - 2 - 1 - 0,5 – 0,25 et 0,125 )/100
Remarques:
Un sable pauvre en éléments fins aura un MF élevé.
• Classe granulaire
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des séries suivantes :
Série de base Série de base
Série de base
+ série 1 + série 2
0 0 0
1 1 1
2 2 2
4 4 4
- 5,6 ou (5) -
- - 6,3 (6)
8 8 8
- - 10
- 11,2 (11) -
- - 12,5 (12)
- - 14
16 16 16
- - 20
- 22,4 (22) -
31,5 (32) 31,5 (32) 31,5 (32)
- - 40
- 45 -
- 56 -
63 63 63
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des série normalisées :
Les valeurs choisies doivent également satisfaire aux critères suivants:
3-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
E
La forme des gravillons est déterminée le coefficient A
Pus A est élevé, plus le gravillon L
• Essai d’aplatissement
Cet essai consiste en un double tamisage
- un tamisage sur tamis,
- un tamisage sur grille.
Les différentes classes granulaires d/D
isolés par l’analyse granulométrique
sont tamisées une à une sur une grille
à fentes parallèles d’écartement e=d/1,58.
• Résultats
Pour une classe d/D on peut définir un coefficient d’aplatissement
partiel Ai :
Mei
Ai = 100
Mgi
avec Mei = masse passant à travers le tamis à fente
Mgi = masse de la classe d/D.
Le coefficient d’aplatissement global est égal à :
A=
Mei 100
Mgi
Pour les bétons on se limite à des granulats de catégorie FI20
3-3 Teneur en fines – Propreté
Les impuretés peuvent perturber:
- l’hydratation du ciment,
- l’adhérence granulats-liant.
→ Les fines argileuses, végétales ou organiques doivent être limitées.
Mouillage
Agitation
Lavage du sable
Repos
h1
Mesures
h1
h2
Mesures
bleu de méthylène
particules
argileuses
Schématisation d’un Les pores accessibles à l’eau Tous les pores font
grain poreux sont exclus du volume Va partie du volume Vr
ms
Masse volumique absolue =
Va
ms
Masse volumique réelle =
Vr
avec ms désignant la masse sèche obtenue après étuvage à 105°C
essai :
- peser récipient vide de volume VT, soit M1 sa masse,
- remplir ce récipient et peser la nouvelle masse M2.
M 2 − M1
app =
VT
La masse volumique est d’autant plus faible, que les vides
intergranulaires sont importants.
• Masse volumique absolue et réelle
La masse volumique absolue est le rapport entre la masse de
l’échantillon séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y
compris ses pores fermés, mais à l’exclusion des pores susceptibles
d’absorber de l’eau.
ms
a =
Va
La masse volumique réelle est le rapport entre la masse de l’échantillon
séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y compris ses pores
fermés et ceux susceptibles d’absorber de l’eau.
ms
r =
Vr
Remarque:
Dans le cas de granulats très denses, peu poreux, les masses volumiques
réelle et absolue ont des valeurs très proches.
Méthode de l ’éprouvette
Méthode de l’éprouvette graduée :
- remplir avec de l’eau une éprouvette,
soit V1 ce volume,
V1
V2
V1
Échantillon de masse : ms
même niveau
M0 M1 M2 M3
M1
0 gramme M2
0 gramme
Interprétation :
ménisque d’eau
grain de sable
3.6 Autres propriétés
Les granulats devront résister à l’attrition lors :
- du transport en camion,
- des opérations de malaxage,
- de mise en œuvre des bétons,
- des actions de service…
6 Nouveaux bétons
6-1 Bétons à Hautes Performances
6-2 Bétons autonivelants (BAN) ou autoplaçants (BAP)
6-3 Bétons fibrés
6-4 Bétons Fibrés à Ultra hautes Performances – BFUP
1 Introduction
1-1 Béton – Mortier – Coulis
Le béton désigne l’association de plusieurs matériaux : matrice + liant.
Béton hydraulique : sable, gravier, ciment et eau.
Mortier de ciment : sable, ciment et eau.
Coulis : mortier très fin et très fluide.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
• Sa forte densité est également un atout:
- elle apporte une stabilité vis-à-vis des contraintes climatiques (vent),
- elle isole des bruits aériens.
• Son coût est voisin de 185 000 HT/m3 livré chantier.
E/C
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
– une porosité accrue,
– un bullage en surface.
La teneur en eau est déterminée en fonction :
- de l’ouvrabilité désirée,
- des conditions d’hydratation du ciment (résistance désirée).
2-1.1 Essai d’affaissement ou « Slump test »
Cet essai est très facile à mettre en œuvre sur chantier.
- matériel simple,
- mode opératoire également simple.
La norme NF EN 206-1 définit cinq classes d’affaissement :
10 à 40 10 mm Ferme S1
50 à 90 20 mm Plastique S2
Classes
Etalement [mm] Tolérances
NF EN 206-1
340 F1
de 350 à 410 F2
de 420 à 480 F3
30 mm
de 490 à 550 F4
de 560 à 620 F5
630 F6
La norme NF EN 206-1 définit six classes d’étalement :
2-2 Vibration du béton
2-2.1 Rôles de la vibration
La vibration appliquée au béton a pour fonction :
- remplir plus facilement le moule par plastification locale du mélange,
- faire circuler le béton autour des armatures,
- augmenter compacité de la matrice cimentaire.
Par voie de conséquence, il est possible de diminuer E (masse d’eau)
ce qui a pour effet :
- de diminuer leur porosité,
- d’améliorer l’adhérence acier –béton,
- d’accroître leurs caractéristiques mécaniques et leur durabilité,
- d’améliorer leur aspect de surface par diminution du bullage.
2-2.2 Principe d’action de la vibration
La vibration provoque la mise en mouvement des grains,
→ diminution des forces de frottement,
→ baisse de la viscosité,
→ meilleur écoulement du mélange.
béton serré
Vibreurs internes
Les vibreurs externes peuvent :
- être fixés sur les coffrages,
- équiper une table vibrante
supportant un moule.
Utilisation :
Essentiellement les usines de
préfabrication.
Vibreurs externes
Certains indices permettent d’apprécier le moment requis
pour arrêter la vibration :
- le béton cesse de se tasser,
- le dégagement de bulles d’air s’arrête,
- la laitance apparaît en surface.
t=0 t = 20 mn
Nid d’abeilles
Nid d’abeilles
60%
40%
20%
Jours
0 7 14 21 28
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.
En France
On utilise des éprouvettes cylindriques
d’élancement 2.
Eprouvettes cylindriques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
16 x 32 159,6 320 200 40 mm
11 x 22 112,8 220 100 22,4 mm
En Allemagne
Les essais sont pratiqués sur des
éprouvettes cubiques.
Eprouvettes cubiques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
15 x 15 150 150 225 40 mm
10 x 10 100 100 100 22,4 mm
Eprouvettes normalisées
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.
Essai de compression
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,
Essai de compression
▌▌
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,
- charger l’éprouvette jusqu’à rupture,
- noter la valeur de la charge au moment de
la rupture (F),
- la résistance en compression a pour
expression : Rc = F avec
Ac
F : charge maximale provoquant la rupture,
Ac : section de l’éprouvette.
Essai de compression
▌▌
• Essai de compression (NF EN 12390-3)
L’essai consiste à solliciter les éprouvettes en compression simple
jusqu’à la rupture du béton.
Ordres de grandeur de Rc :
- Bétons courants : 20 à 50 MPa
- Bétons hautes performances (BTP) : 50 à 100 MPa
- Bétons très hautes performances (BTHP) > 100 MPa
• Faciès de rupture
On distingue :
- au départ, de fines fissures verticales,
- au moment de la rupture, deux cônes,
- généralement nous avons des décollements de granulats et des
ruptures de granulats.
Pour Rc 60 MPa la rupture peut être brutale.
Ruptures correctes
Ruptures non correctes
• Classes de résistance (EN 206-1)
Classification des bétons lourds à 28 jours :
Essai :
Essai sclérométrique
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.
Essai sclérométrique
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».
Essai sclérométrique
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton. fc,cub
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».
Un diagramme de conversion permet d’en
déduire la résistance du béton.
Précision :
Résistances estimées à 20% près.
Essai sclérométrique
▌▌
3-4 Essais non destructifs
Essai sur des ouvrages anciens :
- réaliser un carottage sur l’ouvrage,
- utiliser des essais non destructifs in situ.
• Essai sclérométrique (EN 12504-2)
Cet appareil est basé sur le bilan énergétique d’un corps lors d’un
impact.
armatures non
protégées armatures protégées
pH =9 pH = 13
• Carbonatation
.
4-2 Notion de durabilité - NF EN 206-1.
La durabilité d’un ouvrage, c’est sa capacité à conserver les fonctions
d’usage pour lesquelles il a été conçu.
- fonctionnement structurel,
- confort des usagers,
- aspect esthétique.
La norme NF EN 206-1 :
- impose de prendre en compte les conditions d’exposition
au milieu ambiant,
- fixe des caractéristiques minimums au béton fabriqué.
Bétons de structure
ON UTILISE AUSSI:
I.3 LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON
• Il n’est pas faux par exemple de dire que le soleil est en mouvement par rapport à la terre si
l’observateur est fixe sur terre. Il faut donc à chaque fois préciser par rapport à quoi l’étude du
mouvement est effectuée.
Le mouvement d’un point est donc relatif à un observateur fixe dans un référentiel d’étude.
En mécanique, pour qu’il n’y ait pas de doute possible, il est impératif de préciser par rapport à quoi l’étude du mouvement
sera effectuée c’est-à-dire indiquer le référentiel choisi.
1.1 NOTION DE RÉFÉRENTIEL
• Un référentiel (ou solide de référence) est un ensemble de points tous fixes les uns par rapport aux
autres. L’observateur qui étudie le mouvement d’un point est lui-même immobile dans ce référentiel.
Exemple : l’observateur est dans le train, le référentiel est le train. L’observateur est sur le quai, le
référentiel est la Terre
• Un référentiel peut être caractérisé par son nom. Dans les exemples précédents on peut parler du
référentiel « train » (constitué de tout ce qui est fixe par rapport au train) ou du référentiel « Terrestre
» (constitué de tout ce qui est fixe par rapport à la Terre) sans qu’il y ait d’ambiguïté.
• Un référentiel peut aussi être caractérisé par un point O et trois directions fixes dans ce référentiel
c’est-à-dire par un repère (O, x, y, z). Tout ce qui est fixe dans ce repère constitue le référentiel.
1.2 EXEMPLES DE RÉFÉRENTIEL À CONNAÎTRE
Un référentiel est défini soit par son nom (exemple : référentiel terrestre) soit par un de ses
repères R(O, x, y, z)
1.3- REPÈRES
• L’étude cinématique du mouvement d’un point revient à pouvoir répondre aux questions «
où ? » (où se trouve le point ?) et « Quand ? » (à quel moment dans le temps ?). pour
répondre à ces questions il est nécessaire de définir un repère d’espace et un repère de
temps.
➢ Repère d’espace
Un repère d’espace est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés
1.4. REPÈRE DE TEMPS
• Dans le référentiel R d’étude, la base associée à ce système d’axe est une base
orthonormée qui ne change pas au cours du (u x , u y , u z ) temps. On dit encore que la
base est fixe dans R.
• Le point M est parfaitement repéré si on connaît la distance OM= ρ et l’angle θ que fait le
segment OM avec l’axe Ox
Le point origine O correspond au « pôle » d’où le terme coordonné polaire. La longueur du
segment OM correspond à sa coordonnée radiale. Elle est notée ρ
L’autre coordonnée est la coordonnée angulaire également appelée angle polaire ou azimut
et noté θ .Cet angle est mesuré par rapport à l’axe des abscisses Ox appelé alors axe polaire.
Soit un cercle de rayon R, de centre Oet un angle αde sommet O exprimé en radian. La
mesure s de la longueur de l’arc de cercle intercepté par cet angle est donnée par : s= Rα.
L’angle αapparaît comme le rapport de 2 longueurs et est donc sans dimension.
Mesure s de l’arc de cercle :
s
s = R =
R
• Pour exprimer le vecteur position OM il est commode d’introduire une nouvelle base
orthonormée directe (u , uz ) naturellement associée à ce système de coordonnées et
définie de la façon suivante est le vecteur unitaire suivant la direction et le sens de O vers M.
c’est le vecteur radial (suivant le rayon). C’est le vecteur orthoradial (perpendiculaire au
rayon).
• Exercice ?
1.7 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CYLINDRIQUES
• Si le point doit être repéré dans l’espace il est possible d’utiliser les coordonnées
cylindriques. Il suffit de compléter le système de coordonnées polaires par un
troisième axe : l’axe oz avec sa coordonnée cartésienne z (appelée la cote).
La projection P du point M dans le plan (O, x, y) est repérée en coordonnées polaires
(ρ,θ). La projection de M sur l’axe Oz donne la cote z
uz
La base associée est composée de la base polaire et du vecteur unitaire suivant
l’axe Oz.
OM
• Le vecteur position OM s’obtient en utilisant la relation de Chasles :
OM = OP + PM = u + zu z
OM =OM= ρ 2 +z 2 = x 2 +y 2 +z 2
CE SYSTÈME DE COORDONNÉES , ILLUSTRÉ SUR LA FIGURE 3, EST TRÈS UTILE DANS TOUS LES PROBLÈMES À SYMÉTRIE SPHÉRIQUE DONT
LE VECTEUR 𝑂𝑀 EST UN VECTEUR RADIAL. IL PEUT S’EXPRIMER EN FONCTION DU VECTEUR UNITAIRE RADIAL 𝑢𝑟 QUI LUI EST COLINÉAIRE :
20 07/02/2019
M EST FORMÉE DES TROIS VECTEURS UNITAIRES (𝑢𝑟 , 𝑢𝜃 , 𝑢𝜑 ). CES TROIS VECTEURS UNITAIRES SONT ASSOCIÉS DE
FAÇON À FORMER UNE BASE ORTHONORMÉE DIRECTE. NOUS NOTERONS QUE CES VECTEURS DÉPENDENT DE LA
POSITION DU POINT M ET DONC VARIENT D’UN POINT À L’AUTRE DE L’ESPACE. SEULE LEUR NORME RESTE
CONSTANTE PUISQU’ILS SONT UNITAIRES. LE POINT M EST REPÉRÉ DANS CE SYSTÈME DE COORDONNÉES PAR TROIS
21
07/02/2019
Figure 3 : Illustration des grandeurs utilisées
dans le système de coordonnées sphériques.
22 07/02/2019
2. VECTEUR VITESSE D’UN POINT
2.1 VITESSE MOYENNE
• Le même déplacement d’un point M entre 2 positions peut se faire pendant des durées différentes.
• Si la position du point mobile M à l’instant t1 correspond au point M(t1) = M1 et à l’instant
T2 au point M(t2) = M2 le vecteur vitesse moyenne se définit par :
M 1M 2 OM 2 − OM 1
Vm = =
t2 − t1 t
.
• La vitesse instantanée (vitesse à un instant t, celle par exemple qui apparaît sur le
compteur de vitesse d’un véhicule) peut se définir comme une vitesse moyenne entre la
position M1= M(t) du point mobile à la date t et la position M2 = M(t+ Δt) de ce même
point à la date t+ Δt où Δt représente une durée très faible. Cette vitesse moyenne tend
d’autant plus vers la vitesse instantanée à la date t que la durée Δt tend vers zéro. Le
vecteur position OM = OM (t ) est une fonction du temps et la vitesse
instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur position
OM (t + t ) − OM (t ) dOM
V (t ) = lim V (t ) =
t →0 t dt
Lorsque le point M’ tend vers le point M, la corde MM’ tend vers la tangente à la trajectoire
au point M. Le vecteur vitesse est un vecteur tangent à la trajectoire au point considéré.
dOM
dOM = V (t )dt = dl
1.3 EXPRESSION EN COORDONNÉES CARTÉSIENNES
Par convention on a:
V = xu x + yu y + zu z
La valeur Vde la vitesse correspond à la norme de ce vecteur :
1.4 EXPRESSION EN COORDONNÉES POLAIRES
Pour dériver ce vecteur par rapport au temps il faut appliquer les règles de dérivation d’une fonction composée.
On aura donc :
La quantité caractérise la variation de l’angle polaire au cours du temps et correspond à la définition de la vitesse
angulaire. Elle est souvent notée ω et s’exprime en radian/ seconde (rad⋅s–1).
Dérivation d’un vecteur tournant de norme constante
Les vecteurs de la base polaire apparaissent comme des fonctions de l’angle polaire θ. Il est
possible alors de les dériver par rapport à cet angle. L’application des règles de dérivation
donne :
De même on obtient :
D’où
1.5 VECTEUR ACCÉLÉRATION D’UN POINT
a) Définition
Tout comme le vecteur vitesse qui rend compte de la variation du vecteur position par
rapport au temps, le vecteur accélération va rendre compte des variations du vecteur vitesse
par rapport au temps.
Le vecteur accélération correspond donc à la dérivée par rapport au temps du vecteur
vitesse c’est-à-dire aussi à la dérivée seconde du vecteur position :
b) expression en coordonnées cartésiennes
Définition
Un point M est animé d'un MRU si son vecteur vitesse est constant et son accélération est nulle
Un point mobile est animé d'un MRUV si sa trajectoire est une droite et
son vecteur accélération est constant.
1.7.2 Equations horaires
0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖 : Vecteur position
𝑎Ԧ = 𝑎0 = 𝑎0 𝑖Ԧ: Vecteur accélération
Remarque:
• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣<0,
Ԧ on a un mru retardé. La vitesse décroit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ sont de sens opposé.
• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣=0,
Ԧ on a un mru. Le vecteur vitesse 𝑣Ԧ reste constant.
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
NIVEAU : TS1
THEME 1
THEME 2
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
THEME 4
CHAPITRE I: RAPPELS MATHÉMATIQUE
ON UTILISE AUSSI:
I.3 LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON
• Il n’est pas faux par exemple de dire que le soleil est en mouvement par rapport à la terre si
l’observateur est fixe sur terre. Il faut donc à chaque fois préciser par rapport à quoi l’étude du
mouvement est effectuée.
Le mouvement d’un point est donc relatif à un observateur fixe dans un référentiel d’étude.
En mécanique, pour qu’il n’y ait pas de doute possible, il est impératif de préciser par rapport à quoi l’étude du mouvement
sera effectuée c’est-à-dire indiquer le référentiel choisi.
1.1 NOTION DE RÉFÉRENTIEL
• Un référentiel (ou solide de référence) est un ensemble de points tous fixes les uns par rapport aux
autres. L’observateur qui étudie le mouvement d’un point est lui-même immobile dans ce référentiel.
Exemple : l’observateur est dans le train, le référentiel est le train. L’observateur est sur le quai, le
référentiel est la Terre
• Un référentiel peut être caractérisé par son nom. Dans les exemples précédents on peut parler du
référentiel « train » (constitué de tout ce qui est fixe par rapport au train) ou du référentiel « Terrestre
» (constitué de tout ce qui est fixe par rapport à la Terre) sans qu’il y ait d’ambiguïté.
• Un référentiel peut aussi être caractérisé par un point O et trois directions fixes dans ce référentiel
c’est-à-dire par un repère (O, x, y, z). Tout ce qui est fixe dans ce repère constitue le référentiel.
1.2 EXEMPLES DE RÉFÉRENTIEL À CONNAÎTRE
Un référentiel est défini soit par son nom (exemple : référentiel terrestre) soit par un de ses
repères R(O, x, y, z)
1.3- REPÈRES
• L’étude cinématique du mouvement d’un point revient à pouvoir répondre aux questions «
où ? » (où se trouve le point ?) et « Quand ? » (à quel moment dans le temps ?). pour
répondre à ces questions il est nécessaire de définir un repère d’espace et un repère de
temps.
➢ Repère d’espace
Un repère d’espace est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés
1.4. REPÈRE DE TEMPS
• Dans le référentiel R d’étude, la base associée à ce système d’axe est une base
orthonormée qui ne change pas au cours du (u x , u y , u z ) temps. On dit encore que la
base est fixe dans R.
• Le point M est parfaitement repéré si on connaît la distance OM= ρ et l’angle θ que fait le
segment OM avec l’axe Ox
Le point origine O correspond au « pôle » d’où le terme coordonné polaire. La longueur du
segment OM correspond à sa coordonnée radiale. Elle est notée ρ
L’autre coordonnée est la coordonnée angulaire également appelée angle polaire ou azimut
et noté θ .Cet angle est mesuré par rapport à l’axe des abscisses Ox appelé alors axe polaire.
Soit un cercle de rayon R, de centre Oet un angle αde sommet O exprimé en radian. La
mesure s de la longueur de l’arc de cercle intercepté par cet angle est donnée par : s= Rα.
L’angle αapparaît comme le rapport de 2 longueurs et est donc sans dimension.
Mesure s de l’arc de cercle :
s
s = R =
R
• Pour exprimer le vecteur position OM il est commode d’introduire une nouvelle base
orthonormée directe (u , uz ) naturellement associée à ce système de coordonnées et
définie de la façon suivante est le vecteur unitaire suivant la direction et le sens de O vers M.
c’est le vecteur radial (suivant le rayon). C’est le vecteur orthoradial (perpendiculaire au
rayon).
• Exercice ?
1.7 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CYLINDRIQUES
• Si le point doit être repéré dans l’espace il est possible d’utiliser les coordonnées
cylindriques. Il suffit de compléter le système de coordonnées polaires par un
troisième axe : l’axe oz avec sa coordonnée cartésienne z (appelée la cote).
La projection P du point M dans le plan (O, x, y) est repérée en coordonnées polaires
(ρ,θ). La projection de M sur l’axe Oz donne la cote z
uz
La base associée est composée de la base polaire et du vecteur unitaire suivant
l’axe Oz.
OM
• Le vecteur position OM s’obtient en utilisant la relation de Chasles :
OM = OP + PM = u + zu z
OM =OM= ρ 2 +z 2 = x 2 +y 2 +z 2
CE SYSTÈME DE COORDONNÉES , ILLUSTRÉ SUR LA FIGURE 3, EST TRÈS UTILE DANS TOUS LES PROBLÈMES À SYMÉTRIE SPHÉRIQUE DONT
LE VECTEUR 𝑂𝑀 EST UN VECTEUR RADIAL. IL PEUT S’EXPRIMER EN FONCTION DU VECTEUR UNITAIRE RADIAL 𝑢𝑟 QUI LUI EST COLINÉAIRE :
20 07/02/2019
M EST FORMÉE DES TROIS VECTEURS UNITAIRES (𝑢𝑟 , 𝑢𝜃 , 𝑢𝜑 ). CES TROIS VECTEURS UNITAIRES SONT ASSOCIÉS DE
FAÇON À FORMER UNE BASE ORTHONORMÉE DIRECTE. NOUS NOTERONS QUE CES VECTEURS DÉPENDENT DE LA
POSITION DU POINT M ET DONC VARIENT D’UN POINT À L’AUTRE DE L’ESPACE. SEULE LEUR NORME RESTE
CONSTANTE PUISQU’ILS SONT UNITAIRES. LE POINT M EST REPÉRÉ DANS CE SYSTÈME DE COORDONNÉES PAR TROIS
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07/02/2019
Figure 3 : Illustration des grandeurs utilisées
dans le système de coordonnées sphériques.
22 07/02/2019
2. VECTEUR VITESSE D’UN POINT
2.1 VITESSE MOYENNE
• Le même déplacement d’un point M entre 2 positions peut se faire pendant des durées différentes.
• Si la position du point mobile M à l’instant t1 correspond au point M(t1) = M1 et à l’instant
T2 au point M(t2) = M2 le vecteur vitesse moyenne se définit par :
M 1M 2 OM 2 − OM 1
Vm = =
t2 − t1 t
.
• La vitesse instantanée (vitesse à un instant t, celle par exemple qui apparaît sur le
compteur de vitesse d’un véhicule) peut se définir comme une vitesse moyenne entre la
position M1= M(t) du point mobile à la date t et la position M2 = M(t+ Δt) de ce même
point à la date t+ Δt où Δt représente une durée très faible. Cette vitesse moyenne tend
d’autant plus vers la vitesse instantanée à la date t que la durée Δt tend vers zéro. Le
vecteur position OM = OM (t ) est une fonction du temps et la vitesse
instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur position
OM (t + t ) − OM (t ) dOM
V (t ) = lim V (t ) =
t →0 t dt
Lorsque le point M’ tend vers le point M, la corde MM’ tend vers la tangente à la trajectoire
au point M. Le vecteur vitesse est un vecteur tangent à la trajectoire au point considéré.
dOM
dOM = V (t )dt = dl
1.3 EXPRESSION EN COORDONNÉES CARTÉSIENNES
Par convention on a:
V = xu x + yu y + zu z
La valeur Vde la vitesse correspond à la norme de ce vecteur :
1.4 EXPRESSION EN COORDONNÉES POLAIRES
Pour dériver ce vecteur par rapport au temps il faut appliquer les règles de dérivation d’une fonction composée.
On aura donc :
La quantité caractérise la variation de l’angle polaire au cours du temps et correspond à la définition de la vitesse
angulaire. Elle est souvent notée ω et s’exprime en radian/ seconde (rad⋅s–1).
Dérivation d’un vecteur tournant de norme constante
Les vecteurs de la base polaire apparaissent comme des fonctions de l’angle polaire θ. Il est
possible alors de les dériver par rapport à cet angle. L’application des règles de dérivation
donne :
De même on obtient :
D’où
1.5 VECTEUR ACCÉLÉRATION D’UN POINT
a) Définition
Tout comme le vecteur vitesse qui rend compte de la variation du vecteur position par
rapport au temps, le vecteur accélération va rendre compte des variations du vecteur vitesse
par rapport au temps.
Le vecteur accélération correspond donc à la dérivée par rapport au temps du vecteur
vitesse c’est-à-dire aussi à la dérivée seconde du vecteur position :
b) expression en coordonnées cartésiennes
Définition
Un point M est animé d'un MRU si son vecteur vitesse est constant et son accélération est nulle
Un point mobile est animé d'un MRUV si sa trajectoire est une droite et
son vecteur accélération est constant.
1.7.2 Equations horaires
0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖 : Vecteur position
𝑎Ԧ = 𝑎0 = 𝑎0 𝑖Ԧ: Vecteur accélération
Remarque:
• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣<0,
Ԧ on a un mru retardé. La vitesse décroit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ sont de sens opposé.
• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣=0,
Ԧ on a un mru. Le vecteur vitesse 𝑣Ԧ reste constant.
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
NIVEAU : TS1
THEME 1
THEME 2
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THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
THEME 4
Thermodynamique
M. BAILOU Oumar
[Link]@[Link]
79665984/76102238
Fondements de la thermodynamique
I . Introduction générale
La thermodynamique est une science qui nait à la fin du 17ème siècle. L’essentiel à l’époque était de
La motivation initiale était donc de répondre à un besoin industriel essentiel à l’époque : trouver les
conditions optimales pour transformer la chaleur en travail. Ce nom (thermodynamique) vient du grec
signifiant respectivement chaleur et force. On peut décrire la thermodynamique de deux (02) manières ou
3
• L’aspect macroscopique : on s’intéresse aux propriétés de la matière à l’échelle globale ou macroscopique.
Ainsi donc on s’intéresse aux propriétés qui décrivent les variables d’état macroscopiques (P, V, T, m,…).
atomique en utilisant comme variables les grandeurs cinétiques individuelles des molécules ou des atomes
Selon que l’on considère l’un ou l’autre de ces deux aspects, on distingue alors entre la thermodynamique
classique ou statique.
4
❑ Thermodynamique classique
Elle explique le comportement de la matière ou des systèmes en fonction de leurs variations d’énergie et
d’entropie. Elle décrit uniquement les états initiaux et finaux des systèmes en évolution et dresse le bilan
énergétique du système. Le chemin suivi par la transformation du système peut jouer un rôle (la notion de
❑ Thermodynamique statique
Elle cherche à expliquer l’origine et la signification des variables macroscopiques (P, T) et des notions de
chaleurs, de travail et l’entropie en les reliant directement au mécanisme de l’agitation moléculaire. Ainsi on
5
I.1 Définition d’un système thermodynamiques
Un système thermodynamique est une partie de l'univers limitée par une surface fermée réelle
ou fictive. A travers cette surface, se font les échanges d’énergie.
7
I.5. Transformation d’un système
Lorsqu’une ou plusieurs variables d’état d’un système sont modifiées, on dit que le système subit un changement d’état. La
succession des états par lequel passe un système entre un état initial et un état final est appelée transformation ou évolution du
système.
- le système évolue spontanément selon un processus naturel irréversible jusqu'à un nouvel état d'équilibre stable.
- le système évolue infiniment lentement selon une transformation quasi-statique, constituée d'une suite d'états
d'équilibre thermodynamique infiniment proches les uns des autres, dans un processus réversible.
NB: Lorsqu’au cours d’une transformation, un système retourne finalement à son état initial après une succession d’états
intermédiaires distincts, la transformation est appelée cycle. Au contraire, si l’état final diffère de l’état initial, on parle de
transformation ouverte.
8
Les transformations peuvent être : isobare, isotherme et isochore lorsque la pression, la
I. 6 Thermométrie
La notion de température trouve son origine dans la sensation de chaud ou froid que nous
ressentons lorsque nous touchons un objet. Pour évaluer une température, nous ferons appel
Exemple : fil métallique que l'on chauffe : sa température s‘ élève. Nous constatons que ses
propriétés varient :
x = x0 (1 + k )
On a alors
𝑥 − 𝑥0
𝜃 = 100
𝑥100 − 𝑥0
Il y a autant d'échelles centésimales que de phénomènes thermométriques
Pour différentes échelles centésimales seuls O° et 100° coïncident.
13
• L’échelle Celsius est une échelle centésimale construite sur un phénomène
• L’échelle Fahrenheit a deux points fixes : 32° F glace fondante et 212°F eau
bouillante
Les échelles absolues permettent une mesure des températures. Elles ont une réalité
Echelle Kelvin : Cette échelle considère que la limite inférieure d'agitation des molécules
On a la relation suivante :
16
On distingue entre pression absolue et relative et entre pression totale et partielle
17
I.9. Unités
18
CHAPITRE II : ETUDES DES GAZ PARFAITS ET RÉELS
Un gaz parfait est un gaz dont les molécules n'ont aucune action mutuelle. Lorsque
l’on fait croitre le volume occupé par le gaz, la pression du gaz décroit tandis
que les interactions entre molécules diminuent. Sous certaines conditions, un
gaz réel peut être considéré comme un gaz parfait, par exemple : sous une très
faible pression ou sous haute température.
Sous les hypothèses citées ci-dessus, nous abordons l’étude des fluides moteurs
(constituants les systèmes thermiques) comme étant des gaz parfaits.
19
L’étude des gaz nécessite de rappeler les variables d’état suivantes :
La pression:
La température :
La température T est un paramètre qui caractérise l'état thermique du gaz, c.à.d. son degré
d'agitation thermique. 20
II.1.1 Equations d’Etat des Gaz parfaits
Tous les gaz à des pressions suffisamment basses et des températures élevées (faible
densité) sont considérés des gaz parfaits et obéissent à trois lois : Boyle-Mariotte,
Charles et Gay-Lussac.
3° La loi de Gay-Lussac :
22
II.1.2 Equation d’état des gaz parfaits
La constante dans l’équation précédente est dite constante universelle des gaz
parfait est désignée par R, c’est une propriété liée à la masse molaire (M) en
Cette équation est dite aussi équation de Clapeyron, elle est valide pour une mole du
gaz, pour n moles, elle devient :
23
II.1.3 Représentations graphiques de l’équation de Clapeyron
L’équation d’état comporte trois variables, c’est pourquoi elle ne peut être
représentée dans l’espace que par une surface caractéristique du gaz parfait d'ans
l'espace PVT dont chaque point figure un état du gaz. Les diagrammes les plus
utilisées sont (P-V) donnant les courbes des isothermes.
24
II.2 Gaz semi-parfaits
P.V = n.R.T,
25
II.3 GAZ REELS
Dans les gaz réels les forces d’interaction intermoléculaires et les volumes mêmes
compliquée.
26
En introduisant dans l’équation des gaz parfaits des corrections qui tiennent
d’interaction par . Pour n mole du gaz, l’équation résultante est dite équation
27
On peut remarquer que pour des volumes très grands on retrouve l'équation des
gaz parfaits. Pour une mole de gaz on a
𝑎
𝑃+ 2 𝑉 − 𝑏 = 𝑅𝑇
𝑉
où les constantes a et b sont relatives à une mole. Avec le développement de
l'informatique et de la modélisation, les équations d'état des gaz réels présentent
un intérêt évident : on ne peut utiliser un diagramme dans un modèle
informatique. Il faut disposer d'une équation représentative du phénomène
étudié.
28
II.3.2 représentation graphique de l'équation de VAN DER WALLS
On peut constater (figure 11) que la corrélation théorique de Van der Walls explique
A l'intérieur de cette courbe l'équation de Van der Walls présente deux extremums au lieu
d'un palier à pression constante comme nous l'avons constaté au cour de la description
expérimentale.
29
II.3.3 coordonnée du point critique C (Pc, Vc, Tc)
Une des particularités des relations décrivant le comportement des gaz réels est la
définition commune du point critique C. Pour toute isotherme Tc il existe un point
𝜕𝑃 𝜕2 𝑝
C tel que : ቚ = 0 et 2ቚ = 0
𝜕𝑣 𝑇 𝜕𝑣 𝑇
On a d'autre part pour le même point C la relation
𝑎
𝑃𝑐 + 2 𝑉𝑐 − 𝑏 = 𝑅𝑇𝑐
𝑉𝑐
Ces 3 équations permettent de calculer Pc, Vc et Tc :
𝑅𝑇 𝑎
𝑃= − (1)
𝑉−𝑏 𝑉2
𝜕𝑃 𝑅𝑇 2𝑎
ቚ =− + (2)
𝜕𝑣 𝑇 𝑉−𝑏 2 𝑉3
𝜕2 𝑝 2𝑅𝑇 6𝑎
ቚ= − (3)
𝜕𝑣 2 𝑉−𝑏 3 𝑉4 𝑇
30
A partir des équations (2) et (3) on déduit au point C :
2 3𝑎
=
𝑉𝑐 − 𝑏 𝑉𝐶
D’où on tire Vc = 3b
Ainsi
2𝑎 3𝑏 − 𝑏 2
𝑅𝑇𝑐 =
(3𝑏)3
8𝑎
𝑇𝑐 =
27𝑏𝑅
Sachant que l'équation (1) donne :
𝑅𝑇𝑐 𝑎
𝑃𝑐 = − 2 On a alors :
𝑉𝑐 −𝑏 𝑉𝑐
𝑎
𝑃𝑐 =
27𝑏 2
31
I-10 REPRESENTATION GRAPHIQUE DES GAZ PARFAITS : DIAGRAMME DE CLAPEYRON
32
Remarque : Pour la vapeur d'eau a = 5,36 (1/mole)2 et b = 0,0305 l/mole. On peut
en déduire les coordonnées du point critique. En pratique, c'est le calcul des
coordonnées du point critique C (Pc Vc Tc) qui permet celui des constantes a et b et
par suite l'utilisation de l'équation pour un fluide particulier.
I. Chaleur
Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte déformable. Une résistance électrique placée
dans l’enceinte fournit une quantité de chaleur Q, et chauffe le gaz d’une température initiale T1 à
une température finale T2 . Comme le gaz se dilate le volume de l’enceinte augmente mais la
pression du gaz reste constante. La chaleur massique Q qui a été fournie au gaz pour élever sa
température est :
37
T2
Q = nC p dT Q = nC p dT Q = nC p dT = nCP (T2 − T1 )
T1
Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte non-déformable. La quantité de chaleur Q chauffe le gaz
d’une température initiale T1 à une température finale T2 . Comme le gaz se dilate mais le volume de l’enceinte reste
constant, la pression du gaz augmente. Dans ce cas, la chaleur qui a été échangée
T2
I.2. Travail
Le travail est une autre forme d’énergie que la chaleur, c’est l’énergie qui intervient dès qu’il y a mouvement ou
déformation d’un corps.
40
I. 7.2.1. Travail échangé pour un système fermé
W = − PdV W = − PdV
V2
L’énergie interne notée U est une fonction d’état. Elle est constituée par la somme des énergies cinétiques et des
énergies potentielles d’interaction entre les molécules. L’énergie interne d’un gaz parfait, ne dépend que de la
température, soit U = f (T) .
II 2. Enthalpie H
Par définition, l’enthalpie d’un système thermodynamique est donnée par la relation
L’enthalpie d’un gaz parfait ne dépend que de la température, soit H=f (T). La variation élémentaire de
l’enthalpie est: dH = nC p dT 42
II.3 Enoncé du premier principe
43
II. 4. Relation de Mayer
On introduit alors le rapport γ des capacités thermiques isobare et isochore. Ainsi le rapport est sans
dimension. On a les relation suivantes:
44
III. Transformations réversibles des gaz parfaits
Le fonctionnement d’une machine thermique est décrit par un cycle thermodynamique formé d’une succession de
plusieurs transformations, supposées réversibles. Dans ce qui suit, on va étudier uniquement les systèmes fermés
subissant des transformations réversibles.
Dans le cas d’une transformation isochore le volume reste constant (V1 = V2).
Le travail
La chaleur
45
La variation de l’énergie interne se traduit en chaleur.
Les échanges thermiques accompagnant une transformation isochore est égale à la variation de l’énergie interne du
système
Le travail
On introduit la grandeur H, qui est l’enthalpie du système. Elle est définie par la relation ܅
46
III.1.3. Transformation isotherme
Le travail
La pression varie suivant la loi PV = nRT => P 1 V 1 = P 2 V 2 , d'ou l'expression du travail pour une transformation
isotherme :
47
I.4. Transformation adiabatique (isentropique S = 0)
La transformation adiabatique s'effectue sans échange de chaleur (système thermiquement isolé) alors Q 12 = 0.
48
49
50
51
CHAPITRE IV : 2ème PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE
Une transformation thermodynamique pour un système est le passage d'un état d'équilibre initial à
un autre final. On sait que les variables d'état du système sont bien définies dans l'état initial et
dans l'état final du système. Elles ne le sont pas en général au cours de la transformation, sauf si
on suppose que les états intermédiaires du système constituent une succession d'états infiniment
voisins d'un état d'équilibre : on dit alors que les états intermédiaires sont en quasi-équilibre
et que la transformation est quasi-statique.
Remarque :
Une transformation quasi statique est une notion idéale. Elle exclut tout frottement, elle est infiniment lente. Une
représentation commode d'une telle transformation est le diagramme de Clapeyron, soit la trajectoire décrite dans le
52
système de coordonnées (P, V) le long de laquelle tous les points sont définis.
IV.2 Enoncé de Clausius
Une quantité de chaleur ne peut jamais être transférée spontanément d'une source froide
(BT) vers une source chaude (HT).
Les travaux de Clausius sur les cycles de Carnot l’ont amené à définir une fonction d’état, S dite
entropie, telle que pour toute transformation passant d’un état 1 à un état 2,elle peut être définit
comme suit : 53
VI.3 Enoncé de Kelvin-Plank
Il est impossible de prélever une quantité de chaleur Q d'une source d'énergie et de la transformer
intégralement en travail W.
54
VI.4 Deuxième principe de la thermodynamique
55
• Le bilan énergétique effectué sur cette machine s’écrit comme suit:
56
• Etant donné que le processus de transférer une quantité de chaleur d’une source
froide et la céder intégralement à une autre source chaude est impossible selon
Clausius, on déduit que pour un cycle réel d’une machine, il faut donc :
57
VI.5 Notion d’entropie
L’entropie est une fonction d’état qui sert à mesurer le degré de désordre d’un
système. Elle nous permet de pouvoir définir le sens d’une transformation. Plus on a
de variation d’Entropie, plus il faut d’énergie pour avoir un échange entre deux
systèmes, c’est à dire a voir une différence de température.
Exemple
59
60
• Considérant maintenant un cycle irréversible formé d’une transformation irréversible de l’état
initial (A) à l’état final (B) et d’une transformation réversible de (B) à (A).
61
VI.5 Calcul de la variation d’entropie
On peut calculer l’entropie d’un système thermodynamique selon le type et la nature de la
transformation qu’il subisse.
62
VI. 5. 2. Transformation réversible isobare
63
VI. 5. 3. Transformation réversible isochore
64
VI. 5. 5. Au cours d’un changement d’état
La quantité de chaleur qui accompagne un changement d’état physique de matière est la
chaleur latente.
65
IV. 5. 6. Nouvelles expressions de l’entropie
IV.5.6.1 Entropie en fonction des variables T et V
66
VI.5.6.2 Entropie en fonction des variables T et P
67
VI.5.6.3 Entropie en fonction des variables V et P
68
Ou bien :
69
VI.5.6.4. La notion d’entropie créée
En effet, toute transformation réelle d'un système doit s'effectuer dans le sens d'un bilan
entropique global sur le système et son échange avec le milieu extérieur positif, autrement dit
d'une création d'entropie.
L’entropie créée ne peut pas être calculée directement mais simplement déduite des deux
entropies (du système et l’échangé avec le milieu extérieur).
70
71
VI.6 Application du deuxième principe aux cycles thermodynamiques
L'énoncé général du deuxième principe contient implicitement tous les énoncés classiques
basés sur les cycles monothermes (énoncés de Clausius et Kelvin) ou basée sur les cycles
72
VI.6.1 Cycles monothermes
Un cycle monotherme ne fait intervenir des échanges d'énergie (Q, W) qu'avec une seule source
de chaleur. L'entropie étant une fonction d'état, sa variation au cours d’un cycle est nulle, de
même que celle de l'énergie interne. Pour un système échangeant une quantité de chaleur Q au
cours d'un cycle non nulle, avec une seule source thermique à la température T, le 1er et le 2ème
principe donnent respectivement :
Avec, W est le travail échangé au cours du cycle. On en déduit que et par conséquent :
73
On en déduit qu'un système thermodynamique subissant une transformation
termes, un tel système ne peut pas se comporter comme un moteur (il n’existe pas).
74
VI.6.2 Cycles dithermes
Un cycle dithermes (machine dithermes) fait intervenir des échanges d'énergie (Q,
W) entre deux sources de chaleur.
75
Une machine thermodynamique doit donc nécessairement fonctionner entre au
moins deux (02) sources de chaleur :
❑ cette chaleur rejetée est donc perdue et influera sur les performances de la
machine thermique: d'où la notion de rendement thermique. Ce que ce
précède est considéré comme une conséquence du deuxième principe.
76
A partir de ce schéma à deux sources (source chaude et source froide), on définit
deux types de machines thermiques:
77
a) Machines thermo-dynamiques
Les machines thermo-dynamiques transformant de
la chaleur en un travail mécanique,
elles sont productrices du travail (machines motrices),
c'est le cas :
❑Des moteurs thermiques à combustion interne
❑Des machines à vapeur (moteur à vapeur, turbine à vapeur...)
78
b) Machines dynamo-thermiques
Les machines dynamo-thermiques transformant du travail mécanique reçu en une
Chaleur, elles sont par contre des machines de transfert de chaleur, c'est le cas des
machines frigorifiques ou les pompes à chaleur.
b.1.) Cas d’une machine frigorifique (le réfrigérateur)
1. Définitions
On appelle source de chaleur, un objet en contact avec le système et susceptible de n'échanger avec lui que de la chaleur. Si
on a deux sources, celles-ci sont distinguées en source froide et source chaude par leurs températures relatives.
On appelle machine thermique, un dispositif permettant de transformer une énergie sous forme de chaleur en une énergie
sous forme de travail et réciproquement. Pratiquement, une machine thermique fonctionne à l'aide d'un agent thermique
(qui constitue le système) subissant une transformation cyclique et échangeant avec l'extérieur du travail et de la chaleur.
On peut notamment distinguer les machines les plus simples où les échanges de chaleur se font avec un nombre réduit de
sources de chaleur. Ainsi, une machine ditherme, est une machine n'échangeant de la chaleur qu'avec deux sources de
chaleur.
I.2. Différents types de machines thermiques
On définit un moteur thermique comme une machine qui transforme la chaleur en travail:
- si le cycle est décrit dans le sens des aiguilles d'une montre, alors le travail est négatif (W<0) et le cycle est dit
moteur.
- si le cycle est décrit dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, alors le travail est positif (W>0) et le cycle
est dit cycle récepteur
I. 3. Rendement
On appelle rendement Ș>0 d'une machine thermique le rapport d‘énergie utile à l‘ énergie consommée
(dépensée) pour la faire fonctionner.
On appelle cycle de Carnot, le cycle réversible décrit par une machine thermique idéale. Il est constitué de deux
portions d'isothermes ( à la température des sources froides Tf et chaude Tc ) et de deux portions adiabatiques
séparant les deux isothermes.
II. [Link] de Carnot
Un moteur thermique (W<0) fonctionnant suivant le cycle de Carnot entre deux sources de
chaleur (de températures respectives T 1 et T 2 <T 1 ) et décrivant le cycle ABCD correspondant aux
- Transformation CD: compression isotherme à température T2 pendant laquelle le système fluide fournit de la
chaleur Q F à la source froide T2
le cycle de Carnot, pour un gaz parfait, est représenté respectivement dans le diagramme de Clapeyron PV et
le diagramme entropique TS
I. 2. Machine frigorifique de Carnot
La réversibilité du cycle de Carnot autorise l'inversion du sens des transformations, conduisant à une inversion de tous
les signes des énergies échangées et constituant une machine frigorifique.
Pour un moteur, le rendement défini précédemment est le rapport entre l'énergie utile (travail fourni par le système) et
l'énergie consommée (chaleur Qc ou Q1 ) et il vient:
Pour une machine frigorifique, la quantité importante est le rapport entre la chaleur prélevée à la source froide Q 2 et
le travail nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:
Pour une pompe à chaleur, on s'intéresse au rapport entre la chaleur fournie à la source chaude Q1 et le travail
nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:
I.4. Théorème de Carnot
Le théorème de Carnot stipule que: "aucune machine ditherme ne peut être plus efficace qu'une machine de Carnot
fonctionnant entre les deux mêmes sources"
Le théorème de Carnot nous fournit ainsi un rendement (ou une efficacité) théorique maximale (et donc impossible à
dépasser)
1. Définition
Matériaux meubles qui recouvrent le rocher, une fois effectué le décapage de
surface, pour éliminer les matériaux organiques.
Le sol est donc un agrégat naturel de grains minéraux pouvant être
séparés par des actions mécaniques légères (agitation sous l’eau). Dans le
cas contraire, on parle de roche massive ou rocher.
2.2 Transports
Les particules altérées de roche peuvent soit rester sur place (sols
éluviaux), soit subir un déplacement plus ou moins important (sols
alluviaux).
Minéraux argileux
Minéraux non argileux
Ils se rencontrent rarement dans les particules inférieures à 2µm.
Ces minéraux non argileux, même lorsqu’ils sont relativement fins, ont
une faible activité de surface et ils contribuent peu à la plasticité ou à la
cohésion apportées par les matériaux argileux.
Minéraux argileux
Ils constituent les particules fines dont les composants minéraux sont différents
de ceux de la roche mère.
Le passage de la roche mère à l’argile se fait par dissolution sous l’action
de l’eau, combinaison chimique et recristallisation.
Les particules d’argiles donnent au sol des propriétés particulières du fait
des forces de liaison qui existent entre les particules.
On peut citer 3 groupes principaux d ‘argiles :
- les kaolinites,
- les montmorillonites,
- les illites.
Les cristaux sont constitués d’empilements de feuillets élémentaires (épaisseur 7
à 10Å).
Minéraux argileux
Ils constituent les particules fines dont les composants minéraux sont différents
de ceux de la roche mère.
Le passage de la roche mère à l’argile se fait par dissolution sous l’action
de l’eau, combinaison chimique et recristallisation.
Les particules d’argiles donnent au sol des propriétés particulières du fait
des forces de liaison qui existent entre les particules.
On peut citer 3 groupes principaux d ‘argiles :
- les kaolinites,
- les montmorillonites,
- les illites.
Les cristaux sont constitués d’empilements de feuillets élémentaires (épaisseur 7
à 10Å).
Ä = angström ou angstroem
Ces minéraux, suivant les liaisons entre feuillets peuvent ou non laisser pénétrer
l’eau entre les feuillets.
Dans le premier cas, on a des argiles gonflantes (montmorillonites), dans le
second cas, des argiles non gonflantes (illites, kaolinites).
3.3 L'eau.
L'eau existe dans le sol sous trois formes :
• l'eau du réseau cristallin du minéral argileux (eau de constitution).
Elle est très liée aux particules du minéral. Il faut un étuvage à 300 °C
pour la déplacer.
• L'eau interfeuillet (essentiellement pour les montmorillonites)
• L'eau interstitielle qui comprend :
- l'eau libre (se déplace sous l'effet de la pesanteur)
- l'eau liée (couche d'eau adsorbée)
Adsorber : fixer par pénétration superficielle dans un solide.
Eau libre
Eau adsorbée
• L'eau interstitielle qui comprend :
- l'eau libre (se déplace sous l'effet de la pesanteur)
- l'eau liée (couche d'eau adsorbée)
Adsorber : fixer par pénétration superficielle dans un solide.
Eau libre
Eau adsorbée
Particules
Tamis
Fond
4.1.1 Analyse granulométrique.
Elle consiste à déterminer la répartition en poids des grains de sol suivant leur
dimension.
Pour les particules de dimension d > 80 µ, la séparation se fait par
tamisage.
Cette méthode n'est plus possible pour les fines (particules inférieures à
80 µ) sur lesquelles on doit alors pratiquer l'essai de sédimentométrie.
Pour cet essai, on disperse les particules de sol dans l’eau par agitation. On laisse
décanter et on mesure la densité de la solution en fonction du temps.
L’interprétation des mesures à partir de la loi de Stokes permet d’avoir la
répartition des grains suivant leur diamètre.
% de tamisats
cumulés
Argile Limon Sable fin Sable Graviers Cailloux
100 grossier
50
0
log D
0,2 200 mm
Module Tamis log D logDi -log(Di-1) logDi - log 0,08
20 0,080 -1,097 0,00
21 0,100 -1,000 0,097 0,10
22 0,125 -0,903 0,097 0,19
23 0,160 -0,796 0,107 0,30
24 0,200 -0,699 0,097 0,40
25 0,250 -0,602 0,097 0,49
26 0,315 -0,502 0,100 0,60
27 0,40 -0,398 0,104 0,70
28 0,50 -0,301 0,097 0,80
29 0,63 -0,201 0,100 0,90
30 0,80 -0,097 0,104 1,00
31 1,00 0,000 0,097 1,10
32 1,25 0,097 0,097 1,19
33 1,60 0,204 0,107 1,30
34 2,00 0,301 0,097 1,40
35 2,50 0,398 0,097 1,49
36 3,15 0,498 0,100 1,60
37 4,00 0,602 0,104 1,70
38 5,00 0,699 0,097 1,80
39 6,3 0,799 0,100 1,90
40 8 0,903 0,104 2,00
41 10 1,000 0,097 2,10
42 12,5 1,097 0,097 2,19
43 16 1,204 0,107 2,30
44 20 1,301 0,097 2,40
45 25 1,398 0,097 2,49
46 31,5 1,498 0,100 2,60
47 40 1,602 0,104 2,70
Analyse granulométrique ▌▌
Pour les particules de dimension d > 80 µ, la séparation se fait par
tamisage.
Cette méthode n'est plus possible pour les fines (particules inférieures à
80 µ) sur lesquelles on doit alors pratiquer l'essai de sédimentométrie.
Pour cet essai, on disperse les particules de sol dans l’eau par agitation. On laisse
décanter et on mesure la densité de la solution en fonction du temps.
L’interprétation des mesures à partir de la loi de Stokes permet d’avoir la
répartition des grains suivant leur diamètre.
Les résultats de l'analyse granulométrique sont reportés sur un
diagramme semi-logarithmique ( % tamisats cumulés en fonction du log
de la dimension du tamis).
% de tamisats
cumulés
Argile Limon Sable fin Sable Graviers Cailloux
100 grossier
50
0
log D
0,2 200 mm
Les résultats de l'analyse granulométrique sont reportés sur un
diagramme semi-logarithmique ( % tamisats cumulés en fonction du log
de la dimension du tamis).
% de tamisats
cumulés
Argile Limon Sable fin Sable Graviers Cailloux
100 grossier
50
30%
0
log D
0,2 200 mm
D30
D30 2
- le coefficient de courbure Cc =
D60 D10
Sur la courbe granulométrique, Dx désigne le diamètre pour lequel le tamisât
cumulé est de x%. On retient surtout les valeurs D60, D30, D10 qui interviennent
pour déterminer deux coefficients caractéristiques de la courbe :
D60
- le coefficient de Hazen Cu = caractérise l’étalement de la granularité.
D10
D30 2
- le coefficient de courbure Cc =
D60 D10
Tamisats
cumulés
100%
60%
30%
10%
0% log D
D10 D30 D60
log D log D
T en % T en %
log D log D
T en % T en %
log D log D
COUPE A
A A
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et à déterminer wl et wp.
.w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl
wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm,.
COUPE B
2 mm
B B
Outil
Coupelle
à rainurer
1 cm
Limites d’Atterberg
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et .à déterminer wl et wp.
.w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl
wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm,.
COUPE B
2 mm
B B
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et .à déterminer wl et wp.
.w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl
wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm,.
COUPE C
C C
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et à déterminer wl et wp.
w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl
wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm, la limite de liquidité est la teneur en eau pour laquelle les
deux lèvres de la saignée se rejoignent sur une longueur supérieure à 1
cm pour un nombre de coups donnés à la coupelle égal à 25.
COUPE C
C C
wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm, la limite de liquidité est la teneur en eau pour laquelle les
deux lèvres de la saignée se rejoignent sur une longueur supérieure à 1
cm pour un nombre de coups donnés à la coupelle égal à 25.
COUPE C
C C
Conduite de l’essai
On injecte successivement des doses élémentaires d'une solution de bleu de
méthylène dans le bain aqueux contenant l’échantillon.
Type d’argile Surface spécifique (m2/g)
Montmorillonite 800
Vermiculite 200
Illite 40 - 60
Kaolinite 5 - 20
Conduite de l’essai
On injecte successivement des doses élémentaires d'une solution de bleu de
méthylène dans le bain aqueux contenant l’échantillon.
La capacité d'adsorption correspond à la quantité totale de bleu
introduite lorsqu'on est en présence d'un début d'excès. Ce dernier est
détecté par le test dit de la tache.
Remarque :
Les éléments non-argileux du sol ont une surface spécifique très faible et
sont de surcroît inertes. Par conséquent, ils n'ont pratiquement pas de
pouvoir d'adsorption.
Remarque :
Les éléments non-argileux du sol ont une surface spécifique très faible et
sont de surcroît inertes. Par conséquent, ils n'ont pratiquement pas de
pouvoir d'adsorption.
d’éléments 0,08
bien gradué
Moins de 5%
mm
ont un diamètre 2 mm
grave propre
mal gradué
Graves
Fonction de Cu, Cc et des limites
d’Atterberg grave
d’ éléments 0,08
limoneuse
Plus de 12%
mm
grave
argileuse
sable propre
d’éléments 0,08
Plus de 50% des éléments 0,08 mm
bien gradué
Moins de 5%
mm
ont un diamètre 2 mm
sable propre
mal gradué
Fonction de Cu, Cc et des limites
Sables
d’Atterberg
Sable
d’ éléments 0,08
limoneux
Plus de 12%
mm
sable
argileux
Remarque :
Les éléments non-argileux du sol ont une surface spécifique très faible et
sont de surcroît inertes. Par conséquent, ils n'ont pratiquement pas de
pouvoir d'adsorption.
Argiles inorganiques
très plastiques.
At
40
Argiles inorganiques
Ligne A
moyennement
IP=0,73(wl-20)
plastiques.
30
Silts inorganiques
Lp - Ap moyennement compressibles
Terre sans cohésion et silts organiques
0
10 20 30 40 50 60 70 wl
Silts inorganiques
peu compressibles
Va AIR =0
Vw EAU Ww
V W
Vs SOLIDE Ws
Va AIR =0
Vw EAU Ww
V W
Vs SOLIDE Ws
Poids spécifiques :
- Poids spécifique du sol = W/V
- Poids spécifique du sol sec d = Ws/V
- Poids spécifique du solide s = Ws/Vs
- Poids spécifique de l'eau w = Ww/Vw = 10 kN/m3
Poids spécifiques :
- Poids spécifique du sol = W/V
- Poids spécifique du sol sec d = Ws/V
- Poids spécifique du solide s = Ws/Vs
- Poids spécifique de l'eau w = Ww/Vw = 10 kN/m3
Exercice :
Etablir la relation donnant en fonction de e, s et w.
Compléter le diagramme poids-volume en posant Vs = 1 .
Exercice :
Etablir la relation donnant en fonction de e ,s et w.
Compléter le diagramme poids-volume en posant Vs = 1 .
Volumes Poids
AIR =0
e
EAU s . w
e+1
1 SOLIDE
s
Vv avec Vs = 1 Vv = e
e=
Vs
Ws Ws Ws
s = = =
Vs 1
Ww
w= Ww = w . Ws = w . s
Ws
W s + w . s s (1 + w)
= =
e + 1
=
e+1
V
Les adjuvants
1 Généralités
1-1 Historique
1-2 Définition
1-3 Classification
2 Adjuvants modifiant l’ouvrabilité du béton
2-1 Fonction principale
2-2 Principe d’action
2-3 Effets secondaires
2-4 Domaine d’utilisation
3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement
3-1 Retardateurs de prise
3-2 Accélérateurs de prise et accélérateurs de durcissement
4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières
4-1 Entraîneurs d’air
4-2 Hydrofuges de masse
4-3 Rétenteurs d’eau
5 Produits de cure
1 Généralités
1-1 Historique
Dès 1850, date de fabrication du ciment Portland, des recherches sont
menées pour agir sur :
- la maniabilité des pâtes de ciment,
- les temps de prise,
- les caractéristiques mécaniques,
- la porosité.
• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Ses effets
Un adjuvant ne peut entraîner :
- une diminution des caractéristiques du béton que dans les limites
précisées par la norme,
- une altération des armatures de BA ou aciers de précontrainte.
Un adjuvant est défini par :
- une fonction principale et une seule, dont l’efficacité dépend du
dosage,
- une ou plusieurs fonctions secondaires, souvent indépendantes de la
fonction principale.
Accélérateur
de prise
Béton
témoin
Fin de prise
Début de prise
Fin de prise
Début de prise
• Effets secondaires
- Risque d’avoir une résistance mécanique finale légèrement diminuée.
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétonnage par temps froid,
- béton manufacturé nécessitant des décoffrages rapides (blocs, pavés,
tuyaux…),
- besoin d’augmentation de productivité en usine de préfabrication,
- bétons à hautes résistances initiales…
• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons d’ouvrages hydrauliques (canaux, retenues d’eau, réservoirs…),
- galeries de tunnels,
- les mortiers d’étanchéité (chapes, coupure de capillarité sur
maçonnerie).
• Effets secondaires
La diminution des résistances à 28 jours par rapport à un béton témoin
est de l’ordre de 20 %.
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les ouvrages présentant un fort risque de ressuage
(dallage).
5 Produits de cure
• Fonction principale
- Protéger le béton frais après sa mise en œuvre, d’une dessiccation par
évaporation trop rapide de l’eau.
→ Evite la formation de fissures de retrait avant prise.
Mise en œuvre :
Par pulvérisation sur le béton frais. Il se forme après application un film
continu imperméable.
• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont recommandés pour les bétonnages :
- de routes, pistes,
- bordures de trottoir en continu,
- dallages, planchers.
Limites d’Atterberg :
Limite de liquidité = 31.00 % et Limité de plasticité = 24.80 %.
1) Déterminer les indices de plasticité et de consistance. Commenter
2) Classer ce sol d’après la classification USCS et AASTHO.
Chapitre II: Classification des sols
Exercice 2
On a effectué sur 4 échantillons de sols différents les essais d’identification dont les
résultats sont :
Graves 0/D 2 mm ≤ D ≤ 45 mm
d 2 mm
Gravillons d/D
D ≤ 63 mm
d 31,5 mm
Ballast d/D
D ≤ 63 mm
Enrochements D D 125 mm
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.
ouvrages concernés :
- Bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, éléments
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
- ouvrages de génie civil (centrales électriques, ponts)
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.
Granulats et viabilité
Les granulats peuvent être utilisés :
- non traités (sans liant),
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
1-3 Différents types de granulats
Un granulat, en fonction de sa nature et de son origine, peut être…
• Naturel :
- issu de roches meubles (alluvions)
- issu de roches massives, n’ayant subi aucune transformation autre
que mécaniques (tels que concassage, broyage, criblage, lavage).
• Artificiel :
d’origine minérale résultant d’un procédé industriel comprenant des
transformations thermiques ou autres.
• Recyclé :
obtenu par traitement d’une matière inorganique utilisée précédemment
dans la construction, tels que des bétons de démolition.
2 Production des granulats
L’accès au gisement représente une tâche administrative et
environnementale de grande ampleur qui peut facilement durer 5 à 10
ans.
En fin d’exploitation du gisement le site fait l’objet d’une remise en
état.
L’exploitation d’un gisement comprend les cinq étapes suivantes :
- décapage des niveaux non exploitables,
- extraction des matériaux,
- transfert sur les lieux de traitement,
- traitement des granulats pour obtenir les produits finis,
- remise en état du site exploité.
• L’abattage
But : réduction de la roche en blocs
→ un tir à l’explosif,
→ onde de choc,
→ blocs broyés.
Hauteur du front de taille = 15 m,
Largeur de 3 à 6m.
• Le transport
- tombereaux rigides (dumpers).
2 -2 Extraction des granulats de roches meubles
• En site terrestre (milieu sec)
- gisement de granulats alluvionnaires au-dessus du niveau d’eau
(nappe phréatique, eau de la rivière…)
→ exploitation directe,
→ engins traditionnels.
Utilisation :
- constituant élémentaire de mélanges hydrocarbonés.
3-4 Granulats artificiels
Des granulats artificiels peuvent être employés pour réaliser des bétons
à usages spécifiques.
• Sous-produits de la sidérurgie (Laitier)
- le laitier de haut-fourneau
Après refroidissement, il est concassé et calibré pour être conforme aux
souhaits du client.
refus
cumulé
refus partiel
tamisât
cumulé
Analyse granulométrique
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.
• Module de finesse
Les sables sont caractérisés par le module de finesse (MF).
MF = (refus cumulés sur tamis 4 - 2 - 1 - 0,5 – 0,25 et 0,125 )/100
Remarques:
Un sable pauvre en éléments fins aura un MF élevé.
• Classe granulaire
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des séries suivantes :
Série de base Série de base
Série de base
+ série 1 + série 2
0 0 0
1 1 1
2 2 2
4 4 4
- 5,6 ou (5) -
- - 6,3 (6)
8 8 8
- - 10
- 11,2 (11) -
- - 12,5 (12)
- - 14
16 16 16
- - 20
- 22,4 (22) -
31,5 (32) 31,5 (32) 31,5 (32)
- - 40
- 45 -
- 56 -
63 63 63
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des série normalisées :
Les valeurs choisies doivent également satisfaire aux critères suivants:
3-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
E
La forme des gravillons est déterminée le coefficient A
Pus A est élevé, plus le gravillon L
• Essai d’aplatissement
Cet essai consiste en un double tamisage
- un tamisage sur tamis,
- un tamisage sur grille.
Les différentes classes granulaires d/D
isolés par l’analyse granulométrique
sont tamisées une à une sur une grille
à fentes parallèles d’écartement e=d/1,58.
• Résultats
Pour une classe d/D on peut définir un coefficient d’aplatissement
partiel Ai :
Mei
Ai = 100
Mgi
avec Mei = masse passant à travers le tamis à fente
Mgi = masse de la classe d/D.
Le coefficient d’aplatissement global est égal à :
A=
Mei 100
Mgi
Pour les bétons on se limite à des granulats de catégorie FI20
3-3 Teneur en fines – Propreté
Les impuretés peuvent perturber:
- l’hydratation du ciment,
- l’adhérence granulats-liant.
→ Les fines argileuses, végétales ou organiques doivent être limitées.
Mouillage
Agitation
Lavage du sable
Repos
h1
Mesures
h1
h2
Mesures
bleu de méthylène
particules
argileuses
Schématisation d’un Les pores accessibles à l’eau Tous les pores font
grain poreux sont exclus du volume Va partie du volume Vr
ms
Masse volumique absolue =
Va
ms
Masse volumique réelle =
Vr
avec ms désignant la masse sèche obtenue après étuvage à 105°C
essai :
- peser récipient vide de volume VT, soit M1 sa masse,
- remplir ce récipient et peser la nouvelle masse M2.
M 2 − M1
app =
VT
La masse volumique est d’autant plus faible, que les vides
intergranulaires sont importants.
• Masse volumique absolue et réelle
La masse volumique absolue est le rapport entre la masse de
l’échantillon séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y
compris ses pores fermés, mais à l’exclusion des pores susceptibles
d’absorber de l’eau.
ms
a =
Va
La masse volumique réelle est le rapport entre la masse de l’échantillon
séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y compris ses pores
fermés et ceux susceptibles d’absorber de l’eau.
ms
r =
Vr
Remarque:
Dans le cas de granulats très denses, peu poreux, les masses volumiques
réelle et absolue ont des valeurs très proches.
Méthode de l ’éprouvette
Méthode de l’éprouvette graduée :
- remplir avec de l’eau une éprouvette,
soit V1 ce volume,
V1
V2
V1
Échantillon de masse : ms
même niveau
M0 M1 M2 M3
M1
0 gramme M2
0 gramme
Interprétation :
ménisque d’eau
grain de sable
3.6 Autres propriétés
Les granulats devront résister à l’attrition lors :
- du transport en camion,
- des opérations de malaxage,
- de mise en œuvre des bétons,
- des actions de service…
6 Nouveaux bétons
6-1 Bétons à Hautes Performances
6-2 Bétons autonivelants (BAN) ou autoplaçants (BAP)
6-3 Bétons fibrés
6-4 Bétons Fibrés à Ultra hautes Performances – BFUP
1 Introduction
1-1 Béton – Mortier – Coulis
Le béton désigne l’association de plusieurs matériaux : matrice + liant.
Béton hydraulique : sable, gravier, ciment et eau.
Mortier de ciment : sable, ciment et eau.
Coulis : mortier très fin et très fluide.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
• Sa forte densité est également un atout:
- elle apporte une stabilité vis-à-vis des contraintes climatiques (vent),
- elle isole des bruits aériens.
• Son coût est voisin de 185 000 HT/m3 livré chantier.
E/C
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
– une porosité accrue,
– un bullage en surface.
La teneur en eau est déterminée en fonction :
- de l’ouvrabilité désirée,
- des conditions d’hydratation du ciment (résistance désirée).
2-1.1 Essai d’affaissement ou « Slump test »
Cet essai est très facile à mettre en œuvre sur chantier.
- matériel simple,
- mode opératoire également simple.
La norme NF EN 206-1 définit cinq classes d’affaissement :
10 à 40 10 mm Ferme S1
50 à 90 20 mm Plastique S2
Classes
Etalement [mm] Tolérances
NF EN 206-1
340 F1
de 350 à 410 F2
de 420 à 480 F3
30 mm
de 490 à 550 F4
de 560 à 620 F5
630 F6
La norme NF EN 206-1 définit six classes d’étalement :
2-2 Vibration du béton
2-2.1 Rôles de la vibration
La vibration appliquée au béton a pour fonction :
- remplir plus facilement le moule par plastification locale du mélange,
- faire circuler le béton autour des armatures,
- augmenter compacité de la matrice cimentaire.
Par voie de conséquence, il est possible de diminuer E (masse d’eau)
ce qui a pour effet :
- de diminuer leur porosité,
- d’améliorer l’adhérence acier –béton,
- d’accroître leurs caractéristiques mécaniques et leur durabilité,
- d’améliorer leur aspect de surface par diminution du bullage.
2-2.2 Principe d’action de la vibration
La vibration provoque la mise en mouvement des grains,
→ diminution des forces de frottement,
→ baisse de la viscosité,
→ meilleur écoulement du mélange.
béton serré
Vibreurs internes
Les vibreurs externes peuvent :
- être fixés sur les coffrages,
- équiper une table vibrante
supportant un moule.
Utilisation :
Essentiellement les usines de
préfabrication.
Vibreurs externes
Certains indices permettent d’apprécier le moment requis
pour arrêter la vibration :
- le béton cesse de se tasser,
- le dégagement de bulles d’air s’arrête,
- la laitance apparaît en surface.
t=0 t = 20 mn
Nid d’abeilles
Nid d’abeilles
60%
40%
20%
Jours
0 7 14 21 28
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.
En France
On utilise des éprouvettes cylindriques
d’élancement 2.
Eprouvettes cylindriques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
16 x 32 159,6 320 200 40 mm
11 x 22 112,8 220 100 22,4 mm
En Allemagne
Les essais sont pratiqués sur des
éprouvettes cubiques.
Eprouvettes cubiques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
15 x 15 150 150 225 40 mm
10 x 10 100 100 100 22,4 mm
Eprouvettes normalisées
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.
Essai de compression
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,
Essai de compression
▌▌
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,
- charger l’éprouvette jusqu’à rupture,
- noter la valeur de la charge au moment de
la rupture (F),
- la résistance en compression a pour
expression : Rc = F avec
Ac
F : charge maximale provoquant la rupture,
Ac : section de l’éprouvette.
Essai de compression
▌▌
• Essai de compression (NF EN 12390-3)
L’essai consiste à solliciter les éprouvettes en compression simple
jusqu’à la rupture du béton.
Ordres de grandeur de Rc :
- Bétons courants : 20 à 50 MPa
- Bétons hautes performances (BTP) : 50 à 100 MPa
- Bétons très hautes performances (BTHP) > 100 MPa
• Faciès de rupture
On distingue :
- au départ, de fines fissures verticales,
- au moment de la rupture, deux cônes,
- généralement nous avons des décollements de granulats et des
ruptures de granulats.
Pour Rc 60 MPa la rupture peut être brutale.
Ruptures correctes
Ruptures non correctes
• Classes de résistance (EN 206-1)
Classification des bétons lourds à 28 jours :
Essai :
Essai sclérométrique
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.
Essai sclérométrique
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».
Essai sclérométrique
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton. fc,cub
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».
Un diagramme de conversion permet d’en
déduire la résistance du béton.
Précision :
Résistances estimées à 20% près.
Essai sclérométrique
▌▌
3-4 Essais non destructifs
Essai sur des ouvrages anciens :
- réaliser un carottage sur l’ouvrage,
- utiliser des essais non destructifs in situ.
• Essai sclérométrique (EN 12504-2)
Cet appareil est basé sur le bilan énergétique d’un corps lors d’un
impact.
armatures non
protégées armatures protégées
pH =9 pH = 13
• Carbonatation
.
4-2 Notion de durabilité - NF EN 206-1.
La durabilité d’un ouvrage, c’est sa capacité à conserver les fonctions
d’usage pour lesquelles il a été conçu.
- fonctionnement structurel,
- confort des usagers,
- aspect esthétique.
La norme NF EN 206-1 :
- impose de prendre en compte les conditions d’exposition
au milieu ambiant,
- fixe des caractéristiques minimums au béton fabriqué.
Bétons de structure
1. 2 Bâtiment
• Un bâtiment constitue un ensemble stable, limité et clos par une enveloppe.
• Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
1. 3 Travaux Publics
b) Etudes d’esquisse
FIN
11
II. TERRASSEMENTS
2.1 Mouvement de terre
La construction d’un ouvrage en GC commence par des travaux de terrassement, c’est à
dire, par des mouvements de terre. Ces travaux débutent par le décapage de la terre
végétale. Ensuite on exécute des fouilles (excavations) ou des remblais suivant la nature
du projet. Exemple : Réalisation d’une plate-forme routière
2 km
Échelle :
Le profil en long ainsi que les profils en travers d’un tracé routier imposent
d’importants mouvements de terre.
Pour un chantier donné, on essaye d’équilibrer les déblais et les remblais, sous
réserve que les matériaux extraits du site conviennent à la réalisation des
remblais
14
2.3 Foisonnement du sol
a)Foisonnement initial
A l’issue d’une opération d’extraction, le volume de déblais (Vf) est supérieur au
volume d’emprunt (Ve) qu’occupait le sol en place, avant foisonnement.
Pourcentage de foisonnement = Ff
Volume de déblais
foisonnés
Ff = V f - V e Vf = Ve (1 + Ff)
Ve Vf
Ve
Volume d’emprunt
b) Foisonnement résiduel
Conclusion Partielle
Ve
16
2.4 - EXECUTION DES FOUILLES
1. Les fouilles
1.1 Rigole
Une fouille est dite en rigole lorsque sa largeur l et sa profondeur h satisfont aux
relations :
l 2 m et h 1 m 0 1 2 3 4 5 6 Largeur l
Rigole
1
Une fouille est dite en tranchée lorsque l et h satisfont aux relations suivantes :
- 1er cas : l 2 m et h > 1 m
- 2ème cas : l > 2 m et h > l /2
17
Exemple : Pose d’une canalisation EP souterraine
0 1 2 3 4 5 6 Largeur l
Rigole
1
3 Tranchée
4
Profondeur h
Rigole
1 Excavation
superficielle
2
3 Tranchée
4
Profondeur h
la structure supérieure peut effectuer une rotation de 360°, creuser, soulever
des matériaux et les décharger à l’aide d’un godet monté sur un bras articulé.
20
Pelle
1.2 Les chargeuses
Une chargeuse est un engin automoteur à roues ou à chenilles, équipé d’un godet
frontal. Chargeur à chaînes
21
1.3 Les bouteurs (bulldozer)
défrichement, déblaiement ,
Dent arrière
(ripper monodent)
Dent arrière
(ripper multidents)
22
Lame frontale
2. Les engins de transport
2.1 Les camions à gabarit routier
23
2.2 Les tombereaux de chantier
24
2.3 Les Décapeuses
Décapeuse ou Scraper
25
3. Les engins d’assistance
Compacteurs manuels
26
3.2 Les niveleuses
27
FIN
28
III. NOTION DE BASE SUR LE BATIMENT
3. 1 Bâtiment
Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
3. 2 Terminologie
Acrotère ou mur acrotère, en abrégé acrotère, un muret situé en bordure de
toitures terrasses pour permettre le relevé d'étanchéité.
29
Agrégats : Eléments minéraux entrant dans la composition des bétons ou de
mortiers (sables, gravillons, cailloux)
30
Armatures : Structures en acier incorporées au béton permettant de donner aux
ouvrages en béton armé leur résistance aux efforts de flexion et de traction
Baie : ouverture dans un mur fermé par une fenêtre, La baie est dite libre
lorsqu’elle ne reçoit pas de menuiserie.
31
Balcon : Dalle accessible sur une façade et protégée par un garde-corps.
32
Béton précontraint : Béton armé dont les armatures sont mises en tension avant
coulage. Le béton est mis en compression par les tiges d'acier .
33
Chaînage: Ceinture en métal ou en béton reliant les murs porteurs et évitant
leur écartement.
Combles : Partie de la maison située sous la toiture. Les combles peuvent être
perdus ou aménagés.
Eaux usées – Eaux vannes : eaux usées sont évacuées des cuisines et salle de
bains et les eaux vannes sont celles évacuées des WC
Emmarchement: largeur d’un escalier
36
Etanchéité : Complexes bitumineux permettant la mise hors d'eau des terrasses.
Façade : Face extérieure d’un bâtiment ou un ensemble de faces que l’on voit
globalement de l’extérieur (façade principale, arrière, latérale)
Faîtage : Arête horizontale formée par la jonction de deux pans de toiture dans
leur partie haute.
Faux plafond : Plafond léger suspendu ou posé sur ossature en sous face du
plancher ou de la dalle structurante
Fenêtre : Menuiserie de différents types.
37
Fondation : Assises des structures d'une construction. Les fondations sont
conçues en fonction de la nature des sols. Fondations superficielles sur de bons
sols (roche, matériau compact et sec...) et pieux sur les sols de mauvaise qualité
(remblais, sols poreux...).
Garde corps: Barreaux de bois ou métalliques soutenant la main courante et
prenant appui sur la dalle.
Second oeuvre : Travaux tous corps d'état hors structures porteuses (gros
oeuvre) .
Semelle filante : En partie basse des fondations, elles sont situées sous les murs
porteurs et les poteaux.
41
42
43
FIN
44
IV. FONDATIONS
4.1 Définition
Qu’est-ce que les fondations?
Sont des ouvrages de transmission dont le rôle premier est de recevoir les charges et surcharges d’un
ouvrage (charges permanentes et d’exploitation) et les répartir de façon convenable sur le sol porteur
(SOL D’ASSISE) tout en évitant les tassements différentiels nuisibles à la stabilité de l’ouvrage.
45
4.2 Charges
Quelles sont les charges agissant sur un ouvrage (Ex Bâtiment?)
4.2.1 les actions exercées par le sol
La poussée des terres, agissant sur les parois enterrées du bâtiment.
La poussée hydrostatique du sol saturé d’eau, agissant sur les parties enterrées
du bâtiment, verticalement et vers le haut.
La résistance du sol d’assise, agissant sur les fondations du bâtiment,
verticalement et vers le haut.
48
Tassements uniformes
• Dus à la compressibilité naturelle du sol d’assise sous l'action des charges, le volume apparent du
sol diminue localement sous les fondations du fait de la réduction des vides entre les grains et de
l’évacuation latérale de l‘eau interstitielle.
Tassements différentiels
• Ils peuvent entrainer une déformation inacceptable par la structure a priori rigide du bâtiment, ce
qui peut provoquer une fissuration importante, voire la ruine partielle ou totale de l’ouvrage.
49
Causes des Tassements Différentiels
50
4.6 Dimensionnement des fondations
51
L'essai au pénétromètre dynamique (plus usuel) permet d'évaluer directement la capacité
portante d'un sol, en profondeur (jusqu’à plusieurs mètres), sans qu'il soit nécessaire de
pratiquer la moindre excavation, donc à partir d'une mise en œuvre de l'essai directement
au niveau du terrain naturel.
52
La formule dite "des Hollandais" permet de calculer la résistance dynamique de pointe du sol Rd:
Rd= [ M². H ] / [ e . A . (M + Pz)]
avec : M poids du mouton (10 daN). H hauteur de chute du mouton (50 cm). e enfoncement moyen par
coup (enfoncement / nombre de coups correspondant à cet enfoncement). A section de la pointe (5 cm²). Pz
poids cumulé de l'enclume (4,5 daN) et de la tige (3 daN) ou des tiges enfoncées dans le sol. La
connaissance de Rd permet ensuite d'évaluer la résistance ultime Ru puis la résistance de calcul Rc. La
prise en compte d'une marge de sécurité impose de prendre:
Ru= Rd/7 Rc= Ru/2
CAS PRATIQUE :
Calculez la valeur de Rd à 64 cm de profondeur, puis terminez le tracé de la courbe.
(voir relevé sur diapo suivant) Rd = [ 10². 50 ] / [( 64 / 50 ) . 5 . ( 10 + 7,5 ) ] Rd ≈ 44,64 bars
53
Résultats de l’essai
54
Exploitation des résultats
Il est envisagé de placer les fondations à 70 centimètres de profondeur. Quelle sera la résistance
de calcul du sol à prendre en compte?
D’après la courbe obtenue, à 70 cm de profondeur Rd ≈ 50 bars - Ru = Rd / 7 ≈ 7 bars -- Rc
=Ru / 2 ≈ 3,5 bars = 0,35 MPa
Ordre de grandeur de la résistance de calcul ADMISSIBLE PAR Les sols
55
4.7 Paramètres du dimensionnement des fondations
RAPPEL!!!
Plusieurs types de fondations en fonction de la nature du sol et de l’importance de l’ouvrage :
Superficielles
Profondes
Spéciales
56
4.8 Fondations superficielles :
Ce sont des fondations de faibles profondeurs adoptées pour des ouvrages relativement importants
édifié sur un terrain dont le bon sol est peu profond. De la manière dont les charges sont
acheminées, on distingue trois types de fondations superficielles :
57
aa) Comment dimensionner la semelle filante
PU (MN/ml)
B (ml)* 1ml =
δsol (𝑴𝑷)
Déterminer l’épaisseur du béton h
B−b
+ 5 cm ≤ h ≤ (B – b) + 5 cm
Vérifier que la contrainte réelle créée par l’ouvrage est bien inférieure à la contrainte
admissible du sol ---- Pour cela, il faut continuer la descente de charge jusqu’à la base de la
semelle (ajouter le poids propre de la semelle à l’ELU)
PUO
δréelle = 𝑺
si δréelle ≤ δsol alors les dimensions de la semelle filante sont convenables.
58
Dans le cas contraire, augmenter de 5cm à 5 cm la largeur de la semelle.
Déterminer les armatures principales de la semelle filante = Epingle
PUO FeE
Ast = avec d = h – 5 cm / δst / et Ast la section d’acier principale
𝟖 d δs𝒕 = 𝟏,𝟏
PU PU PU
A= et B= si la semelle est carrée ou circulaire on a A = B =
b δsol a δsol δsol
Cet type d’ouvrage est adopté lorsque le bon sol est à une
grande profondeur, ou lorsque le sol peu résistant en
surface ne permet pas de fonder sur les semelles isolées
ou filantes. Le radier général permet d’éviter la
réalisation de fondation très coûteuse et très compliquées,
Il est réalisé sur tout l’emprise de l’ouvrage et
s’apparente à un plancher renversé,
62
4.9 Fondations Profondes :
Lorsque le bon sol es trop en profondeur et lorsque l’ouvrage à réaliser est très
important, il convient alors de reporter les charges de celui-ci en profondeur pour
éviter le tassement du surface et préjudiciable à la stabilité de l’ouvrage … on parle
alors de fondation profonde : Il en existe deux types
Les fondation en puits
Les fondations en pieux
a) Fondations en puits:
Le béton est comprimé par le mouton et les tubes au fur et à mesure remontant en surface.
Le choix du type de pieux à utiliser est fonction du matériel disponible. De façon pratique,
les pieux préfabriqués sont généralement utilisés lorsque l’on désire reporter le poids de la
construction sur une couche profonde incompréhensible. Les coulés surplace, quant à eux
sont utilisés lorsque le sous sol est pratiquement inaccessible. Dans ces conditions, les pieux
vont résister grâce aux frottement de ses parois latéraux.
66
4.9 Fondations Spéciales:
Elles sont réalisées lorsque nous somme en présence d’une fondation complexe
nécessitant une mise en œuvre aussi complexe. On distingue plusieurs types :
Les fondations sous œuvre
Les fondations en caissons
Ce type de fondation est utilisé lorsque l'ouvrage doit être établi à une grande
profondeur sous l'eau, et surtout lorsque la rivière a des crues fréquentes.
Les fondations en barrettes
Il s’agit d’un type de fondation foré et moulé dont les caractères distinctifs concernent
la forme et le mode de forage. On utilise des outillages de forage à benne dont les
dimensions constituent la base de celles des appuis.
67
Fondation sous œuvre
Fondation en caisson
68
FIN
69
V. LA STRUCTURE PORTEUSE
5. 1 Definition
La structure est l’ensemble des parties d’un ouvrage appelée à résister aux différentes
sollicitations (effort normal - effort tranchant - moment fléchissant) autrement c’est le squelette
de l’ouvrage. Il existe deux sortes d’élément porteur qui définissent la structure d’un ouvrage :
Porteurs verticaux (murs, voiles et poteaux)
Porteurs horizontaux (Longrines, chainages, poutres, planchers, linteaux)
De par leur position, les porteurs peuvent être placer en deux catégories : Les porteurs en
Infrastructures et les porteurs en superstructure
En fonction de la manière dont les charges sont acheminées on distingue trois types de
structures qui sont :
La structure ossaturée : Elle est constituée de plancher – poutres – poteaux –
semelles isolées
70
La structure à mur porteur : Plancher – poutres – murs porteurs – semelles filantes
Structure mixte
En effet, la stabilité de l’ensemble de la construction étant acquise par l’adoption des fondations
satisfaisantes, les différents éléments de la superstructure doivent être bien conçus de sorte à ce
qu’ils puissent bien acheminer les charges jusqu’aux fondations.
PR PC PR
PA PA
PR
b) Les voiles
Ce sont des murs en béton armé coulés dans les coffrages métalliques ou en bois. Ce sont
également d’excellents porteurs verticaux et d’excellents isolants phoniques et acoustiques.
Leurs masses pondérales étant très importantes, ils nécessitent l’usage des semelles filantes très
importantes.
72
c) Les murs
Ce sont des éléments verticaux séparant l’intérieur et l’extérieur d’une part et séparant deux
pièces voisines d’autre part. En fonction de leur position sur l’ouvrage on distingue les murs de
façade situés en avant et en arrière :
Les murs de façade (situé en avant et en arrière)
Les murs pignons (situé sur les côtés)
Les murs de refend (séparant deux pièces)
Les murs ont deux fonctions essentielles à savoir la portance et l’enveloppe.
La portance est le fait que le mur participe au report des différentes charges
La fonction de l’enveloppe se rattache au mur et regroupe plusieurs aspects dont les principaux
sont les suivants :
Contribution à l’isolation thermique et phonique
Protection contre l’incendie
L’esthétique … etc
73
En somme, la fonction intéressante à l’enveloppe se résume à embellir résister et isoler.
Pour mener à bien ces deux fonctions, le mur doit présenter certains garanties qui conduisent à
l’étude des propriétés suivantes :
La capacité : c’est l’indice qui rend compte de la densité du matériaux entrant dans la
construction du mur autrement dit, plus le matériaux est compacte plus il est dense -
moins il comporte des vides et mieux il résiste à la compression.
La porosité : elle traduit l’importance des vides, cette porosité peut être ouverte ou
fermée selon que les vides ou les pores qui communiquent entre eux ou non.
La perméabilité : C’est la propriété qu’offre un matériau à porosité ouverte de se laisser
traverser par l’eau
La capillarité : C’est la propriété que présente certains matériaux poreux de laisser
remonter l’eau en surface
74
5. 3 Les porteurs Horizontaux
Ils sont essentiellement constitués de plancher, de poutre ….
Nous nous intéressons aux planchers en tant qu’élément porteur, leurs constitutions, les
techniques de réalisation de même que les différents types de plancher.
a) Les planchers
Ce sont des porteurs horizontaux destinés à recevoir des actions permanentes et variables puis
de les reporter aux porteurs verticaux qui à leur tour les acheminerons aux fondations. On
définit alors les planchers comme étant des ouvrages de franchissement c est à dire destiné à
séparer deux niveaux (RDC et R+1 par exemple)
En somme, le plancher remplis deux fonctions essentielles :
Fonctions relative à la stabilité : en assurant la transmission des charges et en participant
aux contre-ventement de la structure
Fonction de séparation : le plancher sépare deux niveaux et doit de se fait les isoler des75
nuisances acoustiques, sonores et thermiques. En outre ils doivent être stables au feu…
b) Les poutres
Ce sont des éléments en béton armé coulés en place dans les coffrages métalliques ou en bois ou
encore préfabriqués à l’usine et assemblés sur le chantier à l’aide d’engins de manutention. En
dehors du matériau béton armé on rencontre également des poutres en bois, métallique ou en
béton précontraint.
C) Les différents types de plancher suivant les techniques de réalisation
Dalles en béton armé : Elles sont constituées d’une dalle pleine d’épaisseur comprise
entre 10 à 30 cm soutenues par un ensemble de poutre et l’ensemble porté par un
coffrage, on distingue les coffrages traditionnels et les tables coffrants.
Coffrage traditionnel : sont constitués de bastings (chevron) d’étais et éventuellement de
contre plaqués.
Table coffrant : quant à elle est constituée d’un plateau coffrant montré sur une ossature
métallique réglable. 76
Les armatures de la dalle pleine sont constituées de nappes dont le nombre varie en fonction de
l’importance des charges.
Voir exemple de plan au tableau
Les planchers à corps creux : Encore appelé plancher à nervures ou à entrevous. Ils
sont constitués de trois (03) principaux éléments :
• Les nervures : qui jouent le rôle de poutre du fait de leurs petites dimensions, on les
appelle également des poutrelles
• Les hourdis : qui confèrent au plancher le confort thermique, phonique et acoustique
• Table de compression : qui permet d’obtenir une surface plane et horizontale au dessus
du plancher
Voir exemple de plan au tableau
77
Les prédalles : Ce sont des plaques de faibles épaisseur en béton armé ou en béton
précontraint préfabriqué en atelier ou à l’usine et mise en place par des engins de
levage (grues). Sur les plaques se reposent la table de compression.
L’avantage de ce type de plancher est l’économie réalisée au niveau du coffrage, de la rapidité
de mise en œuvre.
L’inconvénient majeur est le fait que sa mise en œuvre nécessite une aire de préfabrication
importante, des engins mécaniques et une main d’œuvre très qualifiée
En fonction du matériau utilisé, on rencontre en dehors du plancher en béton armé des planchers
en bois, métallique. L’inconvénient du plancher en bois est qu’il est putrescible c’est-à-dire
qu’il ne présente pas de garantie vis-à-vis de la durabilité. Les planchers métalliques quant à eux
sont utilisés au niveau des bâtiments à usage industriel.
78
FIN
79
VI. LA STABILITE D’ENSEMBLE
La stabilité d’ensemble concerne les structures vues en tant que système composé d’élément
parfaitement résistant et rigide et relié entre eux par des liaisons de divers types. Ce système
doit être capable d’équilibrer toutes les charges aux quelles la construction pourra être soumise
sans que leur géométrie et leur position ne soit modifiées. Le sol d’assise ne devant pas céder
sous le poids de la construction. Il est considéré comme s’il en faisait partie. Les causes
d’instabilité sont de trois types:
Mouvement des sols
La mauvaise conception des fondations
L’insuffisance de liaison entre les différents éléments
80
6.1 Instabilité due au mouvements des sols
Certains sites victimes de mouvements lents ou brutaux des terrain sont dangereux pour la
stabilité des constructions. Il est préférable de les éviter lors de l’implantation des ouvrages
toutefois cela n’est pas toujours possible car des régions en pierre peuvent avoir ce problème. Il
est alors nécessaire de recouvrir aux spécialistes pour déterminer les mesures de consolidation de
ces sols.
a) Les sols gonflants
Certains sols comme l’argile sont soumis à des variations volumiques en fonction de leur teneur
en eau. En effet, quand celles-ci augmentent, ils gonflent faisant ainsi subir des mouvements aux
constructions qui y sont assises. Ces mouvements sont les plus souvent irréguliers et on pour
conséquence l’inclinaison des structures ou la fissuration des constructions. Pour réaliser des
construction sur ce type de sol, les fondations de types profondes sont conseillées.
81
b) Affaissement et effondrement d’un site miné
Ils peuvent être provoqués par la circulation d’eau souterraine ou lorsqu’une construction est
implantée trop près d’une cavité souterraine sans que des mesures de consolidations appropriées
aient été prises en compte. Le phénomène est fréquent dans les régions d’exploitation minière
pour cela, toute construction dans ces zones doit être soumise à l’approbation des services des
mines qui exigent des structures conçues de manière à pouvoir résister des tassements
différentiels sans désordre majeur.
c) Les écoulements et glissements de terrains
Ceux-ci se produisent généralement dans les sites montagneux pour plusieurs raisons entre autre
l’action de l’eau, l’action des séismes, déboisement, terrassement en pieds de pente. Ils
représentent un danger réel pour les constructions qui peuvent être emportées par le sol en
mouvement. Les mesures de prévention sont le plus souvent coûteuses pour retenir les terres de
faibles volumes.
82
Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées
Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées à plus grande
échelle, on procède par dynamitasse des masses instables par injection des produits chimiques
stabilisateurs par ancrage de tirant… etc
d) Les affouillements
Ils se produisent le plus souvent dans les sols sablonneux à cause de l’action lente ou violente de
la mer (vagues). Les fondations d’une telle construction peuvent être particulièrement ou
totalement mis à nu. Il est recommandé alors de réaliser un mur écran enterré en béton armé et
les fondation de type profondes
6.2 Instabilité due à une insuffisance de liaison
Les éléments porteurs d’une structure stable sont reliés entre eux et les fondations par des
liaisons en nombre et en qualité suffisante. Ces liaisons empêchent des translations ou des
rotations particulières des éléments constitutifs de la structure sous l’action des différentes
83
charges. Une structure stable conserve donc sa géométrie originelle de façon permanente.
Cependant, des erreurs de conception peuvent quelque fois conduire à la construction de
structure instable notamment vis-à-vis des actions latérales comme celles du vent. Il faut donc
leur adjoindre des éléments de liaisons supplémentaires.
Les fondations bien que non visibles après l’achèvement des travaux jouent un rôle capital dans
la tenue des édifices. Les fondations doivent repartir l’ensemble des charges de sorte à ce que les
contraintes engendrées ne compromettent pas la stabilité de l’ouvrage. En rappel, si le sol en
proximité de la surface est homogène et résistant, les fondations superficielles de conception
simple suffisent pour assurer la stabilité de l’ouvrage. Si le bon sol est en profondeur, les
fondations profondes sont les mieux indiquées.
84
6.4 Quelques erreurs à éviter
Les constructions fondées à cheval sur deux types de sols à caractéristiques différentes: Cela
peut avoir pour conséquence l’inclinaison de la construction si elle est réalisée en acier ou en
béton armé ou sa fissuration lorsqu’elle est réalisée en maçonnerie traditionnelle.
Fondation en pente sur un sol en pente : sans ancrage adéquat des fondations au bon sol, il
y’a risque de glissement des constructions sous l’effet de la poussée des terres d’une part et le
poids de la construction d’autre part.
Construction fondée sur un sol gélif : un sol est gélif lorsque ce dernier contient de l’eau qui
se propage par capillarité en période de gel. Cette eau forme des lentilles de glace dont
l’expansion peut provoquer le soulèvement ou la fissuration des constructions légères. Pour y
fonder un ouvrage, il est recommandé de descendre à une profondeur où la température ne
descends pas en dessous de zéro
85
FIN
86
TECHNOLOGIE DU BATIMENT
Classe : L1
40 Heures :
Cours
TD Chargé du Cours :
Sortie (Visite de Chantier)
YAOGO Evance
Gaël Sylvestre
IngénieurenGénie
Ingénieur Géniecivil
Civil
Gérant de Syltrad Faso
Tel :70 08 85 95 / 76 55 61 61
Mail : yaogosyl@[Link]
PROGRAMME DU COURS
I. GENERALITE SUR LE GENIE CIVIL
II. TERRASSEMENT
III. NOTION DE BASE SUR LE BATIMENT
VI. FONDATIONS
V. PORTEURS VERTICAUX
VI. PORTEURS HORIZONTAUX
VII. DALLAGES
VIII. CHARPENTES
IX. COUVERTURES (TOITURES)
X. CLOISONS
…. MORTIERS
…. MENUISERIES
…. REVETEMENTS SOLS
…. PRECONTRAINT
…. TRAVAUX PUBLICS
….. CONSTRUCTION METALLIQUE
….. ETC…
I. GENERALITES SUR LE GENIE CIVIL
1. 1 Définition
Le génie civil est l’ensemble des activités conduisant à la réalisation de tout
ouvrage lié au sol. Ces activités se partagent en deux grandes catégories :
Le BATIMENT
Les TRAVAUX PUBLICS
D’où l’appellation « BTP »
1. 2 Bâtiment
• Un bâtiment constitue un ensemble stable, limité et clos par une enveloppe.
• Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
1. 3 Travaux Publics
b) Etudes d’esquisse
FIN
11
II. TERRASSEMENTS
2.1 Mouvement de terre
La construction d’un ouvrage en GC commence par des travaux de terrassement, c’est à
dire, par des mouvements de terre. Ces travaux débutent par le décapage de la terre
végétale. Ensuite on exécute des fouilles (excavations) ou des remblais suivant la nature
du projet. Exemple : Réalisation d’une plate-forme routière
2 km
Échelle :
Le profil en long ainsi que les profils en travers d’un tracé routier imposent
d’importants mouvements de terre.
Pour un chantier donné, on essaye d’équilibrer les déblais et les remblais, sous
réserve que les matériaux extraits du site conviennent à la réalisation des
remblais
14
2.3 Foisonnement du sol
a)Foisonnement initial
A l’issue d’une opération d’extraction, le volume de déblais (Vf) est supérieur au
volume d’emprunt (Ve) qu’occupait le sol en place, avant foisonnement.
Pourcentage de foisonnement = Ff
Volume de déblais
foisonnés
Ff = V f - V e Vf = Ve (1 + Ff)
Ve Vf
Ve
Volume d’emprunt
b) Foisonnement résiduel
Conclusion Partielle
Ve
16
2.4 - EXECUTION DES FOUILLES
1. Les fouilles
1.1 Rigole
Une fouille est dite en rigole lorsque sa largeur l et sa profondeur h satisfont aux
relations :
l 2 m et h 1 m 0 1 2 3 4 5 6 Largeur l
Rigole
1
Une fouille est dite en tranchée lorsque l et h satisfont aux relations suivantes :
- 1er cas : l 2 m et h > 1 m
- 2ème cas : l > 2 m et h > l /2
17
Exemple : Pose d’une canalisation EP souterraine
0 1 2 3 4 5 6 Largeur l
Rigole
1
3 Tranchée
4
Profondeur h
Rigole
1 Excavation
superficielle
2
3 Tranchée
4
Profondeur h
la structure supérieure peut effectuer une rotation de 360°, creuser, soulever
des matériaux et les décharger à l’aide d’un godet monté sur un bras articulé.
20
Pelle
1.2 Les chargeuses
Une chargeuse est un engin automoteur à roues ou à chenilles, équipé d’un godet
frontal. Chargeur à chaînes
21
1.3 Les bouteurs (bulldozer)
défrichement, déblaiement ,
Dent arrière
(ripper monodent)
Dent arrière
(ripper multidents)
22
Lame frontale
2. Les engins de transport
2.1 Les camions à gabarit routier
23
2.2 Les tombereaux de chantier
24
2.3 Les Décapeuses
Décapeuse ou Scraper
25
3. Les engins d’assistance
Compacteurs manuels
26
3.2 Les niveleuses
27
FIN
28
III. NOTION DE BASE SUR LE BATIMENT
3. 1 Bâtiment
Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
3. 2 Terminologie
Acrotère ou mur acrotère, en abrégé acrotère, un muret situé en bordure de
toitures terrasses pour permettre le relevé d'étanchéité.
29
Agrégats : Eléments minéraux entrant dans la composition des bétons ou de
mortiers (sables, gravillons, cailloux)
30
Armatures : Structures en acier incorporées au béton permettant de donner aux
ouvrages en béton armé leur résistance aux efforts de flexion et de traction
Baie : ouverture dans un mur fermé par une fenêtre, La baie est dite libre
lorsqu’elle ne reçoit pas de menuiserie.
31
Balcon : Dalle accessible sur une façade et protégée par un garde-corps.
32
Béton précontraint : Béton armé dont les armatures sont mises en tension avant
coulage. Le béton est mis en compression par les tiges d'acier .
33
Chaînage: Ceinture en métal ou en béton reliant les murs porteurs et évitant
leur écartement.
Combles : Partie de la maison située sous la toiture. Les combles peuvent être
perdus ou aménagés.
Eaux usées – Eaux vannes : eaux usées sont évacuées des cuisines et salle de
bains et les eaux vannes sont celles évacuées des WC
Emmarchement: largeur d’un escalier
36
Etanchéité : Complexes bitumineux permettant la mise hors d'eau des terrasses.
Façade : Face extérieure d’un bâtiment ou un ensemble de faces que l’on voit
globalement de l’extérieur (façade principale, arrière, latérale)
Faîtage : Arête horizontale formée par la jonction de deux pans de toiture dans
leur partie haute.
Faux plafond : Plafond léger suspendu ou posé sur ossature en sous face du
plancher ou de la dalle structurante
Fenêtre : Menuiserie de différents types.
37
Fondation : Assises des structures d'une construction. Les fondations sont
conçues en fonction de la nature des sols. Fondations superficielles sur de bons
sols (roche, matériau compact et sec...) et pieux sur les sols de mauvaise qualité
(remblais, sols poreux...).
Garde corps: Barreaux de bois ou métalliques soutenant la main courante et
prenant appui sur la dalle.
Second oeuvre : Travaux tous corps d'état hors structures porteuses (gros
oeuvre) .
Semelle filante : En partie basse des fondations, elles sont situées sous les murs
porteurs et les poteaux.
41
42
43
FIN
44
IV. FONDATIONS
4.1 Définition
Qu’est-ce que les fondations?
Sont des ouvrages de transmission dont le rôle premier est de recevoir les charges et surcharges d’un
ouvrage (charges permanentes et d’exploitation) et les répartir de façon convenable sur le sol porteur
(SOL D’ASSISE) tout en évitant les tassements différentiels nuisibles à la stabilité de l’ouvrage.
45
4.2 Charges
Quelles sont les charges agissant sur un ouvrage (Ex Bâtiment?)
4.2.1 les actions exercées par le sol
La poussée des terres, agissant sur les parois enterrées du bâtiment.
La poussée hydrostatique du sol saturé d’eau, agissant sur les parties enterrées
du bâtiment, verticalement et vers le haut.
La résistance du sol d’assise, agissant sur les fondations du bâtiment,
verticalement et vers le haut.
48
Tassements uniformes
• Dus à la compressibilité naturelle du sol d’assise sous l'action des charges, le volume apparent du
sol diminue localement sous les fondations du fait de la réduction des vides entre les grains et de
l’évacuation latérale de l‘eau interstitielle.
Tassements différentiels
• Ils peuvent entrainer une déformation inacceptable par la structure a priori rigide du bâtiment, ce
qui peut provoquer une fissuration importante, voire la ruine partielle ou totale de l’ouvrage.
49
Causes des Tassements Différentiels
50
4.6 Dimensionnement des fondations
51
L'essai au pénétromètre dynamique (plus usuel) permet d'évaluer directement la capacité
portante d'un sol, en profondeur (jusqu’à plusieurs mètres), sans qu'il soit nécessaire de
pratiquer la moindre excavation, donc à partir d'une mise en œuvre de l'essai directement
au niveau du terrain naturel.
52
La formule dite "des Hollandais" permet de calculer la résistance dynamique de pointe du sol Rd:
Rd= [ M². H ] / [ e . A . (M + Pz)]
avec : M poids du mouton (10 daN). H hauteur de chute du mouton (50 cm). e enfoncement moyen par
coup (enfoncement / nombre de coups correspondant à cet enfoncement). A section de la pointe (5 cm²). Pz
poids cumulé de l'enclume (4,5 daN) et de la tige (3 daN) ou des tiges enfoncées dans le sol. La
connaissance de Rd permet ensuite d'évaluer la résistance ultime Ru puis la résistance de calcul Rc. La
prise en compte d'une marge de sécurité impose de prendre:
Ru= Rd/7 Rc= Ru/2
CAS PRATIQUE :
Calculez la valeur de Rd à 64 cm de profondeur, puis terminez le tracé de la courbe.
(voir relevé sur diapo suivant) Rd = [ 10². 50 ] / [( 64 / 50 ) . 5 . ( 10 + 7,5 ) ] Rd ≈ 44,64 bars
53
Résultats de l’essai
54
Exploitation des résultats
Il est envisagé de placer les fondations à 70 centimètres de profondeur. Quelle sera la résistance
de calcul du sol à prendre en compte?
D’après la courbe obtenue, à 70 cm de profondeur Rd ≈ 50 bars - Ru = Rd / 7 ≈ 7 bars -- Rc
=Ru / 2 ≈ 3,5 bars = 0,35 MPa
Ordre de grandeur de la résistance de calcul ADMISSIBLE PAR Les sols
55
4.7 Paramètres du dimensionnement des fondations
RAPPEL!!!
Plusieurs types de fondations en fonction de la nature du sol et de l’importance de l’ouvrage :
Superficielles
Profondes
Spéciales
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4.8 Fondations superficielles :
Ce sont des fondations de faibles profondeurs adoptées pour des ouvrages relativement importants
édifié sur un terrain dont le bon sol est peu profond. De la manière dont les charges sont
acheminées, on distingue trois types de fondations superficielles :
57
aa) Comment dimensionner la semelle filante
PU (MN/ml)
B (ml)* 1ml =
δsol (𝑴𝑷)
Déterminer l’épaisseur du béton h
B−b
+ 5 cm ≤ h ≤ (B – b) + 5 cm
Vérifier que la contrainte réelle créée par l’ouvrage est bien inférieure à la contrainte
admissible du sol ---- Pour cela, il faut continuer la descente de charge jusqu’à la base de la
semelle (ajouter le poids propre de la semelle à l’ELU)
PUO
δréelle = 𝑺
si δréelle ≤ δsol alors les dimensions de la semelle filante sont convenables.
58
Dans le cas contraire, augmenter de 5cm à 5 cm la largeur de la semelle.
Déterminer les armatures principales de la semelle filante = Epingle
PUO FeE
Ast = avec d = h – 5 cm / δst / et Ast la section d’acier principale
𝟖 d δs𝒕 = 𝟏,𝟏
PU PU PU
A= et B= si la semelle est carrée ou circulaire on a A = B =
b δsol a δsol δsol
Cet type d’ouvrage est adopté lorsque le bon sol est à une
grande profondeur, ou lorsque le sol peu résistant en
surface ne permet pas de fonder sur les semelles isolées
ou filantes. Le radier général permet d’éviter la
réalisation de fondation très coûteuse et très compliquées,
Il est réalisé sur tout l’emprise de l’ouvrage et
s’apparente à un plancher renversé,
62
4.9 Fondations Profondes :
Lorsque le bon sol es trop en profondeur et lorsque l’ouvrage à réaliser est très
important, il convient alors de reporter les charges de celui-ci en profondeur pour
éviter le tassement du surface et préjudiciable à la stabilité de l’ouvrage … on parle
alors de fondation profonde : Il en existe deux types
Les fondation en puits
Les fondations en pieux
a) Fondations en puits:
Le béton est comprimé par le mouton et les tubes au fur et à mesure remontant en surface.
Le choix du type de pieux à utiliser est fonction du matériel disponible. De façon pratique,
les pieux préfabriqués sont généralement utilisés lorsque l’on désire reporter le poids de la
construction sur une couche profonde incompréhensible. Les coulés surplace, quant à eux
sont utilisés lorsque le sous sol est pratiquement inaccessible. Dans ces conditions, les pieux
vont résister grâce aux frottement de ses parois latéraux.
66
4.9 Fondations Spéciales:
Elles sont réalisées lorsque nous somme en présence d’une fondation complexe
nécessitant une mise en œuvre aussi complexe. On distingue plusieurs types :
Les fondations sous œuvre
Les fondations en caissons
Ce type de fondation est utilisé lorsque l'ouvrage doit être établi à une grande
profondeur sous l'eau, et surtout lorsque la rivière a des crues fréquentes.
Les fondations en barrettes
Il s’agit d’un type de fondation foré et moulé dont les caractères distinctifs concernent
la forme et le mode de forage. On utilise des outillages de forage à benne dont les
dimensions constituent la base de celles des appuis.
67
Fondation sous œuvre
Fondation en caisson
68
FIN
69
V. LA STRUCTURE PORTEUSE
5. 1 Definition
La structure est l’ensemble des parties d’un ouvrage appelée à résister aux différentes
sollicitations (effort normal - effort tranchant - moment fléchissant) autrement c’est le squelette
de l’ouvrage. Il existe deux sortes d’élément porteur qui définissent la structure d’un ouvrage :
Porteurs verticaux (murs, voiles et poteaux)
Porteurs horizontaux (Longrines, chainages, poutres, planchers, linteaux)
De par leur position, les porteurs peuvent être placer en deux catégories : Les porteurs en
Infrastructures et les porteurs en superstructure
En fonction de la manière dont les charges sont acheminées on distingue trois types de
structures qui sont :
La structure ossaturée : Elle est constituée de plancher – poutres – poteaux –
semelles isolées
70
La structure à mur porteur : Plancher – poutres – murs porteurs – semelles filantes
Structure mixte
En effet, la stabilité de l’ensemble de la construction étant acquise par l’adoption des fondations
satisfaisantes, les différents éléments de la superstructure doivent être bien conçus de sorte à ce
qu’ils puissent bien acheminer les charges jusqu’aux fondations.
PR PC PR
PA PA
PR
b) Les voiles
Ce sont des murs en béton armé coulés dans les coffrages métalliques ou en bois. Ce sont
également d’excellents porteurs verticaux et d’excellents isolants phoniques et acoustiques.
Leurs masses pondérales étant très importantes, ils nécessitent l’usage des semelles filantes très
importantes.
72
c) Les murs
Ce sont des éléments verticaux séparant l’intérieur et l’extérieur d’une part et séparant deux
pièces voisines d’autre part. En fonction de leur position sur l’ouvrage on distingue les murs de
façade situés en avant et en arrière :
Les murs de façade (situé en avant et en arrière)
Les murs pignons (situé sur les côtés)
Les murs de refend (séparant deux pièces)
Les murs ont deux fonctions essentielles à savoir la portance et l’enveloppe.
La portance est le fait que le mur participe au report des différentes charges
La fonction de l’enveloppe se rattache au mur et regroupe plusieurs aspects dont les principaux
sont les suivants :
Contribution à l’isolation thermique et phonique
Protection contre l’incendie
L’esthétique … etc
73
En somme, la fonction intéressante à l’enveloppe se résume à embellir résister et isoler.
Pour mener à bien ces deux fonctions, le mur doit présenter certains garanties qui conduisent à
l’étude des propriétés suivantes :
La capacité : c’est l’indice qui rend compte de la densité du matériaux entrant dans la
construction du mur autrement dit, plus le matériaux est compacte plus il est dense -
moins il comporte des vides et mieux il résiste à la compression.
La porosité : elle traduit l’importance des vides, cette porosité peut être ouverte ou
fermée selon que les vides ou les pores qui communiquent entre eux ou non.
La perméabilité : C’est la propriété qu’offre un matériau à porosité ouverte de se laisser
traverser par l’eau
La capillarité : C’est la propriété que présente certains matériaux poreux de laisser
remonter l’eau en surface
74
5. 3 Les porteurs Horizontaux
Ils sont essentiellement constitués de plancher, de poutre ….
Nous nous intéressons aux planchers en tant qu’élément porteur, leurs constitutions, les
techniques de réalisation de même que les différents types de plancher.
a) Les planchers
Ce sont des porteurs horizontaux destinés à recevoir des actions permanentes et variables puis
de les reporter aux porteurs verticaux qui à leur tour les acheminerons aux fondations. On
définit alors les planchers comme étant des ouvrages de franchissement c est à dire destiné à
séparer deux niveaux (RDC et R+1 par exemple)
En somme, le plancher remplis deux fonctions essentielles :
Fonctions relative à la stabilité : en assurant la transmission des charges et en participant
aux contre-ventement de la structure
Fonction de séparation : le plancher sépare deux niveaux et doit de se fait les isoler des75
nuisances acoustiques, sonores et thermiques. En outre ils doivent être stables au feu…
b) Les poutres
Ce sont des éléments en béton armé coulés en place dans les coffrages métalliques ou en bois ou
encore préfabriqués à l’usine et assemblés sur le chantier à l’aide d’engins de manutention. En
dehors du matériau béton armé on rencontre également des poutres en bois, métallique ou en
béton précontraint.
C) Les différents types de plancher suivant les techniques de réalisation
Dalles en béton armé : Elles sont constituées d’une dalle pleine d’épaisseur comprise
entre 10 à 30 cm soutenues par un ensemble de poutre et l’ensemble porté par un
coffrage, on distingue les coffrages traditionnels et les tables coffrants.
Coffrage traditionnel : sont constitués de bastings (chevron) d’étais et éventuellement de
contre plaqués.
Table coffrant : quant à elle est constituée d’un plateau coffrant montré sur une ossature
métallique réglable. 76
Les armatures de la dalle pleine sont constituées de nappes dont le nombre varie en fonction de
l’importance des charges.
Voir exemple de plan au tableau
Les planchers à corps creux : Encore appelé plancher à nervures ou à entrevous. Ils
sont constitués de trois (03) principaux éléments :
• Les nervures : qui jouent le rôle de poutre du fait de leurs petites dimensions, on les
appelle également des poutrelles
• Les hourdis : qui confèrent au plancher le confort thermique, phonique et acoustique
• Table de compression : qui permet d’obtenir une surface plane et horizontale au dessus
du plancher
Voir exemple de plan au tableau
77
Les prédalles : Ce sont des plaques de faibles épaisseur en béton armé ou en béton
précontraint préfabriqué en atelier ou à l’usine et mise en place par des engins de
levage (grues). Sur les plaques se reposent la table de compression.
L’avantage de ce type de plancher est l’économie réalisée au niveau du coffrage, de la rapidité
de mise en œuvre.
L’inconvénient majeur est le fait que sa mise en œuvre nécessite une aire de préfabrication
importante, des engins mécaniques et une main d’œuvre très qualifiée
En fonction du matériau utilisé, on rencontre en dehors du plancher en béton armé des planchers
en bois, métallique. L’inconvénient du plancher en bois est qu’il est putrescible c’est-à-dire
qu’il ne présente pas de garantie vis-à-vis de la durabilité. Les planchers métalliques quant à eux
sont utilisés au niveau des bâtiments à usage industriel.
78
FIN
79
VI. LA STABILITE D’ENSEMBLE
La stabilité d’ensemble concerne les structures vues en tant que système composé d’élément
parfaitement résistant et rigide et relié entre eux par des liaisons de divers types. Ce système
doit être capable d’équilibrer toutes les charges aux quelles la construction pourra être soumise
sans que leur géométrie et leur position ne soit modifiées. Le sol d’assise ne devant pas céder
sous le poids de la construction. Il est considéré comme s’il en faisait partie. Les causes
d’instabilité sont de trois types:
Mouvement des sols
La mauvaise conception des fondations
L’insuffisance de liaison entre les différents éléments
80
6.1 Instabilité due au mouvements des sols
Certains sites victimes de mouvements lents ou brutaux des terrain sont dangereux pour la
stabilité des constructions. Il est préférable de les éviter lors de l’implantation des ouvrages
toutefois cela n’est pas toujours possible car des régions en pierre peuvent avoir ce problème. Il
est alors nécessaire de recouvrir aux spécialistes pour déterminer les mesures de consolidation de
ces sols.
a) Les sols gonflants
Certains sols comme l’argile sont soumis à des variations volumiques en fonction de leur teneur
en eau. En effet, quand celles-ci augmentent, ils gonflent faisant ainsi subir des mouvements aux
constructions qui y sont assises. Ces mouvements sont les plus souvent irréguliers et on pour
conséquence l’inclinaison des structures ou la fissuration des constructions. Pour réaliser des
construction sur ce type de sol, les fondations de types profondes sont conseillées.
81
b) Affaissement et effondrement d’un site miné
Ils peuvent être provoqués par la circulation d’eau souterraine ou lorsqu’une construction est
implantée trop près d’une cavité souterraine sans que des mesures de consolidations appropriées
aient été prises en compte. Le phénomène est fréquent dans les régions d’exploitation minière
pour cela, toute construction dans ces zones doit être soumise à l’approbation des services des
mines qui exigent des structures conçues de manière à pouvoir résister des tassements
différentiels sans désordre majeur.
c) Les écoulements et glissements de terrains
Ceux-ci se produisent généralement dans les sites montagneux pour plusieurs raisons entre autre
l’action de l’eau, l’action des séismes, déboisement, terrassement en pieds de pente. Ils
représentent un danger réel pour les constructions qui peuvent être emportées par le sol en
mouvement. Les mesures de prévention sont le plus souvent coûteuses pour retenir les terres de
faibles volumes.
82
Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées
Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées à plus grande
échelle, on procède par dynamitasse des masses instables par injection des produits chimiques
stabilisateurs par ancrage de tirant… etc
d) Les affouillements
Ils se produisent le plus souvent dans les sols sablonneux à cause de l’action lente ou violente de
la mer (vagues). Les fondations d’une telle construction peuvent être particulièrement ou
totalement mis à nu. Il est recommandé alors de réaliser un mur écran enterré en béton armé et
les fondation de type profondes
6.2 Instabilité due à une insuffisance de liaison
Les éléments porteurs d’une structure stable sont reliés entre eux et les fondations par des
liaisons en nombre et en qualité suffisante. Ces liaisons empêchent des translations ou des
rotations particulières des éléments constitutifs de la structure sous l’action des différentes
83
charges. Une structure stable conserve donc sa géométrie originelle de façon permanente.
Cependant, des erreurs de conception peuvent quelque fois conduire à la construction de
structure instable notamment vis-à-vis des actions latérales comme celles du vent. Il faut donc
leur adjoindre des éléments de liaisons supplémentaires.
Les fondations bien que non visibles après l’achèvement des travaux jouent un rôle capital dans
la tenue des édifices. Les fondations doivent repartir l’ensemble des charges de sorte à ce que les
contraintes engendrées ne compromettent pas la stabilité de l’ouvrage. En rappel, si le sol en
proximité de la surface est homogène et résistant, les fondations superficielles de conception
simple suffisent pour assurer la stabilité de l’ouvrage. Si le bon sol est en profondeur, les
fondations profondes sont les mieux indiquées.
84
6.4 Quelques erreurs à éviter
Les constructions fondées à cheval sur deux types de sols à caractéristiques différentes: Cela
peut avoir pour conséquence l’inclinaison de la construction si elle est réalisée en acier ou en
béton armé ou sa fissuration lorsqu’elle est réalisée en maçonnerie traditionnelle.
Fondation en pente sur un sol en pente : sans ancrage adéquat des fondations au bon sol, il
y’a risque de glissement des constructions sous l’effet de la poussée des terres d’une part et le
poids de la construction d’autre part.
Construction fondée sur un sol gélif : un sol est gélif lorsque ce dernier contient de l’eau qui
se propage par capillarité en période de gel. Cette eau forme des lentilles de glace dont
l’expansion peut provoquer le soulèvement ou la fissuration des constructions légères. Pour y
fonder un ouvrage, il est recommandé de descendre à une profondeur où la température ne
descends pas en dessous de zéro
85
FIN
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