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INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

PROJET DE MECANIQUE DES FLUIDES

NIVEAU : TS1

FILIERE : GENIE CIVIL

DOCUMENTS : AUTORISES

Durée : 2JOURS

Enseignant : WOUNANG DJOMOU Clotaire D.

Ing. Génie civil

Exercice 1 : Définir les expressions suivantes (6pts)

Ecoulement permanent, écoulement permanent uniforme, écoulement permanent varié, écoulement


non permanent, mécanique des fluides, hydraulique.

Exercice 2 : (7pts)
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

Exercice 3 (7pts)
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

NIVEAU : TS1

FILIERE : GENIE CIVIL

ENSEIGNANT : WOUNANG DJOMOU CLOTAIRE.D//Physicien-Ing Génie Civil

Durée : 1,5 semaines.

PROJET DE MECANIQUE DES FLUIDES

THEME 1

THEME 2
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 4
CHAPITRE I: RAPPELS MATHÉMATIQUE

I.1 PRODUIT SCALAIRE PRODUIT SCALAIRE DE DEUX VECTEURS

SOIT 2 VECTEURS OA ET OB CONNAISSANT LES COORDONNÉES, ON UTILISE AUSSI :


I.2 PRODUIT VECTORIEL

• PRODUIT VECTORIEL DE DEUX VECTEURS

SOIENT DEUX VECTEURS uET v:

ON UTILISE AUSSI:
I.3 LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON

LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON CONSISTE À PLACER UN TIRE-BOUCHON


PERPENDICULAIREMENT AU PLAN FORMÉ PAR LES VECTEURS a ET b
EXERCICE I
EXERCICE II
CHAPITRE II : CINÉMATIQUE DU POINT
INTRODUCTION

• la mécanique est la plus ancienne branche de la physique ; elle décrit les


mouvements des corps et étudie leurs causes
• la mécanique se subdivise en plusieurs parties :
- la partie qui décrit les mouvements des systèmes sans se préoccuper de leurs
causes est la cinématique
- La statique qui étudie les conditions d’équilibres des systèmes matériels soumis
à un ensemble de forces est en réalité une partie de la dynamique.
RELATIVITÉ DU MOUVEMENT : NÉCESSITÉ D’UN RÉFÉRENTIEL

• Il n’est pas faux par exemple de dire que le soleil est en mouvement par rapport à la terre si
l’observateur est fixe sur terre. Il faut donc à chaque fois préciser par rapport à quoi l’étude du
mouvement est effectuée.

Le mouvement d’un point est donc relatif à un observateur fixe dans un référentiel d’étude.
En mécanique, pour qu’il n’y ait pas de doute possible, il est impératif de préciser par rapport à quoi l’étude du mouvement
sera effectuée c’est-à-dire indiquer le référentiel choisi.
1.1 NOTION DE RÉFÉRENTIEL

• Un référentiel (ou solide de référence) est un ensemble de points tous fixes les uns par rapport aux
autres. L’observateur qui étudie le mouvement d’un point est lui-même immobile dans ce référentiel.

Exemple : l’observateur est dans le train, le référentiel est le train. L’observateur est sur le quai, le
référentiel est la Terre

• Un référentiel peut être caractérisé par son nom. Dans les exemples précédents on peut parler du
référentiel « train » (constitué de tout ce qui est fixe par rapport au train) ou du référentiel « Terrestre
» (constitué de tout ce qui est fixe par rapport à la Terre) sans qu’il y ait d’ambiguïté.

• Un référentiel peut aussi être caractérisé par un point O et trois directions fixes dans ce référentiel
c’est-à-dire par un repère (O, x, y, z). Tout ce qui est fixe dans ce repère constitue le référentiel.
1.2 EXEMPLES DE RÉFÉRENTIEL À CONNAÎTRE

• Le référentiel de Copernic (ou héliocentrique du grec hêlios signifiant soleil)


• Le référentiel géocentrique
• Le référentiel terrestre

Un référentiel est défini soit par son nom (exemple : référentiel terrestre) soit par un de ses
repères R(O, x, y, z)
1.3- REPÈRES

• L’étude cinématique du mouvement d’un point revient à pouvoir répondre aux questions «
où ? » (où se trouve le point ?) et « Quand ? » (à quel moment dans le temps ?). pour
répondre à ces questions il est nécessaire de définir un repère d’espace et un repère de
temps.
➢ Repère d’espace
Un repère d’espace est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés
1.4. REPÈRE DE TEMPS

• Pour pouvoir répondre à la question « quand? » Il faut ajouter un repère de


temps c’est-à-dire une grandeur qui est la variable de temps. La durée écoulée
entre 2 événements ou 2 instants est mesurée au moyen d’une horloge ou
chronomètre.
• Tout mouvement périodique peut servir d’horloge.
• Le repère de temps est constitué d’une origine des temps fixée par
l’observateur et d’une durée unitaire fixant une chronologie. A chaque instant,
on associe un nombre réel t appelé date qui correspond à la durée écoulée
depuis l’instant origine.
1.5 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CARTÉSIENNES
• Dans le repère d’espace (O, x, y, z) défini précédemment , un point M est repéré par ses
coordonnées d’espace (x, y, z) correspondant à la mesure algébrique de la projection de M
successivement sur les 3 axes du repère. Ces 3 coordonnées sont de même nature et
homogènes à une longueur.

• Dans le référentiel R d’étude, la base associée à ce système d’axe est une base
orthonormée qui ne change pas au cours du (u x , u y , u z ) temps. On dit encore que la
base est fixe dans R.

• Il est pratique de positionner le point M en se donnant le vecteur position OM .Les


composantes de ce vecteur, dans la base cartésienne correspondent alors aux coordonnées
du point M MO = xu x + yu y + zu z
1.6 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES POLAIRES

• Il existe d’autres systèmes permettant de positionner un point dans le repère d’étude


comme par exemple le système de coordonnées polaires utilisé dans le cas où le point M
est mobile dans un plan.

• Le point M est parfaitement repéré si on connaît la distance OM= ρ et l’angle θ que fait le
segment OM avec l’axe Ox
Le point origine O correspond au « pôle » d’où le terme coordonné polaire. La longueur du
segment OM correspond à sa coordonnée radiale. Elle est notée ρ
L’autre coordonnée est la coordonnée angulaire également appelée angle polaire ou azimut
et noté θ .Cet angle est mesuré par rapport à l’axe des abscisses Ox appelé alors axe polaire.
Soit un cercle de rayon R, de centre Oet un angle αde sommet O exprimé en radian. La
mesure s de la longueur de l’arc de cercle intercepté par cet angle est donnée par : s= Rα.
L’angle αapparaît comme le rapport de 2 longueurs et est donc sans dimension.
Mesure s de l’arc de cercle :

s
s = R   =
R
• Pour exprimer le vecteur position OM il est commode d’introduire une nouvelle base
orthonormée directe (u  , uz ) naturellement associée à ce système de coordonnées et
définie de la façon suivante est le vecteur unitaire suivant la direction et le sens de O vers M.
c’est le vecteur radial (suivant le rayon). C’est le vecteur orthoradial (perpendiculaire au
rayon).

• Le vecteur position s’écrit alors :


OM = OM u  =  u 
1.6 LIENS ENTRE LES SYSTÈMES DE COORDONNÉES POLAIRES ET CARTÉSIENNES ?

• Exercice ?
1.7 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CYLINDRIQUES

• Si le point doit être repéré dans l’espace il est possible d’utiliser les coordonnées
cylindriques. Il suffit de compléter le système de coordonnées polaires par un
troisième axe : l’axe oz avec sa coordonnée cartésienne z (appelée la cote).
La projection P du point M dans le plan (O, x, y) est repérée en coordonnées polaires
(ρ,θ). La projection de M sur l’axe Oz donne la cote z
uz
La base associée est composée de la base polaire et du vecteur unitaire suivant
l’axe Oz.
OM
• Le vecteur position OM s’obtient en utilisant la relation de Chasles :

OM = OP + PM =  u + zu z
OM =OM= ρ 2 +z 2 = x 2 +y 2 +z 2

• Les coordonnées cylindriques de M sont donc ( ρ, θ, z).


Les composantes du vecteur position OM sont (ρ, θ, z)
(u x , u y , u z )
dans la base cylindrique
5. COORDONNÉES SPHÉRIQUES

CE SYSTÈME DE COORDONNÉES , ILLUSTRÉ SUR LA FIGURE 3, EST TRÈS UTILE DANS TOUS LES PROBLÈMES À SYMÉTRIE SPHÉRIQUE DONT

UN BON EXEMPLE EST LE REPÉRAGE D’UN POINT À LA SURFACE DE LA TERRE.

LE VECTEUR 𝑂𝑀 EST UN VECTEUR RADIAL. IL PEUT S’EXPRIMER EN FONCTION DU VECTEUR UNITAIRE RADIAL 𝑢𝑟 QUI LUI EST COLINÉAIRE :

𝑂𝑀 = 𝑟 𝑢𝑟 ET LA BASE LOCALE SPHÉRIQUE ASSOCIÉE À LA POSITION DU POINT

20 07/02/2019
M EST FORMÉE DES TROIS VECTEURS UNITAIRES (𝑢𝑟 , 𝑢𝜃 , 𝑢𝜑 ). CES TROIS VECTEURS UNITAIRES SONT ASSOCIÉS DE

FAÇON À FORMER UNE BASE ORTHONORMÉE DIRECTE. NOUS NOTERONS QUE CES VECTEURS DÉPENDENT DE LA

POSITION DU POINT M ET DONC VARIENT D’UN POINT À L’AUTRE DE L’ESPACE. SEULE LEUR NORME RESTE

CONSTANTE PUISQU’ILS SONT UNITAIRES. LE POINT M EST REPÉRÉ DANS CE SYSTÈME DE COORDONNÉES PAR TROIS

COORDONNÉES DE POSITIONS QUI SONT R,𝜃 𝑒𝑡 𝜑.

21
07/02/2019
Figure 3 : Illustration des grandeurs utilisées
dans le système de coordonnées sphériques.

22 07/02/2019
2. VECTEUR VITESSE D’UN POINT
2.1 VITESSE MOYENNE

• Le même déplacement d’un point M entre 2 positions peut se faire pendant des durées différentes.
• Si la position du point mobile M à l’instant t1 correspond au point M(t1) = M1 et à l’instant
T2 au point M(t2) = M2 le vecteur vitesse moyenne se définit par :

M 1M 2 OM 2 − OM 1
Vm = =
t2 − t1 t
.

Une vitesse s’exprime, dans le système international, en mètre/seconde,


symbole : m⋅s–1.
2.2 VECTEUR VITESSE INSTANTANÉE

• La vitesse instantanée (vitesse à un instant t, celle par exemple qui apparaît sur le
compteur de vitesse d’un véhicule) peut se définir comme une vitesse moyenne entre la
position M1= M(t) du point mobile à la date t et la position M2 = M(t+ Δt) de ce même
point à la date t+ Δt où Δt représente une durée très faible. Cette vitesse moyenne tend
d’autant plus vers la vitesse instantanée à la date t que la durée Δt tend vers zéro. Le
vecteur position OM = OM (t ) est une fonction du temps et la vitesse
instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur position
OM (t + t ) − OM (t ) dOM
V (t ) = lim V (t ) =
t →0 t dt
Lorsque le point M’ tend vers le point M, la corde MM’ tend vers la tangente à la trajectoire
au point M. Le vecteur vitesse est un vecteur tangent à la trajectoire au point considéré.

dOM

NB: La durée élémentaire dt correspond à la différence entre 2 dates infiniment proches et


s’appelle aussi la différentielle de la variable t

De même, le vecteur 𝑑𝑂𝑀 noté aussi d OM = dl est le résultat de la différence entre 2


vecteurs position infiniment proches et s’appelle la différentielle du vecteur position.

dOM = V (t )dt = dl
1.3 EXPRESSION EN COORDONNÉES CARTÉSIENNES

À partir de l’expression précédente du vecteur position OM et de la définition du vecteur


vitesse on obtient: dOM dx dy dz
V (t ) = = ux + u y + uz
dt dt dt dt

Par convention on a:
V = xu x + yu y + zu z
La valeur Vde la vitesse correspond à la norme de ce vecteur :
1.4 EXPRESSION EN COORDONNÉES POLAIRES

• Dérivation du vecteur position et vitesse angulaire


Lorsque le point se déplace dans un plan il est possible de choisir le système de coordonnées polaires. La base
associée est alors une base « mobile » : les vecteurs sont en rotation dans le plan (O, x, y) et
sont donc des fonctions du temps.

En appliquant la règle de dérivation d’un produit de fonction on obtient :


• Lorsque le point M est en mouvement, l’angle polaire θ= θ(t) est une fonction du temps. Le vecteur unitaire
tourne alors au cours du temps et est donc fonction du temps par l’intermédiaire de l’angle.

Pour dériver ce vecteur par rapport au temps il faut appliquer les règles de dérivation d’une fonction composée.

On aura donc :

La quantité caractérise la variation de l’angle polaire au cours du temps et correspond à la définition de la vitesse
angulaire. Elle est souvent notée ω et s’exprime en radian/ seconde (rad⋅s–1).
Dérivation d’un vecteur tournant de norme constante
Les vecteurs de la base polaire apparaissent comme des fonctions de l’angle polaire θ. Il est
possible alors de les dériver par rapport à cet angle. L’application des règles de dérivation
donne :

Les vecteurs de la base cartésienne étant indépendants de l’angle


polaire il suffit de dériver uniquement les composantes :
• En comparant ce résultat avec l’expression

De même on obtient :

Règle de dérivation d’un vecteur unitaire par rapport à l’angle polaire :


La dérivée par rapport à l’angle polaire θ d’un vecteur unitaire (qui ne dépend que de l’angle θ) est un vecteur
unitaire 𝑢 qui lui est directement perpendiculaire (rotation de π/2 dans le sens positif).
Exemple
• Dérivation par rapport au temps du vecteur unitaire tournant

• Expression du vecteur vitesse en coordonnées polaires

Exercice : Calculer la norme de V


1.5 EXPRESSION EN COORDONNÉES CYLINDRIQUES

En dérivant l’expression du vecteur position et en tenant compte des résultats obtenus


en cartésienne et en polaire, le vecteur vitesse s’écrit :

D’où
1.5 VECTEUR ACCÉLÉRATION D’UN POINT

a) Définition
Tout comme le vecteur vitesse qui rend compte de la variation du vecteur position par
rapport au temps, le vecteur accélération va rendre compte des variations du vecteur vitesse
par rapport au temps.
Le vecteur accélération correspond donc à la dérivée par rapport au temps du vecteur
vitesse c’est-à-dire aussi à la dérivée seconde du vecteur position :
b) expression en coordonnées cartésiennes

À partir de l’expression du vecteur vitesse et de la définition du vecteur accélération on obtient :

Les vecteurs de la base cartésiennes sont des vecteurs indépendants du temps.


L’expression devient :

En utilisant la convention , l’expression devient :


C) Expression en coordonnées polaires
À partir de l’expression du vecteur vitesse V (t ) et de la définition du vecteur accélération on obtient

Le premier terme correspond à la composante radiale de l’accélération, le second à


l’accélération orthoradiale.
D) EXPRESSION EN COORDONNÉES CYLINDRIQUES

Il suffit de rajouter la composante z suivant u z correspondant à la dérivée par rapport au temps de la


composante du vecteur vitesse :
1.6 TYPES DE MOUVEMENTS ET EQUATIONS HORAIRES
1.6.1 Mouvement rectiligne uniforme : MRU

Définition
Un point M est animé d'un MRU si son vecteur vitesse est constant et son accélération est nulle

0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖: vecteur position


𝑣Ԧ = 𝑣0 𝑖Ԧ: vecteur vitesse

à t=0s, 0𝑀0 =𝑥0 𝑖Ԧ et 𝑣0 = 𝑣0 𝑖Ԧ


1.7 MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORMÉMENT VARIÉ : MRUV
1.7.1 DÉFINITION

Un point mobile est animé d'un MRUV si sa trajectoire est une droite et
son vecteur accélération est constant.
1.7.2 Equations horaires
0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖 : Vecteur position
𝑎Ԧ = 𝑎0 = 𝑎0 𝑖Ԧ: Vecteur accélération
Remarque:

• -par élimination du paramètre t dans (1) et (2), on obtient : 𝑣² − 𝑣02 = 2𝑎0(𝑥 − 𝑥0 )

• -Si 𝑎.Ԧ 𝑣>0,


Ԧ on a un MRU accéléré. La vitesse croit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ ont même sens.

• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣<0,
Ԧ on a un mru retardé. La vitesse décroit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ sont de sens opposé.

• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣=0,
Ԧ on a un mru. Le vecteur vitesse 𝑣Ԧ reste constant.
Thermodynamique

Licence professionnelle 1 ère année

M. BAILOU Oumar
[Link]@[Link]
79665984/76102238
Fondements de la thermodynamique

Etude des gaz

Premier principe de la thermodynamique

2ème PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

Les moteurs à combustion interne


(MCI) et les machines frigorifiques
CHAPITRE I : FONDEMENTS DE LA THERMODYNAMIQUE

I . Introduction générale

La thermodynamique est une science qui nait à la fin du 17ème siècle. L’essentiel à l’époque était de

construire des machines indispensables à l’industrie naissante.

La motivation initiale était donc de répondre à un besoin industriel essentiel à l’époque : trouver les

conditions optimales pour transformer la chaleur en travail. Ce nom (thermodynamique) vient du grec

signifiant respectivement chaleur et force. On peut décrire la thermodynamique de deux (02) manières ou

selon deux (02) aspects différents :

3
• L’aspect macroscopique : on s’intéresse aux propriétés de la matière à l’échelle globale ou macroscopique.

Ainsi donc on s’intéresse aux propriétés qui décrivent les variables d’état macroscopiques (P, V, T, m,…).

• L’aspect microscopique : on s’intéresse aux propriétés de la matière à l’échelle microscopique ou

atomique en utilisant comme variables les grandeurs cinétiques individuelles des molécules ou des atomes

(Pi, Vi, Ei, …)

Selon que l’on considère l’un ou l’autre de ces deux aspects, on distingue alors entre la thermodynamique

classique ou statique.

4
❑ Thermodynamique classique

Elle explique le comportement de la matière ou des systèmes en fonction de leurs variations d’énergie et

d’entropie. Elle décrit uniquement les états initiaux et finaux des systèmes en évolution et dresse le bilan

énergétique du système. Le chemin suivi par la transformation du système peut jouer un rôle (la notion de

réversibilité ou d’irréversibilité des transformations).

❑ Thermodynamique statique

Elle cherche à expliquer l’origine et la signification des variables macroscopiques (P, T) et des notions de

chaleurs, de travail et l’entropie en les reliant directement au mécanisme de l’agitation moléculaire. Ainsi on

distingue les notions de température, de pression et de chaleur.

5
I.1 Définition d’un système thermodynamiques
Un système thermodynamique est une partie de l'univers limitée par une surface fermée réelle
ou fictive. A travers cette surface, se font les échanges d’énergie.

I.2 Types de systèmes


On distingue trois types de systèmes:
- Un système fermé : s'il permet l'échange d'énergie sans échange de matière avec le milieu
extérieur.
- Un système ouvert : s’il permet les échanges de matière et d'énergie avec le milieu
extérieur.
- Un système isolé : aucun échange avec le milieu extérieur
6
I.3 Etat d’un système
L’état d’un système est l’ensemble des paramètres thermodynamiques nécessaires à sa description (pression
P, température T, volume V….).

I.4. Les variables d’état


Les variables thermodynamiques sont classées en deux catégories :
- les variables intensives qui ne dépendent pas de la taille d’un système : par exemple la pression P, la masse
volumique ρ et la température T.
- les variables extensives qui dépendent de la taille d’un système : par exemple la masse m, le volume V…
Les principaux paramètres (P, V, T, ...) sont liés entre eux par une équation appelée équation d’état.
La variation d'une fonction d'état ne dépend pas du chemin suivi mais uniquement de l'état initial et de l'état final.
Exemple de fonctions d'état :
U : énergie interne H : enthalpie S : entropie G : enthalpie libre

7
I.5. Transformation d’un système

Lorsqu’une ou plusieurs variables d’état d’un système sont modifiées, on dit que le système subit un changement d’état. La
succession des états par lequel passe un système entre un état initial et un état final est appelée transformation ou évolution du
système.

Au cours d’une transformation, on peut envisager deux possibilités :

- le système évolue spontanément selon un processus naturel irréversible jusqu'à un nouvel état d'équilibre stable.

- le système évolue infiniment lentement selon une transformation quasi-statique, constituée d'une suite d'états
d'équilibre thermodynamique infiniment proches les uns des autres, dans un processus réversible.

NB: Lorsqu’au cours d’une transformation, un système retourne finalement à son état initial après une succession d’états
intermédiaires distincts, la transformation est appelée cycle. Au contraire, si l’état final diffère de l’état initial, on parle de
transformation ouverte.
8
Les transformations peuvent être : isobare, isotherme et isochore lorsque la pression, la

température et le volume sont respectivement constants.

Les propriétés sont classés en deux catégories: intensives (indépendant de la masse) et

extensives (fonction de la masse).

I. 6 Thermométrie

I.6.1 Notion de température

La notion de température trouve son origine dans la sensation de chaud ou froid que nous

ressentons lorsque nous touchons un objet. Pour évaluer une température, nous ferons appel

aux phénomènes physiques qui accompagnent les variations de température. 9


I.6.2 Phénomènes accompagnant la variation de température :

Il existe de nombreux phénomènes physiques résultants de la variation de la température.

Exemple : fil métallique que l'on chauffe : sa température s‘ élève. Nous constatons que ses
propriétés varient :

• le fil se dilate et sa longueur augmente ;

• la résistance électrique varie ;

• le rayonnement émis par le l augmente.

I.6.3 Concept physique de température

La température traduit l'énergie d'agitation des molécules. Augmenter la température d'un


corps revient donc à augmenter l'agitation moléculaire. On peut admettre des vitesses de plus en
10
plus grande (sans limite supérieure) et une vitesse inférieure nulle correspondant au zéro absolu.
Un phénomène thermométrique est d'autant plus intéressant à utiliser qu'il est :

• Qu’il ne varie qu'en fonction de la température

• Qu’il est sensible

• Que sa plage de mesure est maximale

• Qu’a une valeur de la température corresponde une seule valeur de la grandeur et


réciproquement (relation de bijection).

On appelle le coefficient thermométrique le coefficient k tel que:

x = x0 (1 + k )

Avec x est la grandeur thermométrique et Ɵ la température. 11


I.7 Echelles de température

Pour construire une échelle de température il faut nécessairement :

• Une relation liant la température à la grandeur thermométrique x

• Des points fixes constituant des repères thermométriques.

I.7.1 Echelles centésimales

Le degré thermométrique est la centième partie de la distance entre le terme de la

glace fondante et celui de l'eau bouillante sous la pression atmosphériques normale.


12
Soit :
• 2 points fixes : 0° glace fondante 100° eau bouillante
• Une relation linéaire  = ax + b
Pour Ɵ = 0 , a x0 + b = 0
Pour Ɵ = 100, a x100 + b = 100
D’où
100 −100𝑥0
𝑎= 𝑏=
𝑥100 −𝑥0 𝑥100 −𝑥0

On a alors
𝑥 − 𝑥0
𝜃 = 100
𝑥100 − 𝑥0
Il y a autant d'échelles centésimales que de phénomènes thermométriques
Pour différentes échelles centésimales seuls O° et 100° coïncident.
13
• L’échelle Celsius est une échelle centésimale construite sur un phénomène

thermométrique particulier qui est la variation de pression d'un gaz parfait à

volume constant. On note les degrés Celsius °C et on leur attribue le symbole Ɵ

• L’échelle Fahrenheit a deux points fixes : 32° F glace fondante et 212°F eau

bouillante

NB : les deux échelles n'ont pas de réalité physique et ne mesurent pas la

température, elles la repèrent


14
1.7.2 Echelle Absolue

Les échelles absolues permettent une mesure des températures. Elles ont une réalité

physique et représentent l'énergie d'agitation des molécules :

Echelle Kelvin : Cette échelle considère que la limite inférieure d'agitation des molécules

se situe à - 273,15°C soit 0 K.

On note les températures dans l'échelle Kelvin K, on utilise le symbole T

On a la relation suivante :

T K(Kelvin) = Ɵ °C(Celsius) + 273.15 T = Ɵ + 273.15 15


I.8 Notion de pression
La pression est due aux nombreux chocs des atomes ou molécules de la matière sur
les parois du récipient.

Dans l’enceinte, il y a N molécules de gaz en agitation permanente.

16
On distingue entre pression absolue et relative et entre pression totale et partielle

17
I.9. Unités

18
CHAPITRE II : ETUDES DES GAZ PARFAITS ET RÉELS

II.1 GAZ PARFAITS

Un gaz parfait est un gaz dont les molécules n'ont aucune action mutuelle. Lorsque
l’on fait croitre le volume occupé par le gaz, la pression du gaz décroit tandis
que les interactions entre molécules diminuent. Sous certaines conditions, un
gaz réel peut être considéré comme un gaz parfait, par exemple : sous une très
faible pression ou sous haute température.

Sous les hypothèses citées ci-dessus, nous abordons l’étude des fluides moteurs
(constituants les systèmes thermiques) comme étant des gaz parfaits.
19
L’étude des gaz nécessite de rappeler les variables d’état suivantes :

Le volume massique du gaz :

La masse volumique (masse spécifique) du gaz :

La pression:

La température :

La température T est un paramètre qui caractérise l'état thermique du gaz, c.à.d. son degré
d'agitation thermique. 20
II.1.1 Equations d’Etat des Gaz parfaits

Tous les gaz à des pressions suffisamment basses et des températures élevées (faible

densité) sont considérés des gaz parfaits et obéissent à trois lois : Boyle-Mariotte,
Charles et Gay-Lussac.

1° La loi de Boyle-Mariotte : le volume occupé par une certaine masse de gaz,


maintenue à température constante (T=Cte ), varie inversement avec la pression
qu’elle subit, ou bien :

La valeur de la constante dépend de la nature du gaz.


21
2° La loi de Charles : la pression d'un gaz varie directement avec la température
lorsque le volume est maintenu constant (V=Cte ).

Echauffement ou refroidissement à volume constant (V=Cte ) :

3° La loi de Gay-Lussac :

Le volume d’un gaz varie directement avec la température lorsque la pression


est maintenu constante (P=Cte ),

Echauffement ou refroidissement à pression constante (P=Cte ):

22
II.1.2 Equation d’état des gaz parfaits

En combinant les lois de Boyle-Mariotte et de Charles, la relation

suivante est obtenue :

La constante dans l’équation précédente est dite constante universelle des gaz
parfait est désignée par R, c’est une propriété liée à la masse molaire (M) en

du gaz et la constante des gaz (r) suivant la formule :

Cette équation est dite aussi équation de Clapeyron, elle est valide pour une mole du
gaz, pour n moles, elle devient :
23
II.1.3 Représentations graphiques de l’équation de Clapeyron
L’équation d’état comporte trois variables, c’est pourquoi elle ne peut être
représentée dans l’espace que par une surface caractéristique du gaz parfait d'ans
l'espace PVT dont chaque point figure un état du gaz. Les diagrammes les plus
utilisées sont (P-V) donnant les courbes des isothermes.

24
II.2 Gaz semi-parfaits

On distingue alors entre gaz parfait et semi-parfait, satisfaisant à l'équation :

P.V = n.R.T,

• pour un gaz parfait les chaleurs massiques (C p et C V ) sont constantes.

• pour un gaz semi-parfait les chaleurs massiques sont fonction de la température.

25
II.3 GAZ REELS

Dans les gaz réels les forces d’interaction intermoléculaires et les volumes mêmes

des molécules ne sont pas négligeables. Dans ce cas l’interdépendance des

variables d’état assurée par l’équation d’état à une forme plus

compliquée.

26
En introduisant dans l’équation des gaz parfaits des corrections qui tiennent

compte du volume des molécules du gaz par le terme et des forces

d’interaction par . Pour n mole du gaz, l’équation résultante est dite équation

de Van der Waals.

27
On peut remarquer que pour des volumes très grands on retrouve l'équation des
gaz parfaits. Pour une mole de gaz on a
𝑎
𝑃+ 2 𝑉 − 𝑏 = 𝑅𝑇
𝑉
où les constantes a et b sont relatives à une mole. Avec le développement de
l'informatique et de la modélisation, les équations d'état des gaz réels présentent
un intérêt évident : on ne peut utiliser un diagramme dans un modèle
informatique. Il faut disposer d'une équation représentative du phénomène
étudié.

28
II.3.2 représentation graphique de l'équation de VAN DER WALLS

On peut constater (figure 11) que la corrélation théorique de Van der Walls explique

bien le comportement des gaz réels en dehors de la courbe de saturation ACB.

A l'intérieur de cette courbe l'équation de Van der Walls présente deux extremums au lieu
d'un palier à pression constante comme nous l'avons constaté au cour de la description
expérimentale.
29
II.3.3 coordonnée du point critique C (Pc, Vc, Tc)
Une des particularités des relations décrivant le comportement des gaz réels est la
définition commune du point critique C. Pour toute isotherme Tc il existe un point
𝜕𝑃 𝜕2 𝑝
C tel que : ቚ = 0 et 2ቚ = 0
𝜕𝑣 𝑇 𝜕𝑣 𝑇
On a d'autre part pour le même point C la relation
𝑎
𝑃𝑐 + 2 𝑉𝑐 − 𝑏 = 𝑅𝑇𝑐
𝑉𝑐
Ces 3 équations permettent de calculer Pc, Vc et Tc :
𝑅𝑇 𝑎
𝑃= − (1)
𝑉−𝑏 𝑉2
𝜕𝑃 𝑅𝑇 2𝑎
ቚ =− + (2)
𝜕𝑣 𝑇 𝑉−𝑏 2 𝑉3
𝜕2 𝑝 2𝑅𝑇 6𝑎
ቚ= − (3)
𝜕𝑣 2 𝑉−𝑏 3 𝑉4 𝑇
30
A partir des équations (2) et (3) on déduit au point C :
2 3𝑎
=
𝑉𝑐 − 𝑏 𝑉𝐶
D’où on tire Vc = 3b
Ainsi
2𝑎 3𝑏 − 𝑏 2
𝑅𝑇𝑐 =
(3𝑏)3
8𝑎
𝑇𝑐 =
27𝑏𝑅
Sachant que l'équation (1) donne :
𝑅𝑇𝑐 𝑎
𝑃𝑐 = − 2 On a alors :
𝑉𝑐 −𝑏 𝑉𝑐
𝑎
𝑃𝑐 =
27𝑏 2

31
I-10 REPRESENTATION GRAPHIQUE DES GAZ PARFAITS : DIAGRAMME DE CLAPEYRON

- l'isobare est une droite horizontale : P = Constante

- l'isochore est une droite verticale V = Constante

- une isotherme est une branche l'hyperbole P V= nRT = constante ou encore

P =Constante/V= qui est bien l'équation d'une hyperbole

32
Remarque : Pour la vapeur d'eau a = 5,36 (1/mole)2 et b = 0,0305 l/mole. On peut
en déduire les coordonnées du point critique. En pratique, c'est le calcul des
coordonnées du point critique C (Pc Vc Tc) qui permet celui des constantes a et b et
par suite l'utilisation de l'équation pour un fluide particulier.

Points critiques de quelques fluides usuels


Air Pc = 37,743 bars Tc = 132,41 K Vc = 0,093 m3 / [Link]

Ammoniac 112,774 405,4 0,0725

Eau 221,058 647,27 0,056

Fréon 12 41,138 385,16 0,217

Oxygène 50,804 154,78 0,074


33
34
35
36
CHAPITRE III: PREMIER PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

I. Chaleur

I.1. Chaleur échangée à pression constante

Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte déformable. Une résistance électrique placée

dans l’enceinte fournit une quantité de chaleur Q, et chauffe le gaz d’une température initiale T1 à

une température finale T2 . Comme le gaz se dilate le volume de l’enceinte augmente mais la

pression du gaz reste constante. La chaleur massique Q qui a été fournie au gaz pour élever sa

température est :

37
T2

 Q = nC p dT  Q =  nC p dT  Q =  nC p dT = nCP (T2 − T1 )
T1

Q : quantité de chaleur échangée, exprimée en J ou kcal


n : le nombre de mole du gaz mole
Cp : capacité calorifique massique à pression constante, exprimée en J/mol.K ou kcal/ mol.K ,
T1 et T2 : températures initiales et finales en K.
38
I.2 Chaleur échangée à volume constant

Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte non-déformable. La quantité de chaleur Q chauffe le gaz
d’une température initiale T1 à une température finale T2 . Comme le gaz se dilate mais le volume de l’enceinte reste
constant, la pression du gaz augmente. Dans ce cas, la chaleur qui a été échangée

T2

 Q = nCV dT  Q =  nCV dT  Q =  nCV dT = nCV (T2 − T1 )


T1

Cv : capacité calorifique massique à volume constant, exprimée en J/mol.K ou kcal/mol.K,

n est le nombre de moles du gaz et M est la masse molaire. 39


I.7.1.3. Chaleur latente

Quand il y a changement de phase (solide-liquide, liquide-vapeur) la quantité de chaleur échangée par un


système s’écrit :

L est la chaleur latente massique de changement de phase est exprimée en J/kg.

I.2. Travail

Le travail est une autre forme d’énergie que la chaleur, c’est l’énergie qui intervient dès qu’il y a mouvement ou
déformation d’un corps.

40
I. 7.2.1. Travail échangé pour un système fermé

Si un piston se déplace sous l’ action de la pression P, le travail peut s’écrire:

 W = − PdV  W =  − PdV

Ou dV étant le volume balayé par le piston.

Si la pression reste constante pendant la transformation :

V2

 W = − PdV  W =  − PdV  W =  − PdV = − P (V2 − V1 )


V1 41
II. Le premier principe de la thermodynamique

II.1. Energie interne U

L’énergie interne notée U est une fonction d’état. Elle est constituée par la somme des énergies cinétiques et des
énergies potentielles d’interaction entre les molécules. L’énergie interne d’un gaz parfait, ne dépend que de la
température, soit U = f (T) .

La variation élémentaire d’énergie interne est :


dU = nCV dT

II 2. Enthalpie H

Par définition, l’enthalpie d’un système thermodynamique est donnée par la relation

L’enthalpie d’un gaz parfait ne dépend que de la température, soit H=f (T). La variation élémentaire de
l’enthalpie est: dH = nC p dT 42
II.3 Enoncé du premier principe

43
II. 4. Relation de Mayer

On introduit alors le rapport γ des capacités thermiques isobare et isochore. Ainsi le rapport est sans
dimension. On a les relation suivantes:

44
III. Transformations réversibles des gaz parfaits

Le fonctionnement d’une machine thermique est décrit par un cycle thermodynamique formé d’une succession de
plusieurs transformations, supposées réversibles. Dans ce qui suit, on va étudier uniquement les systèmes fermés
subissant des transformations réversibles.

III.1. Systèmes fermés

III.1.1. Transformation isochore

Dans le cas d’une transformation isochore le volume reste constant (V1 = V2).

Le travail

Entre les deux états 1 et 2 est :

La chaleur

Le premier principe s'écrit alors :

45
La variation de l’énergie interne se traduit en chaleur.

Les échanges thermiques accompagnant une transformation isochore est égale à la variation de l’énergie interne du
système

III.1.2. Transformation isobare

La pression du gaz étant constante entre deux états 1 et 2 (P 1 = P 2 )

Le travail

Le travail entre 1 et 2 vaut :

On introduit la grandeur H, qui est l’enthalpie du système. Elle est définie par la relation ‫܅‬
46
III.1.3. Transformation isotherme

L'équation d'état donne : PV = Cte .

Le travail

Le travail échangé au cours de la transformation s'écrit :

La pression varie suivant la loi PV = nRT => P 1 V 1 = P 2 V 2 , d'ou l'expression du travail pour une transformation
isotherme :
47
I.4. Transformation adiabatique (isentropique S = 0)

La transformation adiabatique s'effectue sans échange de chaleur (système thermiquement isolé) alors Q 12 = 0.

48
49
50
51
CHAPITRE IV : 2ème PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

IV.1. Transformation quasi statique

Une transformation thermodynamique pour un système est le passage d'un état d'équilibre initial à
un autre final. On sait que les variables d'état du système sont bien définies dans l'état initial et
dans l'état final du système. Elles ne le sont pas en général au cours de la transformation, sauf si
on suppose que les états intermédiaires du système constituent une succession d'états infiniment
voisins d'un état d'équilibre : on dit alors que les états intermédiaires sont en quasi-équilibre
et que la transformation est quasi-statique.
Remarque :
Une transformation quasi statique est une notion idéale. Elle exclut tout frottement, elle est infiniment lente. Une
représentation commode d'une telle transformation est le diagramme de Clapeyron, soit la trajectoire décrite dans le
52
système de coordonnées (P, V) le long de laquelle tous les points sont définis.
IV.2 Enoncé de Clausius

Une quantité de chaleur ne peut jamais être transférée spontanément d'une source froide
(BT) vers une source chaude (HT).

Les travaux de Clausius sur les cycles de Carnot l’ont amené à définir une fonction d’état, S dite
entropie, telle que pour toute transformation passant d’un état 1 à un état 2,elle peut être définit
comme suit : 53
VI.3 Enoncé de Kelvin-Plank

Il est impossible de prélever une quantité de chaleur Q d'une source d'énergie et de la transformer
intégralement en travail W.

54
VI.4 Deuxième principe de la thermodynamique

Compte tenu des deux postulats de Clausius et de Kelvin, imaginons un


cycle de transformation au cours duquel :
❑ Une machine prélève de la chaleur Q à une source froide à la température T2 < T1
et la cède intégralement à une source chaude à la température T1 .

❑ Comme T2<T1 , ce transfert de chaleur est impossible d’après l’énoncé de


Clausius et ce cycle est donc irréversible dans la pratique.

55
• Le bilan énergétique effectué sur cette machine s’écrit comme suit:

56
• Etant donné que le processus de transférer une quantité de chaleur d’une source

froide et la céder intégralement à une autre source chaude est impossible selon

Clausius, on déduit que pour un cycle réel d’une machine, il faut donc :

Donc, on peut déduire que pour un cycle réversible :

Et pour un cycle irréversible :

57
VI.5 Notion d’entropie
L’entropie est une fonction d’état qui sert à mesurer le degré de désordre d’un
système. Elle nous permet de pouvoir définir le sens d’une transformation. Plus on a
de variation d’Entropie, plus il faut d’énergie pour avoir un échange entre deux
systèmes, c’est à dire a voir une différence de température.

Exemple

L’accroissement de l’entropie d’un système lors d’une transformation


58
• Considérons un cycle thermodynamique formé de deux transformations réversibles allant de A à
B (transformation 1) et de B à A (transformation 2).

Faisant un bilan énergétique sur le cycle :

59
60
• Considérant maintenant un cycle irréversible formé d’une transformation irréversible de l’état
initial (A) à l’état final (B) et d’une transformation réversible de (B) à (A).

61
VI.5 Calcul de la variation d’entropie
On peut calculer l’entropie d’un système thermodynamique selon le type et la nature de la
transformation qu’il subisse.

VI. 5. 1. Transformation réversible isotherme

62
VI. 5. 2. Transformation réversible isobare

63
VI. 5. 3. Transformation réversible isochore

VI. 5. 4. Transformation réversible adiabatique

64
VI. 5. 5. Au cours d’un changement d’état
La quantité de chaleur qui accompagne un changement d’état physique de matière est la
chaleur latente.

65
IV. 5. 6. Nouvelles expressions de l’entropie
IV.5.6.1 Entropie en fonction des variables T et V

le 1er principe de la thermodynamique :

le 2éme principe de la thermodynamique :

66
VI.5.6.2 Entropie en fonction des variables T et P

67
VI.5.6.3 Entropie en fonction des variables V et P

68
Ou bien :

69
VI.5.6.4. La notion d’entropie créée
En effet, toute transformation réelle d'un système doit s'effectuer dans le sens d'un bilan
entropique global sur le système et son échange avec le milieu extérieur positif, autrement dit
d'une création d'entropie.

L’entropie créée ne peut pas être calculée directement mais simplement déduite des deux
entropies (du système et l’échangé avec le milieu extérieur).

70
71
VI.6 Application du deuxième principe aux cycles thermodynamiques

L'énoncé général du deuxième principe contient implicitement tous les énoncés classiques

basés sur les cycles monothermes (énoncés de Clausius et Kelvin) ou basée sur les cycles

dithermes (cycle de Carnot).

72
VI.6.1 Cycles monothermes
Un cycle monotherme ne fait intervenir des échanges d'énergie (Q, W) qu'avec une seule source
de chaleur. L'entropie étant une fonction d'état, sa variation au cours d’un cycle est nulle, de
même que celle de l'énergie interne. Pour un système échangeant une quantité de chaleur Q au
cours d'un cycle non nulle, avec une seule source thermique à la température T, le 1er et le 2ème
principe donnent respectivement :

Avec, W est le travail échangé au cours du cycle. On en déduit que et par conséquent :

73
On en déduit qu'un système thermodynamique subissant une transformation

cyclique, et n'échangeant de la chaleur qu'avec une seule source thermique, ne peut

pas produire de travail : il ne peut qu'en recevoir du milieu extérieur. En d'autres

termes, un tel système ne peut pas se comporter comme un moteur (il n’existe pas).

74
VI.6.2 Cycles dithermes

Un cycle dithermes (machine dithermes) fait intervenir des échanges d'énergie (Q,
W) entre deux sources de chaleur.

Pour qu’un système dithermes fournisse du travail, il faut qu’elle encaisse de la


chaleur de la source chaude et qu’elle en remet une partie à la source froide.

75
Une machine thermodynamique doit donc nécessairement fonctionner entre au
moins deux (02) sources de chaleur :

❑ la transformation de chaleur en travail (Q en W) à partir d'une source chaude


n'est donc possible qu'à la condition de rejeter une partie de la chaleur à une autre
source froide (cycle dithermes).

❑ cette chaleur rejetée est donc perdue et influera sur les performances de la
machine thermique: d'où la notion de rendement thermique. Ce que ce
précède est considéré comme une conséquence du deuxième principe.

76
A partir de ce schéma à deux sources (source chaude et source froide), on définit
deux types de machines thermiques:

1. Les machines thermo-dynamiques,

2. Les machines dynamo-thermiques.

Leurs principes de fonctionnement sont illustrés comme suit :

77
a) Machines thermo-dynamiques
Les machines thermo-dynamiques transformant de
la chaleur en un travail mécanique,
elles sont productrices du travail (machines motrices),
c'est le cas :
❑Des moteurs thermiques à combustion interne
❑Des machines à vapeur (moteur à vapeur, turbine à vapeur...)

78
b) Machines dynamo-thermiques
Les machines dynamo-thermiques transformant du travail mécanique reçu en une
Chaleur, elles sont par contre des machines de transfert de chaleur, c'est le cas des
machines frigorifiques ou les pompes à chaleur.
b.1.) Cas d’une machine frigorifique (le réfrigérateur)

Le coefficient de performance (COP) d’une machine


dynamo-thermique, est donné par: 79
b.2.) Cas d’une pompe à chaleur
Elle est basée sur le même principe qu’un réfrigérateur
mais avec un objectif différent,c’est pomper de la chaleur
d’une source froide et la restituer à une source chaude
(c’estpour chauffer).

Le coefficient de performance (COP) d’une machine


dynamo-thermique, est donné par: 80
Chapitre III: Introduction à l'étude des machines thermiques

I. Machines thermiques: cycle ditherme

1. Définitions

I.1.1. Source de Chaleur

On appelle source de chaleur, un objet en contact avec le système et susceptible de n'échanger avec lui que de la chaleur. Si
on a deux sources, celles-ci sont distinguées en source froide et source chaude par leurs températures relatives.

I.1.2. Machine thermique

On appelle machine thermique, un dispositif permettant de transformer une énergie sous forme de chaleur en une énergie
sous forme de travail et réciproquement. Pratiquement, une machine thermique fonctionne à l'aide d'un agent thermique
(qui constitue le système) subissant une transformation cyclique et échangeant avec l'extérieur du travail et de la chaleur.

On peut notamment distinguer les machines les plus simples où les échanges de chaleur se font avec un nombre réduit de
sources de chaleur. Ainsi, une machine ditherme, est une machine n'échangeant de la chaleur qu'avec deux sources de
chaleur.
I.2. Différents types de machines thermiques

On distingue deux types de machines thermiques:

I.2.1. Moteur thermique

On définit un moteur thermique comme une machine qui transforme la chaleur en travail:

W<0 et Qf +Qc >0.


I 2.2. Machine frigorifique et pompe à chaleur

Transforme le travail en chaleur, donc w>0 et Qc +Qf <0

Cette machine présente un double intérêt:


- Extraire de la chaleur de la source froide, c'est-à-dire production de froid et on a une
machine frigorifique
- Fournir de la chaleur à la source chaude, production de chaleur et on a une pompe à
chaleur.
I. 2.3. Convention de signe

- si le cycle est décrit dans le sens des aiguilles d'une montre, alors le travail est négatif (W<0) et le cycle est dit
moteur.

- si le cycle est décrit dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, alors le travail est positif (W>0) et le cycle
est dit cycle récepteur
I. 3. Rendement

On appelle rendement Ș>0 d'une machine thermique le rapport d‘énergie utile à l‘ énergie consommée
(dépensée) pour la faire fonctionner.

II. Machine de Carnot/Cycle de Carnot

On appelle cycle de Carnot, le cycle réversible décrit par une machine thermique idéale. Il est constitué de deux
portions d'isothermes ( à la température des sources froides Tf et chaude Tc ) et de deux portions adiabatiques
séparant les deux isothermes.
II. [Link] de Carnot

Un moteur thermique (W<0) fonctionnant suivant le cycle de Carnot entre deux sources de

chaleur (de températures respectives T 1 et T 2 <T 1 ) et décrivant le cycle ABCD correspondant aux

quatre transformations réversibles suivantes:

- Transformation AB: détente isotherme à la température T 1 pendant laquelle le système

fluide reçoit de la chaleur Qc de la source chaude T1 .

- Transformation BC: détente adiabatique (Q=0)

- Transformation CD: compression isotherme à température T2 pendant laquelle le système fluide fournit de la
chaleur Q F à la source froide T2

- Transformation DA: compression adiabatique (Q=0)

le cycle de Carnot, pour un gaz parfait, est représenté respectivement dans le diagramme de Clapeyron PV et
le diagramme entropique TS
I. 2. Machine frigorifique de Carnot

La réversibilité du cycle de Carnot autorise l'inversion du sens des transformations, conduisant à une inversion de tous
les signes des énergies échangées et constituant une machine frigorifique.

3. Performance d'une machine de Carnot

3.1. Rendement d'un moteur de Carnot

Pour un moteur, le rendement défini précédemment est le rapport entre l'énergie utile (travail fourni par le système) et
l'énergie consommée (chaleur Qc ou Q1 ) et il vient:

D'après le premier principe on a:


II. 3.2. Efficacité d'une machine frigorifique (COP)

Pour une machine frigorifique, la quantité importante est le rapport entre la chaleur prélevée à la source froide Q 2 et
le travail nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:

II.3.3. Efficacité d'une pompe à chaleur (COP)

Pour une pompe à chaleur, on s'intéresse au rapport entre la chaleur fournie à la source chaude Q1 et le travail
nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:
I.4. Théorème de Carnot

Le théorème de Carnot stipule que: "aucune machine ditherme ne peut être plus efficace qu'une machine de Carnot
fonctionnant entre les deux mêmes sources"

Le théorème de Carnot nous fournit ainsi un rendement (ou une efficacité) théorique maximale (et donc impossible à
dépasser)

Autrement dit, pour un moteur fonctionnant entre deux sources données:

Et pour une machine frigorifique ( ou une pompe à chaleur)


INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

NIVEAU : TS1

FILIERE : GENIE CIVIL

ENSEIGNANT : WOUNANG DJOMOU CLOTAIRE.D//Physicien-Ing Génie Civil

Durée : 1,5 semaines.

PROJET DE MECANIQUE DES FLUIDES

THEME 1

THEME 2
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 4
Les adjuvants
1 Généralités
1-1 Historique
1-2 Définition
1-3 Classification
2 Adjuvants modifiant l’ouvrabilité du béton
2-1 Fonction principale
2-2 Principe d’action
2-3 Effets secondaires
2-4 Domaine d’utilisation
3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement
3-1 Retardateurs de prise
3-2 Accélérateurs de prise et accélérateurs de durcissement
4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières
4-1 Entraîneurs d’air
4-2 Hydrofuges de masse
4-3 Rétenteurs d’eau
5 Produits de cure
1 Généralités
1-1 Historique
Dès 1850, date de fabrication du ciment Portland, des recherches sont
menées pour agir sur :
- la maniabilité des pâtes de ciment,
- les temps de prise,
- les caractéristiques mécaniques,
- la porosité.

Le syndicat SYNAD contribue à faire connaître et à développer


l’utilisation des adjuvants.

En 1970 les adjuvants étaient encore peu utilisés.

Ils ont suivi le développement du BPE et du béton préfabriqué.

De nos jours les adjuvants sont des produits incontournables.


la consommation est en 35 ans de moins de
20 000 t. à plus de 100 000 tonnes
1-2 Définition
Selon la norme NF EN 934-2,
• Un adjuvant est un produit incorporé à faible dose aux bétons, mortier
ou coulis.
Dosage  5 % de la masse de ciment
Il est introduit soit :
- lors de la fabrication, au cours du malaxage,
- avant la mise en œuvre.
Sont exclus de la norme :
- les produits ajoutés au clinker lors de la fabrication des ciments,
- les produits dont le dosage dépasse 5 % du ciment.

• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Ses effets
Un adjuvant ne peut entraîner :
- une diminution des caractéristiques du béton que dans les limites
précisées par la norme,
- une altération des armatures de BA ou aciers de précontrainte.
Un adjuvant est défini par :
- une fonction principale et une seule, dont l’efficacité dépend du
dosage,
- une ou plusieurs fonctions secondaires, souvent indépendantes de la
fonction principale.

L’emploi d’un adjuvant peut aussi entraîner des effets secondaires


non directement recherchés.
• Ses effets
Un adjuvant ne peut entraîner :
- une diminution des caractéristiques du béton que dans les limites
précisées par la norme,
- une altération des armatures de BA ou aciers de précontrainte.
Un adjuvant est défini par :
- une fonction principale et une seule, dont l’efficacité dépend du
dosage,
- une ou plusieurs fonctions secondaires, souvent indépendantes de la
fonction principale.

L’emploi d’un adjuvant peut aussi entraîner des effets secondaires


non directement recherchés.
Exemple :
Ainsi un adjuvant réducteur d’eau peut avoir une fonction secondaire
de retardateur de prise.
1-3 Classification
Les adjuvants sont classés suivant leur fonction principale.
1-3 Classification
Les adjuvants sont classés suivant leur fonction principale.
On peut distinguer trois grandes catégories d’adjuvants :
• ceux qui modifient l’ouvrabilité du béton :
- plastifiants,
- plastifiants-réducteurs d’eau,
- superplastifiants,
• ceux qui modifient la prise et le durcissement :
- accélérateurs de prise,
- accélérateurs de durcissement,
- retardateurs de prise,
• ceux qui modifient certaines propriétés particulières
- entraîneurs d’air,
- hydrofuges de masse,
- rétenteurs d’eau.
Nota :
Les produits de cure ne sont pas des adjuvants, mais ils protègent le
béton pendant son durcissement.
2 Adjuvants modifiant l’ouvrabilité du béton
2-1 Fonction principale
Ces adjuvants modifient le comportement des bétons avant le début de
prise :
- abaissent le seuil de cisaillement de la pâte,
- modifient la viscosité.
Ces adjuvants ont pour propriété soit :
- pour un dosage E/C donné, de rendre le béton plus fluide,
- pour une maniabilité ciblée, de diminuer le rapport E/C du béton,
afin d’augmenter les résistances mécaniques à court et long terme.
2-3 Effets secondaires
Retard au niveau de la prise du béton.
Les molécules plastifiantes recouvrent en totalité les grains de ciment,
→ l’eau n’arrive pas à la surface des grains de ciment,
→ la réaction d’hydratation est retardée,
→ un retard au niveau de la prise et des montées en résistances est
constaté.
Augmentation de la compacité et durabilité
La diminution de la teneur en eau de béton entraîne :
- une augmentation de sa compacité,
- une baisse de sa perméabilité,
→ une augmentation de sa durabilité.

2-4 Domaine d’utilisation


• Plastifiants réducteurs d’eau
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons fermes tout en conservant une facilité de mise en œuvre
(coffrages glissants),
2-4 Domaine d’utilisation
• Plastifiants réducteurs d’eau
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons fermes tout en conservant une facilité de mise en œuvre
(coffrages glissants),
- ouvrages nécessitant des résistances élevées (réduction de E),
- béton coulé sous l’eau (évite le délayage),
- béton avec des granulats concassés et pauvres en fines…
• Superplastifiants
Ils sont préconisés dans les cas suivants :
- bétons autoplaçants et autonivelants (dallages, fondations, radiers),
- mise en œuvre de béton pompé,
- bétonnage délicat nécessitant un béton très fluide (voile mince),
- confection des bétons de hautes ou très hautes performances…

3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement


Ces adjuvants modifient les solubilités des différents constituants des
ciments.
→ La cinétique chimique est modifiée.
3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement
Ces adjuvants modifient les solubilités des différents constituants des
ciments.
→ La cinétique chimique est modifiée.

3-1 Retardateurs de prise


• Fonction principale
- Augmenter le temps de début.
- Augmenter le temps de fin de prise.
Seuil de
cisaillement

Evolution du seuil de cisaillement


du béton en fonction du temps
• Principe d’action
Ces adjuvants sont à base :
Ils freinent la diffusion de la chaux libérée par l’hydratation du ciment
et retardent de ce fait la cristallisation.
• Effets secondaires
Ils peuvent :
- améliorer la maniabilité des bétons,
- réguler la chaleur dégagée en décalant les réactions chimiques,
- bloquer définitivement la prise, en cas de trop fort dosage.
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétonnage par temps chaud,
- transport ou pompage sur de longues distances,
- bétonnage de masse,
- coulage en continu de fondation.
3-2 Accélérateurs de prise et accélérateurs de durcissement
• Fonction principale
- Diminuer le temps de début de prise.
- Accélérer le développement des résistances initiales des bétons.
Résistances

Accélérateur
de prise

Béton
témoin

Fin de prise

Début de prise
Fin de prise
Début de prise

0 1h 1h30 2h 3h 3h30 4h 5h 6h Temps

Accélérateur de prise : Evolution du seuil de cisaillement du


béton en fonction du temps
• Principe d’action
Ces produits permettent d’accélérer les réactions de dissolution et le
développement des hydrates.

• Effets secondaires
- Risque d’avoir une résistance mécanique finale légèrement diminuée.

• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétonnage par temps froid,
- béton manufacturé nécessitant des décoffrages rapides (blocs, pavés,
tuyaux…),
- besoin d’augmentation de productivité en usine de préfabrication,
- bétons à hautes résistances initiales…

4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières


4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières
4-1 Entraîneurs d’air
• Fonction principale
Ils permettent la formation à l’intérieur des mortiers et des bétons de
petites bulles d’air de taille régulière.
Leur répartition est homogène au sein de la matrice cimentaire.
• Effets secondaires
- Amélioration de la qualité des parements,
- Diminution de la résistance en compression (10 à 15%).
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons de bâtiment ou d’ouvrages d’art devant résister au gel
- bétons filés (poutrelles …),
- bétons routiers,
- béton/mortier de remblayage de tranchée,
-
4-2 Hydrofuges de masse
• Fonction principale
- Diminuer l’absorption capillaire.
- Procurer une bonne étanché.
• Principe d’action
Les hydrofuges sont à base d’acides gras.
Ces molécules précipitent avec les hydrates du béton et forment en
quelque sorte des bouchons obstruant les pores.
• Effets secondaires
- Les temps de prise peuvent être augmentés.
- La durabilité des bétons est renforcée.
Remarque :
Il ne corrige pas une mauvaise composition.

• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons d’ouvrages hydrauliques (canaux, retenues d’eau, réservoirs…),
- galeries de tunnels,
- les mortiers d’étanchéité (chapes, coupure de capillarité sur
maçonnerie).

4-3 Rétenteurs d’eau


• Fonction principale
- Réguler l’évaporation de l’eau.
- Augmenter homogénéité et la stabilité du mélange.
Le ressuage par l’action de ces stabilisants est réduit de 50 %.

• Effets secondaires
La diminution des résistances à 28 jours par rapport à un béton témoin
est de l’ordre de 20 %.

• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les ouvrages présentant un fort risque de ressuage
(dallage).
5 Produits de cure
• Fonction principale
- Protéger le béton frais après sa mise en œuvre, d’une dessiccation par
évaporation trop rapide de l’eau.
→ Evite la formation de fissures de retrait avant prise.

Mise en œuvre :
Par pulvérisation sur le béton frais. Il se forme après application un film
continu imperméable.
• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont recommandés pour les bétonnages :
- de routes, pistes,
- bordures de trottoir en continu,
- dallages, planchers.

D’une manière générale, tous les ouvrages pour lesquels le rapport


« surface d’évaporation/épaisseur » est élevé.
Ils sont vivement conseillés pour les bétonnages par temps chaud.
FIN
COUR DE TOPOGRAPHIE
BTS 1

Ecole D’Architecture et de
Génie-Civil de Ouagadougou
(EAGCO)
Année académique 2020 - 2021
PROGRAMME
Chapitre I : Généralités

I. Définition des termes


II. Définition des sciences géodésique
III. Les grandes catégorie de travaux topographique
IV. Le plan et carte
V. Précision des observations
VI. Unité et conversion angulaire
VII. Forme et dimension de la terre
VIII. Présentation de quelque instruments topographiques

Chapitre II : Mesure linéaires

I. Introduction
II. Mesure directe de distance
III. Mesure indirecte de distance
IV. Fautes et erreurs 2
Chapitre III : Nivellement direct

I. Introduction
II. Principe
III. Types de cheminements
IV. Fermeture et compensation du cheminement
V. Instruments utilisé pour une opération de nivellement

Chapitre IV : Mesure des angles horizontaux et verticaux

A. Mesure des angles horizontaux


I. Généralité
II. Les instruments de mesure angulaire
III. Mesure des angles horizontaux à l’aide d’un théodolite
IV. Fautes et erreurs dans la mesure des angles horizontaux

B. Mesure des angles verticaux

3
Chapitre V : Gisement et transmission de gisement

I. Les angles topographiques


II. Gisement d’une direction
III. Calcul du gisement d’un segment connaissant les coordonnées de ses extrémités

Chapitre VI : Calcul de coordonnées rectangulaire d’un point défini par ses


coordonnées polaires
I. Généralité
II. Calcul des coordonnées rectangulaires d’un point
III. Cheminements polygonaux

Chapitre VII : Représentation du relief

A. Courbes de niveau
B. Modèle numérique du terrain

GENERALITES SUR LE FONCIER


4

BIBLIOGRAPHIE
OBJECTIF DU COUR

Ce cours consiste en une introduction des méthodes de calcul topométriques et


aux technique topographique nécessaires à la conception, la construction des
ouvrages et à l’exploitation des données topographiques.
A la fin du cour, l’étudiant doit être capable de :

✓ Identifier les instruments à utiliser dans les opérations topographique;


✓ Exploiter des données topographiques;
✓ Identifier les différents types de nivellement;
✓ Implanter un alignement.

5
Chapitre I : Généralités

INTRODUCTION
La Topographie, dans son sens le plus général, est une science très
vaste qui a pour objet tout ce qui concerne l’établissement des plans et
cartes ainsi que leur utilisation.
Le Topographe:
• Intervient dans différents projets d’aménagement;
• Identifie les limites;
• Mesure et évalue la propriété immobilière public ou privée;
• Indique tout ce qui est sur la surface;
• Réalise des plans cotés, des profils, etc;
• Établit des cartes;
• etc. 6
I. Définition des termes
1. La Topographie:

La topographie vient des mots grec , topos qui signifie lieu et graphein qui veut
dire dessiner, on peut dire alors que la topographie est la sciences qui permet la
mesure puis la représentation sur un plan ou une carte des formes et détails visibles
sur le terrain, qu'ils soient naturels (notamment le relief et l'hydrographie) ou
artificiels (comme les bâtiments, les routes, etc.).

Autre définitions de la topographie :

➢ La topographie est la technique de représentation sur le plan des formes du


terrain avec les détails naturels ou artificiel qu’il porte.

➢ La topographie est la technique qui a pour objet l’exécution, l’exploitation et le


contrôle des observations concernant la position planimétrique et altimétrique, la
forme ; les dimensions et l’identification des objets géographiques, objets ou
entités localisés du monde réel, éléments concrets fixes et durables existant à la
surface du sol à un moment donné.
7
2. La Topométrie :
Ensembles des techniques de mesurage géométrique servant à déterminer la forme
d’objets et de lieux, sans tenir compte de la courbure de la terre.

3. La Planimétrie :
La planimétrie est la représentation en projection plane de l’ensemble des détails à
deux dimensions (X, Y) du plan topographique, par extension c’est aussi l’exécution
des observations correspondantes et leurs exploitations.

4. Altimétrie :
L’altimétrie est la représentation du relief sur un plan ou une carte, par extension,
elle permet la détermination des altitudes des points par des opérations de
nivellements à partir des repères connus.

5. Canevas :
Ensemble des points connus en planimétrie et/ou en altimétrie avec une précision
absolue homogène.

8
II. DEFINITIONS DES SCIENCES GEODESIQUES

Plusieurs disciplines sont liées directement à la topographie et sont groupées


dans les Sciences
Géodésiques, ou plus récemment à la Géomatique. Ces disciplines sont les
suivantes :
• Géodésie
• Photogrammétrie
• Cartographie
• Télédétection
• Systèmes d’Information Géographique

1. La Géodésie : La géodésie est la science qui définit la forme et les


dimensions de la terre ; elle regroupe les techniques ayant pour but de
déterminer les positions planimétrique et altimétrique d’un nombre de
points géodésiques et de repères de nivellement.

2. La Photogrammétrie :
science qui consiste à l’étude et à la définition précise des formes, des
dimensions et la position dans l’espace d’un objet quelconque en utilisant
seulement des mesures faites sur une ou plusieurs photographies aériennes ou 9
terrestres.
3. La cartographie :
La cartographie est l’ensemble des études et opérations techniques et artistiques qui
interviennent à partir d’observations direct (données topographiques) ou de
l’exploitation de documents (photographie aérienne) en vue de l’élaboration d’une
carte ou d’un plan.
4. La carte :
La carte est la représentation fidèle de l’information géographique sur un support
plan. C’est donc une image géométrique réduite d’une partie de la terre, qui grâce à
une symbolique conventionnelle permet une lecture et exploitation simplifié de
l’information géographique.

5. La télédétection :
▪ Le mot télédétection ( en anglais remote sensing) désigne
l’ensemble des techniques qui permettent d’étudier à distance
Des objets ou des phénomènes.
▪ Ensemble des connaissances et techniques nécessaires pour
Interpréter divers objets par leurs comportements spectraux et
et leur distributions spatiales à l’aide de mesures spécifiques
Effectuées à distance.
10
6. Systèmes d’Information Géographiques (SIG) :
le SIG est un système composé de matériel et de logiciels ainsi que de procédures
pour supporter l’acquisition, la gestion, la manipulation, la modélisation et la
représentation de données spatiales pour résoudre les
problèmes complexes de planification et d’aménagement.

Les composants d’un SIG sont : Les logiciels ; Les données ; Les matériels
informatiques ; La ressource humaine :

11
III. LES GRANDES CATEGORIE DE TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES

Les travaux topographiques peuvent être classés en six (06) grandes catégorie
suivant l’ordre chronologique de leur exécution.
1. Le levé Topographique :
Ensemble des opérations destinées à recueillir sur le terrain les éléments du sol,
mais aussi du sous-sol et du sursol (digue, dalot) nécessaires à l’établissement
d’un plan ou d’une carte.
2. Les Calculs Topométriques :
Il traite numériquement les observations d’angles, de distances et de dénivelées
pour fournir les coordonnées rectangulaires X (abscisse),Y (ordonnée) et Z
(altitudes) des points du terrain ainsi que les superficies ; en retour, les calculs
topométriques exploitent ces valeurs pour déterminer les angles, distances, et
dénivelées non mesurées.
3. Les dessins topométriques :
C’est la représentation conventionnelle des détails du terrain. Selon le mode de
saisie et de traitement des données mises en œuvre, on peut distinguer deux
types de plan que sont : les plans graphiques et les plans numériques.
12
4. Les Projets d’aménagement :
Ce sont les projets qui modifient la planimétrie et l’altimétrie d’un terrain : les
aménagements fonciers, les VRD (voirie et Réseau Divers), etc….

5. Implantation :

L’implantation se définit comme étant l’opération destinée à matérialiser sur le


terrain les éléments planimétrique et altimétrique nécessaires à la réalisation d’un
ouvrage.

6. Suivi et control des ouvrages :


Les ouvrages d’arts une fois construits demandent toujours un suivi, c’est-à-dire une
auscultation à intervalles de temps plus ou moins régulier dont le but est de vérifier
la stabilité de l’ouvrage, les mouvements de tassement et d’inclinaison.

13
IV. LE PLAN ET LA CARTE
1. Définition
1.1 La Carte
Une carte est une représentation qui, généralement, est réalisée sur un espace plane
et qui montre, soit toute la planète Terre, soit des parties de celle-ci. Elle peut en
outre montrer une série de particularités spécifiques concernant la position
géographique et la taille. Même si, aujourd'hui, il existe différentes définitions d'une
carte, la majorité de celles-ci s'accordent à dire qu'une carte représente une partie de
la Terre ou sa totalité.

1.2 Le Plan
Le plan est une représentation schématique, à une certaine échelle et en deux
dimensions, d'une population, d'une construction, d'un terrain, d'une maison, etc.
L'importance d'un plan se concentre sur la représentation à l'échelle de quelque
chose.

14
2. Les cartes et plans topographique
Plans et cartes topographiques permettent de représenter graphiquement les
principaux objets du terrain, tels que bâtiments, clôtures, routes, cours d'eau, lacs
et forêts, ainsi que les variations de niveau présentées par les reliefs, tels que les
vallées et les collines (c'est-à-dire le relief vertical). L'établissement de ces plans ou
de ces cartes repose sur les données recueillies lors des levés topographiques.

2.1 Principale différence entre un plan et une carte


L'échelle à laquelle on travaille représente la principale différence qui existe entre
un plan et une carte. Dans les plans, on n'utilise pas de représentation
cartographique pour représenter les éléments, alors que les cartes, qui ont une
échelle plus petite, doivent utiliser un certain type de projection pour palier la
courbure de la planète Terre.

2.2 Importance des plans et des cartes topographiques


Les plans et les cartes topographiques facilitent la connaissance de la topographie
d'un terrain x, au moyen de courbes de niveaux normales, d'ombres et d'autres
systèmes servant à représenter des graphiques. De plus, ils permettent de signaler
15
les localisations générales, les caractéristiques spécifiques d'un espace et les limites
administratives. Les symboles et l'échelle utilisés sont précisés dans la légende de
chaque carte.
3. Notion d’échelle
3.1 Définition
On appelle échelle, le rapport de similitude de la figure du plan à la figure de terrain ;
autrement dit c’est le rapport entre la distance qui sépare deux points sur la carte et
la distance horizontale correspondante sur le terrain. Ce rapport s’exprime par une
fraction simple dont le numérateur est 1.
E=P/T ou (P et T sont dans la même unité) Pour calculer le dénominateur, on calcul
T/P.
1
Ce rapport s’exprime sur la forme e= E , avec e= l’échelle du plan ou de la carte et
E = le facteur d’échelle.

✓ L’échelle est dite grande lorsque le facteur d’échelle est relativement petit (1/100)
✓ L’échelle est dite petite lorsque le facteur d’échelle est relativement grand
(1/50000)

16
3.2 Importance de l’échelle pour un topographe

Le plan topographique est généralement le document final que le topographe


remettra à son client en vue d’une exploitation quelconque. Contrairement aux
dessins industriels qui est un dessin côté, les distances mesurées sur un plan
topographique doivent exacte à l’erreur graphique près. Cette erreur graphique est
l’erreur moyenne que commet le dessinateur sur la position d’un point lorsqu’il
effectue son report.
L’expérience montre que cette erreur graphique est de 2/10èm mm (0.2mm) en
moyenne. Si un plan est à l’échelle 1/E, l’erreur graphique se traduira sur le terrain
par une erreur de e=0.2mm* E.
Une distance sur le terrain inferieur (<) à 0.2mm × E ne pourra pas être représenté
sur le plan réciproquement le plan sera incapable de représenter un détail inferieur
(<) à cette limite.

17
3.3 Classification des cartes en fonction de leur échelle et de leur finalité

18
V. PRECISION DES OBSERVATIONS
1. Généralité
Les mesures topométriques, comme toutes les mesures physiques, sont
inévitablement inexactes. Ces inexactitudes proviennent des instruments de mesure,
des sens de l'observateur et parfois des méthodes de mesure. En topométrie, on les
classe en deux grandes catégories : les fautes et les erreurs.
2. Les erreurs
Par définition, une erreur est l'inexactitude qui découle de l'imperfection des
instruments et de nos sens. Les erreurs sont généralement petites mais leur
accumulation peut devenir importante. La connaissance des lois de leur combinaison
est fondamentale pour le géomètre topographe, car ce sont celles qui conditionnent
l’organisation même de leurs travaux. On distingue deux types d’erreur à savoir les
erreurs accidentelles et les erreurs systématique.
➢ Les erreurs accidentelles : Les erreurs accidentelles ou fortuites sont des
inexactitudes de faibles valeurs, variables en grandeur et en signe, tantôt positive,
tantôt négative, indépendantes les unes des autres, qui affectent le résultat des
mesures. Elles ont des causes complexes, multiples qui échappent à une analyse
précise. Cependant, lorsqu’une opération est réitérée un grand nombre de fois, les
erreurs accidentelles tentent à se produire et à se composer suivant des lois 19
remarquables dont l’étude constitue la théorie des erreurs accidentelles.
➢ Les erreurs systématiques : Une erreur est dite systématique lorsque dans
l’exécution d’une suite de mesures effectuées dans des conditions absolument
identiques, ces mesures sont affectées d’une erreur toujours là même en grandeur
et en signe. Il en résulte que les erreurs systématiques sont cumulatives par voie
d’addition, et en conséquence, qu’elles sont particulièrement à craindre. Si une
détermination comporte n mesures entachés chacune d’une erreur systématique
es, la détermination est entachée d’une erreur finale E telle que Es = es x n.

3. Les fautes
Les fautes, au sens des mesures physiques et topographiques, sont des imperfections
évitables, généralement grossières, dues à des inadvertances opératoires qu’une
organisation judicieuse et une discipline plus stricte dans les travaux permet de les
déceler et d’éliminer. Les fautes proviennent d'une étourderie, d'une maladresse ou
d'un oubli. Ces fautes risquent de ne pas être décelées si aucune mesure
surabondante ou répétition de mesures n’est réalisée.

20
Exemples :
•faute de 1m sur une lecture sur mire en nivellement
•oubli d'une portée de chaîne en mesure de distance
Il est donc indispensable de les éliminer.
Pour cela on utilise :
−le contrôle direct qui consiste à recommencer la mesure par le même procédé ;
−le contrôle indirect avec une mesure ou un calcul avec une méthode différente.

4. La tolérance
Par définition, la tolérance est la limite maximale dans lesquelles doivent être
contenues les résultats des mesures effectuées. La Tolérance est donc une valeur
normée de critères de validité de résultats. Elle est fonction du type de matériels
utilisée et de la précision cherchée.

21
VI. UNITÉS ET CONVERSION ANGULAIRE
A. LES UNITES

1. Les unités de mesure de distance

Unités Symboles Valeur en mètre (m)

Kilomètre Km 103

hectomètre hm 102

décamètre dam 10

Mètre m 1

Décimètre dm 10-1

Centimètre cm 10-2

Millimètre mm 10-3

Micromètre µ 10-6

22
2. Unités de surface

Unités Symboles Valeur en mètre carré (m2)

hectare ha 104

are a 102

centiare ca 1

23
3. Unités angulaire

3.1 Le radian (rd)


C'est l'angle au centre interceptant sur le cercle un arc de longueur égale à son
rayon. Un angle de π rad intercepte donc une longueur de R π rad sur le cercle. Le
périmètre d'un cercle de rayon R est égal à 2.π R.

3.2 Le degré (deg ou ° )

C'est la 360e partie du cercle. Il est généralement exprimé en degrés décimaux


(121,636°). On peut aussi l’exprimer en degrés sexagésimaux dont les sous-
multiples sont :
• La minute sexagésimale: 1’ vaut 1/60°
• La seconde sexagésimale vaut 1/3600° ou 1/60min

3.3 Le grade (gon)


Par définition, le grade est la 400ème partie du cercle, c’est l’unité usuelle du
topographe. On utilise aussi souvent les sous-multiples du grade, à savoir :
décigrade (dgon), centigrade (cgon), milligrade (mgon), décimilligrade (dmgon).

24
B. Conversion angulaire

1. Tableau

25
B. Conversion angulaire
2. Degrés sexagésimaux à degrés décimaux

1 1 1
60’ = 1° → 1’= ; 60’’ = 1’ → 1’’ = =
60° 60′ 3600°

Exemple : convertir 93° 24’ 33’’ en degrés décimaux

24 33
Partie décimale : + = 0.4092° ; → 93° 24’ 33’’ = 93.4092°
60 3600

3. Degré décimaux à grade

Exemple : convertir 93.4092° en grade

10 10
90° = 100gon → 1° = gon → x° = 𝑥 gon
9 9

10
93.4092° = ∗ 93.4092 = 103.7880gon
9
26
10 y Z
De même on a : X° Y’ Z’’ = ∗ (x + + )
9 60 3600
4. De grade à degré sexagésimaux
1ère étape : on converti en degré décimaux l’angle en grade en le multipliant par 9/10
9
Exemple : A= 103.7880gon → A = 10 ∗ 103.7880 = 93.4092°

2ème étape : on multiplie la partie décimale pour obtenir des minutes


0.4092 ∗ 60 = 24.55 soit 24’
3ème étape : on multiplie le reste de la partie décimale pour obtenir les secondes
0.55 ∗ 60 = 33’’
Finalement notre angle A= 93° 24’ 33’’

5. Radian à grade et inversement


200 π
π rd = 200gon → 1rd = π
et 1gon = 200 rd
200 π
→ X rd = gon et X gon = 200 rd
π

27
VII. FORMES DIMENSIONS DE LA TERRE ET SYSTÈME DE
PROJECTION

1. Formes et Dimensions de la terre

En apparence la Terre a la forme d’une sphère. En fait, elle est légèrement déformée
par la force centrifuge induite par sa rotation autour de l’axe des pôles. Cette
déformation est relativement faible : « tassement » de 11 km au niveau des pôles par
rapport à un rayon moyen de 6 367 km et « renflement » de 11 km au niveau de
l’équateur. Elle a donc l’aspect d’un ellipsoïde de révolution dont le petit axe est l’axe
de rotation : l’axe des pôles

28
2. Système de projection

Impossible de projeter une surface courbe sur un plan sans la déformer, sauf pour
une portion dont les plus grandes dimensions ne dépassent pas quelques
kilomètres.
La géodésie est la science qui a pour but de transformer la surface courbe de
l’ellipsoïde en surface plane.
L’objectif des projections cartographiques est d’obtenir une représentation plane
du modèle ellipsoïdal de la surface de la Terre.
Par calcul, il est possible de définir le type et les paramètres d’une projection dans
le but de minimiser certaines
déformations.

On choisit alors :
• soit de conserver les surfaces (projections équivalentes)
• soit de conserver localement les angles (projections conformes)
• soit de conserver les distances à partir d’un point donné (projections
équidistantes)
• soit d’opter pour une représentation ne conservant ni les angles ni les surfaces
29
(projections dites aphylactiques).
Une projection possède une et une seule de ces caractéristiques
VIII. QUELQUE INSTRUMENTS TOPOGRAPHIQUES

Le niveau : appareil
définissant un plan de visé
horizontal il est utilisé pour
les opérations de
nivellement
La chaine :
instrument utilisé
La mire : c’est une règle pour la mesure
graduée (plus souvent en directe de
centimètre) utilisée pour distance
déterminer une distance
ou une hauteur
(dénivelée)
30
Les jalons
Un crapaud : Support utilisé lors
des opérations de nivellement

La canne

Le prisme 31

Le trépied Fil à plomb


Station totale (Leica avec
accessoires) : appareil permettant de
mesurer électroniquement les angles Le théodolite (type Wild T2):
horizontaux, les angles verticaux et appareil permettant de mesurer des
les distances angles horizontaux (angles projetés
dans un plan horizontal) et des
angles verticaux (angles projetés
dans un plan vertical).
32
GPS DE NAVIGATION GPS DE NAVIGATION
GARMIN MAP 64S TRIMBLE GEOXH 6000 TELEMETRE
LASER Leica
DISTO D2

33
34
Chapitre II : MESURE LINEAIRE

INTRODUCTION

Le mesurage linéaire, généralement appelé chaînage, est la base de toute


opération topométriques. Autrefois les arpenteurs utilisaient une véritable chaîne
composée de maillons pour mesurer une distance entre deux points. C'est
pourquoi cette opération s'appelle un chaînage. De nos jours la chaîne a été
remplacée par un ruban à mesurer, généralement fabriqué en acier. Ces rubans
sont étalonnés en mètres (SI) et ont généralement des longueurs de 30, 50 ou
100 mètres.
Les procédés de mesures des distances peuvent être classées en deux catégories:
Mesure Directe et Mesure Indirecte.

Une mesure est appelée directe lorsqu'on parcourt la ligne à mesurer en


appliquant bout à bout un certain nombre de fois un étalon de mesure. L'étalon
peut être rigide comme une règle ou souple comme un ruban.

35
Une mesure est indirecte lorsqu'on l'obtient sans avoir à parcourir la longueur à
mesurer en comptant le nombre de fois qu'elle contient la longueur étalon. On
utilise le procédés stadimétriques parallactiques.
Pour exécuter la mesure directe d'une distance, il existe plusieurs méthodes rapides
et approximatives et d'autres rapides et précises:

✓ le compteur kilométrique :
c'est un moyen permettant d'avoir rapidement et approximativement la distance
entre deux points, mais cette distance est suivant le chemin parcouru et non
horizontale. Il est utilisé surtout pour les travaux de reconnaissance.

✓ Mesure au pas:
c'est une méthode approximative pour évaluer des distances courtes et pour vérifier
grossièrement le chaînage en cas de fautes. Ce procédé est valable sur un terrain
relativement plat et dégagé.
Cependant, le procédé le plus utilisé et le plus courant pour mesurer directement
une distance est le chaînage qui est une opération importante (elle donne la distance
sur le terrain) et délicate (introduction de fautes et d'erreurs dans les mesures).

36
A. MESURES DIRECTE A L’AIDE D’UN RUBAN

Une mesure de distance est dite directe lorsqu’on parcourt la ligne à mesurer en
appliquant bout à bout un certain nombre de fois, autant qu’il le faut un étalon de
mesure. C’est un procédé donnant la distance sur le terrain entre
deux points A et B. Parmi les instruments utilisés en
chaînage on peut distinguer:

- les chaînes plates:

• mètre, double-mètre ou ruban de poche en acier


pour
mesure de très courtes distances.

• ruban en toile utilisé dans les chantiers de


construction.

• chaînes plates en acier invar (faible coefficient de


dilatation) pour réaliser des travaux de précision.
Leur longueur varie de 30 à 100 m.
37
- les fiches: tiges en fer utilisées pour marquer le terme
d'une portée. Elles servent aussi à compter le nombre
de portées.

- le fil à plomb: sert à donner la verticale du point où la


fiche est implantée, ainsi que dans le chaînage d'un
terrain accidenté ou en pente (chaînage par
cultellation).

- jalons: utilisés pour marquer l'alignement et indiquer la


direction à suivre.
38
I. TECHNIQUE DE CHAINAGE

1. Généralités

Le chaînage s'effectue par deux opérateurs, le chaîneur arrière (celui qui occupe
initialement le point de départ et qui tient le zéro du ruban) et le chaîneur avant
(celui qui avance vers le point en déroulant le ruban). Pour des mesures longues, les
chaîneurs doivent effectuer plusieurs portées ayant la longueur nominale du ruban.
Le chaineur arrière doit vérifier l’alignement du chaineur avant pour chaque portée.
La précision de la mesure de longue portée est limitée et dépend fortement des
opérateurs. La technique de chainage adoptée dépend des conditions dans lesquelles
la mesure doit être effectuée.
La distance D est donnée par la formule suivante :
D = (e*10*L) + (f*L) + appoint ;
avec :
e = le nombre d’échange,
L = la longueur nominale du ruban et
f = le nombre de fiches
39
2. Les étapes nécessaire à la réalisation d’un bon chaînage

Afin de réaliser un bon chaînage, il est conseiller de:

• procéder à un alignement entre les deux points, soit à l’œil ou avec l'appareil;

• exercer une tension sur la chaîne pour la rendre tendue et rectiligne;

• marquer la portée avec une fiche plantée verticalement;

• inscrire la mesure du chaînage au fur et à mesure;

• écarter la chaîne de la fiche implantée pour éviter de refaire le chaînage;

• ne jamais tirer sur la chaîne si on sent une certaine résistance car elle peut être
bloquée par un obstacle.

40
II. MODES DE CHAINAGE

1. Le chaînage supportée
Lorsque le terrain est plat et horizontal, la chaine peut être supportée dans toute sa longueur
cette technique ne peut être utilisée que dans des conditions idéales que l'on retrouve surtout en
laboratoire ou sur une route horizontale. De plus il ne doit pas y avoir d'obstacles entre les deux
points à mesurer. On peut aussi mesurer avec une chaîne supportée lorsque le terrain a une
pente uniforme entre les points. Il suffira alors de corriger les observations pour les ramener à
l'horizontale.

41
2. Le chaînage suspendu
Il est bien rare que les conditions idéales (surface plane, horizontale et sans
obstacles) prévalent lors de la prise de mesures. Souvent les chaînages doivent
être effectués sur une surface relativement plane mais comportant des obstacles.
Les opérateurs doivent alors suspendre le ruban au-dessus des obstacles
suffisamment hauts pour que le ruban ne soit pas en contact avec eux. Il est
préférable d'utiliser des jalons. On placera le zéro sur le jalon placé à côté du
premier point. L'autre jalon sera placé vis-à-vis de la graduation indiquant la
longueur nominale du ruban. Les opérateurs peuvent combiner des portées de
chaîne supportée avec des portées de chaîne suspendue à condition de l'indiquer
clairement dans les notes. Les portées de chaîne suspendue devront être corrigées
par calcul afin d'éliminer l'effet de la chaînette.

42
3. Le chaînage suspendu par cultellation ou ressauts
horizontaux
En plus des obstacles, il arrive souvent que les chaînages doivent être effectués
sur un terrain accidenté. Le chaînage par cultellation consiste à morceler le travail
en sections horizontales. Dans ce cas-ci, c'est la pente qui oblige le chaîneur avant
à suspendre la chaîne dans les airs. Le chaîneur arrière met en coïncidence le zéro
de la chaîne avec le point au sol. Le chaîneur avant suspend le ruban au-dessus du
sol à la même élévation que le chaîneur arrière. La longueur de la portée est
habituellement inférieure à la longueur du ruban. Elle dépend de la pente sur
laquelle le chaînage s'effectue. Plus la pente est forte, plus les portées sont courtes
et plus le nombre de portées augmente.

43
4. Le chaînage suspendu en pente
En terrain accidenté, on peut mesurer une distance par le chaînage en pente. Pour
chaque portée, on évalue l'angle d'inclinaison du ruban avec un inclinomètre.
Celui-ci est assez précis pour la plupart des travaux. L'inclinomètre peut aussi
servir à contrôler l'horizontalité du chaînage puisqu'une nivelle y est intégrée.
Pour un chaînage de plus grande précision, le théodolite peut remplacer
l'inclinomètre. La précision est supérieure avec le théodolite.

La distance réduite à l’horizontale (Dh) d’une distance suivant la pente (Dp)


mesurée, sous un angle vertical (α) est donnée par la relation suivante :
Dh = Dp cos α
Si toute fois on dispose de la dénivelée ∆H entre deux points A et B ainsi que la
distance suivant la pente (Dp) on a : Dh = 𝑫𝒑𝟐 − 𝜟𝑯𝟐
On peut aussi exprimer la valeur de la distance horizontale en fonction de la 44
la pente (p) et de la distance suivant la pente (Dp); p=tan α
III. FAUTES ET ERREURS DANS LA MESURES DIRECT DE DISTANCE

1. Les fautes lors d'un chaînage


Les fautes sont dues à un oubli ou à la maladresse des opérateurs. Elles peuvent être
évitées par une attention constante sur le travail à effectuer.
Les fautes les plus courantes sont les suivantes :

1.1 Mauvaise identification de l'origine


Cette faute peut survenir lorsque le ruban comporte un mètre excédentaire. Il ne faut
pas confondre la lecture extrême du mètre excédentaire avec l'origine du ruban.

1.2 Oubli d'inscrire une portée


Cette faute peut survenir lorsque la distance chaînée comporte plus d'une portée.
Chaque portée effectuée doit être inscrite au fur et à mesure dans le carnet
d'arpentage pour éviter cette faute.
45
1.3 Mauvaise lecture due à l'inversion des chiffres
Cette faute peut survenir lorsque le ruban est à l'envers par rapport à l'opérateur. Le chaîneur
peut lire 46 au lieu de 64. Cette faute peut être évitée en vérifiant une graduation voisine. Par
exemple si la graduation voisine indique 63, le chaîneur constatera aussitôt sa faute et
corrigera sa lecture.
1.4 Mauvaise tension
Cette faute survient si les opérateurs oublient d'appliquer la tension sur la chaîne ou appliquent
une tension inadéquate.

1.5 Mauvaise transcription


Cette faute survient lorsque le chaîneur transcrit incorrectement la lecture dans le carnet
d'arpentage. Une attention particulière évite ce type de faute.

46
2. Les erreurs accidentelles lors d'un chaînage
Par définition, une erreur est l'inexactitude qui découle de l'imperfection des
instruments et de nos sens. Les erreurs sont généralement petites mais leur
accumulation peut devenir importante. Les erreurs accidentelles sont difficiles à
éliminer et à quantifier parce qu'elles sont de nature aléatoire. De plus elles peuvent
avoir des valeurs positives ou négatives. Pour quantifier une erreur accidentelle, il
faut procéder à une analyse de précision. Seule une bonne technique et un travail
minutieux permettent de minimiser ce type d'erreurs. La seule consolation, face aux
erreurs accidentelles, est qu'elles ont tendance à s'annuler entre elles.
2.1 Le défaut de verticalité du jalon

Malgré les efforts fournis pour poser un jalon verticalement il existe toujours un
angle, si petit soit-il, entre e jalon et la verticale du lieu. Cette erreur angulaire
provoque une erreur linéaire plus grande dans le haut du jalon que dans le bas. Il est
donc toujours préférable de faire les lectures dans le bas du jalon pour minimiser
cette erreur.

2.2 L'incertitude sur les observations de température


Ceci résulte de l'imprécision des thermomètres. Un thermomètre précis au degré 47
peut indiquer une valeur de 19 ou 21 degrés alors que la température réelle est de 20
degrés.
2.3 L'incertitude sur la lecture du ruban

Ici on ne parle pas de faute de lecture mais plutôt d'une certaine imprécision de
fabrication du ruban. En effet certaines graduations peuvent amener des lectures
trop courtes alors que d'autres provoquent des lectures trop longues. Par exemple, si
le système de marquage du ruban est précis à 0.1 mm près, une lecture de 20 mètres
pourrait avoir une valeur située de 19.9999 m alors que la graduation à 15m
mesurerait en réalité 15.0001 m.

2.4 L'incertitude sur la tension appliquée au ruban

Malgré tous les efforts pour appliquer une tension uniforme lors d'un chaînage il peut
arriver que les chaîneurs appliquent une tension inférieure ou supérieure à la tension
d'étalonnage. Seule l'expérience peut arriver à minimiser ces erreurs.

2.5 L'incertitude sur la lecture de l'angle d'inclinaison


lors d'un chaînage en pente Par exemple, lorsqu'on utilise un inclinomètre précis à
0°10' près, ceci implique nécessairement une erreur lors de la correction. En effet si
l'inclinaison est de 5° et que l'inclinomètre indique 5°10' , les corrections seront faites
pour un angle de 5°10' et non avec la vraie valeur de 5° 00'. La correction sera donc
trop grande par rapport à la réalité.
48
3. Les systématiques lors d'un chaînage
Les erreurs systématiques sont difficiles à éliminer, mais sont assez faciles à
quantifier. Bien qu'il soit difficile d'éliminer la source d'une erreur systématique, il
est relativement facile de corriger la mesure par une correction appropriée. Cette
section présente les différentes sources d'erreur systématique et les corrections à
effectuer pour les annuler.

3.1 L'étalonnage
Aucun ruban ne possède de traits parfaitement exacts. L'écart entre la valeur vraie
et la valeur inscrite sur le ruban pour une graduation donnée est ce que l'on nomme
l'erreur d'étalonnage. Pour être en mesure de calculer l'erreur d'étalonnage, il faut
que les traits utilisés soient étalonnés. L'étalonnage consiste à comparer le ruban à
un étalon connu avec une plus grande précision.
La correction d'étalonnage Ce est donnée par la relation suivante :

𝑳𝒆−𝒍𝒏 Le : Valeur étalonnée du trait


Ce = 𝑳 Ln : Valeur nominale du trait (inscrite sur le ruban).
𝑳𝒏
L : Longueur mesurée
Si la longueur mesurée est égale à la longueur nominale, donc si on utilise la chaîne sur
toute sa longueur, l'équation devient:
49
𝑳𝒆−𝑳𝒏
Ce = 𝑳𝒏 = 𝑳𝒆 − 𝑳𝒏
𝑳𝒏
3.2 Correction pour l'erreur d'alignement
L'erreur d'alignement peut sembler être une erreur de type aléatoire. Or c'est bien d'une
erreur systématique qu'il s'agit puisque la correction d'alignement s'applique toujours dans
le même sens et est toujours négative. Si on considère que e est perpendiculaire à la ligne de
visée, on peut calculer D par le théorème de Pythagore. La correction d'alignement devient
alors:
𝒆²
Ca = 𝑫 − 𝑳 = 𝑳𝟐 − 𝒆𝟐 − 𝑳 = − 𝟐𝑳 avec

D : Distance dans l'alignement


L : Longueur mesurée
e : Écart d'alignement mesuré perpendiculairement à la ligne de chaînage.

3.3 Correction pour la réduction à l'horizontale


Lorsqu'un chaînage n'est pas horizontal, il faut apporter une correction que l'on nomme
réduction à l'horizontale. Cette correction est toujours négative. La distance horizontale
réduite Dh est donnée par la relation suivante : Dh= L cos α
L : Longueur mesurée en mètres, α : Angle d'inclinaison par rapport à l'horizontale. La
correction pour la réduction à l'horizontale est donc:
50
Ch=Dh-L = L cosα – L = L(cos α-1)
3.4 Correction de l'erreur causée par la dilatation thermique

Lorsqu'un chaînage n'a pas été effectué à la température d'étalonnage (20°C), il faut
apporter une correction pour éliminer le biais introduit par la dilatation thermique du
matériau que l'on nomme correction de température. Si la température d'observation est
supérieure à 20°C, le ruban est dilaté et la mesure doit être augmentée. Dans le cas
contraire (T < 20°C), le ruban est contracté et la mesure doit être réduite.

La correction de température est donnée par la relation suivante : CT = (T-T0)L.K

L : Longueur mesurée en mètres.


k: Coefficient de dilatation thermique du matériau.
T :Température d'observation.
T 0 :Température d'étalonnage = 20 °C.

51
3.5 Correction de l'erreur due à l'élasticité du ruban

Lorsqu'un chaînage n'a pas été effectué à la tension d'étalonnage, il faut apporter
une correction pour éliminer le biais introduit par l'élasticité du ruban. L'élasticité
du ruban est une caractéristique du matériau dont il est constitué. L'élasticité est
quantifiée par une grandeur physique que l'on nomme module d'élasticité E ou
module de Young.
La correction d'élasticité est donnée par la relation suivante :

𝑷−𝑷𝟎 𝑳
Cp = 𝑨𝑬

P : Tension réelle appliquée au ruban (Kg)


P 0 :Tension d'étalonnage (habituellement = 9 Kg)
L : Longueur du ruban en (mètres)
A : Section du ruban (mm2)
E : Module d'élasticité (Kg/mm2)

52
3.6 Correction de l'erreur due à la chaînette

Lorsqu'un chaînage a été effectué avec un ruban suspendu, une correction doit être apportée à
la mesure pour éliminer le biais introduit par la courbure de la chaîne, ce que l'on nomme la
chaînette. La chaînette prend la forme d'une courbe qui tend vers la parabole. La correction
de chaînette est la différence entre la longueur de la courbe (valeur observée) et la ligne droite
entre deux (2) points (corde).
La correction de chaînette est donnée par la relation suivante :
𝒘².𝑳𝟑
Cc = -
𝟐𝟒.𝑷²

w : Poids unitaire du ruban (Kg/mètre)


L : distance observée en mètres
P : Tension appliquée sur le ruban (Kg).
Cette relation est valable pour une ou plusieurs chaînettes. Plusieurs chaînettes
peuvent apparaître si le ruban est en contact à plus de deux endroits. La correction
de chaînette est toujours négative puisque la corde est toujours inférieure à la
distance observée.
53
4. Calcul de la distance entre deux points

Connaissant maintenant toutes les erreurs impliquées dans un chaînage, on peut


calculer la distance entre deux points en appliquant les corrections aux valeurs
observées:

D = L+Ce+Ca+Ch+Ct+Cp+Cc avec :

L : Longueur mesurée sur une portée


Ce: Correction d'étalonnage
Ca: Correction d'alignement
Ch: Correction pour réduction à l'horizontale
CT: Correction pour la température
CP: Correction pour la tension
Cc: Correction pour la chaînette.

54
B. MESURES DE DISTANCE A L’AIDE D’UN INSTRUMENT
ELECTRONIQUE

Une mesure est indirecte lorsqu’on l'obtient sans avoir à parcourir la longueur à
mesurer en comptant le nombre de fois qu'elle contient la longueur étalon. On
utilise le procédés stadimétriques parallactiques.
La mesure indirecte des distances est un procédé beaucoup plus rapide pour les
grandes distances et il a surtout le gros avantage de permettre des mesures en
terrain accidenté. Les mesures s'effectuent soit avec:
▪ un stadimétre et une mire (la stadia) : méthode stadimétrique;
▪ des appareils électroniques

1 La stadimétrie

La stadimétrie consiste à mesurer une distance indirectement au moyen d'un


procédé optique, à l'aide d'un appareil (tachéomètre par exemple) et une mire
(verticale ou horizontale). La distance qui sépare ces deux instruments est
déterminée en faisant la différence de lectures sur la mire multiplié par 100.

55
D’où la distance entre A et B sera
D = d x 100

56
2. Mesure de distance à l’aide d’un appareil électronique

Le dispositif de mesure électronique des longueurs est appelé distancemètre.


L’émetteur produit un train d'ondes électromagnétiques et le récepteur analyse
l’écho renvoyé par un réflecteur.
Le procédé de mesure consiste à comparer l’onde reçue à celle de l’onde émise
après le trajet aller-retour.
De nos jours les distancemètres sont directement intégrés dans les appareils de
mesure. Ils sont précis à quelques millimètres.

Quelque instruments électronique de mesure de longueur

57
Station totale
Télémètre laser Leica FlexLine
Leica Disto D2 l'un TS06 PLUS c'est
Télémètre laser des plus petit un clavier
Zavarius : lasermètre il est alphanumérique,
Appareil de mesure pratique et simple une mémoire
distance et vitesse. d'utilisation, idéal interne de plus
Mesure jusqu'à 600 m pour des mesures 60000 mesure,
et 300 km/h précises en une portée de
intérieur. Transfert 1000m, interfac
par bluetooth avec e USB et
portée de 100m. bluetooth et de 58
nombreuses
autres fonctions.
Chapitre III : NIVELLEMENT DIRECTE

1. INTRODUCTION

Par opposition à la planimétrie qui a pour objet la représentation plane


du terrain, l’altimétrie est la branche de la topographie qui concerne la
représentation du relief.

Chaque point défini en planimétrie par ses coordonnées X et Y, peut


également être déterminé en altimétrie par son altitude ou coordonnée Z
qui est la distance entre ce point et le niveau zéro de référence.
Le nivellement est donc l’ensemble des méthodes et procédés de
détermination des altitudes.

59
2. DEFINITION GENERALE

Le nivellement est l’opération qui consiste à mesurer une différence de


niveau entre deux points ou à rechercher la hauteur des différents points
du sol au-dessus d’une surface de niveau prise comme origine. Le géoïde
constitue la surface de référence pour les altitudes du nivellement général
d’un pays.
Le nivellement peut s’effectuer selon trois procédés que sont :

✓ Le nivellement direct ou géométrique

✓ Le nivellement indirect trigonométrique ou géodésique (l’appellation


trigonométrique vient des calculs trigonométrique simple donnant ΔH
et DH)

✓ Le nivellement barométrique (méthode de nivellement basée sur des


mesures de pressions atmosphériques)

60
3. PRINCIPE DU NIVELLEMENT DIRECT OU
GEOMETRIQUE

3.1 Calcul de la dénivelé


Le nivellement est l’opération qui consiste à mesurer une différence de niveau
entre deux points ou à rechercher la hauteur des différents points du sol au-
dessus d’une surface de niveau prise comme origine. Cette opération s’effectue
à l’aide d’un niveau et d’une échelle linéaire appelé mire placée
successivement sur les points intervenant dans la dénivelé à mesurer . Soit à
mesurer la dénivelé entre deux point A et B :
L’opérateur lit la valeur LA sur la mire posée en A et la valeur LB sur la mire
posée en B. La différence des lectures sur mire est égale à la dénivelée
(noté Dn ou ΔH) entre A et B.
La dénivelée de A vers B : Lecture(a) – Lecture(b) ;
Dn AB= LA - LB

61
62
3.2 Calcul de l’altitude

Par définition l’altitude est l’élévation verticale d’un lieu ou d’un objet par
rapport à un niveau de référence. Si l’altitude du point A ( noté Alt A) est
connue, on peut en déduire celle du point B par la formule suivante :

Alt B = Alt A + Dn AB

4. Lectures sur la mire

La mire est une échelle linéaire qui doit être tenue verticalement (elle comporte
une nivelle sphérique) sur le point intervenant dans la dénivelée à mesurer. La
précision de sa graduation et de son maintien en position verticale influent
fortement sur la précision de la dénivelée mesurée.

➢ La portée est la distance du niveau à la mire ; elle varie suivant le


matériel et la précision cherchée, et doit être au maximum de 60 m en
nivellement ordinaire et 35 m en nivellement de précision. Dans la
mesure du possible, l’opérateur place le niveau à peu près à égale
distance de A et de B. 63
Le réticule d’un niveau est généralement constitué de quatre fils :

4. Le fil vertical
1. Le fil stadimétriques supérieur ;
2. Le fil niveleur ;
3. Le fil stadimétriques inférieur

Cas pratique de lecture sur mire :

Lecture fil stadimétrique supérieur = 1549

Lecture fil niveleur = 1452

Lecture fil stadimétrique inférieur = 1355

64
5. LES TYPES de CHEMINEMENT

5.1 Le Cheminement simple


Lorsque les points A et B sont situés de sorte qu’une seule station du niveau
ne suffit pas à déterminer leur dénivelée (éloignement, masque, dénivelée trop
importante, etc.), il faut décomposer la dénivelée totale en dénivelées élémentaires à
l’aide de points intermédiaires. L’ensemble de ces décompositions est appelé
nivellement par cheminement (Schéma ci-dessous).

Dans le cheminement de nivellement simple on distingue entre autre : le


cheminement ouvert, le cheminement encadré, le cheminement aller-retour, le
65
cheminement double.
▪ Le cheminement ouvert :
On dit qu’un cheminement est ouvert, s’il part d’un point connu en altitude,
passe par un certain nombre de point et se referme sur un point différent du
point de départ et dont on ignore l’altitude. Cet type de cheminement est
déconseillé car ne permet aucun control.

▪ Le cheminement encadré :
On dit qu’un cheminement est encadré s’il part d’un « point origine » connu en
altitude, passe par un certain nombre de points intermédiaires et se referme sur un
« point extrémité» différent du point d’origine et également connu en altitude.

66
▪ Le cheminement fermé :
Un cheminement est dit fermé s’il part d’un point connu en altitude, constitue une
boucle et retourne à son point de départ.

▪ Le cheminement aller-retour :
Lorsque l’on cherche à déterminer l’altitude d’un point extrémité B à partir de celle
connue d’un repère A, on effectue généralement un cheminement de A vers A
en passant par B. Ceci permet de calculer l’altitude de B et de vérifier la validité
des mesures en retrouvant l’altitude de A. Ce type de cheminement est appelé
cheminement aller-retour.

67
▪ Le cheminement double :

Il consiste à faire deux cheminement parallèle avec deux support de mire pour
palier aux fautes de stabilités des points de retournement.

68
Tableau de calcul d’un cheminement de nivellement

➢ Calcul de la dénivelée entre les points à partir des lectures arrière et avant effectuées
sur ces points
Dn (AB) = LAR (A) – LAV (B) ; Dn (BC) = LAR (B) – LAV (C) ;
Dn (CD) = LAR (C) – LAV (D) ; Dn (DE) = LAR (D) – LAV (E)
➢ Calcul de l’altitude des points B, C, D, E à partir de celle du point A
Altitude (B) = Altitude (A) + Dn (AB) ; Altitude (C) = Altitude (B) + Dn (BC) 69

Altitude (D) = Altitude (C) + Dn (CD) ; Altitude (E) = Altitude (D) + Dn (DE)
5.2 Cheminement de nivellement par rayonnement
Cette méthode consiste à effectuer la première mesure sur un point d’altitude
connue, de façon à déterminer l’altitude du plan de visée. A partir de là, toutes les
altitudes sont déterminées par différence par rapport à ce plan. Cette méthode
permet de lever rapidement un semis de points matérialisés (sondages, points de
berges, de fonds...). Elle présente néanmoins l’inconvénient de n’offrir aucun
contrôle sur les déterminations : toute erreur de lecture est indétectable et fatale.
Sur la figure ci-dessous, à partir de la station ST on vise le point R (repère) en
lecture arrière et on effectue une série de lectures avant sur les points 1, 2 et 3. Les
altitudes des points rayonnés (1, 2, 3) seront calculées à partir de l’altitude du
repère R et de la lecture arrière faite sur ce point.

70
TABLEAU DE CALCUL

71
➢ Calcul de la dénivelée entre les points à partir des lectures arrière et avant effectuées
sur ces points
Dn (A1) = LAR (A) – LAV (1); Dn (A2) = LAR (A) – LAV (2);
Dn (A3) = LAR (A) – LAV (3);
➢ Calcul de l’altitude des points 1, 2, 3, à partir de celle du point A ( 1er CAS)
Altitude (1) = Altitude (A) + Dn (A1) ; Altitude (2) = Altitude (A) + Dn (A2)
Altitude (3) = Altitude (A) + Dn (A3)

Calcul de l’altitude des points 1, 2, 3, à partir de celle du point A ( 2eme CAS)

Il suffit de calculer une fois pour toute l’altitude de la lunette qui est
égale à l’altitude du point de repère plus la lecture arrière fait sur celui-ci
(Alt lunette = Alt A + LAR A) et de retrancher successivement les
lectures avants sur les différents points pour obtenir leur altitudes.

Alt Lunette = ALT A + LAR A ; Altitude 1 = Alt lunette – LAV 1


Altitude 2 = Alt lunette – LAV 2 ; Altitude 3 = Alt lunette – LAV 3 72
5.3 Cheminement de nivellement mixte
Depuis une station quelconque du niveau dans un cheminement, et après avoir enregistré
la lecture arrière sur le point de cheminement précédent, l’opérateur vise plusieurs points
de détail et effectue sur chacun d’eux une lecture unique qui est donc une lecture avant.
Ensuite, il termine la station par la lecture avant sur le point de cheminement suivant.

73
6. FERMETURE DU CHEMINEMENT ET COMPENSATION

➢ Fermeture du cheminement
Connaissant l’altitude du point A, on peut calculer celle de B à partir des mesures de
terrain : on appelle cette valeur de Alt B la valeur observée, notée Alt B obs. Elle est
définie par : Alt B = Alt A + Δ Hi. La dénivelée totale ΔHAB de A vers B est égale à
la somme des lectures arrière diminuée de la somme des lectures avant.
ƩLar – Ʃlav =ƩΔH i = ΔHAB.
Si les mesures étaient exemptes d’erreurs, on retrouverait exactement l’altitude
connue de B (Alt B). En réalité, il existe un écart appelé erreur de fermeture du
cheminement (ou plus simplement fermeture) qui est soumis à tolérance. Cette
fermeture notée fH et vaut : fH= Alt B obs - Alt B. L’écart de fermeture peut provenir
: d’une ou plusieurs lectures fausses, d’une mauvaise horizontalité de l’appareil, d’un
dérèglement de l’appareil.
➢ Compensation du cheminement
La compensation est l’opération qui consiste à répartir la fermeture sur toutes les
mesures. La compensation, notée CH, est donc l’opposée de la fermeture, c’est-à- 74
dire: CH = – fH. Cet ajustement consiste modifier les dénivelées partielles en
répartissant la compensation totale CH sur chacune d’elle.
7. INSTRUMENTS UTILISES POUR UNE OPERATION DE
NIVELLEMENT
Le niveau : appareil
définissant un plan de Le trépied :
visé horizontal il est support sur
utilisé pour les lequel se repose
opérations de le niveau
nivellement

La mire : c’est une


règle graduée (plus
souvent en centimètre)
utilisée pour
déterminer une
distance ou une
hauteur (dénivelée)

Le crapaud :
Support utilisé
lors des
opérations de 75
nivellement
Niveau électronique Leica DNA3
Chapitre IV : Mesure des angles horizontaux et verticaux

A. Mesure des angles horizontaux

I. Généralité

Dans l'histoire du positionnement les instruments de mesures


d'angles occupent une place privilégiée. La détermination des
longitudes et latitudes astronomiques a été essentiellement basée
sur la mesure d'angles horizontaux et verticaux, associée à des
mesures de temps. Pendant longtemps la précision de ces mesures
angulaires a été largement supérieure à celle des instruments de
mesures de distances. Il a fallu attendre l'apparition des appareils
électroniques de distances dans les années 1980 pour voir s'inverser
cette tendance.

76
Les mesures angulaires sont indispensables pour les travaux
topographiques. L’angle est l’une des grandeurs utilisées dans les
calculs topométriques. L’angle horizontal (AH) appelé aussi angle
azimutal (AZ) se définit également comme étant l’angle plan d'un
dièdre (en géométrie dièdre : qui est déterminé par la rencontre de
deux plan) formé par la verticale locale d’un lieu et les deux (2)
points visés. En pratique cet angle est calculé par différence de
lectures effectuées sur un cercle horizontal gradué de 0 à 400 grades
dans le sens des aiguilles d’une montre appelé "limbe ". Les angles
peuvent être obtenus soit en mode goniométrique en mesurant les
angles que les côtés font entre eux soit en mode décliné en mesurant
les angles que chaque côté fait avec une direction origine donnée par
une aiguille aimantée.

Les angles horizontaux (azimutaux) peuvent être mesurés de deux


manières différentes :
➢ Observés et dessinées directement sur une feuille de papier placée
sur une planchette horizontale. L'instrument utilisé est un
goniographe composé d'un trépied, d'une planchette, d'un organe 77
de visée et d'une règle.
➢ Mesurés à l'aide d'un goniomètre. Dans ce cas les instruments
utilisés sont les suivants :
Les Equerres optiques qui ne permettent que de tracer
sommairement des perpendiculaires ou de s'aligner entre deux points.

Les Cercles d'alignement avec lesquels les angles horizontaux


peuvent être mesurés. Ces instruments ont été remplacés par les
théodolites.

Les Théodolites dont les lectures ne se font plus sur des verniers mais
à l'aide de microscopes permettant d'apprécier, suivant le degré de
précision de l’instrument : le cgon, le mgon, le dmgon.
Le choix de la méthode d'observation angulaire dépendra de
l'instrument utilisé et de la précision recherchée.
En topographie on utilise deux types d’angle à savoir les angles
horizontaux et les angles verticaux.
78
II. LES INSTRUMENTS DE MESURES ANGULAIRES

1. Généralité
L’instrument le plus utilisé pour mesurer les angles est le théodolite
(angle seulement) ou le tachéomètre (angle et distance) ou Station Totale
(mesure indirecte des angles, des distances et des dénivelées). Le terme
tachéomètre signifie « mesure rapide ». Un tachéomètre est par
conséquent un « instrument de mesure rapide ». C’est un théodolite
muni d’un distancemètre qui relève simultanément les angles et les
distances.
Les tachéomètres électroniques modernes disposent tous d’un
distancemètre électro-optique (EDM) et d’un système de saisie d’angles
électroniques. Ce procédé assure un balayage de la division codée des
cercles horizontal et vertical.

79
2. Les différent groupe d’instrument de mesure angulaire
Il existe quatre groupes d’instrument de mesures angulaires que sont :
➢ Les goniomètres : Un goniomètre est tout instrument ou appareil
permettant de mesurer des angles horizontaux ou verticaux. Les
appareils constituant la gamme des goniomètres sont notamment les
cercles, l’éclimètre, les théodolites et les tachéomètres.

➢ Les goniographe : Il s’agit d’une planchette pouvant de format


50×60cm pouvant s’orienter sur un trépied topographique. Cette
planche à dessin peut recevoir par collage une feuille de papier à
dessin sur laquelle sont reportés points en coordonnées par voie de
triangulation ou de polygonation

80

Trépied pour planchette A2 Planchette A2


2. Les différent groupe d’instrument de mesure angulaire
➢ Les équerres : Une équerre est instrument qui permet de construire
sur le terrain des angles droits. Elle est adaptée pour des levers de
faibles précisions en terrain dégagé.

➢ Les boussoles et théodolites-boussole : Il s’agit d’aiguille


aimantées montées au centre d’un cadre et permettant de faire des
lectures sur limbe au regard des pointes. Ce cadre peut être rendu
horizontale par l’intermédiaire de deux nivelles. Latéralement est
disposé un viseur permettant la matérialisation des visées et le
relevé de leur orientation. Nous pouvons citer entre autres les
boussoles à main, les boussoles topographiques et les théodolites
81
boussoles.
III. LA MESURE DES ANGLES HORIZONTAUX A L’AIDE D’UN
THEODOLITE

1 Définition d’un théodolite


Un théodolite est un appareil permettant de mesurer des angles
horizontaux (angles projetés dans un plan horizontal) et des angles
verticaux (angles projetés dans un plan vertical). On distingue deux
types de théodolites : les théodolites ordinaires et les théodolites
modernes.

1-1 Théodolites ordinaires


Ce sont des goniographes qui possèdent un cercle vertical susceptible de
mesurer les angles verticaux. Ils peuvent être aussi bien réitérateurs ou
répétiteurs. Le cercle horizontal comme le cercle vertical est doté de
verniers théoriquement posé sur le limbe.

1-2 Théodolites modernes


Il s’agit d’appareils tels que les plateaux qui sont installés sur des
roulements à billes à chemin circulaire. Ce dispositif a pour effet de
supprimer les inconvénients de l’imprécision résiduelle dans l’ajustage
82
de l’axe principal et de supprimer les erreurs dues au défaut de centrage
de l’alidade par rapport au limbe.
2. Principales parties d’un théodolite
Les principales parties d’un théodolite sont :
• La lunette ;
• Les axes de rotation (optique, mécanique, des tourillons)
• Plateaux : inférieur (graduation), supérieur (repère, vernier)
• Vis de blocage
• Vis de rappel,
• Vis calantes (3engénéral) ;
• Fil à plomb ou plomb optique ;
• Cercles : horizontal (gradué de 0 à 360°ou 400 gr) et vertical (gradué de
0 à 180°ou 200 gr).
• Nivelles : sphérique (fixé à l’embase), horizontale (tube en verre ou
nivelle du maçon) et verticale (pour les angles verticaux)

83
Présentation Théodolite optico-mécanique Wild T2 1 Poignée amovible
2 Viseur d’approche
3 Vis de blocage de la lunette
4 Oculaire de la lunette
5 Vis de fin pointé
6 Control d’automatisme
7 Embase amovible
8 Plomb optique
9 Micromètre optique
10 Bague de mise au point
11 Microscope de lecture
12 Commutateur de lecture HZ-
V
13 Nivelle d’alidade
14 Vis de fin pointé
15 Nivelle sphérique
16 Débrayage du limbe
17 Cercle vertical
18 Cercle horizontal
19 Vis calante
20 Objectif
21 Blocage de l’embase 84
22 Eclairage des cercles
3. Mesure des angles horizontaux à l’aide d’un théodolite
L’angle horizontal observé à l’aide d’un théodolite est un angle plan,
compté positivement dans le sens horaire. La lunette d’observation
pivote dans un plan vertical, quelque soient les positions altimétriques
des points A et B, l’angle observé est identique " AH".

85
4) Lecture sur les verniers

Sur les appareils opticaux-mécaniques, la lecture s’effectue sur un


vernier gradué comme sur la figure ci-dessous : à gauche T16 (angles
horizontal Hz et vertical V), à droite T2 (angle vertical). La lecture de
ces verniers se fait comme suit : Les chiffres avant la virgule défilent
devant la graduation fixe du vernier, les chiffres après la virgule se
lisent à l’endroit ou une graduation mobile intercepte le secteur gradué.

Par exemple, dans le théodolite T16, les deux cercles sont lisibles en même temps ; on
peut lire : V = 95,985 gon et Hz = 17,965 gon. La dernière décimale (mgon) est
appréciée par l’opérateur. Dans le théodolite T2, un seul cercle est visible à la fois, un
86
bouton permet de basculer du cercle horizontal vers le cercle vertical.
5. Les Modes d’observations angulaire
Lorsque le théodolite est dans sa position normale le cercle vertical doit
être à gauche ; on l’appel cercle à gauche (CG), en retournant la lunette
de 200 grades au tour de son axe, le cercle vertical se trouve alors à
droite, on parle de cercle à droite (CD). La mesure des angles
horizontaux en mode goniométrique sont faites par divers mode dont on
peut citer entre autres :
la répétition,
le retournement,
le double retournement,
la réitération, l’alternance,
la séquence,
la paire de séquence,
le tour d’horizon.
Cependant, les modes d’observations dépendent du nombre de directions
à mesurer et de la précision cherchée. 87
IV. LES ERREURS LORS DES MESURES ANGULAIRES

Les erreurs dans la mesure des angles en topographie peuvent être


classées en deux catégories que sont les erreurs systématiques et les
erreurs accidentelles encore appelé erreur d’emplois.

1. Erreurs systématiques

Nous rangeons dans ce paragraphe les principales erreurs de


construction qui n’ont pu être éliminées par réglage, ou dont le réglage
serait trop délicat. Comme erreur systématique nous pouvons citez
entre autres :
• Collimation horizontale,
• Tourillonnement ou collimation verticale,
• Excentricité limbe/ alidade,
• Erreur de graduation. 88
2. Erreurs d’emploi ou erreurs accidentelles

Les principales erreurs accidentelles sont d’origine instrumentale


(déréglage non détectés ou ignorés), météorologiques (vent, soleil,
effluves, mauvais éclairage…) et humaines (imperfections de
manipulation). Comme erreurs accidentelles nous pouvons citer :
• Erreur de mise en station
• Mauvais calage de l’axe principal
• Erreur de pointe
• Erreurs de lecture
• Erreur de dérive du zéro

89
B. MESURE DES ANGLES VERTICAUX
L’angle vertical d’une direction est l’angle donné par la position de cette
direction par rapport à la verticale du lieu. Comme les angles
horizontaux, les angles verticaux sont utilisés dans les calculs
topométriques. L’angle d’inclinaison ou site indique la position du visé
par rapport à l’horizontal.
V + i = 100gon
V + n = 200gon
n - i = 100gon

L’angle vertical est déterminé à l’aide du cercle


vertical du théodolite. Le zéro de la graduation du
limbe est fixe et dirigé vers le zénith, le cercle
vertical est solidaire de la lunette et donne l’angle
suivant l’inclinaison de celle-ci (lunette). 90
1. La collimation verticale
L’origine de la graduation ne coïncide pas forcement avec la verticale du
lieu ; l’angle que fait la direction du zénith avec la direction de la
graduation zéro s’appelle collimation vertical noté z0 ou cv. On détermine
la collimation verticale par retournement de la lunette (CG ; CD)

La correction de la collimation verticale ajoutée algébriquement à


l’angle vertical mesuré dans une seule position de la lunette (CG)
donne l’angle zénithal.
91
Z = LCG + CV
Exemple : calculez la collimation verticale et l’angle zénithal des observations ci-dessous

Points Lectures CG et
Angle zénithal Correction
visés CD

97,1850 CV=
𝟒𝟎𝟎−(𝟗𝟕,𝟏𝟖𝟓+𝟑𝟎𝟐,𝟖𝟐𝟕)
𝟐
1 97,1790
302,8270
CV = - 0,006

106,406 CV=
𝟒𝟎𝟎−(𝟏𝟎𝟔,𝟒𝟎𝟔+𝟐𝟗𝟑,𝟔𝟎𝟕)
𝟐
2 106,399
293,607
CV = - 0,007

Z = LCG + CV  Z1 = 97,185 + (-0,006) = 97,179 gon


Z = LCG + CV  Z2 = 106,406 + (-0,007) = 106,399 gon

92
Chapitre V : Gisement et transmission de gisement

I. Les angles topographiques


On appel angle topographique la différence de lectures angulaires
entre deux (02) directions comptées à gauche dans le sens de la
marche du cheminement. L’angle topographique est obtenu en
faisant la différence entre la lecture avant (LAV) et la lecture arrière
(LAR) dans le sens du cheminement. Si toute fois la valeur de la
lecture avant est plus faible que celle de la lecture arrière, on ajoute
400 grades à la valeur de la lecture avant.

α = lecture de 1 sur 2 – lecture de 1 sur A 93


β = lecture de 2 sur 3 – lecture de 2 sur 1
θ = lecture de 3 sur B – lecture de 3 sur 2
On appel angle topographique de droite (αd) l’angle formé par deux cotés
consécutif du cheminement, mesuré en projection horizontale et situé à
droite du cheminement dans le sens du parcours choisi. L’angle
topographique de gauche (αg) sera tel que αd+αg = 400gon.

94
2. Le gisement d’une direction
Le gisement d’une droite (AB) est l’angle mesuré dans le sens des
aiguilles d’une montre entre l’axe positif de Y et la direction considérée.
Le gisement AB s’écrit GAB dans le sens contraire on l’appelle
l’orientement. L’axe positif des Y dans un système de coordonnées
rattaché à un système général indique la direction du Nord carte.
➢ Le Nord magnétique est donné par la direction de l’aiguille aimantée
d’une boussole ou d’un déclinatoire.
➢ Le Nord géographique est donné par la direction de l’étoile polaire.
➢ L’angle que fait une direction avec le nord magnétique est appelé
Azimut géographique.

95
3. Calcul du gisement d’un segment connaissant les cordonnées
de ses extrémités

Les données du problème sont : XA, YA


XB YB.
On vous demande de calculer le
gisement de la droite AB (GAB)

96
Considérons le triangle ABC

𝑩𝑪
tg GAB = , BC = XB – XA = ΔX, AC = YB – YA = ΔY,
𝑨𝑪

BC = ΔX = AB * Sinus GAB , AC = ΔY = AB * Cosinus GAB ,


ΔX
Tg GAB =
ΔY

Dans le triangle ABC, ΔX et ΔY sont positif (+) ou négatif (-) suivant le


cadrant dans lequel l’extrémité du vecteur se trouve par rapport à son
origine.

𝚫𝐗
Posons que : tg g =
𝚫𝐘

97
TABLEAU RECAPITULATIF

Après avoir calculé g et suivant le signe de ΔX et de ΔY on déduit la


valeur de G Voir tableau ci-dessus.

98
4. Calcul de la distance (D) entre deux points

ΔX = D * Sinus G , ΔY = D * Cosinus G

𝚫𝑿 𝚫𝒀
D= = = 𝚫𝑿𝟐 + 𝚫𝒀𝟐
𝒔𝒊𝒏 𝑮 𝒄𝒐𝒔 𝑮

5. Présentation des calculs

Points X (m) Y X (m) ΔX (m) ΔY (m) g (gon) G (gon) D (m)

A XA YA

ΔXAB ΔYAB g GAB DAB

B XB YB

99
Application : Soit les coordonnées rectangulaires d’une propriété P1,P2,P3 et P4
consigné dans le tableau ci-dessous, on vous demande de calculer les gisements et
distances entre les points.

NB: les gisements seront calculé à quatre chiffres après la virgule et les distances à
deux chiffres. Les calculs de gisements et distances se feront dans un tableau.

POINTS X (m) Y (m)

P1 668 493.5096 1 356 390.1609

P2 668 608.5096 1 356 390.4216

P3 668 608.5096 1 356 207.9211

P4 668 493.5096 1 356 207.6604


100
Chapitre VI : Calcul de coordonnées rectangulaire d’un point défini par ses
coordonnées polaires

I. Le point et la droite

1. Le point
Un point est défini dans un plan si l’on connaît en grandeur et en
signe les distances de ce point aux deux axes.

2. La droite
Une droite est définie dans le plan :
- Lorsque l’on connaît deux points de cette droite
- Lorsque l’on connaît un point et le gisement de sa direction

101
II. Calcul des coordonnées rectangulaires d’un point
Les données du problème sont :
- Les coordonnées rectangulaires du point A
- Le gisement de la droite AM- La longueur AM Il s'agit de déterminer
les coordonnées rectangulaires du point M.

102
On sait que :

XM – XA = HM XM = XA + HM

YM – YA = AH YM = YA + AH

Sin GAM =
𝐇𝐌
𝐀𝐌
→ HM = AM Sin GAM

𝐀𝐇
Cos GAM = → AH = AM Cos GAM
𝐀𝐌

XM – XA= HM or HM = AM Sin GAM → XM - XA = AM Sin GAM →


XM = XA + AM Sin GAM

YM – YA= AH or AH = AM Cos GAM → YM -YA = AH Cos GAM →

YM = YA + AM Cos GAM 103


1. Tableau de calculs

104
III. Cheminements polygonaux
1. Définition
Un cheminement est une ligne brisée dont on a mesuré tous les angles et
cotés en vue de déterminer les coordonnées de chaque sommet.
Lorsque l’on a un cheminement polygonal ABCDE…etc. Le gisement de
chaque côté s’obtient à partir du gisement du côté précédent.

105
GBC = GAB + αg B ± 200gon
En calcul topométriques le sens des aiguilles d’une montre (sens + ) est
appelé sens du gisement, le sens contraire est celui de l’orientement.

2. Les différents types de cheminement

➢ Le cheminement en antenne : Est un cheminement sans fermeture, ce type de


cheminement est déconseillé car il est sans vérification possible.

➢ Les cheminements développés entre deux points connus ou cheminement


encadré: Par comparaison des coordonnées exactes du point d’arrivée du
cheminement et celle issue des calculs, on a un moyen de contrôle des calculs
ainsi que la possibilité de juger de la validité des mesures du terrain.

➢ Les cheminements fermés : C’est une polygonale qui se referme sur elle-même,
c’est-à-dire une polygonale dont l’extrémité est confondue avec l’origine 106
3. Tableau de calcul

107
4. COMPENSATION

4.1 Introduction

Les mesures de terrain sont entachées d’erreurs accidentelles ou


systématique qui empêchent d’obtenir des résultats exactement
conformes à la théorie ; pour les exploiter avec le maximum de précision
possible il faudra les appliquer une correction appelé compensation.
Cependant les écarts constatés ne doivent pas excéder une certaine
grandeur appelé tolérance qui dépend de la nature du travail, donc du
type de matériel utilisé et du type de terrain.

108
4.2 Ecart de fermeture angulaire

G’AR = Gisement d’arrivé calculé = G départ + Ʃ αg ± nc* 200


GAR = Gisement d’arrivé réel (connu) , nc = nombre de cotés
Fermeture angulaire fα = G’AR – GAR
Il faudra donc corriger de cα = - fα
Exemple : G’AR = 266,422 et GAR = 266,418 ; fα = 266,422-266,418 =
0,004
→ cα = - 0,004gon = - 4 mgon
Il faudra alors repartir cette correction sur l’ensemble des angles
En compensant également chacun des angles, si les côtés on

sensiblement la même longueur αg compensé = αg brut + ; ns =
ns
nombre de sommets.

Remarque : Il faut faire la compensation angulaire sur les angles αg


109
avant d’inscrire les gisements dit compensés dans le tableau.
5.3 Ecart de fermeture planimétrique

Soit B le point d’arrivé réel et B’ le point d’arrivé calculé


XB’ = XA + ƩΔXi ; YB’ = YA + ƩΔYi
XB’ – XB = fx → cx = - fx ; YB’ – YB = fy → cy = - fy
Si on considère le cheminement de nc côtés, on effectue une
compensation dite parallèle, on utilise ce type de compensation dans le
cas où les côtés du cheminement on sensiblement la même longueur.
Cx Cy
Δxi compensé = ΔXi brut + ; Δyi compensé = Δyi brut +
nc nc
La compensation parallèle proportionnelle : elle est valable dans tous
les cas et spécialement lorsque les côtés du cheminement sont de
longueur assez différente.
Di Di
Δxi compensé = ΔXi brut + cx * ; Δyi compensé = Δyi brut + cy *
D D
Avec D = à la longueur totale du cheminement

110
Chapitre VII : Représentation du relief et exploitation des coordonnées
altimétrique

A. COURBES DE NIVEAUX
1. Définition
- Une courbe de niveau est le lieu géométrique des points qui ont une même
altitude.
- Une courbe de niveau est une ligne courbe fermée qui joint les points qui ont une
même altitude.
Un ensemble de courbes de niveau donne une représentation du relief.

2. But
Ne pouvant pas représenter le relief du terrain par une échelle en hauteur, on le
représente par un signe conventionnel qu’on appelle courbes de niveau.

111
3. Equidistance
L’équidistance est la distance verticale qui sépare deux courbes de
niveau. Elle dépend de l’échelle et du but du levé. Plus l’équidistance
est faible mieux le terrain est représenté ; cependant on ne peut pas
augmenter le nombre de courbes de niveau au delà d’une certaine
limite sans augmenter de façon excessive le levé et sans surcharger le
dessin. La densité à l’hectare des points nécessaires pour obtenir une
représentation fiable du terrain est fonction des changements de
déclivités de terrain et de l’échelle du plan.

112
4. Les courbes maitresses
Les courbes de niveau sont tracées le plus finement possible de façon à
ne pas surcharger le dessin, toute fois afin de permettre à l’œil de
mieux suivre les formes du terrain, toutes les courbes de rang cinq (05)
appelés courbes maitresse sont dessinées d’un trait fort.

113
5. Les courbes intercalaires
Il est possible que certains mouvements du sol présentant un intérêt
particulier échappent à la représentation par les courbes maitresses à
cause de leur densité trop faible, pour ce faire, le topographe fait usage
des courbes intercalaires d’équidistance moindre limité au mouvement
de terrain et tracé en trait interrompu.

114
6. Avantages des courbes de niveau
Les courbes de niveau définissent géométriquement le terrain avec autant plus de
détails que leur équidistance est plus faible. On peut donc avec ce mode de
représentation déterminer les éléments de la surface du sol et en particulier
déterminer l’altitude d’un point quelconque situé entre deux courbes de niveau. De
même à partir des altitudes de deux points A et B, on peut déterminer la pente
moyenne de la droite AB.
𝐀𝐥𝐭 𝐀−𝐀𝐥𝐭 𝐁
𝐏=
𝐀𝐁

7. Filage des courbes de niveau sur le terrain


Cette méthode consiste à localiser sur le terrain des points qui ont une même altitude
prédéterminé. L’altitude de la lunette est obtenu par visé arrière sur un repère connu
et on calcul ensuite la lecture avant qui donnerait la courbe de niveau cherché.

115
B. MODÈLE NUMÉRIQUE DE TERRAIN

1.Définition

MNT: Le Modèle Numérique de Terrain (digital terrain model)


• Représentation numérique simplifiée de la surface d’un territoire,
en coordonnées (planimétrique et altimétrique)
• Le MNT représentation numérique du terrain naturel (Sol sans
végétation, bâtiment, infrastructure,…)

116

MNT du relief
MNE ou MNS : Le Modèle Numérique d’Élévation ou de Surface
(Digital Elévation Model DEM)
MNT + Représentation numérique du sursol(végétation, bâtiments,…)

MNT MNE

117
2. Représentation des données

2.1 Représentation planimétrique

Établie grâce aux coordonnées (X, Y) du semi de points.


• Jonction des points selon leur nature par des polylignes ou des courbes (dans le
respect des règles de l’art)
• Seuls les détails significatifs du terrain devront être levés et représentés:
destination de la carte
• Pour établir un MNT généralement seuls les détails du terrain naturel sont levés
et représentés.
• Généralement, la jonction entre les points (en 2D) se fait dans un
premier temps par des polylignes 2D. Grace au logiciel de dessin le
résultat du dessin pourra par la suite être converti en modèle 2D+1.
• Le choix d’une échelle de représentation est nécessaire.
• Le résultat de la représentation est constitué de points, de lignes,
de surfaces et de textes d’attributs

118
C. PROFIL EN LONG ET EN TRAVERS

I) LE PROFIL EN LONG
Le tracé d’un projet de route, de voie ferré ou de canal a été fixé. Il n’est pas possible que
le tracé suive exactement les ondulations du terrain : Si l’on doit surélever le terrain, il faut
apporter de la terre (remblai), et si on doit abaisser le niveau il faut enlever de la terre
(déblai). Pour se rendre compte de l’ampleur des terrassements, on dresse des profils en
long et en travers qui permettent de calculer les volumes de remblais et de déblais.
Le tracé d’une route en profil en long est une succession de pente et de rampes et rarement
de paliers.
1. Définitions
Le profil en long est une coupe longitudinale du terrain passant par l’axe du tracé. Ce
document indique si le profil en long du terrain naturel (état actuel) et est obtenu soit par
nivellement direct ou indirect soit par interprétation ou interpolation de courbes de niveau.
Il permettra en plus l’établissement du profil en long du projet. La représentation du profil
en long obéi à des règles qu’il convient de respecter pour permettre une bonne
interprétation du plan.
119
Le plan horizontal de référence (plan de comparaison ou de référence) doit être choisi de
sorte à être en dessous du point le plus bas de la zone et de cote ronde de préférence, ceci
pour faciliter les calculs indispensables au report.

120
II) LE PROFIL EN TRAVERS

1. Définition
Le profil en travers est une coupe transversale du terrain, mené selon un plan verticale et
perpendiculaire à l’axe de la route projetée. Les profils en travers sont donc des sections
transversales correspondant à chaque point du profil en long. Ils sont séparés, alors que le
profil en long est section longitudinale continue. Les profils en travers sont indispensables
pour le calcul des volumes de terrassement suivant le terrain naturel et le projet. On peut
classer les profils en travers en trois catégories que sont :
✓ Les Profils en remblais,
✓ Les Profils en déblais,
✓ Les Profils mixte

121
2. Dessin des profils en travers
En général, l’échelle adoptée pour le profil en travers est le 1/100 ou 1/200. Elle est la
même pour les hauteurs et pour les longueurs. Le dessin doit être exécuté de telle sorte que
la partie gauche du profil corresponde au côté gauche de la voie pour un observateur
tournant le dos à l’origine du profil en long et allant vers l’extrémité du projet. Cette
orientation est appelé rabattement du profil en travers vers l’extrémité du tracé.

122
3. Indications du profil en travers

✓ Plan de Référence (Plan de comparaison)


✓ Altitude du Terrain Naturel
✓ Altitude du Projet
✓ Distance TN
✓ Distance Projet

123
MERCI POUR VOTRE ATTENTION
124
BIBLIOGRAPHIE

✓ Cours de Topographie de M. BAMOUNI Augustin Géomètre Expert Agréé,

✓ Cours de Topographie de M. SAWADOGO Moussa Ousmane Ingénieur,


Géomètre

✓ Topographie appliquée Lapointe et Meyer,

✓ Topographie et Topométrie moderne Tome 1 & 2 Serges Milles,

✓ Topométrie Opérationnelle M Brabant

✓ Manuel de Topographie, Topométrie TOME I, M. LABORDE

✓ Topographie et Topométrie Deuxième fascicule, R D’HOLLANDER

125
CHAPITRE II : Caractéristiques géométriques des sections planes
CHAPITRE III : TRACTION –COMPRESSION
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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1. DEFINITIONS ET NOMENCLATURE

Figure 1

Infrastructure : l’infrastructure d’une voie de circulation peut être définie comme le résultat
des travaux de terrassement nécessaires à la constitution de l’assise de la superstructure. Le
sol d’infrastructure peut être soit le terrain naturel (après évacuation de la terre végétale), soit
le sol du fond d’une tranchée (route en déblai), soit le sol d’un remblai.
Superstructure : la superstructure est constituée par l’ensemble des couches de matériaux
mis en œuvre au-dessus de l’infrastructure pour constituer la surface de roulement et les
accotements.

La couche de transition, mise en œuvre exclusivement dans le cas d’un déblai,


constitue la première couche de la superstructure, elle fait partie de la fondation et peut jouer
trois rôles:
- rôle anticontaminant : évite la migration des éléments fins de l’infrastructure vers la
superstructure
- rôle drainant, elle draine la fondation
- anticapillaire, elle interrompt les remontées capillaires
A défaut de cette couche on peut utiliser un film plastique ou géotextile posé sur la plate-
forme ou traiter le sol d’infrastructure à la chaux ou au ciment.

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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 1 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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2. CONSTITUTION DE LA CHAUSSEE
Les chaussées se présentent comme des structures multicouches mises en œuvre sur le
sol-support de chaussée. Parmi ces couches, on a généralement la couche de roulement ou de
surface et la couche d’assise constituée des couches de base et de fondation (figure 1).

2.1. Le sol de plate-forme


Le sol-support ou plate-forme correspond au terrain occupant les parties supérieures
des terrassements (30 à 100 cm). Elle doit être suffisamment rigide pour permettre le passage
des engins de terrassement, insensible à l’eau et aux intempéries. Sa portance influence pour
une grande part l’épaisseur des couches de chaussée qui reposent sur elle. Une bonne portance
permet d'éviter les déformations sous chargement lourd ou répété entraînant une dégradation
prématurée de la chaussée.
Un terrain naturel, un déblai ou un remblai, devant servir d’assise à la superstructure peut se
présenté dans l’un des trois états suivants :
• Sol convenable, sans traitement autre que l’enlèvement de la terre végétal et un
compactage (par exemple sol graveleux)
• Sol à consolider par un traitement
• Sol trop mauvais pour être conservé et devant être remplacé sur une certaine profondeur
par un apport de bons matériaux, c’est le cas des argiles gonflantes et des sols de portance
inférieure à 5
Dans les pays tropicaux et plus particulièrement au Burkina Faso, on distingue cinq (05)
classes de portance des sols de plate-forme.

S1 : CBR < 5
S2 : 5 < CBR < 10
S3 : 10 < CBR < 15
S4 : 15 < CBR < 30
S5 : CBR > 30

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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 2 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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2.2. La couche de forme


Elle est réalisée dans le but de faire reposer la chaussée sur une plate-forme
homogène de bonne qualité. Elle doit avoir une épaisseur suffisante et constituée de matériaux
de bonne portance afin de faciliter le passage des engins de chantier (zone marécageuse ou
sableuse par exemple).
Ainsi, elle assurera une transition, de fait, entre le sol en place ou rapporté et la
chaussée.
Elle doit rester insensible aux variations hydriques et participer au drainage de la
chaussée.

2.3. La couche de fondation (figure 2)


Couche sus-jacente à la plate-forme, la couche de fondation permet d’assurer une
répartition homogène des contraintes sur la couche de forme ou sur la plate-forme supérieure
des terrassements. Pour cela, elle doit présenter une certaine résistance mécanique. Les
matériaux qui la composent doivent avoir un CBR supérieur à 30 % selon le trafic et ne
doivent pas être friables. La couche de fondation doit assurer aussi un bon drainage et avoir
une compacité minimale de 90 % de l’OPM.
Exigences rigidité : diminue les
contraintes de la
- appui couche de base.
- Rugosité

Atténuation et répartition de la pression sur le sol


Figure 2 - Principales exigences auxquelles doit répondre une couche de fondation

2.4. La couche de base


Elle constitue avec la couche de fondation, l’assise de la chaussée. Elle est soumise à
des contraintes verticales, effet de poinçonnement dû à la pression des pneumatiques et des
contraintes de cisaillement à la base dans le cas des matériaux traités aux liants blancs
d’autant plus important que la couche de surface est mince. Elle doit être constituée de

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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 3 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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matériaux suffisamment durs pour résister à l’attrition et avoir un grand indice portant ou
stabilité.
Les matériaux de qualité faisant de plus en plus défaut, les couches de base sont
souvent en matériaux traités au ciment. Il est spécifié que le matériau présente d’abord un
CBR supérieur à 60 et le mélange un CBR supérieur à 160 après traitement. Il est important
de veiller à la répartition du ciment. En effet une forte concentration rigidifie la chaussée. Si
elle possède une rigidité élevée, comme dans le cas de couches stabilisées, il se produit un
effet de dalle et des contraintes de traction se développent à sa base. Par ailleurs, la
compatibilité chimique du liant avec le matériau à traiter doit faire l’objet d’une étude assez
poussée.
Tous ces éléments font que les caractéristiques physiques et mécaniques exigées pour
un matériau utilisé en couche de base sont sévères, comparées à celles d’une couche de
fondation.
La figure 3 montre les différentes exigences auxquelles doit répondre une couche de
base
- Homogénéité
- Continuité
- Compacité
Exigences - Reposer sur un appui
- Décohésion - Epaisseur
- Pression verticale

Effet thermique
Traction par flexion sous trafic

- Répartition de la pression verticale


- Adhésion entre couche
Fig. 3 - Principales exigences auxquelles doit répondre une couche de base

2.5. La couche de surface

Elle peut être constituée d’un revêtement souple (Enduits superficiel en mono ou multicouche,
Béton bitumineux ou enrobé denses) ou d’une simple dalle de béton dans le cas des chaussées
rigides.
La couche de surface doit être :
- plane et assurer une adhérence entre les pneumatiques et la chaussée

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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 4 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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- imperméable pour le corps de chaussée contre les infiltrations


- résister aux efforts normaux et de cisaillement dus aux pneumatiques

3. LES DIFFERENTS TYPES DE CHAUSSEES


Selon le mode de fonctionnement mécanique de la chaussée, on distingue
généralement :
3.1. Les chaussées souples ou flexibles
Elles sont constituées d'une couche bitumineuse en surface et d'une assise en matériaux
granulaire. Elles présentent l’aptitude de se déformer sans se fissurer. Une chaussée souple
distribue les efforts de surface à travers les couches de base et de fondation. Cette distribution
se faisant de façon à ce que l’effort sur la plate-forme soit compatible avec la résistance de
l’infrastructure et du sol.

3.2. Les chaussées semi-rigides


Une chaussée semi-rigide est une chaussée avec une couche de surface en béton
bitumineux, la couche de base étant améliorée au ciment et la couche de fondation granulaire.
Le dimensionnement des structures semi-rigides porte sur la rupture par fatigue à la base de la
couche liée et l’orniérage du sol support. Il faut donc s’assurer que la contrainte de traction à
la base de la couche traitée est inférieure à la contrainte de traction admissible du matériau et
que la déformation verticale à la surface des couches non liées et du sol support est inférieure à
une valeur limite admissible.

3.3. Les chaussées rigides


Une chaussée rigide est comme une dalle de béton. Elle est peu déformable, elle
absorbe la charge afin d’éviter une déformation, sur la fondation ou l’infrastructure,
susceptible de causer la rupture. De telles structures mobilisent des efforts notables de traction
par flexion très importants par rapport à ceux subis par les structures semi-rigides et se
déforment essentiellement par fissuration. Par contre les contraintes et déformations verticales
sont très faibles.
Le principe de dimensionnement des chaussées rigides consiste à limiter les efforts de traction
par flexion du béton sous l’effet des charges

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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 5 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre II – STRUCTURES DES ROUTES
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Présenté par M. Seydou SAKANDE Ing. Génie Civil 6 IST/Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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I. GENERALITES

Une chaussée est une structure plane et imperméable, conçue et dimensionnée pour
garantir l’écoulement du trafic dans de bonnes conditions de sécurité et de confort pour les
usagers. Elle doit assurer sa fonction pour une période de service minimal fixée au stade de
l’élaboration du projet appelée durée de vie.
Le rôle du corps de la chaussée est de ramener les contraintes exercées par les
pneumatiques à un niveau compatible à la contrainte de rupture du sol support.
La réalisation d'une chaussée fait appel à des critères économiques, techniques et
écologiques. Les aspects techniques portent sur le choix de la structure et des matériaux
(liants, granulats, etc.) des différentes couches constituant la chaussée. Les aspects
économiques portent sur le coût de l’investissement mais aussi sur le coût d’usage et
d’entretien pendant la période de service donnée. Les aspects écologiques sont relatifs à son
impact sur l’environnement.

1.1. NECESSITES DE LA ROUTE


Le rôle joué par les transports pour le déplacement des personnes et des marchandises n’est
plus à démontrer aujourd’hui. Les transports en général et la route en particulier :
• favorisent la mobilité (libre circulation) des biens et des services
• facilitent les échanges entre biens et personnes,
• désenclavent les zones éloignées,
• relie les marchés locaux et internationaux.
Le développement économique et social de tout pays passe par une meilleure intégration
régionale et sous régionale, ce qui nécessite un investissement cohérent pour la construction et
l’entretien d’infrastructures routières.

1.2. DIFFICULTES:
Les difficultés résident essentiellement dans :
- Nécessite des investissements lourds pour la réalisation
- Coûts d'entretien élevés (un manque d'entretien entraîne une augmentation du coût des
transport de 20%)
- Un volume important de matériaux :  raréfaction des matériaux de bonne qualité et
recours à des procédés de traitement onéreux

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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 1 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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II. EVOLUTION DE LA TECHNIQUE ROUTIERE

Jusqu'à la fin du 19ième siècle, le choix d’un tracé d’une route dépendait surtout :
- de la recherche du chemin le plus court
- de la limitation des rampes adaptées à la traction animale
L’invention et le rapide perfectionnement du véhicule automobile introduit dans la technique
routière des préoccupations relatives à un meilleur rendement. Entre autres :
- la recherche d’un uni de plus en plus parfait
- des caractéristiques générales adaptées à la circulation rapide
- une résistance accrue due au développement des poids lourds
- la nécessité d’un débit suffisant dû au nombre de plus en plus élevé de véhicules
- des mesures de sécurité pour diminuer les accidents
Tous ces problèmes ont entraîné une évolution rapide de la technique routière

L’importance des dépenses en matière de route et l’importance économique de


l’infrastructure routière impliquent le choix entre plusieurs solutions. Ce choix étant fait après
étude du coût et de la rentabilité économique de chacune des solutions.
Auparavant les routes étaient posées sur le terrain dont elles épousaient leurs contours.
A cette époque, il n’y avait pas de problème de débit et de vitesse.
De nos jours, avec la nature des véhicules, les exigences de confort et de sécurité, les
routes modernes ne s’accommodent pas de faibles rayons ni au plan, ni en profil en long. Ce
qui a comme conséquence la réalisation d’un nombre important d’ouvrages d’art et des
terrassements impressionnants.
En outre l’augmentation constante de la vitesse des voitures conduit à exiger une
qualité croissante de la route, notamment pour la rugosité qui assure l’adhérence des véhicules
et l’uni de surface qui est la qualité géométrique de la surface (valeur indicative ± 1 à 3 mm
sur 3 mètres) ce qui entraîne l’obligation d’utiliser des machines sophistiquées.
En conclusion, la construction routière est devenue une véritable technique industrielle qui
exige des techniciens qualifiés pour assurer la bonne conduite.

III. DIVERS TYPES DE ROUTES

Les routes sont classées suivant le niveau de perfectionnement de leurs composantes en


couche d’assise (base et fondation) et du type de revêtement. En général ce niveau est en
rapport avec les autres caractéristiques de la route. Néanmoins, on peut concevoir une route à

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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 2 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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grandes caractéristiques dont la chaussée, dans un premier temps, ne soit pas revêtue
(construction par étape) mais simplement constituée d’une couche d’assise.
On distingue généralement les types de routes suivants :
➢ Piste rudimentaire
C’est une adaptation à l’automobile d’anciennes pistes piétonnes et/ou charretières. C’est
une trace sur le sol naturel, balisée en région désertique ou sommairement débroussaillée en
en savane ou en forêt.
➢ Piste améliorée
Ce sont les pistes de desserte ou rudimentaires sur lesquelles, les zones de passage
difficiles ont été aménagées (réalisation de petits ouvrages, exhaussement de la route en
terrain marécageux, renforcement de la chaussée par apport partiel de matériaux plus portant)
➢ Route en terre
Elle est constituée d’une couche de matériau d’apport sélectionné ou amélioré (graveleux
naturel, latérite etc.). Avec différents stades d’aménagement, ce type de route possède des
caractéristiques larges, des ouvrages définitifs, une assise de qualité, convenablement
drainée, une couche de surface régulièrement entretenue pour éviter les tôles ondulées.
Une telle route permet déjà le passage d’un trafic important ave une vitesse de base élevée
➢ Route revêtue
C’est une route entièrement aménagée. Son assise et son revêtement peuvent être plus ou
moins perfectionnés ; on distingue : les chaussées souples (assise granulaire et revêtement
bitumineux), les chaussées semi-rigides (fondation granulaire, base traité au liant
hydraulique et revêtement bitumineux) et les chaussées rigides (c’est une dalle de béton
reposant sur le sol support ou sur une fondation)
Le choix du type de route dépend de l’importance, de la nature et de la composition du
trafic, mais aussi du terrain, du relief et du climat.

IV. FACTEURS A PRENDRE EN COMPTE DANS LA CONSTRUCTION ROUTIERE

4.1. LA GEOLOGIE

Les infrastructures de génie civil reposent sur le sol, la connaissance du sol support est un
préalable à toute construction routière. On doit procéder à une reconnaissance du sol en place,
afin de déterminer sa nature, sa texture, sa granulométrie et sa consistance.
Une identification complète (Essai granulométrique, limites d’atterberg, essai proctor, essai
CBR, Equivalent de sable, essai au bleu de méthylène etc.) du matériau en place permettrait

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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 3 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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de faire la classification du sol support afin de bien connaître les conditions dans lesquelles on
peut les solliciter sans désordre ni risque de rupture.

4.2. LE CLIMAT ET LE PROCESSUS D’ALTERATION

Les variations climatiques ont un grand impact sur le processus de formation des matériaux
utilisés en technique routière. En effet ces matériaux sont issus d’un processus soit de
formation soit de consolidation, soit d’épanchement entre blocs, ou de dégradation + érosion
+ transport (aqueux ou éolien) + dépôt. Tous ces phénomènes étant favorisés par :

- La température

C’est un catalyseur dans le processus formation des matériaux, il est établi que la
vitesse de l’altération chimique est multipliée par 2.5 pour chaque accroissement de 10 ° C.
La latérite issue d’un processus d’altération est présente dans les zones de haute température.

- Le régime des précipitations

La température et les précipitations ont une grande influence dans le processus de formation
des latérites. La formation des latérites est favorable au-delà d’une pluviométrie de 750 mm.
Ce qui pourrait expliquer la raréfaction des latérites de bonne qualité dans notre pays qui se
trouve entre les isohyètes 500 et 750 avec la baisse de la pluviométrie constatée depuis les
années 70. En outre les formations latéritiques, suivant la zone climatique, présentent de
grandes différences (latérite ferrugineuse en zone sèche et ferralitique en zone humide). On
constate que les climats humides ont un effet néfaste sur les caractéristiques géotechniques
des latérites. L’indice de plasticité dépasse de loin les spécifications et l’indice portant CBR
présente un grand écart par rapport au CBR des latérites dans les zones sèches.
Notons aussi que le niveau de précipitation agit sur la nappe phréatique et sur les teneurs
en eau

- La végétation

La végétation est un des facteurs d’altération agissant sur la nature du sol et sur les
constructions en général.
Ainsi, les latérites molles se développent dans la forêt dense et humide. On les trouve
durcis en quelques années en zone de savane.
Les couverts végétaux, allant de la forêt dense à la savane herbeuse pourraient abriter des
formations latéritiques.

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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 4 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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- La roche mère

La connaissance de la roche mère père de mieux identifié la nature du sol. Avec les agents
climatiques, la roche mère a une influence sur les propriétés du matériau. Cependant,
suivant la durée de formation, cette influence de la roche mère peut être inhibée par
l’action des agents pédologiques qui contrebalance la géologie de la roche mère.

- La topographie et le drainage

Dans les constructions routières, la topographie des terrains est un facteur à prendre en
compte.
Les relevés topographiques permettent en général de déterminer la nature des pentes à
adopter, de calculer le volume de déblais et de remblais et d’évaluer les coûts de la
construction.
La topographie du terrain influe sur la vitesse d’écoulement des eaux, donc sur la quantité
d’eau disponible à l’infiltration par conséquent sur la dureté et le drainage des sols.

4.3. L’HYDROLOGIE

L’eau est l’ennemie N° 1 de la route, l’on mettra ainsi toujours au devant la mise hors d’eau
de la route pour garantir sa durée de vie. Les études hydrologiques permettent en grande
partie d’atteindre cet objectif par la détermination de l’emplacement des ouvrages
d’assainissement et d’évacuation des eaux pluviales. Par les études hydrologiques, on
déterminera aussi les bassins versants afin de calculer les dimensions de ces ouvrages
d’assainissement.

4.4. LE TRAFIC

Paramètre le moins maîtrisé en Afrique, le trafic détermine les conditions de chargement


d’une superstructure routière. Les méthodes de dimensionnement s’appuient d’une manière
générale sur le trafic poids lourd sur la durée de vie escomptée. Il est donc nécessaire de faire
la prévision du trafic poids lourd et sa croissance sur la durée de vie, et de déterminer son
impact sur la chaussée. La méconnaissance du trafic a pour conséquence un mauvais
dimensionnement, l’apparition de dégradations précoce et une phase de rupture prématurée.

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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 5 IST / Février 2022
Cours de ROUTE Chapitre I - INTRODUCTION
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CONCLUSION

Ce qui précède décrit d’une manière générale les routes, leur importance, les facteurs
qui influent directement sur leur dimensionnement et leur construction.
Dans les paragraphes suivants, nous traiterons d’abord des différentes structures routières, des
matériaux entrant dans leur constitution ainsi que des différentes parties géométriques les
composant. Ensuite nous aborderons les dossiers techniques d’exécution des travaux,
l’organisation et le suivi de ces travaux. Nous allons terminer par le contrôle topographie et la
gestion du matériel de Travaux Publiques

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Présenté par [Link] SAKANDE Ing. Génie Civil 6 IST / Février 2022
Chapitre 3

CHAPITRE 3 : CINETIQUE DU SOLIDE


La cinétique est l’étude cinématique d’un système matériel en considérant l’influence de sa masse ou de la
répartition de celle-ci sur son mouvement. La résultante cinétique (quantité de mouvement), le moment
cinétique (moment de la quantité de mouvement), la résultante dynamique (quantité d’accélération), le
moment dynamique et l’énergie cinétique, constituent les éléments de la cinétique.

2.1. Quantité de mouvement et moment cinétique


 La résultante cinétique (quantité de mouvement) d’un point matériel M, de masse m et de vitesse

V  M  est définie par la grandeur vectorielle : P  mV  M 

 Le moment cinétique  A du point matériel M en un point A quelconque de l’espace est donné par

le moment de la quantité de mouvement en A, il a pour grandeur :  A  AM  mV  M 

2.2. Quantité de mouvement d’un système matériel (S)


a) Système matériel discret :
Le système est constitué d’un ensemble de point M i de masse mi et de vitesses V  M i  dans un repère R.
La résultante cinétique (quantité de mouvement) du système est donnée par la grandeur vectorielle :
P   Pi   mi V  M i 
i i

Le moment cinétique  A du système matériel (S) en un point A quelconque de l’espace est donné par le
moment de la quantité de mouvement en A, il a pour grandeur vectorielle :  A    i  AM i  mi V  M i 
i i

b) Système matériel continu :


Dans le cas d’un système matériel continu (S) : linéaire, surfacique où volumique nous avons :
- La résultante cinétique (quantité de mouvement) du système matériel continu, est donnée par la grandeur
vectorielle : P   V  M dm : somme de la quantité de mouvement en tous les points du système (S).
S 

- Le  A du système matériel continu (S) en un point A quelconque de l’espace est donné par le moment de
la quantité de mouvement en A, il a pour grandeur vectorielle :  A   AM  V  M dm
S 
2.3. Torseur cinétique
A partir de la résultante cinétique (quantité de mouvement) et du moment cinétique nous pouvons alors
construire un torseur cinétique dont les éléments de réduction sont la résultante cinétique et le moment
cinétique :
 P   V  M  dm : resultante cinétique

C   
S 

 A   AM  V  M  dm : moment cinétique resultant en A



 S 

2.3.1. Propriétés du moment cinétique : Théorème de Koënig

Cours de mécanique du solide Dr Nébon BADO ESUPEX / L1S2 _2021-2022 Page 1


Chapitre 3
Soit Ro  O, x , y, z  un repère orthonormé fixe. Le référentiel de Koënig (appelé aussi référentiel barycentrique)

RG  G , x , y, z  est le référentiel lié au centre d’inertie du solide dont les axes sont parallèles à ceux du repère

fixe Ro  O, x , y, z  . La vitesse de rotation du repère RG par rapport au repère Ro est nul :   RG / Ro   0 .

Nous allons chercher une relation entre le moment


cinétique du système en G dans son mouvement par
rapport à Ro et le moment cinétique du système en G

dans son mouvement par rapport à RG .

Soit M un point du système matériel dont sa vitesse dans le repère Ro est donnée par :
V  M / R  V  G / R  V  M / R
o o G

- Son moment cinétique au point G dans Ro s’écrira :  G / Ro   GM  V  M  / Ro


dm
S 

- Son moment cinétique au point G dans RG s’écrira :  G / RG   GM  V  M  / RG


dm
S 
Nous avons alors :
 G/ R 
o  GM  V  G  / Ro
 V  M / R dm 
G
  GM  V G  / Ro
dm   GM  V  M  / RG
dm
S  S  S 

Or nous avons par définition du centre d’inertie :  GMdm  0 par rapport à R o (moment statique par rapport
S 

aux axes passant G) on obtient finalement :


 G/R 
o  GMdm  V G  / Ro
  GM  V  M  / RG
dm   GM  V  M  / RG
dm   G / RG  G / R0   G / RG
S  S  S 

Le moment cinétique en G centre d’inertie du système est le même qu’il soit présenté dans le repère Ro ou dans

le repère RG .
En un point A quelconque de l’espace nous aurons par la formule de transport :
 A/ R   G / R  AG  mV  G  / R = G / R  AG  mV  G  / R avec  G / R   G / R
o G 0 G 0
o o

Nous avons ainsi le théorème de Koënig pour le moment cinétique.

2.3.2. Moment cinétique d’un solide (S) indéformable, lié à un repère Rk en mouvement quelconque
par rapport à un repère fixe Ri

Soit M un point du solide, sa vitesse est donnée par la cinématique du solide, elle a pour expression :

VRi  M   VRi  Ok   ik  Ok M , avec ik la vitesse de rotation du repère Rk par rapport au repère Ri .

Cours de mécanique du solide Dr Nébon BADO ESUPEX / L1S2 _2021-2022 Page 2


Chapitre 3
Le moment cinétique au point Ok est donné par :

 R  Ok    Ok M  VR  M  dm
i i
S

En remplaçant l’expression de la vitesse dans celle du


moment cinétique, nous obtenons :

 
 R  Ok    Ok M  VR  Ok   ik  Ok M dm   Ok M VR  Ok  dm   Ok M  ik  Ok M dm   1   2
i i i
 
S s s

 1   Ok M  VR  Ok  dm et  2   Ok M  ik  Ok M dm
i
 
S s

Expression de  1 :

i
 
 1   Ok M  VR  Ok  dm   Ok G  GM  VR  Ok  dm   Ok G  VR  Ok  dm   GMdm  VR Ok 
i i i
S S S S

 1  Ok G  VR  Ok   dm   GMdm  VR  Ok 
i i
S S

Comme G est le centre d’inertie du solide, nous avons alors :  GMdm  0 , d’où :  1  Ok G  mVRi  Ok 
S

Expression de  2 :  2   Ok M   ik  Ok M  dm
s

Afin de développer cette expression, nous utilisons les coordonnées du point M dans le repère Rk et les composantes
du vecteur vitesse de rotation ik dans le repère Rk .

 x  x  x  x 
  y 2  z 2    y xy   z xz
x  x
 
Ok M   y ;  k   y
i
et    


Ok M  ik  Ok M   y   y   y   x xy   y  x 2  z 2    z yz
z   z   z 
  z   z    x xz   y yz   z  x  z 
2 2


  x   y  z  dm   y  xydm   z  xzdm
2 2

 S S S

 

 2   Ok M   k  Ok M dm   x  xydm   y   x  z  dm   z  yzdm
i 2 2

S  S S S
  xzdm   yzdm   x 2  z 2 dm
 x y z 
 S S S

Cette expression peut s’écrire sous la forme :

 I xx  I xy  I xz    x 
 
 2    I xy I yy  I yz   y    2   I ok  ik
  I xz  I yz I zz    z 

Cours de mécanique du solide Dr Nébon BADO ESUPEX / L1S2 _2021-2022 Page 3


Chapitre 3
On aboutit à l’expression finale :  Ri  Ok    1   2 qui s’écrit :  Ri  Ok   Ok G  mVRi  Ok    I ok  ik

Cas particuliers :

- Si le repère Rk est fixe par rapport Ri alors VRi  Ok   0   Ri  Ok    I ok  ik


- Si le point Ok est confondu avec le centre G alors Ok G  0   Ri  G    I G  ik

2.3.3. Théorème de Koënig pour un système matériel (S) :


Sous la forme généralisée nous avons :  Ri  M    Rk  G   MG  mVRi  G  avec  Ri  G    Rk  G 

Nous pouvons ainsi écrire la relation sous la forme :  Ri  M    I G  ik  MG  mVRi  G  où I G est le
moment d’inertie du système en son centre d’inertie.

2.4. Torseur dynamique


Soit M un point du système matériel (S) en mouvement par rapport à un repère fixe R. L’accélération du point

dV  M 
M est donnée par :   M  
dt
On appelle résultante dynamique ou (quantité d’accélération) du point M :
D     M  dm ou D   mi  M i    Fext  M i 
S i i

On appelle moment dynamique, le moment de la résultante dynamique (moment de la quantité


d’accélération) par rapport à un point A du repère R :
 A   AM    M  dm ou  A   AM i  mi  M i    AM i  Fext  M i 
S i i

On construit le torseur dynamique avec ces deux grandeurs comme éléments de réduction de ce torseur. Le
torseur dynamique en un point A du repère R s’exprime sous la forme :
 D    M  dm D   mi  M i    Fext  M i 
 S 

 D A  ou 
i i

 A   AM    M  dm  A   AM i  mi  M i    AM i  Fext  M i 
 S  i i

Le système étudié n’est pas nécessairement indéformable (solide) comme pour le torseur cinétique. Le
moment dynamique obéit aussi de la même manière à la formule de transport des moments. Les moments
dynamiques en deux points quelconques A et B sont liés par :  A   B  AB  D
Si la masse du système est constante, la résultante dynamique est égale au produit de la masse par

l’accélération de son centre d’inertie : D  m  G 

La résultante du torseur dynamique est égale à la quantité d’accélération du centre d’inertie du système
affectée de la masse totale.

2.5. Relation entre torseur cinétique et torseur dynamique

Cours de mécanique du solide Dr Nébon BADO ESUPEX / L1S2 _2021-2022 Page 4


Chapitre 3
Soit A un point quelconque du repère R0 pas nécessairement un point du système matériel et un point M du
système matériel. Nous avons le moment cinétique au point A qui est donné par :  A   AM  V  M  / R0
dm
S 
Dérivons cette expression :
dV  M  / R
d A

d
dt / R0 S dt
 0

AM  V  M  / R dm  
S
d AM
dt / R0
 V  M  / R dm   AM 
0
S
dt
0
dm

d A d AM
  V  M  / R dm   A
dt / R0 S dt / R0 0

Or nous avons :
d AM


d OM  OA   V  M  R  V  A R
dt / R0 dt / R0
0 0

d A
dt / R0 S
 0 0

 V  M  R  V  A R  V  M / R dm   A 
0
d A
dt / R0
 V  A  R  mV  M  R   A
0 0

On obtient ainsi la relation finale entre le moment cinétique et le moment dynamique :


d A
A   V  A R  mV  M  R
dt / R0 0 0

2.6. Lois générales du mouvement : Relation fondamental de la dynamique


2.6.1. Objectif de la dynamique
La dynamique permet d’analyser les liens existant entre les mouvements déjà décrits par la cinématique et les
forces où actions qui leurs ont donné naissance.
Elle permet d’examiner le concept de force et d’une manière globale le concept d’efforts exercés sur un
système matériel quelconque. Pour toutes ces raisons, nous sommes amenés à introduire la notion de torseur
des efforts extérieurs, nécessaire à l’écriture du principe fondamental de la dynamique.

2.6.2. Notions de référentiels


Un référentiel est dit Galiléen ou (absolu) si les lois de Newton exprimées dans celui-ci sont valables. Tout
repère en mouvement de translation uniforme par rapport à un repère Galiléen est lui aussi Galiléen, car les
accélérations constatées à partir d’un même point seront les même dans les deux repères.

2.6.3. Expression de la loi fondamentale de la dynamique


Soit un système matériel (S) non isolé et soumis à des interactions dans un repère Galiléen R0  O, x0 , y0 , z0  .

Pour ce système matériel on distingue deux types d’actions :


- Les actions mécaniques intérieures, résultant des actions d’une partie de (S) sur une autre partie de (S)
; ces actions sont appelées forces intérieures et notées : dFi
- Les actions mécaniques extérieures résultant des actions du reste de l’univers (le milieu extérieur) sur
(S), ces actions sont appelées forces extérieures et notées : dFe

Cours de mécanique du solide Dr Nébon BADO ESUPEX / L1S2 _2021-2022 Page 5


Chapitre 3
Il faut choisir convenablement les conditions aux limites du système pour pouvoir classer les actions (forces)
intérieures et extérieures.
En un point quelconque M du système (S), la relation fondamentale de la dynamique s’écrit :
dFi  dFe    M  dm
dm : élément de masse au voisinage du point M
  M  : accélération du point M
En sommant sur l’ensemble du système matériel, nous avons :

 dF   dF     M  dm
S
i
S
e
S

En un point A quelconque de l’espace les moments, de ces forces, sont donnés par :

 AP  dF   AP  dF   AP    M  dm
S
i
S
e
S

Nous supposons que le système matériel (S) n’échange pas de matière avec d’autres systèmes et que sa masse
totale est constante.
Les actions mécaniques extérieures qui s’exercent sur (S) sont représentées par un torseur  Fext  A : appelé


 F
torseur des forces extérieures dont les éléments de réduction au point A sont :  Fext  A   ext où Fext est

 M Aext

la résultante des forces extérieures s’exerçant sur le système (S) et M Aext est le moment au point A des
forces extérieures s’exerçant sur le système (S).
Le principe fondamental de la dynamique montre que dans tout référentiel Galiléen, le torseur dynamique
 D A du système (S) est égal au torseur des forces extérieures  Fext  A calculé au même point A.

Les éléments de réduction du torseur dynamique  D  A du système (S) dans le repère Galiléen R0  O, x0 , y0 , z0 

 D
sont :  D  A   avec D la résultante dynamique et  A le moment dynamique au point A .

 A
L’égalité des deux torseurs induit l’égalité de leurs éléments de réduction. Ce principe équivaut à la
généralisation des lois de Newton. Les éléments des deux torseurs peuvent être calculés séparément au même
point et ensuite faire l’égalité des expressions obtenues.
Le point A par rapport auquel on calcul les moments est un point quelconque, il faut faire un choix judicieux
pour faciliter l’écriture des équations. Souvent dans les problèmes de mécanique, on choisit le centre de masse
du système car le moment d’inertie intervenant dans les calculs est plus facile à déterminer.

2.6.4. Théorème de la résultante dynamique

Cours de mécanique du solide Dr Nébon BADO ESUPEX / L1S2 _2021-2022 Page 6


Chapitre 3
Soit un système matériel (S) en mouvement dans un repère Galiléen R0  O, x0 , y0 , z0  et soumis à des actions

extérieures. La résultante dynamique du système matériel (S) est égale à la résultante des actions (forces)

mécaniques extérieures. D  S / R0   m  G / R0    Fext , où G est le centre de masse du système.

La résultante des forces extérieures est égale à la masse du système par l’accélération de son centre d’inertie.

2.6.5. Théorème du moment dynamique

Soit un système matériel (S) en mouvement dans un repère Galiléen R0  O, x0 , y0 , z0  et soumis à des actions

extérieures. Le moment dynamique du système matériel (S) en un point A quelconque est égale au moment

des actions (forces) mécaniques extérieures au même point A :  A  S / R0   M A  S / R0  .

d G  S / R0 
Au centre d’inertie du système cette égalité s’écrirait :  G  S / R0   M G  S / R0  
dt
Remarque : Le moment dynamique d’un système composé est égal à la somme des moments dynamiques
des éléments qui le compose par rapport au même point.

Exercice

Cours de mécanique du solide Dr Nébon BADO ESUPEX / L1S2 _2021-2022 Page 7


ESUPEX Année Académique 2021-2022

Cours : Cinématique du point matériel

Niveau : Première année

Filière : Génie Civile, Maintenance Industrielle,


Electrotechnique

Enseignant: Dr Nièssan KOHIO

1
Table des matières
Chapitre 1 : Calcul vectoriel ................................................................................................... 3
1. Grandeurs vectorielles.................................................................................................................. 3
2. Addition vectorielle...................................................................................................................... 4
[Link] scalaire de deux vecteurs .................................................................................................. 4
3.1 Définition ............................................................................................................................... 4
3.2 Propriétés ............................................................................................................................... 4
4. Représentation analytique de vecteurs ......................................................................................... 4
5. Produit vectoriel de deux vecteurs ............................................................................................... 5
5.1 Définition ............................................................................................................................... 5
5.2 Propriétés ............................................................................................................................... 5
5.3 Produit vectoriel des vecteurs de base ................................................................................... 5
5.4 Expression analytique d’un produit vectoriel ........................................................................ 5
6. Produit mixte ................................................................................................................................ 6
7. Double produit vectoriel .............................................................................................................. 7
Chapitre 1 : Les repères en mécanique .................................................................................. 9
1. Cadre spatio-temporel de la mécanique galiléenne.................................................................. 9
1.1 Notion d’évènement ......................................................................................................... 9
1.2 Mesure du temps .............................................................................................................. 9
1.3 Repère d’espace ............................................................................................................. 10
1.3.1 Notion de mouvement et de référentiel .......................................................................... 10
1.3.2 Repère d’espace ............................................................................................................. 10
1.3.3 Distinction entre référentiel et repère.................................... Erreur ! Signet non défini.
1.3.4 Différents types de référentiels. ..................................................................................... 10
2. Détermination des composantes d’un vecteur ....................................................................... 14
2.1 Technique de projection ................................................................................................. 14
2.2 Systèmes usuels de coordonnées.................................................................................... 15
a) Coordonnées cartésiennes .................................................................................................. 15
b) Coordonnées polaires ......................................................................................................... 16
c) Coordonnées cylindriques .................................................................................................. 17
d) Coordonnées sphériques .................................................................................................... 18
3°) Coordonnées curvilignes : généralisation. ............................................................................... 21
a) Définitions.............................................................................................................................. 21
b) Exemple : système de coordonnées sphériques ................................................................... 21
Chapitre 3 : Cinématique du point matériel. Vitesse de rotation d’un repère. ................ 22
1. Vitesse d’un point par rapport à un référentiel R. .................................................................. 22
1.1. Définition de la vitesse d’un point matériel A ............................................................... 22
1.2. Les composantes de la vitesse ........................................................................................ 22
2.1. Définition de l’accélération d’un point matériel. ........................................................... 24
2.2. Les composantes de l’accélération ................................................................................. 24
2. Exemples de mouvements simples ........................................................................................ 25
3.1 Mouvement rectiligne ................................................................................................... 25
3.2 Mouvement circulaire .................................................................................................... 25
3.3 Mouvement hélicoïdal.................................................................................................... 26
3. Mouvement d’un repère R’ par rapport à un référentiel R ................................................... 27
3.1 Différents mouvements particuliers de R’ par rapport à R. .......................................... 27
Mouvement le plus général de R’ par rapport à R .................................................................... 28

2
Chapitre 1: Calculs vectoriels.

Chapitre 2 : Les repères en mécanique.

Chapitre 3: Cinématique.

Chapitre 1 : Calcul vectoriel

1. Grandeurs vectorielles

En physique, il existe deux types de grandeurs :

- Les grandeurs scalaires : masse, volume, etc.


- Les grandeurs vectorielles : la vitesse, l’accélération, la force, le champ électrique, le champ
magnétique, etc.

corps qui est modélisé par le vecteur poids ⃗ qui a pour caractéristiques :
Toute grandeur vectorielle peut être modélisée par un vecteur ; exemple de force le poids d’un

- Origine : centre de gravité ;


- Direction : la verticale du lieu ;
- Sens : du haut vers le bas ;
- Module ou norme : intensité du poids.

Toutes les grandeurs vectorielles peuvent être modélisées par un vecteur avec des caractéristiques
bien déterminées.

3
Ces grandeurs sont des vecteurs, donc obéissent aux propriétés des vecteurs.

2. Addition vectorielle

Soient A, B et C trois points quelconques de l’espace.

⃗= ⃗+ ⃗
- Relation de Chasles

⃗+ ⃗= ⃗+ ⃗
- L’addition vectorielle est commutative

⃗+ ⃗+ ⃗ = ⃗+ ⃗ + ⃗= ⃗
- L’addition vectorielle est associative

Tout vecteur de module zéro est appelé vecteur nul ⃗


0⃗ + ⃗ = ⃗
-

vecteur nul : ⃗ + ⃗ = 0⃗
- La somme de deux (2) vecteurs colinéaires de même module et de sens opposés est le

3. Produit scalaire de deux vecteurs

Soit ⃗ et ⃗ deux (2) vecteurs ;


3.1 Définition

Le produit scalaire de ⃗ par ⃗ est : = ⃗ . ⃗ = ‖ ⃗‖. ⃗ cos( ⃗. ⃗)

Commutativité : ⃗ . ⃗ = ⃗ . ⃗
3.2 Propriétés

Associativité : . ⃗ . ⃗ = ( ⃗). ⃗ = ⃗. ( ⃗)
-

Attention : ⃗. ⃗. ⃗ ≠ ⃗. ⃗ . ⃗
-

- Distributivité : a⃗ + b⃗ . c⃗ = a⃗ . c⃗ + b⃗ . c⃗

‖ ⃗‖ = 0 ⟹ ⃗ = 0⃗
- Produit scalaire nul :

= ⃗ . ⃗ = ‖ ⃗‖. ⃗ cos ⃗. ⃗ ! = 0 si ⃗ = 0 ⟹ ⃗ = 0⃗

⃗ ⃗
⎩cos ⃗, ! = 0 ⇒ ⃗ ⊥

4. Représentation analytique de vecteurs

Soient )⃗* , )⃗+ et )⃗, trois vecteurs unitaires constituant une base orthonormée donnée de l’espace.

Soit le vecteur -⃗ de coordonnées .* , .+ et ., dans la base précédente. Dans cette base, le vecteur
-⃗ s’exprime : -⃗ = .* )⃗* + .+ )⃗+ + ., )⃗, .

Le vecteur /0⃗ s’exprime :/0⃗ = 1)⃗* + 2)⃗+ + 3)⃗, ,x, y et z, les coordonnées de /0⃗ dans cette base.

4
5. Produit vectoriel de deux vecteurs

Soit 4⃗ et -⃗ deux vecteurs de l’espace E3.


5.1 Définition

Le produit vectoriel de 4⃗ par -⃗ est 4⃗ ∧ -⃗ dont le module est = ‖4⃗‖. ‖-⃗‖ sin 4⃗. -⃗ .

La direction de 4⃗ ∧ -⃗ est la normale au plandéfini par 4⃗et -⃗.

Le sens est tel que (4⃗, -⃗, 4⃗ ∧ -⃗) ait le même sens que ()⃗8 , )⃗9 , )⃗: )
u v

v +
5.2 Propriétés

Anti-commutativité : 4⃗ ∧ -⃗ = − -⃗ ∧ 4⃗
u

Associativité avec un scalaire : (4⃗ ∧ -⃗) = ( 4⃗) ∧ -⃗ = 4⃗ ∧ ( -⃗)


-

Distributivité : 4⃗ ∧ (-⃗ + <⃗) = 4⃗ ∧ -⃗ + 4⃗ ∧ <⃗


-
-

‖4⃗‖ = 0 ⟹ 4⃗ = 0⃗
- Produit vectoriel nul :

‖4⃗ ∧ -⃗‖ = ‖4⃗‖. ‖-⃗‖ sin 4⃗, -⃗ = 0si= ‖-⃗‖ = 0 ⟹ -⃗ = 0⃗


sin 4⃗, -⃗ = 0 ⇒ 4⃗ ∥ -⃗

5.3 Produit vectoriel des vecteurs de base

Soit ()⃗8 , )⃗9 , )⃗: ) une base orthonormée ;

)⃗8 ∧ )⃗9 = )⃗: ; )⃗9 ∧ )⃗: = )⃗8 ; )⃗: ∧ )⃗8 = )⃗9

)⃗9 ∧ )⃗8 = −)⃗: ; )⃗: ∧ )⃗9 = −)⃗8 ; )⃗8 ∧ )⃗: = −)⃗9

)⃗8 ∧ )⃗8 = 0⃗ ; )⃗9 ∧ )⃗9 = 0⃗ ; )⃗: ∧ )⃗: = 0⃗

Généralisation

)⃗B ; DE E ≠ F ≠ G
)⃗? ∧ )⃗@ = A
0⃗ ; DE E = F

5.4 Expression analytique d’un produit vectoriel

Soient ⃗ = 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: et ⃗ = 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: , deux vecteurs.

Déterminons les composantes du vecteur ⃗ = ⃗ ∧ ⃗

⃗ = ⃗∧ ⃗ =( 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: ) ∧( 8)
⃗8 + 9)
⃗9 + :)
⃗: )
5
⃗= 9 : − : 9 )⃗8 + ( : 8 − 8 : ))
⃗9 + 8 9 − 9 8 )⃗:

⃗=H 9 9
H )⃗8 + H : :
H )⃗9 + H
8 8
H )⃗:
: : 8 8 9 9

On peut écrire :
, ,
⃗=I ?)
⃗? ; ⃗=I @)
⃗@ ; E, F = 1, 2, 3 ⟶ (1, 2, 3)
?J* @J*

, , , ,
⃗∧ ⃗ =I ?)
⃗? ∧I @)
⃗@ = I ? @ ()
⃗? ∧ )⃗@ ) = I ? @ O?@B )
⃗B
?J* @J* ?,@J* ?,@J*

1 ; DE Q⃗R⃗G⃗ DSTU 2 VEW4)D


O?@B = P −1 ; DE Q⃗R⃗G⃗ DSTU TUE 2 VEW4)D
0 ; DE X)41 ETXE )D DSTU éY 41

Soit Z⃗, [⃗, \⃗ trois vecteurs quelconques.


6. Produit mixte

Le produit mixte est le scalaire noté : ] ⃗, ⃗, ⃗^ tel que

] ⃗, ⃗, ⃗^ = ⃗∧ ⃗ . ⃗ = ⃗∧ ⃗ . ⃗= ⃗∧ ⃗ . ⃗

⃗ ∧ ⃗ . ⃗ > 0 si ⃗, ⃗ , ⃗ sont cycliques.

⃗ ∧ ⃗ . ⃗ < 0 si ⃗, ⃗ , ⃗ sont anticycliques.

Le produit ⃗ ∧ ⃗ . ⃗ ≠ 0 si ⃗, ⃗ , ⃗ ne sont pas coplanaires.

Si ⃗, ⃗ , ⃗ sont coplanaires, alors le produit mixte est nul.

Démonstration :

Si ⃗, ⃗ , ⃗ sont coplanaires alors ⃗ = a ⃗ + b ⃗

⃗ ∧ ⃗ . \⃗ = c a ⃗ + b ⃗ ∧ ⃗ d. ⃗ = ca ⃗ ∧ ⃗ + b ⃗ ∧ ⃗ d. ⃗ = 0 + 0 = 0

En effet, ⃗ ∧ ⃗ = 0⃗ et ⃗ ∧ ⃗ . ⃗ = 0 car ⃗ ∧ ⃗ ⊥ ⃗

Interprétation géométrique du produit mixte

Soit e⃗ = ⃗ ∧ ⃗, le module dee⃗est e⃗ = ⃗ . ⃗ fsin( ⃗, ⃗ )fa la dimension d’une surface, aire

d’un parallélogramme construit sur les vecteurs ⃗ et ⃗ .

6
e⃗. ⃗ = ⃗ ∧ ⃗ . ⃗ = e⃗ . gh
⃗hih
. cos
hja , c’est le volume du parallélépipède construit sur( ⃗, ⃗ , ⃗)
klmnomp

V
S= A B

α B

Soient trois vecteurs ⃗, ⃗ , ⃗


7. Double produit vectoriel

⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = ⃗ ⃗. ⃗ − ⃗ ( ⃗. ⃗ )

NB : Il est important de préciser la place des parenthèses car le double produit vectoriel n’est pas
associatif.

Exemple : ⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = − ⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = − ⃗ ⃗ . ⃗ + ⃗ ( ⃗. ⃗)

Démonstration :

⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ = ⃗ ∧ ⃗ avec ⃗ = ⃗ ∧ ⃗

⃗ est un vecteur orthogonal au plan ⃗, ⃗

⃗ ∧ ⃗ est orthogonal à ⃗, donc ⃗ ∧ ⃗ est contenu dans le plan ⃗ , ⃗ , on peut donc écrire que

⃗ ∧ ⃗ = a ⃗ + b ⃗ ⇒ a = ⃗. ⃗ et b = − ⃗. ⃗

⃗, ⃗ , ⃗. On calcul d’abord ⃗ ∧ ⃗, puis ⃗ ∧ ⃗ ∧ ⃗ .


Remarque : On peut faire la démonstration de façon analytique avec les coordonnées des vecteurs

Cosinus directeurs d’un vecteur ou d’un axe

Les cosinus directeur d’un vecteur ou d’un axe ce sont les composantes du vecteur unitaire de ce
vecteur ou de cet axe.

7
Exercices d’application

Exercice1

Soient les vecteurs V1  3ex  4e y  5ez et V2  ex  2ey  6ez calculer

a) Leur longueur
b) Leur produit scalaire
c) L’angle formé par ces deux vecteurs V1 , V2 
d) Les cosinus directeurs de ces vecteurs
e) Leur produit vectoriel.

Exercice 2

Soit / ⃗ et / ⃗ deux vecteurs situés dans le plan (O; )1⃗, )2⃗) tel que : ()1⃗ , / ⃗)=α=30° ;
()1⃗ , / ⃗)=β=180° et OA =10 et OB =6.

1. Représenter les vecteurs / ⃗ et / ⃗

2. Déterminer les vecteurs V  O A  O B et V  OA  OB .


1 2

3. Calculer les normes des vecteurs V1 et V 2

4. Déterminer les cosinus directeurs des vecteurs V1 et V 2

5. Déterminer le produit scalaire de V1 et V 2

6. Déterminer le produit vectoriel de V1 et V 2

7. Calculer l’angle entre les vecteurs V1 et V 2

8
Chapitre 1 : Les repères en mécanique

Introduction à la mécanique
L’objet de la mécanique est l’étude des mouvements des corps en relation avec les actions
qui les déterminent ou qui en résultent. Son objet est donc extrêmement vaste puisque relève de la
mécanique tout ce qui procède du mouvement des corps célestes ou terrestres, solides déformables,
solides indéformables ou fluides.

Les branches particulières de la mécanique sont: la statique, la cinématique, la dynamique,


l’élasticité, la résistance et la déformation des matériaux, l’hydrodynamique, la thermodynamique,
l’océanographie, la théorie du vol, la propulsion etc….

Leurs applications sont donc innombrables et on peut citer au hasard : les lois de la
gravitation, la trajectoire et la poussée d’une fusée, la stabilité du navire, le fonctionnement des
appareils propulsifs, la résistance et la déformation des structures (coque, aile), leurs vibrations, la
portance et la traînée des ailes d’avion, les mouvement de la mer (marées, houle, courants)…

Mais qu’est-ce qu’un mouvement ? C’est le changement de position d’un corps, par rapport à
un repère d’espace, changement s’effectuant dans le temps. L’association de deux notions
fondamentales, espace et temps, indépendantes (ou autonomes) en mécanique classique introduit la
notion de mouvement.

La description d’un mouvement suppose la présence d’un observateur muni d’une horloge et un
solide de référence auquel sera généralement lié un système d’axes orthogonaux.

1. Cadre spatio-temporel de la mécanique galiléenne.


1.1 Notion d’évènement
Les phénomènes physiques peuvent être considérés comme des ensembles d’évènements,
c'est-à-dire de phénomènes élémentaires que l’on caractérise en associant à l’air ambiant et au
temps deux espaces métriques, l’un à trois dimensions et l’autre à une dimension.

Pour étudier le mouvement d’un corps, l’observateur doit rendre ces notions objectives en utilisant
d’autres corps pris comme repères d’espace et de temps.

1.2 Mesure du temps


La mesure du temps suppose implicitement une orientation du temps, du passé vers le futur;
cette orientation s’appuie sur l’irréversibilité fondamentale de l’évolution de tous les phénomènes
réels et par conséquent sur le deuxième principe de la thermodynamique.

Pour être complet, la mesure exige le choix d’une origine; celle-ci sera prise
conventionnellement à un instant donné de l’évolution du phénomène étudié. Il est donc naturel
d’adopter comme instant initial l’instant pour lequel l’état du système est connu ; les instants
ultérieurs correspondent alors à l’évolution du système vers le futur où le mouvement est encore
inconnu.

9
On mesure le temps à l’aide d’horloges qui sont des systèmes physiques dont on se donne la loi
d’évolution en fonction du temps.

1.3 Repère d’espace

1.3.1 Notion de mouvement et de référentiel


Pour définir la position de différents points de l’espace géométrique un observateur utilisera un
système de coordonnées. On appelle référentiel (sous-entendu d’espace) un système d’axes de
coordonnées lié à un observateur. Cet observateur est supposé muni d’un moyen pour mesurer le
temps.

Un point est fixe par rapport à un référentiel si ses coordonnées dans ce référentiel sont constantes
au cours du temps ; dans le cas contraire il est en mouvement. Insistons sur le fait que la notion de
mouvement n’a pas de caractère absolu mais est essentiellement relative au référentiel par rapport
auquel il est décrit.

1.3.2 Repère d’espace


On appelle repère d’espace R un ensemble de points dont les distances mutuelles sont invariables
au cours du temps; un tel ensemble est appelé solide de référence.

On caractérise un tel repère d’espace par un point O pris conventionnellement comme origine du
repère et une base formée des trois vecteurs ex , e y , ez . On note R  (O; ex , ey , ez ) ou plus
brièvement R  Oxyz , le repère associé à l’espace physique.

1.3.3 Différents types de référentiels.

a) Référentiel de Copernic

Le Référentiel de Copernic est un repère centré sur le centre de masse du système solaire (centre du
soleil) et dont les axes pointent vers trois étoiles éloignées. Le Référentiel de Copernic est postulé
galiléen et est adapté à l'étude du système solaire.

b) Référentiel galiléens.

Les Référentiel galiléens se déduisent par transformation géométrique (déplacement) du repère de


Copernic. Ces transformations sont : translation, homothétie, rotation angulaire.

Dans un référentiel galiléen, la 1ère loi de Newton (principe d’inertie) est vérifiée, l’espace est
homogène et isotrope et le temps est uniforme et absolu.

Les repères galiléens sont en mouvement par rapport au repère de Copernic ; ils ont une
accélération nulle.

Les repères relatifs peuvent avoir des mouvements accélérés ou de rotations finies par rapport au
repère de Copernic qui est le repère de référence.

Trois Référentiel galiléens à connaître :

10
Le référentiel terrestre : tout objet immobile par rapport au sol est un repère terrestre.

Exemple : la table, la salle de classe, un Train en gare…

Le Référentiel géocentrique : origine le centre de la Terre et 3 axes dirigés vers 3 étoiles lointaines
(donc ‘fixes’)

(T, ex0 , ey0 , ez 0 ) est le repère géocentrique qui a pour origine le centre T de la terre et dont les axes
sont parallèles à ceux du repère de Copernic. Désignons par (T , ex0 , ey0 ) le plan équatorial :

- On appelle plan méridien ou cercle méridien le cercle passant par un point M situé à la surface de
la terre et dont le diamètre est l’axe des pôles.

- On appelle cercle parallèle le cercle parallèle au plan équatorial passant par le point M.

Dans 24h nous serons au même point de ce référentiel.

Le Référentiel héliocentrique : origine le centre du Soleil, 3 axes dirigés vers 3 étoiles lointaines.

Dans un (1) an la Terre sera au même point de ce référentiel…

c) Référentiel sidéral

Il existe en fait deux repères sidéraux dans lesquels sont étudiés les mouvements des astres. Pour
ces deux repères sidéraux, les axes sont dirigés vers des étoiles fixes. L’origine peut être :
11
- le centre de masse du soleil : repère héliocentrique
- le centre de masse du système solaire : repère de Copernic.
En fait ces deux repères sont pratiquement identiques car la masse du soleil est plus de 500fois
supérieure à celle de tout le reste du système solaire.

d) Coordonnées géographiques d’un point situé à la surface de la terre

On appelle longitude ou azimut l’angle du demi méridien contenant M par rapport au méridien
contenant ex0 :   (ex , ex ) où ex vecteur unitaire de la projection du rayon vecteur OM sur le
0

plan équatorial (T , ex0 , ey0 ) .

0 à 180 longitude Est


Longitude : 
0 à 180 longitude Ouest

La latitude d’un point est le complémentaire de sa colatitude :    / 2   où   (e z0 , OM ).

0 à 90 latitude Nord


Latitude :    / 2  
0 à 90 latitude sud

N.B. Dans les différents calculs, les angles de longitude ouest et de latitude sud sont négatifs.

12
13
2. Détermination des composantes d’un vecteur

Bien que purement technique, la détermination des composantes d’un vecteur est capitale pour
traduire les lois physiques de nature vectorielle. Dans la suite, pour la commodité des calculs, nous
ne considérerons que des bases orthonormées directes.

Il arrive souvent que l’on doive projeter un vecteur unitaire )⃗p situé dans un plan orienté. Il convient
2.1 Technique de projection

alors de localiser d’abord l’axe polaire, c'est-à-dire l’axe qui, par une rotation de  / 2 , se confond

)⃗p avec cet axe. Ainsi les expressions des vecteurs )⃗p et )⃗q sont données (voir figures ci-dessous) ci-
avec le second axe du plan, puis d’évaluer algébriquement l’angle  que fait le vecteur unitaire

dessous.

ey0 ey0


a)
θ b)
er θ

θ ex 0 ex 0
o o
ez 0 θ
ez 0 er

)⃗p = )⃗p . )⃗8r )⃗8r + )⃗p . )⃗9r )⃗9r

L’expression des vecteurs )⃗p et )⃗q sont donnés ci-dessous :

e⃗u = cos v e⃗wr + sin v e⃗xr e⃗u = cos v e⃗wr − sin v e⃗xr
a) s b) s
e⃗q = − sin v e⃗wr + cos v e⃗xr e⃗q = sin v e⃗wr + cos v e⃗xr

Dérivons le vecteur )⃗p par rapport au temps t


X)⃗p X cos v X sin v
= e⃗wr + e⃗9r
XU /zr XU XU

X)⃗p X cos v Xv X sin v Xv


= × e⃗wr + × e⃗
XU /zr Xv XU Xv XU 9r

X)⃗p
= v| − sin v e⃗wr + cos v e⃗xr = v| e⃗q
XU /zr

X)⃗p X)⃗p
= v|e⃗q ⟹ = e⃗q
XU /zr Xv

= −v| )⃗p ⟹ = −)⃗p


}~⃗• }~⃗•
}n /zr }q
De même on montre que :


Retenons : Dériver un vecteur par rapport à son angle polaire, reviens à le tourner de +

14
Angle polaire : v est un angle polaire pour un vecteur unitaire )⃗p si pendant cette rotation qui
s’effectue, autour d’un axe de vecteur)⃗• ; le vecteur )⃗p se déplace dans le plan P qui admet
)⃗• comme normal

2.2 Systèmes usuels de coordonnées

a) Coordonnées cartésiennes
- Le repère peut être caractérisé par un système de coordonnées cartésiennes : c’est dans le plan,
c’est un ensemble de deux axes rectangulaires OxetOy. La position d’un point M est déterminé par

composantes du vecteur/0⃗.
2 nombres algébriques (x, y) appelées coordonnées cartésiennes de M : ce sont aussi les

Soient ()⃗8 , )⃗9 ) les vecteurs unitaires des axes Ox et Oy, on a :/0⃗ = 1)⃗8 + 2)⃗9 .

X/0⃗ = X0⃗ = X1)⃗8 + X2)⃗9 .


Tout déplacement élémentaire de M résulte de la variation des coordonnées x et y et s’écrit :

- Dans l’espace ordinaire de dimension 3, la position de M sera déterminée en adjoignant aux deux

repère sera défini par trois axes rectangulaires de vecteurs unitaires()⃗8 , )⃗9 , )⃗: ) .
coordonnées précédentes (x, y), une troisième coordonnée z mesurant la côte du point M. Le

/0⃗ = 1)⃗8 + 2)⃗9 + 3)⃗: , le déplacement élémentaire s’écrit alors : X0⃗ = X1)⃗8 + X2)⃗9 + X3)⃗:

15
Repère associé aux coordonnées cartésiennes

‚ƒ = (/, )⃗8 , )⃗9 , )⃗: )Est le repère cartésien associé aux coordonnées cartésiennes:

/0⃗ = 1)⃗8 + 2)⃗9 + 3)⃗: Où (x ,y, z) sont les coordonnées cartésiennes du point M, alors

Les vecteurs de la base cartésienne sont obtenus par dérivation du rayon vecteur par rapport aux
„…†⃗ „…†⃗ „…†⃗
coordonnées cartésiennes :)⃗8 = „8
; )⃗9 = „9
; )⃗: = „:

b) Coordonnées polaires.

- La détermination de la position du point M du plan O x y par (x, y), n’est pas le seul mode de

d’un point O, il est commode d’utiliser les coordonnées polaires ( , ‡) où


représentation des points du plan. Si le problème étudié présente une symétrie de révolution autour

= ˆ/0⃗ˆest la longueur du vecteur /0⃗ et ‡ est l’angle que fait le vecteur unitaire )⃗8 avec le
vecteur /0⃗ . L’origine O est appelée pôle et l’axe Ox l’axe polaire.

- On a les relations suivantes :/0⃗ = )⃗‰ = cos ‡ )⃗8 + sin ‡ )⃗9 = 1)⃗8 + 2)⃗9 qui donne par
identification: 1 = cos ‡, 2 = sin ‡ et vice versa : = Š1 + + 2 +,‡ = ‹ U T !.
9
8

- Le déplacement élémentaire s’écrit alors : X/0⃗ = X )⃗‰ + X‡)⃗Œ

16
c) Coordonnées cylindriques
Lorsque le problème étudié présente une symétrie de révolution autour d’un axe, les coordonnées

associant aux deux coordonnées polaires( , ‡), une troisième z fixant la côte du point M. (Figure
cylindriques sont les plus indiquées. On détermine la position d’un point M de l’espace ordinaire en

4). ( , ‡, 3) sont les coordonnées cylindriques. Le déplacement élémentaire s’écrit avec les
coordonnées cylindriques :X/0⃗ = X )⃗‰ + X‡)⃗Œ + X3)⃗:

Les domaines des variations des coordonnées cylindriques sont :

0< < +∞ ; 0 < ‡ < 2Ž ; −∞ < 3 < +∞

Repère associé aux coordonnées cylindriques

‚• = 0; )⃗‰ , )⃗Œ , )⃗: est le repère local associé aux coordonnées cylindriques ( , ‡, 3).

/0⃗ = )⃗‰ + 3)⃗:

17
„…†⃗ „…†⃗
)⃗: = et)⃗‰ = = cos ‡ )⃗8 + sin ‡ )⃗9 .
„: „‰

C’est un vecteur unitaire donc de module constant : dériver un vecteur de module constant revient à
= − sin ‡ )⃗8 + cos ‡ )⃗9 : ce qui donne le vecteur unitaire :
€ „o⃗•
le tourner de + ; „Œ

)⃗Œ = − sin ‡ )⃗8 + cos ‡ )⃗9

Le repère cylindrique se déduit du repère cartésien par une rotation d’angle ‡ autour de )⃗:
p‘nln?‘• }’ l•“”o Œ lmn‘mp }o o⃗•
()⃗8 , )⃗9 , )⃗: ) –⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯˜ ()⃗: , )⃗‰ , )⃗Œ )

La vitesse de rotation instantanée ou taux de rotation du repère cylindrique ‚• par rapport au repère
cartésien ‚ƒ est : Ω⃗(‚• ⁄‚ƒ ) = ‡| )⃗:

Figure 4 : Coordonnées cylindriques Figure 5 : Coordonnées sphériques

d) Coordonnées sphériques

de repérer les points de l’espace par un système de coordonnées sphériques : ‹, v, ‡ (figure 5) où r


Lorsque le problème étudié présente une symétrie sphérique autour d’un point O, il est commode

désigne la longueur du vecteur /0⃗ ou la distance du point M au point O.

v et ‡ sont des angles fixant la position du rayon vecteur /0⃗ dans l’espace. L’angle ‡ défini à

méridien contenant l’axe Ox tandis que v fixe la position du rayon vecteur /0⃗ dans le demi
chaque instant, la position du demi méridien zMz’ contenant le point M par rapport au demi

méridien contenant l’axe Ox, et v sont les coordonnées polaires de M dans le plan zMz’. On a les
relations suivantes :

18
⎧ ‹ = Š1 + 2 + 3
+ + +

1 = ‹ sin v cos ‡ ⎪ Š1 + + 2 +
A 2 = ‹ sin v sin ‡ v = ‹ U T œ •
3
3 = ‹ cos v ⎨ 2

⎩ ‡ = ‹ U T !
1
Les domaines de variation des coordonnées sphériques sont :

0 < ‹ < +∞ ; 0 < v < Ž ; 0 < ‡ < 2Ž ;

Repère associé aux coordonnées sphériques

Le repère local associé aux coordonnées sphériques (‹, v, ‡ ) est ‚ž = (0; )⃗p , )⃗q , )⃗Œ )

/0⃗ = ‹)⃗p où )⃗p est le vecteur unitaire situé dans le plan méridien faisant un angle vavec)⃗: , il se
projette alors selon)⃗‰ et )⃗: et sur la base cartésienne )⃗8 , )⃗9 , )⃗: .

)⃗p = sin v )⃗‰ + cos v )⃗: = sin v cos ‡ )⃗8 + sin ‡ )⃗9 + cos v )⃗:

)⃗p = sin v cos ‡ )⃗8 + sin v sin ‡ )⃗9 + cos v )⃗:

)⃗q est un vecteur situé dans le même plan que le vecteur)⃗p (‹et v désignent les coordonnées
polaires de M dans le même méridien) : )⃗q = cos v )⃗‰ − sin v )⃗:

)⃗q = cos v cos ‡ )⃗8 + cos v sin ‡ )⃗9 − sin v )⃗:

. Ce vecteur )⃗q est égal à la dérivée du vecteur )⃗p par rapport à la variable v, )⃗q =
}o⃗Ÿ
}q
.

19
Le vecteur )⃗Œ est un vecteur du plan (/, )⃗8 , )⃗9 ) se déduit de )⃗‰ par rotation d’angle autour de

+

)⃗: :)⃗Œ = − sin ‡ )⃗8 + cos ‡ )⃗9 .

Le repère sphérique se déduit du repère cylindrique par une rotation d’angle v autour de )⃗Œ

p‘nln?‘• }’ l•“”o q lmn‘mp }o o⃗


()⃗: , )⃗‰ , )⃗Œ ) –⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯˜ ()⃗p , )⃗q , )⃗Œ )

cylindrique ‚• est Ω⃗(‚ž ⁄‚• ) = v| )⃗Œ


La vitesse de rotation instantanée ou taux de rotation du repère sphérique RS par rapport au repère

Le repère sphérique se déduit du repère cartésien à la suite de deux rotations, une d’angle ‡
autour de )⃗: et l’autre d’angle v autour de)⃗Œ .

|
Ω⃗(‚ž ⁄‚ƒ ) = Ω⃗(‚ž ⁄‚• ) + Ω⃗(‚• ⁄‚ƒ ) = v|)⃗Œ + ‡| )⃗:

20
3°) Coordonnées curvilignes : généralisation.

a) Définitions

mode de définition d’un point M de cet espace en fonction de n scalaires W? qu’on appelle
- Soit M un point de l’espace affine, on appelle système de coordonnées dans l’espace affine tout

coordonnées curvilignes du point M.

- Les lignes ou courbes coordonnées pour un tel système sont les trajectoires des points M
lorsqu’une seule coordonnée varie.

b) Exemple : système de coordonnées sphériques : ‹, v, ‡

1 = W* sin W+ cos W, = ‹ sin v cos ‡

2 = W* sin W+ sin W, = ‹ sin v sin ‡

3 = W* sin W+ = ‹ cos v

En faisant varier une coordonnée, les deux autres étant constantes, M décrit une courbe.

La ligne coordonnée quand W* = ‹varie, on obtient une demi-droite d’origine O

La ligne coordonnée quand W+ = v varie, on obtient un demi-cercle de rayon ‹ƒ

La ligne coordonnée quand W, = ‡ varie, on obtient un cercle parallèle

Si maintenant on fait varier deux coordonnées en laissant la 3ème fixe, M décrit une surface

W+ = v et W, = ‡ varient avec ‹ = U), M décrit une sphère de rayon ‹ = U)

W* = ‹ et W, = ‡ varient avec v = U), M décrit une surface conique d’angle v = U)

W* = ‹ et W+ = v varient avec ‡ = U), M décrit le plan méridien défini par ‡ = U).

Exercice d’application

a) Exprimer en fonction des coordonnées sphériques (r, θ, φ) les composantes cartésiennes du rayon
vecteur r  OM dans le repère R   O; ex , e y , ez  orthonormé direct.

b) En effectuant le produit scalaire r1.r2 où r1 et r2 sont associés à deux directions quelconques


formant entre elles l’angle  ; établir la relation suivantes:
cos  cos 1 cos  2  sin 1 sin  2 cos 2  1  .

c) Calculer l’angle des verticales situées respectivement à Ouagadougou (latitude : 12.333° Nord,
longitude 1.667° Ouest) et Moroni (latitude : 11.667° Sud ; longitude 43.267° Est).

d) Calculer la distance séparant ces deux villes sachant que le rayon de la terre est 6400 km.

21
Chapitre 3 : Cinématique du point matériel.
Vitesse de rotation d’un repère.

La cinématique est l’étude des mouvements des corps indépendamment des causes qui les
produisent. Elle s’appuie uniquement sur les notions d’espace et de temps que tout observateur
possède intuitivement. Pour étudier le mouvement d’un corps, l’observateur doit rendre ces notions
objectives en utilisant d’autres corps pris comme repères d’espace et de temps.

1. Vitesse d’un point par rapport à un référentiel R.

Notant / ⃗, le vecteur position d’un point A compté à partir de l’origine O d’un référentiel R, la
1.1. Définition de la vitesse d’un point matériel A

vitesse de A par rapport à R est le vecteur suivant noté V (A / R) ou plus brièvement V :


 d OA 
V A / R    .

 dt R
Précisons que l’expression par rapport à R signifie pour un observateur lié au référentiel R, pour
lesquels les vecteurs de base e x , e y , e z de R, sont fixes et donc indépendants du temps.

1.2. Les composantes de la vitesse

 Composantes cartésiennes de la vitesse

Comme OA xex  yey  zez alors VA/ R  xɺ ex  yɺ ey  zɺ ez


 Composantes cylindriques de la vitesse

Il est souvent commode d’exprimer la vitesse précédente à l’aide des coordonnées cylindriques
 de   de 
comme OA   e   ze z , il vient avec      ɺ  ɺ e ,
dt  d  e étant un vecteur
 R  R
perpendiculaire à e et parallèle au plan Oxy , il en résulte : VA / R  ɺ e  ɺ e  zɺ ez .
 Composantes de Frenet ou composantes intrinsèques de la vitesse

i) Les composantes de Frenet sont relatives au trièdre défini, en un point de la trajectoire C, par les
trois vecteurs unitaires :

- e t est tangent à la trajectoire,

22
- e n est normal à la trajectoire tel que det / ds  e n  en / R où s représente l’abscisse
curviligne sur C orienté,   1 / R la courbure et R le rayon de courbure et

- eb  et  en .

Le plan A et e n est appelé plan osculateur. Ces composantes sont les plus adaptées à la résolution
des problèmes qui se posent en mécanique du point matériel lorsqu’on connaît la trajectoire.
D’après la définition de VA / R , on écrit : V A / R   dOA    d OA  ds . La signification du vecteur
 dt   
  R  ds  R dt
 dOA 
  s’obtient aisément : A’ étant un point tendant vers A, ce vecteur est la limite du vecteur
 ds 
 R
AA' / ds, dont la norme tend vers l’unité et le support tend vers la tangente à C. Il s’identifie au
vecteur unitaire donc à e t . Quant à ds / dt , appelé vitesse scalaire v, il s’identifie au signe près, à la
norme de la vitesse suivant que s est orienté dans le sens du mouvement ou non :
ds/ dt  AA' / dt  v . D’où : V A / R  vet
Le rayon de courbure R est R0 du cercle intérieur tangent à la trajectoire;   1 / R est la
courbure.

ii) Formules de Frenet : elles sont au nombre de trois :

- 1ère formule :

det
 en  en / R
ds
où  est la courbure toujours positive.

- 2ème formule :

de b
  en  en / T
ds
où  est la torsion qui peut être négative ou positive et T est le rayon de torsion. La torsion est une
courbe caractéristique des courbes gauches c'est-à-dire les courbes non planes.

de n de de
- 3ème formule : e n  e b  e t   b  e t  e b  t , alors
ds ds ds

den
  e b   e t
ds
Accélération d’un point par rapport à un référentiel R

23
2.1. Définition de l’accélération d’un point matériel.
L’accélération du point A par rapport à un référentiel R est le vecteur suivant, noté a A / R ou plus
 d 2 OA 
brièvement a : a A / R   d v A    
 dt R  dt 2 
 R

2.2. Les composantes de l’accélération

 Composantes cartésiennes de l’accélération.

On obtient immédiatement les composantes cartésiennes de a A / R , à partir de celles de la vitesse


puisque les vecteurs de base sont fixes dans R :

aA/ R  ɺxɺ ex  ɺyɺ ey  ɺzɺ ez .

 Composantes cylindriques de l’accélération.

En dérivant l’expression de la vitesse en coordonnées cylindriques, on trouve

 de    de 
a A / R  ɺɺ e   ɺ    ɺ ɺ e   ɺ     ɺzɺ e z . Comme
 dt R  dt R
 de    de 
      ɺ  ɺ e et
 
 dt  R  d R

 de   de 
      ɺ  ɺ e  . L’expression de l’accélération est la suivante :
 
 dt  R  d  R

a  ( ɺɺ  ɺ 2 ) e  ( ɺɺ  2ɺɺ ) e  ɺzɺ ez


.

 Composantes de Frenet ou composantes intrinsèques de l’accélération.

On déduit de l’expression de la vitesse exprimée sur la base de Frenet, l’accélération a A / R :

dv de det de ds v
aA/ R  et  v t avec  t  en .
dt dt dt ds dt R
v2
Donc a A / R  at  an avec a t 
dv
e t et a n  en
dt R

24
Ainsi l’accélération comporte deux termes, le premier a t est l’accélération tangentielle, le second
a n est l’accélération normale. Cette écriture permet de distinguer deux grandes catégories de
mouvements d’un point matériel: les mouvements rectilignes pour lesquels R est infini et les
mouvements uniformes définis par dv / dt  0 .

2. Exemples de mouvements simples


3.1 Mouvement rectiligne
C’est le mouvement d’un point sur une droite. Soit Ox cette droite sur laquelle se déplace le mobile
M. sa position est définie à l’instant t par son abscisse : x  OM . Le vecteur vitesse est porté
par cette droite, son module est : v  dx / dt  xɺ .
On rappelle que l’hodographe de pôle O est l’ensemble des points H tels que le vecteur vitesse.

-⃗ = /¡⃗

L’hodographe en un point quelconque O’ est une droite parallèle à Ox . L’abscisse du point H sur
cette droite est égal à la vitesse du point M. L’accélération du point M est un vecteur porté par Ox
de module a  dv/ dt  d 2 x / dt2  ɺxɺ.
Cas particuliers :

i) le mouvement est dit uniforme si la vitesse est constante (MRU)

ii) le mouvement est uniformément varié si l’accélération est constante.(MRUV)

Une double intégration donne l’équation horaire du mouvement :

1
d 2 x / dt 2  a  v  at  v0  x  at 2  v0t  x0
2

3.2 Mouvement circulaire


C’est le mouvement d’un point mobile sur une circonférence. Soit O le centre de la circonférence et

le rayon vecteur /0⃗. L’arc de cercle est 0


¢
R son rayon. La position du point M est donnée par l’angle  que fait une direction fixe Ox avec
ƒ 0 = D = ‚v.

La vitesse du mobile M est porté par la tangente en M à la circonférence, elle a pour valeur en
grandeur et en signe : v  ds/ dt  Rd / dt  Rɺ ce qui s’écrit encore v  R avec
  d / dt  ɺ est la vitesse angulaire du mobile, elle est exprimée en radians par seconde. Les
propriétés du vecteur vitesse peuvent être résumées par la relation vectorielle : v  Ret .
L’accélération du point M est donc a  d v / dt  R 
ɺ e  ( v 2 / R ) e . Ses composantes scalaires
t n

sont :

ɺ  Rɺɺ est l’accélération tangentielle orientée dans le sens du mouvement.


a t  R
25
a n  R  2  v 2 / R est l’accélération normale orientée du point M vers O. Le mouvement est dit
uniforme si v  Cte ou   Cte . Il en résulte que a t l’accélération tangentielle est nulle.

3.3 Mouvement hélicoïdal


Ce mouvement est celui d’un point A dont la projection suivant le plan Oxy décrit un cercle. C’est
le mouvement décrit par un point objet que l’on visse. Les équations paramétriques sont :

1 = ‹ sin £U
/ ⃗ A2 = ‹(1 − cos £U) avec ‹, £, ℎ des constantes
3 = ℎ£U
La trajectoire de la projection de A dans le plan Oxy est bien un cercle puisque :

1 + 2−‹ +
! + ! =1 ⟺ 1 + + (2 − ‹)+ = ‹ +
‹ ‹
C’est un cercle de centre C (0 ; r) de rayon r.

La vitesse et l’accélération en coordonnées cartésiennes

1| = ‹£ cos £U 1© = −‹£+ sin £U


¦⃗§ A 2| = ‹£ sin £U ¨⃗§ A 2© = ‹£+ cos £U
3| = ℎ£ 3© = 0
La vitesse et l’accélération en coordonnées cylindriques

= Š1 + + 2 + = 2‹ sin ! ; ‡= ‹ U T != 3 = ℎ£U
ªn 9 ªn
+ 8 +
;

Il résulte que :
£U £U
⎧ | = ‹£ cos « ¬ ⎧ © − ‡| + = −‹£+ sin « ¬
⎪ 2 ⎪ 2
¦⃗§ £U ¨⃗§ £U
⎨ ‡| = ‹£ sin « ¬ ⎨ ‡© + 2 | ‡| = ‹£+ cos « ¬
⎪ 2 ⎪ 2
⎩ 3| = ℎ£ ⎩ 3© = 0
La vitesse et l’accélération en coordonnées de Frenet ou intrinsèques

¦ = £√‹ + + ℎ+ et ¨ = ‹£+ d’où ¨n = = 0 et ¨• = ‹£+ et ‚ = = ‹ 1 + p¯ !


}® ®¯ k¯
}n °

La courbe n’étant pas contenue dans un plan, le vecteur binormal )⃗± = )⃗n ⋀)⃗• n’est pas constant
=
}o⃗³ o⃗µ
}´ ¶
puisque sa direction change. Aussi définit-on la torsion T de la courbe par l’équation: .

Quand le point A fait un tour, sa cote z varie de 2Žℎ : c’est le pas de l’hélice (h est le pas réduit)

26
Exercice d’application
On considère un point matériel 0 se déplaçant dans un référentiel ℜ (/, 1 2 3) muni de la base (i , j,
G ). Les coordonnées du point 0 dans le référentiel ℜ sont données par :
x(U) =U+1, y(U) =U2+1 et z(U)=0. (t étant le temps).

2. Donner l’équation de la trajectoire de 0 dans ℜ. En déduire sa nature.


1. Ecrire le vecteur OM en fonction de (i , j , k ) .

3. Calculer les vecteurs vitesses v (M ) et l’accélération  (M ) du point 0.

4. Calculer les normes de ces vecteurs.

5. Déterminer l’hodographe de pôle O du mouvement.

3. Mouvement d’un repère R’ par rapport à un référentiel R


Rappelons que les repères d’espace associés aux référentiels R et R’ sont des ensembles de points
dont les distances mutuelles sont invariables. On dit qu’ils forment des solides parfaits.

3.1 Différents mouvements particuliers de R’ par rapport à R.

a) Translation du repère R’ par rapport au référentiel R

Le repère d’espace R’ a un mouvement de translation par rapport au référentiel R si, au cours du

équipollents entre eux. Le vecteur ⃗ est donc constant dans R : AB / dt R  0


mouvement, les bipoints formés à partir de deux points quelconques A et B de ses points sont
 
d’où VA / R  VB / R . Il en est de même des vecteurs de la base orthonormée du repère R’

Tous les points de R’ ont donc même vitesse et même accélération par rapport à R, cette même
vitesse et cette même accélération peuvent être quelconques.

b) Rotation du repère R’ autour d’un axe du référentiel R.

27
Lorsque le repère R’ tourne autour d’un axe du référentiel R, par exemple Oz , un point A, fixe
dans R’, décrit par rapport à R, un cercle de centre H et de rayon HA, H étant la projection de A sur
l’axe de rotation. Sa vitesse est V A / R  (ds / dt )et  HAɺ et est donc portée par le vecteur unitaire
e t de la tangente à ce cercle. Notons que tous les points situés sur l’axe Oz commun à R et R’ ont
une vitesse nulle.

Les points O et A appartenant au repère R’, la vitesse du point A par rapport à R s’écrit aussi :
0 0 HA
V A / R    OA car HAɺ  0  0

R'
0 ɺ R ' OH

La grandeur  se présente comme un vecteur porté par l’axe de rotation; sa mesure algébrique est
égale à ɺ , lorsque l’orientation du plan et celle de normale sont reliées par la règle du Bonhomme
d’Ampère ou du tire bouchon de Maxwell.

Dans un mouvement de rotation, la distribution des vitesses de R’, à la date t, est complètement
déterminée par un vecteur  appelée vitesse angulaire ou de rotation de R’ par rapport à R :
V A / R    OA avec   ɺ e z .

c) Mouvement hélicoïdal

Considérons le mouvement de R’ par rapport à R tels que les axes Oz et Oz' coïncident et qu’un
point de R’, non situé sur Oz décrive une hélice ; la trajectoire de la projection P de A dans un plan
perpendiculaire à Oz est cercle. Comme OA  OH  HA  OH  OP , H projection de A sur Oz ;
on a : V A / R  V H / R  V P / R avec VH / R  VH / R ez et V P / R    OP

La distribution des vitesses des points de R’, dans un tel mouvement, est donc caractérisé par la
relation vectorielle : V A / R  V H / R    HA car OP  HA . Ce mouvement est qualifié d’hélicoïdal
car les points situés en dehors de l’axe décrivent des hélices. Pour un autre point

B, on aura une relation analogue : V B / R  V H / R    KB où K est la projection de B sur Oz .

Mouvement le plus général de R’ par rapport à R

a) Champs des vitesses de R’

Considérons deux points quelconques A et B appartenant à R’. Les mouvements de ces points par
rapport à R sont tels que le carré de la distance AB séparant ces deux points est une constante. On a
AB. AB  Cte , ce qui par dérivation par rapport au temps :
dAB  d OB    
2 AB  2 AB     dOA    2 AB[VB / R  V A / R ]  0 . Ainsi AB.V A / R  AB.V B / R . On montre
dt  dt  R  dt  R 

28
que cette propriété d’équiprojectivité implique la relation suivante entre les vecteurs vitesses des
points A et B de R’ : V A / R  V B / R    BA ou V A / R  V B / R  AB   .

Ainsi d’après l’équation vectorielle, qui donne le champ des vitesses de R’ par rapport à R, le
mouvement le plus général de R’ par rapport à R peut être considéré à chaque instant, comme un
mouvement hélicoïdal dont le vecteur vitesse de rotation est précisément  .

b) Degrés de liberté de R’

On appelle degrés de liberté d’un système le nombre de paramètres qu’il faut se donner pour
connaître, de manière non ambiguë, la position de ce système. Pour connaître la position de R’ par
rapport à R, il suffit de se donner trois points non alignés A, B C : d’abord trois paramètres pour la
position de A, par exemple x A , y A , z A ; ensuite la position de B est déterminée par deux nouvelles
coordonnées, puisque B évolue sur la surface de centre A et de rayon B ; enfin la position de C est
fixée par une dernière coordonnée, car ce point se déplace sur la courbe intersection de deux
sphères, l’une de centre A et de rayon AC, l’autre de centre B et de rayon BC. On a donc besoin de
six paramètres pour situer R’ par rapport à R.

Conclusion : Rappelons que la cinématique permet de décrire le mouvement de points par rapport
à un référentiel d’analyse. On introduit naturellement les concepts vectoriels de vitesse et
d’accélération que l’on peut exprimer par leurs composantes dans différentes bases.

Retenons les résultats essentiels sur la vitesse et l’accélération :

 d OA 
VA/ R     Vet de composantes cartésiennes ( xɺ , yɺ , zɺ ) dans R
 dt 
 R

 d 2 OA  2
aA/ R     dV e  V e de composantes cartésiennes ( ɺxɺ, ɺyɺ, ɺzɺ) dans R
 dt 2
dt
t
R
n
 R

Le repère d’analyse par rapport auquel on étudie le mouvement, peut donc être différent du

repère de projection des différents vecteurs. Dans ce contexte, on retiendra aussi les expressions de
la vitesse et de l’accélération, d’un point en coordonnées cylindriques.

VA/ R  ɺ e  ɺ e  zɺez et a A / R  ( 


ɺɺ   ɺ 2 ) e   (  ɺɺ  2 ɺ ɺ ) e  ɺzɺe z

Le mouvement de rotation d’un repère d’espace R’ par rapport au repère d’analyse R est
caractérisé par un vecteur axial  appelé vecteur vitesse de rotation de R’ par rapport à R Le
mouvement le plus général de R’ par rapport à R est un mouvement hélicoïdal caractérisé par la
relation suivante entre les vitesses de deux points quelconques de R’ par rapport à R

 d AB 
V A / R  V B / R    BA qui s’écrit aussi :      BA .
 dt 
 R

29
Lorsque le mouvement de R’ par rapport à R est une translation alors   '  R '/ R  0.

4. HODOGRAPHE DE POLE

30
COURS DE ROUTES

David OUEDRAOGO
Ingénieur de Génie Civil
SOMMAIRE

CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR LES ROUTES ............................................................... 4


I-1 Introduction .......................................................................................................................................................................4

I-2 Différents types de routes.................................................................................................................................................4

I-3 Caractères de la circulation routière................................................................................................................................5


I.3.1. Analyse de la circulation ...........................................................................................................................................5
a) Véhicules automobiles ;..........................................................................................................................................5
b) Les appareils agricoles ; .........................................................................................................................................5
c) Les cycles et cyclomoteurs ;...................................................................................................................................5
d) Les piétons..............................................................................................................................................................5
I.3.2. Les méthodes d'analyse .............................................................................................................................................5
a) Statistique générale.................................................................................................................................................5
b) Comptage sur routes ...............................................................................................................................................5
c) Les enquêtes de circulations : .................................................................................................................................5

I-4. Les différentes étapes du projet routier..........................................................................................................................6


I.4.1 Généralités....................................................................................................................................................................6
I.4.2. Différents stades d’étude d’un projet routier ...............................................................................................................7
a) Les études préliminaires ......................................................................................................................................7
b) L'A.P.S. (Avant Projet Sommaire) .........................................................................................................................7
c) L'A.P.D. (Avant Projet détaillé) .............................................................................................................................8
d) Le projet définitif ou projet d'exécution .................................................................................................................8

CHAPITRE 2 : LE RESEAU ROUTIER BURKINABE -........................................................... 9


II.1. Classification des routes..................................................................................................................................................9

II.2. Le réseau routier Burkinabé ..........................................................................................................................................9

II.3 – Les standards d'aménagement ...................................................................................................................................10

CHAPITRE 3 : DEFINTION DES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA ROUTE .................. 11


III.1 Introduction..................................................................................................................................................................11

III.2 – Définition des termes usuels :....................................................................................................................................11

III.4- Les paramètres cinématiques .....................................................................................................................................14


III.4.1. Les paramètres fondamentaux des projets routiers ..........................................................................................14
III.4.2. Principales données physiques ............................................................................................................................14
III-6 Paramètres cinématiques ...........................................................................................................................................15
III-7-- Récapitulatif des différents paramètres cinématiques .......................................................................................17

CHAPITRE 4 : LE PROJET ROUTIER.................................................................................. 18


IV-1- RECHERCHE DU TRACE........................................................................................................................................18
IV-1-1 – Introduction..........................................................................................................................................................18
IV-1-2 – Principes généraux.............................................................................................................................................18
IV-1-3 – Etude sur la carte...............................................................................................................................................19
IV-1-4 Etude sur le plan......................................................................................................................................................20
A. Tracé théorique..............................................................................................................................................22
B. Tracé réel........................................................................................................................................................24
IV-5- COURBES DE RACCORDEMENTS CIRCULAIRES ..........................................................................................25

IV-6- SURLARGEUR DANS LES VIRAGES....................................................................................................................26

IV-7- CALCUL DU DEVERS ..............................................................................................................................................27

IV-5- COURBES DE RACCORDEMENT PROGRESSIF OU CLOTHOÏDES ............................................................29


IV-5-1 Equation générale de la clothoïde : A² = L . R....................................................................................................29
IV-5- 2 La clothoïde utilisée comme courbe de transition..................................................................................................30
IV-5-3 La courbe à inflexion .............................................................................................................................................32
IV-5-4 La clothoïde à sommet ...........................................................................................................................................33

IV-6- LE PROFIL EN LONG ..............................................................................................................................................35


IV-6- 1 GENERALITES.....................................................................................................................................................35
IV-6- 2 RAMPES ET PENTES ADMISSIBLES ..............................................................................................................35
IV-6- 3 COURBES DE RACCORDEMENT DU PROFIL...............................................................................................36
EN LONG AU POINT HAUT ...........................................................................................................................................36
IV-6- 4 RACCORDEMENT AU POINT BAS .................................................................................................................37
IV-6- 5 REPRESENTATION GRAPHIQUE DU PROFIL EN LONG ............................................................................38
1. Montage du profil en long TN ...........................................................................................................................38
2. Echelles ................................................................................................................................................................39
3. Représentation graphique..................................................................................................................................39
4. Remarque ............................................................................................................................................................39
5. Ligne rouge ou Profil en long projet .................................................................................................................39
6. Guide pour le tracé du profil en long ou coordination du tracé en plan et du PL ........................................39
7. Calcul du profil en long......................................................................................................................................40

IV-6- 6 LE PROFIL EN TRAVERS ...................................................................................................................................40


1. But et établissement ................................................................................................................................................40
2. Le profil en travers type .........................................................................................................................................41
3. Calcul des profils en travers ...................................................................................................................................41
4. Calcul des cubatures ...............................................................................................................................................41
5. Cas des profils fictifs. ..............................................................................................................................................42
6. Mouvement des terres – Epure de Lalanne...........................................................................................................42
LA ROUTE
Chapitre 1 : GENERALITES SUR LES ROUTES

I-1 Introduction
Utilisé comme moyen de communication entre les hommes, les quartiers, les
villes, les pays… etc, la route est un puissant facteur de civilisation et de
développement.
Ne dit-on pas que "Si longue que soit la route, elle conduit à un lieu habité". C'est à dire
que la relation qui existe entre l'homme, la route et l'économie est tellement évidente
que l'on serait tenté de dire que la route est le précurseur de la civilisation, du
développement et d'une manière générale du bien être. Elle est le moyen le plus utilisé
comme support de transport parmi les moyens connus qui sont :
♦ Le transport par câbles
♦ Le transport par l'air
♦ Le transport fluvial, par l'eau ou maritime
♦ Le transport par route
♦ Le transport ferroviaire
Pour jouer pleinement son rôle, la route a besoin d'être performante dans tous les
sens du terme. c 'est à dire qu'elle doit :
♦ Répondre à l'ensemble des sollicitations qui lui sont soumises ;
♦ Générer le minimum d'accident ;
♦ Joindre par le chemin le plus court deux points précis ;
♦ Coûter le moins cher possible à la communauté.
D'autre part, l'évolution globale des techniques a conduit aussi à une évolution de la
technologie routière, ainsi on est passé de la traction animale à l'automobile ce qui a
conduit à des préoccupations relatives à la vitesse, donc à la recherche d'un UNI et plus
en plus parfait et les caractéristiques d'une route géométrique nouvelle adaptée à la
circulation rapide.
De plus l'augmentation du trafic des poids lourds a nécessité une remise en
quantité de la résistance mécanique des chaussées, et l'augmentation du trafic général
qui amène la congestion des artères pose des problèmes complexes de débit surtout
dans les grandes agglomérations urbaines.
Ainsi, le concepteur routier se doit d'être doté d'un minimum de connaissances
techniques à même d'offrir à son client le meilleur produit au moindre coût.
L'objectif de ce cours est dont de procurer à l'étudiant, un ensemble de bases techniques
et surtout la rigueur, d'une démarche scientifique et professionnelle à même de lui
permettre d'atteindre les objectifs ci-dessus cités.

I-2 Différents types de routes


Dans chaque pays, il existe des normes et directives qui ont pour objectif de
codifier et de classer les routes. Aussi, en fonction de sa situation (Ville ou rase
campagne), de la nature de son revêtement (en terre ou revêtue), de son importance
(reliant 2 villes principales par exemple), de sa géométrie (long ou étroite) ou de
l'ensemble des combinaisons de ces facteurs, le mot route peut changer de terminologie.

On parle alors de :
o Rues de voiries ou voies urbaines (en ville)
o Routes en rase campagne
o Pistes en campagne , etc.

I-3 Caractères de la circulation routière


I.3.1. Analyse de la circulation
On peut séparer en 4 groupes différents les véhicules susceptibles d'emprunter une
route :
a) Véhicules automobiles ;
b) Les appareils agricoles ;
c) Les cycles et cyclomoteurs ;
d) Les piétons.

L’analyse de la circulation est utile sur 2 points : Sur le plan de l'économie générale
et sur le plan de la construction routière.

I.3.2. Les méthodes d'analyse

a) Statistique générale
Elle dispose de 4 moyens de prospectives :
- L'immatriculation des véhicules ;
- La production des véhicules ;
- La consommation de carburant ;
- La vente de pneumatiques

Cela permet le calcul moyen annuel des différentes catégories de véhicules (TMJA)
et les kilométrages moyens annuels estimés de ces véhicules.

b) Comptage sur routes


Il s'effectue au moyen d'appareils automatiques (compteur pneumatiques), mais il ne
permet pas de différencier les différentes catégories de véhicules.

c) Les enquêtes de circulations :


- Enquête sur route : On installe sur la route des stations d'enquête ou on arrête
et interroge les passants.
- Enquête simplifiée : On se contente de repérer le type de véhicule, le nombre
et l'immatriculation de ces véhicules pendant un certain laps de temps.

Afin d'effectuer les prévisions à moyen et long terme relativement justes, deux
éléments principaux sont à prendre en compte à savoir :

- le développement général de la circulation ;


- les circonstances particulières de la liaison routière étudiée

Le développement général de la circulation est fonction de nombreux facteurs,


dont les principaux sont d'ordre démographiques et économiques. En effet, plus la
population augmente et plus le parce s'agrandit et plus le niveau de vie augmente, plus
le nombre de véhicule par famille est important.
La prédiction du développement du parc est donc étroitement corrolée à l'accroissement
de la population. Ayant prévu ce développement, il faut estimer les parcours moyens
annuels les diverses catégories de véhicules.
Les circonstances particulières de la liaison routière étudiée s'inspirent des
indications relatives à l'accroissement général de la circulation mais elle doit tenir
compte d'autres facteurs qui sont:
* L'afflux de la circulation apportée à un itinéraire aménagé de façon moderne
au dépens des itinéraires voisins.
* L'incidence favorable que peuvent avoir les aménagements de routes
affluentes ;
* Un trafic entièrement nouveau (trafic induit) qui naît des facilités offertes par
la voie nouvelle ;
* Des courants nouveaux susceptibles de se développés à la suite de
l'industrialisation, de la mise en valeur de la région intéressée, du développement du
tourisme.. etc…

Donc les problèmes d'équipements routiers doivent aussi être traités en liaison
avec les services responsables de l'aménagement du territoire.

Les prévisions relatives à la circulation routière urbaine posent des problèmes


particulièrement difficiles. On constate dans toutes les villes importantes des
encombrements quasi permanents et des difficultés de stationnement. Or les tendances
de l'évolution montrent que des besoins beaucoup plus importants que les besoins
actuels aillent inéluctablement se manifester dans les prochaines décennies.
L'augmentation du trafic urbain s'analyse de la façon suivante :
* L'accroissement démographique et l'augmentation du taux d'urbanisation ;
* L'augmentation des surfaces urbanisées est plus rapide que l'augmentation des
populations car il y a en parallèle un développement des équipements collectifs
et l'adoption de plus en plus d'un type d'habitat plus aéré.

Les prévisions relatives à la circulation urbaine donc nécessitent la prise en


compte de facteurs sociologiques difficilement quantifiables.

I-4. Les différentes étapes du projet routier


I.4.1 Généralités

La décision de construire la route est d'abord politique (communale, provinciale,


gouvernementale).
L'étude des besoins des usagers (enquête de circulation) permet d'obtenir la position et
la direction de la route (tracé théorique), les volumes de circulation, la nature de la
circulation. Les études économiques permettent de déterminer :

* En fonction du volume de circulation, les caractéristiques du profil en travers


(dimensionnement de la chaussée) ;
* En fonction de l'importance des liaisons assurées et des conditions géographiques
('importance du relief), la vitesse de référence à partir de laquelle on trouve les
caractéristiques minimales du tracé en plan et du profil en long.

La recherche du tracé consiste à déterminer la position de la route en plan (tracé en


plan) de manière à limiter les destructions et les modifications du terrain naturel.

On distingue généralement :

- l'aménagement sur place : C'est l'élargissement de la voie existante ;


- La création de voie nouvelle.

La recherche du tracé s'effectue en 3 stades :


- l'étude préliminaire (étude de factibilité)
- l'A.P.S. (Avant projet sommaire)
- l'A.P.D. (Avant projet détaillé)
I.4.2. Différents stades d’étude d’un projet routier

a) Les études préliminaires

Les études préliminaires ne constitue pas un document officiel, le document de base


peut être (1)une carte au 1/ 200 000 , un plan topographique à petite échelle une
photographie aérienne

En rase campagne (brousse), les plus gros obstacles sont souvent d'ordre naturel.
La principale préoccupation et d'éviter les longs alignements (Rompre avec la
monotonie pour éviter l'éblouissement des phares), par des courbes de grands rayons.
En terrain vallonné, il faut utiliser les thalwegs existants. Dans le cas contraire,
le tracé doit être sensiblement parallèle aux courbes de niveau.
Pour intégrer la route au paysage, le projecteur utilisera le relief naturel, en
évitant la route trop rectiligne.
Pour la création de voies naturelles, il est indispensable de consulter la carte
géologique de la région pour étudier, apprécier la nature de sols traversés.
Après le tracé, le projeteur exécute ensuite un profil en long assujetti à certaines
contraintes :

- respecter la voie existante


- respecter les hauteurs minima pour les franchissements des cours d'eau, les voies
de chemin de fer et les lignes de haute tension.
- placer la route au –dessus de la côte des plus hautes eaux (PHE) dans les zones
inondables
- utiliser les normes prescrites pour la valeur des pentes, des courbes des
raccordements, des rayons en plan.
- enfin chercher à équilibrer les déblais, remblais.

Plusieurs variantes de tracé peuvent subsister au niveau de l'étude préliminaire.


Pour apprécier les avantages et les inconvénients de chacune d'elles, on procède à
une analyse multicritères des variantes.

Cette analyse peut porter sur :

- le coût d'investissement ;
- la faisabilité ou factibilité;
- le fonctionnement ;
- l'environnement et l'urbanisme
Le choix d'une des variantes étant arrêté on procède à l'établissement
de l'A.P.S. (Avant projet sommaire).

b) L'A.P.S. (Avant Projet Sommaire)

C'est un dossier officiel qui devrait être approuvé. Il faudra arrêter les grandes
lignes du tracé possible, on procède à un levé le plan qui n'a pas toujours besoin d'être
très détaillé.
Une polygonale avec profil en long et quelques profils en travers bien choisis
suffisent en paysage vierge.
Dans d'autres cas, il faut beaucoup plus de détails et on fait procéder à des levés
précis. Il faut chercher un tracé court, éviter les dénivellations alternées, les longues et
fortes rampes.
Les résultats de l'étude et l'évaluation de la solution retenue sont présentés sous
forme d'un A.P.S. permettant une décision définitive sur le choix du tracé.
L'APS étant approuvé, l'avant projet détaillé (A.P.D) est dressé, les dossiers seront
ensuite utilisés pour la conception du projet définitif.

c) L'A.P.D. (Avant Projet détaillé)

Il a pour but de définir les dispositions essentielles de la solution proposée et d'en


évaluer le coût avec une précision suffisante pour que l'autorité responsable puisse
statuer et sur l'opportunité et sur le financement de l'opération.
L'A.P.D. comprend en principe les pièces suivantes :
- Le plan général à une échelle allant suivant l'importance du projet, du 1/1000e au 1/10
000e ;
- Le profil en long à l'échelle du plan pour les longueurs et à une décuple pour les
hauteurs ;
- Des profils en travers au 1/200e à chaque point singulier et à chaque accident
topographique
- L'estimation détaillée des cubatures ;
- Cahier des sondages de reconnaissance des sols
- Dessins d’ensemble des ouvrages d’art montrant leurs dispositions principales
- L'estimation du coût global du projet.
A ce stade, la déclaration d'utilité publique est généralement prise et il en résulte
que les grandes lignes du tracé ne doivent plus être mises en cause.
On cherchera à améliorer le tracé par l'emploi des raccordements progressifs et par la
réduction de l'importance des terrassements.

d) Le projet définitif ou projet d'exécution

Il définit complètement les divers ouvrages à exécuter. Il est rédigé en vue d'une
adjudication exceptionnelle ou d'un concours. Il comprend essentiellement les pièces
servant de base au marché.
On dresse s'il y a lieu le cahier des profils en travers et l'on met au point le calcul de
terrassement.
Les dispositions des O.A. sont étudiées en détail.
L'étude du projet comporte souvent celle de la planification des chantiers en vue de la
fixation et du respect d'un délai convenable.
Chapitre 2 : LE RESEAU ROUTIER BURKINABE -

II.1. Classification des routes


Le réseau routier d'un pays fait l'objet d'une classification administrative et
technique prise en conseil de Ministres et adoptée au plus haut niveau de l'Etat.
Au B.F, la dernière classification administrative du réseau National résulte de la
Loi N° 013-2001/AN portant classification du réseau national. Cette Loi modifie :
9 la Loi N° 040/98/AN du 03/08/98 sur la décentralisation au BF;
9 la Loi N° 041/98/AN du 03/08/98 sur l’organisation de
l’administration du territoire au BF ;
9 la Loi N° 043/98/AN du 06/08/98 sur la programmation de la
mise en œuvre de la décentralisation.

II.2. Le réseau routier Burkinabé


Le découpage en treize régions est du décret N° 2002-403/PRES/PM/MIHU en date du
07/07/2002 et son application par l’arrêté N°2002-066/MITH/CAB du 22/11/2002.
Le Burkina Faso comportait à la date du 22 novembre 2002 , 15 271 km de routes
classées réparties sur l'ensemble du territoire sur 13 régions comme suit :

1. Région du Mouhoun (Dédougou) 2 084,783 km

2. Région des Cascades (Banfora) 868,652 km

3. Région du Centre (Ouaga ) 303,630 km

4. Région du Centre Est (Tenkodogo) 940,847 km

5. Région du Centre Nord (Kaya) 1 160,625 km

6. Région du Centre Ouest (Koudougou) 1 544,500 km

7. Région du Centre Sud (Manga) 363,916 km

8. Région de l’Est (Fada N'Gourma) 1 844,019 km

9. Région des Hauts Bassins (Bobo) 1 516,233 km


10. Région du Nord (Ouahigouya) 1 103,253 km

11. Région du Plateau Central (Ziniaré) 644,571 km

12. Région du Sahel (Dori) 1 489,466 km

13. Région du Sud Ouest (Gaoua) 1 107,085 km

II.3 – Les standards d'aménagement

Il existe au BF (actuellement) six standards d'aménagement qui sont :


1) Les routes bitumées (RB)
2) Les routes en terre moderne (RM)
3) Les routes en terre ordinaire (RO)
4) Les pistes améliorées de type A (PA
5) Les pistes améliorées de type B (PB)
6) Les pistes ordinaires (PO)
La répartition actuelle du réseau routier par type d'aménagement est le suivant :

¾ RB = 2 654,482 km
¾ RM = 278,035 km
¾ RO = 2 728,534 km
¾ PA = 3 932,960 km
¾ PB = 3 250,159 km
¾ PO = 2 427,410 km

A titre de comparaison, le tableau ci-dessous donne les paramètres essentiels

Paramètres RB RM RO PA PB PO
Emprise (m) 20 20 20 20 15 10
Plate forme (m) 10 10.60 7 6 5 3à5
Revêtement (m) 7
Couche de base 15
(cm)
Couche de 20 20 20 15 15
fondation (cm)
(roulement)
Couche de forme 30 30 30 30
(cm)
Vr (km/h) 100 100 80 80 60 50
Rayon minimal 600 600
(m)
Rayon minimal 425 425 300 300 300 100
absolu (m)
Ouvrages Obligatoire Obligatoire Obligatoire Principaux Principaux Très peu
d'assainissement d'assainissement
Chapitre 3 : DEFINTION DES ELEMENTS
CONSTITUTIFS DE LA ROUTE
III.1 Introduction

Une route est définie par (3) éléments fondamentaux :


La vue (ou tracé) en plan
Le profil en long
Le profil en travers
Qui indiquent de manière complémentaire sa géométrie et sa constitution !
La vue en plan définit le tracé de la route et indique par la même occasion son
environnement et l'emplacement des ouvrages d'art et de ses équipements.
Elle est généralement une succession d'alignements droits et de courbes.

Le profil en long est une coupe longitudinale de la route. Il est définit en 2 échelles.
L'échelle des longueurs sera de préférence celle de la vue en plan et celle des hauteurs
le décuple de la première. Il indique les pentes longitudinales, les raccordements
altimétriques, les hauteurs des remblais des déblais au niveau de l'axe.

Les profils en travers constituent les coupes transversales perpendiculairement à l'axe


de la chaussée. Ils se représentent à une échelle constante en longueur et en hauteur.

III.2 – Définition des termes usuels :

- Terrain naturel :C'est le terrain tel qu'il se présentant avant les travaux

- Emprise :C'est la surface de terrain appartenant à la collectivité et affecté à la


route et à ses dépendances.

- Assiette : Surface occupée par la plate-forme et les ouvrages accessoires. Elle


est limitée par l'intersection du T.N. avec les talus de déblai et de remblai.

- Chaussée : Surface aménagée de la route sur laquelle circulent les véhicules


(Au sens structurel, c'est l'ensemble des couches de matériaux disposés sur la
forme. Sol naturel correspondant au niveau de la ligne rouge du projet
terrassement pour supporter la circulation des véhicules).
- Voie de circulation : Bande de chaussée dont la largeur est suffisante pour
permettre le passage d’une file de voitures avec la latitude de légers
déplacements latéraux (en principe 3,50 m) réduit quelque fois à 2,50 m en ville.

- Plafeforme : Surface de la route qui comprend la ou les chaussées, les


accotements, le terre plein central.

- Accotements : Zone latérale qui borde extérieurement la chaussée. Ils peuvent


être dérasés ou surélevés.

- Fossés : Tranchées latérales bordant les accotements et destinées à recueillir les


eaux de ruissellement de la chaussée (de section triangulaires, trapézoïdales ou
rectangulaires). Ils sont dits de crête ou de garde s'ils sont exécutés en amont du
talus de déblai ou aux pieds des remblais.

- Divergents : Ils ont pour rôle d'éloigner l'eau contenue dans les fossés
longitudinaux du bord immédiat de la route, de limiter la quantité d'eau
accumulée dans les fossés longitudinaux, de casser la vitesse de l'eau dans les
fossés longitudinaux en limitant la distance parcourue. Ils constituent l'un des
principaux procédés pour protéger une route contre les effets destructeurs de
l'eau.

- Talus : Parois inclinées de déblai ou de remblai suivant la nature des terrains,


l'inclinaison des talus varie selon la cohésion des sols. On a les talus de déblais
dont les pentes sont de 1/1 et les talus de remblais dont les pentes sont de 3/2.
Certains nécessitent un revêtement de protection contre les eaux de
ruissellement (gazon, pierres sèches, perré maçonné… etc).

- Caniveaux : Fossés maçonnés de section trapézoïdale ou rectangulaires


exécutés généralement dans les villes d'agglomération et exceptionnellement en
rase campagne ( forte pente longitudinale du fond du fossé).

- Saignée :Tranchée large ou peu profonde, inclinée en plan par rapport à l'axe
longitudinale de la chaussée exécutée dans les accotements. Elle est destinée à
collecter les eaux de ruissellement de la chaussée et les évacuer vers les fossés et
exutoires.

- Banquette : Surélévation terrassée avec ou sans parement maçonné ou bétonné,


aménagée parfois à la limite extérieure de l'accotement pour la sécurité des
usagers.
Elle est parfois remplacée par une barrière de sécurité ou par un parapet.

- Glissière de sécurité : Ouvrage placé sur certains accotements, près de la limite


de la chaussée pour ramener sur celle-ci, les véhicules qui s'en écarteraient.

- Remblai : Une route est dite en remblai, lorsque le niveau de la chaussée est
plus haut que celui du T.N.

- Déblai : Une route est dite en déblai lorsque le niveau de la chaussée est plus
bas que celui du T.N.

- Profil mixte : Une route est dite en profil mixte, lorsqu'une partie de la chaussée
dans le profil transversal est en déblai et l'autre en remblai.
- Trottoir : Accotement des traversées bitumées des villes.
Généralement revêtue pour recevoir une circulation intense des piétons. Quelque
fois des aménagements spéciaux permettent de recevoir le stationnement des
véhicules.

- Bordures : Séparation en béton, en pavée, pierre taillée que l'on construit le


long des chaussées. Elles peuvent être arasées ou surélevées.

- Rampe : une section de route qui monte par rapport à l'observateur est dite en
rampe.

- Pente : Une section de route qui descend par rapport à l'observateur est dite en
pente.

- Palier : Une section presque horizontale de route est dite en palier.

- Couche de base et couche de fondation :La couche de base et si elle existe, la


couche de fondation ont pour objet essentiel de résister aux charges verticales et
de répartir convenablement sur le terrain les pressions qui en résultent.
L'ensemble de ces couches constitue le corps de la chaussée ainsi que la sous
couche éventuelle interposée entre la couche de fondation et le TN qui selon le
rôle qui lui est attribué est anti-contaminante ou drainante ou anti-capillaire.

- Couche de roulement :Elle désigne la couche sur laquelle circulent les


véhicules et s'emploie généralement sur les routes en terre.

- Revêtement :Ce terme s'emploie uniquement pour les routes revêtues ; il


désigne la couche supérieure de la chaussée sur laquelle circulent les véhicules
et constitue un mélange gravillons et de liant hydrocarboné. Dans le cas d'un
corps de chaussée rigide (chaussée en béton), le revêtement est souvent
constitué par la surface du corps de chaussée traitée superficiellement pour
améliorer ses qualités d'adhérence aux pneumatiques.

- Déclivité :C'est le pourcentage de pentes et de rampes longitudinales sur une


section de route.

- Dévers :C'est le pourcentage de pentes transversales que présente en un point


considéré la section courbe d'une chaussée revêtue ou non.

- Profil en toit : C'est le pourcentage de pentes transversales que présente une


chaussée revêtue ou no en alignement droit. C'est une valeur constante( 2% pour
les routes en béton ; 2.5% pour les RB et 3% pour les RT)

- Para fouille : Ouvrage construit (en maçonnerie, béton en gabion etc) dans le lit
des cours d'eau naturels ou dans le lit des ouvrages linéaires construit des mains
d'hommes (fossées, canaux etc…) et destiné à protéger le fond de ces cours
d'eau des érosions dues aux écoulements hydrauliques plus ou moins turbulents.
Ces ouvrages ponctuels sont le plus souvent placés dans des zones où les
affouillements et érosions sont susceptibles de mettre en danger la vie ou la
bonne tenue d'un ouvrage d'art, (appuis de pont, aval d'ouvrage à déversoir,
radiers submersibles etc).

- Vitesse de référence :C'est le paramètre qui permet de définir les


caractéristiques minimales d'aménagement des points particuliers : les points
d'une section de route dont les caractéristiques géométriques sont les plus
contraignantes.

- Carrefour : Zone de communication entre deux ou plusieurs routes permettant


aux véhicules de passer de l’un à l’autre.

III.3- Les paramètres cinématiques

III.3.1. Les paramètres fondamentaux des projets routiers

Les paramètres fondamentaux des projets routiers sont définis à partir d'un paramètre de
référence appelé vitesse de référence.
Les routes sont classées en 5 catégories dites catégorie exceptionnelle, 1ère, 2e, 3e, 4e
catégorie suivant les caractéristiques géométriques de leur point singulier.
Les points singuliers d'une route sont ceux des caractéristiques géométriques les plus
contraignants. Ce sont en particulier les virages, les sommets ou les points bas.

Les vitesses de référence Vr n'ont qu'une des 5 valeurs ci-dessous et définissent


ainsi les 5 catégories :

Catégories Vitesse de référence


Exceptionnelle 120
1 100
2 80
3 60
4 40

III.3.2. Principales données physiques

Les valeurs moyennes des principales données physiques sont utilisées pour évaluer les
paramètres fondamentaux des projets routiers.

III.3.2.1. Décélération longitudinale et accélération transversale


Les valeurs de ces deux paramètres admissibles en fonction de la vitesse de référence
sont regroupées dans le tableau ci-dessous :

Vitesse en km/h 40 60 80 100 120


Décélération 0,46g 0,46g 0,42g 0,38g 0,34g
longitudinale
Accélération transversale 0,25g 0,15g 0,13g 0,11g 0,10g
non compensée par le
dévers.

III-3.2.2. Conditions générales de visibilité

Elles sont au nombre de (4) (quatre) :

+ L'œil du conducteur est placé à 1m au-dessus de la chaussée.


+ Un obstacle éventuel dangereux est supposé à 0,15m de hauteur
+ Le véhicule est supposé d'une hauteur de 1,20m
+ Un obstacle permanent est pris en compte avec sa hauteur réelle

III-3.2.3. Temps moyen de "Perception – réaction" d'un conducteur

Ce temps est pris égal à :


- 2 secondes au-dessous de 100 km/h
- 1 seconde 8/10e au-dessus de 100 km/h
Ce temps comprend :
- Le temps physiologique moyen de perception réaction (1,3 à 1,5 secondes)
- Le temps mort mécanique d'entrée en action des freins (0,5 seconde)

III-3.2.4. Le temps moyen nécessaire aux manœuvres de dépassement

Les valeurs minimales et normales ont été proposées conformément aux résultats
expérimentaux :
- Durée minimale = 7 à 8 secondes
- Durée normale = 11 à 12 secondes

III-3.2.5. Vitesse des véhicules isolés :

Pour l'évacuation des paramètres fondamentaux, les projets routiers, on admet que la
vitesse des véhicules isolés rapides ne dépasse pas 120 km/h

III-4 Paramètres cinématiques

Les paramètres fondamentaux sont évalués en fonction des données expérimentales


énumérées ci-dessous et les paramètres cinématiques suivants :
- la longueur de freinage do
- la distance d'arrêt en alignement d1
- la distance d'arrêt en courbe d2
- la distance de visibilité et de dépassement :
- Minimale dd
- Maximale Dd
-la distance de visibilité de manœuvre de dépassement dmd

III-4.1. Longueur de freinage (do)

La longueur de freinage do est la longueur que parcourt le véhicule pendant l'action de


freinage qui annule sa vitesse initiale V complètement.
Le théorème des forces vives s'écrit alors : ½ mv²=Pfdo
Soit P v² = Pfdo
2g
mg v² = mg f do
2g

Et do = v²
2gf

Avec - P = poids du véhicule (N)


- f = Coefficient de frottement des pneumatiques sur la chaussée
- v = La vitesse (m/s)
- m = La masse du véhicule (kg)
- do = distance d'arrêt en m

Si on exprime V (en km/h): on aura v= 1000V = V


3600 3.6

Et la formule devient alors : do = V² ≈ 4 V²


254*f 1000*f

Posons f=k/g = F(V)


F (v) peut alors être exprimé comme une décélération longitudinale
La valeur de F(v) est obtenue en divisant la valeur de la décélération longitudinale
comme indiquée au paragraphe III-3.2.1. par g soit :

V (km/h) 120 100 80 60 40


F (v) en 0,34 0,38 0,42 0,46 0,46
alignement droit
F (v) en courbe 0,27 0,30 0,34 0,37 0,37

III-4.2 – Distance d'arrêt en alignement droit (d1)

La distance d'arrêt en alignement d1 est obtenue en ajoutant à la longueur de freinage


do, la distance parcourue pendant le temps de perception – réaction du conducteur
apercevant l'obstacle avant le début du freinage. Donc selon ce que nous avons vu au
paragraphe III-3.2.3. nous avons : d1= do + 2v ou
d1=do + 1.8v

Si on exprime V (km/h) nous aurons d1 = do + 2 V


3.6
d1 = do + 1.8 V
3.6
Soit d1 = do + 0.55 V pour V≤ 100 km/h
d1= do + 0.50 V pour V> 100 km/h

III-4-3 Distance d'arrêt en courbe (d2)


Elle s'obtient en ajoutant à la distance le freinage do, majorée de 25%, la distance
parcourue pendant le temps de perception – réaction avant le début du freinage. La
relation s'écrit donc :

d2= 1.25 do + d1

III-4-4 : Distance de dépassement dD

Les distances de visibilité et de dépassement servent au calcul des rayons minimaux


dans le cas d'une chaussée bidirectionnelle de 2 à 3 voies.
On considère les distances de visibilité suivantes :
dd qui est la longueur parcourue pendant 15 secondes à la vitesse v (m/s) soit
:
dd= 15 v soit 4,2 V(km/h) et
la distance de visibilité maximale dD qui lui est supérieure de 50% env. soit :
dD = 6V (km/h)

III-4-5 Distance de visibilité de manœuvre pour le dépassement dmd

C'est la distance de visibilité permettant en sécurité au véhicule dépassant d'abandonner


en freinant, ou de poursuivre en accélérant une manœuvre de dépassement amorcée
dans l'hypothèse ou le véhicule adverse freine.
Elle est évaluée en supposant qu'en début de manœuvre, les véhicules dépassant et
adverse roulent à la vitesse V et le véhicule dépassé roule à la vitesse V – 15 km/h

III-5-- Récapitulatif des différents paramètres cinématiques

Le tableau ci-dessous récapitule les valeurs des différents paramètres cinématiques:

V (km/h) 40 60 80 100 120


Do 15 35 60 105 170
d1 40 70 105 160 230
d2 45 80 120 180 275
Dd 150 250 325 425 525
Dd 250 350 500 625 800
Dmd 70 120 200 300 400

NB = Pour V < 100 km/h, les distances sont majorées pour tenir compte de la moindre
reprise des véhicules par rapport à leur accélération (vitesse)
Chapitre 4 : LE PROJET ROUTIER
IV-1- RECHERCHE DU TRACE

IV-1-1 – Introduction

Le tracé d'une route, d'une voie ferrée, d'un canal, ou selon un terme général, le tracé
d'un projet linéaire est caractérisé par :

- son tracé en plan (parties droites et courbes)


- son profil en long (déclivités plus ou moins fortes)
- son profil en travers (pour le calcul des volumes )

Le plan et le profil en long doivent être prévus pour donner à la circulation la sécurité,
le confort et la rapidité désirable, tout en maintenant les dépenses du projet dans des
limites raisonnables. Ces conditions sont en général difficilement compatibles, et l'on
cherchera un compromis, acceptable compte tenu du caractère important de la voie à
construire. Bien entendu, la route doit répondre à un besoin, qui aurait été déterminé
notamment par des études de trafic, et la dépense à engager devra être rentable, c'est à
dire produire des améliorations chiffrables de la circulation par une économie de km ou
de temps ou par une diminution des accidents.

IV-1-2 – Principes généraux

D'une façon générale, il faudrait essayer de concilier deux points de vue différents, celui
du service constructeur et celui de l’usager futur.

Le service constructeur recherchera :


- La plus petite dépense de construction, obtenue par un tracé court en réduisant les
déblais et les remblais, les ouvrages d'arts (pont, murs de soulèvement etc…) et en
évitant les expropriations des parties coûteuses telles que bâtiments et cultures de haute
valeur.

- La plus petite dépense d'entretien ultérieur, obtenue par un tracé court, par
l'établissement de la route sur un bon sous-sol (sans parties argileuses ou humides), par
la suppression des points singuliers ou l'entretien de la route sera délicat (courbes de
petit rayon, fortes déclivités).
Il faut noter que dans certains cas, au prix d'un léger supplément de dépenses pour le
premier établissement on pourrait diminuer notablement les dépenses d'entretien, ce qui
serait en fin de compte avantageux.
Quant à l'usager, il désirera qu'on lui offre :
- La plus petite dépense pour le transport qu'on obtiendra par un trajet court, des
déclivités faibles, des courbes à grand rayon, (pour éviter les ralentissements) et
l'atténuation des successions de pentes celles-ci provoquant des dépenses d'énergie.
L'usager cherche en effet l'économie de temps et de carburant.
- La sécurité et la commodité de la circulation, obtenue par une route large, une grande
visibilité en tous les points du tracé, la suppression de tous les croisements à niveaux
avec les voies ferrées, et les carrefours biens dégagés au croisement des voies
importantes.

- Accessoirement enfin, l'agrément du voyage pour le tourisme.

Ces deux points de vue ne doivent pas être considérés comme opposés et le
service constructeur doit se placer au point de vue de l'intérêt général pour la
détermination des caractéristiques de son projet.
Une voie de communication bien dessinée, bien construite, facilite les
déplacements des personnes et les échanges des marchandises, c'est un enrichissement
du pays et quand on étudie l'aspect économique d'un travail routier capital, on s'aperçoit
qu'il offre une rentabilité élevée.
Il ne s'agit donc pas de rechercher à réduire la dépense à l'excès sinon, on
n'arriverait à offrir aux véhicules qu'une mauvaise piste pierreuse.

Le projeteur devra faire preuve de talent pour satisfaire ces différents principes qu'il
devra avoir présents à l'esprit lors de l'étude générale du tracé. Il devra avoir la notion
de l'intérêt public général, des intérêts des contribuables ainsi que ceux des usagers
futurs de l'ouvrage qu'il projette.

IV-1-3 – Etude sur la carte

On procède tout d'abord à l'étude de l'axe de la route sur les cartes à petites échelles
(1/200 000 ou 1/50 000 par exemple), s'il s'agit d'un tracé assez long (au m oins 10 km).
On doit faire entrer en ligne de compte :
- Les considérations de géographie politique : villes à relier par l'itinéraire ;
- Les considérations de géographie physique : massifs montagneux à traverser ou à
contourner, cours d'eau à traverser ou à suivre.
- Les considérations de géographie économique : localités dont les habitants seront les
usagers de la route, industries à desservir (usines, carrières, mines) dont la route
assurera l'écoulement des produits, points de commerces importants (foires, marchés)
- Les considérations géologiques : On évitera les parties humides, les fonds de vallée,
partie marécageuse, les points de formation des brouillards, les couloirs d'avalanche, les
parties soumises en montagnes aux chutes de pierres, ainsi que quand on a le choix, les
parties rocheuses qui conduiraient à des terrassements coûteux ;
On pourra avoir à déterminer la région possible le franchissement d'un ravin escarpé ou
d'un autre point particulier.
- Les considérations stratégiques imposées par les autorités militaires lorsqu'elles sont
appelées à donner leur avis sur le tracé ;
- Les considérations touristiques et esthétiques : mise en valeur des sites touristiques tel
que les sites naturels et monuments historiques.

On arrivera ainsi à déterminer un certain nombre de points de passage obligés du


tracé ou au contraire, les régions à éviter, ce qui fractionnera le projet en plusieurs
tronçons assez courts, plus faciles à étudier en détail. Tout ce travail se conduira à la
fois au bureau et sur le terrain où on effectuera les premières reconnaissances.

IV-1-4 Etude sur le plan

On aura alors recours à des documents à plus grande échelle (1/20 000 , 1/10000
, ou de cadastre par exemple pour préciser les points déjà déterminés.

On procédera à des reconnaissances plus détaillées de terrain, et on arrivera à arrêter


une zone plausible du tracé sur laquelle on effectuera les travaux topographiques (levé
et nivellement) en vue d'arrêter le ou les tracés possibles.

1) Caractéristiques techniques en plan

Les études de détails sont ensuite entreprises. D'une façon générale, on recherchera les
parties droites qui seront reliées par des courbes dont le rayon sera le plus grand
possible.
Sauf lorsqu'il en sera spécifié autrement, il sera traité d'une façon générale sur les voies
de 60 à 80 km/h la mise en œuvre des dispositions suivantes :

- En plaine , prendre R = 500 m qui permet une vitesse de 80 à 90 km/h


R = 1 000 m pour une vitesse de 120 km/h

- En pays moyennement accidenté :


On s'efforcera d'avoir des rayons supérieurs à 100 et 150 m pour des vitesses de
50 ou 60 km/h.
On peut d'ailleurs avoir une idée de la valeur du rayon nécessaire par les
expressions suivantes :
Rayon minimum absolu RHm =V²/30
Rayon minimum normal RHN=V²/20

- En pays fortement accidenté et en montagne


On prendra R ≥ 50 m ou à la rigueur R ≥ 30 m tout en sachant que le minimum
à observer sur les routes nationales est : R = 40 m
Le rayon de 30 m pourrait être réduit pour les itinéraires secondaires en haute
montagne mais on devra prendre dans tous les cas R≥ 12 m qui est en effet le rayon de
giration des gros véhicules automobiles ( camion lourds, autocar).
Ils permettent également le passage des véhicules transportant les arbres abattus
en forêt.
.- Dans les virages :
Non seulement les courbes auront le plus grand rayon possible, mais on devra
veiller aussi à respecter d'autres conditions :
• Ne pas placer les courbes aux abords des O.A. (ponts, tunnels)
pour assurer la visibilité et la sécurité en ces points délicats du
tracé ;
• Ne pas faire succéder immédiatement deux courbes de rayons
différents, ce qui poserait des problèmes de visibilité et
d'adaptation au niveau du conducteur.
• Pour la même raison, lorsqu'il est possible, ne pas placer à la
suite l'une de l'autre deux courbes de sens inverses, il faudra
toujours séparer les courbes l'une de l'autre par des parties droites
suffisamment longues pour que les voitures puissent reprendre
leur stabilité avant d'aborder le virage suivant.
• La longueur de ces parties droites dépendra de la vitesse normale
prévue sur l'itinéraire et du % probable de véhicules lourds plus
difficiles à manier. Sur les voies ferrées, la partie droite sera
d'une centaine de m , sur les routes de 50 m au moins. En fait,
cette longueur doit permettre un temps de parcours de 5 secondes
à la vitesse permise par le rayon des virages.

2) Caractéristiques techniques en profil en long

Le profil en long doit répondre à la nécessité :

- de s'adapter au relief du TN
- d'écouler les eaux de pluie.

Pour assurer l'écoulement des eaux, on évitera les parties absolument


horizontales (paliers) en les remplaçant par une déclivité légère de 6 à 8 cm/m.
Dans les parties très longues où le sol naturel est horizontal, on prévoira une
succession de pentes et de rampes avec la déclivité minimale.
On pourra noter que dans les parties de plaine, les remblais de faible hauteur
(0,20 à 0,50m) faciliteront l'assèchement de la plate forme mieux que si elle était en
déblai (cas des voies qui longent les cours d'eau ou les corniches).
On rappelle également l'existence des voies digues, permettant la circulation le
long de l'obstacle naturel que constitue une rivière et servant en même temps, à protéger
le pays des inondations.
Quant à l'autre condition qui est de s'adapter aux reliefs naturels, on est conduit à
envisager des déclivités maximales.
Dans les zones de plaines, on peut envisager des routes rapides et les déclivités à
prévoir doivent être au plus égales à 4%.
Dans les zones moyennement accidentées (cas du Burkina Faso) où les
inondations de terrain sont plus accentuées qu'en zone de plaine, des déclivités moins
importantes conduiraient à des travaux de terrassement très importants et très coûteux.
Pour les éviter, on acceptera de prévoir des déclivités plus importantes qui seront
inférieures ou égale à 6%.
Dans tous les cas on doit faire ressortir deux principes logiques quelque fois
perdus de vue :

3) Un point bas ne doit jamais être en déblai


Pour éviter cette disposition, en réduira les déclivités arrivant de chaque côté du
point bas pour tenir celui-ci légèrement au-dessus du T.N, ou encore on placera le part
et d'autre de ce point bas des déclivités très atténuées ou par une courbe de
raccordement concave.

4) De même en sens inverse, il est contre-indiqué de prévoir un remblai dans


un point haut,
Ce qui conduirait à une dépense inutile de terrassement, et à une dépense inutile
d'énergie pour que les véhicules atteignant cette altitude exagérée.

5) Homogénéité des caractéristiques d'un tracé

Dans un projet de route, on doit s'efforcer de prévoir des caractéristiques homogènes,


surtout en ce qui concerne les rayons de virage et la visibilité. En effet, si un itinéraire
présente une série de virages de 200m de rayon par exemple, les conducteurs règleront
l'allure de leurs véhicules sur les caractéristiques qui leurs sont offertes. S'il existe
ensuite un virage de 30m seulement, les automobilistes, du fait de leur accoutumance à
la route (avec une vitesse trop importante) le rayon faible les surprendra et provoquera
des accidents et ce, malgré tous les panneaux indicateurs qu'on aurait pu poser. Il en est
de même pour la visibilité. Il serait tout à fait très dangereux de laisser subsister une
route bien dégagée un seul endroit de très mauvaise visibilité qui surprendrait le
conducteur, habitué depuis un long moment à circuler en toute quiétude.

6) Tracé en plaine
On convient d'appeler plaine un pays où les déclivités naturelles du terrain ne
dépassent pas 4 %. Dans ce cas, il n'y a aucune difficulté pour déterminer l'axe d'une
route. On adopte généralement le tracé le plus court, c'est-à-dire la ligne droite entre les
points obligés du tracé. Les obstacles, s'il en existe, sont contournés par des courbes de
rayon convenable.
Cependant, on devrait éviter les trop longues lignes droites, pour éviter la
monotonie relâchant la vigilance des conducteurs, et pour éviter, la nuit, l'éblouissement
prolongé dû aux phares.
Il est recommandé que les parties droites d'un tracé représentent 60% au plus de
la longueur totale du trajet, mais aussi au moins 20% de cette même longueur totale.

A. Tracé théorique

Pour l'étude du tracé , on a recours aux plans sur lesquels sont tracés les courbes
de niveau et l'on cherche à tracer une ligne (représentant l'axe approximative de la
route) respectant la déclivité maximale que l'on s'est fixée.

Exemple :
(2) Équidistances des
courbes de niveaux

Longueur de l'axe (40 m) de la route

2/0,05 = 40 m ⇒ ouverture du compact

Soit un plan à l’échelle 1/2000e comportant des courbes de niveau équidistantes


de 2m ; on veut y dessiner, un tracé ayant un déclivité maximale de 5%.
Pour franchir le différence de niveau de 2m séparant 2 courbes successives, il
faudrait que le tracé ait une longueur de 2/0.05 = 40 m
Cette longueur de 40m à l'échelle de 1/ 2000 est représentée par 2 cm .Sur le
plan , la route devrait avoir une longueur de 2cm entre 2 courbes de niveau successives.
On rappelle que sur les plans, les longueurs sont mesurées et ramenées à
l'horizontale.

On va alors, depuis le point A fixé, décrire sur le plan un arc de cercle de 0,02
m de rayon (2cm) qui va couper la courbe de niveau suivante en des points (2 en
général) d'où l'on continuera les arcs de cercles jusqu'à la prochaine courbe de niveau.
On voit immédiatement qu'il y aura un nombre élevé de solutions égale à 2n-1, n
étant le nombre de courbes de niveau du plan.
Mais on va tout de suite rejeter même les dessiner, les trajets qui ne peuvent
conduire à aucune solution pratique.
C'est ainsi que l'on rejettera les tracés en zigzag (A,B,C,D, F, N) pour ne
conserver que ABCEGN). On va également rejeter les tracés qui n'auraient pas
tendance à se diriger vers des points de passage obligé du tracé ou qui, au contraire,
iraient vers les régions à éviter telles que les marais ou les zones bâties.
On ne conserverait finalement qu'un nombre limité de solutions.
Ces tracés ainsi déterminés s'appellent des tracées théoriques.

B. Tracé réel

Le tracé théorique obtenu à l'aide des courbes de niveau et des ouvertures de


compact n'est qu'un guide pour l'obtention du tracé définitif.
Ce tracé théorique comporte des lignes brisées qu'il convient le remplacer par les
parties droites et des arcs de cercle pour obtenir le tracé final de la route. C'est la partie
la plus délicate du travail.
Le tracé réel va légèrement s'écarter du tracé théorique et cela conduirait à des
terrassements, déblais et remblais. En effet, lorsque la longueur de l'axe entre deux
courbes de niveau successives est inférieure à la longueur du tracé théorique, l'altitude
atteinte par l'axe au point de rencontre de la courbe la plus haute, en suivant la déclivité
fixée, est inférieure à la côte de cette courbe et il en résulte un déblai. Au contraire,
lorsque la longueur de l'axe entre 2 courbes est plus longue que le segment du tracé
théorique, la route s'élève au-dessus de la plus haute courbe en nécessitant un remblai.
C'est inévitable, mais, il convient cependant de ne pas raccourcir systématiquement le
tracé pour ne pas augmenter la déclivité ou pour ne pas aboutir à un déblai ou un
remblai important à l’extrémité d’un tracé court.
Au fur et à mesure qu'on étudie le profil en long, on peut être amené a retoucher
légèrement le tracé en plan pour améliorer les caractéristiques techniques de l'itinéraire.
Bien entendu, le travail d'étude au bureau doit être interrompu par de nombreuses
reconnaissances sur le terrain, les tracés étudiés devant être parcourus à pied sur toute
leur longueur.
IV-2- COURBES DE RACCORDEMENTS CIRCULAIRES

. Soit à raccorder 2 alignements droits par un arc de circonférence.

Le rayon et les alignements sont fixés par le projet d'exécution, l'angle α ou


β est donc défini. Il ne reste qu’à calculer les éléments principaux suivants :
A partir des données R , β ou α

Tangente ST: ST = R cotg α/2 = R tg β/2

Flèche MF: OF = R sin α/2


MF = R - OF = R - R sin α/2

Contre flèche SM: SO = R /sin α/2 = √ S T² + R²


SM = SO - R = √ S T² + R² - R
Corde TT’ : TT' = 2TF = 2Rcosα/2

Sous tangente UM=U’M : UM=U’M=R tg β/4

Développement TMT’ : T'MT = πR.β/200

Les renseignements suivants seront alors portés


dans un cadre près du sommet sur le plan d'implantation.

T,T’ : points de tangence


β : angle au centre
α : angle des tangentes
S : angle des alignements en grades
R : rayon du raccordement circulaire en m
TT’ : longueur des tangentes en m
TMT’ : développée de la courbe en m
Z et Y : coordonnées du sommet
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-3- SURLARGEUR DANS LES VIRAGES

II faut également tenir compte, au moment du projet d'exécution d'une route, d'une surlargeur à
donner dans les virages.
En effet, les conducteurs sont moins habiles à se croiser sur une partie courbe que sur une partie
droite, et il convient de leur réserver une plus grande marge de sécurité. De plus, un véhicule occupe
par lui-même une largeur plus importante , le surplus étant représenté par la distance BC, d'autant plus
marquée que le véhicule est plus long, et le rayon du virage plus petit.

On donne généralement une surlargeur de 5 à 10 % (avec minimum de 1,00 m) pour les rayons de 250
à 100 m, de 20 % pour les rayons de 50 m, et de 40 % pour les plus petits rayons. Cette surlargeur est
prise
- soit du côté extérieur du virage
- soit du côté intérieur
- soit des deux côtés en conservant l'axe

26
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-4- CALCUL DU DEVERS

Une route est une suite d'alignements raccordés par des courbes. Un véhicule se déplaçant dans
un virage est soumis à plusieurs forces dont son poids P et sa force centrifuge C. La direction de la
force résultante T doit être le plus proche possible de la perpendiculaire à la surface de la route. D'où,
la nécessité de l'incliner d'un angle α par rapport à l'horizontale.
Ces deux forces se composent en OM, et l'on sait que si la composante passe en dehors du
polygone des roues, le véhicule se renverse

Cette inclinaison α représente le dévers exprimé le plus souvent en pourcentage. Pratiquement,


les dévers n'excédent pas 7 % pour les routes nationales et 6,5 % pour les autres routes. Si le
raccordement entre 2 alignements droits est uniquement circulaire, le véhicule est soumis à une force
centrifuge qui était nulle l'instant d'avant.

Il est donc nécessaire d'introduire un dévers p variant de celui existant en alignement en


dévers maximum au début de la courbe circulaire. Le dévers reste constant sur toute la partie
circulaire.

Cette partie de raccordement sur laquelle le dévers va en croissant, doit permettre d'introduire
progressivement, les changements d'équilibre subis par le véhicule. Ceci n'est possible que si le
raccordement est progressif. Sa courbure varie de zéro à la fin de l'alignement droit à 1 au début de
la courbe circulaire de rayon R. R

Pour les routes nationales, on considère les caractéristiques techniques données par les
paramètres fondamentaux des projets routiers au chapitre "Tracé en Plan". Le dévers maximum p est
donné par la formule :

p%=7 x RH’ - R
RH’ - RHm

On arrondit le dévers p à 0,5 % près le plus proche.

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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

Sur les projets routiers, on procède au dévers sans modification du profil en long de l'aire de la
route : il y a abaissement de la partie de rayon intérieure et exhaussement (relèvement) de la partie de
rayon extérieure (pour les routes nouvelles). Il faut tenir compte de l'inclinaison I de la chaussée en
alignement droit qui est de l'ordre de 2 % ou 2,5 % selon les constituants utilisés.

I= - 2,5% I= - 2,5%

On note pour I des signes ci-dessus.

Pour déterminer la longueur minimale Lm de raccordement d'introduction du dévers, on


tient compte de la plus grande variation de dévers, c'est-à-dire (I % - p%) , p ayant le même signe
conventionnel que celui choisi pour I. (I = δ)

Lm ≥ (I% - p%) x Vr = δ + p . Vr
7,2 2 3,6

Lm est en mètre et Vr en kilomètre/heure

Remarque importante : La longueur L de la clothoïde doit être telle que les conditions de confort par
rapport à la vitesse de roulis (mouvement d’auscillation d’un bord sur l’autre que prend un véhicule
autour d’un axe longitudinal sous l’influence d’une force perturbatrice) soient respectées.

δ% + p% Vr (km/h)
L ≥ .
2%/s 3,6

δ% : Dévers dans l'arc de cercle


p% : Pente transversale en alignement droit
Vr : Vitesse de référence
Le calcul qu'on pourrait faire sur la valeur théorique du dévers montre qu'elle serait nettement
plus élevée que les chiffres donnés ci-dessus ; avec ces valeurs, il subsistera donc une partie non
compensée de la force centrifuge qui provoquera une déformation de la suspension du véhicule et de
ses pneus, et un léger dérapage transversal absorbé par le coefficient de frottement sur la chaussée. Il
convient que ces effets ne soient pas trop importants pour que le véhicule conserve cependant sa
stabilité.
Le maximum du dévers est ramené à 7 % sur les routes nationales modernisées, et à 6,5 % sur
les autoroutes, ce qui s'explique par le fait que les virages de petit rayon sont exclus. Même sur les
routes secondaires, on se limite à un maximum pour ne pas rendre trop difficile la circulation des
véhicules lents, les véhicules agricoles par exemple. Dans .les régions où le verglas est fréquent, on se
limitera également à des chiffres moins élevés.

Par contre, sur les routes rapides, le dévers sera prévu sur des virages de rayons plus importants.
On donne au dévers des valeurs progressives 0, 1, 2, 3 %, etc... dans .les zones de raccordement aux
extrémités des virages pour que le dévers ait sa pleine valeur au début de la partie circulaire.

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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-5- COURBES DE RACCORDEMENT PROGRESSIF OU CLOTHOÏDES

Ces raccordements peuvent être de simples parties droites, des courbes paraboliques ou encore
d'autres courbes à courbure progressive. On adopte pour les voies ferrées une parabole, une parabole
cubique, une lemniscate ou une clothoide.
Dans les projets d'autoroute, on a choisi la clothoide pour ces raccordements progressifs en plan
entre ligne droite et virages circulaires. Le cercle du virage n'est plus tangent à la partie droite, mais il
en est déporté d'une certaine distance, qui permet de placer la clothoide ; il est d'ailleurs recommandé
que, pour des questions d'aspect perspectif, ce déport soit supérieur à 0,50 m .

On ne prévoit ces raccordements progressifs que sur les routes importantes, autoroutes et routes
nationales, et pour des virages dont le rayon est inférieur à une certaine valeur dépendant de la vitesse
de référence. Ce sera 1 800 m pour 120 km/h et 400 m pour 40 km/h sur les routes nationales nouvelles
ou modernisées.

IV-5-1 Equation générale de la clothoïde : A² = L . R


Coordonnées d'un point quelconque de l'arc de clothoïde par rapport aux tangentes principales
L4 L8
2
X = A (1 - + )
40 3456

L3 L4 L8 avec L = A
Y = A (1 - + ) R
6 56 7040

Autres relations
L 200
τ = .
2R π

Xm = X - R sin τ

ΔR = Y - 2 R sin² τ
2
TL = X - U cotg τ

TK = Y
sin τ

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2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-5- 2 La clothoïde utilisée comme courbe de transition

La courbe de transition est un tronçon de clothoïde dont le rayon varie entre ∞ (jonction avec un
élément droit) et le rayon de l'arc circulaire sur lequel se fait le raccord.

Pour chaque arc de cercle, deux courbes de transition sont nécessaires, l'une précédent l'arc
circulaire, l'autre le suivant. Dans l'emploi de la clothoïde comme courbe de transition, il faut
distinguer une forme symétrique et une dissymétrique. Dans la forme symétrique, le couple de
clothoïdes se compose de branches égales ayant les même éléments. Dans la forme dissymétrique,
interviennent deux branches inégales avec des éléments différents. Le calcul des segments ST et ST' est
différent dans les deux cas.

IV-5-2-1 La forme symétrique

Calcul des segments ST et ST'

De la formule, il résulte :

π - θ
* ST = ST' = tg ( ) . ( R + ΔR) + Xm
2

* θ = θ' - 2 τ

* θ' = π - 2 a

30
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-5-2-2 La forme dissymétrique

Pour calculer les longueurs des segments ST1 et ST2, il faut déterminer les quantités t1, t2 et d. On a :
π - θ
T1 = tg ( ) . ( R + ΔR1 )
2

π - θ
T2 = tg ( ) . ( R + ΔR2 )
2

ΔR2 - ΔR1
d =
sin ( n - θ

On tire alors les longueurs des segments ST1 et ST2 des relations

ST1 = Xm 1 + t1 + d
ST2 = Xm 2 + t2 - d

Pour l'angle au centre, on a :

2 a = π - θ'
avec θ = θ' - ( t1 + t2 )

Remarque : L'utilisation de la courbe de transition est recommandée lorsque θ ≤ 100,00 g

31
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-5-3 La courbe à inflexion

La courbe à inflexion est une courbe en S, qui relie sans élément droit deux arcs de cercle V'
1V 1 et V' 2 V 2 de courbures opposées. Elle se compose de deux branches de clothoïde, qui, à leur
point origine commun Tw1 et Tw2 ont le même rayon R = ∞ et une tangente commune S1S2.
Ces deux branches peuvent être de paramètres différents, mais en général, on choisira des
paramètres égaux Aw2 = Aw1 donc une courbe à inflexion de parcours idéal.

Pour le calcul, on a aussi besoin des deux branches de clothoïde T1V'1 et V2T2 qui se raccordent
à l'extérieur avec les arcs de cercle. La ligne complète se compose donc d'une succession comprenant :
clothoïde T1V'1 - arc de cercle V' 1V1 - courbe à inflexion V1 Tw1 Tw2 V' 2 - cercle V2V2 -
clothoïde V2T2.
Aussi bien les paramètres A1, Aw, A2 que les rayons R1 et R2 peuvent être différents. '(Aw
paramètre de la courbe à inflexion).

Le calcul de la longueur des segments

T1S1 et Tw1S1 se fait comme pour une clothoïde de forme dissymétrique utilisée comme
courbe de transition.

Il en est de même pour le calcul de la longueur des segments Tw2 S2 et S2 T2.

La valeur des angles au centre est obtenue à l'aide des formules données en V.2…. (la forme
dissymétrique).

32
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-5-4 La clothoïde à sommet

La clothoïde à sommet constitue le raccordement entre les deux éléments droits de direction
différente sans interposition d'arc circulaire. Elle combine deux branches de clothoïde, qui ont à leur
point de jonction le même rayon de courbure Re . Re est pour chacune des branches de clothoïde le
plus petit rayon de courbure.

En employant deux branches égales de clothoïde avec des éléments égaux, on a la clothoïde à
sommet symétrique. Avec des branches inégales et des éléments inégaux, on obtient la clothoïde à
sommet dissymétrique.

a) La clothoïde à sommet symétrique

Pour la longueur des segments, on a :


π - θ
ST' = ST = X + tg ( ) . Y
2

33
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

b) La clothoïde à sommet dissymétrique

Les longueurs des segments ST1 et ST2 se calcule au moyen des relations suivantes :

sin τ1 (TK1 + TK2 )


ST1 = TL1 +
sin ( π - θ)

sin τ2 (TK1 + TK2 )


ST2 = TL2 +
sin ( π - θ)

Remarque :L'utilisation de la clothoïde à sommet est recommandée lorsque θ est grand (θ ≥ 100 g ).

34
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

IV-6- LE PROFIL EN LONG

IV-6- 1 GENERALITES

Le profil en long (PL) d’une route constitue un des trois éléments fondamentaux qui permettent de la
définir.
Il représente la coupe longitudinale du terrain suivant le plan vertical passant par l’axe du tracé en plan
permettant ainsi de définir le niveau de chaque point et de toutes les couches constitutives de la
chaussée.

Le profil en long est défini par une succession de droites dont on connaît les déclivités (rampes ou
pentes) , ainsi que certaines côtes indispensables. Le profil en long économique suivra au plus près le
profil du terrain naturel (TN).
Un dispositif en léger remblai est préférable au léger déblai qui complique l’évacuation des eaux et
isole la route du paysage.
Le profil en long qui n’est pas une véritable « représentation » en section du terrain et des ses
aménagements, mais un simple graphique établi pour les besoins de l’étude, dépend étroitement du
tracé en plan.

Pour l’établissement du profil en long TN, on considère les points régulièrement répartis le long de
l’axe du tracé en plan et qui correspondent à un profil en travers chacun.
L’intervalle couramment employé entre 2 profils en travers successifs est de 40m (jusqu’à 50 m)
en alignement droit et de 30m dans les courbes.
En principe, on place un profil en travers (PT) ou droit de chaque point caractéristique du tracée en
plan c’est à dire l’origine, l’extrémité, les origines et fins de courbes, les origines et extrémités des
clothoïdes de raccordement progressif et les milieux de courbes. Puis on complète la répartition des
P.T. en fractionnant chacun des éléments de l’axe du tracé en plan en tronçons de longueurs
sensiblement égales à la distance moyenne choisie la répartition des P.T.

La détermination de l’altitude T.N. en un point M peut se faire de plusieurs façons :

- par nivellement direct sur le site (tous les 50m en alignement droit et 30m dans les courbes)
- en bureau d’études (B.E.) par interpolation entre les courbes de niveau pour obtenir l’altitude
des points désirés.

IV-6- 2 RAMPES ET PENTES ADMISSIBLES

(voir transparent en tracé en plan)

On choisit les rampes et les pentes en tenant compte de la puissance des véhicules, du type de véhicule,
de l’intensité de la circulation (gêne pour les véhicules lents en côte), de la capacité de freinage dans
les pentes.
Les pentes et les rampes sont toujours < 6% sur toute section de route nouvelle.
On limitera les rampes à 4% si la longueur est supérieure à 500 m. On limitera les rampes à 5% quel
que soit la longueur dans les courbes.
On évitera les paliers (0 ,5% pour l’écoulement des eaux).

35
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IV-6- 3 COURBES DE RACCORDEMENT DU PROFIL


EN LONG AU POINT HAUT
(Rayon minimal en angle saillant )

Le rayon de la courbure de raccordement est fonction de la vitesse de base et détermine la


distance de visibilité. En tout point du tracé un observateur dont l’œil est placé à 1,00m au-dessus
de la chaussée doit percevoir :

- un obstacle de 0,25m de hauteur à une distance égale à la distance d’arrêt.


- un obstacle de 1,2 m de hauteur égal à une distance égale au double de la distance d’arrêt.

On voit sur ce schéma que la visibilité tangente à la route pour le véhicule adverse permet de voir
l'obstacle fixe de faible hauteur (branche tombée, petit animal, ilôt séparateur, ou autre).

D D

2D

On peut conjuguer cette disposition avec celle qui consiste à diviser la chaussée par un terre-
plein central, planté d'arbustes, de façon à éviter à la fois les collisions de véhicules roulant en sens
inverse, et, la nuit, l'éblouissement par les phares.

Rayon de raccordement aux sommets

On possède maintenant les éléments nécessaires au calcul du rayon du cercle de raccordement à


placer à un sommet (fig. 3).
Soit A et B les points de la courbe où la visibilité est assurée entre les points A' et B' à la double
distance de freinage 2d, avec les hauteurs h1 et h2 au-dessus du sol.
On a :
(R+ h1 )2 =l12 +R2
(R+ h2)2 = l22 +R2
On développe les premiers termes en négligeant b\ et h1 d'où :

2R h1=l12
2R h2= l2 2

36
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

Si on extrait les racines et on additionne, on obtient :


2R(h1 + h2 )= l12 + l2 2
On peut écrire approximativement /1 + /2 = 2 d
d'où : 2d2
(y/F, 4y/V
soit 1 m et 1,20 m, on trouve :
R V sommets = 0,455 d2
Les lettres R V indiquent un rayon dans le plan vertical du profil en long.
avec les valeurs de h1 et h2
Pour qu’un observateur dont l’œil est placé à 1, 00m au-dessus de la chaussée puisse voir un
obstacle de 1,20m de hauteur, le rayon R de la courbe de raccordement au sommet doit être égale à R =
0,1 d2 où d est la distance de visibilité du véhicule.

IV-6- 4 RACCORDEMENT AU POINT BAS


(Rayon minimal en angle rentrant)

Pour les points bas, la condition de visibilité est toujours satisfaite. Le rayon de la courbe est
fonction des conditions de confort par limitation de l’accélération verticale à g/40 pour les vitesses
Vr=80 km/h. .
Le rayon RVm’ découle de considérations relatives à la visibilité de nuit (échange de faisceau
des phares) pour les vitesses < 80 km/h. On limite la force centrifuge à 1/20 de l’accélération due à la
pesanteur.
Dans les points bas on raccorde avec des cercles mais pour des raisons dites de calcul on a
avantage à prendre des raccordements paraboliques, ce qui d’ailleurs compte tenu des grands rayons ne
s’aperçoit pas sur le terrain.

On pose mv²/R ≤mg/20 ⇒R ≥ 20v²/g

Le rayon minimal en angle rentrant est aussi calculé soit à partir des distances d'arrêt, soit à
partir d'une condition de confort selon la vitesse de référence. Pour Vr < 70 km/h, le rayon minimal en
angle rentrant doit permettre de voir dans le faisceau des phares d'axe horizontal situé à 0,75 m et de 1
degré d'ouverture, la distance d'arrêt en courbe d2.

37
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

Si l'on considère le triangle OBH :


OB² = OH² + HB² - 2OH . HB cos(OHB)
R² = (R – 0,75)² + d2² - 2(R - 0,75) x d2 cos (OHB)

= (R - 0,75)² + d2² - (2R + 1,50) d2 cos (90 - 1)


= R (1,5 + 0,035 d²2 ) = d²2(1,026) + 0,75

R = 0,5625 + d2² + 0,026 d2


1,5 + 0,035 d2

Si Vr = 80 km/h, c'est la distance d'arrêt en ligne droite d1 qui est prise en compte en remplaçant d2.
Pour Vr = 80 km/h
R = 0,5625 + d1² + 0,026 d1
1,5 + 0,035 d1

Voici un tableau récapitulatif des rayons minimaux de raccordement au point bas par rapport à des
vitesses de référence adoptées.

V km/h 40 60 80 100 120


d2 45 80
d1 105
Condition confort R > 0,315 V²
Rayon minimal en 700 1 500 2 200 3 000 4 200
angle rentrant

Rayon minimal absolu = Vr


Rayon minimal normal = Vr + 20 km/h

IV-6- 5 REPRESENTATION GRAPHIQUE DU PROFIL EN LONG

1. Montage du profil en long TN


Le document comporte à sa partie inférieure une cartouche normalisée dans laquelle on doit
reporter avec précision et à l’échelle les éléments suivants par ordre de haut en bas :
• N° de profil
• Altitude du TN
• Altitude du projet
• Distances partielles
• Distances cumulées
• Déclivités
• Alignements droits et courbes
• Devers (facultatif)

38
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

2. Echelles
Pour la représentation graphique du T.N, on prendra comme abscisse, l’abscisse du tracé en plan et
comme ordonnée, les côtes des lignes de niveau, qu’on pourra multiplier par 10 à souhait. Le but de
cette multiplication est d’avoir un document plus lisible.
Habituellement, pour les projets routiers de grandes longueurs, on utilise les échelles 1/2000 en
abscisse et 1/200 en ordonnée ; pour les projets de petites dimensions et les voiries urbaines, on utilise
les échelles 1/1000 et 1/100 ; pour les VRD , on utilise les échelles 1/500 et 1/50

3. Représentation graphique
Le niveau zéro conventionnel est le niveau de la mer.
Mais en partant de ce niveau, les hauteurs peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres. C’est
pourquoi, pour une bonne représentation on choisit un plan de comparaison qui est un plan artificiel.

4. Remarque
Il est inutile de représenter les profils qui ne sont pas obtenus par intersection avec les courbes de
niveau.
En effet, on suppose que entre 2 courbes de niveau, la pente est régulière et on représente le TN par
un segment de droite.
Si on ne dispose pas de courbes de niveaux, mais simplement des points côtés on doit :

- soit tracer les courbes de niveau et on se retrouve dans le cas précédent.


- Soit joindre 2 à 2 les points les plus rapprochés situés de part et d’autre du tracé en plan et
interpoler en supposant la pente du terrain constante entre ces 2 points.

5. Ligne rouge ou Profil en long projet


La ligne rouge représente les altitudes de l’axe de la chaussée terminée en tout point de la route.
Elle se présente sur le PL sous la forme de successions de pentes et de rampes et parfois raccordés
entre eux par des arcs de parabole. En principe pour des raisons d’économie, le projeteur essaiera de
suivre de plus près le profil en long TN. Il est tenu de respecter les normes géométriques fixées. Le
respect de ces normes géométriques pourrait amener le projeteur à s’éloigner du profil en long TN.

6. Guide pour le tracé du profil en long ou coordination du tracé en plan et


du PL
Le profil d’une route a une influence directe sur le coût de sa construction, les coûts
d’exploitation des véhicules empruntant la route et le nombre d’accidents. Il convient de
respecter les principes suivants :
1. Lorsque la déclivité entre 2 droites du PL dépasse 0,5%, il faut en général un raccordement
vertical entre les 2 droites pour un passage aisé de l’une à l’autre.
2. Assurer une bonne corrélation entre le PL et le tracé en plan .
3. Du point de vue sécurité, il ne faut pas un raccordement vertical qui se trouverait dans une
courbe en plan ni en partie, ni complètement. S’il est inévitable d’avoir les 2 raccordements en
plan et en PL au même endroit, il vaut mieux placer le raccordement vertical complètement
dans la courbe en plan de façon à avoir leurs sommets au même point.
4. Un raccordement vertical et horizontal doivent être séparés par une distance minimale de 60 m .
5. Prévoir une distance de visibilité convenable au point haut du PL
6. Eviter les raccordements concaves très courts
7. Eviter une courte descente avant une longue rampe
8. Eviter la succession de 2 courbes de même sens dans le PL

39
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

7. Calcul du profil en long

Au départ, le profil en long de la future route se trouvera défini par une succession de droites dont on
connaît les rampes ou le pentes ainsi que certaines côtes indispensables pour fixer leur position. On
connaît en outre les rayons des raccordements à appliquer entre ces rampes et pentes.

IV-6- 6 LE PROFIL EN TRAVERS


1. But et établissement

Les profils en travers ont pour but de calculer un volume de terrassement. Ils sont établis normalement à
l'axe du projet et aux points caractéristiques du terrain (changement de pente, points bas, talwegs, points
hauts).

En terrain uniformément accidenté, on établira un profil tous les 30 à 50 m, en zone urbaine, leur
écartement sera au maximum de 25 m. (parce qu'en ville, il faut plus de détails ; il faut souvent en plus
des levés ,de détails).

En général, le profil est levé sur une longueur double de celle de la plate-forme du projet (le profil
type). Traditionnellement, les profils en travers sont supposés rabattus vers l'origine du projet ( le côté
gauche du projet devient le côté droit du profil et vis-versa).

Actuellement, on préconise l'inverse soit le rabattement vers la fin du projet et de cette façon, le côté
droit du projet correspond au côté droit du profil.

Côté Droit du profil Vers la fin du projet


Côté Gauche du profil

P0 P1 P2 P3 P4

Sens du rabattement
Rabattement en regardant l'origine (côté droit du profil = côté gauche de l'axe du projet)

Côté Gauche du profil


Côté Droit du profil

P10 P11 P12


Sens du rabattement

Rabattement en regardant l'extrémité (côté droit du profil = côté droit de l'axe du projet)

Les profils sont montés à l'échelle du 1/100è en longueur et en hauteur (ceci afin de conserver les
angles, donc les pentes des talus).

40
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

2. Le profil en travers type

Pour l'étude du projet et l'exécution de la plate-forme, on substitue en général un profil théorique


simplifié.
Lorsque l'on reporte l'emprise de chaque profil sur le plan, et que l'on joint par une succession de lignes
droites les points d'extrémité du profil situés du même côté par rapport à l'axe, on obtient les points
"d'attaque" du sol par les parties en déblai ou les points de " base" du talus dans les remblais.

La surface totale du terrain se trouvant ainsi englobée dans le projet, prend aussi le nom de surface
d'emprise des terrassements.

3. Calcul des profils en travers

Le profil en travers n'est pas complètement défini par le relevé des cotes du terrain naturel et
l'application du profil type correspondant sur le graphique établi.

La position des points de passage de part et d'autre de l'axe reste à déterminer. Elle est obtenue par le
calcul en appliquant les formules relatives aux pentes et points de passage. En général, on planimètre
les surfaces en déblai et les surfaces en remblai entre les lignes du projet et les lignes de terrain naturel.

4. Calcul des cubatures

La cubature est l'évaluation des volumes de terre à déblayer et à remblayer. Cette évaluation est
nécessaire pour l'estimation de la dépense et la réalisation du travail. (cubature = 80 à 85 % du coût du
projet).

Éléments de calcul des volumes : Aires de profils en travers, surface, longueurs entre les profils en
travers (distance partielle). La surface du PT est la partie comprise entre la ligne du projet et la ligne du
TN. La surface respective des déblais et remblais est évaluée séparément en chacun des profils.

Méthode de la moyenne des aires : C'est la méthode la plus généralement employée dans les travaux
publics. Elle consiste dans l'évaluation approximative du cube des terres compris entre deux profils en
faisant le produit de la moyenne des sections de chacun d'eux par la longueur de l'entre profil (distance
partielle).

Soit à évaluer le volume V compris entre le TN et la ligne du projet. Soit les profils en travers P, P1, P2,
P3, P4 et les surfaces correspondantes S, S1,S2, S3, S4. l, l1, l2, l3, l4 étant les distances entre-profils.

On aura par application de la règle.

Cette formule peut s'écrire.

V= (S0+S1) L0 + (S1+S2)L1 + (S2+S3) L3


2 2 2

Soit V= S0 L0 + S1 (L1+L2) + S2 (L2+L3) + ……………


2 2 2
Les distances L0 , (L1+L2) , ……… sont appelées "longueurs applicables"
2 2

41
2iE/TS-GC Cours de Routes 2007-2008

C'est sous cette forme qui apporte une simplification dans les calculs et dans la rédaction des tableaux
de métré qu'elle est généralement employée. Cette disposition admet implicitement que les volumes
peuvent être évalués comme s'ils étaient des solides prismatiques ayant pour base la surface du profil
considéré et pour hauteur la demi-somme des distances des deux profils entre lesquels se trouvent les
profils.

5. Cas des profils fictifs.

On constate qu'une partie des terrassements est l'une en remblai et l'autre en déblai.

On calcule la distance du point de passage (intersection du TN et du projet) à chacun des profils voisins.

Dans ce cas, la relation est la suivante :


Considérons les triangles semblables AFC et DFB. M est la différence d'altitude entre le projet et le TN
du point 1 ; n différence d'altitude entre le projet et le point 2. on peut donc écrire que :

Le profil fictif est situé au point de rencontre de la ligne TN et projet.

6. Mouvement des terres – Epure de Lalanne

42
Les granulats
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
1-3 Différents types de granulats
1 Généralités
2 Origine minéralogique
3 Production des granulats
4-1 Extraction des granulats de roches massives
4-2 Extraction des granulats de roches meubles
4-3 Granulats de recyclage
4-4 Granulats artificiels
4-5 Traitement des granulats
1 Généralités
3 Gisements de granulats
4 Production des granulats
4-1 Extraction des granulats de roches massives
4-2 Extraction des granulats de roches meubles
4-3 Granulats de recyclage
4-4 Granulats artificiels
4-5 Traitement des granulats
4-6 Stockage et transport
4-7 Remise en état du site
5 Caractéristiques des granulats
5-1 Granulométrie - Granularité
5-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
5-3 Teneur en fines – Propreté
5-4 Masses volumiques
5.5 Foisonnement d’un sable
5.6 Autres propriétés
1 Généralités
2 Origine minéralogique
3 Gisements de granulats
4 Production des granulats
5 Caractéristiques des granulats
5-1 Granulométrie - Granularité
5-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
5-3 Teneur en fines – Propreté
5-4 Masses volumiques
5.5 Foisonnement d’un sable
5.6 Autres propriétés
6 Principales normes d’essais sur les granulats
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
Les granulats sont constitués:
- de grains minéraux,
- de dimensions n’excédant pas 125 mm,
- s’ajoutent les enrochements de D>125 mm mais M< 15 tonnes.
Ils sont désignés par d et D,
→l’étendue d/D = classe granulaire.
On définit 7 familles de granulat :
Familles Dimensions Caractéristiques
D ≤ 2 mm avec au moins
Fillers (farine) 0/D 85% de passant à 1,25 mm
70% de passant à 0,063mm

Sablons 0/D D ≤ 1mm

Sables 0/D 2 mm ≤ D ≤ 6,3 mm

Graves 0/D 2 mm ≤ D ≤ 45 mm

d  2 mm
Gravillons d/D
D ≤ 63 mm
d  31,5 mm
Ballast d/D
D ≤ 63 mm

Enrochements D D  125 mm
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
 poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.
ouvrages concernés :
- Bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, éléments
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
- ouvrages de génie civil (centrales électriques, ponts)
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
 poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.

Granulats et viabilité
Les granulats peuvent être utilisés :
- non traités (sans liant),
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
1-3 Différents types de granulats
Un granulat, en fonction de sa nature et de son origine, peut être…
• Naturel :
- issu de roches meubles (alluvions)
- issu de roches massives, n’ayant subi aucune transformation autre
que mécaniques (tels que concassage, broyage, criblage, lavage).
• Artificiel :
d’origine minérale résultant d’un procédé industriel comprenant des
transformations thermiques ou autres.
• Recyclé :
obtenu par traitement d’une matière inorganique utilisée précédemment
dans la construction, tels que des bétons de démolition.
2 Production des granulats
L’accès au gisement représente une tâche administrative et
environnementale de grande ampleur qui peut facilement durer 5 à 10
ans.
En fin d’exploitation du gisement le site fait l’objet d’une remise en
état.
L’exploitation d’un gisement comprend les cinq étapes suivantes :
- décapage des niveaux non exploitables,
- extraction des matériaux,
- transfert sur les lieux de traitement,
- traitement des granulats pour obtenir les produits finis,
- remise en état du site exploité.

2-1 Extraction des granulats de roches massives


2-1 Extraction des granulats de roches massives
• Le décapage ou découverte.
- la terre végétale est décapée et stockée,
- les matériaux stériles et les parties altérées sont mis en dépôt ou
déclassés,
- mise à nu la partie saine de la roche à exploiter.

• L’abattage
But : réduction de la roche en blocs
→ un tir à l’explosif,
→ onde de choc,
→ blocs broyés.
Hauteur du front de taille = 15 m,
Largeur de 3 à 6m.

• Le transport
- tombereaux rigides (dumpers).
2 -2 Extraction des granulats de roches meubles
• En site terrestre (milieu sec)
- gisement de granulats alluvionnaires au-dessus du niveau d’eau
(nappe phréatique, eau de la rivière…)
→ exploitation directe,
→ engins traditionnels.

• En site immergé (milieu hydraulique)


L’extraction peut être réalisée par :
- drague à godets,
- drague à grappin,
- drague suceuse,
- pelles hydrauliques,
- dragueline…
4 -2 Extraction des granulats de roches meubles
• En site terrestre (milieu sec)
- gisement de granulats alluvionnaires au-dessus du niveau d’eau
(nappe phréatique, eau de la rivière…)
→ exploitation directe,
→ engins traditionnels .

• En site immergé (milieu hydraulique)


L’extraction peut être réalisée par :
- drague à godets,
- drague à grappin,
- drague suceuse,
- pelles hydrauliques,
- dragueline…

Le dragage ramène à la surface le “tout-venant” qui est ensuite chargé


sur bateaux, sur camions ou sur bandes transporteuses en bord de rive.
2-3 Granulats de recyclage
Avantages :
- protection des ressources naturelles,
- protection des sites.
• Matériaux de démolition
Provenance :
- béton de ciment,
- graves ou sables traités ou non par des liants hydrauliques,
- des enrobés bitumineux,
- des briques et tuiles, des verres.
Recyclage :
- un pré-tri sur chantier,
- plates-formes de recyclage où ils sont traités:
concassage,
criblage,
contrôle de la qualité et de la conformité aux normes.
Utilisation :
- les chantiers locaux,
- réaménagements de carrières.
• Agrégats d’enrobés
Ils proviennent du fraisage ou de la démolition d’enrobés bitumineux
ainsi que des surplus de fabrication des centrales d’enrobage.
FRAISEUSE A FROID W 2200

FRAISEUSE A FROID W 2200

FRAISEUSE A FROID W 2200

FRAISEUSE A
FROID W 2200
FRAISEUSE A FROID W 2200

• Agrégats d’enrobés
Ils proviennent du fraisage ou de la démolition d’enrobés bitumineux
ainsi que des surplus de fabrication des centrales d’enrobage.

Utilisation :
- constituant élémentaire de mélanges hydrocarbonés.
3-4 Granulats artificiels
Des granulats artificiels peuvent être employés pour réaliser des bétons
à usages spécifiques.
• Sous-produits de la sidérurgie (Laitier)
- le laitier de haut-fourneau
Après refroidissement, il est concassé et calibré pour être conforme aux
souhaits du client.

• Granulats à hautes caractéristiques


- granulats élaborés industriellement,
Utilisation :
- la résistance à l’usure de dallages industriels,
- freiner des rayons X (granulats ferreux).

• Granulats et composants légers


- granulats d’argile expansée,
- granulats de schiste expansé ou le laitier expansé.
• Granulats et composants légers
- granulats d’argile expansée,
- granulats de schiste expansé ou le laitier expansé.
Utilisation :
- bétons légers ,
- bétons isolant thermiquement,
- béton de remplissage.

3-5 Traitement des granulats


Le traitement :
- réduire des éléments rocheux par fragmentation,
- les trier en fonction de leur taille.
La conception d’une chaîne de concassage-criblage est conditionnée
par :
- quantités à produire,
- classes granulaires à obtenir,
- les propriétés de la roche.
3-5 Traitement des granulats
Le traitement :
- réduire des éléments rocheux par fragmentation,
- les trier en fonction de leur taille.
La conception d’une chaîne de concassage-criblage est conditionnée
par :
- quantités à produire
- classes granulaires à obtenir,
- les propriétés de la roche.
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
- les appareils opérant par chocs, les matériaux sont soit frappés
violemment par un organe tournant à grande vitesse (concasseurs à
percussion et axe horizontal) , soit projetés sur un écran de
fragmentation sous l’effet de la force centrifuge (concasseurs à
projection et axe vertical).
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
- les appareils opérant par chocs, les matériaux sont soit frappés
violemment par un organe tournant à grande vitesse (concasseurs à
percussion et axe horizontal) , soit projetés sur un écran de
fragmentation sous l’effet de la force centrifuge (concasseurs à
projection et axe vertical).
• Criblage
- séparation des grains en fonction de leur taille,
- permet d’obtenir différentes classes granulaires.
Criblage et lavage
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
- les appareils opérant par chocs, les matériaux sont soit frappés
violemment par un organe tournant à grande vitesse (concasseurs à
percussion et axe horizontal) , soit projetés sur un écran de
fragmentation sous l’effet de la force centrifuge (concasseurs à
projection et axe vertical).
• Criblage
- séparation des grains en fonction de leur taille,
- permet d’obtenir différentes classes granulaires.
• Lavage
- Débourber, laver ou dépoussiérer permet d’obtenir des granulats
propres favorisant l’adhérence.
• Criblage
- séparation des grains en fonction de leur taille,
- permet d’obtenir différentes classes granulaires.
• Lavage
- Débourber, laver ou dépoussiérer permet d’obtenir des granulats
propres favorisant l’adhérence.

3-6 Stockage et transport


Stockage :
- stockage sous forme de tas,
- dans des silos ou des trémies.
Transport :
- train,
- camion,
- péniche.

3-7 Remise en état du site


3-7 Remise en état du site
L’autorisation d’ouverture, par arrêté préfectoral pour une durée
maximale de trente ans renouvelable.

Des contrôles réguliers sont effectués par les DREAL


(Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du
logement).

Pendant cette période l’exploitant doit respecter ses engagements


portant sur :
- les techniques et le phasage des opérations d’extraction et de
traitement,
- le réaménagement progressif du site,
- les contraintes environnementales,
- l’hygiène et la sécurité des personnes.

Après exploitation le site est rendu à ses propriétaires.


Une nouvelle activité est ainsi possible.
3 Caractéristiques des granulats
Les granulats doivent être conformes à des normes.
3-1 Granulométrie - Granularité
• Vocabulaire :
Granulométrie ou analyse granulométrique.
Granularité (d/D).

• Analyse granulométrique par tamisage (NF P 933-1)


le matériel :
- tamis,
- diamètre nominale en mm,
- progression géométrique de raison 101/10
(soit 1,259) depuis le tamis 0,063
- module M = [10 x log (1000xd)] + 1
- Dimensions des tamis de la Série R20
0,063 - 0,08 - 0,10 - 0,125 - 0,16 - 0,20 - 0,25 - 0,315 - 0,40 - 0,50 - 0,63 –
0,80– 1 - 1,25 - 1,60 – 2 - 3,15 - 4– 5 - 6,30 – 8 – 10 - 12,50 – 14 – 16 – 20 -
25 - 31,50 – 40 – 50 – 63 – 80 – 100 – 125
- passant et refus.
Essai :
- échantillonnage,
- tamisage,
- mesure de la masse des refus parties.

refus
cumulé

refus partiel

tamisât
cumulé

Analyse granulométrique
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.

• Module de finesse
Les sables sont caractérisés par le module de finesse (MF).
MF =  (refus cumulés sur tamis 4 - 2 - 1 - 0,5 – 0,25 et 0,125 )/100
Remarques:
Un sable pauvre en éléments fins aura un MF élevé.

• Classe granulaire
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des séries suivantes :
Série de base Série de base
Série de base
+ série 1 + série 2
0 0 0
1 1 1
2 2 2
4 4 4
- 5,6 ou (5) -
- - 6,3 (6)
8 8 8
- - 10
- 11,2 (11) -
- - 12,5 (12)
- - 14
16 16 16
- - 20
- 22,4 (22) -
31,5 (32) 31,5 (32) 31,5 (32)
- - 40
- 45 -
- 56 -
63 63 63
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des série normalisées :
Les valeurs choisies doivent également satisfaire aux critères suivants:
3-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
E
La forme des gravillons est déterminée le coefficient A
Pus A est élevé, plus le gravillon L

contient d’éléments plats .

• Essai d’aplatissement
Cet essai consiste en un double tamisage
- un tamisage sur tamis,
- un tamisage sur grille.
Les différentes classes granulaires d/D
isolés par l’analyse granulométrique
sont tamisées une à une sur une grille
à fentes parallèles d’écartement e=d/1,58.
• Résultats
Pour une classe d/D on peut définir un coefficient d’aplatissement
partiel Ai :
Mei
Ai = 100
Mgi
avec Mei = masse passant à travers le tamis à fente
Mgi = masse de la classe d/D.
Le coefficient d’aplatissement global est égal à :

A=
 Mei 100
 Mgi
Pour les bétons on se limite à des granulats de catégorie FI20
3-3 Teneur en fines – Propreté
Les impuretés peuvent perturber:
- l’hydratation du ciment,
- l’adhérence granulats-liant.
→ Les fines argileuses, végétales ou organiques doivent être limitées.

• Essai de propreté superficielle d’un gravillon (NF EN 933-1)


La propreté superficielle = (Masse fines < 0,5 mm)/Masse totale

• Essai d’équivalent de sable normal (NF EN 933-8)


Essai d’équivalent de sable à 10% de fines (SE10)
Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,

Mouillage

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
- agitation énergique,

Agitation

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
- agitation énergique,
- lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,

Lavage du sable

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
- agitation énergique,
- lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,
- repos pendant 20 mn,

Repos

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
1 kg - agitation énergique,
- lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,
- repos pendant 20 mn,
- mesure de la hauteur h1,
- mise en place du piston taré,

h1

Mesures

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
1 kg - agitation énergique,
h2 - lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,
- repos pendant 20 mn,
- mesure de la hauteur h1,
- mise en place du piston taré,
- mesure de la hauteur h2,
- Calcul de SE =100. h2/h1 en%

h1
h2

Mesures

Essai d’équivalent de sable


3-3 Teneur en fines – Propreté
Les impuretés peuvent perturber:
- l’hydratation du ciment,
- l’adhérence granulats-liant.
→ Les fines argileuses, végétales ou organiques doivent être limitées.

• Essai de propreté superficielle d’un gravillon (NF EN 933-1)


La propreté superficielle = (Masse fines < 0,5 mm)/Masse totale

• Essai d’équivalent de sable normal (NF EN 933-8)


Essai d’équivalent de sable à 10% de fines

• Essai au bleu de méthylène (NF EN 933-9)


Cet essai permet de caractériser les fines contenues.
Seules les particules argileuses ont une capacité d'adsorption ionique,
fixant ainsi le bleu de méthylène à la surface des grains.
Essai :
- mise en solution de l’échantillon,
- introduction progressive du bleu,
- le bleu entoure toutes les particules,
- présence d’un début d’excès.

bleu de méthylène

particules
argileuses

Essai au bleu de méthylène


Essai :
- mise en solution de l’échantillon,
- introduction progressive du bleu,
- le bleu entoure toutes les particules,
- présence d’un début d’excès.

Essai au bleu de méthylène


• Essai au bleu de méthylène (NF EN 933-9)
Cet essai permet de caractériser les fines contenues.
Seules les particules argileuses ont une capacité d'adsorption ionique,
fixant ainsi le bleu de méthylène à la surface des grains.

Par définition, la valeur de bleu de méthylène, MB, est exprimée en


grammes de colorant par kilogramme de la fraction 0/2mm.
MB = quantité totale de bleu introduite [g]/M échantillon [kg]
La solution de bleu de méthylène étant dosée à 10g/l).
MB = [Link]/M
avec Vb en ml et M en grammes dans cette expression

3-4 Masse volumique (NF EN 1097-3)


3-4 Masse volumique (NF EN 1097-3)
• Notion de porosité d’un grain
Volume Va pris en Volume Vr pris en compte
compte pour le calcul de pour le calcul de la masse
Porosité
la masse volumique volumique réelle
accessible Porosité
absolue
à l’eau fermée

Schématisation d’un Les pores accessibles à l’eau Tous les pores font
grain poreux sont exclus du volume Va partie du volume Vr

ms
Masse volumique absolue =
Va
ms
Masse volumique réelle =
Vr
avec ms désignant la masse sèche obtenue après étuvage à 105°C

• Coefficient d’absorption d’eau


• Coefficient d’absorption d’eau
Caractérise l’augmentation de masse, liée à l’absorption d’eau par
l’échantillon.
mssd − ms
WA= 100
ms
avec mssd = mase du granulat saturé, sec en surface
ms = mase du granulat sec
Le coefficient d’absorption après 24 heures d’immersion est noté WA24

• Masse volumique apparente (en vrac)

essai :
- peser récipient vide de volume VT, soit M1 sa masse,
- remplir ce récipient et peser la nouvelle masse M2.
M 2 − M1
 app =
VT
La masse volumique est d’autant plus faible, que les vides
intergranulaires sont importants.
• Masse volumique absolue et réelle
La masse volumique absolue est le rapport entre la masse de
l’échantillon séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y
compris ses pores fermés, mais à l’exclusion des pores susceptibles
d’absorber de l’eau.
ms
a =
Va
La masse volumique réelle est le rapport entre la masse de l’échantillon
séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y compris ses pores
fermés et ceux susceptibles d’absorber de l’eau.
ms
r =
Vr

Remarque:
Dans le cas de granulats très denses, peu poreux, les masses volumiques
réelle et absolue ont des valeurs très proches.
Méthode de l ’éprouvette
Méthode de l’éprouvette graduée :
- remplir avec de l’eau une éprouvette,
soit V1 ce volume,

V1

Masse volumique absolue


Méthode de l’éprouvette graduée :
- remplir avec de l’eau une éprouvette,
soit V1 ce volume,
- mettre une masse ms d’échantillon sec,
- noter le nouveau volumeV2,
- la masse volumique a pour expression:
a=ms/(V2-V1)

V2
V1

Échantillon de masse : ms

Masse volumique absolue


Méthode du pycnomètre :
- remplir le pycnomètre d’eau (M0),
- vider un peu le pycnomètre (M2),
- ajouter des granulats (M3),
- compléter d’eau le pycnomètre (M4),
- calculer a

même niveau

M0 M1 M2 M3

Masse volumique absolue


Méthode de la pesée hydrostatique
- peser un échantillon de granulat (M1),
- poser ces granulat sur le plateau d’un
balance hydrostatique (M2),
- calculer a

M1
0 gramme M2
0 gramme

Masse volumique absolue


3.5 Foisonnement d’un sable

Interprétation :

ménisque d’eau

grain de sable
3.6 Autres propriétés
Les granulats devront résister à l’attrition lors :
- du transport en camion,
- des opérations de malaxage,
- de mise en œuvre des bétons,
- des actions de service…

• Résistance aux chocs


Essai Los Angeles (LA)
• Résistance à l’attrition
Essai : Micro Deval en présence d’Eau (MDE)
• Résistance au polissage des gravillons
Essai de polissage accéléré (CPA)
• Essai de fragmentation dynamique
• Résistance des gravillons au gel-dégel
FIN
Les bétons
Les bétons
1 Introduction
1-1 Béton – Mortier – Coulis
1-2 Pourquoi le béton ?

2 Propriétés du béton frais


2-1 Ouvrabilité
2-1.1 Essai d’affaissement ou « Slump test »
2-1.2 Essai Vébé (NF EN 12350-3)
2-1.3 Indice de serrage (NF EN 12350-4)
2-1.4 Essai d’étalement (NF EN 12350-5)
2-2 Vibration du béton
2-2.1 Rôles de la vibration
2-2.2 Principe d’action de la vibration
2-2.3 Matériels de vibration
2-3 Ressuage
2-4 Ségrégation du béton
2-5 Teneur en air (NF EN 12350-7)
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
3-2 Résistance en flexion (NF EN 12390-5)
3-3 Résistance en traction (NF EN 12390-6)
3-4 Essais non destructifs
3-5 Loi de comportement
3-6 Fluage du béton
3-7 Dilatation thermique

4 Durabilité des bétons – en 206-1


4-1 Attaques chimiques du béton
4-2 Notion de durabilité - NF EN 206-1.
4-3 Classes d’exposition
4-4 Exigences liées au dosage
4-5 Exigences liées à la résistance
4-6 Exigences liées à la teneur en chlorures
4.7 Désignation des bétons.

5 Formulation d’un béton


5 Formulation d’un béton
5-1 Objectifs d’une formulation
5-2 Paramètres influant sur la résistance
5-3 Hypothèses de départ
5-4 Dosage en ciment et en eau
5-5 Composition granulaire
5-6 Essais d’étude - Corrections

6 Nouveaux bétons
6-1 Bétons à Hautes Performances
6-2 Bétons autonivelants (BAN) ou autoplaçants (BAP)
6-3 Bétons fibrés
6-4 Bétons Fibrés à Ultra hautes Performances – BFUP
1 Introduction
1-1 Béton – Mortier – Coulis
Le béton désigne l’association de plusieurs matériaux : matrice + liant.
Béton hydraulique : sable, gravier, ciment et eau.
Mortier de ciment : sable, ciment et eau.
Coulis : mortier très fin et très fluide.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
• Sa forte densité est également un atout:
- elle apporte une stabilité vis-à-vis des contraintes climatiques (vent),
- elle isole des bruits aériens.
• Son coût est voisin de 185 000 HT/m3 livré chantier.

En contrepartie, ces principaux défauts sont :


• un comportement fragile,
• une résistance à la traction quasiment nulle.
2 Propriétés du béton frais
2-1 Ouvrabilité
C’est l’aptitude d’un béton à remplir les coffrages et à enrober
convenablement les armatures.
Rôle de l’eau sur le béton frais ou à l’état durci :
• apporte maniabilité et cohésion
• elle permet l’hydratation du ciment:
- apporte la résistance,
- en théorie le ciment n’a besoin que de 25% de son poids en eau
pour s’hydrater
• Le dosage en eau ne peut pas être augmenté dans le seul but
d’améliorer l’ouvrabilité.
Un excès d’eau a pour conséquences :
- un phénomène de « ressuage »,
- risque de ségrégation des constituants,
- une diminution de la compacité entrainant une baisse de sa résistance,
Un excès d’eau a pour conséquences :
- un phénomène de « ressuage »,
- risque de ségrégation des constituants,
- une diminution de la compacité entrainant une baisse de sa résistance,
fc [MPa]
fc max

E/C
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
– une porosité accrue,
– un bullage en surface.
La teneur en eau est déterminée en fonction :
- de l’ouvrabilité désirée,
- des conditions d’hydratation du ciment (résistance désirée).
2-1.1 Essai d’affaissement ou « Slump test »
Cet essai est très facile à mettre en œuvre sur chantier.
- matériel simple,
- mode opératoire également simple.
La norme NF EN 206-1 définit cinq classes d’affaissement :

Affaissement Consistance Classes


Tolérances
[mm] des bétons NF EN 206-1

10 à 40  10 mm Ferme S1

50 à 90  20 mm Plastique S2

100 à 150 Très plastique S3

160 à 210  30 mm Fluide S4

 220 Très fluide S5


2-1.2Essai d’étalement (NF EN 12350-5)
L’essai d’étalement permet de mesurer des variations de la consistance
de béton fluide.
340 mm  valeurs d’étalement  600 mm.
Cet essai n’est pas applicable :
- aux bétons auto-plaçant,
- aux bétons cellulaires,
- aux bétons caverneux,
- aux bétons dont la D est supérieure à 63 mm.
L’ appareillage comprend :
- une table d’étalement, plaque mobile
- un moule tronconique de course
course de 40 mm
200 mm de ht, inf = 200 et limitée
à 40

sup = 130 mm, mm

- une tige de piquage.


Essai : S

- remplir le moule tronconique butée


400
charnières
C hh-
h
en 2 couches, chacune piquée mm
base rigide = s
charnières
10 coups,
- araser soigneusement la
surface du béton,
- démouler,
- soulever de 40 mm et relâcher
la plaque mobile 15 fois de
suite,
- mesurer les diamètres d1 et d2,
- la valeur d’étalement a pour
expression : F = d1 + d2
2
Essai d’étalement
La norme NF EN 206-1 définit six classes d’étalement :

Classes
Etalement [mm] Tolérances
NF EN 206-1
 340 F1
de 350 à 410 F2
de 420 à 480 F3
 30 mm
de 490 à 550 F4
de 560 à 620 F5
 630 F6
La norme NF EN 206-1 définit six classes d’étalement :
2-2 Vibration du béton
2-2.1 Rôles de la vibration
La vibration appliquée au béton a pour fonction :
- remplir plus facilement le moule par plastification locale du mélange,
- faire circuler le béton autour des armatures,
- augmenter compacité de la matrice cimentaire.
Par voie de conséquence, il est possible de diminuer E (masse d’eau)
ce qui a pour effet :
- de diminuer leur porosité,
- d’améliorer l’adhérence acier –béton,
- d’accroître leurs caractéristiques mécaniques et leur durabilité,
- d’améliorer leur aspect de surface par diminution du bullage.
2-2.2 Principe d’action de la vibration
La vibration provoque la mise en mouvement des grains,
→ diminution des forces de frottement,
→ baisse de la viscosité,
→ meilleur écoulement du mélange.

Sous l’effet des forces dues :


- à la pesanteur,
- à la pression exercée par la masse du béton,
→ les grains se rapprochent,
→ ils se réarrangent dans un état plus dense.
zone de laitance
aiguille vibrante

béton serré

béton non serré


béton en cours
de serrage

rayon d’action de l’aiguille

Serrage à l’aide d’une aiguille vibrante


2-2.3 Matériels de vibration
Les matériels de vibration se répartissent en deux catégories principales:
– ceux qui fournissent une vibration interne au béton (ou pervibration),
le vibrateur agit directement au sein du béton, ;
– ceux qui apportent une vibration externe, le vibrateur agit sur le béton
par la mise en vibration du coffrage.

• Les vibrateurs internes ou aiguilles vibrantes


Il sont constitués d’un tube métallique dans lequel la rotation d’une
masselotte excentrée produit la vibration.
Les moteurs sont soit pneumatique soit électrique.
Les diamètres des aiguilles usuelles varient de 25 à 70 mm.
Le choix du vibreur est fonction :
- de la quantité de béton à mettre
en œuvre,
- de la dimension des granulats,
- de la densité du ferraillage,
- du lieu d’utilisation.

Vibreurs internes
Les vibreurs externes peuvent :
- être fixés sur les coffrages,
- équiper une table vibrante
supportant un moule.

Utilisation :
Essentiellement les usines de
préfabrication.

Vibreurs externes
Certains indices permettent d’apprécier le moment requis
pour arrêter la vibration :
- le béton cesse de se tasser,
- le dégagement de bulles d’air s’arrête,
- la laitance apparaît en surface.

Un excès de vibration favorise :


- le ressuage,
- la ségrégation.
Durée de vibration
2-3 Ressuage
Avant la prise, le béton peut être le siège de mouvements relatifs de
l'ensemble du squelette granulaire :
- déplacement vers le bas des éléments les plus lourds,
- remontée de l’eau entrainant de fines particules solides.
eau claire

Etat initial Etat final

t=0 t = 20 mn

Les conséquences du ressuage sont plutôt négatives :


Les conséquences du ressuage sont plutôt négatives :
• Le mouvement ascensionnel de l'eau peut être bloqué par des
obstacles tels que les granulats ou les armatures.
- dégradation de l'adhérence pâte-granulats,
- diminution de la résistance du béton,
- manque d’enrobage des armatures,
- mauvaise adhérence acier-béton,
- risque de corrosion .

• Le tassement du squelette granulaire est également gêné par les


armatures. Il peut alors se produire une fissuration dite « cassure
de béton frais » au droit des armatures.
• Le tassement du squelette granulaire est également gêné par les
armatures. Il peut alors se produire une fissuration dite « cassure
de béton frais » au droit des armatures.

• La hauteur de l’ouvrage se trouve légèrement diminuée.


• Des défauts de parement apparaissent.

Le ressuage peut résulter :


- d’un manque d’éléments fins dans le sable ou d’un dosage en ciment
insuffisant,
- d'un dosage en eau excessif,
- d’un mauvais dosage en adjuvant,
- d'un excès de vibration,
- d’un temps de prise trop long.
2-4 Ségrégation du béton
C’est également un mouvement relatif des grains.
Les gros granulats ont tendance à aller vers le bas,
→ le béton perd de son homogénéité.
Conséquences :
- la résistance mécanique diffère d’un endroit à l’autre de l’ouvrage,
- l’esthétique des parements peut être affectée,
- les armatures sont mal enrobées.

Nid d’abeilles
Nid d’abeilles

Pour éviter la ségrégation il est nécessaire :


- de malaxer le béton durant le transport,
- de limiter, lors du bétonnage, la hauteur de chute du béton,
- d’avoir une formulation adaptée à l’ouvrage, dimension du plus gros
granulat, quantité de fines, dosage en ciment, présence ou non
d’adjuvant…
- de vibrer convenablement l’ouvrage.
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
Rc jour
Rc 
100%
Rc28
80% Rc 

60%

40%

20%
Jours
0 7 14 21 28
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.
En France
On utilise des éprouvettes cylindriques
d’élancement 2.
Eprouvettes cylindriques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
16 x 32 159,6 320 200  40 mm
11 x 22 112,8 220 100  22,4 mm

En Allemagne
Les essais sont pratiqués sur des
éprouvettes cubiques.
Eprouvettes cubiques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
15 x 15 150 150 225  40 mm
10 x 10 100 100 100  22,4 mm

Eprouvettes normalisées
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.

La mise en œuvre et la conservation des éprouvettes doivent être


conformes à la norme EN 12390-2.
Le serrage du béton, obtenu par vibration ou piquage du béton, est
choisi en fonction de son l’affaissement au cône et du rapport E/C..
Après confection elles sont conservées :
- avant démoulage à une température de 20°C  5°C,
- puis stockées dans l’eau à une température de 20°C  2°C ou dans une
chambre humide donc l’hygrométrie relative est supérieure à 95%.
• Essai de compression (NF EN 12390-3)
L’essai consiste à solliciter les éprouvettes en compression simple
jusqu’à la rupture du béton.
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,

Essai de compression 
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,

Essai de compression 
▌▌
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,
- charger l’éprouvette jusqu’à rupture,
- noter la valeur de la charge au moment de
la rupture (F),
- la résistance en compression a pour
expression : Rc = F avec
Ac
F : charge maximale provoquant la rupture,
Ac : section de l’éprouvette.

Essai de compression 
▌▌
• Essai de compression (NF EN 12390-3)
L’essai consiste à solliciter les éprouvettes en compression simple
jusqu’à la rupture du béton.
Ordres de grandeur de Rc :
- Bétons courants : 20 à 50 MPa
- Bétons hautes performances (BTP) : 50 à 100 MPa
- Bétons très hautes performances (BTHP) > 100 MPa
• Faciès de rupture
On distingue :
- au départ, de fines fissures verticales,
- au moment de la rupture, deux cônes,
- généralement nous avons des décollements de granulats et des
ruptures de granulats.
Pour Rc  60 MPa la rupture peut être brutale.
Ruptures correctes
Ruptures non correctes
• Classes de résistance (EN 206-1)
Classification des bétons lourds à 28 jours :

Classe Fck, cyl [MPa] Fck, cub [MPa]


C 8/10 8 10
C 12/15 12 15
C 16/22 16 22
C 20/25 20 25
C 25/30 25 30
C 30/37 30 37
C 35/45 35 45
C 40/50 40 50
C 45/55 45 55
C 50/60 50 60
C 55/67 55 67
C 60/75 60 75
C 70/85 70 85
C 80/95 80 95
C 90/105 90 105
C 100/115 100 115


Essai :

Essai sclérométrique 
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.

Essai sclérométrique 
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».

Essai sclérométrique 
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton. fc,cub
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».
Un diagramme de conversion permet d’en
déduire la résistance du béton.
Précision :
Résistances estimées à 20% près.

Essai sclérométrique 
▌▌
3-4 Essais non destructifs
Essai sur des ouvrages anciens :
- réaliser un carottage sur l’ouvrage,
- utiliser des essais non destructifs in situ.
• Essai sclérométrique (EN 12504-2)
Cet appareil est basé sur le bilan énergétique d’un corps lors d’un
impact.

• Auscultation sonique (EN 12504-4)


Cette méthode consiste à mesurer la vitesse de propagation d'une onde
ultrasonique dans le béton.
La vitesse d’autant plus élevée → module d’élasticité plus important,
→ résistance plus importante.
Le matériel :
- un générateur d’impulsions équipé d’un émetteur,
- un récepteur,
- un dispositif d’acquisition de mesures.
• Auscultation sonique (EN 12504-4)
Cette méthode consiste à mesurer la vitesse de propagation d'une onde
ultrasonique dans le béton.
La vitesse d’autant plus élevée → module d’élasticité plus important,
→ résistance plus importante.
Le matériel :
- un générateur d’impulsions équipé d’un émetteur,
- un récepteur,
- un dispositif d’acquisition de mesures.
Utilisation :
- permet d’apprécier l'homogénéité d'un béton,
- permet de localiser un défaut éventuel et en évaluer la taille (pieux).
3-6 Fluage du béton
Définition : le fluage est une déformation plastique lente d’un matériau sous
l’effet d’une charge de longue durée.
Le fluage augmente quand :
- augmente le dosage en ciment, le rapport E/C,
- augmente la résistance du béton,
- diminue l’âge au moment du chargement,
- diminue l’hygrométrie du milieu ambiant…
Pour un béton ordinaire : f  2 fois i
 attendre une maturation suffisante du béton avant de le mettre en
charge (mise en service d’un ouvrage).
4 Durabilité des betons – EN 206-1
4-1 Attaques chimiques du béton
• Corrosion des armatures dans le béton
Le béton est un élément basique de pH : pH 12 à 13
Les armatures enrobées de béton compact et non fissuré sont protégées
naturellement des risques de corrosion.

armatures non
protégées armatures protégées

pH =9 pH = 13

Dans certaines conditions cette protection peut être détruite :


- la carbonatation du béton d’enrobage,
- la pénétration des ions chlorures jusqu’au niveau des armatures.
Dans certaines conditions cette protection peut être détruite :
- la carbonatation du béton d’enrobage,
- la pénétration des ions chlorures jusqu’au niveau des armatures.
Dans la grande majorité des cas le phénomène est du :
- à une épaisseur d’enrobage trop mince,
- à un béton d’enrobage trop poreux, pas assez résistant.

• Carbonatation

•Action des ions chlorures

• Action des eaux agressives

.
4-2 Notion de durabilité - NF EN 206-1.
La durabilité d’un ouvrage, c’est sa capacité à conserver les fonctions
d’usage pour lesquelles il a été conçu.
- fonctionnement structurel,
- confort des usagers,
- aspect esthétique.

La norme NF EN 206-1 :
- impose de prendre en compte les conditions d’exposition
au milieu ambiant,
- fixe des caractéristiques minimums au béton fabriqué.

La norme NF EN 206-1 est applicable:


La norme NF EN 206-1 est applicable aux bétons de structure fabriqués
en usine (béton prêt à l’emploi), sur chantier ou dans les entreprises
réalisant des éléments préfabriqués.

Bétons de structure

BPE CHANTIER PRÉFABRIQUÉ


Fabrication certifiée.
Généralement la production d’une centrale à béton est contrôlée de
manière rigoureuse par un organisme indépendant du producteur. Ceci
permet d’obtenir un label de qualité et on parle alors de béton de
marque NF-BPE (Béton Prêt à l’Emploi) ou béton certifié

5 Formulation d’un béton courant


CHAPITRE I: RAPPELS MATHÉMATIQUE

I.1 PRODUIT SCALAIRE PRODUIT SCALAIRE DE DEUX VECTEURS

SOIT 2 VECTEURS OA ET OB CONNAISSANT LES COORDONNÉES, ON UTILISE AUSSI :


I.2 PRODUIT VECTORIEL

• PRODUIT VECTORIEL DE DEUX VECTEURS

SOIENT DEUX VECTEURS uET v:

ON UTILISE AUSSI:
I.3 LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON

LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON CONSISTE À PLACER UN TIRE-BOUCHON


PERPENDICULAIREMENT AU PLAN FORMÉ PAR LES VECTEURS a ET b
EXERCICE I
EXERCICE II
CHAPITRE II : CINÉMATIQUE DU POINT
INTRODUCTION

• la mécanique est la plus ancienne branche de la physique ; elle décrit les


mouvements des corps et étudie leurs causes
• la mécanique se subdivise en plusieurs parties :
- la partie qui décrit les mouvements des systèmes sans se préoccuper de leurs
causes est la cinématique
- La statique qui étudie les conditions d’équilibres des systèmes matériels soumis
à un ensemble de forces est en réalité une partie de la dynamique.
RELATIVITÉ DU MOUVEMENT : NÉCESSITÉ D’UN RÉFÉRENTIEL

• Il n’est pas faux par exemple de dire que le soleil est en mouvement par rapport à la terre si
l’observateur est fixe sur terre. Il faut donc à chaque fois préciser par rapport à quoi l’étude du
mouvement est effectuée.

Le mouvement d’un point est donc relatif à un observateur fixe dans un référentiel d’étude.
En mécanique, pour qu’il n’y ait pas de doute possible, il est impératif de préciser par rapport à quoi l’étude du mouvement
sera effectuée c’est-à-dire indiquer le référentiel choisi.
1.1 NOTION DE RÉFÉRENTIEL

• Un référentiel (ou solide de référence) est un ensemble de points tous fixes les uns par rapport aux
autres. L’observateur qui étudie le mouvement d’un point est lui-même immobile dans ce référentiel.

Exemple : l’observateur est dans le train, le référentiel est le train. L’observateur est sur le quai, le
référentiel est la Terre

• Un référentiel peut être caractérisé par son nom. Dans les exemples précédents on peut parler du
référentiel « train » (constitué de tout ce qui est fixe par rapport au train) ou du référentiel « Terrestre
» (constitué de tout ce qui est fixe par rapport à la Terre) sans qu’il y ait d’ambiguïté.

• Un référentiel peut aussi être caractérisé par un point O et trois directions fixes dans ce référentiel
c’est-à-dire par un repère (O, x, y, z). Tout ce qui est fixe dans ce repère constitue le référentiel.
1.2 EXEMPLES DE RÉFÉRENTIEL À CONNAÎTRE

• Le référentiel de Copernic (ou héliocentrique du grec hêlios signifiant soleil)


• Le référentiel géocentrique
• Le référentiel terrestre

Un référentiel est défini soit par son nom (exemple : référentiel terrestre) soit par un de ses
repères R(O, x, y, z)
1.3- REPÈRES

• L’étude cinématique du mouvement d’un point revient à pouvoir répondre aux questions «
où ? » (où se trouve le point ?) et « Quand ? » (à quel moment dans le temps ?). pour
répondre à ces questions il est nécessaire de définir un repère d’espace et un repère de
temps.
➢ Repère d’espace
Un repère d’espace est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés
1.4. REPÈRE DE TEMPS

• Pour pouvoir répondre à la question « quand? » Il faut ajouter un repère de


temps c’est-à-dire une grandeur qui est la variable de temps. La durée écoulée
entre 2 événements ou 2 instants est mesurée au moyen d’une horloge ou
chronomètre.
• Tout mouvement périodique peut servir d’horloge.
• Le repère de temps est constitué d’une origine des temps fixée par
l’observateur et d’une durée unitaire fixant une chronologie. A chaque instant,
on associe un nombre réel t appelé date qui correspond à la durée écoulée
depuis l’instant origine.
1.5 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CARTÉSIENNES
• Dans le repère d’espace (O, x, y, z) défini précédemment , un point M est repéré par ses
coordonnées d’espace (x, y, z) correspondant à la mesure algébrique de la projection de M
successivement sur les 3 axes du repère. Ces 3 coordonnées sont de même nature et
homogènes à une longueur.

• Dans le référentiel R d’étude, la base associée à ce système d’axe est une base
orthonormée qui ne change pas au cours du (u x , u y , u z ) temps. On dit encore que la
base est fixe dans R.

• Il est pratique de positionner le point M en se donnant le vecteur position OM .Les


composantes de ce vecteur, dans la base cartésienne correspondent alors aux coordonnées
du point M MO = xu x + yu y + zu z
1.6 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES POLAIRES

• Il existe d’autres systèmes permettant de positionner un point dans le repère d’étude


comme par exemple le système de coordonnées polaires utilisé dans le cas où le point M
est mobile dans un plan.

• Le point M est parfaitement repéré si on connaît la distance OM= ρ et l’angle θ que fait le
segment OM avec l’axe Ox
Le point origine O correspond au « pôle » d’où le terme coordonné polaire. La longueur du
segment OM correspond à sa coordonnée radiale. Elle est notée ρ
L’autre coordonnée est la coordonnée angulaire également appelée angle polaire ou azimut
et noté θ .Cet angle est mesuré par rapport à l’axe des abscisses Ox appelé alors axe polaire.
Soit un cercle de rayon R, de centre Oet un angle αde sommet O exprimé en radian. La
mesure s de la longueur de l’arc de cercle intercepté par cet angle est donnée par : s= Rα.
L’angle αapparaît comme le rapport de 2 longueurs et est donc sans dimension.
Mesure s de l’arc de cercle :

s
s = R   =
R
• Pour exprimer le vecteur position OM il est commode d’introduire une nouvelle base
orthonormée directe (u  , uz ) naturellement associée à ce système de coordonnées et
définie de la façon suivante est le vecteur unitaire suivant la direction et le sens de O vers M.
c’est le vecteur radial (suivant le rayon). C’est le vecteur orthoradial (perpendiculaire au
rayon).

• Le vecteur position s’écrit alors :


OM = OM u  =  u 
1.6 LIENS ENTRE LES SYSTÈMES DE COORDONNÉES POLAIRES ET CARTÉSIENNES ?

• Exercice ?
1.7 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CYLINDRIQUES

• Si le point doit être repéré dans l’espace il est possible d’utiliser les coordonnées
cylindriques. Il suffit de compléter le système de coordonnées polaires par un
troisième axe : l’axe oz avec sa coordonnée cartésienne z (appelée la cote).
La projection P du point M dans le plan (O, x, y) est repérée en coordonnées polaires
(ρ,θ). La projection de M sur l’axe Oz donne la cote z
uz
La base associée est composée de la base polaire et du vecteur unitaire suivant
l’axe Oz.
OM
• Le vecteur position OM s’obtient en utilisant la relation de Chasles :

OM = OP + PM =  u + zu z
OM =OM= ρ 2 +z 2 = x 2 +y 2 +z 2

• Les coordonnées cylindriques de M sont donc ( ρ, θ, z).


Les composantes du vecteur position OM sont (ρ, θ, z)
(u x , u y , u z )
dans la base cylindrique
5. COORDONNÉES SPHÉRIQUES

CE SYSTÈME DE COORDONNÉES , ILLUSTRÉ SUR LA FIGURE 3, EST TRÈS UTILE DANS TOUS LES PROBLÈMES À SYMÉTRIE SPHÉRIQUE DONT

UN BON EXEMPLE EST LE REPÉRAGE D’UN POINT À LA SURFACE DE LA TERRE.

LE VECTEUR 𝑂𝑀 EST UN VECTEUR RADIAL. IL PEUT S’EXPRIMER EN FONCTION DU VECTEUR UNITAIRE RADIAL 𝑢𝑟 QUI LUI EST COLINÉAIRE :

𝑂𝑀 = 𝑟 𝑢𝑟 ET LA BASE LOCALE SPHÉRIQUE ASSOCIÉE À LA POSITION DU POINT

20 07/02/2019
M EST FORMÉE DES TROIS VECTEURS UNITAIRES (𝑢𝑟 , 𝑢𝜃 , 𝑢𝜑 ). CES TROIS VECTEURS UNITAIRES SONT ASSOCIÉS DE

FAÇON À FORMER UNE BASE ORTHONORMÉE DIRECTE. NOUS NOTERONS QUE CES VECTEURS DÉPENDENT DE LA

POSITION DU POINT M ET DONC VARIENT D’UN POINT À L’AUTRE DE L’ESPACE. SEULE LEUR NORME RESTE

CONSTANTE PUISQU’ILS SONT UNITAIRES. LE POINT M EST REPÉRÉ DANS CE SYSTÈME DE COORDONNÉES PAR TROIS

COORDONNÉES DE POSITIONS QUI SONT R,𝜃 𝑒𝑡 𝜑.

21
07/02/2019
Figure 3 : Illustration des grandeurs utilisées
dans le système de coordonnées sphériques.

22 07/02/2019
2. VECTEUR VITESSE D’UN POINT
2.1 VITESSE MOYENNE

• Le même déplacement d’un point M entre 2 positions peut se faire pendant des durées différentes.
• Si la position du point mobile M à l’instant t1 correspond au point M(t1) = M1 et à l’instant
T2 au point M(t2) = M2 le vecteur vitesse moyenne se définit par :

M 1M 2 OM 2 − OM 1
Vm = =
t2 − t1 t
.

Une vitesse s’exprime, dans le système international, en mètre/seconde,


symbole : m⋅s–1.
2.2 VECTEUR VITESSE INSTANTANÉE

• La vitesse instantanée (vitesse à un instant t, celle par exemple qui apparaît sur le
compteur de vitesse d’un véhicule) peut se définir comme une vitesse moyenne entre la
position M1= M(t) du point mobile à la date t et la position M2 = M(t+ Δt) de ce même
point à la date t+ Δt où Δt représente une durée très faible. Cette vitesse moyenne tend
d’autant plus vers la vitesse instantanée à la date t que la durée Δt tend vers zéro. Le
vecteur position OM = OM (t ) est une fonction du temps et la vitesse
instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur position
OM (t + t ) − OM (t ) dOM
V (t ) = lim V (t ) =
t →0 t dt
Lorsque le point M’ tend vers le point M, la corde MM’ tend vers la tangente à la trajectoire
au point M. Le vecteur vitesse est un vecteur tangent à la trajectoire au point considéré.

dOM

NB: La durée élémentaire dt correspond à la différence entre 2 dates infiniment proches et


s’appelle aussi la différentielle de la variable t

De même, le vecteur 𝑑𝑂𝑀 noté aussi d OM = dl est le résultat de la différence entre 2


vecteurs position infiniment proches et s’appelle la différentielle du vecteur position.

dOM = V (t )dt = dl
1.3 EXPRESSION EN COORDONNÉES CARTÉSIENNES

À partir de l’expression précédente du vecteur position OM et de la définition du vecteur


vitesse on obtient: dOM dx dy dz
V (t ) = = ux + u y + uz
dt dt dt dt

Par convention on a:
V = xu x + yu y + zu z
La valeur Vde la vitesse correspond à la norme de ce vecteur :
1.4 EXPRESSION EN COORDONNÉES POLAIRES

• Dérivation du vecteur position et vitesse angulaire


Lorsque le point se déplace dans un plan il est possible de choisir le système de coordonnées polaires. La base
associée est alors une base « mobile » : les vecteurs sont en rotation dans le plan (O, x, y) et
sont donc des fonctions du temps.

En appliquant la règle de dérivation d’un produit de fonction on obtient :


• Lorsque le point M est en mouvement, l’angle polaire θ= θ(t) est une fonction du temps. Le vecteur unitaire
tourne alors au cours du temps et est donc fonction du temps par l’intermédiaire de l’angle.

Pour dériver ce vecteur par rapport au temps il faut appliquer les règles de dérivation d’une fonction composée.

On aura donc :

La quantité caractérise la variation de l’angle polaire au cours du temps et correspond à la définition de la vitesse
angulaire. Elle est souvent notée ω et s’exprime en radian/ seconde (rad⋅s–1).
Dérivation d’un vecteur tournant de norme constante
Les vecteurs de la base polaire apparaissent comme des fonctions de l’angle polaire θ. Il est
possible alors de les dériver par rapport à cet angle. L’application des règles de dérivation
donne :

Les vecteurs de la base cartésienne étant indépendants de l’angle


polaire il suffit de dériver uniquement les composantes :
• En comparant ce résultat avec l’expression

De même on obtient :

Règle de dérivation d’un vecteur unitaire par rapport à l’angle polaire :


La dérivée par rapport à l’angle polaire θ d’un vecteur unitaire (qui ne dépend que de l’angle θ) est un vecteur
unitaire 𝑢 qui lui est directement perpendiculaire (rotation de π/2 dans le sens positif).
Exemple
• Dérivation par rapport au temps du vecteur unitaire tournant

• Expression du vecteur vitesse en coordonnées polaires

Exercice : Calculer la norme de V


1.5 EXPRESSION EN COORDONNÉES CYLINDRIQUES

En dérivant l’expression du vecteur position et en tenant compte des résultats obtenus


en cartésienne et en polaire, le vecteur vitesse s’écrit :

D’où
1.5 VECTEUR ACCÉLÉRATION D’UN POINT

a) Définition
Tout comme le vecteur vitesse qui rend compte de la variation du vecteur position par
rapport au temps, le vecteur accélération va rendre compte des variations du vecteur vitesse
par rapport au temps.
Le vecteur accélération correspond donc à la dérivée par rapport au temps du vecteur
vitesse c’est-à-dire aussi à la dérivée seconde du vecteur position :
b) expression en coordonnées cartésiennes

À partir de l’expression du vecteur vitesse et de la définition du vecteur accélération on obtient :

Les vecteurs de la base cartésiennes sont des vecteurs indépendants du temps.


L’expression devient :

En utilisant la convention , l’expression devient :


C) Expression en coordonnées polaires
À partir de l’expression du vecteur vitesse V (t ) et de la définition du vecteur accélération on obtient

Le premier terme correspond à la composante radiale de l’accélération, le second à


l’accélération orthoradiale.
D) EXPRESSION EN COORDONNÉES CYLINDRIQUES

Il suffit de rajouter la composante z suivant u z correspondant à la dérivée par rapport au temps de la


composante du vecteur vitesse :
1.6 TYPES DE MOUVEMENTS ET EQUATIONS HORAIRES
1.6.1 Mouvement rectiligne uniforme : MRU

Définition
Un point M est animé d'un MRU si son vecteur vitesse est constant et son accélération est nulle

0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖: vecteur position


𝑣Ԧ = 𝑣0 𝑖Ԧ: vecteur vitesse

à t=0s, 0𝑀0 =𝑥0 𝑖Ԧ et 𝑣0 = 𝑣0 𝑖Ԧ


1.7 MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORMÉMENT VARIÉ : MRUV
1.7.1 DÉFINITION

Un point mobile est animé d'un MRUV si sa trajectoire est une droite et
son vecteur accélération est constant.
1.7.2 Equations horaires
0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖 : Vecteur position
𝑎Ԧ = 𝑎0 = 𝑎0 𝑖Ԧ: Vecteur accélération
Remarque:

• -par élimination du paramètre t dans (1) et (2), on obtient : 𝑣² − 𝑣02 = 2𝑎0(𝑥 − 𝑥0 )

• -Si 𝑎.Ԧ 𝑣>0,


Ԧ on a un MRU accéléré. La vitesse croit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ ont même sens.

• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣<0,
Ԧ on a un mru retardé. La vitesse décroit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ sont de sens opposé.

• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣=0,
Ԧ on a un mru. Le vecteur vitesse 𝑣Ԧ reste constant.
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

NIVEAU : TS1

FILIERE : GENIE CIVIL

ENSEIGNANT : WOUNANG DJOMOU CLOTAIRE.D//Physicien-Ing Génie Civil

Durée : 1,5 semaines.

PROJET DE MECANIQUE DES FLUIDES

THEME 1

THEME 2
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 4
CHAPITRE I: RAPPELS MATHÉMATIQUE

I.1 PRODUIT SCALAIRE PRODUIT SCALAIRE DE DEUX VECTEURS

SOIT 2 VECTEURS OA ET OB CONNAISSANT LES COORDONNÉES, ON UTILISE AUSSI :


I.2 PRODUIT VECTORIEL

• PRODUIT VECTORIEL DE DEUX VECTEURS

SOIENT DEUX VECTEURS uET v:

ON UTILISE AUSSI:
I.3 LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON

LA RÈGLE DU TIRE-BOUCHON CONSISTE À PLACER UN TIRE-BOUCHON


PERPENDICULAIREMENT AU PLAN FORMÉ PAR LES VECTEURS a ET b
EXERCICE I
EXERCICE II
CHAPITRE II : CINÉMATIQUE DU POINT
INTRODUCTION

• la mécanique est la plus ancienne branche de la physique ; elle décrit les


mouvements des corps et étudie leurs causes
• la mécanique se subdivise en plusieurs parties :
- la partie qui décrit les mouvements des systèmes sans se préoccuper de leurs
causes est la cinématique
- La statique qui étudie les conditions d’équilibres des systèmes matériels soumis
à un ensemble de forces est en réalité une partie de la dynamique.
RELATIVITÉ DU MOUVEMENT : NÉCESSITÉ D’UN RÉFÉRENTIEL

• Il n’est pas faux par exemple de dire que le soleil est en mouvement par rapport à la terre si
l’observateur est fixe sur terre. Il faut donc à chaque fois préciser par rapport à quoi l’étude du
mouvement est effectuée.

Le mouvement d’un point est donc relatif à un observateur fixe dans un référentiel d’étude.
En mécanique, pour qu’il n’y ait pas de doute possible, il est impératif de préciser par rapport à quoi l’étude du mouvement
sera effectuée c’est-à-dire indiquer le référentiel choisi.
1.1 NOTION DE RÉFÉRENTIEL

• Un référentiel (ou solide de référence) est un ensemble de points tous fixes les uns par rapport aux
autres. L’observateur qui étudie le mouvement d’un point est lui-même immobile dans ce référentiel.

Exemple : l’observateur est dans le train, le référentiel est le train. L’observateur est sur le quai, le
référentiel est la Terre

• Un référentiel peut être caractérisé par son nom. Dans les exemples précédents on peut parler du
référentiel « train » (constitué de tout ce qui est fixe par rapport au train) ou du référentiel « Terrestre
» (constitué de tout ce qui est fixe par rapport à la Terre) sans qu’il y ait d’ambiguïté.

• Un référentiel peut aussi être caractérisé par un point O et trois directions fixes dans ce référentiel
c’est-à-dire par un repère (O, x, y, z). Tout ce qui est fixe dans ce repère constitue le référentiel.
1.2 EXEMPLES DE RÉFÉRENTIEL À CONNAÎTRE

• Le référentiel de Copernic (ou héliocentrique du grec hêlios signifiant soleil)


• Le référentiel géocentrique
• Le référentiel terrestre

Un référentiel est défini soit par son nom (exemple : référentiel terrestre) soit par un de ses
repères R(O, x, y, z)
1.3- REPÈRES

• L’étude cinématique du mouvement d’un point revient à pouvoir répondre aux questions «
où ? » (où se trouve le point ?) et « Quand ? » (à quel moment dans le temps ?). pour
répondre à ces questions il est nécessaire de définir un repère d’espace et un repère de
temps.
➢ Repère d’espace
Un repère d’espace est défini par une origine O qui est fixe dans le référentiel et des axes de
référence orthonormés
1.4. REPÈRE DE TEMPS

• Pour pouvoir répondre à la question « quand? » Il faut ajouter un repère de


temps c’est-à-dire une grandeur qui est la variable de temps. La durée écoulée
entre 2 événements ou 2 instants est mesurée au moyen d’une horloge ou
chronomètre.
• Tout mouvement périodique peut servir d’horloge.
• Le repère de temps est constitué d’une origine des temps fixée par
l’observateur et d’une durée unitaire fixant une chronologie. A chaque instant,
on associe un nombre réel t appelé date qui correspond à la durée écoulée
depuis l’instant origine.
1.5 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CARTÉSIENNES
• Dans le repère d’espace (O, x, y, z) défini précédemment , un point M est repéré par ses
coordonnées d’espace (x, y, z) correspondant à la mesure algébrique de la projection de M
successivement sur les 3 axes du repère. Ces 3 coordonnées sont de même nature et
homogènes à une longueur.

• Dans le référentiel R d’étude, la base associée à ce système d’axe est une base
orthonormée qui ne change pas au cours du (u x , u y , u z ) temps. On dit encore que la
base est fixe dans R.

• Il est pratique de positionner le point M en se donnant le vecteur position OM .Les


composantes de ce vecteur, dans la base cartésienne correspondent alors aux coordonnées
du point M MO = xu x + yu y + zu z
1.6 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES POLAIRES

• Il existe d’autres systèmes permettant de positionner un point dans le repère d’étude


comme par exemple le système de coordonnées polaires utilisé dans le cas où le point M
est mobile dans un plan.

• Le point M est parfaitement repéré si on connaît la distance OM= ρ et l’angle θ que fait le
segment OM avec l’axe Ox
Le point origine O correspond au « pôle » d’où le terme coordonné polaire. La longueur du
segment OM correspond à sa coordonnée radiale. Elle est notée ρ
L’autre coordonnée est la coordonnée angulaire également appelée angle polaire ou azimut
et noté θ .Cet angle est mesuré par rapport à l’axe des abscisses Ox appelé alors axe polaire.
Soit un cercle de rayon R, de centre Oet un angle αde sommet O exprimé en radian. La
mesure s de la longueur de l’arc de cercle intercepté par cet angle est donnée par : s= Rα.
L’angle αapparaît comme le rapport de 2 longueurs et est donc sans dimension.
Mesure s de l’arc de cercle :

s
s = R   =
R
• Pour exprimer le vecteur position OM il est commode d’introduire une nouvelle base
orthonormée directe (u  , uz ) naturellement associée à ce système de coordonnées et
définie de la façon suivante est le vecteur unitaire suivant la direction et le sens de O vers M.
c’est le vecteur radial (suivant le rayon). C’est le vecteur orthoradial (perpendiculaire au
rayon).

• Le vecteur position s’écrit alors :


OM = OM u  =  u 
1.6 LIENS ENTRE LES SYSTÈMES DE COORDONNÉES POLAIRES ET CARTÉSIENNES ?

• Exercice ?
1.7 LE SYSTÈME DE COORDONNÉES CYLINDRIQUES

• Si le point doit être repéré dans l’espace il est possible d’utiliser les coordonnées
cylindriques. Il suffit de compléter le système de coordonnées polaires par un
troisième axe : l’axe oz avec sa coordonnée cartésienne z (appelée la cote).
La projection P du point M dans le plan (O, x, y) est repérée en coordonnées polaires
(ρ,θ). La projection de M sur l’axe Oz donne la cote z
uz
La base associée est composée de la base polaire et du vecteur unitaire suivant
l’axe Oz.
OM
• Le vecteur position OM s’obtient en utilisant la relation de Chasles :

OM = OP + PM =  u + zu z
OM =OM= ρ 2 +z 2 = x 2 +y 2 +z 2

• Les coordonnées cylindriques de M sont donc ( ρ, θ, z).


Les composantes du vecteur position OM sont (ρ, θ, z)
(u x , u y , u z )
dans la base cylindrique
5. COORDONNÉES SPHÉRIQUES

CE SYSTÈME DE COORDONNÉES , ILLUSTRÉ SUR LA FIGURE 3, EST TRÈS UTILE DANS TOUS LES PROBLÈMES À SYMÉTRIE SPHÉRIQUE DONT

UN BON EXEMPLE EST LE REPÉRAGE D’UN POINT À LA SURFACE DE LA TERRE.

LE VECTEUR 𝑂𝑀 EST UN VECTEUR RADIAL. IL PEUT S’EXPRIMER EN FONCTION DU VECTEUR UNITAIRE RADIAL 𝑢𝑟 QUI LUI EST COLINÉAIRE :

𝑂𝑀 = 𝑟 𝑢𝑟 ET LA BASE LOCALE SPHÉRIQUE ASSOCIÉE À LA POSITION DU POINT

20 07/02/2019
M EST FORMÉE DES TROIS VECTEURS UNITAIRES (𝑢𝑟 , 𝑢𝜃 , 𝑢𝜑 ). CES TROIS VECTEURS UNITAIRES SONT ASSOCIÉS DE

FAÇON À FORMER UNE BASE ORTHONORMÉE DIRECTE. NOUS NOTERONS QUE CES VECTEURS DÉPENDENT DE LA

POSITION DU POINT M ET DONC VARIENT D’UN POINT À L’AUTRE DE L’ESPACE. SEULE LEUR NORME RESTE

CONSTANTE PUISQU’ILS SONT UNITAIRES. LE POINT M EST REPÉRÉ DANS CE SYSTÈME DE COORDONNÉES PAR TROIS

COORDONNÉES DE POSITIONS QUI SONT R,𝜃 𝑒𝑡 𝜑.

21
07/02/2019
Figure 3 : Illustration des grandeurs utilisées
dans le système de coordonnées sphériques.

22 07/02/2019
2. VECTEUR VITESSE D’UN POINT
2.1 VITESSE MOYENNE

• Le même déplacement d’un point M entre 2 positions peut se faire pendant des durées différentes.
• Si la position du point mobile M à l’instant t1 correspond au point M(t1) = M1 et à l’instant
T2 au point M(t2) = M2 le vecteur vitesse moyenne se définit par :

M 1M 2 OM 2 − OM 1
Vm = =
t2 − t1 t
.

Une vitesse s’exprime, dans le système international, en mètre/seconde,


symbole : m⋅s–1.
2.2 VECTEUR VITESSE INSTANTANÉE

• La vitesse instantanée (vitesse à un instant t, celle par exemple qui apparaît sur le
compteur de vitesse d’un véhicule) peut se définir comme une vitesse moyenne entre la
position M1= M(t) du point mobile à la date t et la position M2 = M(t+ Δt) de ce même
point à la date t+ Δt où Δt représente une durée très faible. Cette vitesse moyenne tend
d’autant plus vers la vitesse instantanée à la date t que la durée Δt tend vers zéro. Le
vecteur position OM = OM (t ) est une fonction du temps et la vitesse
instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur position
OM (t + t ) − OM (t ) dOM
V (t ) = lim V (t ) =
t →0 t dt
Lorsque le point M’ tend vers le point M, la corde MM’ tend vers la tangente à la trajectoire
au point M. Le vecteur vitesse est un vecteur tangent à la trajectoire au point considéré.

dOM

NB: La durée élémentaire dt correspond à la différence entre 2 dates infiniment proches et


s’appelle aussi la différentielle de la variable t

De même, le vecteur 𝑑𝑂𝑀 noté aussi d OM = dl est le résultat de la différence entre 2


vecteurs position infiniment proches et s’appelle la différentielle du vecteur position.

dOM = V (t )dt = dl
1.3 EXPRESSION EN COORDONNÉES CARTÉSIENNES

À partir de l’expression précédente du vecteur position OM et de la définition du vecteur


vitesse on obtient: dOM dx dy dz
V (t ) = = ux + u y + uz
dt dt dt dt

Par convention on a:
V = xu x + yu y + zu z
La valeur Vde la vitesse correspond à la norme de ce vecteur :
1.4 EXPRESSION EN COORDONNÉES POLAIRES

• Dérivation du vecteur position et vitesse angulaire


Lorsque le point se déplace dans un plan il est possible de choisir le système de coordonnées polaires. La base
associée est alors une base « mobile » : les vecteurs sont en rotation dans le plan (O, x, y) et
sont donc des fonctions du temps.

En appliquant la règle de dérivation d’un produit de fonction on obtient :


• Lorsque le point M est en mouvement, l’angle polaire θ= θ(t) est une fonction du temps. Le vecteur unitaire
tourne alors au cours du temps et est donc fonction du temps par l’intermédiaire de l’angle.

Pour dériver ce vecteur par rapport au temps il faut appliquer les règles de dérivation d’une fonction composée.

On aura donc :

La quantité caractérise la variation de l’angle polaire au cours du temps et correspond à la définition de la vitesse
angulaire. Elle est souvent notée ω et s’exprime en radian/ seconde (rad⋅s–1).
Dérivation d’un vecteur tournant de norme constante
Les vecteurs de la base polaire apparaissent comme des fonctions de l’angle polaire θ. Il est
possible alors de les dériver par rapport à cet angle. L’application des règles de dérivation
donne :

Les vecteurs de la base cartésienne étant indépendants de l’angle


polaire il suffit de dériver uniquement les composantes :
• En comparant ce résultat avec l’expression

De même on obtient :

Règle de dérivation d’un vecteur unitaire par rapport à l’angle polaire :


La dérivée par rapport à l’angle polaire θ d’un vecteur unitaire (qui ne dépend que de l’angle θ) est un vecteur
unitaire 𝑢 qui lui est directement perpendiculaire (rotation de π/2 dans le sens positif).
Exemple
• Dérivation par rapport au temps du vecteur unitaire tournant

• Expression du vecteur vitesse en coordonnées polaires

Exercice : Calculer la norme de V


1.5 EXPRESSION EN COORDONNÉES CYLINDRIQUES

En dérivant l’expression du vecteur position et en tenant compte des résultats obtenus


en cartésienne et en polaire, le vecteur vitesse s’écrit :

D’où
1.5 VECTEUR ACCÉLÉRATION D’UN POINT

a) Définition
Tout comme le vecteur vitesse qui rend compte de la variation du vecteur position par
rapport au temps, le vecteur accélération va rendre compte des variations du vecteur vitesse
par rapport au temps.
Le vecteur accélération correspond donc à la dérivée par rapport au temps du vecteur
vitesse c’est-à-dire aussi à la dérivée seconde du vecteur position :
b) expression en coordonnées cartésiennes

À partir de l’expression du vecteur vitesse et de la définition du vecteur accélération on obtient :

Les vecteurs de la base cartésiennes sont des vecteurs indépendants du temps.


L’expression devient :

En utilisant la convention , l’expression devient :


C) Expression en coordonnées polaires
À partir de l’expression du vecteur vitesse V (t ) et de la définition du vecteur accélération on obtient

Le premier terme correspond à la composante radiale de l’accélération, le second à


l’accélération orthoradiale.
D) EXPRESSION EN COORDONNÉES CYLINDRIQUES

Il suffit de rajouter la composante z suivant u z correspondant à la dérivée par rapport au temps de la


composante du vecteur vitesse :
1.6 TYPES DE MOUVEMENTS ET EQUATIONS HORAIRES
1.6.1 Mouvement rectiligne uniforme : MRU

Définition
Un point M est animé d'un MRU si son vecteur vitesse est constant et son accélération est nulle

0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖: vecteur position


𝑣Ԧ = 𝑣0 𝑖Ԧ: vecteur vitesse

à t=0s, 0𝑀0 =𝑥0 𝑖Ԧ et 𝑣0 = 𝑣0 𝑖Ԧ


1.7 MOUVEMENT RECTILIGNE UNIFORMÉMENT VARIÉ : MRUV
1.7.1 DÉFINITION

Un point mobile est animé d'un MRUV si sa trajectoire est une droite et
son vecteur accélération est constant.
1.7.2 Equations horaires
0𝑀 = 𝑥Ԧ𝑖 : Vecteur position
𝑎Ԧ = 𝑎0 = 𝑎0 𝑖Ԧ: Vecteur accélération
Remarque:

• -par élimination du paramètre t dans (1) et (2), on obtient : 𝑣² − 𝑣02 = 2𝑎0(𝑥 − 𝑥0 )

• -Si 𝑎.Ԧ 𝑣>0,


Ԧ on a un MRU accéléré. La vitesse croit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ ont même sens.

• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣<0,
Ԧ on a un mru retardé. La vitesse décroit et 𝑎Ԧ et 𝑣Ԧ sont de sens opposé.

• - Si 𝑎.Ԧ 𝑣=0,
Ԧ on a un mru. Le vecteur vitesse 𝑣Ԧ reste constant.
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

NIVEAU : TS1

FILIERE : GENIE CIVIL

ENSEIGNANT : WOUNANG DJOMOU CLOTAIRE.D//Physicien-Ing Génie Civil

Durée : 1,5 semaines.

PROJET DE MECANIQUE DES FLUIDES

THEME 1

THEME 2
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 3
INSTITUT SUPERIEUR DE TECHNOLOGIES (IST)

THEME 4
Thermodynamique

Licence professionnelle 1 ère année

M. BAILOU Oumar
[Link]@[Link]
79665984/76102238
Fondements de la thermodynamique

Etude des gaz

Premier principe de la thermodynamique

2ème PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

Les moteurs à combustion interne


(MCI) et les machines frigorifiques
CHAPITRE I : FONDEMENTS DE LA THERMODYNAMIQUE

I . Introduction générale

La thermodynamique est une science qui nait à la fin du 17ème siècle. L’essentiel à l’époque était de

construire des machines indispensables à l’industrie naissante.

La motivation initiale était donc de répondre à un besoin industriel essentiel à l’époque : trouver les

conditions optimales pour transformer la chaleur en travail. Ce nom (thermodynamique) vient du grec

signifiant respectivement chaleur et force. On peut décrire la thermodynamique de deux (02) manières ou

selon deux (02) aspects différents :

3
• L’aspect macroscopique : on s’intéresse aux propriétés de la matière à l’échelle globale ou macroscopique.

Ainsi donc on s’intéresse aux propriétés qui décrivent les variables d’état macroscopiques (P, V, T, m,…).

• L’aspect microscopique : on s’intéresse aux propriétés de la matière à l’échelle microscopique ou

atomique en utilisant comme variables les grandeurs cinétiques individuelles des molécules ou des atomes

(Pi, Vi, Ei, …)

Selon que l’on considère l’un ou l’autre de ces deux aspects, on distingue alors entre la thermodynamique

classique ou statique.

4
❑ Thermodynamique classique

Elle explique le comportement de la matière ou des systèmes en fonction de leurs variations d’énergie et

d’entropie. Elle décrit uniquement les états initiaux et finaux des systèmes en évolution et dresse le bilan

énergétique du système. Le chemin suivi par la transformation du système peut jouer un rôle (la notion de

réversibilité ou d’irréversibilité des transformations).

❑ Thermodynamique statique

Elle cherche à expliquer l’origine et la signification des variables macroscopiques (P, T) et des notions de

chaleurs, de travail et l’entropie en les reliant directement au mécanisme de l’agitation moléculaire. Ainsi on

distingue les notions de température, de pression et de chaleur.

5
I.1 Définition d’un système thermodynamiques
Un système thermodynamique est une partie de l'univers limitée par une surface fermée réelle
ou fictive. A travers cette surface, se font les échanges d’énergie.

I.2 Types de systèmes


On distingue trois types de systèmes:
- Un système fermé : s'il permet l'échange d'énergie sans échange de matière avec le milieu
extérieur.
- Un système ouvert : s’il permet les échanges de matière et d'énergie avec le milieu
extérieur.
- Un système isolé : aucun échange avec le milieu extérieur
6
I.3 Etat d’un système
L’état d’un système est l’ensemble des paramètres thermodynamiques nécessaires à sa description (pression
P, température T, volume V….).

I.4. Les variables d’état


Les variables thermodynamiques sont classées en deux catégories :
- les variables intensives qui ne dépendent pas de la taille d’un système : par exemple la pression P, la masse
volumique ρ et la température T.
- les variables extensives qui dépendent de la taille d’un système : par exemple la masse m, le volume V…
Les principaux paramètres (P, V, T, ...) sont liés entre eux par une équation appelée équation d’état.
La variation d'une fonction d'état ne dépend pas du chemin suivi mais uniquement de l'état initial et de l'état final.
Exemple de fonctions d'état :
U : énergie interne H : enthalpie S : entropie G : enthalpie libre

7
I.5. Transformation d’un système

Lorsqu’une ou plusieurs variables d’état d’un système sont modifiées, on dit que le système subit un changement d’état. La
succession des états par lequel passe un système entre un état initial et un état final est appelée transformation ou évolution du
système.

Au cours d’une transformation, on peut envisager deux possibilités :

- le système évolue spontanément selon un processus naturel irréversible jusqu'à un nouvel état d'équilibre stable.

- le système évolue infiniment lentement selon une transformation quasi-statique, constituée d'une suite d'états
d'équilibre thermodynamique infiniment proches les uns des autres, dans un processus réversible.

NB: Lorsqu’au cours d’une transformation, un système retourne finalement à son état initial après une succession d’états
intermédiaires distincts, la transformation est appelée cycle. Au contraire, si l’état final diffère de l’état initial, on parle de
transformation ouverte.
8
Les transformations peuvent être : isobare, isotherme et isochore lorsque la pression, la

température et le volume sont respectivement constants.

Les propriétés sont classés en deux catégories: intensives (indépendant de la masse) et

extensives (fonction de la masse).

I. 6 Thermométrie

I.6.1 Notion de température

La notion de température trouve son origine dans la sensation de chaud ou froid que nous

ressentons lorsque nous touchons un objet. Pour évaluer une température, nous ferons appel

aux phénomènes physiques qui accompagnent les variations de température. 9


I.6.2 Phénomènes accompagnant la variation de température :

Il existe de nombreux phénomènes physiques résultants de la variation de la température.

Exemple : fil métallique que l'on chauffe : sa température s‘ élève. Nous constatons que ses
propriétés varient :

• le fil se dilate et sa longueur augmente ;

• la résistance électrique varie ;

• le rayonnement émis par le l augmente.

I.6.3 Concept physique de température

La température traduit l'énergie d'agitation des molécules. Augmenter la température d'un


corps revient donc à augmenter l'agitation moléculaire. On peut admettre des vitesses de plus en
10
plus grande (sans limite supérieure) et une vitesse inférieure nulle correspondant au zéro absolu.
Un phénomène thermométrique est d'autant plus intéressant à utiliser qu'il est :

• Qu’il ne varie qu'en fonction de la température

• Qu’il est sensible

• Que sa plage de mesure est maximale

• Qu’a une valeur de la température corresponde une seule valeur de la grandeur et


réciproquement (relation de bijection).

On appelle le coefficient thermométrique le coefficient k tel que:

x = x0 (1 + k )

Avec x est la grandeur thermométrique et Ɵ la température. 11


I.7 Echelles de température

Pour construire une échelle de température il faut nécessairement :

• Une relation liant la température à la grandeur thermométrique x

• Des points fixes constituant des repères thermométriques.

I.7.1 Echelles centésimales

Le degré thermométrique est la centième partie de la distance entre le terme de la

glace fondante et celui de l'eau bouillante sous la pression atmosphériques normale.


12
Soit :
• 2 points fixes : 0° glace fondante 100° eau bouillante
• Une relation linéaire  = ax + b
Pour Ɵ = 0 , a x0 + b = 0
Pour Ɵ = 100, a x100 + b = 100
D’où
100 −100𝑥0
𝑎= 𝑏=
𝑥100 −𝑥0 𝑥100 −𝑥0

On a alors
𝑥 − 𝑥0
𝜃 = 100
𝑥100 − 𝑥0
Il y a autant d'échelles centésimales que de phénomènes thermométriques
Pour différentes échelles centésimales seuls O° et 100° coïncident.
13
• L’échelle Celsius est une échelle centésimale construite sur un phénomène

thermométrique particulier qui est la variation de pression d'un gaz parfait à

volume constant. On note les degrés Celsius °C et on leur attribue le symbole Ɵ

• L’échelle Fahrenheit a deux points fixes : 32° F glace fondante et 212°F eau

bouillante

NB : les deux échelles n'ont pas de réalité physique et ne mesurent pas la

température, elles la repèrent


14
1.7.2 Echelle Absolue

Les échelles absolues permettent une mesure des températures. Elles ont une réalité

physique et représentent l'énergie d'agitation des molécules :

Echelle Kelvin : Cette échelle considère que la limite inférieure d'agitation des molécules

se situe à - 273,15°C soit 0 K.

On note les températures dans l'échelle Kelvin K, on utilise le symbole T

On a la relation suivante :

T K(Kelvin) = Ɵ °C(Celsius) + 273.15 T = Ɵ + 273.15 15


I.8 Notion de pression
La pression est due aux nombreux chocs des atomes ou molécules de la matière sur
les parois du récipient.

Dans l’enceinte, il y a N molécules de gaz en agitation permanente.

16
On distingue entre pression absolue et relative et entre pression totale et partielle

17
I.9. Unités

18
CHAPITRE II : ETUDES DES GAZ PARFAITS ET RÉELS

II.1 GAZ PARFAITS

Un gaz parfait est un gaz dont les molécules n'ont aucune action mutuelle. Lorsque
l’on fait croitre le volume occupé par le gaz, la pression du gaz décroit tandis
que les interactions entre molécules diminuent. Sous certaines conditions, un
gaz réel peut être considéré comme un gaz parfait, par exemple : sous une très
faible pression ou sous haute température.

Sous les hypothèses citées ci-dessus, nous abordons l’étude des fluides moteurs
(constituants les systèmes thermiques) comme étant des gaz parfaits.
19
L’étude des gaz nécessite de rappeler les variables d’état suivantes :

Le volume massique du gaz :

La masse volumique (masse spécifique) du gaz :

La pression:

La température :

La température T est un paramètre qui caractérise l'état thermique du gaz, c.à.d. son degré
d'agitation thermique. 20
II.1.1 Equations d’Etat des Gaz parfaits

Tous les gaz à des pressions suffisamment basses et des températures élevées (faible

densité) sont considérés des gaz parfaits et obéissent à trois lois : Boyle-Mariotte,
Charles et Gay-Lussac.

1° La loi de Boyle-Mariotte : le volume occupé par une certaine masse de gaz,


maintenue à température constante (T=Cte ), varie inversement avec la pression
qu’elle subit, ou bien :

La valeur de la constante dépend de la nature du gaz.


21
2° La loi de Charles : la pression d'un gaz varie directement avec la température
lorsque le volume est maintenu constant (V=Cte ).

Echauffement ou refroidissement à volume constant (V=Cte ) :

3° La loi de Gay-Lussac :

Le volume d’un gaz varie directement avec la température lorsque la pression


est maintenu constante (P=Cte ),

Echauffement ou refroidissement à pression constante (P=Cte ):

22
II.1.2 Equation d’état des gaz parfaits

En combinant les lois de Boyle-Mariotte et de Charles, la relation

suivante est obtenue :

La constante dans l’équation précédente est dite constante universelle des gaz
parfait est désignée par R, c’est une propriété liée à la masse molaire (M) en

du gaz et la constante des gaz (r) suivant la formule :

Cette équation est dite aussi équation de Clapeyron, elle est valide pour une mole du
gaz, pour n moles, elle devient :
23
II.1.3 Représentations graphiques de l’équation de Clapeyron
L’équation d’état comporte trois variables, c’est pourquoi elle ne peut être
représentée dans l’espace que par une surface caractéristique du gaz parfait d'ans
l'espace PVT dont chaque point figure un état du gaz. Les diagrammes les plus
utilisées sont (P-V) donnant les courbes des isothermes.

24
II.2 Gaz semi-parfaits

On distingue alors entre gaz parfait et semi-parfait, satisfaisant à l'équation :

P.V = n.R.T,

• pour un gaz parfait les chaleurs massiques (C p et C V ) sont constantes.

• pour un gaz semi-parfait les chaleurs massiques sont fonction de la température.

25
II.3 GAZ REELS

Dans les gaz réels les forces d’interaction intermoléculaires et les volumes mêmes

des molécules ne sont pas négligeables. Dans ce cas l’interdépendance des

variables d’état assurée par l’équation d’état à une forme plus

compliquée.

26
En introduisant dans l’équation des gaz parfaits des corrections qui tiennent

compte du volume des molécules du gaz par le terme et des forces

d’interaction par . Pour n mole du gaz, l’équation résultante est dite équation

de Van der Waals.

27
On peut remarquer que pour des volumes très grands on retrouve l'équation des
gaz parfaits. Pour une mole de gaz on a
𝑎
𝑃+ 2 𝑉 − 𝑏 = 𝑅𝑇
𝑉
où les constantes a et b sont relatives à une mole. Avec le développement de
l'informatique et de la modélisation, les équations d'état des gaz réels présentent
un intérêt évident : on ne peut utiliser un diagramme dans un modèle
informatique. Il faut disposer d'une équation représentative du phénomène
étudié.

28
II.3.2 représentation graphique de l'équation de VAN DER WALLS

On peut constater (figure 11) que la corrélation théorique de Van der Walls explique

bien le comportement des gaz réels en dehors de la courbe de saturation ACB.

A l'intérieur de cette courbe l'équation de Van der Walls présente deux extremums au lieu
d'un palier à pression constante comme nous l'avons constaté au cour de la description
expérimentale.
29
II.3.3 coordonnée du point critique C (Pc, Vc, Tc)
Une des particularités des relations décrivant le comportement des gaz réels est la
définition commune du point critique C. Pour toute isotherme Tc il existe un point
𝜕𝑃 𝜕2 𝑝
C tel que : ቚ = 0 et 2ቚ = 0
𝜕𝑣 𝑇 𝜕𝑣 𝑇
On a d'autre part pour le même point C la relation
𝑎
𝑃𝑐 + 2 𝑉𝑐 − 𝑏 = 𝑅𝑇𝑐
𝑉𝑐
Ces 3 équations permettent de calculer Pc, Vc et Tc :
𝑅𝑇 𝑎
𝑃= − (1)
𝑉−𝑏 𝑉2
𝜕𝑃 𝑅𝑇 2𝑎
ቚ =− + (2)
𝜕𝑣 𝑇 𝑉−𝑏 2 𝑉3
𝜕2 𝑝 2𝑅𝑇 6𝑎
ቚ= − (3)
𝜕𝑣 2 𝑉−𝑏 3 𝑉4 𝑇
30
A partir des équations (2) et (3) on déduit au point C :
2 3𝑎
=
𝑉𝑐 − 𝑏 𝑉𝐶
D’où on tire Vc = 3b
Ainsi
2𝑎 3𝑏 − 𝑏 2
𝑅𝑇𝑐 =
(3𝑏)3
8𝑎
𝑇𝑐 =
27𝑏𝑅
Sachant que l'équation (1) donne :
𝑅𝑇𝑐 𝑎
𝑃𝑐 = − 2 On a alors :
𝑉𝑐 −𝑏 𝑉𝑐
𝑎
𝑃𝑐 =
27𝑏 2

31
I-10 REPRESENTATION GRAPHIQUE DES GAZ PARFAITS : DIAGRAMME DE CLAPEYRON

- l'isobare est une droite horizontale : P = Constante

- l'isochore est une droite verticale V = Constante

- une isotherme est une branche l'hyperbole P V= nRT = constante ou encore

P =Constante/V= qui est bien l'équation d'une hyperbole

32
Remarque : Pour la vapeur d'eau a = 5,36 (1/mole)2 et b = 0,0305 l/mole. On peut
en déduire les coordonnées du point critique. En pratique, c'est le calcul des
coordonnées du point critique C (Pc Vc Tc) qui permet celui des constantes a et b et
par suite l'utilisation de l'équation pour un fluide particulier.

Points critiques de quelques fluides usuels


Air Pc = 37,743 bars Tc = 132,41 K Vc = 0,093 m3 / [Link]

Ammoniac 112,774 405,4 0,0725

Eau 221,058 647,27 0,056

Fréon 12 41,138 385,16 0,217

Oxygène 50,804 154,78 0,074


33
34
35
36
CHAPITRE III: PREMIER PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

I. Chaleur

I.1. Chaleur échangée à pression constante

Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte déformable. Une résistance électrique placée

dans l’enceinte fournit une quantité de chaleur Q, et chauffe le gaz d’une température initiale T1 à

une température finale T2 . Comme le gaz se dilate le volume de l’enceinte augmente mais la

pression du gaz reste constante. La chaleur massique Q qui a été fournie au gaz pour élever sa

température est :

37
T2

 Q = nC p dT  Q =  nC p dT  Q =  nC p dT = nCP (T2 − T1 )
T1

Q : quantité de chaleur échangée, exprimée en J ou kcal


n : le nombre de mole du gaz mole
Cp : capacité calorifique massique à pression constante, exprimée en J/mol.K ou kcal/ mol.K ,
T1 et T2 : températures initiales et finales en K.
38
I.2 Chaleur échangée à volume constant

Soit un gaz qui est emprisonné dans une enceinte non-déformable. La quantité de chaleur Q chauffe le gaz
d’une température initiale T1 à une température finale T2 . Comme le gaz se dilate mais le volume de l’enceinte reste
constant, la pression du gaz augmente. Dans ce cas, la chaleur qui a été échangée

T2

 Q = nCV dT  Q =  nCV dT  Q =  nCV dT = nCV (T2 − T1 )


T1

Cv : capacité calorifique massique à volume constant, exprimée en J/mol.K ou kcal/mol.K,

n est le nombre de moles du gaz et M est la masse molaire. 39


I.7.1.3. Chaleur latente

Quand il y a changement de phase (solide-liquide, liquide-vapeur) la quantité de chaleur échangée par un


système s’écrit :

L est la chaleur latente massique de changement de phase est exprimée en J/kg.

I.2. Travail

Le travail est une autre forme d’énergie que la chaleur, c’est l’énergie qui intervient dès qu’il y a mouvement ou
déformation d’un corps.

40
I. 7.2.1. Travail échangé pour un système fermé

Si un piston se déplace sous l’ action de la pression P, le travail peut s’écrire:

 W = − PdV  W =  − PdV

Ou dV étant le volume balayé par le piston.

Si la pression reste constante pendant la transformation :

V2

 W = − PdV  W =  − PdV  W =  − PdV = − P (V2 − V1 )


V1 41
II. Le premier principe de la thermodynamique

II.1. Energie interne U

L’énergie interne notée U est une fonction d’état. Elle est constituée par la somme des énergies cinétiques et des
énergies potentielles d’interaction entre les molécules. L’énergie interne d’un gaz parfait, ne dépend que de la
température, soit U = f (T) .

La variation élémentaire d’énergie interne est :


dU = nCV dT

II 2. Enthalpie H

Par définition, l’enthalpie d’un système thermodynamique est donnée par la relation

L’enthalpie d’un gaz parfait ne dépend que de la température, soit H=f (T). La variation élémentaire de
l’enthalpie est: dH = nC p dT 42
II.3 Enoncé du premier principe

43
II. 4. Relation de Mayer

On introduit alors le rapport γ des capacités thermiques isobare et isochore. Ainsi le rapport est sans
dimension. On a les relation suivantes:

44
III. Transformations réversibles des gaz parfaits

Le fonctionnement d’une machine thermique est décrit par un cycle thermodynamique formé d’une succession de
plusieurs transformations, supposées réversibles. Dans ce qui suit, on va étudier uniquement les systèmes fermés
subissant des transformations réversibles.

III.1. Systèmes fermés

III.1.1. Transformation isochore

Dans le cas d’une transformation isochore le volume reste constant (V1 = V2).

Le travail

Entre les deux états 1 et 2 est :

La chaleur

Le premier principe s'écrit alors :

45
La variation de l’énergie interne se traduit en chaleur.

Les échanges thermiques accompagnant une transformation isochore est égale à la variation de l’énergie interne du
système

III.1.2. Transformation isobare

La pression du gaz étant constante entre deux états 1 et 2 (P 1 = P 2 )

Le travail

Le travail entre 1 et 2 vaut :

On introduit la grandeur H, qui est l’enthalpie du système. Elle est définie par la relation ‫܅‬
46
III.1.3. Transformation isotherme

L'équation d'état donne : PV = Cte .

Le travail

Le travail échangé au cours de la transformation s'écrit :

La pression varie suivant la loi PV = nRT => P 1 V 1 = P 2 V 2 , d'ou l'expression du travail pour une transformation
isotherme :
47
I.4. Transformation adiabatique (isentropique S = 0)

La transformation adiabatique s'effectue sans échange de chaleur (système thermiquement isolé) alors Q 12 = 0.

48
49
50
51
CHAPITRE IV : 2ème PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

IV.1. Transformation quasi statique

Une transformation thermodynamique pour un système est le passage d'un état d'équilibre initial à
un autre final. On sait que les variables d'état du système sont bien définies dans l'état initial et
dans l'état final du système. Elles ne le sont pas en général au cours de la transformation, sauf si
on suppose que les états intermédiaires du système constituent une succession d'états infiniment
voisins d'un état d'équilibre : on dit alors que les états intermédiaires sont en quasi-équilibre
et que la transformation est quasi-statique.
Remarque :
Une transformation quasi statique est une notion idéale. Elle exclut tout frottement, elle est infiniment lente. Une
représentation commode d'une telle transformation est le diagramme de Clapeyron, soit la trajectoire décrite dans le
52
système de coordonnées (P, V) le long de laquelle tous les points sont définis.
IV.2 Enoncé de Clausius

Une quantité de chaleur ne peut jamais être transférée spontanément d'une source froide
(BT) vers une source chaude (HT).

Les travaux de Clausius sur les cycles de Carnot l’ont amené à définir une fonction d’état, S dite
entropie, telle que pour toute transformation passant d’un état 1 à un état 2,elle peut être définit
comme suit : 53
VI.3 Enoncé de Kelvin-Plank

Il est impossible de prélever une quantité de chaleur Q d'une source d'énergie et de la transformer
intégralement en travail W.

54
VI.4 Deuxième principe de la thermodynamique

Compte tenu des deux postulats de Clausius et de Kelvin, imaginons un


cycle de transformation au cours duquel :
❑ Une machine prélève de la chaleur Q à une source froide à la température T2 < T1
et la cède intégralement à une source chaude à la température T1 .

❑ Comme T2<T1 , ce transfert de chaleur est impossible d’après l’énoncé de


Clausius et ce cycle est donc irréversible dans la pratique.

55
• Le bilan énergétique effectué sur cette machine s’écrit comme suit:

56
• Etant donné que le processus de transférer une quantité de chaleur d’une source

froide et la céder intégralement à une autre source chaude est impossible selon

Clausius, on déduit que pour un cycle réel d’une machine, il faut donc :

Donc, on peut déduire que pour un cycle réversible :

Et pour un cycle irréversible :

57
VI.5 Notion d’entropie
L’entropie est une fonction d’état qui sert à mesurer le degré de désordre d’un
système. Elle nous permet de pouvoir définir le sens d’une transformation. Plus on a
de variation d’Entropie, plus il faut d’énergie pour avoir un échange entre deux
systèmes, c’est à dire a voir une différence de température.

Exemple

L’accroissement de l’entropie d’un système lors d’une transformation


58
• Considérons un cycle thermodynamique formé de deux transformations réversibles allant de A à
B (transformation 1) et de B à A (transformation 2).

Faisant un bilan énergétique sur le cycle :

59
60
• Considérant maintenant un cycle irréversible formé d’une transformation irréversible de l’état
initial (A) à l’état final (B) et d’une transformation réversible de (B) à (A).

61
VI.5 Calcul de la variation d’entropie
On peut calculer l’entropie d’un système thermodynamique selon le type et la nature de la
transformation qu’il subisse.

VI. 5. 1. Transformation réversible isotherme

62
VI. 5. 2. Transformation réversible isobare

63
VI. 5. 3. Transformation réversible isochore

VI. 5. 4. Transformation réversible adiabatique

64
VI. 5. 5. Au cours d’un changement d’état
La quantité de chaleur qui accompagne un changement d’état physique de matière est la
chaleur latente.

65
IV. 5. 6. Nouvelles expressions de l’entropie
IV.5.6.1 Entropie en fonction des variables T et V

le 1er principe de la thermodynamique :

le 2éme principe de la thermodynamique :

66
VI.5.6.2 Entropie en fonction des variables T et P

67
VI.5.6.3 Entropie en fonction des variables V et P

68
Ou bien :

69
VI.5.6.4. La notion d’entropie créée
En effet, toute transformation réelle d'un système doit s'effectuer dans le sens d'un bilan
entropique global sur le système et son échange avec le milieu extérieur positif, autrement dit
d'une création d'entropie.

L’entropie créée ne peut pas être calculée directement mais simplement déduite des deux
entropies (du système et l’échangé avec le milieu extérieur).

70
71
VI.6 Application du deuxième principe aux cycles thermodynamiques

L'énoncé général du deuxième principe contient implicitement tous les énoncés classiques

basés sur les cycles monothermes (énoncés de Clausius et Kelvin) ou basée sur les cycles

dithermes (cycle de Carnot).

72
VI.6.1 Cycles monothermes
Un cycle monotherme ne fait intervenir des échanges d'énergie (Q, W) qu'avec une seule source
de chaleur. L'entropie étant une fonction d'état, sa variation au cours d’un cycle est nulle, de
même que celle de l'énergie interne. Pour un système échangeant une quantité de chaleur Q au
cours d'un cycle non nulle, avec une seule source thermique à la température T, le 1er et le 2ème
principe donnent respectivement :

Avec, W est le travail échangé au cours du cycle. On en déduit que et par conséquent :

73
On en déduit qu'un système thermodynamique subissant une transformation

cyclique, et n'échangeant de la chaleur qu'avec une seule source thermique, ne peut

pas produire de travail : il ne peut qu'en recevoir du milieu extérieur. En d'autres

termes, un tel système ne peut pas se comporter comme un moteur (il n’existe pas).

74
VI.6.2 Cycles dithermes

Un cycle dithermes (machine dithermes) fait intervenir des échanges d'énergie (Q,
W) entre deux sources de chaleur.

Pour qu’un système dithermes fournisse du travail, il faut qu’elle encaisse de la


chaleur de la source chaude et qu’elle en remet une partie à la source froide.

75
Une machine thermodynamique doit donc nécessairement fonctionner entre au
moins deux (02) sources de chaleur :

❑ la transformation de chaleur en travail (Q en W) à partir d'une source chaude


n'est donc possible qu'à la condition de rejeter une partie de la chaleur à une autre
source froide (cycle dithermes).

❑ cette chaleur rejetée est donc perdue et influera sur les performances de la
machine thermique: d'où la notion de rendement thermique. Ce que ce
précède est considéré comme une conséquence du deuxième principe.

76
A partir de ce schéma à deux sources (source chaude et source froide), on définit
deux types de machines thermiques:

1. Les machines thermo-dynamiques,

2. Les machines dynamo-thermiques.

Leurs principes de fonctionnement sont illustrés comme suit :

77
a) Machines thermo-dynamiques
Les machines thermo-dynamiques transformant de
la chaleur en un travail mécanique,
elles sont productrices du travail (machines motrices),
c'est le cas :
❑Des moteurs thermiques à combustion interne
❑Des machines à vapeur (moteur à vapeur, turbine à vapeur...)

78
b) Machines dynamo-thermiques
Les machines dynamo-thermiques transformant du travail mécanique reçu en une
Chaleur, elles sont par contre des machines de transfert de chaleur, c'est le cas des
machines frigorifiques ou les pompes à chaleur.
b.1.) Cas d’une machine frigorifique (le réfrigérateur)

Le coefficient de performance (COP) d’une machine


dynamo-thermique, est donné par: 79
b.2.) Cas d’une pompe à chaleur
Elle est basée sur le même principe qu’un réfrigérateur
mais avec un objectif différent,c’est pomper de la chaleur
d’une source froide et la restituer à une source chaude
(c’estpour chauffer).

Le coefficient de performance (COP) d’une machine


dynamo-thermique, est donné par: 80
Chapitre III: Introduction à l'étude des machines thermiques

I. Machines thermiques: cycle ditherme

1. Définitions

I.1.1. Source de Chaleur

On appelle source de chaleur, un objet en contact avec le système et susceptible de n'échanger avec lui que de la chaleur. Si
on a deux sources, celles-ci sont distinguées en source froide et source chaude par leurs températures relatives.

I.1.2. Machine thermique

On appelle machine thermique, un dispositif permettant de transformer une énergie sous forme de chaleur en une énergie
sous forme de travail et réciproquement. Pratiquement, une machine thermique fonctionne à l'aide d'un agent thermique
(qui constitue le système) subissant une transformation cyclique et échangeant avec l'extérieur du travail et de la chaleur.

On peut notamment distinguer les machines les plus simples où les échanges de chaleur se font avec un nombre réduit de
sources de chaleur. Ainsi, une machine ditherme, est une machine n'échangeant de la chaleur qu'avec deux sources de
chaleur.
I.2. Différents types de machines thermiques

On distingue deux types de machines thermiques:

I.2.1. Moteur thermique

On définit un moteur thermique comme une machine qui transforme la chaleur en travail:

W<0 et Qf +Qc >0.


I 2.2. Machine frigorifique et pompe à chaleur

Transforme le travail en chaleur, donc w>0 et Qc +Qf <0

Cette machine présente un double intérêt:


- Extraire de la chaleur de la source froide, c'est-à-dire production de froid et on a une
machine frigorifique
- Fournir de la chaleur à la source chaude, production de chaleur et on a une pompe à
chaleur.
I. 2.3. Convention de signe

- si le cycle est décrit dans le sens des aiguilles d'une montre, alors le travail est négatif (W<0) et le cycle est dit
moteur.

- si le cycle est décrit dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, alors le travail est positif (W>0) et le cycle
est dit cycle récepteur
I. 3. Rendement

On appelle rendement Ș>0 d'une machine thermique le rapport d‘énergie utile à l‘ énergie consommée
(dépensée) pour la faire fonctionner.

II. Machine de Carnot/Cycle de Carnot

On appelle cycle de Carnot, le cycle réversible décrit par une machine thermique idéale. Il est constitué de deux
portions d'isothermes ( à la température des sources froides Tf et chaude Tc ) et de deux portions adiabatiques
séparant les deux isothermes.
II. [Link] de Carnot

Un moteur thermique (W<0) fonctionnant suivant le cycle de Carnot entre deux sources de

chaleur (de températures respectives T 1 et T 2 <T 1 ) et décrivant le cycle ABCD correspondant aux

quatre transformations réversibles suivantes:

- Transformation AB: détente isotherme à la température T 1 pendant laquelle le système

fluide reçoit de la chaleur Qc de la source chaude T1 .

- Transformation BC: détente adiabatique (Q=0)

- Transformation CD: compression isotherme à température T2 pendant laquelle le système fluide fournit de la
chaleur Q F à la source froide T2

- Transformation DA: compression adiabatique (Q=0)

le cycle de Carnot, pour un gaz parfait, est représenté respectivement dans le diagramme de Clapeyron PV et
le diagramme entropique TS
I. 2. Machine frigorifique de Carnot

La réversibilité du cycle de Carnot autorise l'inversion du sens des transformations, conduisant à une inversion de tous
les signes des énergies échangées et constituant une machine frigorifique.

3. Performance d'une machine de Carnot

3.1. Rendement d'un moteur de Carnot

Pour un moteur, le rendement défini précédemment est le rapport entre l'énergie utile (travail fourni par le système) et
l'énergie consommée (chaleur Qc ou Q1 ) et il vient:

D'après le premier principe on a:


II. 3.2. Efficacité d'une machine frigorifique (COP)

Pour une machine frigorifique, la quantité importante est le rapport entre la chaleur prélevée à la source froide Q 2 et
le travail nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:

II.3.3. Efficacité d'une pompe à chaleur (COP)

Pour une pompe à chaleur, on s'intéresse au rapport entre la chaleur fournie à la source chaude Q1 et le travail
nécessaire à cette opération. On définit alors l'efficacité:
I.4. Théorème de Carnot

Le théorème de Carnot stipule que: "aucune machine ditherme ne peut être plus efficace qu'une machine de Carnot
fonctionnant entre les deux mêmes sources"

Le théorème de Carnot nous fournit ainsi un rendement (ou une efficacité) théorique maximale (et donc impossible à
dépasser)

Autrement dit, pour un moteur fonctionnant entre deux sources données:

Et pour une machine frigorifique ( ou une pompe à chaleur)


LES SOLS

1. Définition
Matériaux meubles qui recouvrent le rocher, une fois effectué le décapage de
surface, pour éliminer les matériaux organiques.
Le sol est donc un agrégat naturel de grains minéraux pouvant être
séparés par des actions mécaniques légères (agitation sous l’eau). Dans le
cas contraire, on parle de roche massive ou rocher.

2. Origine et formation des sols


2.1 Altération
Les sols proviennent de l’altération des roches sous l’action :
- d’agents mécaniques :
(érosion)
Exemple : roche roulée par les fleuves
2. Origine et formation des sols
2.1 Altération
Les sols proviennent de l’altération des roches sous l’action :
- d’agents mécaniques :
(érosion)
Exemple : roche roulée par les fleuves
- d’agents physiques :
(variation de température, gel-dégel)
Exemple : la variation de température jour/nuit  une desquamation,
cad, des pertes par lambeaux.
- d’agents chimiques :
(altération importante sous les climats chauds et humides)
Exemple : la pollution atmosphérique
 une attaque acide des monuments dans les zones urbaines
(vapeurs acides dissoutes par les eaux de pluie).
Remède : imperméabilisation des surfaces.
- d’agents chimiques :
(altération importante sous les climats chauds et humides)
Exemple : la pollution atmosphérique
 une attaque acide des monuments dans les zones urbaines
(vapeurs acides dissoutes par les eaux de pluie).
Remède : imperméabilisation des surfaces.

2.2 Transports
Les particules altérées de roche peuvent soit rester sur place (sols
éluviaux), soit subir un déplacement plus ou moins important (sols
alluviaux).

2.3 Types de sols


Les sols présentent une variété infinie du fait :
- de la multiplicité des roches qui leur donnent naissance (roche mère),
- de la multiplicité des moyens d’altération des roches,
- des divers facteurs de transport des produits altérés.
2.3 Types de sols
Les sols présentent une variété infinie du fait :
- de la multiplicité des roches qui leur donnent naissance (roche mère),
- de la multiplicité des moyens d’altération des roches,
- des divers facteurs de transport des produits altérés.

On peut néanmoins classer les sols en DEUX GRANDES FAMILLES :


- les sols pulvérulents ou non cohésifs
Exemple : graviers, sables, limons
Un sol est dit pulvérulent s’il peut se séparer en grains distincts sans
effort ou sous la seule action de la pesanteur.
Leur granularité est > 2 μm
- les sols cohésifs
Exemple : argiles
Un sol est dit cohésif s’il peut se déformer sous forme d’une pâte
plastique sans se craqueler.
Leur granularité est < 2 μm
- les sols pulvérulents ou non cohésifs
Exemple : graviers, sables, limons
Un sol est dit pulvérulent s’il peut se séparer en grains distincts sans
effort ou sous la seule action de la pesanteur.
Leur granularité est > 2 μm
- les sols cohésifs
Exemple : argiles
Un sol est dit cohésif s’il peut se déformer sous forme d’une pâte
plastique sans se craqueler.
Leur granularité est < 2 μm
Conclusion
Quelle que soit l’utilisation du sol, l’ingénieur procédera en premier lieu
à son identification.  " Reconnaissance des Sols “

3. Eléments constitutifs du sol


3.1 Constitution
Conclusion
Quelle que soit l’utilisation du sol, l’ingénieur procédera en premier lieu
à son identification.  " Reconnaissance des Sols “

3. Eléments constitutifs du sol


3.1 Constitution
Sol :
Conclusion
Quelle que soit l’utilisation du sol, l’ingénieur procédera en premier lieu
à son identification.  " Reconnaissance des Sols “

3. Eléments constitutifs du sol


3.1 Constitution
Sol : ensemble formé par le complexe [solide - eau - gaz].
Conclusion
Quelle que soit l’utilisation du sol, l’ingénieur procédera en premier lieu
à son identification.  " Reconnaissance des Sols “

3. Eléments constitutifs du sol


3.1 Constitution
Sol : ensemble formé par le complexe [solide - eau - gaz].
Solide :
Conclusion
Quelle que soit l’utilisation du sol, l’ingénieur procédera en premier lieu
à son identification.  " Reconnaissance des Sols “

3. Eléments constitutifs du sol


3.1 Constitution
Sol : ensemble formé par le complexe [solide - eau - gaz].
Solide : ensemble des particules formant la phase solide.
Conclusion
Quelle que soit l’utilisation du sol, l’ingénieur procédera en premier lieu
à son identification.  " Reconnaissance des Sols “

3. Eléments constitutifs du sol


3.1 Constitution
Sol : ensemble formé par le complexe [solide - eau - gaz].
Solide : ensemble des particules formant la phase solide.
Squelette solide :
Conclusion
Quelle que soit l’utilisation du sol, l’ingénieur procédera en premier lieu
à son identification.  " Reconnaissance des Sols “

3. Eléments constitutifs du sol


3.1 Constitution
Sol : ensemble formé par le complexe [solide - eau - gaz].
Solide : ensemble des particules formant la phase solide.
Squelette solide : l'ensemble formé par les particules solides dans leur
arrangement naturel. C'est ce qui reste dans un volume de sol donné,
lorsque l'on enlève tout ce qui n'est pas solide.

3.2 Les particules solides


Elles proviennent de l'altération d'une roche mère.
Suivant la dimension (d) des particules, les dénominations suivantes ont été
adoptées.
Squelette solide : l'ensemble formé par les particules solides dans leur
arrangement naturel. C'est ce qui reste dans un volume de sol donné,
lorsque l'on enlève tout ce qui n'est pas solide.

3.2 Les particules solides


Elles proviennent de l'altération d'une roche mère.
Suivant la dimension (d) des particules, les dénominations suivantes ont été
adoptées.

d < 2µm argile (silicates d’aluminium, magnésium et fer)


2 µm  d < 20 µm limon
20 µm  d < 200 µm sable fin
0,2 mm  d < 2 mm sable grossier
2 mm  d < 20 mm gravier
d  20 mm cailloux
Minéraux non argileux
Ils se rencontrent rarement dans les particules inférieures à 2µm.
3.2 Les particules solides
Elles proviennent de l'altération d'une roche mère.
Suivant la dimension (d) des particules, les dénominations suivantes ont été
adoptées.

d < 2µm argile (silicates d’aluminium, magnésium et fer)


2 µm  d < 20 µm limon
20 µm  d < 200 µm sable fin
0,2 mm  d < 2 mm sable grossier
2 mm  d < 20 mm gravier
d  20 mm cailloux
Minéraux non argileux
Ils se rencontrent rarement dans les particules inférieures à 2µm.
Ces minéraux non argileux, même lorsqu’ils sont relativement fins, ont
une faible activité de surface et ils contribuent peu à la plasticité ou à la
cohésion apportées par les matériaux argileux.

Minéraux argileux
Minéraux non argileux
Ils se rencontrent rarement dans les particules inférieures à 2µm.
Ces minéraux non argileux, même lorsqu’ils sont relativement fins, ont
une faible activité de surface et ils contribuent peu à la plasticité ou à la
cohésion apportées par les matériaux argileux.

Minéraux argileux
Ils constituent les particules fines dont les composants minéraux sont différents
de ceux de la roche mère.
Le passage de la roche mère à l’argile se fait par dissolution sous l’action
de l’eau, combinaison chimique et recristallisation.
Les particules d’argiles donnent au sol des propriétés particulières du fait
des forces de liaison qui existent entre les particules.
On peut citer 3 groupes principaux d ‘argiles :
- les kaolinites,
- les montmorillonites,
- les illites.
Les cristaux sont constitués d’empilements de feuillets élémentaires (épaisseur 7
à 10Å).
Minéraux argileux
Ils constituent les particules fines dont les composants minéraux sont différents
de ceux de la roche mère.
Le passage de la roche mère à l’argile se fait par dissolution sous l’action
de l’eau, combinaison chimique et recristallisation.
Les particules d’argiles donnent au sol des propriétés particulières du fait
des forces de liaison qui existent entre les particules.
On peut citer 3 groupes principaux d ‘argiles :
- les kaolinites,
- les montmorillonites,
- les illites.
Les cristaux sont constitués d’empilements de feuillets élémentaires (épaisseur 7
à 10Å).
Ä = angström ou angstroem
Ces minéraux, suivant les liaisons entre feuillets peuvent ou non laisser pénétrer
l’eau entre les feuillets.
Dans le premier cas, on a des argiles gonflantes (montmorillonites), dans le
second cas, des argiles non gonflantes (illites, kaolinites).
3.3 L'eau.
L'eau existe dans le sol sous trois formes :
• l'eau du réseau cristallin du minéral argileux (eau de constitution).
Elle est très liée aux particules du minéral. Il faut un étuvage à 300 °C
pour la déplacer.
• L'eau interfeuillet (essentiellement pour les montmorillonites)
• L'eau interstitielle qui comprend :
- l'eau libre (se déplace sous l'effet de la pesanteur)
- l'eau liée (couche d'eau adsorbée)
Adsorber : fixer par pénétration superficielle dans un solide.

Eau libre

Eau adsorbée
• L'eau interstitielle qui comprend :
- l'eau libre (se déplace sous l'effet de la pesanteur)
- l'eau liée (couche d'eau adsorbée)
Adsorber : fixer par pénétration superficielle dans un solide.

Eau libre

Eau adsorbée

3.4 Les gaz


Les interstices restants entre les particules solides sont remplis d'un mélange
d'air, de vapeur d'eau et éventuellement de gaz divers provenant de la
décomposition des matières organiques.
3.4 Les gaz
Les interstices restants entre les particules solides sont remplis d'un mélange
d'air, de vapeur d'eau et éventuellement de gaz divers provenant de la
décomposition des matières organiques.
Lorsque le sol est non saturé, l'eau libre est concentrée aux points de
contacts et retenue à ces endroits sous forme de ménisques, par des forces
de capillarité.

Particules

Air + vapeur d’eau


Eau libre

4. Identification et classification des sols naturels


4.1 Identification
L'identification repose sur les trois essais suivants :
Particules

Air + vapeur d’eau


Eau libre

4. Identification et classification des sols naturels


4.1 Identification
L'identification repose sur les trois essais suivants :
- l'analyse granulométrique,
- la détermination des limites d'Atterberg,
- l’essai au bleu de méthylène.

4.1.1 Analyse granulométrique.


Elle consiste à déterminer la répartition en poids des grains de sol suivant leur
dimension.
Couvercle

Tamis

Fond
4.1.1 Analyse granulométrique.
Elle consiste à déterminer la répartition en poids des grains de sol suivant leur
dimension.
Pour les particules de dimension d > 80 µ, la séparation se fait par
tamisage.
Cette méthode n'est plus possible pour les fines (particules inférieures à
80 µ) sur lesquelles on doit alors pratiquer l'essai de sédimentométrie.
Pour cet essai, on disperse les particules de sol dans l’eau par agitation. On laisse
décanter et on mesure la densité de la solution en fonction du temps.
L’interprétation des mesures à partir de la loi de Stokes permet d’avoir la
répartition des grains suivant leur diamètre.
% de tamisats
cumulés
Argile Limon Sable fin Sable Graviers Cailloux
100 grossier

50

0
log D
0,2  200 mm
Module Tamis log D logDi -log(Di-1) logDi - log 0,08
20 0,080 -1,097 0,00
21 0,100 -1,000 0,097 0,10
22 0,125 -0,903 0,097 0,19
23 0,160 -0,796 0,107 0,30
24 0,200 -0,699 0,097 0,40
25 0,250 -0,602 0,097 0,49
26 0,315 -0,502 0,100 0,60
27 0,40 -0,398 0,104 0,70
28 0,50 -0,301 0,097 0,80
29 0,63 -0,201 0,100 0,90
30 0,80 -0,097 0,104 1,00
31 1,00 0,000 0,097 1,10
32 1,25 0,097 0,097 1,19
33 1,60 0,204 0,107 1,30
34 2,00 0,301 0,097 1,40
35 2,50 0,398 0,097 1,49
36 3,15 0,498 0,100 1,60
37 4,00 0,602 0,104 1,70
38 5,00 0,699 0,097 1,80
39 6,3 0,799 0,100 1,90
40 8 0,903 0,104 2,00
41 10 1,000 0,097 2,10
42 12,5 1,097 0,097 2,19
43 16 1,204 0,107 2,30
44 20 1,301 0,097 2,40
45 25 1,398 0,097 2,49
46 31,5 1,498 0,100 2,60
47 40 1,602 0,104 2,70

Analyse granulométrique ▌▌
Pour les particules de dimension d > 80 µ, la séparation se fait par
tamisage.
Cette méthode n'est plus possible pour les fines (particules inférieures à
80 µ) sur lesquelles on doit alors pratiquer l'essai de sédimentométrie.
Pour cet essai, on disperse les particules de sol dans l’eau par agitation. On laisse
décanter et on mesure la densité de la solution en fonction du temps.
L’interprétation des mesures à partir de la loi de Stokes permet d’avoir la
répartition des grains suivant leur diamètre.
Les résultats de l'analyse granulométrique sont reportés sur un
diagramme semi-logarithmique ( % tamisats cumulés en fonction du log
de la dimension du tamis).
% de tamisats
cumulés
Argile Limon Sable fin Sable Graviers Cailloux
100 grossier

50

0
log D
0,2  200 mm
Les résultats de l'analyse granulométrique sont reportés sur un
diagramme semi-logarithmique ( % tamisats cumulés en fonction du log
de la dimension du tamis).
% de tamisats
cumulés
Argile Limon Sable fin Sable Graviers Cailloux
100 grossier

50

30%
0
log D
0,2  200 mm
D30

Sur la courbe granulométrique, Dx désigne le diamètre pour lequel le tamisât


cumulé est de x%. On retient surtout les valeurs D60, D30, D10 qui interviennent
pour déterminer deux coefficients caractéristiques de la courbe :
D60
- le coefficient de Hazen Cu = caractérise l’étalement de la granularité.
D10

D30 2
- le coefficient de courbure Cc =
D60 D10
Sur la courbe granulométrique, Dx désigne le diamètre pour lequel le tamisât
cumulé est de x%. On retient surtout les valeurs D60, D30, D10 qui interviennent
pour déterminer deux coefficients caractéristiques de la courbe :
D60
- le coefficient de Hazen Cu = caractérise l’étalement de la granularité.
D10

D30 2
- le coefficient de courbure Cc =
D60 D10

Tamisats
cumulés
100%

60%

30%

10%
0% log D
D10 D30 D60

Suivant la forme de la courbe on dira que la granularité est étalée ou


serrée, continue ou discontinue, bien graduée ou mal graduée.
T en % T en %

log D log D

Courbe étalée Courbe serrée

T en % T en %

log D log D

Courbe continue Courbe discontinue

T en % T en %

log D log D

Courbe bien graduée Courbe mal graduée


4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et à déterminer wl et wp.
w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl

wl : Le mortier étant placé dans une coupelle

COUPE A

A A
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et à déterminer wl et wp.
.w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl

wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm,.

COUPE B

2 mm

B B
Outil
Coupelle
à rainurer

1 cm

Limites d’Atterberg
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et .à déterminer wl et wp.
.w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl

wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm,.

COUPE B

2 mm

B B
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et .à déterminer wl et wp.
.w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl

wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm,.

COUPE C

C C
4.1.2 Limites d'Atterberg.
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0,4 mm et que l'on appelle mortier. Cet essai consiste à
faire croître la teneur en eau d'un échantillon de mortier d'un sol, préalablement
desséché et pulvérisé, et à déterminer wl et wp.
w = teneur en eau = Poids d’eau
Poids de solide
État solide État plastique État liquide
wp wl

wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm, la limite de liquidité est la teneur en eau pour laquelle les
deux lèvres de la saignée se rejoignent sur une longueur supérieure à 1
cm pour un nombre de coups donnés à la coupelle égal à 25.
COUPE C

C C
wl : Le mortier étant placé dans une coupelle et séparé en deux parties par une
rainure de 2 mm, la limite de liquidité est la teneur en eau pour laquelle les
deux lèvres de la saignée se rejoignent sur une longueur supérieure à 1
cm pour un nombre de coups donnés à la coupelle égal à 25.

COUPE C

C C

wp : Teneur en eau au-dessous de laquelle il n'est plus possible de


confectionner des boudins de sol de 3 mm de diamètre sans qu'ils se
rompent ou s'émiettent.
Les tronçons obtenus au moment de la rupture doivent mesurer de 1 à 2
cm de longueur.

4.1.3 Essai au bleu de méthylène


wp : Teneur en eau au-dessous de laquelle il n'est plus possible de
confectionner des boudins de sol de 3 mm de diamètre sans qu'ils se
rompent ou s'émiettent.
Les tronçons obtenus au moment de la rupture doivent mesurer de 1 à 2
cm de longueur.

4.1.3 Essai au bleu de méthylène


Cet essai permet de mesurer la capacité d'adsorption ionique des sols et
granulats à l'aide du bleu de méthylène.
La valeur de bleu représente la quantité nécessaire de ce colorant pour
recouvrir, d'une couche de ses molécules, la surface totale développée de
la fraction argileuse du sol.
Cette valeur représente, à un coefficient près, le produit de la quantité d'argile du
sol par la surface spécifique de celle-ci.
4.1.3 Essai au bleu de méthylène
Cet essai permet de mesurer la capacité d'adsorption ionique des sols et
granulats à l'aide du bleu de méthylène.
La valeur de bleu représente la quantité nécessaire de ce colorant pour
recouvrir, d'une couche de ses molécules, la surface totale développée de
la fraction argileuse du sol.
Cette valeur représente, à un coefficient près, le produit de la quantité d'argile du
sol par la surface spécifique de celle-ci.
Type d’argile Surface spécifique (m2/g)
Montmorillonite 800
Vermiculite 200
Illite 40 - 60
Kaolinite 5 - 20

Conduite de l’essai
On injecte successivement des doses élémentaires d'une solution de bleu de
méthylène dans le bain aqueux contenant l’échantillon.
Type d’argile Surface spécifique (m2/g)
Montmorillonite 800
Vermiculite 200
Illite 40 - 60
Kaolinite 5 - 20

Conduite de l’essai
On injecte successivement des doses élémentaires d'une solution de bleu de
méthylène dans le bain aqueux contenant l’échantillon.
La capacité d'adsorption correspond à la quantité totale de bleu
introduite lorsqu'on est en présence d'un début d'excès. Ce dernier est
détecté par le test dit de la tache.

Tache sans auréole Tache avec auréole teintée


(test négatif) de bleu (test positif)
Conduite de l’essai
On injecte successivement des doses élémentaires d'une solution de bleu de
méthylène dans le bain aqueux contenant l’échantillon.
La capacité d'adsorption correspond à la quantité totale de bleu
introduite lorsqu'on est en présence d'un début d'excès. Ce dernier est
détecté par le test dit de la tache.

Tache sans auréole Tache avec auréole teintée


(test négatif) de bleu (test positif)

Remarque :
Les éléments non-argileux du sol ont une surface spécifique très faible et
sont de surcroît inertes. Par conséquent, ils n'ont pratiquement pas de
pouvoir d'adsorption.
Remarque :
Les éléments non-argileux du sol ont une surface spécifique très faible et
sont de surcroît inertes. Par conséquent, ils n'ont pratiquement pas de
pouvoir d'adsorption.

4.2 Classification LCPC


On commence par classer les sols en :
- sols grenus : plus de 50% des éléments  80 m
- sols fins : plus de 50% des éléments  80 m

4.2.1 Classification des sols grenus


CLASSIFICATION DES SOLS GRENUS
(plus de 50% des éléments > 0,08 mm)
Définitions Conditions Appellations
grave propre

d’éléments  0,08
bien gradué

Plus de 50% des éléments  0,08 mm

Moins de 5%

mm
ont un diamètre  2 mm
grave propre
mal gradué
Graves
Fonction de Cu, Cc et des limites
d’Atterberg grave

d’ éléments  0,08
limoneuse

Plus de 12%

mm
grave
argileuse

sable propre
d’éléments  0,08
Plus de 50% des éléments  0,08 mm

bien gradué
Moins de 5%

mm
ont un diamètre  2 mm

sable propre
mal gradué
Fonction de Cu, Cc et des limites
Sables

d’Atterberg
Sable
d’ éléments  0,08

limoneux
Plus de 12%

mm

sable
argileux
Remarque :
Les éléments non-argileux du sol ont une surface spécifique très faible et
sont de surcroît inertes. Par conséquent, ils n'ont pratiquement pas de
pouvoir d'adsorption.

4.2 Classification LCPC


On commence par classer les sols en :
- sols grenus : plus de 50% des éléments  80 m
- sols fins : plus de 50% des éléments  80 m

4.2.1 Classification des sols grenus


4.2.2 Classification des sols fins
IP
Ligne B Ligne C
wl= 30 wl= 50
50

Argiles inorganiques
très plastiques.
At
40
Argiles inorganiques
Ligne A
moyennement
IP=0,73(wl-20)
plastiques.
30

Ap Argiles inorganiques Silts inorganiques très


peu plastiques. compressibles
Ot
20 et argiles organiques

Limons Limons très


plastiques Lt plastiques
10 Lp

Silts inorganiques
Lp - Ap moyennement compressibles
Terre sans cohésion et silts organiques
0
10 20 30 40 50 60 70 wl
Silts inorganiques
peu compressibles

Diagramme de Casagrande de classification des sols


Remarque :
Les éléments non-argileux du sol ont une surface spécifique très faible et
sont de surcroît inertes. Par conséquent, ils n'ont pratiquement pas de
pouvoir d'adsorption.

4.2 Classification LCPC


On commence par classer les sols en :
- sols grenus : plus de 50% des éléments  80 m
- sols fins : plus de 50% des éléments  80 m

4.2.1 Classification des sols grenus


4.2.2 Classification des sols fins

4.3 Autres types de classification


On peut également utiliser d’autres critères pour classer un sol :
- classification GTR (guide technique pour la réalisation des remblais et
des couches de formes)
- classification suivant la teneur en CO3Ca,
4.2 Classification LCPC
On commence par classer les sols en :
- sols grenus : plus de 50% des éléments  80 m
- sols fins : plus de 50% des éléments  80 m

4.2.1 Classification des sols grenus


4.2.2 Classification des sols fins

4.3 Autres types de classification


On peut également utiliser d’autres critères pour classer un sol :
- classification GTR (guide technique pour la réalisation des remblais et
des couches de formes)
- classification suivant la teneur en CO3Ca,
- classification suivant la teneur en matières organiques.

5. Etat d’un sol


5.1 Paramètres d'état
5. Etat d’un sol
5.1 Paramètres d'état
Ce sont les quantités respectives de solide, eau et gaz entrant dans un volume de
sol donné.
Volumes Poids

Va AIR =0
Vw EAU Ww
V W

Vs SOLIDE Ws

Dans un volume V de sol, on définit les grandeurs suivantes :


- Volume de solide Vs
- Volume d'eau Vw
- Volume d'air Va
- Volume des vides Vv = Vw + Va
- Poids de solide Ws
- Poids d'eau Ww ▌▌
Volumes Poids

Va AIR =0
Vw EAU Ww
V W

Vs SOLIDE Ws

Dans un volume V de sol, on définit les grandeurs suivantes :


- Volume de solide Vs
- Volume d'eau Vw
- Volume d'air Va
- Volume des vides Vv = Vw + Va
- Poids de solide Ws
- Poids d'eau Ww

Poids spécifiques :
- Poids spécifique du sol  = W/V
- Poids spécifique du sol sec d = Ws/V
- Poids spécifique du solide s = Ws/Vs
- Poids spécifique de l'eau w = Ww/Vw = 10 kN/m3
Poids spécifiques :
- Poids spécifique du sol  = W/V
- Poids spécifique du sol sec d = Ws/V
- Poids spécifique du solide s = Ws/Vs
- Poids spécifique de l'eau w = Ww/Vw = 10 kN/m3

Paramètres sans dimensions :


- Teneur en eau w = Ww/Ws (exprimé en %)
- Indice des vides e = Vv/Vs
- Porosité n = Vv/V
- Degré de saturation Sr = Vw/Vv (exprimé en %)

Exercice :
Etablir la relation donnant  en fonction de e, s et w.
Compléter le diagramme poids-volume en posant Vs = 1 .
Exercice :
Etablir la relation donnant  en fonction de e ,s et w.
Compléter le diagramme poids-volume en posant Vs = 1 .
Volumes Poids

AIR =0
e
EAU s . w
e+1
1 SOLIDE
s

Vv avec Vs = 1  Vv = e
e=
Vs
Ws Ws Ws
s = = =
Vs 1
Ww
w=  Ww = w . Ws = w . s
Ws
W s + w . s s (1 + w)
 = =
e + 1
=
e+1
V
Les adjuvants
1 Généralités
1-1 Historique
1-2 Définition
1-3 Classification
2 Adjuvants modifiant l’ouvrabilité du béton
2-1 Fonction principale
2-2 Principe d’action
2-3 Effets secondaires
2-4 Domaine d’utilisation
3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement
3-1 Retardateurs de prise
3-2 Accélérateurs de prise et accélérateurs de durcissement
4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières
4-1 Entraîneurs d’air
4-2 Hydrofuges de masse
4-3 Rétenteurs d’eau
5 Produits de cure
1 Généralités
1-1 Historique
Dès 1850, date de fabrication du ciment Portland, des recherches sont
menées pour agir sur :
- la maniabilité des pâtes de ciment,
- les temps de prise,
- les caractéristiques mécaniques,
- la porosité.

Le syndicat SYNAD contribue à faire connaître et à développer


l’utilisation des adjuvants.

En 1970 les adjuvants étaient encore peu utilisés.

Ils ont suivi le développement du BPE et du béton préfabriqué.

De nos jours les adjuvants sont des produits incontournables.


la consommation est en 35 ans de moins de
20 000 t. à plus de 100 000 tonnes
1-2 Définition
Selon la norme NF EN 934-2,
• Un adjuvant est un produit incorporé à faible dose aux bétons, mortier
ou coulis.
Dosage  5 % de la masse de ciment
Il est introduit soit :
- lors de la fabrication, au cours du malaxage,
- avant la mise en œuvre.
Sont exclus de la norme :
- les produits ajoutés au clinker lors de la fabrication des ciments,
- les produits dont le dosage dépasse 5 % du ciment.

• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Son rôle
Améliorer certaines propriétés de la pâte de ciment :
- à l’état frais,
- pendant la prise et le durcissement,
- à l’état durci.
• Ses effets
Un adjuvant ne peut entraîner :
- une diminution des caractéristiques du béton que dans les limites
précisées par la norme,
- une altération des armatures de BA ou aciers de précontrainte.
Un adjuvant est défini par :
- une fonction principale et une seule, dont l’efficacité dépend du
dosage,
- une ou plusieurs fonctions secondaires, souvent indépendantes de la
fonction principale.

L’emploi d’un adjuvant peut aussi entraîner des effets secondaires


non directement recherchés.
• Ses effets
Un adjuvant ne peut entraîner :
- une diminution des caractéristiques du béton que dans les limites
précisées par la norme,
- une altération des armatures de BA ou aciers de précontrainte.
Un adjuvant est défini par :
- une fonction principale et une seule, dont l’efficacité dépend du
dosage,
- une ou plusieurs fonctions secondaires, souvent indépendantes de la
fonction principale.

L’emploi d’un adjuvant peut aussi entraîner des effets secondaires


non directement recherchés.
Exemple :
Ainsi un adjuvant réducteur d’eau peut avoir une fonction secondaire
de retardateur de prise.
1-3 Classification
Les adjuvants sont classés suivant leur fonction principale.
1-3 Classification
Les adjuvants sont classés suivant leur fonction principale.
On peut distinguer trois grandes catégories d’adjuvants :
• ceux qui modifient l’ouvrabilité du béton :
- plastifiants,
- plastifiants-réducteurs d’eau,
- superplastifiants,
• ceux qui modifient la prise et le durcissement :
- accélérateurs de prise,
- accélérateurs de durcissement,
- retardateurs de prise,
• ceux qui modifient certaines propriétés particulières
- entraîneurs d’air,
- hydrofuges de masse,
- rétenteurs d’eau.
Nota :
Les produits de cure ne sont pas des adjuvants, mais ils protègent le
béton pendant son durcissement.
2 Adjuvants modifiant l’ouvrabilité du béton
2-1 Fonction principale
Ces adjuvants modifient le comportement des bétons avant le début de
prise :
- abaissent le seuil de cisaillement de la pâte,
- modifient la viscosité.
Ces adjuvants ont pour propriété soit :
- pour un dosage E/C donné, de rendre le béton plus fluide,
- pour une maniabilité ciblée, de diminuer le rapport E/C du béton,
afin d’augmenter les résistances mécaniques à court et long terme.
2-3 Effets secondaires
Retard au niveau de la prise du béton.
Les molécules plastifiantes recouvrent en totalité les grains de ciment,
→ l’eau n’arrive pas à la surface des grains de ciment,
→ la réaction d’hydratation est retardée,
→ un retard au niveau de la prise et des montées en résistances est
constaté.
Augmentation de la compacité et durabilité
La diminution de la teneur en eau de béton entraîne :
- une augmentation de sa compacité,
- une baisse de sa perméabilité,
→ une augmentation de sa durabilité.

2-4 Domaine d’utilisation


• Plastifiants réducteurs d’eau
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons fermes tout en conservant une facilité de mise en œuvre
(coffrages glissants),
2-4 Domaine d’utilisation
• Plastifiants réducteurs d’eau
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons fermes tout en conservant une facilité de mise en œuvre
(coffrages glissants),
- ouvrages nécessitant des résistances élevées (réduction de E),
- béton coulé sous l’eau (évite le délayage),
- béton avec des granulats concassés et pauvres en fines…
• Superplastifiants
Ils sont préconisés dans les cas suivants :
- bétons autoplaçants et autonivelants (dallages, fondations, radiers),
- mise en œuvre de béton pompé,
- bétonnage délicat nécessitant un béton très fluide (voile mince),
- confection des bétons de hautes ou très hautes performances…

3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement


Ces adjuvants modifient les solubilités des différents constituants des
ciments.
→ La cinétique chimique est modifiée.
3 Adjuvants modifiant la prise et le durcissement
Ces adjuvants modifient les solubilités des différents constituants des
ciments.
→ La cinétique chimique est modifiée.

3-1 Retardateurs de prise


• Fonction principale
- Augmenter le temps de début.
- Augmenter le temps de fin de prise.
Seuil de
cisaillement

Evolution du seuil de cisaillement


du béton en fonction du temps
• Principe d’action
Ces adjuvants sont à base :
Ils freinent la diffusion de la chaux libérée par l’hydratation du ciment
et retardent de ce fait la cristallisation.
• Effets secondaires
Ils peuvent :
- améliorer la maniabilité des bétons,
- réguler la chaleur dégagée en décalant les réactions chimiques,
- bloquer définitivement la prise, en cas de trop fort dosage.
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétonnage par temps chaud,
- transport ou pompage sur de longues distances,
- bétonnage de masse,
- coulage en continu de fondation.
3-2 Accélérateurs de prise et accélérateurs de durcissement
• Fonction principale
- Diminuer le temps de début de prise.
- Accélérer le développement des résistances initiales des bétons.
Résistances

Accélérateur
de prise

Béton
témoin

Fin de prise

Début de prise
Fin de prise
Début de prise

0 1h 1h30 2h 3h 3h30 4h 5h 6h Temps

Accélérateur de prise : Evolution du seuil de cisaillement du


béton en fonction du temps
• Principe d’action
Ces produits permettent d’accélérer les réactions de dissolution et le
développement des hydrates.

• Effets secondaires
- Risque d’avoir une résistance mécanique finale légèrement diminuée.

• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétonnage par temps froid,
- béton manufacturé nécessitant des décoffrages rapides (blocs, pavés,
tuyaux…),
- besoin d’augmentation de productivité en usine de préfabrication,
- bétons à hautes résistances initiales…

4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières


4 Adjuvants modifiant certaines propriétés particulières
4-1 Entraîneurs d’air
• Fonction principale
Ils permettent la formation à l’intérieur des mortiers et des bétons de
petites bulles d’air de taille régulière.
Leur répartition est homogène au sein de la matrice cimentaire.
• Effets secondaires
- Amélioration de la qualité des parements,
- Diminution de la résistance en compression (10 à 15%).
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons de bâtiment ou d’ouvrages d’art devant résister au gel
- bétons filés (poutrelles …),
- bétons routiers,
- béton/mortier de remblayage de tranchée,
-
4-2 Hydrofuges de masse
• Fonction principale
- Diminuer l’absorption capillaire.
- Procurer une bonne étanché.
• Principe d’action
Les hydrofuges sont à base d’acides gras.
Ces molécules précipitent avec les hydrates du béton et forment en
quelque sorte des bouchons obstruant les pores.
• Effets secondaires
- Les temps de prise peuvent être augmentés.
- La durabilité des bétons est renforcée.
Remarque :
Il ne corrige pas une mauvaise composition.

• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les cas suivants :
- bétons d’ouvrages hydrauliques (canaux, retenues d’eau, réservoirs…),
- galeries de tunnels,
- les mortiers d’étanchéité (chapes, coupure de capillarité sur
maçonnerie).

4-3 Rétenteurs d’eau


• Fonction principale
- Réguler l’évaporation de l’eau.
- Augmenter homogénéité et la stabilité du mélange.
Le ressuage par l’action de ces stabilisants est réduit de 50 %.

• Effets secondaires
La diminution des résistances à 28 jours par rapport à un béton témoin
est de l’ordre de 20 %.

• Domaine d’utilisation
Ils sont utilisés dans les ouvrages présentant un fort risque de ressuage
(dallage).
5 Produits de cure
• Fonction principale
- Protéger le béton frais après sa mise en œuvre, d’une dessiccation par
évaporation trop rapide de l’eau.
→ Evite la formation de fissures de retrait avant prise.

Mise en œuvre :
Par pulvérisation sur le béton frais. Il se forme après application un film
continu imperméable.
• Domaine d’utilisation
• Domaine d’utilisation
Ils sont recommandés pour les bétonnages :
- de routes, pistes,
- bordures de trottoir en continu,
- dallages, planchers.

D’une manière générale, tous les ouvrages pour lesquels le rapport


« surface d’évaporation/épaisseur » est élevé.
Ils sont vivement conseillés pour les bétonnages par temps chaud.
FIN
Chapitre II: Classification des sols
Les sols sont généralement identifiés et classifiés selon une combinaison de symboles
simples et de mots qui permettent à l’ingénieur d’en apprécier les caractéristiques par
analogie avec d’autres sols de la même classe.
En première approximation, on peut adopter, lorsque les dimensions des grains sont peu
différentes, la classification suivante selon le diamètre moyen des grains.

Fig.2.1 : Classification approximative d’un sol


Chapitre II: Classification des sols
Les classifications géotechniques ont pour but l’identification du sol en fonction de son
comportement dans diverses réalisations telles que routes, fondations, barrages etc…
Il existe plusieurs modes de classification en géotechnique les plus courantes sont :
• La classification unifiée des sols (USCS : Unified Soils Classification Systems) ou LPC
• La classification selon la granulométrie
• La classification AASHTO (American Association of state Highway and
transportation Official)
• GTR
Chapitre II: Classification des sols
1. Le système de classification unifiée des sols (USCS)
La base du USCS est que les sols grenus peuvent être classifiés à partir de leur
distribution granulométrique. Le comportement des sols fins de par leur plasticité. Par
conséquent, l’analyse granulométrique et les limites d’Atterberg sont nécessaires pour
classifier complètement les sols dans ce système. Les quatre (4) grandes divisions dans le
système USCS sont indiquées dans le tableau 2.1. Ce sont :
• Les sols à grains grossiers
• Les sols à grains fins
• Les sols organiques
• Les tourbes
Les sols organiques et les tourbes sont généralement identifiables à la vue.
Fraction ou catégorie de sol Symboles Limites granulométriques
Blocs erratiques sans Plus grand que 300 mm
Tab. 2.1 : Classification
Cailloux sans De 75 mm à 300 mm USCS simplifiée
1. Sols à grain grossiers
Gravier G 75 mm à 4,75 mm
Grossier 75 mm à 19 mm
Fin 19 mm à 4,75 mm
Sable S 4,75 mm à 0,075 mm
Gros 4,75 mm à 2,0 mm
Moyen 2,0 mm à 0,425 mm
Fin 0,425 mm à 0,075 mm
2. Sols à grains fins Moins de 0,075 mm
Silts (limons) M (sans dimension spécifique – utiliser les limites d’Atterberg
Argiles C (sans dimension spécifique)
3. Sols organiques O (sans dimension spécifique)
4. Tourbes Pt
Symbole de graduation Symboles de limites de liquidité
Bien gradué = W LL élevée = H
Mal gradué = P LL faible = L
Définitions Symboles Conditions Appellations
Cu > 4 Grave propre
Moins de 5% GW et bien graduée
Plus de 50% d’éléments < 1 < Cc < 3 Tableau 2.2 :
des éléments > 80μm Une des conditions de GWClassification
Gravier propre
des
GP
Graviers 80μm ont un non satisfaite solsmal gradué
grenus
diamètre > Limites d’Atterberg au- (plus de 50% des
Gravier
Plus de 12% GM
2mm dessous de A ou IP < 4 éléments > 80μm)
limoneux
d’éléments <
Limites d’Atterberg au- Gravier
80μm GC
dessous de A avec IP> 7 argileux
Cu > 6 Sable propre
Moins de 5% SW et bien gradué
Plus de 50% d’éléments < 1 < Cc < 3
des éléments > 80μm Une des conditions de SW Sable propre
SP
Sables 80μm ont un non satisfaite mal gradué
diamètre < Limites d’Atterberg au- Sable
Plus de 12% SM
2mm dessous de A ou IP < 4 limoneux
d’éléments <
Limites d’Atterberg au- Sable argileux
80μm SC
dessous de A avec IP> 7
 Si 5% d’éléments < 80μm < 12%, on utilise un double symbole (GW-GM, GW-GC, GP-GM, GP-GC, SW-SM,
SW-SC, SP-SM, SP-SC)
 Si 4<IP<7, on utilise un double symbole (GM-GC, SM-SC)
 Si 5% d’éléments < 80μm < 12% et Si 4<IP<7, on utilise un triple symbole (GW-GM-GC, GP-GM-GC, SW-
SM-SC, SP-SM-SC)
Fig. 2.2 : Classification des sols fins
: Diagramme de plasticité
Chapitre II: Classification des sols
2. Le système de classification AASHTO
Ce système est utilisé pour déterminer la qualité relative du sol pour remblai, fondation et base
d’une structure routière. Les groupes de sols reconnus par l’AASHTO sont donnés par le
tableau 2.3.
Tab.2.3 : Définition, divisions selon AASHTO
Chapitre II: Classification des sols
2. Le système de classification AASHTO
Dans ce système, les fines sont silteuses (limoneuses) si elles ont un IP inférieur à 10 et argileuse
si plus grand que 10.
Le système AASHTO classifie les sols en 8 groupes, de A-1 à A-8, et inclut plusieurs sous
groupes. Les seuls essais nécessaires sont l’analyse granulométrique et les limites d’Atterberg.
Chapitre II: Classification des sols
2. Le système de classification AASHTO
Les sols granulaires se trouvent de A-1 à A.3.
• A.1 : sont les matériaux bien gradués,
• A-3 : les sols propres, mal gradués (des sables).
• A.-2 : aussi granulaires mais une quantité considérables de fines (silt et argile).
Les groupes A-4 à A-7 sont les sols à grains fins (silts et argiles). Les sols hautement
organiques et les tourbes peuvent être placées dans le groupe A-8. Comme avec la
classification USCS les sols A-8 sont identifiés visuellement.
Les sols de chaque groupe sont évalués par un indice de groupe qui est utilisé pour
évaluer un sol dans un groupe. C’est la base de performance de plusieurs sols quand ils
sont utilisés en fondation ou routière.
Chapitre II: Classification des sols
2. Le système de classification AASHTO
L’Indice de Groupe varie de 0 à 20. Une classification complète inclut l’indice de groupe
qui est marqué entre parenthèse après le symbole AASHTO.
Exemple : A-2-6 (3) ; A-4 (5) ; A-6 (12) ; A-7-5 (17) ; etc.…
Formule de l’Indice de Groupe :
IG = 0.2a + 0.005 ac + 0.01 bd
a = passant tamis n° 200 entre 35 et 75 % [0-40]
b = passant tamis n° 200 entre 15 et 55 % [0-40]
c = Limite de Liquidité entre 40 et 60 [0 – 20]
d = L’indice de Plasticité entre 10 et 30 [0 – 20]
Chapitre II: Classification des sols
3. Classification GTR
Cette classification est la seule présentant un réel intérêt pratique et utilisée dans les
travaux de terrassement. Son utilisation est détaillée dans le Guide technique pour la
réalisation des remblais et couches de forme ; C’est pour cette raison qu’elle est désignée par
classification GTR.
Les grandes familles de matériaux de cette classification sont présentées dans le tableau
2.3.
Chapitre II: Classification des sols
3. Classification GTR
Classe Définition Caractéristique Sous-classe
A Sols fins Dmax ≤ 50mm et passant à A1 à A4 selon VBS ou
80µm > 35% IP
B Sols sableux et graveleux avec fines Dmax ≤ 50mm et passant à 80µm ≤ B1 à B6 selon VBS ou
35% IP et tamisat
C Sols comportant des fines et des Dmax > 50mm et passant à 80µm > 30 sous-classes selon
gros éléments 12% ou passant à 80µm ≤ VBS, _ 0 et tamisat à
12%+VBS > 0,1 50 mm
D Sols insensibles à l’eau avec fines VBS > 0,1 et passant à 80µm ≤ D1 à D3
12%
R Matériaux rocheux Voir la norme NF P 11-300
F Sols organiques et sous-produits Voir la norme NF P 11-300
industriels
Dmax = diamètre pour lequel 95% des grains du sol ont une dimension inférieure (soit D95 si la courbe
granulométrique est disponible, sinon appréciation visuelle de la dimension des plus gros éléments
Chapitre II: Classification des sols
Exercice 1
Des essais réalisés sur un échantillon de sol remanié ayant une teneur en eau à l’état
naturel de 21,5%, ont donné les résultats suivants :
- Analyse granulométrique (par voie humide et sédimentométrie)

Limites d’Atterberg :
Limite de liquidité = 31.00 % et Limité de plasticité = 24.80 %.
1) Déterminer les indices de plasticité et de consistance. Commenter
2) Classer ce sol d’après la classification USCS et AASTHO.
Chapitre II: Classification des sols
Exercice 2
On a effectué sur 4 échantillons de sols différents les essais d’identification dont les
résultats sont :

Appliquer à ces sols la classification USCS.


Les granulats
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
1-3 Différents types de granulats
1 Généralités
2 Origine minéralogique
3 Production des granulats
4-1 Extraction des granulats de roches massives
4-2 Extraction des granulats de roches meubles
4-3 Granulats de recyclage
4-4 Granulats artificiels
4-5 Traitement des granulats
1 Généralités
3 Gisements de granulats
4 Production des granulats
4-1 Extraction des granulats de roches massives
4-2 Extraction des granulats de roches meubles
4-3 Granulats de recyclage
4-4 Granulats artificiels
4-5 Traitement des granulats
4-6 Stockage et transport
4-7 Remise en état du site
5 Caractéristiques des granulats
5-1 Granulométrie - Granularité
5-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
5-3 Teneur en fines – Propreté
5-4 Masses volumiques
5.5 Foisonnement d’un sable
5.6 Autres propriétés
1 Généralités
2 Origine minéralogique
3 Gisements de granulats
4 Production des granulats
5 Caractéristiques des granulats
5-1 Granulométrie - Granularité
5-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
5-3 Teneur en fines – Propreté
5-4 Masses volumiques
5.5 Foisonnement d’un sable
5.6 Autres propriétés
6 Principales normes d’essais sur les granulats
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
Les granulats sont constitués:
- de grains minéraux,
- de dimensions n’excédant pas 125 mm,
- s’ajoutent les enrochements de D>125 mm mais M< 15 tonnes.
Ils sont désignés par d et D,
→l’étendue d/D = classe granulaire.
On définit 7 familles de granulat :
Familles Dimensions Caractéristiques
D ≤ 2 mm avec au moins
Fillers (farine) 0/D 85% de passant à 1,25 mm
70% de passant à 0,063mm

Sablons 0/D D ≤ 1mm

Sables 0/D 2 mm ≤ D ≤ 6,3 mm

Graves 0/D 2 mm ≤ D ≤ 45 mm

d  2 mm
Gravillons d/D
D ≤ 63 mm
d  31,5 mm
Ballast d/D
D ≤ 63 mm

Enrochements D D  125 mm
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
 poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.
ouvrages concernés :
- Bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, éléments
préfabriqués….)
ouvrages concernés :
- bâtiments (maisons individuelles, collectifs, lycées, élément
préfabriqués….)
- ouvrages de génie civil (centrales électriques, ponts)
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
En France, on produit et on utilise annuellement environ 560 millions
de tonnes de granulats pour l’ensemble de la construction.
Granulats et béton hydrauliques
Le béton hydraulique est une véritable “pierre reconstituée” analogue
 poudingues, conglomérats.
Les granulats jouent le rôle de matrice , ils apportent volume et
résistance, le ciment sert de liant à l’ensemble.

Granulats et viabilité
Les granulats peuvent être utilisés :
- non traités (sans liant),
1 Généralités
1-1 Définition des granulats
1-2 Besoin en granulats
1-3 Différents types de granulats
Un granulat, en fonction de sa nature et de son origine, peut être…
• Naturel :
- issu de roches meubles (alluvions)
- issu de roches massives, n’ayant subi aucune transformation autre
que mécaniques (tels que concassage, broyage, criblage, lavage).
• Artificiel :
d’origine minérale résultant d’un procédé industriel comprenant des
transformations thermiques ou autres.
• Recyclé :
obtenu par traitement d’une matière inorganique utilisée précédemment
dans la construction, tels que des bétons de démolition.
2 Production des granulats
L’accès au gisement représente une tâche administrative et
environnementale de grande ampleur qui peut facilement durer 5 à 10
ans.
En fin d’exploitation du gisement le site fait l’objet d’une remise en
état.
L’exploitation d’un gisement comprend les cinq étapes suivantes :
- décapage des niveaux non exploitables,
- extraction des matériaux,
- transfert sur les lieux de traitement,
- traitement des granulats pour obtenir les produits finis,
- remise en état du site exploité.

2-1 Extraction des granulats de roches massives


2-1 Extraction des granulats de roches massives
• Le décapage ou découverte.
- la terre végétale est décapée et stockée,
- les matériaux stériles et les parties altérées sont mis en dépôt ou
déclassés,
- mise à nu la partie saine de la roche à exploiter.

• L’abattage
But : réduction de la roche en blocs
→ un tir à l’explosif,
→ onde de choc,
→ blocs broyés.
Hauteur du front de taille = 15 m,
Largeur de 3 à 6m.

• Le transport
- tombereaux rigides (dumpers).
2 -2 Extraction des granulats de roches meubles
• En site terrestre (milieu sec)
- gisement de granulats alluvionnaires au-dessus du niveau d’eau
(nappe phréatique, eau de la rivière…)
→ exploitation directe,
→ engins traditionnels.

• En site immergé (milieu hydraulique)


L’extraction peut être réalisée par :
- drague à godets,
- drague à grappin,
- drague suceuse,
- pelles hydrauliques,
- dragueline…
4 -2 Extraction des granulats de roches meubles
• En site terrestre (milieu sec)
- gisement de granulats alluvionnaires au-dessus du niveau d’eau
(nappe phréatique, eau de la rivière…)
→ exploitation directe,
→ engins traditionnels .

• En site immergé (milieu hydraulique)


L’extraction peut être réalisée par :
- drague à godets,
- drague à grappin,
- drague suceuse,
- pelles hydrauliques,
- dragueline…

Le dragage ramène à la surface le “tout-venant” qui est ensuite chargé


sur bateaux, sur camions ou sur bandes transporteuses en bord de rive.
2-3 Granulats de recyclage
Avantages :
- protection des ressources naturelles,
- protection des sites.
• Matériaux de démolition
Provenance :
- béton de ciment,
- graves ou sables traités ou non par des liants hydrauliques,
- des enrobés bitumineux,
- des briques et tuiles, des verres.
Recyclage :
- un pré-tri sur chantier,
- plates-formes de recyclage où ils sont traités:
concassage,
criblage,
contrôle de la qualité et de la conformité aux normes.
Utilisation :
- les chantiers locaux,
- réaménagements de carrières.
• Agrégats d’enrobés
Ils proviennent du fraisage ou de la démolition d’enrobés bitumineux
ainsi que des surplus de fabrication des centrales d’enrobage.
FRAISEUSE A FROID W 2200

FRAISEUSE A FROID W 2200

FRAISEUSE A FROID W 2200

FRAISEUSE A
FROID W 2200
FRAISEUSE A FROID W 2200

• Agrégats d’enrobés
Ils proviennent du fraisage ou de la démolition d’enrobés bitumineux
ainsi que des surplus de fabrication des centrales d’enrobage.

Utilisation :
- constituant élémentaire de mélanges hydrocarbonés.
3-4 Granulats artificiels
Des granulats artificiels peuvent être employés pour réaliser des bétons
à usages spécifiques.
• Sous-produits de la sidérurgie (Laitier)
- le laitier de haut-fourneau
Après refroidissement, il est concassé et calibré pour être conforme aux
souhaits du client.

• Granulats à hautes caractéristiques


- granulats élaborés industriellement,
Utilisation :
- la résistance à l’usure de dallages industriels,
- freiner des rayons X (granulats ferreux).

• Granulats et composants légers


- granulats d’argile expansée,
- granulats de schiste expansé ou le laitier expansé.
• Granulats et composants légers
- granulats d’argile expansée,
- granulats de schiste expansé ou le laitier expansé.
Utilisation :
- bétons légers ,
- bétons isolant thermiquement,
- béton de remplissage.

3-5 Traitement des granulats


Le traitement :
- réduire des éléments rocheux par fragmentation,
- les trier en fonction de leur taille.
La conception d’une chaîne de concassage-criblage est conditionnée
par :
- quantités à produire,
- classes granulaires à obtenir,
- les propriétés de la roche.
3-5 Traitement des granulats
Le traitement :
- réduire des éléments rocheux par fragmentation,
- les trier en fonction de leur taille.
La conception d’une chaîne de concassage-criblage est conditionnée
par :
- quantités à produire
- classes granulaires à obtenir,
- les propriétés de la roche.
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
- les appareils opérant par chocs, les matériaux sont soit frappés
violemment par un organe tournant à grande vitesse (concasseurs à
percussion et axe horizontal) , soit projetés sur un écran de
fragmentation sous l’effet de la force centrifuge (concasseurs à
projection et axe vertical).
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
- les appareils opérant par chocs, les matériaux sont soit frappés
violemment par un organe tournant à grande vitesse (concasseurs à
percussion et axe horizontal) , soit projetés sur un écran de
fragmentation sous l’effet de la force centrifuge (concasseurs à
projection et axe vertical).
• Criblage
- séparation des grains en fonction de leur taille,
- permet d’obtenir différentes classes granulaires.
Criblage et lavage
• Pré-tri et lavage
- Eliminer les éléments stériles, friables et terreux collés sur les grains.
• Concassage
On distingue deux types d’appareils :
- les appareils dans lesquels les matériaux subissent une action répétée
d’écrasement entre deux pièces (concasseurs à mâchoires, concasseurs
giratoires,
- les appareils opérant par chocs, les matériaux sont soit frappés
violemment par un organe tournant à grande vitesse (concasseurs à
percussion et axe horizontal) , soit projetés sur un écran de
fragmentation sous l’effet de la force centrifuge (concasseurs à
projection et axe vertical).
• Criblage
- séparation des grains en fonction de leur taille,
- permet d’obtenir différentes classes granulaires.
• Lavage
- Débourber, laver ou dépoussiérer permet d’obtenir des granulats
propres favorisant l’adhérence.
• Criblage
- séparation des grains en fonction de leur taille,
- permet d’obtenir différentes classes granulaires.
• Lavage
- Débourber, laver ou dépoussiérer permet d’obtenir des granulats
propres favorisant l’adhérence.

3-6 Stockage et transport


Stockage :
- stockage sous forme de tas,
- dans des silos ou des trémies.
Transport :
- train,
- camion,
- péniche.

3-7 Remise en état du site


3-7 Remise en état du site
L’autorisation d’ouverture, par arrêté préfectoral pour une durée
maximale de trente ans renouvelable.

Des contrôles réguliers sont effectués par les DREAL


(Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du
logement).

Pendant cette période l’exploitant doit respecter ses engagements


portant sur :
- les techniques et le phasage des opérations d’extraction et de
traitement,
- le réaménagement progressif du site,
- les contraintes environnementales,
- l’hygiène et la sécurité des personnes.

Après exploitation le site est rendu à ses propriétaires.


Une nouvelle activité est ainsi possible.
3 Caractéristiques des granulats
Les granulats doivent être conformes à des normes.
3-1 Granulométrie - Granularité
• Vocabulaire :
Granulométrie ou analyse granulométrique.
Granularité (d/D).

• Analyse granulométrique par tamisage (NF P 933-1)


le matériel :
- tamis,
- diamètre nominale en mm,
- progression géométrique de raison 101/10
(soit 1,259) depuis le tamis 0,063
- module M = [10 x log (1000xd)] + 1
- Dimensions des tamis de la Série R20
0,063 - 0,08 - 0,10 - 0,125 - 0,16 - 0,20 - 0,25 - 0,315 - 0,40 - 0,50 - 0,63 –
0,80– 1 - 1,25 - 1,60 – 2 - 3,15 - 4– 5 - 6,30 – 8 – 10 - 12,50 – 14 – 16 – 20 -
25 - 31,50 – 40 – 50 – 63 – 80 – 100 – 125
- passant et refus.
Essai :
- échantillonnage,
- tamisage,
- mesure de la masse des refus parties.

refus
cumulé

refus partiel

tamisât
cumulé

Analyse granulométrique
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.
• Courbe granulométrique
Les résultats sont donnés sous forme d’une courbe granulométrique.
- diamètre ou module en abscisse,
- les pourcentages pondéraux des tamisats cumulés en ordonnée.

• Module de finesse
Les sables sont caractérisés par le module de finesse (MF).
MF =  (refus cumulés sur tamis 4 - 2 - 1 - 0,5 – 0,25 et 0,125 )/100
Remarques:
Un sable pauvre en éléments fins aura un MF élevé.

• Classe granulaire
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des séries suivantes :
Série de base Série de base
Série de base
+ série 1 + série 2
0 0 0
1 1 1
2 2 2
4 4 4
- 5,6 ou (5) -
- - 6,3 (6)
8 8 8
- - 10
- 11,2 (11) -
- - 12,5 (12)
- - 14
16 16 16
- - 20
- 22,4 (22) -
31,5 (32) 31,5 (32) 31,5 (32)
- - 40
- 45 -
- 56 -
63 63 63
• Classe granulaire
La norme impose que d et D appartiennent à une des série normalisées :
Les valeurs choisies doivent également satisfaire aux critères suivants:
3-2 Coefficient d’aplatissement (NF EN 933-3)
E
La forme des gravillons est déterminée le coefficient A
Pus A est élevé, plus le gravillon L

contient d’éléments plats .

• Essai d’aplatissement
Cet essai consiste en un double tamisage
- un tamisage sur tamis,
- un tamisage sur grille.
Les différentes classes granulaires d/D
isolés par l’analyse granulométrique
sont tamisées une à une sur une grille
à fentes parallèles d’écartement e=d/1,58.
• Résultats
Pour une classe d/D on peut définir un coefficient d’aplatissement
partiel Ai :
Mei
Ai = 100
Mgi
avec Mei = masse passant à travers le tamis à fente
Mgi = masse de la classe d/D.
Le coefficient d’aplatissement global est égal à :

A=
 Mei 100
 Mgi
Pour les bétons on se limite à des granulats de catégorie FI20
3-3 Teneur en fines – Propreté
Les impuretés peuvent perturber:
- l’hydratation du ciment,
- l’adhérence granulats-liant.
→ Les fines argileuses, végétales ou organiques doivent être limitées.

• Essai de propreté superficielle d’un gravillon (NF EN 933-1)


La propreté superficielle = (Masse fines < 0,5 mm)/Masse totale

• Essai d’équivalent de sable normal (NF EN 933-8)


Essai d’équivalent de sable à 10% de fines (SE10)
Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,

Mouillage

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
- agitation énergique,

Agitation

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
- agitation énergique,
- lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,

Lavage du sable

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
- agitation énergique,
- lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,
- repos pendant 20 mn,

Repos

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
1 kg - agitation énergique,
- lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,
- repos pendant 20 mn,
- mesure de la hauteur h1,
- mise en place du piston taré,

h1

Mesures

Essai d’équivalent de sable


Essai :
- échantillon de 120g sur la fraction
0/4 mm (ou 0/2 mm pour SE à 10%),
- mouillage pendant 10 mn,
1 kg - agitation énergique,
h2 - lavage du sable à l’aide d’une
solution lavante,
- repos pendant 20 mn,
- mesure de la hauteur h1,
- mise en place du piston taré,
- mesure de la hauteur h2,
- Calcul de SE =100. h2/h1 en%

h1
h2

Mesures

Essai d’équivalent de sable


3-3 Teneur en fines – Propreté
Les impuretés peuvent perturber:
- l’hydratation du ciment,
- l’adhérence granulats-liant.
→ Les fines argileuses, végétales ou organiques doivent être limitées.

• Essai de propreté superficielle d’un gravillon (NF EN 933-1)


La propreté superficielle = (Masse fines < 0,5 mm)/Masse totale

• Essai d’équivalent de sable normal (NF EN 933-8)


Essai d’équivalent de sable à 10% de fines

• Essai au bleu de méthylène (NF EN 933-9)


Cet essai permet de caractériser les fines contenues.
Seules les particules argileuses ont une capacité d'adsorption ionique,
fixant ainsi le bleu de méthylène à la surface des grains.
Essai :
- mise en solution de l’échantillon,
- introduction progressive du bleu,
- le bleu entoure toutes les particules,
- présence d’un début d’excès.

bleu de méthylène

particules
argileuses

Essai au bleu de méthylène


Essai :
- mise en solution de l’échantillon,
- introduction progressive du bleu,
- le bleu entoure toutes les particules,
- présence d’un début d’excès.

Essai au bleu de méthylène


• Essai au bleu de méthylène (NF EN 933-9)
Cet essai permet de caractériser les fines contenues.
Seules les particules argileuses ont une capacité d'adsorption ionique,
fixant ainsi le bleu de méthylène à la surface des grains.

Par définition, la valeur de bleu de méthylène, MB, est exprimée en


grammes de colorant par kilogramme de la fraction 0/2mm.
MB = quantité totale de bleu introduite [g]/M échantillon [kg]
La solution de bleu de méthylène étant dosée à 10g/l).
MB = [Link]/M
avec Vb en ml et M en grammes dans cette expression

3-4 Masse volumique (NF EN 1097-3)


3-4 Masse volumique (NF EN 1097-3)
• Notion de porosité d’un grain
Volume Va pris en Volume Vr pris en compte
compte pour le calcul de pour le calcul de la masse
Porosité
la masse volumique volumique réelle
accessible Porosité
absolue
à l’eau fermée

Schématisation d’un Les pores accessibles à l’eau Tous les pores font
grain poreux sont exclus du volume Va partie du volume Vr

ms
Masse volumique absolue =
Va
ms
Masse volumique réelle =
Vr
avec ms désignant la masse sèche obtenue après étuvage à 105°C

• Coefficient d’absorption d’eau


• Coefficient d’absorption d’eau
Caractérise l’augmentation de masse, liée à l’absorption d’eau par
l’échantillon.
mssd − ms
WA= 100
ms
avec mssd = mase du granulat saturé, sec en surface
ms = mase du granulat sec
Le coefficient d’absorption après 24 heures d’immersion est noté WA24

• Masse volumique apparente (en vrac)

essai :
- peser récipient vide de volume VT, soit M1 sa masse,
- remplir ce récipient et peser la nouvelle masse M2.
M 2 − M1
 app =
VT
La masse volumique est d’autant plus faible, que les vides
intergranulaires sont importants.
• Masse volumique absolue et réelle
La masse volumique absolue est le rapport entre la masse de
l’échantillon séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y
compris ses pores fermés, mais à l’exclusion des pores susceptibles
d’absorber de l’eau.
ms
a =
Va
La masse volumique réelle est le rapport entre la masse de l’échantillon
séché en étuve et le volume qu’il occupe dans l’eau, y compris ses pores
fermés et ceux susceptibles d’absorber de l’eau.
ms
r =
Vr

Remarque:
Dans le cas de granulats très denses, peu poreux, les masses volumiques
réelle et absolue ont des valeurs très proches.
Méthode de l ’éprouvette
Méthode de l’éprouvette graduée :
- remplir avec de l’eau une éprouvette,
soit V1 ce volume,

V1

Masse volumique absolue


Méthode de l’éprouvette graduée :
- remplir avec de l’eau une éprouvette,
soit V1 ce volume,
- mettre une masse ms d’échantillon sec,
- noter le nouveau volumeV2,
- la masse volumique a pour expression:
a=ms/(V2-V1)

V2
V1

Échantillon de masse : ms

Masse volumique absolue


Méthode du pycnomètre :
- remplir le pycnomètre d’eau (M0),
- vider un peu le pycnomètre (M2),
- ajouter des granulats (M3),
- compléter d’eau le pycnomètre (M4),
- calculer a

même niveau

M0 M1 M2 M3

Masse volumique absolue


Méthode de la pesée hydrostatique
- peser un échantillon de granulat (M1),
- poser ces granulat sur le plateau d’un
balance hydrostatique (M2),
- calculer a

M1
0 gramme M2
0 gramme

Masse volumique absolue


3.5 Foisonnement d’un sable

Interprétation :

ménisque d’eau

grain de sable
3.6 Autres propriétés
Les granulats devront résister à l’attrition lors :
- du transport en camion,
- des opérations de malaxage,
- de mise en œuvre des bétons,
- des actions de service…

• Résistance aux chocs


Essai Los Angeles (LA)
• Résistance à l’attrition
Essai : Micro Deval en présence d’Eau (MDE)
• Résistance au polissage des gravillons
Essai de polissage accéléré (CPA)
• Essai de fragmentation dynamique
• Résistance des gravillons au gel-dégel
FIN
Les bétons
Les bétons
1 Introduction
1-1 Béton – Mortier – Coulis
1-2 Pourquoi le béton ?

2 Propriétés du béton frais


2-1 Ouvrabilité
2-1.1 Essai d’affaissement ou « Slump test »
2-1.2 Essai Vébé (NF EN 12350-3)
2-1.3 Indice de serrage (NF EN 12350-4)
2-1.4 Essai d’étalement (NF EN 12350-5)
2-2 Vibration du béton
2-2.1 Rôles de la vibration
2-2.2 Principe d’action de la vibration
2-2.3 Matériels de vibration
2-3 Ressuage
2-4 Ségrégation du béton
2-5 Teneur en air (NF EN 12350-7)
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
3-2 Résistance en flexion (NF EN 12390-5)
3-3 Résistance en traction (NF EN 12390-6)
3-4 Essais non destructifs
3-5 Loi de comportement
3-6 Fluage du béton
3-7 Dilatation thermique

4 Durabilité des bétons – en 206-1


4-1 Attaques chimiques du béton
4-2 Notion de durabilité - NF EN 206-1.
4-3 Classes d’exposition
4-4 Exigences liées au dosage
4-5 Exigences liées à la résistance
4-6 Exigences liées à la teneur en chlorures
4.7 Désignation des bétons.

5 Formulation d’un béton


5 Formulation d’un béton
5-1 Objectifs d’une formulation
5-2 Paramètres influant sur la résistance
5-3 Hypothèses de départ
5-4 Dosage en ciment et en eau
5-5 Composition granulaire
5-6 Essais d’étude - Corrections

6 Nouveaux bétons
6-1 Bétons à Hautes Performances
6-2 Bétons autonivelants (BAN) ou autoplaçants (BAP)
6-3 Bétons fibrés
6-4 Bétons Fibrés à Ultra hautes Performances – BFUP
1 Introduction
1-1 Béton – Mortier – Coulis
Le béton désigne l’association de plusieurs matériaux : matrice + liant.
Béton hydraulique : sable, gravier, ciment et eau.
Mortier de ciment : sable, ciment et eau.
Coulis : mortier très fin et très fluide.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
1-2 Pourquoi le béton ?
Il possède de très nombreuses qualités :
• C’est un matériau hydraulique → il durcit en présence d’eau et
sous l’eau.
• Son pH basique (pH > 12) permet l’association acier–béton
→ la pâte de ciment passive les armatures.
• Il est incombustible et relativement stable au feu.
• Il est maniable pendant un temps suffisant
- coffrages de formes complexes.
• Sa forte densité est également un atout:
- elle apporte une stabilité vis-à-vis des contraintes climatiques (vent),
- elle isole des bruits aériens.
• Son coût est voisin de 185 000 HT/m3 livré chantier.

En contrepartie, ces principaux défauts sont :


• un comportement fragile,
• une résistance à la traction quasiment nulle.
2 Propriétés du béton frais
2-1 Ouvrabilité
C’est l’aptitude d’un béton à remplir les coffrages et à enrober
convenablement les armatures.
Rôle de l’eau sur le béton frais ou à l’état durci :
• apporte maniabilité et cohésion
• elle permet l’hydratation du ciment:
- apporte la résistance,
- en théorie le ciment n’a besoin que de 25% de son poids en eau
pour s’hydrater
• Le dosage en eau ne peut pas être augmenté dans le seul but
d’améliorer l’ouvrabilité.
Un excès d’eau a pour conséquences :
- un phénomène de « ressuage »,
- risque de ségrégation des constituants,
- une diminution de la compacité entrainant une baisse de sa résistance,
Un excès d’eau a pour conséquences :
- un phénomène de « ressuage »,
- risque de ségrégation des constituants,
- une diminution de la compacité entrainant une baisse de sa résistance,
fc [MPa]
fc max

E/C
0,30 0,40 0,50 0,60 0,70
– une porosité accrue,
– un bullage en surface.
La teneur en eau est déterminée en fonction :
- de l’ouvrabilité désirée,
- des conditions d’hydratation du ciment (résistance désirée).
2-1.1 Essai d’affaissement ou « Slump test »
Cet essai est très facile à mettre en œuvre sur chantier.
- matériel simple,
- mode opératoire également simple.
La norme NF EN 206-1 définit cinq classes d’affaissement :

Affaissement Consistance Classes


Tolérances
[mm] des bétons NF EN 206-1

10 à 40  10 mm Ferme S1

50 à 90  20 mm Plastique S2

100 à 150 Très plastique S3

160 à 210  30 mm Fluide S4

 220 Très fluide S5


2-1.2Essai d’étalement (NF EN 12350-5)
L’essai d’étalement permet de mesurer des variations de la consistance
de béton fluide.
340 mm  valeurs d’étalement  600 mm.
Cet essai n’est pas applicable :
- aux bétons auto-plaçant,
- aux bétons cellulaires,
- aux bétons caverneux,
- aux bétons dont la D est supérieure à 63 mm.
L’ appareillage comprend :
- une table d’étalement, plaque mobile
- un moule tronconique de course
course de 40 mm
200 mm de ht, inf = 200 et limitée
à 40

sup = 130 mm, mm

- une tige de piquage.


Essai : S

- remplir le moule tronconique butée


400
charnières
C hh-
h
en 2 couches, chacune piquée mm
base rigide = s
charnières
10 coups,
- araser soigneusement la
surface du béton,
- démouler,
- soulever de 40 mm et relâcher
la plaque mobile 15 fois de
suite,
- mesurer les diamètres d1 et d2,
- la valeur d’étalement a pour
expression : F = d1 + d2
2
Essai d’étalement
La norme NF EN 206-1 définit six classes d’étalement :

Classes
Etalement [mm] Tolérances
NF EN 206-1
 340 F1
de 350 à 410 F2
de 420 à 480 F3
 30 mm
de 490 à 550 F4
de 560 à 620 F5
 630 F6
La norme NF EN 206-1 définit six classes d’étalement :
2-2 Vibration du béton
2-2.1 Rôles de la vibration
La vibration appliquée au béton a pour fonction :
- remplir plus facilement le moule par plastification locale du mélange,
- faire circuler le béton autour des armatures,
- augmenter compacité de la matrice cimentaire.
Par voie de conséquence, il est possible de diminuer E (masse d’eau)
ce qui a pour effet :
- de diminuer leur porosité,
- d’améliorer l’adhérence acier –béton,
- d’accroître leurs caractéristiques mécaniques et leur durabilité,
- d’améliorer leur aspect de surface par diminution du bullage.
2-2.2 Principe d’action de la vibration
La vibration provoque la mise en mouvement des grains,
→ diminution des forces de frottement,
→ baisse de la viscosité,
→ meilleur écoulement du mélange.

Sous l’effet des forces dues :


- à la pesanteur,
- à la pression exercée par la masse du béton,
→ les grains se rapprochent,
→ ils se réarrangent dans un état plus dense.
zone de laitance
aiguille vibrante

béton serré

béton non serré


béton en cours
de serrage

rayon d’action de l’aiguille

Serrage à l’aide d’une aiguille vibrante


2-2.3 Matériels de vibration
Les matériels de vibration se répartissent en deux catégories principales:
– ceux qui fournissent une vibration interne au béton (ou pervibration),
le vibrateur agit directement au sein du béton, ;
– ceux qui apportent une vibration externe, le vibrateur agit sur le béton
par la mise en vibration du coffrage.

• Les vibrateurs internes ou aiguilles vibrantes


Il sont constitués d’un tube métallique dans lequel la rotation d’une
masselotte excentrée produit la vibration.
Les moteurs sont soit pneumatique soit électrique.
Les diamètres des aiguilles usuelles varient de 25 à 70 mm.
Le choix du vibreur est fonction :
- de la quantité de béton à mettre
en œuvre,
- de la dimension des granulats,
- de la densité du ferraillage,
- du lieu d’utilisation.

Vibreurs internes
Les vibreurs externes peuvent :
- être fixés sur les coffrages,
- équiper une table vibrante
supportant un moule.

Utilisation :
Essentiellement les usines de
préfabrication.

Vibreurs externes
Certains indices permettent d’apprécier le moment requis
pour arrêter la vibration :
- le béton cesse de se tasser,
- le dégagement de bulles d’air s’arrête,
- la laitance apparaît en surface.

Un excès de vibration favorise :


- le ressuage,
- la ségrégation.
Durée de vibration
2-3 Ressuage
Avant la prise, le béton peut être le siège de mouvements relatifs de
l'ensemble du squelette granulaire :
- déplacement vers le bas des éléments les plus lourds,
- remontée de l’eau entrainant de fines particules solides.
eau claire

Etat initial Etat final

t=0 t = 20 mn

Les conséquences du ressuage sont plutôt négatives :


Les conséquences du ressuage sont plutôt négatives :
• Le mouvement ascensionnel de l'eau peut être bloqué par des
obstacles tels que les granulats ou les armatures.
- dégradation de l'adhérence pâte-granulats,
- diminution de la résistance du béton,
- manque d’enrobage des armatures,
- mauvaise adhérence acier-béton,
- risque de corrosion .

• Le tassement du squelette granulaire est également gêné par les


armatures. Il peut alors se produire une fissuration dite « cassure
de béton frais » au droit des armatures.
• Le tassement du squelette granulaire est également gêné par les
armatures. Il peut alors se produire une fissuration dite « cassure
de béton frais » au droit des armatures.

• La hauteur de l’ouvrage se trouve légèrement diminuée.


• Des défauts de parement apparaissent.

Le ressuage peut résulter :


- d’un manque d’éléments fins dans le sable ou d’un dosage en ciment
insuffisant,
- d'un dosage en eau excessif,
- d’un mauvais dosage en adjuvant,
- d'un excès de vibration,
- d’un temps de prise trop long.
2-4 Ségrégation du béton
C’est également un mouvement relatif des grains.
Les gros granulats ont tendance à aller vers le bas,
→ le béton perd de son homogénéité.
Conséquences :
- la résistance mécanique diffère d’un endroit à l’autre de l’ouvrage,
- l’esthétique des parements peut être affectée,
- les armatures sont mal enrobées.

Nid d’abeilles
Nid d’abeilles

Pour éviter la ségrégation il est nécessaire :


- de malaxer le béton durant le transport,
- de limiter, lors du bétonnage, la hauteur de chute du béton,
- d’avoir une formulation adaptée à l’ouvrage, dimension du plus gros
granulat, quantité de fines, dosage en ciment, présence ou non
d’adjuvant…
- de vibrer convenablement l’ouvrage.
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
Rc jour
Rc 
100%
Rc28
80% Rc 

60%

40%

20%
Jours
0 7 14 21 28
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.
En France
On utilise des éprouvettes cylindriques
d’élancement 2.
Eprouvettes cylindriques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
16 x 32 159,6 320 200  40 mm
11 x 22 112,8 220 100  22,4 mm

En Allemagne
Les essais sont pratiqués sur des
éprouvettes cubiques.
Eprouvettes cubiques
Dimensions [mm] Section normale Dmax des
Appellation
Diamètre Hauteur [cm2] granulats
15 x 15 150 150 225  40 mm
10 x 10 100 100 100  22,4 mm

Eprouvettes normalisées
3 Propriétés du béton durci
3-1 Résistance en compression (NF EN 12390)
C’est la grandeur fondamentale pour l’ingénieur du BET.
• Confection des éprouvettes de béton
Les essais de compression sont réalisés sur des éprouvettes cylindriques
ou prismatiques normalisées. NF EN 12390-1.

La mise en œuvre et la conservation des éprouvettes doivent être


conformes à la norme EN 12390-2.
Le serrage du béton, obtenu par vibration ou piquage du béton, est
choisi en fonction de son l’affaissement au cône et du rapport E/C..
Après confection elles sont conservées :
- avant démoulage à une température de 20°C  5°C,
- puis stockées dans l’eau à une température de 20°C  2°C ou dans une
chambre humide donc l’hygrométrie relative est supérieure à 95%.
• Essai de compression (NF EN 12390-3)
L’essai consiste à solliciter les éprouvettes en compression simple
jusqu’à la rupture du béton.
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,

Essai de compression 
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,

Essai de compression 
▌▌
Essai :
- rectifier ou surfacer les extrémités des
éprouvettes cylindriques,
→ tolérance de planéité,
→ tolérance d’orthogonalité,
- Positionner l’éprouvette sur la presse de
compression,
→ centrage de l’éprouvette,
- régler la vitesse de chargement 0,6 MPa/s
soit 12 kN/s,
- charger l’éprouvette jusqu’à rupture,
- noter la valeur de la charge au moment de
la rupture (F),
- la résistance en compression a pour
expression : Rc = F avec
Ac
F : charge maximale provoquant la rupture,
Ac : section de l’éprouvette.

Essai de compression 
▌▌
• Essai de compression (NF EN 12390-3)
L’essai consiste à solliciter les éprouvettes en compression simple
jusqu’à la rupture du béton.
Ordres de grandeur de Rc :
- Bétons courants : 20 à 50 MPa
- Bétons hautes performances (BTP) : 50 à 100 MPa
- Bétons très hautes performances (BTHP) > 100 MPa
• Faciès de rupture
On distingue :
- au départ, de fines fissures verticales,
- au moment de la rupture, deux cônes,
- généralement nous avons des décollements de granulats et des
ruptures de granulats.
Pour Rc  60 MPa la rupture peut être brutale.
Ruptures correctes
Ruptures non correctes
• Classes de résistance (EN 206-1)
Classification des bétons lourds à 28 jours :

Classe Fck, cyl [MPa] Fck, cub [MPa]


C 8/10 8 10
C 12/15 12 15
C 16/22 16 22
C 20/25 20 25
C 25/30 25 30
C 30/37 30 37
C 35/45 35 45
C 40/50 40 50
C 45/55 45 55
C 50/60 50 60
C 55/67 55 67
C 60/75 60 75
C 70/85 70 85
C 80/95 80 95
C 90/105 90 105
C 100/115 100 115


Essai :

Essai sclérométrique 
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.

Essai sclérométrique 
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton.
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».

Essai sclérométrique 
▌▌
Essai :
Une masselotte qui est projetée par un
ressort sur un tube tige en contact avec la
surface du béton. fc,cub
La hauteur du rebond est lue sur une
échelle graduée et permet de définir un
« indice sclérométrique ».
Un diagramme de conversion permet d’en
déduire la résistance du béton.
Précision :
Résistances estimées à 20% près.

Essai sclérométrique 
▌▌
3-4 Essais non destructifs
Essai sur des ouvrages anciens :
- réaliser un carottage sur l’ouvrage,
- utiliser des essais non destructifs in situ.
• Essai sclérométrique (EN 12504-2)
Cet appareil est basé sur le bilan énergétique d’un corps lors d’un
impact.

• Auscultation sonique (EN 12504-4)


Cette méthode consiste à mesurer la vitesse de propagation d'une onde
ultrasonique dans le béton.
La vitesse d’autant plus élevée → module d’élasticité plus important,
→ résistance plus importante.
Le matériel :
- un générateur d’impulsions équipé d’un émetteur,
- un récepteur,
- un dispositif d’acquisition de mesures.
• Auscultation sonique (EN 12504-4)
Cette méthode consiste à mesurer la vitesse de propagation d'une onde
ultrasonique dans le béton.
La vitesse d’autant plus élevée → module d’élasticité plus important,
→ résistance plus importante.
Le matériel :
- un générateur d’impulsions équipé d’un émetteur,
- un récepteur,
- un dispositif d’acquisition de mesures.
Utilisation :
- permet d’apprécier l'homogénéité d'un béton,
- permet de localiser un défaut éventuel et en évaluer la taille (pieux).
3-6 Fluage du béton
Définition : le fluage est une déformation plastique lente d’un matériau sous
l’effet d’une charge de longue durée.
Le fluage augmente quand :
- augmente le dosage en ciment, le rapport E/C,
- augmente la résistance du béton,
- diminue l’âge au moment du chargement,
- diminue l’hygrométrie du milieu ambiant…
Pour un béton ordinaire : f  2 fois i
 attendre une maturation suffisante du béton avant de le mettre en
charge (mise en service d’un ouvrage).
4 Durabilité des betons – EN 206-1
4-1 Attaques chimiques du béton
• Corrosion des armatures dans le béton
Le béton est un élément basique de pH : pH 12 à 13
Les armatures enrobées de béton compact et non fissuré sont protégées
naturellement des risques de corrosion.

armatures non
protégées armatures protégées

pH =9 pH = 13

Dans certaines conditions cette protection peut être détruite :


- la carbonatation du béton d’enrobage,
- la pénétration des ions chlorures jusqu’au niveau des armatures.
Dans certaines conditions cette protection peut être détruite :
- la carbonatation du béton d’enrobage,
- la pénétration des ions chlorures jusqu’au niveau des armatures.
Dans la grande majorité des cas le phénomène est du :
- à une épaisseur d’enrobage trop mince,
- à un béton d’enrobage trop poreux, pas assez résistant.

• Carbonatation

•Action des ions chlorures

• Action des eaux agressives

.
4-2 Notion de durabilité - NF EN 206-1.
La durabilité d’un ouvrage, c’est sa capacité à conserver les fonctions
d’usage pour lesquelles il a été conçu.
- fonctionnement structurel,
- confort des usagers,
- aspect esthétique.

La norme NF EN 206-1 :
- impose de prendre en compte les conditions d’exposition
au milieu ambiant,
- fixe des caractéristiques minimums au béton fabriqué.

La norme NF EN 206-1 est applicable:


La norme NF EN 206-1 est applicable aux bétons de structure fabriqués
en usine (béton prêt à l’emploi), sur chantier ou dans les entreprises
réalisant des éléments préfabriqués.

Bétons de structure

BPE CHANTIER PRÉFABRIQUÉ


Fabrication certifiée.
Généralement la production d’une centrale à béton est contrôlée de
manière rigoureuse par un organisme indépendant du producteur. Ceci
permet d’obtenir un label de qualité et on parle alors de béton de
marque NF-BPE (Béton Prêt à l’Emploi) ou béton certifié

5 Formulation d’un béton courant


TECHNOLOGIE DU BATIMENT


Classe : L1

40 Heures :

Cours

TD Chargé du Cours :
Sortie (Visite de Chantier)
 YAOGO Evance
 Gaël Sylvestre
IngénieurenGénie
Ingénieur Géniecivil
Civil
Gérant de Syltrad Faso
Tel :70 08 85 95 / 76 55 61 61
Mail : yaogosyl@[Link]
PROGRAMME DU COURS
I. GENERALITE SUR LE GENIE CIVIL
II. TERRASSEMENT
III. NOTION DE BASE SUR LE BATIMENT
VI. FONDATIONS
V. PORTEURS VERTICAUX
VI. PORTEURS HORIZONTAUX
VII. DALLAGES
VIII. CHARPENTES
IX. COUVERTURES (TOITURES)
X. CLOISONS
…. MORTIERS
…. MENUISERIES
…. REVETEMENTS SOLS
…. PRECONTRAINT
…. TRAVAUX PUBLICS
….. CONSTRUCTION METALLIQUE
….. ETC…
I. GENERALITES SUR LE GENIE CIVIL
1. 1 Définition
Le génie civil est l’ensemble des activités conduisant à la réalisation de tout
ouvrage lié au sol. Ces activités se partagent en deux grandes catégories :
 Le BATIMENT
 Les TRAVAUX PUBLICS
D’où l’appellation « BTP »

1. 2 Bâtiment
• Un bâtiment constitue un ensemble stable, limité et clos par une enveloppe.

• Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
1. 3 Travaux Publics

Grands travaux d’aménagement du territoire. Ils peuvent être séparés en deux


grands groupes :

• Les voies de communication composées des routes, voies de navigation et


des voies ferrées, aménagement de ports ou d’aéroports,

• Les ouvrages d’art qui sont des constructions souvent prestigieuses


construites à l’unité ; ils font appel à des techniques de construction
complexes.
1. 4 les Intervenants dans un projet de Génie Civil (GC)

Une opération de construction en GC s’articule autour de plusieurs fonctions


assurées par :
 Maître d'ouvrage (MO) : Le client, le commanditaire, le donneur d'ordre...
l'Etat, une collectivité, un promoteur, ou un particulier qui veut construire sa
maison etc.
Architecte : souvent le premier interlocuteur du Maître d'ouvrage. En
fonction de son budget, il conçoit le projet pour répondre au cahier des
charges (fonctionnalité, esthétique). L'architecte est pour le Maitre d’ouvrage
une source de conseils opportuns.

BET ou bureau d'études techniques : calcule et dessine les plans de


structure qui seront vérifiés par le bureau de contrôle, puis utilisés par
l'entreprise de gros oeuvre.

Bureau de contrôle technique ou contrôleur technique (CT) : Son rôle est de


s'assurer du respect des normes en phase conception et travaux. Il vérifie les
calculs, les plans d'architecte et du BET. Le bureau de contrôle est le référent
technique du Maitre d'Ouvrage
Maitre d'oeuvre : Le chef d'orchestre du projet de construction. Il s'assure du
respect des délais, du budget, assure la direction des travaux et en est
responsable devant le Maitre d'ouvrage.
 Géotechnicien ou Bureau d'études de Sol : détermine la qualité du sol, ses
caractéristiques mécaniques et les dispositions à prendre pour les fondations
d’un ouvrage donné. Exemple : LNBTP

Entreprises : Chargées d’exécuter ou réaliser les travaux. Le chantier peut ne


comporter qu'une entreprise générale qui assure tous les travaux, ou
différentes entreprises qui correspondent aux différents corps de métier :
entreprise de gros œuvre (GO), de VRD (voirie réseaux divers), de plomberie,
d'électricité, de carrelage, de peinture, de menuiseries etc.

Coordonnateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) est chargé d'évaluer


les risques liés à la co-activité des entreprises travaillant sur le projet et de
préconiser des actions de prévention visant à éviter les accidents pendant les
travaux de construction et de maintenance.
1. 5 LES DIFFERENTES PHASES D’UN PROJET

a) La rencontre avec un architecte

Au premier contact, le maître d’ouvrage exprime ses attentes à l’architecte qui


l’aide à préciser ses besoins et son programme pour réaliser son projet architectural
dans les meilleures conditions. L’architecte informe le maître d’ouvrage sur les
conditions relatives au terrain, à la construction et aux fonctions du bâtiment, à
l’éventuelle expertise additionnelle à contracter ainsi que sur les démarches
administratives requises. Il s’enquiert du budget du maître d’ouvrage et apporte
éventuellement son assistance pour le montage financier.

b) Etudes d’esquisse

L’architecte présente les résultats de sa première étude de faisabilité du projet


souhaité et réalise une première esquisse en fonctions des différents paramètres liés
au terrain, aux options de la construction envisagée par le maître d’ouvrage et de
ses contraintes financières.
Cette esquisse initiale permet une première visualisation du projet inséré dans le
site. L’architecte précise aussi une première estimation du coût des différentes
options qui répondent aux attentes du maître d’ouvrage, il peut éventuellement
proposer plusieurs options qui mettent l’accent sur telle ou telle condition évoquée
par le maître d’ouvrage : minimisation des coûts de construction, minimisation des
coûts d’utilisation et d’entretien, maximisation de la longévité de la construction,
insertion optimale dans l’environnement naturel ou urbain, qualité architecturale,
etc… A ce stade, rien n’engage le maître d’ouvrage

c) Etudes d’Avant-Projet – AVP

Si le maître d’ouvrage est satisfait des premières études d’esquisse ou de


diagnostic, il peut décider de poursuivre les travaux dans les études d’avant- projet.

Au nombre de deux (APS et APD)


 Avant-Projet Sommaire – APS1
A ce point de la relation, l’architecte fournit une description précise des différentes
options retenues pour le projet de l’ouvrage et une estimation du coût et de la durée
des travaux. Une certaine tolérance peut être ménagée en fonction de la taille du
projet et de l’état d’avancement actuel des travaux d’études et de construction. Ce
document de travail sert à finaliser l’offre de services de l’architecte.

Avant-Projet Définitif – APD2



Le choix des matériaux est arrêté, les différentes prestations techniques et


l’ensemble des travaux sont précisés avec leur intégration au sein du projet et de
la construction. Un chiffrage précis de l’ensemble du projet est alors finalisé. Les
documents qui détaillent les caractéristiques définitives du projet architectural et
des performances convenues sont rédigés de manière formelle ; ils forment le
contrat qui précise point par point l’ensemble des services fournis par l’architecte
au maître d’ouvrage durant les phases suivantes.
Le maître d’oeuvre anime les réunions de chantiers dont il prépare et diffuse les
comptes rendus à l’ensemble des parties concernées. Il supervise également le
paiement des intervenants et l’accomplissement des prestations correspondantes
dans les temps prévus.

h) Livraison de l’ouvrage au Maître d’Ouvrage (MO)

Le maître d’oeuvre contrôle l’ensemble des travaux effectués et de la


réalisation des prestations dans leurs ultimes détails. Il se charge aussi du
décompte général des factures des différents prestataires et solde les comptes de
chantier.
Le maître d’oeuvre clôture alors le dossier des ouvrages réalisés et confirme
ainsi la conformité de l’ouvrage afin de correspondre aux termes des contrats
de garanties. Des pénalités peuvent être appliquées aux entreprises qui
dépasseraient la durée prévue pour leur intervention.
10
Une fois l’ensemble des travaux validés par le maître d’oeuvre et le maître
d’ouvrage, ceux-ci s’accordent de la réception finale du bâtiment, et la
passation complète de la responsabilité du ou des bâtiments au maître
d’ouvrage.

FIN

11
II. TERRASSEMENTS
2.1 Mouvement de terre
La construction d’un ouvrage en GC commence par des travaux de terrassement, c’est à
dire, par des mouvements de terre. Ces travaux débutent par le décapage de la terre
végétale. Ensuite on exécute des fouilles (excavations) ou des remblais suivant la nature
du projet. Exemple : Réalisation d’une plate-forme routière

Terrassement d’un talus 12


2.2Profilenlongetentraversd’unprojet

Profil en long : Coupe verticale passant par ( ou suivant) l’axe de l’ouvrage.

Profil en travers : Coupe verticale perpendiculaire au profil en long.

Terrain naturel Projet


(T.N.)
Déblai
D Remblai

2 km
Échelle :

Origine Fin du projet


du projet

Profil en remblai Profil en déblai


13
15 m
Échelle :
2.2 Profil en long et en travers d’un projet

Le profil en long ainsi que les profils en travers d’un tracé routier imposent
d’importants mouvements de terre.

Pour un chantier donné, on essaye d’équilibrer les déblais et les remblais, sous
réserve que les matériaux extraits du site conviennent à la réalisation des
remblais

PS 1 : Dans un projet de bâtiment, on réalise principalement des excavations. Il


n’y a donc pas d’équilibre possible.

PS 2 : Il peut être plus avantageux d’ouvrir une zone d’emprunts à proximité de


certains remblais, plutôt que d’y transporter des déblais éloignés.

14
2.3 Foisonnement du sol
a)Foisonnement initial
A l’issue d’une opération d’extraction, le volume de déblais (Vf) est supérieur au
volume d’emprunt (Ve) qu’occupait le sol en place, avant foisonnement.
Pourcentage de foisonnement = Ff
Volume de déblais
foisonnés
Ff = V f - V e  Vf = Ve (1 + Ff)
Ve Vf
Ve
Volume d’emprunt
b) Foisonnement résiduel

Si l’on utilisait la totalité du sol extrait (Ve) en remblai, le volume (Vc)


reconstitué à l’issue des opérations de compactage serait différent du volume
d’emprunt (Ve).

Pourcentage de foisonnement résiduel = Fc (contre- foisonnement) 15


Vc - Ve
Fc =  Vc = Ve (1 + Fc)
Ve

Conclusion Partielle

Ve

Volume d’emprunt Volume remblayé et compacté


D = Ve R= Vc = Ve + Ve x Fc
R = D + D x Fc

 Un mouvement de terre est équilibré lorsque : R = D (1 + Fc)

avec D=volume des déblais

R=volume des remblais.

16
2.4 - EXECUTION DES FOUILLES
1. Les fouilles

1.1 Rigole
Une fouille est dite en rigole lorsque sa largeur l et sa profondeur h satisfont aux
relations :
l  2 m et h  1 m 0 1 2 3 4 5 6 Largeur l

Rigole
1

1.2 Tranchée Profondeur h

Une fouille est dite en tranchée lorsque l et h satisfont aux relations suivantes :
- 1er cas : l  2 m et h > 1 m
- 2ème cas : l > 2 m et h > l /2
17
Exemple : Pose d’une canalisation EP souterraine
0 1 2 3 4 5 6 Largeur l

Rigole
1

3 Tranchée
4

Profondeur h

Remarque : Lorsque h est supérieur à 1 m et que la longueur L est du même


ordre de grandeur que la largeur l, la fouille est dite en puits.

1.3 Excavation superficielle

Une fouille est dite en excavation superficielle lorsque sa largeur l et sa profondeur h


satisfont aux relations :
l  2 m et h  l /2

Exemple : réalisation d’un parking enterré, terrassement des voies de circulation,… 18


0 1 2 3 4 5 6 Largeur l

Rigole
1 Excavation
superficielle
2

3 Tranchée
4

Profondeur h

2.5 Classification des terrains


Les terrains sont classés selon les difficultés d’extraction, dans l’ordre suivant :

Terrain ordinaire : terres végétales, sables meubles,...


Terrain argileux et caillouteux compact
Terrain compact : argile compact, sable fortement agglomérés
Roches devant être attaquées au pic ou à la pioche
Roches dures, exploitables au marteau piqueur.
Roches très dures nécessitant l’emploi de la mine.
Roches de sujétion: roches dont la nature nécessiterait normalement l’emploi
d’un explosif, mais pour lesquelles cet emploi est interdit par le Maître
19
d’ouvrage.
2.6 Engins de terrasement
1. Les engins de production

1.1 Les pelles

Une pelle est un engin automoteur à roues ou à chenilles dont :

le châssis est fixe durant le cycle de travail de l’engin,

la structure supérieure peut effectuer une rotation de 360°, creuser, soulever
des matériaux et les décharger à l’aide d’un godet monté sur un bras articulé.

20
Pelle
1.2 Les chargeuses

Une chargeuse est un engin automoteur à roues ou à chenilles, équipé d’un godet
frontal. Chargeur à chaînes

21
1.3 Les bouteurs (bulldozer)

Il est utilisé principalement dans les travaux suivants:

défrichement, déblaiement ,

défonçage des matériaux rocheux à l’aide de la dent fixée à l’arrière de


l’engin, poussage des décapeuses en cours de chargement.

Dent arrière
(ripper monodent)
Dent arrière
(ripper multidents)

22
Lame frontale
2. Les engins de transport
2.1 Les camions à gabarit routier

23
2.2 Les tombereaux de chantier

Tombereau rigide Tombereau articulé

Tombereau rigide sur une digue en construction

24
2.3 Les Décapeuses

Décapeuse ou Scraper

25
3. Les engins d’assistance

3.1 Les compacteurs


Compacteur à pieds dameurs

Compacteur à jante lisse

Compacteurs manuels

26
3.2 Les niveleuses

27
FIN

28
III. NOTION DE BASE SUR LE BATIMENT
3. 1 Bâtiment

 Un bâtiment constitue un ensemble stable, limité et clos par une enveloppe.

 Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
3. 2 Terminologie
Acrotère ou mur acrotère, en abrégé acrotère, un muret situé en bordure de
toitures terrasses pour permettre le relevé d'étanchéité.

29
Agrégats : Eléments minéraux entrant dans la composition des bétons ou de
mortiers (sables, gravillons, cailloux)

Allège : Partie du mur située entre le sol et le bas d’une fenêtre

30
Armatures : Structures en acier incorporées au béton permettant de donner aux
ouvrages en béton armé leur résistance aux efforts de flexion et de traction

Auvent : ouvrage en saillie en façade (toiture ou dalle) situé généralement au


dessus des portes d’entrée.

Baie : ouverture dans un mur fermé par une fenêtre, La baie est dite libre
lorsqu’elle ne reçoit pas de menuiserie.

31
Balcon : Dalle accessible sur une façade et protégée par un garde-corps.

Béton : Matériau de construction composé d'agrégats (sable, gravier, cailloux)


et d'un liant (ciment).

Béton armé : Béton incorporant une armature en acier lui conférant sa


résistance aux efforts de flexion et de traction

32
Béton précontraint : Béton armé dont les armatures sont mises en tension avant
coulage. Le béton est mis en compression par les tiges d'acier .

Briques: Eléments de construction préfabriqués à base d'argiles ou du mortier.


Elles peuvent être pleines ou creuses.
Carrelage : Composition d'éléments géométriques jointifs formant revêtement
de sol. (Terre cuite, pierre, grès…)

33
Chaînage: Ceinture en métal ou en béton reliant les murs porteurs et évitant
leur écartement.

Chape: Couche mince de ciment recouvrant la surface d'une dalle ou d'un


plancher. La chape est dite flottante lorsqu'elle est désolidarisée de la dalle ou du
plancher par un isolant ou tout autre matériau continu (lame d’air)

 Charpente: Ensemble d'éléments assemblés entre eux et servant d'ossature à la


couverture d'un bâtiment. 34
Cheminée: Elément intégré à la construction comprenant un foyer et un conduit
permettant l’évacuation extérieure des fumées.
Cloison: Désigne les parois non porteuses permettant d’organiser les espaces,
Elles peuvent être en briques, parpaings, carreaux de plâtre.

Combles : Partie de la maison située sous la toiture. Les combles peuvent être
perdus ou aménagés.

Contremarches : Faces verticales des marches d'un escalier


35
Dalle: Surface horizontale en béton reposant sur la structure d'une construction.

Eaux usées – Eaux vannes : eaux usées sont évacuées des cuisines et salle de
bains et les eaux vannes sont celles évacuées des WC
Emmarchement: largeur d’un escalier

Enduit: Revêtement de surface (environ 2cm pour les enduits traditonnels)


constitué d’un mortier de ciment et/ou de chaux hydraulique, destiné à recouvrir
une paroi afin d’en homogénéiser la surface et de l’imperméabiliser

Escaliers: Les escaliers peuvent avoir différentes configurations. Escalier droit,


escalier balancé (marches tournantes), escalier hélicoïdal (marches rayonnant
autour d'un axe central), escalier à la française (alternance de volées droites et de
palier

36
Etanchéité : Complexes bitumineux permettant la mise hors d'eau des terrasses.

Elévation : Façade ou coupe d'un bâtiment ou ouvrage de Génie Civil. .

Façade : Face extérieure d’un bâtiment ou un ensemble de faces que l’on voit
globalement de l’extérieur (façade principale, arrière, latérale)
Faîtage : Arête horizontale formée par la jonction de deux pans de toiture dans
leur partie haute.

Faux plafond : Plafond léger suspendu ou posé sur ossature en sous face du
plancher ou de la dalle structurante
Fenêtre : Menuiserie de différents types.

37
Fondation : Assises des structures d'une construction. Les fondations sont
conçues en fonction de la nature des sols. Fondations superficielles sur de bons
sols (roche, matériau compact et sec...) et pieux sur les sols de mauvaise qualité
(remblais, sols poreux...).
Garde corps: Barreaux de bois ou métalliques soutenant la main courante et
prenant appui sur la dalle.

Goutières : Profilés métalliques disposé en partie basse des toitures et destinés à


recueillir les eaux pluviales et à les canaliser vers les évacuations

Gros-Oeuvre : Eléments structurants d'une construction. (Fondations, murs,


dalles, toitures...)

Hourdis : Eléments préfabriqués de remplissage disposés entre les solives ou les


38
poutrelles d'un plancher.
 Infrastructures: Parties inférieures des structures, généralement enterrées .

 Isolation: Matériaux mis en oeuvre en vue de gérer les transmissions


thermiques ou acoustiques au travers des parois

Joint: Espace situé entre deux éléments. Le joint de dilatation permet de


compenser les variations dimensionnelles des matériaux dues à des écarts de
température.

Mezzanine: Plancher complémentaire aménagé dans une pièce offrant une


grande hauteur sous plafond.

 Mur de refend: Mur situé à l'intérieur de la construction et reliant les façades ou


les pignons entre eux.
39
Mur mitoyen : Mur situé sur la limite séparative entre deux propriétés .

Mur pignon : Mur latéral d'une construction, perpendiculaire aux façades


principales .

Plan de masse : Plan présentant les limites du terrain et son orientation,


l'implantation de la construction par rapport aux limites du terrain, le tracé des
voies de dessertes et les raccordements. Le plan masse fait figurer le plan des
toitures de la construction.

Plan de situation: Plan permettant de situer le terrain concerné par rapport à la


commune dans lequel il s'inscrit.

Poutrelle: désigne une petite poutre, d’un matériau quelconque ; en charpente


métallique, désigne un produit sidérurgique ayant une forme de H ou de I - dans
le bâtiment, désigne un élément porteur d'un plancher béton. .
40
Radier : Type de fondation utilisé sur les sols instables. Il est constitué d'une
dalle en béton armé, réalisée sous toute la surface d'un bâtiment. Le radier
permet une répartition homogène des charges sur le terrain.

Second oeuvre : Travaux tous corps d'état hors structures porteuses (gros
oeuvre) .

Semelle filante : En partie basse des fondations, elles sont situées sous les murs
porteurs et les poteaux.

Tuiles : Eléments de couverture en terre cuite. Ils existent en plusieurs


dimensions et sont de forme variable .

41
42
43
FIN

44
IV. FONDATIONS
4.1 Définition
 Qu’est-ce que les fondations?

Sont des ouvrages de transmission dont le rôle premier est de recevoir les charges et surcharges d’un
ouvrage (charges permanentes et d’exploitation) et les répartir de façon convenable sur le sol porteur
(SOL D’ASSISE) tout en évitant les tassements différentiels nuisibles à la stabilité de l’ouvrage.

Plusieurs types de fondations en fonction de la


nature du sol et de l’importance de l’ouvrage :
Superficielles

Profondes

Spéciales

45
4.2 Charges
 Quelles sont les charges agissant sur un ouvrage (Ex Bâtiment?)
4.2.1 les actions exercées par le sol
La poussée des terres, agissant sur les parois enterrées du bâtiment.

La poussée hydrostatique du sol saturé d’eau, agissant sur les parties enterrées
du bâtiment, verticalement et vers le haut.
La résistance du sol d’assise, agissant sur les fondations du bâtiment,
verticalement et vers le haut.

4.2.2 les actions non exercées par le sol

 Les charges permanentes : poids de tous les matériaux constituant le bâtiment


Exemple : Plancher 16 + 4 hourdis en béton : 2,85 kN/m2
 Les charges d’exploitation : poids propre des personnes et des mobiliers
Exemple : Logement individuel : 1,5 kN/m2 horizontal
46
 Les charges climatiques (action du vent et de la neige)
4.3 Fonctions des fondations et Stabilité de l’ouvrage

Fonction globale : , Elles reprennent les charges et les transmettent au sol en


assurant la stabilité de l’ouvrage.

Pour une bonne stabilité de l’ouvrage : Il faut qu’il y ait


• Equilibre des fondations
• Résistance mécaniques des fondations
• Résistance mécanique du sol
• Pérennité des fondations
4.4 Condition d’obtention de la Stabilité de l’ouvrage
Maitrise des soulèvements :
Qu’est ce qui peut être à l’origine de soulèvement?
Un sol saturé en eau, juste en dessous d’un ouvrage peut exercer une poussée
hydrostatique ascendante et préjudiciable à cet ouvrage. 47
Quelles solutions de principe pour éviter ces soulèvements?
• Il faut Drainer le sol en périphérie du bâtiment, afin d’éviter la saturation en
eau du sol sous le bâtiment.
• Installer un système de pompage automatisé de l’eau excédentaire, si un
simple drainage se révèle insuffisant.

4.5 Causes des tassements et différents sortes de tassements

L’action des forces verticales ou inclinées transmises par la superstructure aux


fondations provoque inévitablement des tassements du sol d’assise

Ces tassements peuvent être :


 Uniformes
 Différentiels

48
Tassements uniformes
• Dus à la compressibilité naturelle du sol d’assise sous l'action des charges, le volume apparent du
sol diminue localement sous les fondations du fait de la réduction des vides entre les grains et de
l’évacuation latérale de l‘eau interstitielle.

• Les tassements uniformément répartis sont généralement sans conséquence grave si le


dimensionnement suffisant des fondations permet de limiter la valeur de ces tassements.

Tassements différentiels
• Ils peuvent entrainer une déformation inacceptable par la structure a priori rigide du bâtiment, ce
qui peut provoquer une fissuration importante, voire la ruine partielle ou totale de l’ouvrage.

49
Causes des Tassements Différentiels

50
4.6 Dimensionnement des fondations

Ce dimensionnement concerne les 2 matériaux constitutifs des fondations : le béton, et l’acier. Le


dimensionnement des fondations devra donc obéir au règlement de calcul des ouvrages en béton
armé, actuellement en vigueur, qui est appelé B.A.E.L. (Béton Armé aux Etats Limites).

Détermination des caractéristiques (capacité portante) du sol d’assise

Obtenue à partir d’essais de laboratoire et in situ.


Essai de laboratoire :
Essai de cisaillement (Cohésion du sol C et Angle de frottement φ
Masse volumique du sol

 Essai in –situ : Contrainte admissible


Essai pressiométrique
Essai pénétrométrique

51
L'essai au pénétromètre dynamique (plus usuel) permet d'évaluer directement la capacité
portante d'un sol, en profondeur (jusqu’à plusieurs mètres), sans qu'il soit nécessaire de
pratiquer la moindre excavation, donc à partir d'une mise en œuvre de l'essai directement
au niveau du terrain naturel.

52
La formule dite "des Hollandais" permet de calculer la résistance dynamique de pointe du sol Rd:
Rd= [ M². H ] / [ e . A . (M + Pz)]
avec : M poids du mouton (10 daN). H hauteur de chute du mouton (50 cm). e enfoncement moyen par
coup (enfoncement / nombre de coups correspondant à cet enfoncement). A section de la pointe (5 cm²). Pz
poids cumulé de l'enclume (4,5 daN) et de la tige (3 daN) ou des tiges enfoncées dans le sol. La
connaissance de Rd permet ensuite d'évaluer la résistance ultime Ru puis la résistance de calcul Rc. La
prise en compte d'une marge de sécurité impose de prendre:
Ru= Rd/7 Rc= Ru/2

CAS PRATIQUE :
Calculez la valeur de Rd à 64 cm de profondeur, puis terminez le tracé de la courbe.
(voir relevé sur diapo suivant) Rd = [ 10². 50 ] / [( 64 / 50 ) . 5 . ( 10 + 7,5 ) ] Rd ≈ 44,64 bars

53
Résultats de l’essai

54
Exploitation des résultats
Il est envisagé de placer les fondations à 70 centimètres de profondeur. Quelle sera la résistance
de calcul du sol à prendre en compte?
D’après la courbe obtenue, à 70 cm de profondeur Rd ≈ 50 bars - Ru = Rd / 7 ≈ 7 bars -- Rc
=Ru / 2 ≈ 3,5 bars = 0,35 MPa
Ordre de grandeur de la résistance de calcul ADMISSIBLE PAR Les sols

55
4.7 Paramètres du dimensionnement des fondations

Le dimensionnement (plus ou moins important) des fondations dépendra


• Choix optimale des dimensions géométriques
• Des qualités de résistance du béton choisi
• Des qualités de résistance de l’acier choisi
• De l’intensité des charges transmises par la structure,
• Des qualités de résistance du sol d’assise

RAPPEL!!!
Plusieurs types de fondations en fonction de la nature du sol et de l’importance de l’ouvrage :
Superficielles

Profondes

Spéciales

56
4.8 Fondations superficielles :
Ce sont des fondations de faibles profondeurs adoptées pour des ouvrages relativement importants
édifié sur un terrain dont le bon sol est peu profond. De la manière dont les charges sont
acheminées, on distingue trois types de fondations superficielles :

a) Semelles filantes sous mûrs

Elles sont généralement exécutées en béton armé dosé à 350Kg/m3 et se repose


toujours sur une couche de gros béton dosé à 150Kg/m3 appelé béton de
propriété, Les dimensions de la semelle filante doivent être définies de telle
sorte que sa base exerce une pression strictement inférieure à la contrainte
admissible du sol (δsol)
Par soucis d’économie, la semelle filante en béton armé peut être substituées en
une semelle en béton cyclopéen (un ensemble formé de béton et de moellons) :

57
aa) Comment dimensionner la semelle filante

Avoir des informations sur la résistance du sol (δsol et profondeur d’ancrage)



Effectuer une descente de charge sur un ml, du dernier niveau juqu’à la partie supérieure de la
fondation PU = 1,35g + 1,5q avec g la charge permanente et q la charge d’exploitation
Déterminer la largeur de la semelle filante : B

PU (MN/ml)
B (ml)* 1ml =
δsol (𝑴𝑷)
Déterminer l’épaisseur du béton h
B−b
+ 5 cm ≤ h ≤ (B – b) + 5 cm

Vérifier que la contrainte réelle créée par l’ouvrage est bien inférieure à la contrainte
admissible du sol ---- Pour cela, il faut continuer la descente de charge jusqu’à la base de la
semelle (ajouter le poids propre de la semelle à l’ELU)
PUO
δréelle = 𝑺
si δréelle ≤ δsol alors les dimensions de la semelle filante sont convenables.
58
Dans le cas contraire, augmenter de 5cm à 5 cm la largeur de la semelle.
Déterminer les armatures principales de la semelle filante = Epingle

PUO FeE
Ast = avec d = h – 5 cm / δst / et Ast la section d’acier principale
𝟖 d δs𝒕 = 𝟏,𝟏

Déterminer les armatures de répartition


Voir exemple de schéma au tableau
Ast
Ar = avec Ar La section d’acier de répartition.

b) Semelles isolées sous poteaux


Ce sont des semelles réalisées sous l’emprise des poteaux et dont le rôle
premier est de prendre les charges transmises par les poteaux et de les
transmettre au sol porteur. De même que la semelle filante, elle est
généralement dosé à 350 kg/m3 et se repose sur une couche de gros béton
appelé béton de propriété. La forme de la semelle isolée doit être en relation avec
celle des poteaux dont elle supporte. Si le poteau est carré (circulaire), la semelle
isolée est carrée (carrée), si le poteau est rectangulaire, la semelle est
59
rectangulaire.
Par soucis d’économie, les concepteurs peuvent adopter des semelles en glacis Semelle en glacis

bb) Comment dimensionner la semelle isolée ?

 Avoir des informations sur la résistance du sol (δsol et profondeur d’ancrage)


 Effectuer une descente de charge jusqu'à la partie supérieure de semelle
PU = 1,35g + 1,5q avec g la charge permanente et q la charge d’exploitation
 Déterminer les dimensions horizontales A et B de la semelle isolée :
A le petit côté de la semelle -- a petit côté du poteau
B grand côté de la semelle -- b grand côté du poteau

PU PU PU
A= et B= si la semelle est carrée ou circulaire on a A = B =
b δsol a δsol δsol

 Déterminer les dimensions verticales de la semelle h


B−b A −
+ 5 cm ≤ h ≤ (B – b) + 5 cm / + 5 cm ≤ h ≤ (A – a) + 5 cm
a
60
Effectuer la vérification que la contrainte réelle créée par l’ouvrage est bien inférieure à la contrainte
admissible du sol ---- Pour cela, il faut continuer la descente de charge jusqu’à la base de la semelle
(ajouter le poids propre de la semelle à l’ELU) ==> PuO = Pu + PPsemelle
PUO
δréelle = 𝑺
si δréelle ≤ δsol alors les dimensions de la semelle isolée sont convenables. Dans le cas

contraire, il y’aura tassement d’où la nécessité d’augmenter les dimensions A et B de la semelle.


Déterminer la section des armatures par rapport à la dimension A (AsA )

(A−a) PUO FeE


AsA = avec d = h – 5 cm / δst
𝟖 d δ s𝒕 = 𝟏,𝟏

Déterminer la section des armatures par rapport à la dimension B (AsB )

(B−b) PUO FeE


AsB = avec d = h – 5 cm / δst
𝟖 d δs𝒕 = 𝟏,𝟏

Voir exemple schéma au tableau


61
C) Radier général

Cet type d’ouvrage est adopté lorsque le bon sol est à une
grande profondeur, ou lorsque le sol peu résistant en
surface ne permet pas de fonder sur les semelles isolées
ou filantes. Le radier général permet d’éviter la
réalisation de fondation très coûteuse et très compliquées,
Il est réalisé sur tout l’emprise de l’ouvrage et
s’apparente à un plancher renversé,

62
4.9 Fondations Profondes :
Lorsque le bon sol es trop en profondeur et lorsque l’ouvrage à réaliser est très
important, il convient alors de reporter les charges de celui-ci en profondeur pour
éviter le tassement du surface et préjudiciable à la stabilité de l’ouvrage … on parle
alors de fondation profonde : Il en existe deux types
 Les fondation en puits
 Les fondations en pieux

a) Fondations en puits:

Lorsque le bon sol es a quelques dizaines de mètre de profondeur, on adopte le


fondations en puits de sections diverses (carrée, rectangle et circulaire). Les puits sont
des piles en béton cyclopéens reliés à leur partie supérieure par une longrine en béton
arméc 63
b) Fondations en pieux :

On réalise les fondations en pieux dans les deux cas suivant :

 Lorsque le bon sol est à une profondeur inaccessible


 Lorsque la profondeur du bon sol dépasse plus de 50 m
64
Les pieux résistent aux charges qu’ils reçoivent d’une part par la réaction du sol à sa
base et d’autre part par des frottements latéraux de ces surfaces contre les différentes
couches de terrain qu’ils compriment. On distingue deux grandes catégories de pieux :
 Les pieux préfabriqués
 Les pieux coulés sur place

b. 1) Les pieux préfabriqués


On distingue des pieux métallique en béton armé généralement de section circulaire de
diamètre avoisinant 30 à 40 cm. Chaque élément préfabriqué peut atteindre 40 m et
dosé 400kg/m3. La résistance d’un pieux de diamètre de 30 cm peut atteindre 40
tonnes. La mise en place de ce pieux se fait par battage jusqu’au refus absolu. Les
pieux sont enfoncés à l’aide mouton (masse jouant le rôle de marteau)
65
b. 2) Les pieux coulés sur place
Leur mise en place se fait de la manière suivante :
 Forage
 Tubage
 Bétonnage

Le béton est comprimé par le mouton et les tubes au fur et à mesure remontant en surface.
Le choix du type de pieux à utiliser est fonction du matériel disponible. De façon pratique,
les pieux préfabriqués sont généralement utilisés lorsque l’on désire reporter le poids de la
construction sur une couche profonde incompréhensible. Les coulés surplace, quant à eux
sont utilisés lorsque le sous sol est pratiquement inaccessible. Dans ces conditions, les pieux
vont résister grâce aux frottement de ses parois latéraux.

66
4.9 Fondations Spéciales:

Elles sont réalisées lorsque nous somme en présence d’une fondation complexe
nécessitant une mise en œuvre aussi complexe. On distingue plusieurs types :
 Les fondations sous œuvre
 Les fondations en caissons
Ce type de fondation est utilisé lorsque l'ouvrage doit être établi à une grande
profondeur sous l'eau, et surtout lorsque la rivière a des crues fréquentes.
 Les fondations en barrettes
Il s’agit d’un type de fondation foré et moulé dont les caractères distinctifs concernent
la forme et le mode de forage. On utilise des outillages de forage à benne dont les
dimensions constituent la base de celles des appuis.

67
Fondation sous œuvre
Fondation en caisson

68
FIN

69
V. LA STRUCTURE PORTEUSE
5. 1 Definition
La structure est l’ensemble des parties d’un ouvrage appelée à résister aux différentes
sollicitations (effort normal - effort tranchant - moment fléchissant) autrement c’est le squelette
de l’ouvrage. Il existe deux sortes d’élément porteur qui définissent la structure d’un ouvrage :
 Porteurs verticaux (murs, voiles et poteaux)
 Porteurs horizontaux (Longrines, chainages, poutres, planchers, linteaux)
De par leur position, les porteurs peuvent être placer en deux catégories : Les porteurs en
Infrastructures et les porteurs en superstructure
En fonction de la manière dont les charges sont acheminées on distingue trois types de
structures qui sont :
 La structure ossaturée : Elle est constituée de plancher – poutres – poteaux –
semelles isolées
70
 La structure à mur porteur : Plancher – poutres – murs porteurs – semelles filantes
 Structure mixte
En effet, la stabilité de l’ensemble de la construction étant acquise par l’adoption des fondations
satisfaisantes, les différents éléments de la superstructure doivent être bien conçus de sorte à ce
qu’ils puissent bien acheminer les charges jusqu’aux fondations.

5. 2 Les porteurs Verticaux


a) Les poteaux
Ce sont des éléments caractérisés par leurs petites dimensions en plan et leur élancement
important. Dans la superstructure, le poteau a pour rôle essentiel de résister aux charges de
compression. En fonction de leur positions dans l’ouvrage on distingue trois types de poteaux :
 Poteaux angulaires
 Poteaux centraux
 Poteaux de rive 71
PR
PA PA

PR PC PR

PA PA
PR
b) Les voiles
Ce sont des murs en béton armé coulés dans les coffrages métalliques ou en bois. Ce sont
également d’excellents porteurs verticaux et d’excellents isolants phoniques et acoustiques.
Leurs masses pondérales étant très importantes, ils nécessitent l’usage des semelles filantes très
importantes.

72
c) Les murs
Ce sont des éléments verticaux séparant l’intérieur et l’extérieur d’une part et séparant deux
pièces voisines d’autre part. En fonction de leur position sur l’ouvrage on distingue les murs de
façade situés en avant et en arrière :
 Les murs de façade (situé en avant et en arrière)
 Les murs pignons (situé sur les côtés)
 Les murs de refend (séparant deux pièces)
Les murs ont deux fonctions essentielles à savoir la portance et l’enveloppe.
La portance est le fait que le mur participe au report des différentes charges
La fonction de l’enveloppe se rattache au mur et regroupe plusieurs aspects dont les principaux
sont les suivants :
 Contribution à l’isolation thermique et phonique
 Protection contre l’incendie
 L’esthétique … etc
73
En somme, la fonction intéressante à l’enveloppe se résume à embellir résister et isoler.
Pour mener à bien ces deux fonctions, le mur doit présenter certains garanties qui conduisent à
l’étude des propriétés suivantes :

La capacité : c’est l’indice qui rend compte de la densité du matériaux entrant dans la
construction du mur autrement dit, plus le matériaux est compacte plus il est dense -
moins il comporte des vides et mieux il résiste à la compression.

La porosité : elle traduit l’importance des vides, cette porosité peut être ouverte ou
fermée selon que les vides ou les pores qui communiquent entre eux ou non.

La perméabilité : C’est la propriété qu’offre un matériau à porosité ouverte de se laisser
traverser par l’eau

La capillarité : C’est la propriété que présente certains matériaux poreux de laisser
remonter l’eau en surface
74
5. 3 Les porteurs Horizontaux
Ils sont essentiellement constitués de plancher, de poutre ….
Nous nous intéressons aux planchers en tant qu’élément porteur, leurs constitutions, les
techniques de réalisation de même que les différents types de plancher.
a) Les planchers
Ce sont des porteurs horizontaux destinés à recevoir des actions permanentes et variables puis
de les reporter aux porteurs verticaux qui à leur tour les acheminerons aux fondations. On
définit alors les planchers comme étant des ouvrages de franchissement c est à dire destiné à
séparer deux niveaux (RDC et R+1 par exemple)
En somme, le plancher remplis deux fonctions essentielles :
 Fonctions relative à la stabilité : en assurant la transmission des charges et en participant
aux contre-ventement de la structure

 Fonction de séparation : le plancher sépare deux niveaux et doit de se fait les isoler des75
nuisances acoustiques, sonores et thermiques. En outre ils doivent être stables au feu…
b) Les poutres
Ce sont des éléments en béton armé coulés en place dans les coffrages métalliques ou en bois ou
encore préfabriqués à l’usine et assemblés sur le chantier à l’aide d’engins de manutention. En
dehors du matériau béton armé on rencontre également des poutres en bois, métallique ou en
béton précontraint.
C) Les différents types de plancher suivant les techniques de réalisation
 Dalles en béton armé : Elles sont constituées d’une dalle pleine d’épaisseur comprise
entre 10 à 30 cm soutenues par un ensemble de poutre et l’ensemble porté par un
coffrage, on distingue les coffrages traditionnels et les tables coffrants.
Coffrage traditionnel : sont constitués de bastings (chevron) d’étais et éventuellement de
contre plaqués.
Table coffrant : quant à elle est constituée d’un plateau coffrant montré sur une ossature
métallique réglable. 76
Les armatures de la dalle pleine sont constituées de nappes dont le nombre varie en fonction de
l’importance des charges.
Voir exemple de plan au tableau
 Les planchers à corps creux : Encore appelé plancher à nervures ou à entrevous. Ils
sont constitués de trois (03) principaux éléments :
• Les nervures : qui jouent le rôle de poutre du fait de leurs petites dimensions, on les
appelle également des poutrelles
• Les hourdis : qui confèrent au plancher le confort thermique, phonique et acoustique
• Table de compression : qui permet d’obtenir une surface plane et horizontale au dessus
du plancher
Voir exemple de plan au tableau

77
 Les prédalles : Ce sont des plaques de faibles épaisseur en béton armé ou en béton
précontraint préfabriqué en atelier ou à l’usine et mise en place par des engins de
levage (grues). Sur les plaques se reposent la table de compression.
L’avantage de ce type de plancher est l’économie réalisée au niveau du coffrage, de la rapidité
de mise en œuvre.
L’inconvénient majeur est le fait que sa mise en œuvre nécessite une aire de préfabrication
importante, des engins mécaniques et une main d’œuvre très qualifiée

En fonction du matériau utilisé, on rencontre en dehors du plancher en béton armé des planchers
en bois, métallique. L’inconvénient du plancher en bois est qu’il est putrescible c’est-à-dire
qu’il ne présente pas de garantie vis-à-vis de la durabilité. Les planchers métalliques quant à eux
sont utilisés au niveau des bâtiments à usage industriel.
78
FIN

79
VI. LA STABILITE D’ENSEMBLE

La stabilité d’ensemble concerne les structures vues en tant que système composé d’élément
parfaitement résistant et rigide et relié entre eux par des liaisons de divers types. Ce système
doit être capable d’équilibrer toutes les charges aux quelles la construction pourra être soumise
sans que leur géométrie et leur position ne soit modifiées. Le sol d’assise ne devant pas céder
sous le poids de la construction. Il est considéré comme s’il en faisait partie. Les causes
d’instabilité sont de trois types:


Mouvement des sols



La mauvaise conception des fondations


L’insuffisance de liaison entre les différents éléments

80
6.1 Instabilité due au mouvements des sols

Certains sites victimes de mouvements lents ou brutaux des terrain sont dangereux pour la
stabilité des constructions. Il est préférable de les éviter lors de l’implantation des ouvrages
toutefois cela n’est pas toujours possible car des régions en pierre peuvent avoir ce problème. Il
est alors nécessaire de recouvrir aux spécialistes pour déterminer les mesures de consolidation de
ces sols.
a) Les sols gonflants
Certains sols comme l’argile sont soumis à des variations volumiques en fonction de leur teneur
en eau. En effet, quand celles-ci augmentent, ils gonflent faisant ainsi subir des mouvements aux
constructions qui y sont assises. Ces mouvements sont les plus souvent irréguliers et on pour
conséquence l’inclinaison des structures ou la fissuration des constructions. Pour réaliser des
construction sur ce type de sol, les fondations de types profondes sont conseillées.
81
b) Affaissement et effondrement d’un site miné
Ils peuvent être provoqués par la circulation d’eau souterraine ou lorsqu’une construction est
implantée trop près d’une cavité souterraine sans que des mesures de consolidations appropriées
aient été prises en compte. Le phénomène est fréquent dans les régions d’exploitation minière
pour cela, toute construction dans ces zones doit être soumise à l’approbation des services des
mines qui exigent des structures conçues de manière à pouvoir résister des tassements
différentiels sans désordre majeur.
c) Les écoulements et glissements de terrains
Ceux-ci se produisent généralement dans les sites montagneux pour plusieurs raisons entre autre
l’action de l’eau, l’action des séismes, déboisement, terrassement en pieds de pente. Ils
représentent un danger réel pour les constructions qui peuvent être emportées par le sol en
mouvement. Les mesures de prévention sont le plus souvent coûteuses pour retenir les terres de
faibles volumes.
82
Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées
Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées à plus grande
échelle, on procède par dynamitasse des masses instables par injection des produits chimiques
stabilisateurs par ancrage de tirant… etc
d) Les affouillements
Ils se produisent le plus souvent dans les sols sablonneux à cause de l’action lente ou violente de
la mer (vagues). Les fondations d’une telle construction peuvent être particulièrement ou
totalement mis à nu. Il est recommandé alors de réaliser un mur écran enterré en béton armé et
les fondation de type profondes
6.2 Instabilité due à une insuffisance de liaison
Les éléments porteurs d’une structure stable sont reliés entre eux et les fondations par des
liaisons en nombre et en qualité suffisante. Ces liaisons empêchent des translations ou des
rotations particulières des éléments constitutifs de la structure sous l’action des différentes
83
charges. Une structure stable conserve donc sa géométrie originelle de façon permanente.
Cependant, des erreurs de conception peuvent quelque fois conduire à la construction de
structure instable notamment vis-à-vis des actions latérales comme celles du vent. Il faut donc
leur adjoindre des éléments de liaisons supplémentaires.

6.3 Instabilité due à une mauvaise conception des fondations

Les fondations bien que non visibles après l’achèvement des travaux jouent un rôle capital dans
la tenue des édifices. Les fondations doivent repartir l’ensemble des charges de sorte à ce que les
contraintes engendrées ne compromettent pas la stabilité de l’ouvrage. En rappel, si le sol en
proximité de la surface est homogène et résistant, les fondations superficielles de conception
simple suffisent pour assurer la stabilité de l’ouvrage. Si le bon sol est en profondeur, les
fondations profondes sont les mieux indiquées.

84
6.4 Quelques erreurs à éviter


Les constructions fondées à cheval sur deux types de sols à caractéristiques différentes: Cela
peut avoir pour conséquence l’inclinaison de la construction si elle est réalisée en acier ou en
béton armé ou sa fissuration lorsqu’elle est réalisée en maçonnerie traditionnelle.

Fondation en pente sur un sol en pente : sans ancrage adéquat des fondations au bon sol, il
y’a risque de glissement des constructions sous l’effet de la poussée des terres d’une part et le
poids de la construction d’autre part.

Construction fondée sur un sol gélif : un sol est gélif lorsque ce dernier contient de l’eau qui
se propage par capillarité en période de gel. Cette eau forme des lentilles de glace dont
l’expansion peut provoquer le soulèvement ou la fissuration des constructions légères. Pour y
fonder un ouvrage, il est recommandé de descendre à une profondeur où la température ne
descends pas en dessous de zéro
85
FIN

86
TECHNOLOGIE DU BATIMENT


Classe : L1

40 Heures :

Cours

TD Chargé du Cours :
Sortie (Visite de Chantier)
 YAOGO Evance
 Gaël Sylvestre
IngénieurenGénie
Ingénieur Géniecivil
Civil
Gérant de Syltrad Faso
Tel :70 08 85 95 / 76 55 61 61
Mail : yaogosyl@[Link]
PROGRAMME DU COURS
I. GENERALITE SUR LE GENIE CIVIL
II. TERRASSEMENT
III. NOTION DE BASE SUR LE BATIMENT
VI. FONDATIONS
V. PORTEURS VERTICAUX
VI. PORTEURS HORIZONTAUX
VII. DALLAGES
VIII. CHARPENTES
IX. COUVERTURES (TOITURES)
X. CLOISONS
…. MORTIERS
…. MENUISERIES
…. REVETEMENTS SOLS
…. PRECONTRAINT
…. TRAVAUX PUBLICS
….. CONSTRUCTION METALLIQUE
….. ETC…
I. GENERALITES SUR LE GENIE CIVIL
1. 1 Définition
Le génie civil est l’ensemble des activités conduisant à la réalisation de tout
ouvrage lié au sol. Ces activités se partagent en deux grandes catégories :
 Le BATIMENT
 Les TRAVAUX PUBLICS
D’où l’appellation « BTP »

1. 2 Bâtiment
• Un bâtiment constitue un ensemble stable, limité et clos par une enveloppe.

• Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
1. 3 Travaux Publics

Grands travaux d’aménagement du territoire. Ils peuvent être séparés en deux


grands groupes :

• Les voies de communication composées des routes, voies de navigation et


des voies ferrées, aménagement de ports ou d’aéroports,

• Les ouvrages d’art qui sont des constructions souvent prestigieuses


construites à l’unité ; ils font appel à des techniques de construction
complexes.
1. 4 les Intervenants dans un projet de Génie Civil (GC)

Une opération de construction en GC s’articule autour de plusieurs fonctions


assurées par :
 Maître d'ouvrage (MO) : Le client, le commanditaire, le donneur d'ordre...
l'Etat, une collectivité, un promoteur, ou un particulier qui veut construire sa
maison etc.
Architecte : souvent le premier interlocuteur du Maître d'ouvrage. En
fonction de son budget, il conçoit le projet pour répondre au cahier des
charges (fonctionnalité, esthétique). L'architecte est pour le Maitre d’ouvrage
une source de conseils opportuns.

BET ou bureau d'études techniques : calcule et dessine les plans de


structure qui seront vérifiés par le bureau de contrôle, puis utilisés par
l'entreprise de gros oeuvre.

Bureau de contrôle technique ou contrôleur technique (CT) : Son rôle est de


s'assurer du respect des normes en phase conception et travaux. Il vérifie les
calculs, les plans d'architecte et du BET. Le bureau de contrôle est le référent
technique du Maitre d'Ouvrage
Maitre d'oeuvre : Le chef d'orchestre du projet de construction. Il s'assure du
respect des délais, du budget, assure la direction des travaux et en est
responsable devant le Maitre d'ouvrage.
 Géotechnicien ou Bureau d'études de Sol : détermine la qualité du sol, ses
caractéristiques mécaniques et les dispositions à prendre pour les fondations
d’un ouvrage donné. Exemple : LNBTP

Entreprises : Chargées d’exécuter ou réaliser les travaux. Le chantier peut ne


comporter qu'une entreprise générale qui assure tous les travaux, ou
différentes entreprises qui correspondent aux différents corps de métier :
entreprise de gros œuvre (GO), de VRD (voirie réseaux divers), de plomberie,
d'électricité, de carrelage, de peinture, de menuiseries etc.

Coordonnateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) est chargé d'évaluer


les risques liés à la co-activité des entreprises travaillant sur le projet et de
préconiser des actions de prévention visant à éviter les accidents pendant les
travaux de construction et de maintenance.
1. 5 LES DIFFERENTES PHASES D’UN PROJET

a) La rencontre avec un architecte

Au premier contact, le maître d’ouvrage exprime ses attentes à l’architecte qui


l’aide à préciser ses besoins et son programme pour réaliser son projet architectural
dans les meilleures conditions. L’architecte informe le maître d’ouvrage sur les
conditions relatives au terrain, à la construction et aux fonctions du bâtiment, à
l’éventuelle expertise additionnelle à contracter ainsi que sur les démarches
administratives requises. Il s’enquiert du budget du maître d’ouvrage et apporte
éventuellement son assistance pour le montage financier.

b) Etudes d’esquisse

L’architecte présente les résultats de sa première étude de faisabilité du projet


souhaité et réalise une première esquisse en fonctions des différents paramètres liés
au terrain, aux options de la construction envisagée par le maître d’ouvrage et de
ses contraintes financières.
Cette esquisse initiale permet une première visualisation du projet inséré dans le
site. L’architecte précise aussi une première estimation du coût des différentes
options qui répondent aux attentes du maître d’ouvrage, il peut éventuellement
proposer plusieurs options qui mettent l’accent sur telle ou telle condition évoquée
par le maître d’ouvrage : minimisation des coûts de construction, minimisation des
coûts d’utilisation et d’entretien, maximisation de la longévité de la construction,
insertion optimale dans l’environnement naturel ou urbain, qualité architecturale,
etc… A ce stade, rien n’engage le maître d’ouvrage

c) Etudes d’Avant-Projet – AVP

Si le maître d’ouvrage est satisfait des premières études d’esquisse ou de


diagnostic, il peut décider de poursuivre les travaux dans les études d’avant- projet.

Au nombre de deux (APS et APD)


 Avant-Projet Sommaire – APS1
A ce point de la relation, l’architecte fournit une description précise des différentes
options retenues pour le projet de l’ouvrage et une estimation du coût et de la durée
des travaux. Une certaine tolérance peut être ménagée en fonction de la taille du
projet et de l’état d’avancement actuel des travaux d’études et de construction. Ce
document de travail sert à finaliser l’offre de services de l’architecte.

Avant-Projet Définitif – APD2



Le choix des matériaux est arrêté, les différentes prestations techniques et


l’ensemble des travaux sont précisés avec leur intégration au sein du projet et de
la construction. Un chiffrage précis de l’ensemble du projet est alors finalisé. Les
documents qui détaillent les caractéristiques définitives du projet architectural et
des performances convenues sont rédigés de manière formelle ; ils forment le
contrat qui précise point par point l’ensemble des services fournis par l’architecte
au maître d’ouvrage durant les phases suivantes.
Le maître d’oeuvre anime les réunions de chantiers dont il prépare et diffuse les
comptes rendus à l’ensemble des parties concernées. Il supervise également le
paiement des intervenants et l’accomplissement des prestations correspondantes
dans les temps prévus.

h) Livraison de l’ouvrage au Maître d’Ouvrage (MO)

Le maître d’oeuvre contrôle l’ensemble des travaux effectués et de la


réalisation des prestations dans leurs ultimes détails. Il se charge aussi du
décompte général des factures des différents prestataires et solde les comptes de
chantier.
Le maître d’oeuvre clôture alors le dossier des ouvrages réalisés et confirme
ainsi la conformité de l’ouvrage afin de correspondre aux termes des contrats
de garanties. Des pénalités peuvent être appliquées aux entreprises qui
dépasseraient la durée prévue pour leur intervention.
10
Une fois l’ensemble des travaux validés par le maître d’oeuvre et le maître
d’ouvrage, ceux-ci s’accordent de la réception finale du bâtiment, et la
passation complète de la responsabilité du ou des bâtiments au maître
d’ouvrage.

FIN

11
II. TERRASSEMENTS
2.1 Mouvement de terre
La construction d’un ouvrage en GC commence par des travaux de terrassement, c’est à
dire, par des mouvements de terre. Ces travaux débutent par le décapage de la terre
végétale. Ensuite on exécute des fouilles (excavations) ou des remblais suivant la nature
du projet. Exemple : Réalisation d’une plate-forme routière

Terrassement d’un talus 12


2.2Profilenlongetentraversd’unprojet

Profil en long : Coupe verticale passant par ( ou suivant) l’axe de l’ouvrage.

Profil en travers : Coupe verticale perpendiculaire au profil en long.

Terrain naturel Projet


(T.N.)
Déblai
D Remblai

2 km
Échelle :

Origine Fin du projet


du projet

Profil en remblai Profil en déblai


13
15 m
Échelle :
2.2 Profil en long et en travers d’un projet

Le profil en long ainsi que les profils en travers d’un tracé routier imposent
d’importants mouvements de terre.

Pour un chantier donné, on essaye d’équilibrer les déblais et les remblais, sous
réserve que les matériaux extraits du site conviennent à la réalisation des
remblais

PS 1 : Dans un projet de bâtiment, on réalise principalement des excavations. Il


n’y a donc pas d’équilibre possible.

PS 2 : Il peut être plus avantageux d’ouvrir une zone d’emprunts à proximité de


certains remblais, plutôt que d’y transporter des déblais éloignés.

14
2.3 Foisonnement du sol
a)Foisonnement initial
A l’issue d’une opération d’extraction, le volume de déblais (Vf) est supérieur au
volume d’emprunt (Ve) qu’occupait le sol en place, avant foisonnement.
Pourcentage de foisonnement = Ff
Volume de déblais
foisonnés
Ff = V f - V e  Vf = Ve (1 + Ff)
Ve Vf
Ve
Volume d’emprunt
b) Foisonnement résiduel

Si l’on utilisait la totalité du sol extrait (Ve) en remblai, le volume (Vc)


reconstitué à l’issue des opérations de compactage serait différent du volume
d’emprunt (Ve).

Pourcentage de foisonnement résiduel = Fc (contre- foisonnement) 15


Vc - Ve
Fc =  Vc = Ve (1 + Fc)
Ve

Conclusion Partielle

Ve

Volume d’emprunt Volume remblayé et compacté


D = Ve R= Vc = Ve + Ve x Fc
R = D + D x Fc

 Un mouvement de terre est équilibré lorsque : R = D (1 + Fc)

avec D=volume des déblais

R=volume des remblais.

16
2.4 - EXECUTION DES FOUILLES
1. Les fouilles

1.1 Rigole
Une fouille est dite en rigole lorsque sa largeur l et sa profondeur h satisfont aux
relations :
l  2 m et h  1 m 0 1 2 3 4 5 6 Largeur l

Rigole
1

1.2 Tranchée Profondeur h

Une fouille est dite en tranchée lorsque l et h satisfont aux relations suivantes :
- 1er cas : l  2 m et h > 1 m
- 2ème cas : l > 2 m et h > l /2
17
Exemple : Pose d’une canalisation EP souterraine
0 1 2 3 4 5 6 Largeur l

Rigole
1

3 Tranchée
4

Profondeur h

Remarque : Lorsque h est supérieur à 1 m et que la longueur L est du même


ordre de grandeur que la largeur l, la fouille est dite en puits.

1.3 Excavation superficielle

Une fouille est dite en excavation superficielle lorsque sa largeur l et sa profondeur h


satisfont aux relations :
l  2 m et h  l /2

Exemple : réalisation d’un parking enterré, terrassement des voies de circulation,… 18


0 1 2 3 4 5 6 Largeur l

Rigole
1 Excavation
superficielle
2

3 Tranchée
4

Profondeur h

2.5 Classification des terrains


Les terrains sont classés selon les difficultés d’extraction, dans l’ordre suivant :

Terrain ordinaire : terres végétales, sables meubles,...


Terrain argileux et caillouteux compact
Terrain compact : argile compact, sable fortement agglomérés
Roches devant être attaquées au pic ou à la pioche
Roches dures, exploitables au marteau piqueur.
Roches très dures nécessitant l’emploi de la mine.
Roches de sujétion: roches dont la nature nécessiterait normalement l’emploi
d’un explosif, mais pour lesquelles cet emploi est interdit par le Maître
19
d’ouvrage.
2.6 Engins de terrasement
1. Les engins de production

1.1 Les pelles

Une pelle est un engin automoteur à roues ou à chenilles dont :

le châssis est fixe durant le cycle de travail de l’engin,

la structure supérieure peut effectuer une rotation de 360°, creuser, soulever
des matériaux et les décharger à l’aide d’un godet monté sur un bras articulé.

20
Pelle
1.2 Les chargeuses

Une chargeuse est un engin automoteur à roues ou à chenilles, équipé d’un godet
frontal. Chargeur à chaînes

21
1.3 Les bouteurs (bulldozer)

Il est utilisé principalement dans les travaux suivants:

défrichement, déblaiement ,

défonçage des matériaux rocheux à l’aide de la dent fixée à l’arrière de


l’engin, poussage des décapeuses en cours de chargement.

Dent arrière
(ripper monodent)
Dent arrière
(ripper multidents)

22
Lame frontale
2. Les engins de transport
2.1 Les camions à gabarit routier

23
2.2 Les tombereaux de chantier

Tombereau rigide Tombereau articulé

Tombereau rigide sur une digue en construction

24
2.3 Les Décapeuses

Décapeuse ou Scraper

25
3. Les engins d’assistance

3.1 Les compacteurs


Compacteur à pieds dameurs

Compacteur à jante lisse

Compacteurs manuels

26
3.2 Les niveleuses

27
FIN

28
III. NOTION DE BASE SUR LE BATIMENT
3. 1 Bâtiment

 Un bâtiment constitue un ensemble stable, limité et clos par une enveloppe.

 Le rôle d’un bâtiment est d’abriter les individus pour une utilisation
déterminée : un usage d’habitation (villas, immeubles…), industriel (usines,
entrepôts,…), commercial (magasins,…)…
3. 2 Terminologie
Acrotère ou mur acrotère, en abrégé acrotère, un muret situé en bordure de
toitures terrasses pour permettre le relevé d'étanchéité.

29
Agrégats : Eléments minéraux entrant dans la composition des bétons ou de
mortiers (sables, gravillons, cailloux)

Allège : Partie du mur située entre le sol et le bas d’une fenêtre

30
Armatures : Structures en acier incorporées au béton permettant de donner aux
ouvrages en béton armé leur résistance aux efforts de flexion et de traction

Auvent : ouvrage en saillie en façade (toiture ou dalle) situé généralement au


dessus des portes d’entrée.

Baie : ouverture dans un mur fermé par une fenêtre, La baie est dite libre
lorsqu’elle ne reçoit pas de menuiserie.

31
Balcon : Dalle accessible sur une façade et protégée par un garde-corps.

Béton : Matériau de construction composé d'agrégats (sable, gravier, cailloux)


et d'un liant (ciment).

Béton armé : Béton incorporant une armature en acier lui conférant sa


résistance aux efforts de flexion et de traction

32
Béton précontraint : Béton armé dont les armatures sont mises en tension avant
coulage. Le béton est mis en compression par les tiges d'acier .

Briques: Eléments de construction préfabriqués à base d'argiles ou du mortier.


Elles peuvent être pleines ou creuses.
Carrelage : Composition d'éléments géométriques jointifs formant revêtement
de sol. (Terre cuite, pierre, grès…)

33
Chaînage: Ceinture en métal ou en béton reliant les murs porteurs et évitant
leur écartement.

Chape: Couche mince de ciment recouvrant la surface d'une dalle ou d'un


plancher. La chape est dite flottante lorsqu'elle est désolidarisée de la dalle ou du
plancher par un isolant ou tout autre matériau continu (lame d’air)

 Charpente: Ensemble d'éléments assemblés entre eux et servant d'ossature à la


couverture d'un bâtiment. 34
Cheminée: Elément intégré à la construction comprenant un foyer et un conduit
permettant l’évacuation extérieure des fumées.
Cloison: Désigne les parois non porteuses permettant d’organiser les espaces,
Elles peuvent être en briques, parpaings, carreaux de plâtre.

Combles : Partie de la maison située sous la toiture. Les combles peuvent être
perdus ou aménagés.

Contremarches : Faces verticales des marches d'un escalier


35
Dalle: Surface horizontale en béton reposant sur la structure d'une construction.

Eaux usées – Eaux vannes : eaux usées sont évacuées des cuisines et salle de
bains et les eaux vannes sont celles évacuées des WC
Emmarchement: largeur d’un escalier

Enduit: Revêtement de surface (environ 2cm pour les enduits traditonnels)


constitué d’un mortier de ciment et/ou de chaux hydraulique, destiné à recouvrir
une paroi afin d’en homogénéiser la surface et de l’imperméabiliser

Escaliers: Les escaliers peuvent avoir différentes configurations. Escalier droit,


escalier balancé (marches tournantes), escalier hélicoïdal (marches rayonnant
autour d'un axe central), escalier à la française (alternance de volées droites et de
palier

36
Etanchéité : Complexes bitumineux permettant la mise hors d'eau des terrasses.

Elévation : Façade ou coupe d'un bâtiment ou ouvrage de Génie Civil. .

Façade : Face extérieure d’un bâtiment ou un ensemble de faces que l’on voit
globalement de l’extérieur (façade principale, arrière, latérale)
Faîtage : Arête horizontale formée par la jonction de deux pans de toiture dans
leur partie haute.

Faux plafond : Plafond léger suspendu ou posé sur ossature en sous face du
plancher ou de la dalle structurante
Fenêtre : Menuiserie de différents types.

37
Fondation : Assises des structures d'une construction. Les fondations sont
conçues en fonction de la nature des sols. Fondations superficielles sur de bons
sols (roche, matériau compact et sec...) et pieux sur les sols de mauvaise qualité
(remblais, sols poreux...).
Garde corps: Barreaux de bois ou métalliques soutenant la main courante et
prenant appui sur la dalle.

Goutières : Profilés métalliques disposé en partie basse des toitures et destinés à


recueillir les eaux pluviales et à les canaliser vers les évacuations

Gros-Oeuvre : Eléments structurants d'une construction. (Fondations, murs,


dalles, toitures...)

Hourdis : Eléments préfabriqués de remplissage disposés entre les solives ou les


38
poutrelles d'un plancher.
 Infrastructures: Parties inférieures des structures, généralement enterrées .

 Isolation: Matériaux mis en oeuvre en vue de gérer les transmissions


thermiques ou acoustiques au travers des parois

Joint: Espace situé entre deux éléments. Le joint de dilatation permet de


compenser les variations dimensionnelles des matériaux dues à des écarts de
température.

Mezzanine: Plancher complémentaire aménagé dans une pièce offrant une


grande hauteur sous plafond.

 Mur de refend: Mur situé à l'intérieur de la construction et reliant les façades ou


les pignons entre eux.
39
Mur mitoyen : Mur situé sur la limite séparative entre deux propriétés .

Mur pignon : Mur latéral d'une construction, perpendiculaire aux façades


principales .

Plan de masse : Plan présentant les limites du terrain et son orientation,


l'implantation de la construction par rapport aux limites du terrain, le tracé des
voies de dessertes et les raccordements. Le plan masse fait figurer le plan des
toitures de la construction.

Plan de situation: Plan permettant de situer le terrain concerné par rapport à la


commune dans lequel il s'inscrit.

Poutrelle: désigne une petite poutre, d’un matériau quelconque ; en charpente


métallique, désigne un produit sidérurgique ayant une forme de H ou de I - dans
le bâtiment, désigne un élément porteur d'un plancher béton. .
40
Radier : Type de fondation utilisé sur les sols instables. Il est constitué d'une
dalle en béton armé, réalisée sous toute la surface d'un bâtiment. Le radier
permet une répartition homogène des charges sur le terrain.

Second oeuvre : Travaux tous corps d'état hors structures porteuses (gros
oeuvre) .

Semelle filante : En partie basse des fondations, elles sont situées sous les murs
porteurs et les poteaux.

Tuiles : Eléments de couverture en terre cuite. Ils existent en plusieurs


dimensions et sont de forme variable .

41
42
43
FIN

44
IV. FONDATIONS
4.1 Définition
 Qu’est-ce que les fondations?

Sont des ouvrages de transmission dont le rôle premier est de recevoir les charges et surcharges d’un
ouvrage (charges permanentes et d’exploitation) et les répartir de façon convenable sur le sol porteur
(SOL D’ASSISE) tout en évitant les tassements différentiels nuisibles à la stabilité de l’ouvrage.

Plusieurs types de fondations en fonction de la


nature du sol et de l’importance de l’ouvrage :
Superficielles

Profondes

Spéciales

45
4.2 Charges
 Quelles sont les charges agissant sur un ouvrage (Ex Bâtiment?)
4.2.1 les actions exercées par le sol
La poussée des terres, agissant sur les parois enterrées du bâtiment.

La poussée hydrostatique du sol saturé d’eau, agissant sur les parties enterrées
du bâtiment, verticalement et vers le haut.
La résistance du sol d’assise, agissant sur les fondations du bâtiment,
verticalement et vers le haut.

4.2.2 les actions non exercées par le sol

 Les charges permanentes : poids de tous les matériaux constituant le bâtiment


Exemple : Plancher 16 + 4 hourdis en béton : 2,85 kN/m2
 Les charges d’exploitation : poids propre des personnes et des mobiliers
Exemple : Logement individuel : 1,5 kN/m2 horizontal
46
 Les charges climatiques (action du vent et de la neige)
4.3 Fonctions des fondations et Stabilité de l’ouvrage

Fonction globale : , Elles reprennent les charges et les transmettent au sol en


assurant la stabilité de l’ouvrage.

Pour une bonne stabilité de l’ouvrage : Il faut qu’il y ait


• Equilibre des fondations
• Résistance mécaniques des fondations
• Résistance mécanique du sol
• Pérennité des fondations
4.4 Condition d’obtention de la Stabilité de l’ouvrage
Maitrise des soulèvements :
Qu’est ce qui peut être à l’origine de soulèvement?
Un sol saturé en eau, juste en dessous d’un ouvrage peut exercer une poussée
hydrostatique ascendante et préjudiciable à cet ouvrage. 47
Quelles solutions de principe pour éviter ces soulèvements?
• Il faut Drainer le sol en périphérie du bâtiment, afin d’éviter la saturation en
eau du sol sous le bâtiment.
• Installer un système de pompage automatisé de l’eau excédentaire, si un
simple drainage se révèle insuffisant.

4.5 Causes des tassements et différents sortes de tassements

L’action des forces verticales ou inclinées transmises par la superstructure aux


fondations provoque inévitablement des tassements du sol d’assise

Ces tassements peuvent être :


 Uniformes
 Différentiels

48
Tassements uniformes
• Dus à la compressibilité naturelle du sol d’assise sous l'action des charges, le volume apparent du
sol diminue localement sous les fondations du fait de la réduction des vides entre les grains et de
l’évacuation latérale de l‘eau interstitielle.

• Les tassements uniformément répartis sont généralement sans conséquence grave si le


dimensionnement suffisant des fondations permet de limiter la valeur de ces tassements.

Tassements différentiels
• Ils peuvent entrainer une déformation inacceptable par la structure a priori rigide du bâtiment, ce
qui peut provoquer une fissuration importante, voire la ruine partielle ou totale de l’ouvrage.

49
Causes des Tassements Différentiels

50
4.6 Dimensionnement des fondations

Ce dimensionnement concerne les 2 matériaux constitutifs des fondations : le béton, et l’acier. Le


dimensionnement des fondations devra donc obéir au règlement de calcul des ouvrages en béton
armé, actuellement en vigueur, qui est appelé B.A.E.L. (Béton Armé aux Etats Limites).

Détermination des caractéristiques (capacité portante) du sol d’assise

Obtenue à partir d’essais de laboratoire et in situ.


Essai de laboratoire :
Essai de cisaillement (Cohésion du sol C et Angle de frottement φ
Masse volumique du sol

 Essai in –situ : Contrainte admissible


Essai pressiométrique
Essai pénétrométrique

51
L'essai au pénétromètre dynamique (plus usuel) permet d'évaluer directement la capacité
portante d'un sol, en profondeur (jusqu’à plusieurs mètres), sans qu'il soit nécessaire de
pratiquer la moindre excavation, donc à partir d'une mise en œuvre de l'essai directement
au niveau du terrain naturel.

52
La formule dite "des Hollandais" permet de calculer la résistance dynamique de pointe du sol Rd:
Rd= [ M². H ] / [ e . A . (M + Pz)]
avec : M poids du mouton (10 daN). H hauteur de chute du mouton (50 cm). e enfoncement moyen par
coup (enfoncement / nombre de coups correspondant à cet enfoncement). A section de la pointe (5 cm²). Pz
poids cumulé de l'enclume (4,5 daN) et de la tige (3 daN) ou des tiges enfoncées dans le sol. La
connaissance de Rd permet ensuite d'évaluer la résistance ultime Ru puis la résistance de calcul Rc. La
prise en compte d'une marge de sécurité impose de prendre:
Ru= Rd/7 Rc= Ru/2

CAS PRATIQUE :
Calculez la valeur de Rd à 64 cm de profondeur, puis terminez le tracé de la courbe.
(voir relevé sur diapo suivant) Rd = [ 10². 50 ] / [( 64 / 50 ) . 5 . ( 10 + 7,5 ) ] Rd ≈ 44,64 bars

53
Résultats de l’essai

54
Exploitation des résultats
Il est envisagé de placer les fondations à 70 centimètres de profondeur. Quelle sera la résistance
de calcul du sol à prendre en compte?
D’après la courbe obtenue, à 70 cm de profondeur Rd ≈ 50 bars - Ru = Rd / 7 ≈ 7 bars -- Rc
=Ru / 2 ≈ 3,5 bars = 0,35 MPa
Ordre de grandeur de la résistance de calcul ADMISSIBLE PAR Les sols

55
4.7 Paramètres du dimensionnement des fondations

Le dimensionnement (plus ou moins important) des fondations dépendra


• Choix optimale des dimensions géométriques
• Des qualités de résistance du béton choisi
• Des qualités de résistance de l’acier choisi
• De l’intensité des charges transmises par la structure,
• Des qualités de résistance du sol d’assise

RAPPEL!!!
Plusieurs types de fondations en fonction de la nature du sol et de l’importance de l’ouvrage :
Superficielles

Profondes

Spéciales

56
4.8 Fondations superficielles :
Ce sont des fondations de faibles profondeurs adoptées pour des ouvrages relativement importants
édifié sur un terrain dont le bon sol est peu profond. De la manière dont les charges sont
acheminées, on distingue trois types de fondations superficielles :

a) Semelles filantes sous mûrs

Elles sont généralement exécutées en béton armé dosé à 350Kg/m3 et se repose


toujours sur une couche de gros béton dosé à 150Kg/m3 appelé béton de
propriété, Les dimensions de la semelle filante doivent être définies de telle
sorte que sa base exerce une pression strictement inférieure à la contrainte
admissible du sol (δsol)
Par soucis d’économie, la semelle filante en béton armé peut être substituées en
une semelle en béton cyclopéen (un ensemble formé de béton et de moellons) :

57
aa) Comment dimensionner la semelle filante

Avoir des informations sur la résistance du sol (δsol et profondeur d’ancrage)



Effectuer une descente de charge sur un ml, du dernier niveau juqu’à la partie supérieure de la
fondation PU = 1,35g + 1,5q avec g la charge permanente et q la charge d’exploitation
Déterminer la largeur de la semelle filante : B

PU (MN/ml)
B (ml)* 1ml =
δsol (𝑴𝑷)
Déterminer l’épaisseur du béton h
B−b
+ 5 cm ≤ h ≤ (B – b) + 5 cm

Vérifier que la contrainte réelle créée par l’ouvrage est bien inférieure à la contrainte
admissible du sol ---- Pour cela, il faut continuer la descente de charge jusqu’à la base de la
semelle (ajouter le poids propre de la semelle à l’ELU)
PUO
δréelle = 𝑺
si δréelle ≤ δsol alors les dimensions de la semelle filante sont convenables.
58
Dans le cas contraire, augmenter de 5cm à 5 cm la largeur de la semelle.
Déterminer les armatures principales de la semelle filante = Epingle

PUO FeE
Ast = avec d = h – 5 cm / δst / et Ast la section d’acier principale
𝟖 d δs𝒕 = 𝟏,𝟏

Déterminer les armatures de répartition


Voir exemple de schéma au tableau
Ast
Ar = avec Ar La section d’acier de répartition.

b) Semelles isolées sous poteaux


Ce sont des semelles réalisées sous l’emprise des poteaux et dont le rôle
premier est de prendre les charges transmises par les poteaux et de les
transmettre au sol porteur. De même que la semelle filante, elle est
généralement dosé à 350 kg/m3 et se repose sur une couche de gros béton
appelé béton de propriété. La forme de la semelle isolée doit être en relation avec
celle des poteaux dont elle supporte. Si le poteau est carré (circulaire), la semelle
isolée est carrée (carrée), si le poteau est rectangulaire, la semelle est
59
rectangulaire.
Par soucis d’économie, les concepteurs peuvent adopter des semelles en glacis Semelle en glacis

bb) Comment dimensionner la semelle isolée ?

 Avoir des informations sur la résistance du sol (δsol et profondeur d’ancrage)


 Effectuer une descente de charge jusqu'à la partie supérieure de semelle
PU = 1,35g + 1,5q avec g la charge permanente et q la charge d’exploitation
 Déterminer les dimensions horizontales A et B de la semelle isolée :
A le petit côté de la semelle -- a petit côté du poteau
B grand côté de la semelle -- b grand côté du poteau

PU PU PU
A= et B= si la semelle est carrée ou circulaire on a A = B =
b δsol a δsol δsol

 Déterminer les dimensions verticales de la semelle h


B−b A −
+ 5 cm ≤ h ≤ (B – b) + 5 cm / + 5 cm ≤ h ≤ (A – a) + 5 cm
a
60
Effectuer la vérification que la contrainte réelle créée par l’ouvrage est bien inférieure à la contrainte
admissible du sol ---- Pour cela, il faut continuer la descente de charge jusqu’à la base de la semelle
(ajouter le poids propre de la semelle à l’ELU) ==> PuO = Pu + PPsemelle
PUO
δréelle = 𝑺
si δréelle ≤ δsol alors les dimensions de la semelle isolée sont convenables. Dans le cas

contraire, il y’aura tassement d’où la nécessité d’augmenter les dimensions A et B de la semelle.


Déterminer la section des armatures par rapport à la dimension A (AsA )

(A−a) PUO FeE


AsA = avec d = h – 5 cm / δst
𝟖 d δ s𝒕 = 𝟏,𝟏

Déterminer la section des armatures par rapport à la dimension B (AsB )

(B−b) PUO FeE


AsB = avec d = h – 5 cm / δst
𝟖 d δs𝒕 = 𝟏,𝟏

Voir exemple schéma au tableau


61
C) Radier général

Cet type d’ouvrage est adopté lorsque le bon sol est à une
grande profondeur, ou lorsque le sol peu résistant en
surface ne permet pas de fonder sur les semelles isolées
ou filantes. Le radier général permet d’éviter la
réalisation de fondation très coûteuse et très compliquées,
Il est réalisé sur tout l’emprise de l’ouvrage et
s’apparente à un plancher renversé,

62
4.9 Fondations Profondes :
Lorsque le bon sol es trop en profondeur et lorsque l’ouvrage à réaliser est très
important, il convient alors de reporter les charges de celui-ci en profondeur pour
éviter le tassement du surface et préjudiciable à la stabilité de l’ouvrage … on parle
alors de fondation profonde : Il en existe deux types
 Les fondation en puits
 Les fondations en pieux

a) Fondations en puits:

Lorsque le bon sol es a quelques dizaines de mètre de profondeur, on adopte le


fondations en puits de sections diverses (carrée, rectangle et circulaire). Les puits sont
des piles en béton cyclopéens reliés à leur partie supérieure par une longrine en béton
arméc 63
b) Fondations en pieux :

On réalise les fondations en pieux dans les deux cas suivant :

 Lorsque le bon sol est à une profondeur inaccessible


 Lorsque la profondeur du bon sol dépasse plus de 50 m
64
Les pieux résistent aux charges qu’ils reçoivent d’une part par la réaction du sol à sa
base et d’autre part par des frottements latéraux de ces surfaces contre les différentes
couches de terrain qu’ils compriment. On distingue deux grandes catégories de pieux :
 Les pieux préfabriqués
 Les pieux coulés sur place

b. 1) Les pieux préfabriqués


On distingue des pieux métallique en béton armé généralement de section circulaire de
diamètre avoisinant 30 à 40 cm. Chaque élément préfabriqué peut atteindre 40 m et
dosé 400kg/m3. La résistance d’un pieux de diamètre de 30 cm peut atteindre 40
tonnes. La mise en place de ce pieux se fait par battage jusqu’au refus absolu. Les
pieux sont enfoncés à l’aide mouton (masse jouant le rôle de marteau)
65
b. 2) Les pieux coulés sur place
Leur mise en place se fait de la manière suivante :
 Forage
 Tubage
 Bétonnage

Le béton est comprimé par le mouton et les tubes au fur et à mesure remontant en surface.
Le choix du type de pieux à utiliser est fonction du matériel disponible. De façon pratique,
les pieux préfabriqués sont généralement utilisés lorsque l’on désire reporter le poids de la
construction sur une couche profonde incompréhensible. Les coulés surplace, quant à eux
sont utilisés lorsque le sous sol est pratiquement inaccessible. Dans ces conditions, les pieux
vont résister grâce aux frottement de ses parois latéraux.

66
4.9 Fondations Spéciales:

Elles sont réalisées lorsque nous somme en présence d’une fondation complexe
nécessitant une mise en œuvre aussi complexe. On distingue plusieurs types :
 Les fondations sous œuvre
 Les fondations en caissons
Ce type de fondation est utilisé lorsque l'ouvrage doit être établi à une grande
profondeur sous l'eau, et surtout lorsque la rivière a des crues fréquentes.
 Les fondations en barrettes
Il s’agit d’un type de fondation foré et moulé dont les caractères distinctifs concernent
la forme et le mode de forage. On utilise des outillages de forage à benne dont les
dimensions constituent la base de celles des appuis.

67
Fondation sous œuvre
Fondation en caisson

68
FIN

69
V. LA STRUCTURE PORTEUSE
5. 1 Definition
La structure est l’ensemble des parties d’un ouvrage appelée à résister aux différentes
sollicitations (effort normal - effort tranchant - moment fléchissant) autrement c’est le squelette
de l’ouvrage. Il existe deux sortes d’élément porteur qui définissent la structure d’un ouvrage :
 Porteurs verticaux (murs, voiles et poteaux)
 Porteurs horizontaux (Longrines, chainages, poutres, planchers, linteaux)
De par leur position, les porteurs peuvent être placer en deux catégories : Les porteurs en
Infrastructures et les porteurs en superstructure
En fonction de la manière dont les charges sont acheminées on distingue trois types de
structures qui sont :
 La structure ossaturée : Elle est constituée de plancher – poutres – poteaux –
semelles isolées
70
 La structure à mur porteur : Plancher – poutres – murs porteurs – semelles filantes
 Structure mixte
En effet, la stabilité de l’ensemble de la construction étant acquise par l’adoption des fondations
satisfaisantes, les différents éléments de la superstructure doivent être bien conçus de sorte à ce
qu’ils puissent bien acheminer les charges jusqu’aux fondations.

5. 2 Les porteurs Verticaux


a) Les poteaux
Ce sont des éléments caractérisés par leurs petites dimensions en plan et leur élancement
important. Dans la superstructure, le poteau a pour rôle essentiel de résister aux charges de
compression. En fonction de leur positions dans l’ouvrage on distingue trois types de poteaux :
 Poteaux angulaires
 Poteaux centraux
 Poteaux de rive 71
PR
PA PA

PR PC PR

PA PA
PR
b) Les voiles
Ce sont des murs en béton armé coulés dans les coffrages métalliques ou en bois. Ce sont
également d’excellents porteurs verticaux et d’excellents isolants phoniques et acoustiques.
Leurs masses pondérales étant très importantes, ils nécessitent l’usage des semelles filantes très
importantes.

72
c) Les murs
Ce sont des éléments verticaux séparant l’intérieur et l’extérieur d’une part et séparant deux
pièces voisines d’autre part. En fonction de leur position sur l’ouvrage on distingue les murs de
façade situés en avant et en arrière :
 Les murs de façade (situé en avant et en arrière)
 Les murs pignons (situé sur les côtés)
 Les murs de refend (séparant deux pièces)
Les murs ont deux fonctions essentielles à savoir la portance et l’enveloppe.
La portance est le fait que le mur participe au report des différentes charges
La fonction de l’enveloppe se rattache au mur et regroupe plusieurs aspects dont les principaux
sont les suivants :
 Contribution à l’isolation thermique et phonique
 Protection contre l’incendie
 L’esthétique … etc
73
En somme, la fonction intéressante à l’enveloppe se résume à embellir résister et isoler.
Pour mener à bien ces deux fonctions, le mur doit présenter certains garanties qui conduisent à
l’étude des propriétés suivantes :

La capacité : c’est l’indice qui rend compte de la densité du matériaux entrant dans la
construction du mur autrement dit, plus le matériaux est compacte plus il est dense -
moins il comporte des vides et mieux il résiste à la compression.

La porosité : elle traduit l’importance des vides, cette porosité peut être ouverte ou
fermée selon que les vides ou les pores qui communiquent entre eux ou non.

La perméabilité : C’est la propriété qu’offre un matériau à porosité ouverte de se laisser
traverser par l’eau

La capillarité : C’est la propriété que présente certains matériaux poreux de laisser
remonter l’eau en surface
74
5. 3 Les porteurs Horizontaux
Ils sont essentiellement constitués de plancher, de poutre ….
Nous nous intéressons aux planchers en tant qu’élément porteur, leurs constitutions, les
techniques de réalisation de même que les différents types de plancher.
a) Les planchers
Ce sont des porteurs horizontaux destinés à recevoir des actions permanentes et variables puis
de les reporter aux porteurs verticaux qui à leur tour les acheminerons aux fondations. On
définit alors les planchers comme étant des ouvrages de franchissement c est à dire destiné à
séparer deux niveaux (RDC et R+1 par exemple)
En somme, le plancher remplis deux fonctions essentielles :
 Fonctions relative à la stabilité : en assurant la transmission des charges et en participant
aux contre-ventement de la structure

 Fonction de séparation : le plancher sépare deux niveaux et doit de se fait les isoler des75
nuisances acoustiques, sonores et thermiques. En outre ils doivent être stables au feu…
b) Les poutres
Ce sont des éléments en béton armé coulés en place dans les coffrages métalliques ou en bois ou
encore préfabriqués à l’usine et assemblés sur le chantier à l’aide d’engins de manutention. En
dehors du matériau béton armé on rencontre également des poutres en bois, métallique ou en
béton précontraint.
C) Les différents types de plancher suivant les techniques de réalisation
 Dalles en béton armé : Elles sont constituées d’une dalle pleine d’épaisseur comprise
entre 10 à 30 cm soutenues par un ensemble de poutre et l’ensemble porté par un
coffrage, on distingue les coffrages traditionnels et les tables coffrants.
Coffrage traditionnel : sont constitués de bastings (chevron) d’étais et éventuellement de
contre plaqués.
Table coffrant : quant à elle est constituée d’un plateau coffrant montré sur une ossature
métallique réglable. 76
Les armatures de la dalle pleine sont constituées de nappes dont le nombre varie en fonction de
l’importance des charges.
Voir exemple de plan au tableau
 Les planchers à corps creux : Encore appelé plancher à nervures ou à entrevous. Ils
sont constitués de trois (03) principaux éléments :
• Les nervures : qui jouent le rôle de poutre du fait de leurs petites dimensions, on les
appelle également des poutrelles
• Les hourdis : qui confèrent au plancher le confort thermique, phonique et acoustique
• Table de compression : qui permet d’obtenir une surface plane et horizontale au dessus
du plancher
Voir exemple de plan au tableau

77
 Les prédalles : Ce sont des plaques de faibles épaisseur en béton armé ou en béton
précontraint préfabriqué en atelier ou à l’usine et mise en place par des engins de
levage (grues). Sur les plaques se reposent la table de compression.
L’avantage de ce type de plancher est l’économie réalisée au niveau du coffrage, de la rapidité
de mise en œuvre.
L’inconvénient majeur est le fait que sa mise en œuvre nécessite une aire de préfabrication
importante, des engins mécaniques et une main d’œuvre très qualifiée

En fonction du matériau utilisé, on rencontre en dehors du plancher en béton armé des planchers
en bois, métallique. L’inconvénient du plancher en bois est qu’il est putrescible c’est-à-dire
qu’il ne présente pas de garantie vis-à-vis de la durabilité. Les planchers métalliques quant à eux
sont utilisés au niveau des bâtiments à usage industriel.
78
FIN

79
VI. LA STABILITE D’ENSEMBLE

La stabilité d’ensemble concerne les structures vues en tant que système composé d’élément
parfaitement résistant et rigide et relié entre eux par des liaisons de divers types. Ce système
doit être capable d’équilibrer toutes les charges aux quelles la construction pourra être soumise
sans que leur géométrie et leur position ne soit modifiées. Le sol d’assise ne devant pas céder
sous le poids de la construction. Il est considéré comme s’il en faisait partie. Les causes
d’instabilité sont de trois types:


Mouvement des sols



La mauvaise conception des fondations


L’insuffisance de liaison entre les différents éléments

80
6.1 Instabilité due au mouvements des sols

Certains sites victimes de mouvements lents ou brutaux des terrain sont dangereux pour la
stabilité des constructions. Il est préférable de les éviter lors de l’implantation des ouvrages
toutefois cela n’est pas toujours possible car des régions en pierre peuvent avoir ce problème. Il
est alors nécessaire de recouvrir aux spécialistes pour déterminer les mesures de consolidation de
ces sols.
a) Les sols gonflants
Certains sols comme l’argile sont soumis à des variations volumiques en fonction de leur teneur
en eau. En effet, quand celles-ci augmentent, ils gonflent faisant ainsi subir des mouvements aux
constructions qui y sont assises. Ces mouvements sont les plus souvent irréguliers et on pour
conséquence l’inclinaison des structures ou la fissuration des constructions. Pour réaliser des
construction sur ce type de sol, les fondations de types profondes sont conseillées.
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b) Affaissement et effondrement d’un site miné
Ils peuvent être provoqués par la circulation d’eau souterraine ou lorsqu’une construction est
implantée trop près d’une cavité souterraine sans que des mesures de consolidations appropriées
aient été prises en compte. Le phénomène est fréquent dans les régions d’exploitation minière
pour cela, toute construction dans ces zones doit être soumise à l’approbation des services des
mines qui exigent des structures conçues de manière à pouvoir résister des tassements
différentiels sans désordre majeur.
c) Les écoulements et glissements de terrains
Ceux-ci se produisent généralement dans les sites montagneux pour plusieurs raisons entre autre
l’action de l’eau, l’action des séismes, déboisement, terrassement en pieds de pente. Ils
représentent un danger réel pour les constructions qui peuvent être emportées par le sol en
mouvement. Les mesures de prévention sont le plus souvent coûteuses pour retenir les terres de
faibles volumes.
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Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées
Les murs de soutènement classiques associés à des tirants d’ancrage sont indiquées à plus grande
échelle, on procède par dynamitasse des masses instables par injection des produits chimiques
stabilisateurs par ancrage de tirant… etc
d) Les affouillements
Ils se produisent le plus souvent dans les sols sablonneux à cause de l’action lente ou violente de
la mer (vagues). Les fondations d’une telle construction peuvent être particulièrement ou
totalement mis à nu. Il est recommandé alors de réaliser un mur écran enterré en béton armé et
les fondation de type profondes
6.2 Instabilité due à une insuffisance de liaison
Les éléments porteurs d’une structure stable sont reliés entre eux et les fondations par des
liaisons en nombre et en qualité suffisante. Ces liaisons empêchent des translations ou des
rotations particulières des éléments constitutifs de la structure sous l’action des différentes
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charges. Une structure stable conserve donc sa géométrie originelle de façon permanente.
Cependant, des erreurs de conception peuvent quelque fois conduire à la construction de
structure instable notamment vis-à-vis des actions latérales comme celles du vent. Il faut donc
leur adjoindre des éléments de liaisons supplémentaires.

6.3 Instabilité due à une mauvaise conception des fondations

Les fondations bien que non visibles après l’achèvement des travaux jouent un rôle capital dans
la tenue des édifices. Les fondations doivent repartir l’ensemble des charges de sorte à ce que les
contraintes engendrées ne compromettent pas la stabilité de l’ouvrage. En rappel, si le sol en
proximité de la surface est homogène et résistant, les fondations superficielles de conception
simple suffisent pour assurer la stabilité de l’ouvrage. Si le bon sol est en profondeur, les
fondations profondes sont les mieux indiquées.

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6.4 Quelques erreurs à éviter


Les constructions fondées à cheval sur deux types de sols à caractéristiques différentes: Cela
peut avoir pour conséquence l’inclinaison de la construction si elle est réalisée en acier ou en
béton armé ou sa fissuration lorsqu’elle est réalisée en maçonnerie traditionnelle.

Fondation en pente sur un sol en pente : sans ancrage adéquat des fondations au bon sol, il
y’a risque de glissement des constructions sous l’effet de la poussée des terres d’une part et le
poids de la construction d’autre part.

Construction fondée sur un sol gélif : un sol est gélif lorsque ce dernier contient de l’eau qui
se propage par capillarité en période de gel. Cette eau forme des lentilles de glace dont
l’expansion peut provoquer le soulèvement ou la fissuration des constructions légères. Pour y
fonder un ouvrage, il est recommandé de descendre à une profondeur où la température ne
descends pas en dessous de zéro
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FIN

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