Compte rendu
sur les MMT
GIM
FAIR PAR : Aoussar Faysl
Laghrissi Ayoub
Introduction :
Actuellement, plusieurs méthodes sont utilisées pour les mesures. La plus simple
consiste à disposer de trois déplacements généralement composés de deux horizontaux
et un vertical. Le palpeur vient en contact avec chaque point dans les cotes sont à
mesurer, et les résultats du palpage sont enregistrés par différents procédés. Dans la
plupart des cas un système d’enregistrement est prévu pour chaque cote. Les
dispositifs Renault et DEA (italien) répondent à ces conditions. Chacun de ces
appareils utilise des dispositifs semblables dans leurs principes mais différents dans
leurs réalisations. C’est ainsi que l’adoption des tables à coussin d’air s’est
généralisée. De même, le palpage qui présente des difficultés, s’il s’agit de pièces
complexes, comprend deux à trois touches dont chacune peut être orientée de manière
à palper la surface de contact normalement. On signalera, à toutes fins utiles, que DEA
a créé sous des lettres grecques ( alpha, iota, omnicron ) des modèles de dimensions
croissantes, le plus grand pouvant contrôler des pièces telles que des voitures
automobiles. Zeiss a examiné le problème sous une autre forme, avec l’idée de
contrôler des pièces spécialement complexes, telles que des engrenages ou des
filetages. Le palpage, qui prend dans ce genre de mesure une importance capitale, est
obligatoirement assuré par plusieurs palpeurs, trois en général, dont les têtes sont
orientables. Pour la mesure elle-même, il convient de tracer réellement ou fictivement,
sur la pièce, les lignes sur lesquelles les opérations de palpage doivent s’effectuer ; les
résultats des trois dimensions de chaque palpage ainsi obtenus permettent de reporter
sur un plan les cotes que l’on peut comparer aux cotes théoriques que doit avoir la
pièce mesurée. Mais Zeiss estime que grâce à cette méthode de nombreuses
améliorations ont pu être obtenues dans la fabrication des engrenages. Le
développement de la métrologie, depuis les appareils simples jusqu’aux dispositifs
presque monumentaux donnant simultanément toutes les indications d’un contrôle, et
sans aucun doute un phénomène irréversible [SAL 80].
Présentation de la machine :
Une MMT est constituée de :
➔ Une table (partie de la machine sur laquelle la pièce à mesurer est immobilisée,
appelée parfois marbre mais qui n'est pas nécessairement géométriquement
parfaite). Dans tous les cas, l'usage recommande de ne pas utiliser cette surface
comme surface de référence au cours de la mesure.
➔ Trois liaisons glissières permettant de positionner la tête de mesure en tout point de
l'espace ; des règles graduées (optiques ou électriques) permettent de connaître la
position de chacune des glissières.
➔ Une tête de mesure.
On distingue 3 modèles principaux de MMT :
o Les Portiques (un portique supporte l'axe Z, déplacement sur coussins d'air en
général)
o Les Trusquins ou MMT à bras horizontal (une colonne (axe Z) supporte l'axe Y
horizontal, déplacement sur roulement)
o Les Ponts (quatre pieds (ou plus) supportent l'axe Y avec double entrainement
le long l'axe X) pour les grands volumes.
Types de machines MMT :
Morphologie :
Il en existe de différents types qui sont fonction de la morphologie des pièces à
mesurer, des précisions à atteindre, de la facilité d'utilisation etc … .
T
y
p
e
s
d
e
Différents types de commandes :
Machines à mesurer manuelles :
Le palpeur est déplacé manuellement:
✓ Pas de sauvegarde du programme
✓ La présence de l'opérateur est nécessaire pour chaque palpage.
✓ Incertitudes de mesurage importantes
✓ Machines de petites dimensions
Machines à Commande Numérique :
✓ Les axes de déplacement sont asservis en vitesse et position.
✓ La pièce est modélisée par des points palpés.
✓ L'écriture d'une gamme C.N nécessite un repère associé à la
pièce.
✓ L'exécution d'une gamme ne nécessite plus la présence d'un
opérateur La précision de palpage ne dépend plus de
l'opérateur.
✓ Le choix de la position des points palpés sur la surface n'est fait
qu'une seule fois lors de l'apprentissage ou à l'aide d'un logiciel
de FAO.
Machines Motorisées :
L'opérateur commande les déplacements par l'intermédiaire de manettes de
pilotage, mais la vitesse de déplacement est asservie en mode palpage.
✓ L'opérateur commande les déplacements par
l'intermédiaire de manettes de pilotage, mais la vitesse
de déplacement est asservie en mode palpage.
✓ Plus faible influence de l'opérateur.
Constitution de la MMT :
La MMT est constituée de 4 sous-ensembles distincts :
1. structure de déplacement
Elle comprend 3 guidages en translation orthogonaux deux à deux notés
X , Y et Z. Ces guidages, sans jeu ni frottements, permettent d'atteindre
tous les points d'un volume parallépipédique
2. Le système de palpage
Son rôle est de détecter le contact entre le stylet et la pièce et, à cet
instant, d'envoyer une impulsion au système électronique pour qu'il lise
les coordonnées du point de contact sur les systèmes de mesure.
3. Le système électronique
Il a plusieurs fonctions essentielles :
- Recevoir les impulsions de contact en provenance de la tête de
palpage
- Envoyer les ordres de lecture sur les 3 systèmes de mesure au moment
du contact
- Recevoir du système informatique les ordres de mouvement pour la
commande des moteurs d'axes (Machines à CN)
- Gérer les sécurités telles que pression d'air mini sur les patins
aérostatiques, fins de
Course des mouvements etc.
Principe général :
Constituées en général de trois axes de mesure montés en séries, un palpeur est fixé
à l’extrémité du dernier axe [BOU 99a]. Il est possible de relever les trois
déplacements du palpeur et par suite de déduire après calcul les trois coordonnées
x,y,z du point de contact entre le palpeur et la surface à mesurer. Les machines à
mesurer tridimensionnelles ou par coordonnées appelées (MMT) sont basées sur un
principe simple. A l'aide de règles de mesure de haute précision placées sur les
différents guidages d’une machine, on relève des coordonnées d’un palpeur qu’on
vient de mettre en contact avec la surface d’une pièce à mesurer. Les logiciels
associés aux machines à mesurer assurent de nombreuses fonctions, l’apprentissage
et l’exécution de gamme de contrôle, la commande numérique des déplacements de
palpeurs suivant des trajectoires prédéfinies, le traitement statique des résultats de
mesures obtenu sur une série de pièces, la compensation numérique des 21défauts
géométriques de la machine.
Mode de fonctionnement d’une MMT :
Une MMT matérialise un repère orthonormé à 3 dimensions (O,𝑥,
⃗⃗ 𝑦,
⃗⃗⃗ 𝑧).Pour chaque
point palpé, on recueille les coordonnées du centre du palpeur :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑂𝑖 = Xi . 𝑥 + Yi .𝑦 + Zi .⃗⃗𝑧
La pièce à mesurer est ensuite modélisée à l'aide des éléments géométriques définis
par le préparateur (points, droites, plans, cercles, cylindres, cônes et sphères). A partir du
nuage de points palpés, un traitement suivant la règle des moindres carrés permet de définir
quantitativement les éléments géométriques. Pour définir un élément géométrique sur une
MMT, le logiciel demande de palper le nombre de points minimum+1, soit par exemple 4
points à palper pour définir un plan. Si l'on s'en tenait au nombre minimum de points (3), le
calcul d'optimisation suivant la méthode des moindres carrés, ainsi que le calcul du défaut
de forme serait impossible.
Principe de base de la mesure en coordonnées :
Afin d’associer un élément à l’élément géométrique réel, on peut utiliser la méthode
suivante :
La méthode des moindres carrés, c’est celle qui est utilisée par la plupart des MMT,
elle nécessite le palpage de N points +1, avec N le nombre de points minimum pour
définir l’élément géométrique parfait (2 pour une droite), elle n’est pas en accord
avec le concept GPS .
.
Partie pratique :
Procédure de mesurage du défaut de planéité d’une pièce prismatique :
1 on démarre la machine et on ouvre le robinet de l'air comprimé.
2 on démarre le logiciel de mesure.
3 on définit un repère machine ([Link]).
4 on définit le palpeur avec lequel on va prendre les mesures.
5 on définit le type de défaut géométrique à contrôler pour nous c'est la planéité.
6 on définit un intervalle de tolérance.
7 on prend les mesures sur la surface donné, Puisqu'il s agit d'un plan on prend 4
mesures de points, on ramène la tête de palpeur jusqu'elle soit en contact avec le
point de la pièce. Ceci a pour but de déterminer la surface par la méthode des
moindres carrés. La multiplication de mesure garantit une mesure stable et précise
des surfaces les plus larges .
8 on visualise le défaut sur le logiciel et on lit sur l'écran de l'ordinateur. -la valeur de
défaut de parallélisme, I -le résultat d'accepter ou de rejeter la pièce
conclusion :
La machine à mesurer tridimensionnelle ou par coordonnées appelée (MMT) est basée sur
un principe simple. A l'aide de règles de mesure de haute précision placées sur les différents
guidages d’une machine, on relève les coordonnées du centre du palpeur qu’on vient de
mettre en contact avec la surface réelle de la pièce à palper.