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Lutte contre la corruption en RDC

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1

INTRODUCTION

La partie introductive de ce travail comprend une position du problème (I), des


hypothèses (II), un intérêt du sujet (III), une délimitation du sujet (IV), des méthodes
et techniques (V) et un plan sommaire (VI).

I. Position du problème

« Ubi jus, ibi societas » c’est-à-dire le droit se trouve là où il y’a la société. Il


n’y a donc pas de société sans droit. Cette dernière harmonise la vie des hommes dans
la société.

Il est vrai que toutes les sociétés historiquement connues ont de règles de
natures diverses dont le respect assure la vie du groupe et l’harmonie en son sein,
notamment : Règle religieuse, règle morale, règle économique ou même règle
juridique. Et ces règles comportent de sanctions nombreuses et variables selon les
sociétés et les époques. C’est l’existence de toutes ces règles qui conduit une société
donnée à l’harmonie, qui conduit les hommes dans un comportement honnête1.

Mais, tous les hommes n’ont pas la même sensibilité et il y’en a ceux qui se
moquent éperdument de toutes ses règles, qu’elles soient religieuses, morales, sociales,
économiques ou même juridiques2. Malgré la présence du droit dans la société, il y’a
toujours des démarcations. Il y’a des gens sans remords, sans scrupule, sans foi ni loi,
il y’a même de hors la loi, bref il y’a de déviants, de délinquants3.

Ainsi, la loi a érigé les actes déviants en infraction pour prévenir et à défaut
sanctionner ces actes dits déviants qui troublent l’ordre public. Ce dernier étant un des
fondements de l’Etat, sous d’autres cieux cette notion a beaucoup évolué, raison pour
laquelle, il existe plusieurs infractions contre l’ordre public 4 notamment la corruption
qui constitue un fléau non négligeable dans la société congolaise.

1
NYABIRUNGU mwene SONGA, Traité de droit pénal général, Kinshasa, 2ème édition, Editions
Universitaires Africaines, 2007, p. 16.
2
Idem.
3
Sylvanus MUSHI BONANE, Cours de criminologie générale, G3 droit, Unikin, 2019, p.21.
4
MANASI N’KUSU-KALEBA, Cours de droit pénal spécial, 3ème graduat Droit, UNIKIN, 2014-2015. p. 143,
Inédit.
2

En effet, la corruption c’est le fait pour tout fonctionnaire ou officier public,


toute personne chargée d'un service public ou parastatal, toute personne représentant
les intérêts de l'Etat ou d'une société privée, parastatale ou d'économie mixte en qualité
d'administrateur, de gérant, de commissaire aux comptes ou à tout autre titre, tout
mandataire ou préposé des personnes énumérées ci-dessus, tout arbitre ou tout expert
commis en justice qui aura agréé des offres, des promesses, qui aura reçu des dons ou
présents pour faire un acte de sa fonction, de son emploi ou de sa mission, même juste
mais non sujet à salaire5.

La doctrine donne une définition beaucoup plus simple en précisant que c’est
le fait, soit pour un agent public de solliciter ou d’agréer des dons, présents ou
avantages pour accomplir ou s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction, soit un
administré de le solliciter dans le même but6.

Suivant ces définitions légale et doctrinale, la corruption reste un fléau qui


menace l’ordre public en général. En effet, depuis des décennies, la République
démocratique du Congo se trouve ciblé parmi les Etats qui, de l’avis de nombreux
analystes, ont atteint le degré le plus élevé de la corruption et de l’impunité et ce,
malgré l’existence de lois sanctionnant négativement ces fléaux ainsi que de
juridictions de l’ordre judiciaire, habilitées à les appliquer. Cet état des choses
particulièrement paradoxal, véhicule angoisse et ronge la trame du cœur. Car, au jour
d’aujourd’hui, aucune société ne peut prétendre à l’émergence si elle est gangrénée par
la corruption et son corolaire, l‘impunité7.

La corruption demeure à notre avis, une pathologie sociale particulièrement


grave qui ne peut laissé indifférent tout intellectuel averti, à moins qu’il ne soit lui-
même impliqué dans la perpétration de ce mal aux conséquences redoutables pour
l’avenir et le développement harmonieux de sa société.

5
Article 147 du Décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais, tel que modifié et complété à ce jour.
6
DOUCET J.P., Dictionnaire de droit criminel, V° personne humaine.
7
KITENGIE KASONGO François et KAPUNGA KITOMBOLE Elie, Des mécanismes juridiques de lutte
contre la corruption et l’impunité en République démocratique du Congo, in KAS African Law Study Library –
Librairie Africaine d’Etudes Juridiques, 2017, p. 22.
3

Pour lutter contre cette pathologie, il faut en connaitre le sens, c'est-à-dire


cerner comment elle se commet et qui en sont les protagonistes. Ainsi, la corruption
est commise tel que définit ci-haut d’une part par l’administré ou le justiciable, et
d’autre part par le fonctionnaire. L’on parle de la corruption active et de la corruption
passive.

La corruption active est techniquement une instigation à la corruption. C’est la


faute commise par celui qui corrompt le fonctionnaire. Elle est commise par
l’administré ou la justiciable qui rémunère la complaisance du fonctionnaire8.

La corruption passive est la faute commise par le fonctionnaire qui se laisse


corrompre. Elle est toujours passive même dans le cas où, à l’origine, c’est le
fonctionnaire qui a sollicité le don ou autre avantage pour lequel il a failli à son
devoir9.

En clair, dans les deux cas, la qualité de fonctionnaire est requise car il est au
centre de ce fléau.

Par ailleurs, le secteur judiciaire n’est pas épargné par ce fléau qui est la
corruption. Les magistrats et autres fonctionnaires des instances judiciaires qui sont
successivement habilités à réprimer les faits infractionnels de corruption et à
accompagner la bonne administration de la justice sont eux-mêmes dans ce fléau. Elle
règne en maitre dans ces institutions dites judiciaires (appareil judiciaire congolais).

Aujourd’hui, il apparait au regard de nombreuses analyses que, la corruption a


pris en RDC de proportions inquiétantes, devenant ainsi une lourde menace pour la
démocratie et sapant de surcroit l’économie.

La RDC ne pourra, pensons-nous, prétendre à l’émergence qu’à condition de


lutter efficacement contre « ce virus » dont les effets ne cessent de détruire au
quotidien ses espoirs d’un développement durable.

Sur ce, il est impérieux de se poser la question de savoir :

8
MANASI N’KUSU-KALEBA, Droit pénal spécial congolais, Kinshasa, Editions D.E.S., 2023, p. 436.
9
Ibidem, p. 435.
4

- Quels mécanismes mettre en place pour lutter contre la corruption de façon


générale, et particulièrement dans le secteur judiciaire ?
En voici les hypothèses.

II. Hypothèses

La neutralisation de la corruption à l’heure actuelle reste urgente afin de


crédibiliser ce pays dans le concert des nations. De façon générale, il va falloir de
réformes profondes du système judiciaire dans ce pays ainsi que du code pénal
congolais. Cette réforme doit nécessairement et avant tout concerner les dispositions
constitutionnelles, légales et réglementaires qui violent l’indépendance du pouvoir
judiciaire. Il faut des campagnes de sensibilisation, la formation et le renforcement des
capacités, la transparence et la mise en place des sanctions sévères contre les éventuels
actes de corruption.

Dans le secteur judiciaire, particulièrement, il faut soutenir une véritable


indépendance judiciaire, améliorer les conditions de vie des magistrats et d’autres
fonctionnaires de ce secteur, améliorer la transparence et la responsabilité du secteur
de la justice en soutenant une gestion rigoureuse des ressources dudit secteur, renforcer
les mécanismes de sanctions contre les magistrats et leurs préposés dans le secteur.

III. Intérêt du sujet

La présente étude revêt un double intérêt, à savoir : l’intérêt théorique et


l’intérêt pratique.

Sur le plan théorique, elle permet au chercheur, techniciens du droit en


général de connaitre la notion de la corruption, en passant par le double sens de la
notion, la qualité de l’auteur, les éléments qui constituent cette infraction, les
protagonistes ainsi que les sanctions prévues par la loi. Elle permet à toute personne de
s’imprégner des réalités qui entourent ce fléau dans le système judiciaire Congolais.
5

Quant à son intérêt pratique, elle permet aux praticiens du droit, magistrats et
leurs préposés ainsi qu’aux justiciables de mieux cerner l’effectivité de ce fléau dans le
secteur judiciaire afin de palier à cela.

Il convient de signaler que, toute démarche scientifique nécessite une


délimitation pour mieux circonscrire la recherche.

IV. Délimitation du sujet


Toute démarche scientifique procède fatalement par un découpage de la
réalité. Il n’est pas possible d’étudier, de parcourir tous les éléments influents
jusqu’aux extrêmes limites de la terre et jusqu’au début des temps 10. Sur ce, cette étude
est délimitée dans le temps, dans l’espace voir dans la matière.

S’agissant de sa délimitation temporelle, elle s’inscrit de juin 2018 à nos


jours. Cette période est choisie pour des raisons de faisabilité du travail.

En ce qui concerne sa délimitation spatiale, cette recherche est menée sur


l’étendue de la République Démocratique du Congo, précisément dans la Ville de
Kinshasa.

Quant à sa délimitation typologique et cadre de référence, il faut entendre les


diverses théories auxquelles l’auteur fera allusion dans sa démarche pour aboutir à
cette étude. On cite : le droit pénal général, le droit pénal spécial, la procédure pénale
ainsi que certaines lois dont le code pénal Congolais comme priorité.

V. Méthodes et techniques

Nous analysons successivement les méthodes (A) et les techniques(B).

A. Méthodes

La méthode est une démarche rationnelle de l’esprit, un raisonnement tenu


pour arriver à la connaissance ou à la démonstration d’une vérité 11. Notre étude
comporte deux méthodes ; à savoir : la méthode exégétique et la méthode
sociologique.
10
REZSOHARY R., Théorie et critique des faits sociaux, Bruxelles, La renaissance du livre, 1973, p. 24
11
BOUDON, La méthode de sociologie, Paris, Edition PUF, 1962, p.128
6

La méthode exégétique est définie comme étant le culte de la loi,


l’interprétation du texte en se demandant quelle a été la volonté du législateur12.

Ainsi cette méthode nous permet d’analyser avec aisance certaines


dispositions des textes législatifs consacrant la corruption.

La méthode sociologique consiste à la libre recherche scientifique, c’est-à-


dire relever les différents phénomènes sociaux13.

Cette méthode consiste à élucider les différentes réalités vécues au quotidien


et dans la pratique au regard des différentes réalités qui entourent la corruption dans le
secteur judiciaire afin de mettre en place des mécanismes pour y remédier.

B. Techniques

Par technique de recherche, nous entendons l’ensemble de procédés exploités


par le chercheur dans la phase de collecte des données qui intéressent son étude14.

Cette recherche comporte trois techniques, à savoir : la technique


documentaire, la technique d’entretien et la technique d’observation.

La technique documentaire met en présence le chercheur d’une part et de


l’autre des documents supposés contenir des informations recherchées15.

Elle consiste à consulter et à scruter des textes, documents, journaux,


personnages ou individus, ou tout ce qui d’une façon ou d’une autre, permettra de
rendre compte d’un phénomène social utile à cette étude.

Ainsi, cette technique est un moyen qui nous permet d’être à la possession ou
de consulter différents outils et individus qui vont nous informer plus sur notre étude.

Elle sera accompagnée de la technique d'entretien qui est la mise en œuvre des
processus de communication et d’interaction humaine. Ces processus permettent au
chercheur de retirer de ses entretiens des informations et des éléments de réflexion
12
MWANZO E., Cours de méthodologie juridique, UNIKIN, Kinshasa, 2015, p. 52. (Inédit).
13
Idem.
14
SHOMBA KINYAMA S., Méthodologie de la recherche scientifique, Kinshasa, éd. M.E.S., 2007, p. 60.
15
Ibidem, p. 61.
7

très riches et nuancés. C’est un contact direct entre le chercheur et ses interlocuteurs
avec une faible directive de sa part16.

Cette technique nous permettra d’approcher les fonctionnaires, mieux, les


magistrats et leurs préposés, les avocats ainsi que les justiciables afin de mieux cerner
le rouage de ce fléau dans ce secteur.

La technique d’observation consistera simplement à ouvrir les yeux et les


oreilles afin d’enrichir nos connaissances de base sur la société et le phénomène
étudié.

VI. Plan sommaire

16
QUIVY R. et VAN L., Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, DUNOD, 1988, p. 164.

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