Réseaux Et Énergie: Réseaux 100 Ans D'histoire Énergie La Production D'énergie Renouvelable Et de Récupération (ENR&R)
Réseaux Et Énergie: Réseaux 100 Ans D'histoire Énergie La Production D'énergie Renouvelable Et de Récupération (ENR&R)
RÉSEAUX avec 30 km, 27 boucles d’eau chaude dont ÉNERGIE La production d’énergie
100 ans d’histoire 21 à Paris. Il s’agit du réseau d’énergie dont À Paris, en 2017, la consommation totale renouvelable et de récupération
L’ensemble des bâtiments parisiens sont rac- le mix énergétique est le plus vertueux avec d’énergie est de 34,8 TWh. Le résidentiel re- (ENR&R)
cordés au réseau électrique alors que les ré- 51,3 % de chaleur d’origine renouvelable ou présente 53 %, le tertiaire 32 %, le transport Le territoire parisien se caractérise par une très
seaux de gaz, et surtout de chaleur et de froid, de récupération. Avec 4,7 TWh de chaleur routier 13 % et l’industrie 2 %. forte dépendance énergétique avec plus de 95 %
ne desservent pas l’ensemble du territoire pa- livrée en 2019, il alimente près de 11,8 mil- de l’énergie consommée produite ailleurs et
risien. L’implantation de ces grands réseaux lions de m² de surfaces de logements et L’énergie consommée acheminée par les grands réseaux d’électricité
s’est faite par vagues successives avec d’abord 13,2 millions de m² de surfaces d’activités par les bâtiments parisiens et de gaz et dans une moindre mesure par le ré-
le développement du réseau de gaz de ville et à Paris, soit 25 millions de m² au total (soit La consommation d’énergie finale des bâti- seau de chaleur dont la production est pour plus
du réseau électrique à partir de la seconde moi- 21 % des surfaces et 15 % de la consomma- ments parisiens s’élève à 29,9 TWh en 2017. de 90 % localisée en petite couronne. Premier
tié du xixe siècle. À Paris, 7 % des logements tion des bâtiments). Cette énergie consommée assure les besoins vecteur d’ENR&R à Paris, le réseau de chaleur
ont l’électricité en 1901 pour atteindre près Depuis 1991, Paris dispose aussi d’un réseau de en chauffage (54 % de la consommation des présente un mix énergétique avec 51,3 % d’EN-
de 94 % en 1939. Le réseau électrique alimente froid pour apporter une réponse vertueuse aux bâtiments), en eau chaude sanitaire (12 %), R&R, principalement grâce à la valorisation
l’ensemble des bâtiments parisiens avec 13,5 besoins croissants de froid des bâtiments. Il en cuisson et autres usages (34 %) du rési- énergétique des déchets. Il valorise aussi des
TWh d’énergie fournie en 2017 (soit 45 % de compte 75 km de canalisations qui alimentent dentiel, du tertiaire et de l’industrie. La géo- ressources ENR&R locales comme la géother-
la consommation des bâtiments). Avec un peu plus de 650 clients, soit environ 470 GWh graphie de l’usage des différentes énergies mie dans les ZAC de Paris Nord Est et de Clichy-
plus de 2 000 km, le réseau de distribution de d’énergie frigorifique délivrée. La production dépend beaucoup du mode de chauffage rete- Batignolles ou encore la récupération de cha-
gaz délivre 10 TWh en 2017 (soit 33 % de la est assurée par échange direct avec la Seine nu. L’électricité, indispensable partout, repré- leur fatale (sur datacenter, sur les égouts, etc.).
consommation des bâtiments). lorsque sa température le permet (période sente la première énergie consommée (45 %), D’autres productions ENR&R se développent
La création du réseau de chaleur parisien en hivernale) et par des machines thermiques en particulier dans le tertiaire avec 60 % de la à partir de l’énergie solaire (photovoltaïque et
1927 amorce un levier d’économie circulaire alimentées à l’électricité 100 % renouvelable. consommation du secteur en lien avec le poids thermique) avec 126 installations photovol-
dès 1940 avec la valorisation de la chaleur is- La chaleur fatale générée est majoritairement de certains usages (éclairage, équipements taïques à Paris ou à partir du potentiel offert
sue de l’incinération des déchets. Il permet rejetée en Seine ce qui limite l’impact sur l’îlot informatiques, climatisation). En deuxième par le sous-sol, en particulier la géothermie de
d’acheminer la chaleur sous forme de vapeur de chaleur urbain. Moins maillé que les autres position (33 %), le gaz est la première énergie surface. Le Plan Climat de la Ville de Paris am-
ou d’eau chaude vers les bâtiments raccor- réseaux d’énergie, il se décompose en quatre consommée (45 %) dans le secteur résidentiel. bitionne un développement important de ces
dés où elle est utilisée pour le chauffage et secteurs indépendants, le secteur du Quartier On retrouve ensuite le chauffage urbain (15 %), productions ENR&R locales pour assurer 20 %
l’eau chaude sanitaire. En 2019, le réseau Central des Affaires alimenté par six sites de puis le fioul qui reste encore présent sur le ter- de la consommation parisienne en 2050.
est présent dans tous les arrondissements et production et disposant de trois sites de stoc- ritoire (6 %). À Paris, ce sont les logements qui
compte 506 km de canalisations (dont 467 kage, le secteur de Bercy avec deux sites de pro- consomment le plus d’énergie (61 %), les acti- Le 7e arrondissement représente
sur le territoire parisien). Plus de 90 % du ré- duction, le secteur de Paris Nord Est où la pro- vités tertiaires arrivent en second (37 %), puis 4 % de la consommation d’énergie
seau de distribution fonctionne à la vapeur duction de froid est combinée à la production on retrouve les rares activités industrielles en- de Paris
(235 °C), qui permet le transport de chaleur de chaleur à partir d’un forage géothermique core présentes (2 %). La présence de très nombreuses administra-
sur de longues distances. Depuis une ving- au Dogger, et le secteur Philharmonie avec une tions et en particulier de ministères caracté-
taine d’années, la vapeur est délaissée au centrale de production propre à la salle. rise l’occupation du tissu du 7e arrondissement
profit de boucles d’eau chaude (110 °C) pour ce qui explique entre autres la part élevée de
les extensions. En 2019, le réseau compte, consommation électrique avec 47 %.
RÉNOVATION
ÉNERGÉTIQUE DU
BÂTI
LE RÉSEAU
CADASTRE
DE CHALEUR
SOLAIRE
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RÉVISION DU PLAN LOCAL D’URBANISME DE PARIS – 7e ARRONDISSEMENT | AVRIL 2021 | 33
Tissus urbains
Les tissus urbains lisses du xviie et du xviiie siècle dominent. Il en Tissus urbains et présence
Le 7 arrondissement est marqué par les deux
e
est de même le long des grandes voies de fau- de la nature
grandes compositions urbaines que sont le bourg (Sèvres, Varenne, partie ouest de la rue Le 7e arrondissement a une couverture végé-
Champ-de-Mars et les Invalides. Elles divisent de Grenelle). tale supérieure à la moyenne parisienne avec
l’arrondissement en trois entités distinctes : le Les tissus urbains continus et composites sont 25,9 % de sa surface couverte de végétation,
faubourg Saint-Germain à l’est, au centre, le sec- également constitués des séries d’hôtels par- (21 % en moyenne à Paris hors bois).
teur du Gros Caillou entre les deux grandes com- ticuliers du faubourg Saint-Germain (rue de En dehors des parcs et jardins publics qui
positions, et à l’ouest le quartier de Grenelle. Varenne, partie est de la rue de Grenelle, rues couvrent 38 ha dont les esplanades des grandes
Les tissus urbains continus et réguliers do- de Lille, de l’université, etc.) où ils dominent. À compositions historiques (Champs de Mars,
minent dans les secteurs situés près de la l’arrière du pavillon d’entrée composé autour Invalides), les espaces verts non accessibles
Seine, où historiquement se sont concentrés d’un vaste proche, se succèdent à l’intérieur au public, à l’intérieur des îlots bâtis occupent
les quartiers d’habitation, dans la partie nord de la parcelle, cour d’entrée, bâtiment prin- 15,5 ha. Ces espaces sont principalement
du faubourg Saint-Germain entre la Seine cipal de l’hôtel et jardin d’agrément. Celui-ci constitués des grands jardins des ambassades
et le boulevard Saint-Germain, dans les par- lorsque l’îlot est peu profond peut s’ouvrir sur et ministères au sein des hôtels particuliers
ties nord et sud du secteur du Gros Caillou une autre rue. du faubourg Saint-Germain et des jardins des
et dans le quartier de Grenelle. Le long des Les tissus discontinus n’existent pratiquement congrégations religieuses.
grandes percées d’Haussmann (boulevard pas dans l’arrondissement, ils sont réduits à Dans cet arrondissement, les 6 150 arbres
Saint-Germain et Raspail, avenues Rapp, quelques opérations ponctuelles rue Saint- plantés principalement sur les grands tra-
Bosquet, etc.) et le long des grandes ave- Dominique ou rue de Sèvres. cés des compositions urbaines et en bord de
nues des compositions majeures (Breteuil, Seine jouent un rôle important et participent
Saxe, Suffren, Émile Deschanel, Charles des promenades plantées publiques emblé-
Floquet, etc.) se concentrent les alignements matiques de Paris. Il en est de même du site
d’immeubles semblables aux façades de pierre d’agriculture urbaine productive, des 2 jar-
du xixe siècle et celles, plus diverses, bâties dins partagés, des 4 potagers et vergers dans
après l’adoption du règlement de 1902 (les des écoles, des 2 autres jardins participatifs et
plus beaux exemples en sont les immeubles du pédagogiques et des 18,1 ha d’espaces plantés
lotissement du Champs de Mars) qui s’ornent dans les équipements, notamment les cours
de sculptures, de bow-windows, de tourelles et plantées des écoles et les équipements cultu-
de coupoles d’angles. Le long des rues étroites, rels, qui apportent des espaces de nature dans
plus anciennes (Université, Saint-Dominique, un environnement minéral et au plus près des
Lille, etc.), les immeubles aux façades plates et lieux d’habitat.
HAUTEURS
DU BÂTI
DATATION
DU BÂTI
TAUX
D’EMPRISES
NON BÂTIES
TAUX
D’EMPRISES
BÂTIES
DENSITÉ DES
BÂTIMENTS À LA
PARCELLE
© Apur
tion du cadre réglementaire dont elles relèvent : ont été créées ou végétalisées. immobilier. Les plus significatives de l’arrondis-
d’Ouest en Est, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) C’est pourquoi les réhabilitations intègrent une sement concernent les nombreux sièges d’ins- Rénovation du ministère de la Santé,
pour les quartiers Gros-Caillou et une partie optimisation des m² construits, elles créent de titutions et d’entreprises – nationales comme 14 avenue Duquesne
du quartier de l’École Militaire et le Plan de la surface habitable au sein des volumes bâtis internationales – implantées sur son territoire.
Sauvegarde et de Mise en Valeur, (PSMV) pour existants. Dans la plupart des cas, ces surfaces Il est à souligner également l’augmentation
les quartiers des Invalides, de Saint-Thomas sont de 4 à 20 m² mais elles peuvent atteindre conséquente de l’offre hôtelière et des réhabili-
d’Aquin et la partie restante de l’École Militaire. 200 m² et plus. Cela concerne principalement tations lourdes d’hôtels particuliers.
Ainsi par exemple, les surélévations sont plus des immeubles à usage de bureaux et d’habi- Les transformations de l’arrondissement
nombreuses à l’Est, alors qu’à l’Ouest où les tations, comme les hôtels particuliers. Dans le passent donc par une adaptation du bâti exis-
normes sont plus contraignantes et centrées sur cas des commerces, les réhabilitations réali- tant. Dans un tiers de cas, des immeubles de
la conservation du patrimoine, ce sont les opti- sées dans le grand magasin du « Bon Marché » bureau sont complètement restructurés.
misations de volume qui priment. figurent parmi les plus remarquables car elles Près de 70 % du bâti de l’arrondissement a été
Dans la plupart des cas, toute intervention ré- concilient non seulement la conservation du ravalé. Cela participe de l’image d’un arrondis-
© Apur
alisée dans l’arrondissement est marquée par patrimoine et l’optimisation de volumes mais sement bien entretenu et souligne sa valeur et
une forme de réhabilitation des architectures comportent aussi la création des toitures végé- son caractère historique. Cathédrale de la Sainte-Trinité, église orthodoxe Russe,
et, parfois, de réaménagement des jardins. talisées, ou encore le « Beaupassage », restruc- 1 quai Branly
C’est ainsi que les 78 % des transformations turation lourde en cœur d’îlot.
réalisées concernent des réhabilitations. Les constructions neuves méritent d’être men-
Le tissu urbain du 7e arrondissement est un mé- tionnées car elles transforment fortement
lange, équivalent en proportion entre un tissu les paysages. Ce sont des projets d’envergure
régulier, un tissu composite et des édifices re- qui dépassent le millier de mètres carrés – et
marquables. En regard du caractère patrimonial par la dynamique qu’ils impriment dans l’ar-
de ces tissus urbains, les paysages semblent in- rondissement en matière de mixité d’usage.
changés, comme figés dans le temps. Le centre culturel Russe est ainsi devenu une
Cependant, les modifications réalisées à icône du paysage des bords de Seine. Les tra-
l’échelle du bâti attestent d’un territoire qui vaux en cours de l’îlot Saint-Germain per-
s’est renouvelé. Les gabarits et les façades mettront quant à eux de diversifier l’offre
rénovation du Bon Marché, cathédrale orthodoxe russe, Campus 2022 de Sciences Po Végétalisation des
espaces non batis
en chantier… Création d’une toiture
• Des espaces publics requalifiés : piétonnisation des berges de Seine. Sources : Mairie de Paris, Apur 2021
LES TRANSFORMATIONS
DES TISSUS URBAINS
DEPUIS 2006
Les transformations du bâti
Construction neuve
Réhabilitation (Transformation de
l’ensemble d’une construction existante,
sans changement du volume bâti)
Les principales transformations
des espaces publics
Sources : Mairie de Paris, Apur 2021 Sources : Mairie de Paris, Apur 2021
Ce document est une synthèse du diagnostic territorial produit dans le cadre de l’élaboration de la révision du
plan local d’urbanisme (PLU) de Paris. Cette synthèse contient une sélection des documents du diagnostic
afin de vous permettre une lecture rapide de celui-ci. Pour consulter le diagnostic complet, vous devez vous
connecter sur la plateforme accessible depuis le site [Link] ou idé[Link].
La synthèse du diagnostic est présentée par arrondissement. Elle est découpée, comme le diagnostic territo-
rial complet, en 5 chapitres dont chaque sujet est présenté sous forme de planches commentées par un texte :
• Le chapitre 1, Données générales, résume, avec deux plans, l’échelle parisienne du diagnostic.
• Le chapitre 2, Approche socio-démographique, est résumé en trois parties : la population, l’habitat, les activi-
tés économiques et l’emploi.
• Le chapitre 3, Vie locale, présente les équipements et les espaces verts, la mobilité et l’espace public, et en
résumé, les centralités et les lieux de la vie urbaine.
• Le chapitre 4, Approche environnementale, qui comporte de nombreux sujets, est présenté en quatre thèmes
qui résument les grandes questions : la présence de la végétation, le rôle et la place de l’eau et la perméabilité
des sols, les risques auxquels Paris est soumis avec les îlots de chaleur urbains et les nuisances, et enfin
l’énergie et les réseaux qui permettent le fonctionnement de la ville.
• Le chapitre 5, Cadre urbain, est résumé par les tissus urbains, les densités bâties et les grandes transforma-
tions de Paris depuis l’adoption du PLU en 2006.
L’Apur, Atelier parisien d’urbanisme, est une association loi 1901 qui réunit autour de ses membres fondateurs, la Ville de Paris et l’État, les acteurs de la Métropole du Grand Paris. Ses partenaires sont :