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Réseaux Et Énergie: Réseaux 100 Ans D'histoire Énergie La Production D'énergie Renouvelable Et de Récupération (ENR&R)

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Réseaux et énergie

RÉSEAUX avec 30 km, 27 boucles d’eau chaude dont ÉNERGIE La production d’énergie
100 ans d’histoire 21 à Paris. Il s’agit du réseau d’énergie dont À Paris, en 2017, la consommation totale renouvelable et de récupération
L’ensemble des bâtiments parisiens sont rac- le mix énergétique est le plus vertueux avec d’énergie est de 34,8 TWh. Le résidentiel re- (ENR&R)
cordés au réseau électrique alors que les ré- 51,3 % de chaleur d’origine renouvelable ou présente 53 %, le tertiaire 32 %, le transport Le territoire parisien se caractérise par une très
seaux de gaz, et surtout de chaleur et de froid, de récupération. Avec 4,7 TWh de chaleur routier 13 % et l’industrie 2 %. forte dépendance énergétique avec plus de 95 %
ne desservent pas l’ensemble du territoire pa- livrée en 2019, il alimente près de 11,8 mil- de l’énergie consommée produite ailleurs et
risien. L’implantation de ces grands réseaux lions de m² de surfaces de logements et L’énergie consommée acheminée par les grands réseaux d’électricité
s’est faite par vagues successives avec d’abord 13,2 millions de m² de surfaces d’activités par les bâtiments parisiens et de gaz et dans une moindre mesure par le ré-
le développement du réseau de gaz de ville et à Paris, soit 25 millions de m² au total (soit La consommation d’énergie finale des bâti- seau de chaleur dont la production est pour plus
du réseau électrique à partir de la seconde moi- 21 % des surfaces et 15 % de la consomma- ments parisiens s’élève à 29,9 TWh en 2017. de 90 % localisée en petite couronne. Premier
tié du xixe siècle. À Paris, 7 % des logements tion des bâtiments). Cette énergie consommée assure les besoins vecteur d’ENR&R à Paris, le réseau de chaleur
ont l’électricité en 1901 pour atteindre près Depuis 1991, Paris dispose aussi d’un réseau de en chauffage (54 % de la consommation des présente un mix énergétique avec 51,3 % d’EN-
de 94 % en 1939. Le réseau électrique alimente froid pour apporter une réponse vertueuse aux bâtiments), en eau chaude sanitaire (12 %), R&R, principalement grâce à la valorisation
l’ensemble des bâtiments parisiens avec 13,5 besoins croissants de froid des bâtiments. Il en cuisson et autres usages (34 %) du rési- énergétique des déchets. Il valorise aussi des
TWh d’énergie fournie en 2017 (soit 45 % de compte 75 km de canalisations qui alimentent dentiel, du tertiaire et de l’industrie. La géo- ressources ENR&R locales comme la géother-
la consommation des bâtiments). Avec un peu plus de 650 clients, soit environ 470 GWh graphie de l’usage des différentes énergies mie dans les ZAC de Paris Nord Est et de Clichy-
plus de 2 000 km, le réseau de distribution de d’énergie frigorifique délivrée. La production dépend beaucoup du mode de chauffage rete- Batignolles ou encore la récupération de cha-
gaz délivre 10 TWh en 2017 (soit 33 % de la est assurée par échange direct avec la Seine nu. L’électricité, indispensable partout, repré- leur fatale (sur datacenter, sur les égouts, etc.).
consommation des bâtiments). lorsque sa température le permet (période sente la première énergie consommée (45 %), D’autres productions ENR&R se développent
La création du réseau de chaleur parisien en hivernale) et par des machines thermiques en particulier dans le tertiaire avec 60 % de la à partir de l’énergie solaire (photovoltaïque et
1927 amorce un levier d’économie circulaire alimentées à l’électricité 100 % renouvelable. consommation du secteur en lien avec le poids thermique) avec 126 installations photovol-
dès 1940 avec la valorisation de la chaleur is- La chaleur fatale générée est majoritairement de certains usages (éclairage, équipements taïques à Paris ou à partir du potentiel offert
sue de l’incinération des déchets. Il permet rejetée en Seine ce qui limite l’impact sur l’îlot informatiques, climatisation). En deuxième par le sous-sol, en particulier la géothermie de
d’acheminer la chaleur sous forme de vapeur de chaleur urbain. Moins maillé que les autres position (33 %), le gaz est la première énergie surface. Le Plan Climat de la Ville de Paris am-
ou d’eau chaude vers les bâtiments raccor- réseaux d’énergie, il se décompose en quatre consommée (45 %) dans le secteur résidentiel. bitionne un développement important de ces
dés où elle est utilisée pour le chauffage et secteurs indépendants, le secteur du Quartier On retrouve ensuite le chauffage urbain (15 %), productions ENR&R locales pour assurer 20 %
l’eau chaude sanitaire. En 2019, le réseau Central des Affaires alimenté par six sites de puis le fioul qui reste encore présent sur le ter- de la consommation parisienne en 2050.
est présent dans tous les arrondissements et production et disposant de trois sites de stoc- ritoire (6 %). À Paris, ce sont les logements qui
compte 506 km de canalisations (dont 467 kage, le secteur de Bercy avec deux sites de pro- consomment le plus d’énergie (61 %), les acti- Le 7e arrondissement représente
sur le territoire parisien). Plus de 90 % du ré- duction, le secteur de Paris Nord Est où la pro- vités tertiaires arrivent en second (37 %), puis 4 % de la consommation d’énergie
seau de distribution fonctionne à la vapeur duction de froid est combinée à la production on retrouve les rares activités industrielles en- de Paris
(235 °C), qui permet le transport de chaleur de chaleur à partir d’un forage géothermique core présentes (2 %). La présence de très nombreuses administra-
sur de longues distances. Depuis une ving- au Dogger, et le secteur Philharmonie avec une tions et en particulier de ministères caracté-
taine d’années, la vapeur est délaissée au centrale de production propre à la salle. rise l’occupation du tissu du 7e arrondissement
profit de boucles d’eau chaude (110 °C) pour ce qui explique entre autres la part élevée de
les extensions. En 2019, le réseau compte, consommation électrique avec 47 %.

30 ATELIER PARISIEN D’URBANISME


Réseaux et énergie
4 % de la consommation énergétique de Paris (2017)
• Le secteur résidentiel est le premier consommateur d’énergie (59%), devant les bâtiments tertiaires
(40%) et l’industrie (1%).
• 1,12 TWh consommé en 2017 hors transport routier (47% gaz, 32% électricité, 15% via le réseau de
chaleur parisien, 6% fioul et moins de 1% bois).
• Un développement du réseau de chaleur parisien sur une grande partie de l’arrondissement. Présence L’isolation thermique extérieure (ITE) est peu pratiquée en raison
également du réseau de froid parisien avec 1 site de production de froid. de la prédominance d’un bâti ancien patrimonial

RÉNOVATION
ÉNERGÉTIQUE DU
BÂTI

LE RÉSEAU
CADASTRE
DE CHALEUR
SOLAIRE

| Révision du Plan local d’urbanisme de Paris – 7e arrondissement | 5 juillet 2021|


RÉVISION DU PLAN LOCAL D’URBANISME DE PARIS – 7e ARRONDISSEMENT | AVRIL 2021 | 31
Réseaux et énergie
Réhabilitation thermique L’isolation extérieure, mesure plus lourde à d’avant 1914. Ces panneaux produisent soit de
des bâtiments mettre en œuvre est, elle, soumise à autori- l’eau chaude, soit de l’électricité.
La réhabilitation thermique des bâtiments est sation d’urbanisme et peut donc être suivie Depuis 2005, les constructions neuves ré-
aujourd’hui une pratique courante à Paris. Elle et cartographiée. La pertinence de cette tech- alisées à Paris sont presque exclusivement
est pratiquée à des degrés divers ; les travaux nique d’amélioration thermique de l’habitat isolées thermiquement par l’extérieur et des
constatés depuis 2006 vont du simple change- dépend des caractéristiques constructives et dispositifs d’énergie renouvelable, tels des
ment de menuiseries à des travaux plus consé- architecturales des bâtiments. Elle est assez panneaux solaires, sont intégrés aux construc-
quents englobant la réfection de chaudières, aisée et pratiquée sur les murs pignons ou les tions, conformément aux réglementations
la modernisation des équipements, l’isolation héberges qui sont généralement des façades thermiques en vigueur.
intérieure ou extérieure des bâtiments, la mise aveugles ou peu percées de baies et dans les L’isolation thermique extérieure (ITE) est peu
en œuvre de systèmes de production d’énergie courettes de services du bâti d’avant-guerre. pratiquée dans le 7e arrondissement, seules
renouvelable tels les panneaux solaires. Sur les façades en pierre et en brique appa- 7 réalisations ont été constatées entre 2006
Parmi ces travaux, seuls peuvent être compta- rentes des bâtiments datant d’avant 1945, sur- et 2020. C’est la prédominance d’un bâti an-
bilisés ceux qui nécessitent l’obtention d’auto- tout lorsqu’elles sont ornementées, elle n’est cien protégé (avec notamment la présence du
risations d’urbanisme, tels les changements de pas mise en œuvre pour des raisons esthé- PSMV) qui explique le peu de mise en œuvre
menuiseries, l’isolation extérieure et l’implan- tiques et patrimoniales. Sur les bâtiments de de cette technique, presque exclusivement
tation de panneaux solaires. faubourgs peu ou pas ornementés, aux façades réservée aux pignons et façades sur cours
Une part des transformations se fait au « fil de plâtrées ou enduites, l’isolation thermique ex- et courettes, comme au 2 square de La Tour-
l’eau », améliorant ainsi de façon continue la térieure est régulièrement pratiquée sur les fa- Maubourg.
performance thermique du bâti parisien. çades donnant sur rue. Les opérations d’ITE visibles depuis la rue
En effet, les éléments de second œuvre, no- Sur les bâtiments d’après 1945, l’isolation exté- concernent les bâtiments des années 1950
tamment les menuiseries, sont remplacées par rieure est très souvent mise en œuvre, notam- et 1960 comme au 40 rue Saint-Dominique.
des générations plus performantes pour des ment dans les grands ensembles d’habitat social Les panneaux solaires sont peu implantés en
raisons qui relèvent, du confort thermique des des Trente Glorieuses. Elle l’est également sur réhabilitation thermique. 4 autorisations ont
logements, mais aussi de l’acoustique (quand les ensembles des années 1980, en particulier été déposées entre 2006 et 2020, mais beau-
le logement est situé sur un axe bruyant), ou dans les anciennes ZAC. Ces isolations viennent coup d’autorisations n’aboutissent pas à des
de leur vétusté. Ce changement des menuise- alors s’ajouter aux anciennes isolations inté- réalisations.
ries est pratiqué sur tout le territoire parisien. rieures qui équipaient systématiquement ces
C’est également le cas de tout ce qui touche à bâtiments lors de leur construction.
la modernisation des appareils de chauffage En complément des programmes de réha-
et de climatisation, ou de travaux d’isolation bilitation thermique, des panneaux solaires
par l’intérieur qui peuvent être réalisés à diffé- peuvent être installés, notamment lorsque les
rentes échelles. Ces derniers éléments ne fai- bâtiments possèdent des toits terrasses peu
sant pas l’objet d’autorisations, ils ne peuvent encombrés comme les bâtiments de l’après-
donc être quantifiés et il est impossible d’en guerre. Les panneaux solaires sont parfois im-
mesurer l’ampleur. plantés sur des terrassons en zinc de bâtiments

32 ATELIER PARISIEN D’URBANISME


Cadre urbain
© [Link]@[Link]

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RÉVISION DU PLAN LOCAL D’URBANISME DE PARIS – 7e ARRONDISSEMENT | AVRIL 2021 | 33
Tissus urbains
Les tissus urbains lisses du xviie et du xviiie siècle dominent. Il en Tissus urbains et présence
Le 7 arrondissement est marqué par les deux
e
est de même le long des grandes voies de fau- de la nature
grandes compositions urbaines que sont le bourg (Sèvres, Varenne, partie ouest de la rue Le 7e arrondissement a une couverture végé-
Champ-de-Mars et les Invalides. Elles divisent de Grenelle). tale supérieure à la moyenne parisienne avec
l’arrondissement en trois entités distinctes : le Les tissus urbains continus et composites sont 25,9 % de sa surface couverte de végétation,
faubourg Saint-Germain à l’est, au centre, le sec- également constitués des séries d’hôtels par- (21 % en moyenne à Paris hors bois).
teur du Gros Caillou entre les deux grandes com- ticuliers du faubourg Saint-Germain (rue de En dehors des parcs et jardins publics qui
positions, et à l’ouest le quartier de Grenelle. Varenne, partie est de la rue de Grenelle, rues couvrent 38 ha dont les esplanades des grandes
Les tissus urbains continus et réguliers do- de Lille, de l’université, etc.) où ils dominent. À compositions historiques (Champs de Mars,
minent dans les secteurs situés près de la l’arrière du pavillon d’entrée composé autour Invalides), les espaces verts non accessibles
Seine, où historiquement se sont concentrés d’un vaste proche, se succèdent à l’intérieur au public, à l’intérieur des îlots bâtis occupent
les quartiers d’habitation, dans la partie nord de la parcelle, cour d’entrée, bâtiment prin- 15,5 ha. Ces espaces sont principalement
du faubourg Saint-Germain entre la Seine cipal de l’hôtel et jardin d’agrément. Celui-ci constitués des grands jardins des ambassades
et le boulevard Saint-Germain, dans les par- lorsque l’îlot est peu profond peut s’ouvrir sur et ministères au sein des hôtels particuliers
ties nord et sud du secteur du Gros Caillou une autre rue. du faubourg Saint-Germain et des jardins des
et dans le quartier de Grenelle. Le long des Les tissus discontinus n’existent pratiquement congrégations religieuses.
grandes percées d’Haussmann (boulevard pas dans l’arrondissement, ils sont réduits à Dans cet arrondissement, les 6 150 arbres
Saint-Germain et Raspail, avenues Rapp, quelques opérations ponctuelles rue Saint- plantés principalement sur les grands tra-
Bosquet, etc.) et le long des grandes ave- Dominique ou rue de Sèvres. cés des compositions urbaines et en bord de
nues des compositions majeures (Breteuil, Seine jouent un rôle important et participent
Saxe, Suffren, Émile Deschanel, Charles des promenades plantées publiques emblé-
Floquet, etc.) se concentrent les alignements matiques de Paris. Il en est de même du site
d’immeubles semblables aux façades de pierre d’agriculture urbaine productive, des 2 jar-
du xixe siècle et celles, plus diverses, bâties dins partagés, des 4 potagers et vergers dans
après l’adoption du règlement de 1902 (les des écoles, des 2 autres jardins participatifs et
plus beaux exemples en sont les immeubles du pédagogiques et des 18,1 ha d’espaces plantés
lotissement du Champs de Mars) qui s’ornent dans les équipements, notamment les cours
de sculptures, de bow-windows, de tourelles et plantées des écoles et les équipements cultu-
de coupoles d’angles. Le long des rues étroites, rels, qui apportent des espaces de nature dans
plus anciennes (Université, Saint-Dominique, un environnement minéral et au plus près des
Lille, etc.), les immeubles aux façades plates et lieux d’habitat.

34 ATELIER PARISIEN D’URBANISME


Tissus urbains
Des ensembles monumentaux et des constructions anciennes, Des hauteurs de bâti assez homogènes
une imbrication des tissus urbains au fil du temps • Une majorité de hauteurs bâties de 18 à 25m,
Les tissus urbains continus et réguliers dominent dans les quartiers anciens: Gros-Caillou, partie nord du • Des hauteurs plus importantes pour les constructions
faubourg Saint-Germain, et le long des voies haussmanniennes et des grandes compositions ; postérieures à 1902,
• Des tissus urbains plus composites le long des rues étroites, avec des courettes et de petites cours ; • Au sud, des hôtels particuliers de plus faible hauteur
• Des tissus urbains plus divers dans le quartier des hôtels particuliers du faubourg Saint-Germain ;
• Une végétation très présente dans le quartier des hôtels particuliers.

HAUTEURS
DU BÂTI

33 % du bâti construit avant 1850, 48% entre 1850 et 1914

DATATION
DU BÂTI

LES TISSUS URBAINS

| Révision du Plan local d’urbanisme de Paris – 7e arrondissement | 5 juillet 2021|


RÉVISION DU PLAN LOCAL D’URBANISME DE PARIS – 7e ARRONDISSEMENT | AVRIL 2021 | 35
Densité et emprises des bâtiments
Hauteurs et emprises 60 % et sont, pour la plupart, inférieures à 40 %. Densité bâtie
des constructions C’est seulement dans les lotissements anciens À Paris, les densités du bâti, rapport entre les sur-
Les hauteurs des constructions sont assez du faubourg autour de la rue de Verneuil, des faces de plancher du bâti et la surface totale du
homogènes mais avec une augmentation très rues Cognacq Gay, de l’Université et Saint- terrain, sont globalement élevées. Près des deux-
progressive des constructions au fil du temps. Dominique, et autour de l’avenue de Breteuil tiers des parcelles parisiennes (63 %) ont une
Les hauteurs de 15 à 18 m des immeubles du et de l’avenue de Saxe, là où les parcelles sont densité supérieure à 4. Dans le 7e, cette propor-
faubourg Saint-Germain situés le long des plus petites et peu profondes et les cours ré- tion est encore plus élevée puisque ce sont près
voies étroites deviennent 20 à 25 m à la pé- duites, que les emprises bâties atteignent 60 à des trois-quarts des parcelles de l’arrondisse-
riode haussmannienne, le long des grandes 80 % et dépassent ponctuellement 80 %. ment (72 %) qui ont des densités supérieures à 4.
avenues et des boulevards, puis dépassent Géographiquement, les densités sont très dif-
25 m après l’adoption du règlement de 1902. férentes selon les quartiers. Dans le secteur du
Ils peuvent désormais accueillir plusieurs Gros Caillou, ancien, avec de petites parcelles,
étages en toiture, avec des retraits successifs et où se concentrent les habitations, les densi-
et des terrasses. C’est notamment le cas le long tés sont globalement très élevées, supérieures
du boulevard Raspail et partiellement le long à 4 le plus souvent, ou entre 3 et 4. Dans l’en-
du boulevard Saint-Germain, le long de l’ave- semble du faubourg Saint-Germain, où les hô-
nue de Breteuil et à ses abords, ainsi que sur tels particuliers dominent et où les parcelles
le quai d’Orsay et surtout dans l’ensemble du sont plus étendues, les densités sont moins
lotissement du Champ-de-Mars. élevées, inférieures à 3. À l’extrémité nord-est
Jusqu’à maintenant, les hauteurs continuent de l’arrondissement, entre les rues de l’Univer-
d’être semblables, avec des maxima de 25 m à sité, du Bac, des Saints-Pères et le quai Voltaire,
30 m et une prise en compte forte des hauteurs les parcelles sont généralement plus petites
voisines et de la largeur des rues pour définir et les densités sont plus élevées (entre 3 et 4,
la hauteur des constructions. Quelques ex- voire supérieures à 4). Quartier de Grenelle, les
ceptions sont remarquables notamment l’im- densités varient avec la taille des terrains. Plus
meuble de l’UNESCO (33 m). les terrains sont grands et moins les densités
En revanche, dans les secteurs où se sont élevées. C’est le cas des grandes parcelles
concentrent les hôtels particuliers, les hau- occupées par l’École Militaire, l’Unesco, l’Hôtel
teurs n’excèdent pas 15 à 18 m. des Invalides, le musée du Quai Branly-Jacques
Les emprises bâties sont nettement plus faibles Chirac, le Ministère des Affaires étrangères et
que dans tous les autres arrondissements cen- l’Assemblée Nationale, qui ont des densités
traux de Paris. Dans l’ensemble du faubourg moyennes, entre 1 et 3. Enfin les parcelles du
Saint-Germain, dans les secteurs où dominent lotissement du Champ-de-Mars ont des densi-
les hôtels particuliers, elles n’excèdent jamais tés élevées, entre 3 et 4 ou supérieures à 4.

36 ATELIER PARISIEN D’URBANISME


Densité et emprises des bâtiments
Des densités bâties fortes dans les secteurs ancien où l’habitat domine,
Des densités bâties, le plus souvent de plus de 4 (surface bâtie/surface du terrain ) dans les tissus
urbains anciens le long des voies étroites (Gros-Caillou, nord du faubourg Saint-Germain) et des avenues
et boulevards des grandes compositions (lotissement du Champ-de-Mars, avenue de Breteuil);
• Des densités beaucoup plus faibles, de 1 à 3, dans les grands ilots occupés par des hôtels particuliers
du faubourg Saint-Germain ; Des espaces non bâtis peu présents au nord et
• Des densités moyennes dans les grands équipements par la présence de grandes cours et de jardins. très grands dans les hôtels particuliers

TAUX
D’EMPRISES
NON BÂTIES

Des emprises bâties très importantes dans les tissus


anciens du nord et faibles dans les hôtels particuliers

TAUX
D’EMPRISES
BÂTIES
DENSITÉ DES
BÂTIMENTS À LA
PARCELLE

| Révision du Plan local d’urbanisme de Paris – 7e arrondissement | 5 juillet 2021|


RÉVISION DU PLAN LOCAL D’URBANISME DE PARIS – 7e ARRONDISSEMENT | AVRIL 2021 | 37
Les transformations
Les transformations des tissus restant inchangés, c’est à l’intérieur des im- d’équipements, de créer des nouveaux espaces
urbains depuis 2006 et engagées meubles que les transformations ont eu lieu. publics et de multiplier l’offre de logement. Le
Dans le 7e arrondissement, le paysage urbain Des escaliers ont été déplacés, des murs por- Campus 2022 de Sciences Po, situé à l’hôtel de
se transforme peu, il est très contrôlé par les teurs percés, des ascenseurs installés, des l’Artillerie – aujourd’hui à un stade avancé de
différents cadres réglementaires et de protec- sous-sols réaménagés et rendus habitables sa construction – vient en renfort de la dyna-
tion du patrimoine, néanmoins on observe des pour l’extension de bureaux, de locaux de com- mique étudiante et universitaire du quartier de
évolutions liées à la dynamique des activités merce ou d’habitation, ou encore la création de Saint-Thomas d’Aquin.
développées sur son territoire. piscines et de locaux de services. Enfin, dans Les transformations sont marquées par des ré-
Ces transformations sont identifiables en fonc- une moindre mesure, des terrasses en toiture habilitations de grande ampleur du patrimoine

© Apur
tion du cadre réglementaire dont elles relèvent : ont été créées ou végétalisées. immobilier. Les plus significatives de l’arrondis-
d’Ouest en Est, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) C’est pourquoi les réhabilitations intègrent une sement concernent les nombreux sièges d’ins- Rénovation du ministère de la Santé,
pour les quartiers Gros-Caillou et une partie optimisation des m² construits, elles créent de titutions et d’entreprises – nationales comme 14 avenue Duquesne
du quartier de l’École Militaire et le Plan de la surface habitable au sein des volumes bâtis internationales – implantées sur son territoire.
Sauvegarde et de Mise en Valeur, (PSMV) pour existants. Dans la plupart des cas, ces surfaces Il est à souligner également l’augmentation
les quartiers des Invalides, de Saint-Thomas sont de 4 à 20 m² mais elles peuvent atteindre conséquente de l’offre hôtelière et des réhabili-
d’Aquin et la partie restante de l’École Militaire. 200 m² et plus. Cela concerne principalement tations lourdes d’hôtels particuliers.
Ainsi par exemple, les surélévations sont plus des immeubles à usage de bureaux et d’habi- Les transformations de l’arrondissement
nombreuses à l’Est, alors qu’à l’Ouest où les tations, comme les hôtels particuliers. Dans le passent donc par une adaptation du bâti exis-
normes sont plus contraignantes et centrées sur cas des commerces, les réhabilitations réali- tant. Dans un tiers de cas, des immeubles de
la conservation du patrimoine, ce sont les opti- sées dans le grand magasin du « Bon Marché » bureau sont complètement restructurés.
misations de volume qui priment. figurent parmi les plus remarquables car elles Près de 70 % du bâti de l’arrondissement a été
Dans la plupart des cas, toute intervention ré- concilient non seulement la conservation du ravalé. Cela participe de l’image d’un arrondis-

© Apur
alisée dans l’arrondissement est marquée par patrimoine et l’optimisation de volumes mais sement bien entretenu et souligne sa valeur et
une forme de réhabilitation des architectures comportent aussi la création des toitures végé- son caractère historique. Cathédrale de la Sainte-Trinité, église orthodoxe Russe,
et, parfois, de réaménagement des jardins. talisées, ou encore le « Beaupassage », restruc- 1 quai Branly
C’est ainsi que les 78 % des transformations turation lourde en cœur d’îlot.
réalisées concernent des réhabilitations. Les constructions neuves méritent d’être men-
Le tissu urbain du 7e arrondissement est un mé- tionnées car elles transforment fortement
lange, équivalent en proportion entre un tissu les paysages. Ce sont des projets d’envergure
régulier, un tissu composite et des édifices re- qui dépassent le millier de mètres carrés – et
marquables. En regard du caractère patrimonial par la dynamique qu’ils impriment dans l’ar-
de ces tissus urbains, les paysages semblent in- rondissement en matière de mixité d’usage.
changés, comme figés dans le temps. Le centre culturel Russe est ainsi devenu une
Cependant, les modifications réalisées à icône du paysage des bords de Seine. Les tra-
l’échelle du bâti attestent d’un territoire qui vaux en cours de l’îlot Saint-Germain per-
s’est renouvelé. Les gabarits et les façades mettront quant à eux de diversifier l’offre

38 ATELIER PARISIEN D’URBANISME


Les transformations
Un patrimoine bâti très entretenu, un PSMV qui protège et encourage
la mise en valeur
• 1 851 ravalements entre 2006 et 2020 soit 68,3% des immeubles existants ;
• Quelques isolations thermiques extérieures (ITE) ;
• Des végétalisations en toiture ;
• Des cœurs d’ilots qui accueillent de plus en plus de végétation.

Des transformations adaptées à la richesse patrimoniale du 7e


• Peu de constructions neuves depuis 2006 ; LES TRANSFORMATIONS
• Des transformations situées à l’intérieur des bâtiments et peu visibles depuis l’espace DES ESPACES NON BATIS
public ; DEPUIS 2006
• Quelques transformations très emblématiques: reconversion de l’Hôpital Laennec, Création d’espace non
bati

rénovation du Bon Marché, cathédrale orthodoxe russe, Campus 2022 de Sciences Po Végétalisation des
espaces non batis
en chantier… Création d’une toiture

• De nombreux programmes de restauration et de réhabilitation des hôtels particuliers végétalisée


Création d’un mur
dans le PSMV mais sans modification apparente des ensembles patrimoniaux ; végétalisé

• Des espaces publics requalifiés : piétonnisation des berges de Seine. Sources : Mairie de Paris, Apur 2021

LES TRANSFORMATIONS
DES TISSUS URBAINS
DEPUIS 2006
Les transformations du bâti
Construction neuve

Surélévation (Elévation partielle ou


complète d’une construction existante)

Extension (Création d’une construction


augmentant l’emprise au sol d’un
batiment existant. L‘extension peut se
faire en sous-sol)

Réhabilitation (Transformation de
l’ensemble d’une construction existante,
sans changement du volume bâti)
Les principales transformations
des espaces publics

LES RAVALEMENTS Création de voie et de place nouvelle

DEPUIS 2006 Requalification de voie et de place

Parcelle concernée par


un ravalement de façade Création d’espace vert

Sources : Mairie de Paris, Apur 2021 Sources : Mairie de Paris, Apur 2021

RÉVISION DU PLAN LOCAL D’URBANISME DE PARIS – 7e ARRONDISSEMENT | AVRIL 2021 | 39


Synthèse du diagnostic territorial
7e arrondissement
RÉVISION DU PLAN LOCAL D’URBANISME DE PARIS

Ce document est une synthèse du diagnostic territorial produit dans le cadre de l’élaboration de la révision du
plan local d’urbanisme (PLU) de Paris. Cette synthèse contient une sélection des documents du diagnostic
afin de vous permettre une lecture rapide de celui-ci. Pour consulter le diagnostic complet, vous devez vous
connecter sur la plateforme accessible depuis le site [Link] ou idé[Link].
La synthèse du diagnostic est présentée par arrondissement. Elle est découpée, comme le diagnostic territo-
rial complet, en 5 chapitres dont chaque sujet est présenté sous forme de planches commentées par un texte :
• Le chapitre 1, Données générales, résume, avec deux plans, l’échelle parisienne du diagnostic.
• Le chapitre 2, Approche socio-démographique, est résumé en trois parties : la population, l’habitat, les activi-
tés économiques et l’emploi.
• Le chapitre 3, Vie locale, présente les équipements et les espaces verts, la mobilité et l’espace public, et en
résumé, les centralités et les lieux de la vie urbaine.
• Le chapitre 4, Approche environnementale, qui comporte de nombreux sujets, est présenté en quatre thèmes
qui résument les grandes questions : la présence de la végétation, le rôle et la place de l’eau et la perméabilité
des sols, les risques auxquels Paris est soumis avec les îlots de chaleur urbains et les nuisances, et enfin
l’énergie et les réseaux qui permettent le fonctionnement de la ville.
• Le chapitre 5, Cadre urbain, est résumé par les tissus urbains, les densités bâties et les grandes transforma-
tions de Paris depuis l’adoption du PLU en 2006.

L’Apur, Atelier parisien d’urbanisme, est une association loi 1901 qui réunit autour de ses membres fondateurs, la Ville de Paris et l’État, les acteurs de la Métropole du Grand Paris. Ses partenaires sont :

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