0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
225 vues312 pages

Coacher Par Les Énergies - Jean Marc PARIZET

Transféré par

venteflashzone
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
225 vues312 pages

Coacher Par Les Énergies - Jean Marc PARIZET

Transféré par

venteflashzone
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

© InterEditions, 2015

ISBN : 9782729616076

Illustration de couverture : © juancarlos1969-fotolia.com

InterEditions est une marque de Dunod Editeur,


5 rue Laromiguière, 75005 Paris

Visitez notre site Web : www.intereditions.com

All rights reserved. This work may not be translated or copied in whole or in part without the
written permission of the publisher, Dunod, 5 rue Laromiguière, 75005 Paris www.dunod.com.
Introduction

Percevoir les énergies, qualité


première de tout accompagnement

CET OUVRAGE EST UNE INVITATION à explorer, échanger, préciser pour soi ce
que énergie veut dire dans le champ relationnel du coaching. Il est dédié aux
relations énergétiques particulières qui se déploient entre accompagnant et
accompagné tels que psychologues, psychiatres, coach de vie, coach
professionnels, DRH, conseillers, médiateurs et toute personne qui écoute
pour apporter, par son expertise et son éclairage, des clés en réponse aux
questions que l'autre se pose.
En écoutant le langage courant, il est possible de voir à quel point les
énergies font partie de ce qui est ressenti au quotidien dans tous les champs
d'interaction, caractérisant tout autant un état personnel, une relation ou un
lieu. On en parle tous les jours :

« Je manque d'énergie » ;
« J'ai plein d'énergie » ;
« Il me transmet une belle énergie » ;
« Il m'a pompé toute mon énergie » ;
« Il a une énergie impressionnante » ;
« Quelle énergie dans ce concert » ;
« Je ne ressens aucune énergie de ce lieu » ;
« Ce lieu, cette personne dégage une très belle énergie »…

Décrire une expérience relationnelle permet de faire entrer la subjectivité


dans le langage courant. Une réalité à la fois objective et subjective
s'exprime à travers le mot « énergie », qu'il soit au singulier ou au pluriel.
Le fait d'utiliser si souvent ce mot dans la vie quotidienne, sans qu'aucune
définition n'en soit donnée dans son contexte, témoigne d'une évolution
subconsciente de la société et d'un changement de plan de vie : le subjectif,
le subtil, l'invisible ont le droit de cité. Cependant la connaissance
intellectuelle ne semble pas encore être arrivée à la maturité quand les mots
témoignent de l'expérience. C'est comme si le mot « énergie » avait débordé
du cadre scientifique pour rejoindre le monde de l'expérientiel, nous appelant
à explorer et définir plus clairement ce que « énergie » veut dire dans le
domaine relationnel.
Le concept d'énergie s'est ouvert aux organisations à travers celui de
l'intelligence émotionnelle. L'Intelligence Émotionnelle fait appel à la
conscience du ressenti de chacun en situation, à la capacité qu'ont les
personnes de mettre des mots objectifs sur leur représentation de leur réalité
émotionnelle.

Se réconcilier avec la subjectivité


Ce que nous ressentons va beaucoup plus loin que ce que nous pouvons
rationaliser. Cet ouvrage permet d'explorer les pratiques énergétiques dans
l'accompagnement relationnel, d'en identifier des lois de fonctionnement,
d'en nommer les référents, d'en communiquer les savoir, et de découvrir un
sens visible au plan énergétique invisible qui se joue dans la relation
d'accompagnement.
Par l'explosion de la raison, le siècle des Lumières a créé une scission entre
objectivité et subjectivité. Ce n'est que récemment que des convergences
apparaissent entre les lois scientifiques et les croyances subjectives.
Attachons-nous à dépasser la dualité qui peut opposer en accueillant en
conscience ce qui donne sens aux relations d'accompagnement à travers le
mot énergie.

Une perception plus précise de l'autre, une responsabilité plus


grande dans la relation
La perception énergétique permet de voir d'une façon plus précise et plus
vaste car ouverte à l'expression du subtil, ce non-visible aux sens ordinaires
qui va au-delà des apparences.
Dans l'accompagnement relationnel, le coach amène l'accompagné à se
percevoir lui-même d'une façon constructive en portant son attention sur ses
ressentis, ses changements d'état d'être, ses intuitions, son impact sur l'autre
et en prenant conscience de l'existence d'un domaine nouveau, peu visible
mais tellement opérant : les énergies qui l'animent.
Selon la posture pour aborder la relation énergétique préfigurée par Carl
Rogers[1], la responsabilité de l'accompagnant vis-à-vis de celui qu'il
accompagne se précise : il a le devoir de respecter les énergies de celui qu'il
accompagne comme une nécessité de fait ; c'est l'accompagné qui sait
vraiment ce dont il a besoin et quand. Détecter les différents types d'énergies
qui agissent chez une personne exige de la part de l'accompagnant du
discernement. Il n'est là que pour proposer un chemin possible et guider
l'accompagné vers la conscience de son mode de fonctionnement pour
développer sa capacité à mobiliser les bonnes énergies, au bon moment, en
fonction de la situation qu'il rencontre.
L'une des principales difficultés pour comprendre les énergies, décrire les
phénomènes associés à la relation dite énergétique, est que le mental arrive
toujours trop tard pour analyser ce qui se passe et comment cela fonctionne.
Le phénomène énergétique dans la relation traduit plus le champ de
l'expérientiel que celui du rationnel, plus le vécu que le savoir : comprendre
par le mental est en deçà de l'expérience elle-même.
C'est dans un double mouvement scientifique et philosophique que le mot
énergie est devenu aujourd'hui la clé de voûte d'une convergence de pensée
entre la modernité scientifique et les pratiques issues des mouvements et
cultures les plus traditionnelles : chamanisme, voies de la conscience, voie
du cœur, yoga des énergies, approches énergétiques appliquées au domaine
du vivant (pratique du Tao énergétique, Qi Gong). Plus récemment se sont
développées, mais trouvant toujours leurs sources dans les traditions
culturelles, les approches énergétiques ou revendiquant le fait de travailler
sur ce plan : la communication transgénérationnelle, le Voice dialogue, les
constellations familiales, l'ostéopathie, l'éthiopathie, la kinésiologie...

L'accompagnement énergétique fait vibrer la relation


L'approche énergétique amène consciemment dans la dimension
relationnelle les multiples facteurs caractérisant l'énergie : interférence,
résonance, dissonance, induction, impulsion, canalisation, contact ou non
contact. Tous ces termes expriment un état ou une pratique énergétique qui
se vit dans l'espace de l' « entre-eux » intrinsèque à l'accompagnement
relationnel, ce que le poète François Cheng nomme quand il parle de l'Inter
être. Par exemple :

un accompagnant qui se sent mal à l'aise vis-à-vis de son client exprime


un état de dissonance, de non-congruence, d'interférence négative ;
à travers l'expression « nous sommes parfaitement en phase », un
accompagné exprime la convergence de point de vue avec celui qui
l'accompagne à travers un langage issu du champ des énergies.

C'est un tout un chemin de maîtrise qui permet à l'accompagnant de passer


du contact énergétique au travail d'amplification de modulation, de
canalisation des énergies pour conduire l'accompagné vers son autonomie.
La perception énergétique permet de voir plus loin et plus subtilement. Elle
ouvre la porte du non visible par le sensible.

Sur le chemin maîtrisé des énergies


Cet ouvrage est un miroir mis à la disposition de chacun pour qu'il puisse
choisir et faire évoluer son champ relationnel à travers les énergies. Chaque
lecteur peut ainsi aller plus loin dans la compréhension de ses
comportements, et de son mode de fonctionnement. Il vous propose de
progresser à votre rythme, pas à pas ou selon votre envie, dans le déroulé de
ce voyage au cœur des énergies de l'accompagnement. Suivez le
déploiement des énergies à travers la spirale de 9 verbes clés : Comprendre,
Se connaître, Développer, Accompagner, Explorer, Équilibrer, Restaurer,
Incarner, S'accomplir.

Attention
Ce livre n'est en aucun cas un livre médical ou thérapeutique. Exemples et préconisations sont
laissés à la libre discrétion et au discernement du lecteur. Notamment, pour toute activité
sportive ou toute activité portant sur le domaine psycho-émotionnel, lorsqu'une fragilité est
présente, nous recommandons que la pratique se fasse en concertation avec les médecins ou
thérapeutes certifiés.
I Comment vivent les énergies dans la relation

Chapitre 1. Comprendre
Chapitre 2. Se connaître
Chapitre 3. Développer
Chapitre 4. Accompagner
1

Comprendre

Comment vibrent les énergies


dans le champ de la relation

S. Bataille, S. Berger, V. Brard,


L. Déconche, J. Laurent, V. Lours, J.-M. Parizet
L'énergie est partout dans la relation
L'énergie est une notion essentielle qu'il est nécessaire aujourd'hui de
clarifier. Votre réalité est souvent différente de celle qu'en a votre voisin car
entrent en jeu le filtre de votre culture, vos expériences, votre éducation,
votre état de santé et votre mental. Ce sont également la qualité de vos sens
qui créent la spécificité de votre perception du monde. Il existe un ensemble
de phénomènes invisibles à notre intelligence humaine. Tout effet (chimique,
électrique, magnétique ou physique) possède pourtant une explication
logique. À l'heure actuelle, de nombreux scientifiques de par le monde les
analysent pour les comprendre. Ainsi, grâce aux outils d'investigations qui
bénéficient des avancées technologiques, ce qui était inconnu devient connu
et ce qui était invisible devient visible.

La partie invisible du vivant


Les énergies se définissent comme la part invisible sous-jacente à
l'expression du vivant dans la relation, comme si elles étaient une causalité
endogène et permanente à toute interaction.
Chaque cellule de notre corps, possède plusieurs types d'équilibres :
électrique, magnétique, biochimique, acido-basique, etc. Chacune de nos
expériences génère une émotion ou un sentiment. Cet effet corporel est
observable à travers une charge électrique qui produit une modification du
pH (rapport acido-basique) de la partie du cerveau qui lui est associée. Cette
relation dynamique gouverne la fréquence de vibration de la cellule. Chaque
cellule fonctionne à l'intérieur d'une gamme de fréquences spécifiques. À un
niveau plus global, chaque organe possède sa propre fréquence. Notre corps
entier irradie un assemblage de fréquences qui constitue notre carte
énergétique personnelle. Chaque vibration correspondant à une note de
musique[1] : en connaissant la fréquence de vibration de nos cellules et de
nos organes, nous pourrions, en transposant les notes de ces gammes
inaudibles à nos gammes audibles, produire une musique qui serait en
quelque sorte notre signature musicale personnelle.
Il existe aussi un champ d'énergie universelle appelé bioplasma qui entoure
les objets et les êtres, les reliant les uns aux autres. Si notre corps apparaît
dense, c'est qu'il est constitué d'un ensemble de particules qui vibrent à une
vitesse inférieure à celle de la lumière. La photographie Kirlian[2] permet de
visualiser le dégagement d'énergie émanant d'un corps. Cette électro-
photographie met en valeur l'ionisation des gaz qui enveloppent les objets ou
les personnes. La photographie EPI[3] mise au point par Gilbert Le Cossec
permet de voir les rayonnements électromagnétiques qui se dégagent des
bâtiments tels que les églises, les menhirs ou les calvaires.
Nous vivons dans un monde qui, à quelque échelle que ce soit, n'est
constitué que d'énergies qui se déplacent au gré d'émissions et de réceptions.
Aucune énergie ne se crée ni ne se perd. Elle se déplace, voire se transforme,
provoquant sur son parcours des réponses en chaînes logiques. Par exemple,
c'est parce que notre cerveau a reçu l'information conduite par l'ensemble de
nos réactions organiques en chaîne (tactiles, électriques, chimiques, etc.) que
nous sommes capables de retirer notre main de la plaque brûlante que nous
venons d'effleurer. Aucune énergie n'est sans effet ; elle véhicule un contenu
qui peut se transcrire en émotionnel. Dans le monde scientifique, on parle
d'elle en termes de pôles positifs ou négatifs, comme nous le faisons avec
nos états internes.
Nous disposons de modèles scientifiques explicatifs des phénomènes. Ils ont
la propriété d'être prédictif selon un principe de modélisation fondé sur la
connaissance des données initiales : « je prédis, donc je suis », dit le
scientifique, « avec telle quantité d'énergie, je sais à l'avance que tel
phénomène va avoir lieu eu égard aux conditions de l'environnement ».
Dans le monde du vivant, les énergies s'appliquent sur un plan souvent
appelé subtil. Dans l'expérience de la relation, le coach parle d'interférence,
de résonance, de dissonance pour qualifier le vécu de l'accompagnement.
« Je ressens telle énergie, donc je vis » dit l'humaniste. Pas d'énergie, pas de
vie.

Notre constitution magnétique


Le corps humain suit différents modes opératoires. Biologiquement, nous
sommes constitués d'os, de chair, d'organes, de cellules, de fluides, etc.
Énergétiquement, nous sommes aussi de nature électrique ; chaque cellule
génère une charge de 1,17 volts selon une fréquence spécifique à chaque
organe. Notre organisme possède dans sa constitution des particules
aimantées, nommées magnétites, mais en concentration moindre que
l'aiguille de la boussole. L'être humain, grâce à ses polarités, est un récepteur
sensible à ces mêmes variations du champ terrestre liées à la présence d'eau
ou de champs électromagnétiques. Cette capacité de ressentir les champs
terrestres est plus ou moins développée chez l'homme, en fonction de sa
constitution physique et de la puissance inhibitrice de sa rationalité
consciente. On suppose que de nombreux animaux migrateurs s'orientent et
trouvent leur chemin au kilomètre près en fonction de cette boussole interne.

Tout commence au pôle Nord


La boussole, telle que nous la connaissons aujourd'hui, constituée d'une aiguille aimantée qui
pivote librement en indiquant le Nord magnétique de la Terre, a plus de 2 000 ans d'histoire et
d'utilisations diverses. En présence d'eau, son aiguille vibre et se déplace de haut en bas en
restant sur son axe. Quand elle subit l'influence d'un champ électromagnétique, elle tourne sur
son axe, indiquant une direction erronée du Nord.

Il est à noter que les champs magnétiques générés par les appareils de notre
vie moderne (ordinateurs, micro-ondes, télévisions, téléphones portables) ont
un impact évident sur notre corps et nos pensées. Cette perturbation de notre
corps énergétique déclenche du stress, de la psycho-somatisation, voire
d'autres maladies et participent ainsi à la modification de nos comportements
avec les autres et nous-même.

Percevoir et communiquer : les énergies en résonance


Notre nature énergétique par excellence est celle de la communication. Que
nous en soyons conscients ou non, notre vocation première consiste à
recevoir et à émettre, donc à communiquer. Voici quelques-uns de nos
systèmes de perceptions sur lesquels se fonde notre interprétation de la
réalité et qui est plus étendue que ce que nous croyons.

La perception visuelle perçoit des longueurs d'onde


Alors que l'œil des mammifères permet de percevoir la réalité en tant qu'une
image, les insectes, eux, avec leurs yeux à facettes, la perçoivent comme une
image variable X fois répétée. Quelle est la vraie représentation du monde ?
Qui a plus raison que l'autre dans sa perception ? En fait chacun détient un
morceau de ce qui est vraiment, mais pas le tout.
Si nous voyons les choses, c'est qu'elles sont éclairées. Pour le physicien, le
mot couleur désigne une lumière, c'est-à-dire une radiation d'une certaine
longueur d'onde. Ces radiations décroissent insensiblement du rouge au
violet ; en réalité, la lumière solaire est composée d'une infinité de nuances
lumineuses où l'œil humain peut distinguer jusqu'à 700 teintes différentes.
Cette bande visible est représentée par les couleurs de l'arc-en-ciel selon un
ordre de fréquences de valeur croissante mesurée en unités très faibles,
l'angström ou le nanomètre[4]. Au-delà et en deçà de son spectre perceptible,
les infrarouges et les ultraviolets ne peuvent être mesurés que par des
instruments. La lumière est donc une énergie qui nous transmet une
information mesurable, visible ou invisible.
Comme il existe une infinité de couleurs, toutes dotées d'une fréquence et
d'une vibration particulière (de 400 nm pour le bleu le plus sombre à 780 nm
pour le rouge le plus extrême), il existe une infinité de verts, d'orange, de
violets. Il ne vous reste qu'à ressentir celles qui provoqueront en vous la
résonance la plus harmonieuse pour vos organes et vos états internes.

La perception sonore est branchée sur des fréquences


Le chien, comme la plupart des animaux, perçoit des ultrasons inaudibles
pour nous qui ne percevons que les fréquences comprises entre 4 000 et
20 000 hertz[5]. Dans cette pièce qui vous semble silencieuse, votre corps est
donc parcouru d'ondes sonores dont vous n'avez pas conscience, car leurs
fréquences sont trop basses ou trop hautes pour la constitution de votre
oreille.
René-Lucien Rousseau, dans son ouvrage Le langage des couleurs,
démontre qu'il existe également une correspondance entre les couleurs et les
sons, comme s'ils se rejoignaient dans des archétypes communs. Si la
couleur est déterminée par une onde qui est une vibration dotée une certaine
fréquence, le son (c'est-à-dire aussi nos mots) est une onde acoustique
constituée par la vibration du corps dans laquelle elle se propage. Plus le
corps est solide, plus le son se déplace vite.
Dans l'air, la vitesse du son est de 340 m/s alors que dans l'eau le son se
propage à la vitesse de 1 421 m/s. Comme nous sommes constitués à plus de
80 % d'eau, le son extérieur se propage extrêmement rapidement à toutes nos
cellules. Ainsi l'écoute d'une musique particulière est capable d'éveiller
instantanément en nous toutes sortes d'émotions. Nous fonctionnons comme
des instruments, à la fois émetteurs et caisse de résonance. Les couleurs et
les sons de notre environnement correspondent à des fréquences qui
s'harmonisent ou non avec notre énergie moléculaire personnelle. Ce
processus est tout aussi inné et inconscient que la respiration.

Et tous ces objets qui nous entourent vibrent


Les membranes d'une enceinte stéréo vibrent tellement vite que l'œil humain
n'en peut distinguer ses mouvements. C'est uniquement en en visualisant une
image au ralenti, ou en effectuant des tests de variation de fréquences que
l'on peut se rendre compte de cette réalité physique. Quand, pour l'œil
humain, cette membrane est un plan lisse et immobile, l'expérience nous
démontre le contraire. Alors la matière est-elle immobile ou en mouvement ?
Constituée de vide ou de plein ?

Le sixième sens, notre perception du subtil


En plus de notre perception consciente, nous sommes dotés de ce qu'on
appelle communément un « sixième » sens. Il s'agit bien d'un sens
supplémentaire à la vue, l'odorat, le toucher, l'audition et le goût. Il est celui
de la perception instantanée que nous avons en toute circonstance. Sa
caractéristique est liée à l'extrême grande vitesse à laquelle une information
est transmise à notre cerveau ; notre raison mentale doute alors d'être
réellement impliquée dans le processus physique de perception.
Si l'adage « La première impression est la bonne ! » est souvent vrai, c'est
que cette première impression dépasse toute considération consciente.
L'empreinte immédiate de tous les paramètres en présence et de leurs
relations entre eux suscite instantanément en nous un sentiment de confort
ou d'insécurité, de désir ou de rejet. Cette perception des choses a lieu à une
incroyable vitesse. On sous-estime facilement les capacités de notre
ordinateur interne !

L'écoute de nos émotions énergétiques nous rend capables de ressentir un lieu, un objet, une
personne… Apprendre à mieux regarder, écouter et percevoir est une des clés d'accès aux
réponses que nous cherchons. Notre sixième sens est donc cette perception énergétique de ce
qui n'est pas immédiatement observable.

Passer de la connaissance à la pratique


L'Asie a depuis toujours intégré dans ses pratiques les plus quotidiennes des
philosophies fondées sur l'énergie et la symbolique de même que les cultures
amérindiennes ou africaines. Diffusées largement dans l'Occident
d'aujourd'hui, elles font appel notamment :

à la conscience corporelle ;
au souffle ;
aux courants subtils ;
aux liens symboliques entre terre et ciel ;
aux états de conscience modifiés.

Elles ont toutes comme but de restaurer les équilibres malmenés par la vie
urbaine dans laquelle notre mental est aux commandes, de remettre au
premier plan le principe de santé et d'ordre équilibré qui existe au centre de
nous-mêmes. Ainsi fonctionnent les disciplines – pour n'en citer que
quelques-unes – telles que :
l'acupuncture ;
les arts martiaux traditionnels ;
les approches chamaniques africaines et amérindiennes, approches dans
lesquelles l'invisible a plus d'importance que le visible ;
le Feng Shui ;
et plus récemment la géobiologie qui permet de travailler sur le subtil
de la géographie la plus terrestre en agriculture.

Si les grands crus de Bourgogne et de Bordeaux se sont mis à la géobiologie, n'est-ce pas un
signe proche de la preuve la plus convaincante de la validité des approches énergétiques ?

L'Occident s'ouvre franchement, collectivement, largement depuis 20 ans à


la représentation du monde par l'énergie, et donc à la compréhension de
l'homme à travers les phénomènes énergétiques. Les sciences humaines
semblent remonter – elles aussi, enfin – à la source énergétique invisible
explicative des comportements visibles. Nous assistons à la disparition de la
frontière progressive entre le visible et l'invisible, entre l'énergétique et le
physique. Serait-ce une restauration des liens entre corps et esprit ?
Nous pouvons cependant observer de fortes inégalités d'accès et
d'acceptation à ce langage des énergies. Au Canada, en Suède, aux États-
Unis pour partie – New-York, la côte Est notamment –, il y a une spontanéité
et une ouverture vers ce qui est nouveau dans la mesure où cela fonctionne :
le « doe's work » suffit. L'expérimentation l'emporte sur la nécessité de la
preuve : « expérimentons d'abord, et prouvons ensuite ». La France – osons
le dire – revêt une attitude beaucoup plus réservée, beaucoup plus critique :
« étudions d'abord, expérimentons ensuite ». Elle a peur de ce qui touche
directement le sujet en tant que sujet, et les démarches qui restaurent la
subjectivité ont pris beaucoup de retard. La France, championne dans la
consommation d'anxiolytique en Occident, reste encore trop focalisée sur les
apports de Freud, et regarde avec une distance critique les écoles de thérapie
fondées sur d'autres principes. L'école de Palo Alto, les approches
jungiennes, les thérapies corporelles traditionnelles ne se diffusent que
récemment.
Le langage des énergies éclaire la relation d'accompagnement, d'une façon
non encore scientifiquement démontrée, mais quotidiennement
expérimentée.

Les énergies et la science explorent la source des comportements


Le voyage sur le plan des énergies dans l'accompagnement relationnel invite
à aller au-delà des apparences. C'est un voyage aux sources : il est fondé sur
la croyance qu'il existe une étroite relation entre l'énergie et le
comportement, entre le matériel et l'immatériel, entre les plans de l'invisible
et les manifestations observables, tout comme cette relation existe entre le
corps et l'esprit. C'est la conscience que nous en avons qui va donner au
praticien une dimension dans son art pour aller au-delà de la surface, et
passer du grossier vers le subtil.

À la source des comportements


Les approches de la relation suivent cette évolution vers l'énergétique, vers
le sous-jacent, vers le subtil.
Un mouvement irréversible

Dans le monde social, le comportementalisme s'est attaché à l'image, à ce


qui se voit sans trop se soucier des sources explicatives des comportements.
Le travail sur les sources était réservé aux approches thérapeutiques, aux
spécialistes. En France, l'approche psychanalytique était la référence presque
exclusive quant à l'utilisation de la parole comme vecteur thérapeutique. En
parallèle, le psychiatre détient le pouvoir de délivrer les médicaments
supports adaptés aux souffrances psychologiques. Progressivement les
psychologues ont trouvé leur place en diffusant leurs approches en thérapie
par la parole. Ce n'est qu'à partir de 1985 que leur statut a été reconnu par
des normes d'obtention du diplôme légalement protégé. Et ce n'est que
depuis 30 ans que se développent en France les approches psycho-
énergétiques conduisant à l'élargissement de la conscience de soi ; ces
approches ont des impacts thérapeutiques, sans que cela en soit forcément
leur première intention. La plupart d'entre elles trouvent leur source dans les
arts traditionnels asiatiques ; travail sur le corps, le souffle, l'émotionnel,
l'alimentation. Elles ont en commun une approche holistique des personnes,
utilisant comme support privilégié le corps physique, et sont « branchées »
sur le fonctionnement énergétique conscient de la personne.
Des outils de lecture sur soi ont suivi ce mouvement : l'Analyse
Transactionnelle (AT) a été le premier modèle largement diffusé en
entreprise. Puis ont été introduites les approches issues de la pensée
jungienne fondées sur la préférence de fonctionnement. Tel le MBTI[6] ; ces
approches stipulent que le processus de la personne ne présume pas de ce
qu'elle en fait. Par exemple, on peut avoir une nature introvertie sans pour
autant l'utiliser à bon escient. Ces approches font appel à des typologies que
les personnes à dominante dite « cerveau droit » n'appréhendent pas toujours
facilement. Ces approches et grilles de lecture sont très puissantes
lorsqu'elles sont étudiées en profondeur, et trompeuses lorsque l'on s'arrête
aux typologies. C'est le dialogue entre l'accompagnant et l'accompagné qui
donnent à ces démarches tout leur intérêt.
Est apparu alors le courant de l'intelligence émotionnelle développé par
Goleman[7]. Celui-ci aborde un autre plan : la conscience avec laquelle la
personne contacte ses émotions, met des mots sur son ressenti et sur celui de
l'autre, les interférences entre lui et l'autre, la qualité des émotions. Les
approches gestaltistes sont fondées sur ces processus. L'expérientiel prend le
pas sur le rationnel et le scientifique lorsqu'il s'agit du sujet.
La révolution scientifique constate et cherche à expliquer la
relation énergétique
Le développement de la conscience va toujours de pair avec le sens critique
sur le milieu qui nous conditionne. La science aussi est en marche : elle
cherche à objectiver ces phénomènes invisibles : les neurosciences
établissent des correspondances entre les ressentis, les systèmes de
représentation de la réalité et la biochimie du cerveau. L'approche
scientifique s'applique à comprendre la nature énergétique des différents
plans de la vie et des différents matériaux observables dans la vie. Ainsi, la
pratique des « Constellations Familiales » à but thérapeutique est fondée sur
l'énergie que vit une personne en lien avec des événements passés. Le
praticien recherche l'explication scientifique d'un phénomène énergétique
observable dans le présent, mais trouvant sa source dans le passé.
La révolution énergétique qui est largement enclenchée aujourd'hui fait appel
à différents systèmes de représentation de la vie, qui sont bien souvent issus
de traditions multimillénaires. Prenons l'exemple du corps dit « éthérique »
dans la philosophie bouddhiste[8] : l'énergie du corps dit éthérique assure la
cohérence des cellules entre elles ; le corps éthérique est issu, selon cette
philosophie, de la terre. On parle aussi désormais d'énergies psychiques, de
reliance à des archétypes inconscients, des énergies des valeurs. Toutes ces
appellations ont comme caractéristique de faire appel à l'expérience
consciente de soi dans le monde. Leur autre caractéristique commune tient
dans leur universalité d'expérimentation : chacun a la capacité d'appréhender
ce type d'expérience.
Le mouvement qui place le concept d'énergie comme source de
compréhension de soi et de la relation semble irréversible. Cette renaissance
de l'énergie dans le champ du développement de la personne existait
autrefois sur un plan thérapeutique. Si la médecine rationnelle, par certains
principes actifs chimiques des médicaments, par la microchirurgie,
l'imagerie médicale, a fait faire des progrès gigantesques à l'humanité,
parallèlement, ces progrès ont voulu supprimer certaines pratiques
traditionnelles qui existaient, notamment dans des environnements ruraux.
Ces pratiques reviennent à travers des études normées et validées. Une
convergence entre scientificité et non-scientificité, subjectivité et objectivité
est en train de se faire. Par exemple, des études américaines ont démontré
que la prière avait un effet thérapeutique statistiquement significatif sur la
guérison des patients, bien que le « principe actif » de la prière ne soit pas à
ce jour démontré.

Prêt à faire le pas pour se connaître ? Alors, tournez la page. C'est Jean Marc
Parizet qui vous accompagne à travers les énergies de la nature et un
questionnaire dévoilant votre profil énergétique.
2

Se connaître

Quelles sont les ressources énergétiques


pour bien accompagner

Jean Marc Parizet

Les éléments de la nature en métaphores énergétiques


Nous proposons de travailler sur ce qui représente le fonctionnement des énergies en soi,
non pas selon une approche scientifique, mais grâce à une utilisation métaphorique et
consciente des archétypes que représentent les quatre éléments tels que définis en
Occident : le Feu, l'Eau, l'Air et la Terre. Nous vous invitons à partir d'une croyance : les
énergies archétypales des éléments font partie du patrimoine qu'est l'inconscient collectif
auquel chacun a accès. Cette approche symbolique fait de la nature l'archétype modèle par
excellence. La nature est probablement notre meilleur modèle d'équilibre et de
développement du soi. Les philosophies zen ne parlent-elles pas de se connecter avec la
nature profonde de toute chose ?
Ce langage est connu de tous, il est universel, il ne demande aucun effort de transcription
mentale par une quelconque expertise particulière : par exemple le Feu sera associé à la
dynamique, la Terre à la stabilité. Qui associerait l'Air à la lourdeur ? Probablement
personne. L'interprétation de ce langage est très vastement admise. Selon les cultures, le
nombre d'éléments répertoriés pour la compréhension du monde varie de 4 à 6. Ils sont
résumés dans le tableau ci-dessous.

Les éléments de la nature suivant les cultures


Empédocle Aristote Bouddhisme Hindouisme Chine[1] Japon
Eau O O O O O O
Feu O O O O O O
Terre O O O O O O
Métal O
Bois O
Air O O
Éther O
Vent O O O
Espace O O O
Esprit O

Tous les philosophes ne sont pas d'accord pour imaginer l'élément qui est à l'origine du
monde : Thalès choisissait l'eau ; Héraclite voyait dans le feu l'élément originel de toute
matière ; Anaximène, lui, envisageait l'air comme l'essence première de toute chose. Il
semble que ce soit au XIIe siècle que la métaphore des éléments ait pénétré en Occident par
l'intermédiaire des Arabes. Ces derniers ont essentiellement conservé dans leurs écrits
l'enseignement d'Aristote. Les scolastiques du Moyen Âge reprendront cette théorie à leur
compte et l'incluront dans leur vision chrétienne du monde. C'est donc en puisant dans ce
riche inconscient collectif que la métaphore tire toute sa puissance évocatrice, à titre de
métaphore, cependant, non de preuve scientifique.
Ces quatre éléments naturels, le feu, l'eau, l'air, la terre, nous constituent. Après les avoir
découverts dans leur nature, explorons pour chacun ce qu'ils sont, comment ils se
manifestent, et ce à quoi nous les associons. Portons notre attention sur les métiers qui leur
correspondent et comment ces énergies vivent sur les différents plans de l'homme.
La métaphore des cinq énergies en Occident

Le Feu, énergie de l'action


Le Feu est l'énergie qui agit, qui crée le mouvement, qui permet de se déplacer d'un point
à un autre, ou d'un état présent à un état transformé. Par nature, le Feu est expansion. Il est
aussi l'énergie première à la source de la vie. Big bang ou étincelle, le Feu est une
dynamique porteuse de vie. Il est cette vie même qui nous propulse, à travers laquelle
nous nous transportons pour aller au-delà de nous-mêmes.
Le Feu c'est l'énergie de l'accélération, mais aussi de la purification. Le Feu est souvent
associé de façon abusive au concept d'énergie en tant que tel, alors qu'il n'est qu'une des
quatre énergies fondamentales naturelles. C'est par le Feu montant de la colonne
vertébrale que l'homme peut s'extraire de son inertie première, aller vers un état renouvelé,
l'état qui le met en devenir dans la grande chaîne de l'évolution.

Le Feu sur les différents plans de l'homme


Comment vivent les énergies de type Feu sur les quatre plans de l'homme ?
Sur le plan physique, l'énergie Feu va se retrouver sur tout ce qui permet de dynamiser
les actions : toutes les sources d'alimentation énergétique, les sports de combat ou d'efforts
dans lequel on puise l'énergie. Un alpiniste doit avoir un bon système de régulation
biologique de son propre Feu pour se réchauffer. Éric Tabarly était en cela une exception
remarquable dans sa capacité à réchauffer son propre corps dans des situations où la
dépense énergétique était considérable.
Sur le plan émotionnel et sensoriel, l'activité Feu se trouve dans l'amour, la passion,
l'intelligence corporelle dans les sports où la dépense énergétique est importante.
Sur le plan psychologique, on retrouve dans le Feu la positivité des personnes face à la
vie, aux obstacles : dynamisme, combativité, sens du dépassement.
Sur le plan mental, les énergies Feu se traduisent par la capacité à mettre en œuvre des
solutions quand bien même celles-ci ne seraient pas encore validées. Le Feu prend le
risque de l'expérimentation. Le Feu fait concrètement sortir de l'environnement connu. Il
relie imagination créatrice et concrétisation. Il conduit à la confrontation avec la réalité.
Par le Feu, l'homme voit la situation comme levier d'action. Une personne de type Feu est
une personne qui est toujours en mouvement, parfois agitée, ne tenant pas en place, mais
avec la capacité à faire bouger les lignes.
Sur le plan spirituel, le Feu est le témoignage actif de ses croyances. Par le Feu, l'homme
s'expose et clame ses croyances, ses valeurs, ses idées au risque de la convention établie.
Le Feu, c'est aussi la force de l'amour créateur ; c'est la plaidoirie enflammée qui peut aller
jusqu'au sacrifice de soi.

Le Feu dynamise les métiers de l'action

Reconnaissez-vous le Feu dans ces mots clés ?


Excès de Feu Équilibre Insuffisance
de Feu
État interne Audacieux Volontaire Passivité
Téméraire Tonique En retrait
Déterminé
Sensoriel Brûlant Magnétisme Froideur
Étouffant Chaleur Distance
Joie
Toucher
Qualité/défaut Témérité Courage Peur
Inconscience du danger Engagement Procrastination
Verbe clé Dévaster Agir Protéger
Bouleverser Conquérir Défendre
Oser
Qualité énergétique Révolutionnaire Dynamisant Figeant
Renversante Entraînant Immobilisant
Masculin
Montant
Forme symbolique Cratère Triangle Formes molles
Épée Flèche
Les métiers qui mobilisent l'énergie Feu sont les métiers de conquête : les militaires, les
conquérants commerciaux, les créateurs qui mobilisent leur puissance d'imagination et de
créativité : tels Picasso, Einstein, Napoléon qui osent, avec plus ou moins de conscience,
tous les possibles. À trop vouloir conquérir par le Feu, Napoléon est tombé par le froid de
l'hiver russe. Le Feu fait franchir les frontières de l'inconnu pour en faire du possible. C'est
ainsi que Kennedy a proposé le concept de « nouvelle frontière » à l'Amérique : il libère,
par le Feu de la conquête spatiale, l'ingéniosité de la Nasa en lançant une aventure
technologique sans précédent. L'Amérique est typiquement le pays où l'énergie Feu est la
règle. D'où la suractivité dans les organisations, et une certaine violence qui en découle
dans les rapports sociaux. Par l'excès de Feu, dans sa course folle à la croissance, l'Asie
serait-elle, devenue amnésique vis-à-vis des principes qui en ont fait son identité
profonde : équilibre entre Yin et Yang, entre tension et détente. L'homme prend le risque
d'être dévoré par le feu qu'il a lui-même allumé.

L'Eau, énergie de la relation


Particulièrement associée à la vie, l'Eau est l'élément naturel qui va regrouper toutes les
émotions, le monde de la relation, celui des sentiments. Élément féminin par excellence
associé à la mer, aux eaux primordiales dont nous sommes symboliquement issus, l'Eau
c'est la vie, et la condition de la vie.

L'Eau sur les différents plans de l'homme


Sur le plan physique, l'Eau véhicule la vie jusqu'au plus profond des cellules : elle est le
vecteur du sang, baigne le cerveau en le protégeant. Grâce à l'Eau, les liquides cellulaires
transportent de multiples molécules, microcourants et messages assurant la
communication vitale de la biochimie dans le corps. Le corps se rappelle à nous
quotidiennement pour éliminer ce qui est en trop par notre centrale de filtrage vitale que
sont les reins.
Sur le plan psychologique, l'Eau représente l'ensemble des ressources qui touchent à la
relation et au ressenti : on y trouve l'affectivité, l'amitié, les émotions. Dans sa détresse
affective, l'Eau peut se traduire en dérives qu'est l'alcoolisme. Élément perpétuellement en
mouvement, l'Eau demande à ce que la personne trouve en permanence la juste distance
entre soi et l'autre, entre ce qu'elle ressent et ce qu'elle contrôle sur le plan émotionnel. En
gestion du stress, les personnes qui oublient de mobiliser leurs ressources de type Eau
peuvent se trouver démunies par la difficulté à exprimer, à poser des mots précis sur leur
ressenti. À compétence et opportunité équivalente, 80 % de l'évolution professionnelle est
différenciée par l'intelligence émotionnelle, c'est-à-dire la capacité qu'a la personne de
mobiliser de façon qualitative ses ressources de type Eau.
Sur le plan mental, l'Eau est l'énergie symbolique qui permet de développer les réseaux
pour trouver et contacter la bonne personne au bon moment. Élément mouvant par
excellence, l'Eau s'exprime dans la capacité d'adaptation à l'environnement. Trop d'Eau
montre aussi la sur-adaptation : on peut finir par y perdre sa propre identité. Les
ressources Eau recouvrent aussi la capacité à utiliser ce qui se présente, à capter les
courants, à en identifier l'intensité et la nature, à ressentir instinctivement ce qui se passe.
Sur le plan spirituel, l'Eau est l'archétype du féminin, ce qui enveloppe, ce qui protège
pour la fécondité de la vie. Nous sommes tous issus des Eaux primordiales, amniotiques,
et tous régénérés par l'Eau : de la source pure est venue l'image la virginité, de la pureté
d'intention, de l'originel avant que la vie ne fasse son travail d'évolution. Tel un diamant
d'une belle eau, la clarté d'esprit est associée aux sentiments des cœurs purs.

L'Eau fait vivre tous les métiers de contact


Les métiers où l'on retrouve l'Eau sont les métiers où la relation va l'emporter sur la
structuration de la matière, plus orientés vers la personne que vers ce