0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
373 vues40 pages

Memoire Rania

Transféré par

Rania Bkz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
373 vues40 pages

Memoire Rania

Transféré par

Rania Bkz
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de la formation et l’enseignement professionnels

Institut de formation en Centre de Formation


gestion IFG Saint Michel Professionnel et
représenté par le centre d’apprentissage
national de l’enseignement
professionnel à distance CFPA : Staoueli
CNEPD

Mémoire de fin de formation pour l’obtention du diplôme de


technicien supérieur en comptabilité et gestion

Thème :

Enregistrement Comptable des Opérations Commerciales

Organisme d’accueil : OPGI Bir Mourad Rais


Elaboré par : Encadreur :

BOUAKKEZ KHIRA Mr. ZEMAM ABDELKRM

BERRIOUGUI KHEIRA Promoteur :

Mme. HANIFI FAIZA

Promotion : 2021-2024
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de la formation et l’enseignement professionnels

Institut de formation en Centre de Formation


gestion IFG Saint Michel Professionnel et
représenté par le centre d’apprentissage
national de l’enseignement
professionnel à distance CFPA : Staoueli
CNEPD

Mémoire de fin de formation pour l’obtention du diplôme de


technicien supérieur en comptabilité et gestion

Thème :

Enregistrement Comptable des Opérations Commerciales

Organisme d’accueil : OPGI Bir Mourad Rais


Elaboré par : Encadreur :

BOUAKKEZ KHIRA Mr. ZEMAM ABDELKRM

BERRIOUGUI KHEIRA Promoteur :

Mme. HANIFI FAIZA

Promotion : 2021-2024
REMERCIEMENTS
On remercie dieu le tout puissant de nous avoir donné la santé et la volonté d’entamer et de
terminer ce mémoire.

Tout d’abord, ce travail ne serait pas aussi riche et n’aurait pas pu avoir le jour sans l’aide et
l’encadrement de Mr ZEMAM ABDELKRIM, on le remercie pour la qualité de son
encadrement exceptionnel, pour sa patience, sa rigueur et sa disponibilité durant notre
préparation de ce mémoire.

Nos remerciements s’adressent à Mme HANIFI FAIZA pour son aide pratique et son soutien
moral et ses encouragements.

Nos remerciements s’adressent également à tous nos professeurs pour leurs générosités et
la grande patience dont ils ont su faire preuve malgré leurs charges académiques et
professionnelles.
DEDICACE

Je dédie ce modeste travail à mes chers parents, mais aucune ne serait témoin de mon
profond amour, mon immense gratitude et mon plus grand respect, car je ne pourrais jamais
oublier la tendresse et l’amour dévoué par lesquels ils m’ont toujours entourer depuis mon
enfance.

A mes très chères sœurs Manel et Syma, ma belle copine Amyra et ma cousine Sabrina.

A tous ceux qui ont étudié avec moi à l’institut Saint Michel TS Comptabilité la A on a passé
des moments agréables.

Khira
Sommaire
Remerciements

Dédicace

Liste des abréviations

Liste des tableaux

Liste des figures

Partie théorique :

Introduction générale……………………………………………………………
Chapitre Ⅰ : Notion de base sur la comptabilité

Section 01 : La présentation générale de la comptabilité……………………

Section 02 : Notion sur le système comptable financier SCF…………………………

Section 03 : L’organisation comptable…………………………………………..

Chapitre Ⅱ : Traitement comptable des opérations commerciales

Section 01 : Enregistrement comptable des opérations commerciales……………………

Section 02 : Le mécanisme de la TVA………………………………………………………

Section 03 : Les factures d’avoir……………………………………………………….

Partie pratique :
Chapitre Ⅲ : Présentation de l’organisme d’accueil

Section 01 : Présentation de l’entreprise………………………………………………

Section 02 : Etude de cas ………………………………………………………………..

Conclusion

Annexes
Approche Théorique
Introduction Générale
Introduction générale :
La comptabilité est un système d'organisation et de suivi des opérations financières d'une
entité, qu'il s'agisse d'une entreprise, d'une association ou d'une institution. Elle permet
d'enregistrer, de classer et de résumer les transactions financières afin de produire des états
financiers.

Ces documents aident à évaluer la santé financière de l'entité, à prendre des décisions
éclairées et à respecter les obligations légales et fiscales. En somme, la comptabilité joue un
rôle crucial dans la gestion et la transparence des ressources financières.

La comptabilité joue un rôle essentiel dans une entreprise en fournissant un cadre


structuré pour enregistrer et analyser les transactions financières. Elle permet de suivre la
performance économique grâce à des états financiers, tels que le bilan et le compte de
résultat, qui offrent une vue d'ensemble de la santé financière de l'organisation. En facilitant
la prise de décision, la comptabilité aide les dirigeants à établir des budgets, à gérer les coûts
et à planifier des investissements stratégiques.

De plus, elle assure la conformité aux obligations légales et fiscales, évitant ainsi des
problèmes potentiels. Enfin, la comptabilité sert de lien de communication avec les parties
prenantes, renforçant la transparence et la confiance envers l’entreprise.

Depuis l'entrée en vigueur du Système Comptable Financier (SCF) selon la loi 07-11 du 25
Novembre 2007, la comptabilité générale a évolué pour s'adapter aux exigences de
transparence et de fiabilité des informations financières. Le SCF établit un cadre normatif
clair, définissant des principes et des règles pour l'enregistrement et le traitement des
opérations commerciales. Cela inclut la tenue d'un plan de comptes standardisé, la
reconnaissance des transactions et l'évaluation des actifs et des passifs.

Le traitement des opérations commerciales constitue un aspect central de la comptabilité


financière. Chaque transaction, qu'il s'agisse de ventes, d'achats ou de paiements, doit être
enregistrée avec précision et selon les normes établies par le SCF. Ce processus garantit la
traçabilité et la fiabilité des données financières, permettant ainsi aux dirigeants de prendre
des décisions stratégiques éclairées et de répondre aux obligations légales.

En somme, la comptabilité générale, guidée par le SCF et axée sur le traitement des
opérations commerciales, joue un rôle essentiel dans la gestion des ressources financières
des entreprises. Elle permet non seulement d’assurer la conformité réglementaire, mais
aussi de contribuer à la performance et à la pérennité de l’organisation dans un
environnement économique en constante évolution.

Notre objectif principal est de répondre à la question suivante : Comment s’effectue


l'enregistrement comptable des opérations commerciales au sein de l’entreprise OPGI ?
Cette interrogation centrale soulève plusieurs questions complémentaires que nous nous
efforcerons de clarifier :

 Qu’entend-on par enregistrement comptable des opérations commerciales ?

 Est-il applicable à toutes les opérations d'une entreprise ?

 Est-il nécessaire pour garantir le bon fonctionnement d'une entreprise ?

Pour mieux définir notre problématique, nous avons jugé utile de formuler les hypothèses
suivantes :

1. L'enregistrement comptable consiste à consigner les opérations selon le Système


Comptable Financier (SCF).

2. Ce processus doit s'appliquer à toutes les opérations commerciales d'une entreprise.

3. L'enregistrement comptable est essentiel pour assurer le bon fonctionnement d'une


entreprise, afin d'atteindre un résultat comptable à la fin de l'exercice et de prendre
des décisions éclairées pour l'avenir.

Dans notre recherche, nous avons utilisé l’approche descriptive pour la partie
théorique et la méthode des études de cas pour la partie pratique pour enregistrer les
différentes opérations commerciales de l’entreprise OPGI. Ainsi, notre travail composé
en deux parties : une partie théorique et une partie pratique.

La première partie se composera de deux chapitres :

 Le premier chapitre abordera la notion de base sur la comptabilité.

 Le deuxième chapitre est consacré à l’enregistrement comptable des opérations


commerciales.

La seconde partie sera partagée sur deux chapitres :

 Le première chapitre est consacré à la présentera l’entreprise OPGI.

 Le deuxième chapitre sera porté sur l’étude de cas pratique.


Chapitre Ⅰ : Notion de base
sur la comptabilité
Introduction :
La comptabilité est un outil essentiel de gestion qui permet d’enregistrer, de classer et de
synthétiser les transactions financières d’une entreprise.

Elle vise à fournir des informations claires et précises sur la situation financière et le
patrimoine de l’organisation à un moment donné.

Dans ce chapitre, nous aborderons la présentation générale de la comptabilité, le cadre


comptable du Système Comptable Financier (SCF) et les travaux de fin d’exercices, organisés
en trois sections :

 Section 1 : la présentation générale de la comptabilité

 Section 2 : Le cadre comptable du Système Comptable Financier (SCF)

 Section 3 : Les travaux de fin d’exercices


Section 01 : La présentation générale de la comptabilité

1-1- Définition et l’importance de la comptabilité :


La comptabilité constitue une pierre angulaire de la gestion d'entreprise. Elle fournit une
vision globale cruciale pour évaluer la performance et la santé financière d'une organisation,
tout en agissant comme un outil de communication clé entre l'entreprise et ses parties
prenantes.

Elle englobe un ensemble de pratiques permettant de mesurer, d'analyser et de transmettre


des informations financières. En général, elle se divise en deux branches principales : la
comptabilité financière, qui se concentre sur la préparation des états financiers destinés aux
utilisateurs externes, et la comptabilité de gestion, qui soutient les gestionnaires internes
dans leurs prises de décisions.

L'importance de la comptabilité réside dans sa capacité à offrir une base solide pour des
décisions stratégiques éclairées. Elle permet aux entreprises de suivre leur évolution dans le
temps, d'identifier des tendances financières et de planifier l'avenir. De plus, une
comptabilité rigoureuse est essentielle pour détecter les erreurs et les fraudes, garantissant
ainsi l'intégrité des informations financières. Enfin, elle est primordiale pour établir des
relations de confiance avec les parties prenantes, telles que les investisseurs, les créanciers
et les employés, en témoignant d'une gestion financière responsable et transparente.
(Benabdelhafid, M. La comptabilité générale).

1-2- Types de comptabilité :


La comptabilité de mémoire, souvent utilisée dans le cadre de l'enseignement ou de la
recherche, se divise généralement en plusieurs types principaux :

1. Comptabilité financière : Elle se concentre sur la collecte, l'enregistrement et la


présentation des transactions financières d'une entreprise. Elle est souvent utilisée
pour les rapports externes.

2. Comptabilité de gestion : Elle vise à fournir des informations internes aux


gestionnaires pour la prise de décisions, la planification et le contrôle. Elle inclut des
analyses de coûts et des prévisions.

3. Comptabilité analytique : Cette branche se concentre sur le coût des produits,


services ou projets, permettant une évaluation précise de la rentabilité.

4. Comptabilité de trésorerie : Elle suit les flux de trésorerie entrants et sortants,


assurant que l'entreprise a suffisamment de liquidités pour ses opérations.
5. Comptabilité fiscale : Elle s'occupe de la gestion des obligations fiscales d'une
entreprise, en veillant à ce que les déclarations et paiements soient effectués
conformément à la législation fiscale.

(Bencherif, Ahmed. Introduction à la comptabilité. Alger : Éditions ANEP, 2019, p. 30).

1-3-Les objectifs de la comptabilité :


Les objectifs de la comptabilité sont variés et incluent :

1. Fournir des informations financières fiables : Cela permet aux gestionnaires et aux
parties prenantes de prendre des décisions éclairées basées sur des données
précises.

2. Assurer le suivi des performances économiques : La comptabilité aide à évaluer la


rentabilité et l'efficacité des opérations d'une entreprise.

3. Faciliter la gestion des ressources : En suivant les entrées et sorties de fonds, elle
optimise l'utilisation des ressources.

4. Assurer la conformité légale : Elle garantit que l'entreprise respecte ses obligations
fiscales et réglementaires.

5. Favoriser la transparence : En fournissant des rapports clairs, la comptabilité


renforce la confiance des investisseurs et des parties prenantes.

(Khelifa Bouzid, "La comptabilité en Algérie : enjeux et perspectives" : Éditions universitaires de l'Algérie, 2018,
p.45).

1-4- Les principes comptables fondamentaux :


Les principes comptables fondamentaux en Algérie sont essentiels pour assurer la régularité,
la transparence et la fiabilité des informations financières. Ces principes sont définis par le
Système Comptable Financier (SCF) algérien, qui s'inspire des normes internationales tout en
tenant compte des spécificités locales. Voici un aperçu détaillé des douze principes
comptables fondamentaux en Algérie :

1. La périodicité :

La périodicité, également connue sous le nom d’indépendance des exercices, est principe
fondamental en comptabilité stipule que les activités d’une entreprise doivent être divisées
en périodes de temps régulières, généralement d’une année ou d’un trimestre. Ce
découpage temporel permet aux entreprises de produire des états financiers à intervalles
réguliers, facilitant ainsi l’analyse de la performance sue des périodes comparables. Parmi
ses objectifs, la périodicité assure la comparabilité des performances d’une entreprise
différentes périodes et favorise la transparence, en fournissant une image claire et organisée
des résultats financiers.
2. Indépendance des exercices :

Le principe d’indépendance des exercices précise que les revenus et les dépenses doivent
être enregistrés dans l’exercice au cours duquel ils sont réalisés, indépendamment du
moment où les flux de trésorerie (paiements) ont lieu. Par exemple, si une entreprise vend
un produit en décembre mais ne reçoit le paiement qu’en janvier, le revenu doit être
enregistré en décembre. Ce principe est en accord avec la comptabilité d’engagement, ce qui
reflète mieux la performance réelle de l’entreprise. Il permet également une évaluation plus
précise de la rentabilité et de la performance financière.

3. Principe de prudence :

Ce principe exige que les comptables prennent des décisions qui minimisent le risque de
surestimation des actifs ou des revenues et sous-estimations des passifs ou des charges. Cela
signifie qu’il faut enregistrer toutes les pertes potentielles dès qu’elles sont connues, tout en
évitant de reconnaitre les gains tant qu’ils ne sont pas réalisés. Ce principe protège les
parties prenantes, notamment les investisseurs et créanciers, en évitant une image trop
optimiste de la situation financière. Il favorise également un traitement prudent dans
l’évaluation des actifs et passifs.

1. Convention des entités :

La convention des entités stipule que les transactions doivent être enregistrées séparément
pour chaque entité juridique. Cela signifie que les activités financières d’une entreprise ne
doivent pas être mélangées avec celle d’autres entités, comme les propriétaires ou les
sociétés affiliées. Cette séparation permet une meilleure compréhension des performances
financières spécifiques à chaque entité et facilite la responsabilité financière et la prise de
décision.

2. Convention de l’unité monétaire :

Ce principe repose sur l’idée que toutes les transactions doivent être mesurées en termes
d’une unité monétaire stable, comme l’Euro ou le Dollar, sans ajustement pour l’inflation ou
d’autres facteurs économiques. La convention de l’unité monétaire simplifie la comptabilité
en évitant la nécessité d’ajuster pour l’inflation et assure que toutes les transactions sont
présentées dans un format cohérent. Cela contribue à une meilleure lisibilité et
compréhension des états financiers.

3. Principe d’importance relative :

Le principe d’importance relative stipule que seules les informations significatives doivent
être incluses dans les états financiers. Les éléments jugés non significatifs peuvent être omis
pour éviter une surcharge d’informations qui pourrait nuire à la clarté des états financiers.
Ce principe aide à se connecter sur ce qui est essentiel pour la prise de décision et rend les
états financiers plus lisibles et compréhensibles pour les utilisateurs.

4. Le principe de permanence des méthodes :

Ce principe exige que les méthodes comptables soient appliquées de manière cohérente au
fil du temps. Si une entreprise change sa méthode comptable, elle doit justifier ce
changement et expliquer son impact sur ses états financiers. La permanence des méthodes
assure que les états financiers peuvent être comparés sur plusieurs périodes, renforçant
ainsi la confiance de l’investisseuse et autre partie prenante dans la fiabilité des informations
financières.

5. La non-compensation :

Le principe de non-compensation interdit de compenser les actifs et passifs ou revenus et


dépenses dans les états financiers. Chaque élément doit être présenté séparément pour
garantir une transparence totale. Cette approche évite toute confusion quant à la santé
financière réelle de l’entreprise et permet aux utilisateurs des états financiers d’évaluer
correctement sa situation financière.

6. L’intangibilité du bilan d’ouverture :

Ce principe stipule que le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre de clôture du
précédent exercice. Cela garantit que toutes les informations financières sont cohérentes et
continues d’une période à l’autre. L’intangibilité du bilan d’ouverture assure une continuité
dans le rapport financier et renforce la fiabilité des informations financières présentées aux
parties prenantes.

7. Prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique :

Ce principe indique que la substance économique d’une transaction doit primer sur sa forme
juridique lors de son enregistrement dans les états financiers. Cela signifie qu’il faut
représenter fidèlement ce qui se passe réellement plutôt que simplement suivre la structure
légale. La prééminence de la réalité économique favorise une représentation plus fidèle de la
situation financière et aide les parties prenantes à prendre des décisions basées sur la réalité
économique plutôt que sur des apparences trompeuses.

8. Image fidèle :

L’image fidèle est un concept central en comptabilité qui exige que les états financiers
reflètent avec précision la situation financière, le résultat opérationnel et les flux de
trésorerie d’une entreprise. Cela implique non seulement le respect des principes
comptables mais aussi une présentation honnête et transparence des informations
financières. L’objectif principal est de renforcer la confiance des investisseurs, créanciers et
autres parties prenantes tout en responsable et éthique des informations financières.
Ces principes constituent le fondement du cadre comptable qui guide la préparation et la
présentation des états financiers, garantissant ainsi leur intégrité, leur transparence et leur
utilité pour tous les utilisateurs concernés.

(Titre : La normalisation comptable en Algérie. Auteur: Mr. OULD AMER Smail. N°10 (2010). P : 32)

1-5- Caractéristiques qualitatives des états financiers :

 L'intelligibilité : en comptabilité désigne la clarté et la facilité de


compréhension des informations dans les états financiers. Les données
doivent être présentées de manière organisée et accessible pour les
utilisateurs ayant une connaissance raisonnable des affaires et de l'économie,
facilitant ainsi leur interprétation et la prise de décision. Cela inclut la
simplification des informations complexes pour ne pas décourager leur
compréhension.
 La pertinence : en comptabilité se réfère à la capacité d'une information à
influencer les décisions économiques des utilisateurs. Une information est
pertinente si elle aide à évaluer des événements passés, présents ou futurs,
ou à ajuster des évaluations antérieures, permettant ainsi de prendre des
décisions éclairées.
 La fiabilité : en comptabilité signifie que l'information doit être sans erreurs
significatives ni biais. Elle doit être digne de confiance et représenter
fidèlement la situation économique de l'entité. La fiabilité est essentielle pour
instaurer la confiance dans les états financiers et pour une prise de décision
éclairée.

(Titre : Comptabilité générale Auteur : Ahmed Bouzid Éditeur : Non spécifié Année : Non spécifié Page : 78-80)

Section 02 : Présentation de nouveau système comptable financier (SCF)


2-1- Définition du SCF :

Le SCF est défini comme un système d'organisation de l'information financière qui permet de
saisir, classer, évaluer et présenter des états financiers reflétant fidèlement le patrimoine, la
situation financière et le résultat d'une entité à la date de clôture des comptes.

2-2- L’objectif du SCF :

 Harmonisation avec les Normes Internationales: Le SCF vise à aligner la


comptabilité algérienne sur les normes internationales (IAS/IFRS), facilitant
ainsi la comparabilité des états financiers au niveau mondial.
 Amélioration de la Transparence Financière: En fournissant des règles claires
et précises pour la présentation des états financiers, le SCF contribue à une
meilleure transparence et fiabilité des informations financières, ce qui est
essentiel pour les investisseurs et les parties prenantes.

 Facilitation de l'Accès au Financement: En adoptant des normes comptables


reconnues internationalement, le SCF permet aux entreprises algériennes
d'attirer plus facilement des investissements étrangers et de renforcer leur
crédibilité sur le marché international.

 Adaptation aux Besoins Locaux: Le SCF prend en compte la diversité des


entreprises en Algérie, y compris les très petites entreprises, en leur
permettant de tenir une comptabilité simplifiée.

 Renforcement des Capacités Comptables: En fournissant un cadre conceptuel


solide et en facilitant l'interprétation des normes comptables, le SCF aide les
professionnels de la comptabilité à mieux appliquer les règles et à améliorer
leurs compétences.

(Titre : l’Algérie et des stratégies de normalisation comptable. Source : Cahiers du CREAD, vol. 33-
n°121 (2017). P 38-39).

2-3- Le contexte historique du SCF :

Après l'indépendance, l'Algérie a adopté une politique économique socialiste, influençant la


création du SCF. La loi n° 62-157 a permis de conserver la législation existante tout en
intégrant des éléments adaptés à la nouvelle réalité algérienne. Cela a conduit à
l'élaboration d'un Plan Comptable Général (PCG) qui correspondait aux principes socialistes,
où l'État jouait un rôle central dans la planification économique.

Le début des années 1980 a marqué un tournant avec des difficultés économiques
croissantes. En réponse, l'Algérie a commencé à réformer son système économique, ce qui a
conduit à l'introduction de réformes structurelles sous l'impulsion du FMI en 1990. Ces
réformes ont inclus des modifications au SCF pour dynamiser le marché financier et
encourager une plus grande transparence dans la comptabilité.

Au début des années 2000, le SCF a subi une modernisation significative. En 2001, un groupe
français a été chargé de réviser le système comptable algérien en collaboration avec le
Conseil National de la Comptabilité (CNC). Cela a abouti à une nouvelle version du SCF, qui
devait être mise en œuvre à partir de janvier 2010. Cette version visait à aligner le SCF sur les
normes internationales, notamment celles de (IASB), tout en tenant compte des spécificités
algériennes.

Aujourd'hui, le SCF fait face à plusieurs défis, notamment la nécessité d'une harmonisation
complète avec les normes internationales et l'amélioration de la qualité de l'information
financière. Les débats actuels portent sur l'efficacité du SCF et son adaptation aux exigences
économiques modernes. Il existe également des discussions sur une éventuelle suppression
du SCF au profit d'une adoption plus intégrale des normes internationales.

(Auteur : Abdelkrim Chachoua. Titre : Le Système Comptable et Financier Algérien : un état des lieux et
perspectives. Page : 47).

2-4-Le cadre conceptuel du SCF :

Le cadre conceptuel du SCF est un outil fondamental qui guide non seulement l'élaboration
et l'interprétation des normes comptables, mais aussi la pratique comptable quotidienne au
sein des entreprises algériennes. Il a pour objectif de :

- Aider à développer des normes futures et à réviser celles existantes,


garantissant ainsi leur pertinence et leur cohérence.
- Assurer une uniformité dans les réglementations, les normes comptables et
les procédures liées à la présentation des états financiers.
- Fournir des directives aux préparateurs d'états financiers et aux auditeurs
pour faciliter l'application des normes comptables et l'interprétation des états
financiers par les utilisateurs.

Le cadre conceptuel du système comptable financier regroupe les normes comptables en


quatre catégories qui sont fixées par un arrêté du ministre des finances. Ces catégories sont
les suivants :

 Normes relatives à l’actif concernent : Les immobilisations corporelles et


incorporelles, Les stocks et encours, les actifs financiers.
 Normes relatives au passif concernent : les capitaux propres, les subventions,
les provisions pour risques et les emprunts et autres passifs financiers.
 Les normes des règles d’évaluation et de comptabilisation des charges et des
produits.
 Les normes particulières concernent notamment : l’évaluation des charges et
des produits financiers, les instruments financiers, les contrats d’assurances,
les opérations faites en commun ou pour le compte de tiers, les contrats à
long terme, les impôts différés, les contrats de location.
 Financement, les avantages au personnel et les opérations effectuées en
monnaie étrangère.

La comptabilité de chaque entité doit respecter et mettre en œuvre plusieurs conventions


comptables fondamentales. Parmi celles-ci, deux conventions essentielles sont souvent
citées :

1. La convention de l'entité : Cette convention stipule que l'entreprise est considérée


comme une entité comptable autonome et distincte de ses propriétaires. Cela
signifie que les transactions financières de l'entreprise doivent être séparées de
celles des propriétaires ou des actionnaires. Cette séparation est cruciale pour
garantir la fiabilité et la pertinence des informations financières, permettant ainsi une
évaluation précise de la performance et de la situation financière de l'entité.

2. La convention de l'unité monétaire : Également connue sous le nom de convention


de mesure, elle repose sur l'idée que la monnaie est l'unité de mesure commune
pour toutes les activités économiques. Les transactions et événements doivent être
quantifiés en termes monétaires pour être enregistrés dans les livres comptables.
Cette convention permet d'assurer que seules les transactions quantifiables sont
prises en compte dans les états financiers, facilitant ainsi leur compréhension et leur
analyse.

Les états financiers doivent être établis sur la base de deux hypothèses sous-jacentes
essentielles :

1. La comptabilité d'engagement : Cette hypothèse stipule que les transactions et


événements doivent être comptabilisés au moment où ils se produisent, et non au
moment des flux de trésorerie associés. Cela signifie que les revenus et les charges
sont reconnus dès qu'ils sont réalisés, permettant ainsi une représentation plus
précise de la performance financière de l'entreprise sur une période donnée. Par
conséquent, les états financiers fournissent des informations non seulement sur les
transactions passées, mais aussi sur les obligations futures qui en découlent, ce qui
est crucial pour la prise de décisions économiques.

2. La continuité d'exploitation : Cette hypothèse repose sur l'idée que l'entreprise


continuera à fonctionner dans un avenir prévisible, sans intention ni nécessité de
liquidation. Elle est fondamentale pour l'établissement des états financiers, car elle
permet d'évaluer correctement les actifs et les passifs. Si cette hypothèse n'est pas
respectée, les états financiers doivent être préparés sur une base différente,
généralement liquidative, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur la
valorisation des actifs et des passifs.

(Titre : Décret exécutif n° 08-156 du 26 mai 2008 portant application des dispositions de la loi n° 07-11
portant SCF. Publication : Journal officiel de la République Algérienne. Date : 2009).

2-5- Les utilisateurs du SCF :

Les utilisateurs du Système Comptable Financier (SCF) en Algérie comprennent une variété
d'entités et de professionnels qui appliquent les normes comptables établies par le SCF.

Chaque catégorie d'utilisateurs a des besoins d’information spécifique :

 Investisseurs (actionnaires) :

 Sont principalement préoccupés par le risque associé à leurs investissements


et la rentabilité qu'ils peuvent en attendre.
 Recherchent des informations leur permettant de déterminer s'il est judicieux
d'acheter, de vendre ou de conserver les actions de l'entreprise.

 Salariés :

 Sont particulièrement intéressés par la stabilité et la rentabilité de leur


employeur.

 Souhaitent des assurances concernant la sécurité de leur emploi et les


perspectives de développement de l'entreprise.

 Créanciers :

 Veulent s'assurer que les sommes qui leur sont dues (intérêts et principal)
seront remboursées dans les délais prévus.

 Ont besoin d'informations sur la situation financière de l'entreprise pour


évaluer sa capacité à respecter ses obligations financières.

Les clients sont principalement préoccupés par la continuité de l'entreprise, car cela leur
garantit un service après-vente fiable et une sécurité d'approvisionnement. Bien que les
besoins varient d'un utilisateur à l'autre, il existe des attentes communes parmi tous les
utilisateurs des états financiers. En effet, si ces états répondent aux exigences des
investisseurs, ils satisfont également les besoins des autres parties prenantes. L'État joue un
rôle crucial en assurant une qualité minimale de l'information comptable. Cela se fait à
travers le processus de normalisation comptable, qui confère un caractère contraignant aux
normes et principes établis. Les états financiers sont également destinés à l'administration
fiscale, où les données comptables retraitées servent de base pour déterminer les impôts
dus. De plus, ces états financiers sont soumis aux autorités de la comptabilité nationale. Pour
garantir l'accessibilité des informations financières, celles-ci doivent être mises à la
disposition des utilisateurs par divers moyens, tels que les rapports annuels, les publications
dans la presse économique et leur accessibilité auprès des tribunaux de commerce.

Section 03: L’organisation comptable


L’organisation de la comptabilité financière n’est pas directement pertinente pour
l’utilisateur des informations comptables. Cependant, il est bénéfique qu’il en ait une
certaine connaissance. En effet, cette organisation, qui est en partie régulée, joue un rôle
crucial dans la fiabilité des informations et des documents dont il dispose.

L’organisation comptable repose sur divers éléments, notamment les pièces comptables qui
servent de support et les documents de synthèse. Ces derniers sont généralement présentés
après un enregistrement chronologique, incluant les pièces justificatives, la relation entre les
pièces et les livres comptables, ainsi que la conservation des documents.
La collecte et l'enregistrement des informations au sein des entreprises se déroulent
généralement selon les étapes suivantes :

1. Collecte des pièces justificatives : Les documents nécessaires, tels que les factures et
les bulletins de paie, sont rassemblés.

2. Enregistrement dans un journal : Les transactions correspondantes sont consignées


dans un registre appelé « journal ».

3. Report dans le grand livre : Ces mêmes enregistrements sont ensuite transférés dans
un document plus général, connu sous le nom de grand livre.

4. Contrôle périodique via la balance des comptes : À intervalles réguliers, les


enregistrements sont vérifiés à l'aide d'un outil d'analyse appelé « balance des
comptes », qui permet d'assurer la précision des données.

Pièces justificatives
(factures, bons,
chèques, déclarations…)

Fonction d’enregistrement chronologique Grand livre

Fonction d’enregistrement analytique Journal

Fonction de vérification Balance

Etat financiers (bilan,


Objectifs de régularité et d’images fidèles compte de résultat,
annexes.)

3-1 Documents de base :

Toute écriture comptable, quelle que soit sa nature se fait sur la base d’un document qui
peut être interne ou externe à l’entreprise. Les documents internes circulent dans
l’entreprise et sont généralement crées par elle. Des procédés définissent la nature et la
forme de ces documents dont nous pouvons citer à titre d’exemple :

1. Bons d'entrée et de sortie :


 Bons d'entrée : Utilisés pour enregistrer l'arrivée de marchandises ou de
matières premières, permettant ainsi de mettre à jour les comptes de stocks.

 Bons de sortie : Servent à documenter les mouvements vers les fabrications,


ce qui impacte les comptes de consommations.

2. État des salaires : Un document récapitulatif des salaires versés aux employés,
essentiel pour la comptabilisation des charges liées à la paie.

3. Factures de vente : Les factures émises aux clients, qui permettent d'ajuster les
comptes clients en fonction des ventes réalisées.

4. Pièces justificatives de caisse : Documents relatifs aux dépenses et recettes


effectuées en espèces, essentiels pour la gestion de la trésorerie.

5. Chèques : Tous types de chèques (bancaires, postaux, etc.) utilisés pour effectuer des
paiements ou recevoir des fonds.

Les documents externes à l’entreprise : ils sont des documents émis par tiers et destinés à
l’entité. Nous pouvons citer à titre d’exemple :

 Les factures des fournisseurs.

 Les quittances d’électricité et de téléphone.

 Les quittances de loyer.

Ces documents représentent soit un flux réel soit un flux financier. Il y a aussi des documents
qui ne concernent pas les services comptables tels que les lettres de réclamation pour retard
de livraison reçue d’un client.

3-1-1 Le contrôle préalable :

Le contrôle préalable des documents d'achat est une étape essentielle pour garantir la
conformité et l'exactitude des transactions. Après avoir identifié les documents nécessaires,
il est important de procéder à un tri pour éviter toute omission ou duplication. Pour les
achats de marchandises, il convient de vérifier la concordance entre le bon de livraison et le
bon de commande, de comparer les prix appliqués sur la facture avec ceux convenus, et de
s'assurer que le total de la facture est calculé correctement, en tenant compte des remises
et des frais éventuels. Ces vérifications permettent d'assurer un processus d'achat
transparent et fiable.

3-1-2 Saisie et traduction comptable :

Les écritures comptables sont passées selon le principe de la partie double, qui stipule que
chaque écriture affecte au moins deux comptes : un compte est débité et un autre est
crédité pour le même montant. Ce principe garantit que le total des débits est toujours égal
au total des crédits, assurant ainsi l'équilibre des comptes.

3-1-3 Enregistrement comptable :

L'enregistrement comptable est le processus de consignation des transactions financières


d'une entreprise dans des journaux comptables. Chaque opération doit être notée avec
précision pour refléter correctement la situation financière de l'entreprise.

3-2 Le journal :

L'article 09 du Code de commerce stipule que les entreprises doivent tenir un registre
comptable dans lequel toutes les opérations financières sont enregistrées de manière
chronologique et continue. Ces opérations peuvent être consignées soit jour par jour, soit
sous forme de récapitulations mensuelles des totaux, à condition que tous les documents
permettant de reconstituer les enregistrements jour par jour soient conservés.

Pour chaque opération enregistrée, le journal doit indiquer :

 La date de l’enregistrement

 Le numéro et le nom du compte débité.

 Le numéro et le nom du compte crédité, ce dernier étant légèrement décalé vers la


gauche par rapport au compte débité.

 Le « libellé » de l'opération, incluant une référence à la pièce justificative, qui sert de


source aux données enregistrées.

Toutes ces informations forment un enregistrement dans le journal, que l'on appelle
également un « article » ou une « écriture ».

3-2-1 Tableau N° 01: Tracé du journal :

N° de N° de Date Somme Somme


Compte Compte débit crédit
3-2.2. L’utilisation des journaux auxiliaire :

Pour faciliter la gestion des écritures et le flux d’informations, certaines entreprises utilisent
des journaux comptables auxiliaires, en plus du journal centralisateur. Ces journaux
auxiliaires permettent de suivre plus facilement les opérations spécifiques à certains
domaines comme les achats, les ventes, ou la trésorerie.

1. Les journaux comptables en comptabilité de trésorerie. En comptabilité de trésorerie,


on retrouve au maximum deux types de journaux différents :

 le journal de trésorerie, comprenant le journal de caisse et le journal de


banque.

 le journal d’opérations diverses (pour les autres opérations qui ne vont pas
dans le journal de trésorerie).

Les journaux comptables en comptabilité d’engagement, plusieurs journaux auxiliaires sont


généralement établis, dont les principaux sont :

 Le journal des achats : qui inclut les enregistrements comptables des factures
reçues des fournisseurs et fournisseurs d’immobilisations.

 Le journal des ventes : qui comprend les enregistrements comptables des


factures envoyées aux clients.

 Le journal de trésorerie : pour les écritures liées aux mouvements bancaires


et les mouvements de caisse.

 Le journal de banque : Le journal de banque regroupe toutes


les opérations bancaires de l'entreprise, qu'il s'agisse de paiements, de
dépôts ou de virements.

 Le journal de caisse : Ce journal consigne toutes les transactions en


espèces (encaissement et décaissement). Chaque mouvement de
trésorerie doit y être noté, incluant les entrées et sorties d'argent.

 Le journal d’opérations diverses : (ou journal d’OD), pour les écritures non
enregistrées dans les journaux précédemment mentionnés.

 Le journal de Report à nouveau : il s’agit d’un registre pour les soldes


comptables qui se prolongent d’une période comptable à une autre (de
l’année n-1).

Ces journaux, à part le dernier, sont utilisés pour des opérations courantes impliquant
l’utilisation répétée de certains comptes spécifiques. Par exemple, le journal des achats
utilise les comptes de FRS, le journal des ventes utilise les comptes de vente, et le journal de
trésorerie utilise les comptes de banques, chèques postaux ou de caisse.

L’utilisation de journaux auxiliaires fait en sorte que le journal général devient périodique, le
plus souvent mensuelle, et consiste à reprendre les totaux des comptes enregistrés dans les
journaux auxiliaires.

3-3. Le grand livre :

Le grand livre regroupe tous les comptes d’une entreprise, et il est alimenté par les
informations provenant des journaux. En d’autres termes, chaque fois qu’une transaction
financière est enregistrée dans un journal (comme le journal des ventes, des achats, etc.), les
montants correspondants sont également reportés dans les comptes du grand livre. Les
éléments essentiels pour chaque compte du grand livre :

 Date de l’opération : indique la date à laquelle la transaction a eu lieu.

 La somme : c’est le montant placé en débit ou en crédit selon la nature de


l’opération.

 Nom du compte de contrepartie : le compte qui est affecté en contrepartie de


l’opération.

 Page du journal : la référence à la page du journal où l’opération est inscrite pour


retrouver le libellé détaillé.

Le grand livre auxiliaire regroupe les comptes individuels des tiers, incluant les fournisseurs
et les clients. Il offre une vue précise de la situation financière de chaque client et de chaque
fournisseur, permettant à l’entreprise de suivre les créances et les dettes de manière
détaillée.

Ci-dessous vous trouvez un extrait du grand livre :

N° N° de Libellé de Montant Montant solde


cumulé
MVT Journal Date pièce L’écriture Débit Crédit

3-4. La balance :
La balance comptable est un document essentiel en comptabilité. Elle récapitule l’ensemble
des comptes du grand livre et montre leurs soldes débiteurs et créditeurs à une date
donnée. A tout moment, le total des débits doit être égal au total des crédits. Elle se
présente sous forme de tableau avec les colonnes suivant :

- Numéro du compte (du SCF).

- Libellé du compte.

- Total des débits.

- Total des crédits.

- Le solde qui en découle (solde nul, solde débiteur ou solde créditeur).

La balance comptable est utilisée comme outil de contrôle et d’analyse pour préparer les
états financiers.

3-4-1. Tableau N°02: Tracé de la balance

Somme Soldes

N° de Comptes Intitulés des comptes Débit Crédit Débit Crédit

Totaux

La balance permet de vérifier que le total des débits est égal au total des crédits, assurant
ainsi que les opérations ont été correctement enregistrées selon le principe de la
comptabilité à partie double.

Elle aide à détecter les erreurs et à maintenir la fiabilité des comptes financiers.

3-4-2. Balance avant inventaire :

La balance avant inventaire est un document comptable essentiel qui fournit une vue
d'ensemble des comptes d'une entreprise avant la réalisation des travaux d'inventaire.

Elle résume l'état de tous les comptes de l'entreprise, qu'ils soient de bilan ou de gestion, en
affichant les totaux des débits et des crédits ainsi que les soldes débiteurs et créditeurs. Elle
permet ainsi d'avoir une vision claire de la situation financière avant les ajustements
nécessaires liés à l'inventaire.

Avant de procéder aux ajustements comptables, cette balance permet de vérifier que toutes
les opérations ont été correctement enregistrées. Cela inclut la constatation de la
dépréciation des actifs et la mise à jour des stocks, ce qui est essentiel pour ajuster la
comptabilité à la situation réelle de l'entreprise.

3-4-3. Balance après inventaire :

La balance après inventaire se distingue de la balance avant inventaire car elle intègre les
ajustements faits suite à l'inventaire physique des biens et stocks. En somme, c'est un outil
essentiel pour obtenir une image précise et actualisée de la situation financière de
l'entreprise.

3-4-4. Balance de clôture :

Elle est établie après les opérations de clôture de l'exercice, c'est-à-dire après avoir
enregistré toutes les écritures de régularisation (comme les amortissements, les provisions,
les ajustements de stocks, etc.).

Elle permet de vérifier que toutes les écritures sont bien enregistrées et que les comptes
sont équilibrés (le total des débits doit être égal au total des crédits). Elle sert aussi de base
pour la préparation des états financiers, comme le bilan et le compte de résultat.

3-5 Le compte :

Il doit respecter des normes bien précises, telles que le Plan Comptable Général (PCG). Il
comprend les comptes qui se situent au sein du bilan et compte de résultat. Il permet à
l’entrepreneur de tenir efficacement ses comptes et d’avoir un aperçu global de l’activité
financière de son entreprise. Il s’agit d’un document qui doit respecter plusieurs critères et
normes avec une numérotation des comptes.

3-5-1. Tableau N° 03: Tracé du compte

Débit Crédit

Dates Libellés Montant Dates Libellés Montant


Le solde d’un compte se calcul en faisant la différence entre le total du débit et le total du
crédit. Si le total du débit est supérieur au total du crédit, le solde est débiteur et s’inscrit au
crédit du compte. Si le total du crédit est supérieur au total du débit ; le solde est créditeur
et s’inscrit au débit du compte.

3-5-2. Nomenclature des comptes :

Elle permet de regrouper les éléments du patrimoine selon des catégories précises, facilitant
ainsi l'enregistrement et l'analyse des opérations comptables.

Les comptes sont regroupés en catégories homogènes appelées classe. Il existe deux
catégories de classe de comptes :

- Des classes de comptes de bilan de 1 à 5.


- Des classes de comptes de gestion 6 et 7.
Les classes de comptes :
 Classe 1 : Comptes de capitaux.
 Classe 2 : Comptes d'immobilisations.
 Classe 3 : Comptes de stocks et en-cours.
 Classe 4 : Comptes de tiers (clients et fournisseurs).
 Classe 5 : Comptes financiers.
 Classes 6 : Comptes de charges.
 Classe 7 : Comptes de produits.

Le numéro de chaque classe constitue le premier chiffre des numéros de tous les comptes
qui lui sont associés.

3-6. Organisation comptable informatique :

L'article 24 de la loi n° 07-11 du 25 novembre 2007, relative au système comptable financier


en Algérie, précise que les comptabilités informatisées doivent permettre de reconstituer, à
partir des pièces justificatives appuyant les données entrées, les éléments des comptes,
états et renseignements ou, à partir de ces comptes, états et renseignements, retrouver ces
données et les pièces justificatives.

3-7. Le bilan
Le bilan est un document comptable qui présente la situation financière d'une entreprise à
un instant donné. Il est composé de deux grandes parties : l'actif et le passif. L'actif
représente ce que l'entreprise possède, tandis que le passif montre ce qu'elle doit.

3.7.1 La structure du bilan :

[Link] Actif :

La structure du bilan se décompose en deux grandes parties : l'actif et le passif. Chacune de


ces parties est subdivisée en plusieurs rubriques spécifiques.

1) L'actif immobilisé :

Il représente l'ensemble des biens durables qu'une entreprise détient pour une période
prolongée, généralement supérieure à un an. Elles sont classées en trois catégories
principales : les immobilisations incorporelles, corporelles et financières.

 Immobilisations Incorporelles :

Les immobilisations incorporelles sont des actifs non monétaires sans substance physique.
Elles sont destinées à être utilisées sur le long terme et apportent des avantages
économiques futurs à l'entreprise tels que le fond commercial, les licences et les brevets…
etc.

 Immobilisations Corporelles :

Les immobilisations corporelles désignent les actifs physiques que l'entreprise utilise dans le
cadre de ses opérations. Ces biens ont une existence matérielle et peuvent être touchés
(terrains, bâtiments, machines…etc).

 Immobilisations Financières

Les immobilisations financières représentent des investissements à long terme que


l'entreprise détient dans d'autres sociétés ou sous forme de titres, comme les participations,
les prêts….etc.

2) Actif courant :
 Les stocks :
- Comprend les biens détenus pour être vendus dans le cadre de l'activité normale
de l'entreprise, ou destinés à être consommés dans le processus de production.
- Matières premières : matériaux nécessaires à la production.
- Produits finis : biens prêts à être vendus.
- En cours de production : biens en cours de fabrication.
 Créances Clients :
Les créances désignent l'ensemble des droits obtenus par l'entreprise suite à ses
relations avec des tiers, notamment :
- Les créances liées aux investissements, les créances sur les stocks et celles
envers les clients.
- Les avances pour compte et les avances d'exploitation.
 Les disponibilités :
Les disponibilités représentent les fonds ou ressources financières que l'entreprise peut
rapidement mobiliser. Elles incluent généralement :
- La trésorerie en caisse.
- Les soldes bancaires accessibles immédiatement.
- Les autres liquidités facilement utilisables.

Titre : Plan comptable algérien. Éditeur : Office National des Comptes et de l'Audit (ONCA).Année : 2020.
P( entre 30 et 60).
Tableau N° 04 : Actif du Bilan
2023 2022

ACTIF NOTE
Montant Brut
Amorti/Prov Net Net

ACTIFS NON COURANTS

Ecart d'acquisition-goodwill positif ou négatif

Immobilisations incorporelles

Immobilisations corporelles

Terrains

Bâtiments

Autres immobilisations corporelles

Immobilisations en concession

Immobilisations encours

Immobilisations financières

Titres mis en équivalence

Autres participations et créances rattachées

Autres titres immobilisés

Prêts et autres actifs financiers non courants

Impôts différés actif

TOTAL ACTIF NON COURANT

ACTIF COURANT

Stocks et encours

Créances et emplois assimilés

Clients

Autres débiteurs

Impôts et assimilés

Autres créances et emplois assimilés

Disponibilités et assimilés

Placements et autres actifs financiers


courants

Trésorerie

TOTAL ACTIF COURANT


TOTAL GENERAL ACTIF

Tableau du bilan actif (Journal officiel de la république algérienne, N° 19 du 25 Mars 2009, P. 25)

[Link] Passif :

Le passif du bilan représente les ressources externes et les obligations financières de


l'entreprise. Il est structuré en deux catégories :

1) Capitaux propres :
Ils représentent les ressources financières détenues par les actionnaires ou
propriétaires de l'entreprise, après déduction de ses dettes. Ils reflètent la valeur nette
de l'entreprise. On peut les répartis comme suit :
- Le capital social est la valeur totale des contributions en argent ou en biens
apportées par les fondateurs ou actionnaires lors de la création d'une
entreprise.
- Les réserves sont les bénéfices non distribués que l'entreprise conserve pour
financer des projets futurs ou renforcer sa stabilité financière.
- Les provisions permettent à l'entreprise de se préparer financièrement à des
charges qui ne sont pas encore certaines mais qui sont prévues.

2) Passif non courant :


Le passif non courant représente les dettes et obligations financières à long terme
d'une entreprise, non exigibles dans l'année suivante (crédit d’investissement).

3) Passif courant :
Le passif courant désigne les dettes et obligations financières à court terme d'une
entreprise (dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales…etc.).

(Titre : Comptabilité générale. Auteur : Mohamed Bouzid. Éditeur : Éditions El-Hilal. Année : 2015. P 80 à 100).
Tableau N° 05 Passif du Bilan
NOTE 2023 2022

CAPITAUX PROPRES

Capital émis

Capital non appelé

Primes et réserves - Réserves consolidées (1)

Ecart de réévaluation

Ecart d'équivalence (1)

Résultat net - Résultat net part du groupe (1)

Autres capitaux propres - Report à nouveau

Part de la société consolidant (1)

Part des minoritaires (1)

TOTAL I

PASSIFS NON-COURANTS

Emprunts et dettes financières

Impôts (différés et provisionnés)

Autres dettes non courantes

Provisions et produits constatés d'avance

TOTAL II

PASSIFS COURANTS:

Fournisseurs et comptes rattachés

Impôts

Autres dettes

Trésorerie passif

TOTAL III

TOTAL GENERAL PASSIF (I+II+III)

(Journal officiel de la république algérienne, N° 19 du 25 Mars 2009, page 26).

3.8 Le compte de résultat:

Il récapitule les produits et les charges de l'exercice, sans qu'il soit tenu compte de leur
date d'encaissement ou de paiement. Il fait apparaître, par différence après déduction
des amortissements et des provisions, le bénéfice ou la perte de l'exercice.
3.8.1 Le tracé du compte

Vous aimerez peut-être aussi